Au procès de Joël Guerriau, la soirée sous drogue qui a traumatisé Sandrine Josso

Perverse tentative de soumission chimique ou rocambolesque inadvertance ? Au procès Ă  Paris de l’ex-sĂ©nateur JoĂ«l Guerriau pour avoir lourdement droguĂ© la dĂ©putĂ©e Sandrine Josso, les deux protagonistes ont livrĂ© lundi des lectures opposĂ©es de ce retentissant huis clos.L’ancien Ă©lu centriste de Loire-Atlantique, qui a dĂ©missionnĂ© en octobre dernier du SĂ©nat, est jugĂ© lundi et mardi par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir droguĂ© Ă  l’ecstasy son amie politique de dix ans afin de la violer. Dans cette affaire souvent perçue comme un cas emblĂ©matique de soumission chimique, le prĂ©venu de 68 ans nie toute motivation sexuelle.”Je suis allĂ©e voir un ami, je suis allĂ©e le cĹ“ur lĂ©ger fĂŞter sa réélection. Au fur et Ă  mesure de la soirĂ©e, j’ai dĂ©couvert un agresseur, en fait”, rĂ©sume d’une voix faible Ă  la barre Sandrine Josso, 50 ans, veste bleu Ă©lectrique sur tenue noire, devant une salle comble.De mots lents, pesĂ©s, la parlementaire MoDem refait devant le tribunal le fil de la soirĂ©e qui a fait basculer sa vie, la dĂ©cortiquant image par image comme sur le canapĂ© du psychiatre qui la suit dĂ©sormais.InvitĂ©e le 14 novembre 2023 au soir par JoĂ«l Guerriau Ă  cĂ©lĂ©brer sa fraĂ®che réélection au SĂ©nat, Sandrine Josso dĂ©barque vers 20h, entre deux sĂ©ances Ă  l’AssemblĂ©e nationale, Ă  son pied-Ă -terre du 6e arrondissement. ArrivĂ©e dans le petit triplex, elle dĂ©couvre Ă  sa grande surprise son hĂ´te en jogging dĂ©contractĂ©, et qu’elle est l’unique invitĂ©e.Il lui demande si elle souhaite du champagne blanc ou rosĂ©, elle choisit le blanc. Il prĂ©pare les verres sur le comptoir de sa kitchenette et les lui sert. En bouche, le champagne s’avère “sucrĂ©”, “comme un peu gluant”.”J’ai pensĂ© que c’Ă©tait peut-ĂŞtre un mauvais champagne. LĂ , il a insistĂ© pour qu’on trinque Ă  nouveau. Je trouvais ça Ă©tonnant. Et puis il allait vers le variateur (de lumière). Et puis après il mettait fort l’intensitĂ©, puis il baissait. Il revenait s’asseoir. Il disait +mais tu bois rien+”, raconte Sandrine Josso.- “Je suis un imbĂ©cile” -Au bout d’une vingtaine de minutes, elle commence Ă  se sentir mal: palpitations cardiaques, bouffĂ©es de chaleur ou de froid, nausĂ©es, tremblements… La panique la gagne totalement lorsqu’elle le voit manipuler, Ă  la cuisine, un sachet transparent Ă  cĂ´tĂ© de sa coupe de champagne.”Sa tenue vestimentaire, le fait qu’il soit montĂ© sur pile, qu’il me force Ă  boire, je me dis qu’il a mis quelque chose dans mon verre. LĂ  je comprends qu’il faut que je parte, je comprends le danger”, dit Sandrine Josso, qui a dĂ» se faire retirer quatre dents depuis les faits tant le stress lui crispe la mâchoire.En grande dĂ©tresse, parlant et se tenant debout avec difficultĂ©, persuadĂ©e qu’elle s’apprĂŞte Ă  mourir tant son cĹ“ur bat Ă  toute vitesse, elle quitte prĂ©cipitamment vers 22H00 le domicile de JoĂ«l Guerriau et demande Ă  des collègues de la rĂ©cupĂ©rer Ă  l’AssemblĂ©e nationale.TransportĂ©e Ă  l’hĂ´pital, les analyses toxicologiques relèvent une forte intoxication de son corps Ă  l’ecstasy, avec une prĂ©sence de MDMA Ă  hauteur de 388 nanogrammes par millilitre de sang. Une concentration très nettement supĂ©rieure Ă  une prise rĂ©crĂ©ative de cette drogue euphorisante.AssociĂ©e Ă  l’alcool, la MDMA peut provoquer des trous de mĂ©moire. Cette drogue n’est toutefois utilisĂ©e que dans 2% des cas avĂ©rĂ©s de soumission chimique en 2018, a relevĂ© un expert au cours de l’instruction.InterrogĂ© durant trois heures avant elle, JoĂ«l Guerriau justifie par une abracadabrante inadvertance l’intoxication de son amie “Sandrine” – qui le nomme, elle, “M. Guerriau” – dans un contexte d’Ă©pisode dĂ©pressif.La veille de sa venue, en proie Ă  une “crise d’angoisse”, “pas bien du tout” après une “journĂ©e horrible”, il dit avoir versĂ© la poudre d’ecstasy, fournie par un collègue sĂ©nateur pour l'”aider”, dans une coupe pour la prendre. Mais il aurait finalement changĂ© d’avis et rangĂ© la coupe dans le placard, laissant la drogue au fond du verre, oubliant mĂŞme sa prĂ©sence.”Ça paraĂ®t incomprĂ©hensible”, fait remarquer, dubitatif, le prĂ©sident Thierry Donard.Ce n’est qu’au cours de la soirĂ©e avec Sandrine Josso, dĂ©clare d’une voix posĂ©e et doucereuse JoĂ«l Guerriau Ă  ses juges, qu’il se rappelle soudain avoir oubliĂ© la drogue au fond d’un des deux verres qu’il a servis.La dĂ©putĂ©e note le regard “insistant” de son ami. Lui assure qu’il l’observe pour voir si elle a des symptĂ´mes dont il devrait s’inquiĂ©ter. “Je ne vois aucun signe, rien, ça me rassure.””Bref, je suis un imbĂ©cile”, conclut-il… allant mĂŞme jusqu’Ă  saluer l’engagement politique de Sandrine Josso contre le flĂ©au de la soumission chimique.Le procès continue mardi.

Au procès de Joël Guerriau, la soirée sous drogue qui a traumatisé Sandrine Josso

Perverse tentative de soumission chimique ou rocambolesque inadvertance ? Au procès Ă  Paris de l’ex-sĂ©nateur JoĂ«l Guerriau pour avoir lourdement droguĂ© la dĂ©putĂ©e Sandrine Josso, les deux protagonistes ont livrĂ© lundi des lectures opposĂ©es de ce retentissant huis clos.L’ancien Ă©lu centriste de Loire-Atlantique, qui a dĂ©missionnĂ© en octobre dernier du SĂ©nat, est jugĂ© lundi et mardi par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir droguĂ© Ă  l’ecstasy son amie politique de dix ans afin de la violer. Dans cette affaire souvent perçue comme un cas emblĂ©matique de soumission chimique, le prĂ©venu de 68 ans nie toute motivation sexuelle.”Je suis allĂ©e voir un ami, je suis allĂ©e le cĹ“ur lĂ©ger fĂŞter sa réélection. Au fur et Ă  mesure de la soirĂ©e, j’ai dĂ©couvert un agresseur, en fait”, rĂ©sume d’une voix faible Ă  la barre Sandrine Josso, 50 ans, veste bleu Ă©lectrique sur tenue noire, devant une salle comble.De mots lents, pesĂ©s, la parlementaire MoDem refait devant le tribunal le fil de la soirĂ©e qui a fait basculer sa vie, la dĂ©cortiquant image par image comme sur le canapĂ© du psychiatre qui la suit dĂ©sormais.InvitĂ©e le 14 novembre 2023 au soir par JoĂ«l Guerriau Ă  cĂ©lĂ©brer sa fraĂ®che réélection au SĂ©nat, Sandrine Josso dĂ©barque vers 20h, entre deux sĂ©ances Ă  l’AssemblĂ©e nationale, Ă  son pied-Ă -terre du 6e arrondissement. ArrivĂ©e dans le petit triplex, elle dĂ©couvre Ă  sa grande surprise son hĂ´te en jogging dĂ©contractĂ©, et qu’elle est l’unique invitĂ©e.Il lui demande si elle souhaite du champagne blanc ou rosĂ©, elle choisit le blanc. Il prĂ©pare les verres sur le comptoir de sa kitchenette et les lui sert. En bouche, le champagne s’avère “sucrĂ©”, “comme un peu gluant”.”J’ai pensĂ© que c’Ă©tait peut-ĂŞtre un mauvais champagne. LĂ , il a insistĂ© pour qu’on trinque Ă  nouveau. Je trouvais ça Ă©tonnant. Et puis il allait vers le variateur (de lumière). Et puis après il mettait fort l’intensitĂ©, puis il baissait. Il revenait s’asseoir. Il disait +mais tu bois rien+”, raconte Sandrine Josso.- “Je suis un imbĂ©cile” -Au bout d’une vingtaine de minutes, elle commence Ă  se sentir mal: palpitations cardiaques, bouffĂ©es de chaleur ou de froid, nausĂ©es, tremblements… La panique la gagne totalement lorsqu’elle le voit manipuler, Ă  la cuisine, un sachet transparent Ă  cĂ´tĂ© de sa coupe de champagne.”Sa tenue vestimentaire, le fait qu’il soit montĂ© sur pile, qu’il me force Ă  boire, je me dis qu’il a mis quelque chose dans mon verre. LĂ  je comprends qu’il faut que je parte, je comprends le danger”, dit Sandrine Josso, qui a dĂ» se faire retirer quatre dents depuis les faits tant le stress lui crispe la mâchoire.En grande dĂ©tresse, parlant et se tenant debout avec difficultĂ©, persuadĂ©e qu’elle s’apprĂŞte Ă  mourir tant son cĹ“ur bat Ă  toute vitesse, elle quitte prĂ©cipitamment vers 22H00 le domicile de JoĂ«l Guerriau et demande Ă  des collègues de la rĂ©cupĂ©rer Ă  l’AssemblĂ©e nationale.TransportĂ©e Ă  l’hĂ´pital, les analyses toxicologiques relèvent une forte intoxication de son corps Ă  l’ecstasy, avec une prĂ©sence de MDMA Ă  hauteur de 388 nanogrammes par millilitre de sang. Une concentration très nettement supĂ©rieure Ă  une prise rĂ©crĂ©ative de cette drogue euphorisante.AssociĂ©e Ă  l’alcool, la MDMA peut provoquer des trous de mĂ©moire. Cette drogue n’est toutefois utilisĂ©e que dans 2% des cas avĂ©rĂ©s de soumission chimique en 2018, a relevĂ© un expert au cours de l’instruction.InterrogĂ© durant trois heures avant elle, JoĂ«l Guerriau justifie par une abracadabrante inadvertance l’intoxication de son amie “Sandrine” – qui le nomme, elle, “M. Guerriau” – dans un contexte d’Ă©pisode dĂ©pressif.La veille de sa venue, en proie Ă  une “crise d’angoisse”, “pas bien du tout” après une “journĂ©e horrible”, il dit avoir versĂ© la poudre d’ecstasy, fournie par un collègue sĂ©nateur pour l'”aider”, dans une coupe pour la prendre. Mais il aurait finalement changĂ© d’avis et rangĂ© la coupe dans le placard, laissant la drogue au fond du verre, oubliant mĂŞme sa prĂ©sence.”Ça paraĂ®t incomprĂ©hensible”, fait remarquer, dubitatif, le prĂ©sident Thierry Donard.Ce n’est qu’au cours de la soirĂ©e avec Sandrine Josso, dĂ©clare d’une voix posĂ©e et doucereuse JoĂ«l Guerriau Ă  ses juges, qu’il se rappelle soudain avoir oubliĂ© la drogue au fond d’un des deux verres qu’il a servis.La dĂ©putĂ©e note le regard “insistant” de son ami. Lui assure qu’il l’observe pour voir si elle a des symptĂ´mes dont il devrait s’inquiĂ©ter. “Je ne vois aucun signe, rien, ça me rassure.””Bref, je suis un imbĂ©cile”, conclut-il… allant mĂŞme jusqu’Ă  saluer l’engagement politique de Sandrine Josso contre le flĂ©au de la soumission chimique.Le procès continue mardi.

Au procès de Joël Guerriau, la soirée sous drogue qui a traumatisé Sandrine Josso

Perverse tentative de soumission chimique ou rocambolesque inadvertance ? Au procès Ă  Paris de l’ex-sĂ©nateur JoĂ«l Guerriau pour avoir lourdement droguĂ© la dĂ©putĂ©e Sandrine Josso, les deux protagonistes ont livrĂ© lundi des lectures opposĂ©es de ce retentissant huis clos.L’ancien Ă©lu centriste de Loire-Atlantique, qui a dĂ©missionnĂ© en octobre dernier du SĂ©nat, est jugĂ© lundi et mardi par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir droguĂ© Ă  l’ecstasy son amie politique de dix ans afin de la violer. Dans cette affaire souvent perçue comme un cas emblĂ©matique de soumission chimique, le prĂ©venu de 68 ans nie toute motivation sexuelle.”Je suis allĂ©e voir un ami, je suis allĂ©e le cĹ“ur lĂ©ger fĂŞter sa réélection. Au fur et Ă  mesure de la soirĂ©e, j’ai dĂ©couvert un agresseur, en fait”, rĂ©sume d’une voix faible Ă  la barre Sandrine Josso, 50 ans, veste bleu Ă©lectrique sur tenue noire, devant une salle comble.De mots lents, pesĂ©s, la parlementaire MoDem refait devant le tribunal le fil de la soirĂ©e qui a fait basculer sa vie, la dĂ©cortiquant image par image comme sur le canapĂ© du psychiatre qui la suit dĂ©sormais.InvitĂ©e le 14 novembre 2023 au soir par JoĂ«l Guerriau Ă  cĂ©lĂ©brer sa fraĂ®che réélection au SĂ©nat, Sandrine Josso dĂ©barque vers 20h, entre deux sĂ©ances Ă  l’AssemblĂ©e nationale, Ă  son pied-Ă -terre du 6e arrondissement. ArrivĂ©e dans le petit triplex, elle dĂ©couvre Ă  sa grande surprise son hĂ´te en jogging dĂ©contractĂ©, et qu’elle est l’unique invitĂ©e.Il lui demande si elle souhaite du champagne blanc ou rosĂ©, elle choisit le blanc. Il prĂ©pare les verres sur le comptoir de sa kitchenette et les lui sert. En bouche, le champagne s’avère “sucrĂ©”, “comme un peu gluant”.”J’ai pensĂ© que c’Ă©tait peut-ĂŞtre un mauvais champagne. LĂ , il a insistĂ© pour qu’on trinque Ă  nouveau. Je trouvais ça Ă©tonnant. Et puis il allait vers le variateur (de lumière). Et puis après il mettait fort l’intensitĂ©, puis il baissait. Il revenait s’asseoir. Il disait +mais tu bois rien+”, raconte Sandrine Josso.- “Je suis un imbĂ©cile” -Au bout d’une vingtaine de minutes, elle commence Ă  se sentir mal: palpitations cardiaques, bouffĂ©es de chaleur ou de froid, nausĂ©es, tremblements… La panique la gagne totalement lorsqu’elle le voit manipuler, Ă  la cuisine, un sachet transparent Ă  cĂ´tĂ© de sa coupe de champagne.”Sa tenue vestimentaire, le fait qu’il soit montĂ© sur pile, qu’il me force Ă  boire, je me dis qu’il a mis quelque chose dans mon verre. LĂ  je comprends qu’il faut que je parte, je comprends le danger”, dit Sandrine Josso, qui a dĂ» se faire retirer quatre dents depuis les faits tant le stress lui crispe la mâchoire.En grande dĂ©tresse, parlant et se tenant debout avec difficultĂ©, persuadĂ©e qu’elle s’apprĂŞte Ă  mourir tant son cĹ“ur bat Ă  toute vitesse, elle quitte prĂ©cipitamment vers 22H00 le domicile de JoĂ«l Guerriau et demande Ă  des collègues de la rĂ©cupĂ©rer Ă  l’AssemblĂ©e nationale.TransportĂ©e Ă  l’hĂ´pital, les analyses toxicologiques relèvent une forte intoxication de son corps Ă  l’ecstasy, avec une prĂ©sence de MDMA Ă  hauteur de 388 nanogrammes par millilitre de sang. Une concentration très nettement supĂ©rieure Ă  une prise rĂ©crĂ©ative de cette drogue euphorisante.AssociĂ©e Ă  l’alcool, la MDMA peut provoquer des trous de mĂ©moire. Cette drogue n’est toutefois utilisĂ©e que dans 2% des cas avĂ©rĂ©s de soumission chimique en 2018, a relevĂ© un expert au cours de l’instruction.InterrogĂ© durant trois heures avant elle, JoĂ«l Guerriau justifie par une abracadabrante inadvertance l’intoxication de son amie “Sandrine” – qui le nomme, elle, “M. Guerriau” – dans un contexte d’Ă©pisode dĂ©pressif.La veille de sa venue, en proie Ă  une “crise d’angoisse”, “pas bien du tout” après une “journĂ©e horrible”, il dit avoir versĂ© la poudre d’ecstasy, fournie par un collègue sĂ©nateur pour l'”aider”, dans une coupe pour la prendre. Mais il aurait finalement changĂ© d’avis et rangĂ© la coupe dans le placard, laissant la drogue au fond du verre, oubliant mĂŞme sa prĂ©sence.”Ça paraĂ®t incomprĂ©hensible”, fait remarquer, dubitatif, le prĂ©sident Thierry Donard.Ce n’est qu’au cours de la soirĂ©e avec Sandrine Josso, dĂ©clare d’une voix posĂ©e et doucereuse JoĂ«l Guerriau Ă  ses juges, qu’il se rappelle soudain avoir oubliĂ© la drogue au fond d’un des deux verres qu’il a servis.La dĂ©putĂ©e note le regard “insistant” de son ami. Lui assure qu’il l’observe pour voir si elle a des symptĂ´mes dont il devrait s’inquiĂ©ter. “Je ne vois aucun signe, rien, ça me rassure.””Bref, je suis un imbĂ©cile”, conclut-il… allant mĂŞme jusqu’Ă  saluer l’engagement politique de Sandrine Josso contre le flĂ©au de la soumission chimique.Le procès continue mardi.

Kibbutz defender Ran Gvili is Israel’s last hostage killed on Oct 7

Ran Gvili, a young Israeli police officer, was on medical leave when Hamas launched its deadly attack on Israel on October 7, 2023.Instead of staying home, the 24-year-old grabbed his gun and raced toward the area of the attack in southern Israel, where he fought until his last bullet.Nicknamed the “Defender of Alumim” by his family and the kibbutz of that name, Gvili was killed in combat near the community and his body taken to Gaza by Hamas militants.Before his remains were returned on Monday, he was the last of the 251 people abducted during the assault on Israel still held in Gaza.Upon his arrival at a military base near Gaza, his father Ytzik Gvili said: “I’m proud of you my son.”Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu described him as “a hero of Israel”, saying he “fought not only with a broken arm, he was shot, twice, and he kept fighting, and he killed 14 terrorists alone, and then he died”.A motorcycle enthusiast and non-commissioned officer in the elite Yassam unit of the Israeli police in the Negev desert region, Gvili was on medical leave and living with his parents in the town of Meitar ahead of a shoulder surgery, according to his family.It was then that he heard of the attack.Gvili drove towards the onslaught and joined his unit to fight the attackers — his team was highly outnumbered as they faced about 40 Hamas fighters.”We were both wounded,” recalled Colonel Guy Madar, who was fighting alongside Gvili outside Alumim, the site of fierce combat.- ‘First to help’ -Madar was the last person to see Gvili alive before they got separated.It took several months before Israeli authorities informed his parents in January 2024 that the young officer had been killed on that day and that his body had been taken to Gaza.”He ran to help, to save people… even though he was already injured before October 7,” his father told AFP in December, referring to Gvili’s shoulder injury.”But that was Rani — always running forward, the first to help and the first to jump in.””He fought until the last bullet and then he was taken hostage,” added Talik Gvili, his mother.A man of many skills, Gvili had been using his medical leave to carry out renovation work at the family home.His father recalled seeing him working outside the house with a Palestinian labourer from Gaza just days before the Hamas attack.”In a way, it fits him, to be the one to stay behind,” Talik Gvili, a lawyer, has repeatedly said at events held across the country calling for her son’s return before the implementation of phase two of the US-backed truce plan for Gaza.His family had steadfastly opposed the reopening of the Rafah crossing between Egypt and Gaza until his remains were returned.Emmanuel Ohayon, a close friend of Gvili, described him as “a man of great physical presence, but also gentle and kind”.”When he entered a room, you felt his presence, not because of his size, but because he knew how to be there for everyone,” Ohayon said Saturday evening at a weekly gathering in Meitar.

Primaire de la gauche: Ruffin confirme qu’il sera bien candidat

Le dĂ©putĂ© de Picardie François Ruffin a confirmĂ© lundi dans des interviews Ă  LibĂ©ration et TF1 qu’il serait bien candidat Ă  la primaire unitaire de la gauche, comme Marine Tondelier pour les Ecologistes et ClĂ©mentine Autain pour l’Après, qui aura lieu le 11 octobre.”La primaire est actĂ©e : ce sera le 11 octobre prochain. Et oui, sans surprise, je serai candidat”, indique le fondateur du parti Debout! dans LibĂ©ration.Les participants Ă  cette primaire – Ă  laquelle ne participeront ni RaphaĂ«l Glucksmann ni Jean-Luc MĂ©lenchon – ont annoncĂ© ce week-end qu’elle se tiendrait le 11 octobre.”Elle se fera”, assure François Ruffin dans LibĂ©ration, sans prĂ©ciser s’il pourrait ĂŞtre candidat si la primaire n’avait pas lieu.”Et je ne reculerai pas: une fois rĂ©coltĂ© les 500 maires et les 100.000 soutiens, 100.000 parrains citoyens, je serai candidat Ă  l’Ă©lection prĂ©sidentielle”, ajoute-t-il.”J’y vais pour gagner, et surtout j’y vais pour faire gagner les Français”, a-t-il insistĂ© sur TF1.En mai 2025, l’ancien Insoumis – qui a rompu avec fracas avec LFI au moment des lĂ©gislatives de 2024 – avait dĂ©jĂ  appelĂ© de ses voeux Ă  une primaire et annoncĂ© qu’il y serait candidat.Depuis, le dĂ©putĂ© de la Somme, fort de ses trois victoires dans sa circonscription depuis 2017, dont deux face au Rassemblement national, a notamment lancĂ© son mouvement Debout, une dĂ©clinaison nationale de son petit parti Picardie Debout.Souvent critiquĂ© pour ses difficultĂ©s Ă  s’intĂ©ger dans un collectif, il est devenu un des principaux dĂ©fenseurs de la primaire, qu’il souhaite ĂŞtre “de dĂ©bordement”.Et continue de tendre la main Ă  Jean-Luc MĂ©lenchon et RaphaĂ«l Glucksmann pour qu’ils y participent.”De quoi ont-ils peur ? Du vote, du peuple de gauche, de leurs Ă©lecteurs ?”, lance-t-il dans LibĂ©ration.En cas de victoire Ă  la prĂ©sidentielle, l’ancien journaliste, âgĂ© de 50 ans, promet “une nouvelle abolition des privilèges”.”L’exemple viendra d’en haut: je suis le premier dĂ©putĂ© au Smic, je serai le premier PrĂ©sident au Smic. Je paierai mes factures d’Ă©lectricitĂ© comme de Gaulle et j’achèterai ma vaisselle au supermarchĂ© comme sa femme Yvonne. Nous ferons vingt millions d’euros d’Ă©conomies sur le budget de l’ElysĂ©e, quatre cents postes d’infirmières. C’est un symbole”, promet-il.Et d’ajouter, sur TF1: “Je ne suis pas nĂ© pour ça, enfant je ne me revais pas prĂ©sident, mais je me sens habitĂ© par mille voix, mille vies, mille visages”.La co-fondatrice de l’Après ClĂ©mentine Autain, qui a Ă©galement rompu avec La France insoumise, et la patronne des Ecologistes Marine Tondelier ont dĂ©jĂ  annoncĂ© leur candidature dans le cadre de cette primaire, oĂą le patron du PS Olivier Faure souhaite engager les socialistes.

Face Ă  Trump, les Groenlandais tentent de rassurer leurs enfants

“Mes enfants sont en sĂ©curitĂ© avec moi”: dans un cafĂ© de Nuuk, la capitale groenlandaise, Lykke jette un regard attendri sur ses quatre fils et filles qui sirotent un chocolat chaud, en apparence insouciants des convulsions du monde.Depuis le retour de Donald Trump Ă  la Maison Blanche l’an dernier et son ambition retrouvĂ©e de mettre la main sur le Groenland, la politique internationale s’est invitĂ©e dans les foyers de l’Ă®le arctique.RythmĂ©e par les dĂ©clarations plus ou moins menaçantes du prĂ©sident amĂ©ricain, la situation est devenue anxiogène, et chacun tente de rassurer ses enfants.Juriste de 42 ans, Lykke Lynge s’en remet Ă  sa foi chrĂ©tienne.”Il y a beaucoup de troubles dans le monde”, dit-elle. “Mais mĂŞme si on aime notre pays, on a des valeurs encore plus Ă©levĂ©es qui font que l’on arrive Ă  dormir et qu’on n’a pas peur”, assure-t-elle.Tout le monde n’a cependant pas la religion chevillĂ©e au corps.Dès le 27 janvier 2025, soit une semaine après l’investiture de Donald Trump, les autoritĂ©s groenlandaises ont publiĂ© un guide intitulĂ© “Comment parler aux enfants en pĂ©riode d’incertitude?””Quand quelqu’un dit qu’il va venir prendre notre pays ou qu’il va nous bombarder, Ă©videmment les enfants ont très peur, parce qu’ils ne peuvent pas, seuls, s’y retrouver dans tout ce flot d’informations”, explique Tina Dam, cheffe de programme Ă  l’Unicef sur le territoire autonome danois.Ce guide – auquel l’agence onusienne a contribuĂ© – recommande aux parents d’ĂŞtre calmes et ouverts, d’Ă©couter les enfants et d’ĂŞtre sensibles Ă  leur ressenti, ou encore de limiter leur consommation d’actualitĂ©.Comme ailleurs dans le monde, les rĂ©seaux sociaux, en particulier TikTok, sont devenus la principale source d’information chez les jeunes.”Aujourd’hui, les enfants ont accès Ă  de nombreuses informations qui ne leur sont pas destinĂ©es et qui ne sont clairement pas adaptĂ©es Ă  leur âge”, souligne Tina Dam.”C’est pourquoi, en tant qu’adultes, nous devons en ĂŞtre conscients, protĂ©ger nos enfants et ĂŞtre capables de parler avec eux de ce qu’ils entendent, car la rhĂ©torique est plutĂ´t agressive”, dit-elle.- “Cher Donald Trump” -Mais comment rassurer les enfants quand on n’a pas soi-mĂŞme la rĂ©ponse Ă  de nombreuses questions?Consultante de 41 ans, Arnakkuluk Jo Kleist dit beaucoup parler Ă  Manumina, sa fille de 13 ans, abreuvĂ©e elle aussi de vidĂ©os TikTok mais qui “ne semble heureusement pas aussi anxieuse que nous”.”Il lui arrive de poser des questions sur ce qui pourrait arriver, auxquelles je ne sais pas quoi rĂ©pondre. Parce qu’en rĂ©alitĂ©, personne n’a encore de rĂ©ponse”, confie-t-elle.L’hĂ©ritage inuit, très prĂ©sent dans ce territoire arctique extrĂŞme, contribue probablement aussi Ă  contenir l’angoisse.MĂŞme si les inquiĂ©tudes sont rĂ©elles parmi les 57.000 habitants de l’Ă®le, jamais ils ne semblent avoir cĂ©dĂ© Ă  un sentiment de panique, y compris quand une opĂ©ration militaire semblait encore d’actualitĂ©.  “Nous avons une histoire et des rĂ©alitĂ©s dans notre pays oĂą (…) nous sommes habituĂ©s Ă  nous retrouver dans des situations qui Ă©chappent Ă  notre contrĂ´le”, affirme Arnakkuluk Jo Kleist.”On essaie de s’y adapter et de se dire: bon, qu’est-ce que je peux faire dans cette situation ?”Les rĂ©seaux sociaux ne fonctionnent pas Ă  sens unique. Certains enfants et adolescents groenlandais s’en servent aussi pour s’adresser au monde et faire passer leur message.Marley, 7 ans, et sa sĹ“ur Mila, 14 ans, sont ainsi Ă  l’origine d’une vidĂ©o virale, Ă  la fois sĂ©rieuse sur le fond et lĂ©gère sur la forme, vue plus de deux millions de fois sur Instagram – soit l’Ă©quivalent de 35 fois la population groenlandaise.Le petit bonhomme joufflu s’y adresse au prĂ©sident amĂ©ricain avec la touchante dĂ©termination que peuvent avoir les enfants de son âge.”Cher Donald Trump”, lance-t-il entre deux mimiques, “j’ai un message pour vous: vous faites peur aux enfants groenlandais”.”C’est une façon de faire face”, explique sa mère, Paninnguaq Heilmann-Sigurdsen, Ă  l’AFP. “C’est adaptĂ© aux enfants, mais aussi sĂ©rieux. Je pense que c’est une façon Ă©quilibrĂ©e de parler de faits graves tout en s’adressant Ă  des enfants”.

Fin de vie: après avoir refusĂ© l’aide Ă  mourir, le SĂ©nat dĂ©fend les soins palliatifs

Après avoir rejetĂ© toute forme de droit Ă  l’aide Ă  mourir, le SĂ©nat s’est penchĂ© lundi sur une proposition de loi plus consensuelle sur l’accès aux soins palliatifs, prioritĂ© affichĂ©e par la droite majoritaire Ă  la chambre haute.Le texte de la dĂ©putĂ©e macroniste Annie Vidal, qui sera mis au vote mercredi, a Ă©tĂ© de facto relĂ©guĂ© au second plan dans cette discussion au Parlement sur la fin de vie, derrière la crĂ©ation envisagĂ©e d’un dispositif d’aide Ă  mourir, examinĂ©e en parallèle.Cette loi lĂ©galisant sous conditions le suicide assistĂ© et l’euthanasie a Ă©tĂ© dĂ©naturĂ©e par le SĂ©nat la semaine passĂ©e, Ă  l’initiative de l’aile la plus conservatrice de la droite et des centristes.Les dĂ©bats s’Ă©taient envenimĂ©s sur ce premier texte. Ils se sont globalement apaisĂ©s sur le second lundi, mĂŞme si la gauche a dĂ©noncĂ© l’attitude de la majoritĂ© sĂ©natoriale, l’accusant de ne faire “que la moitiĂ© du chemin” sur le dĂ©bat sur la fin de vie. La droite et les centristes ont, eux, assumĂ© considĂ©rer les soins palliatifs comme “un prĂ©alable”: “en fonction de l’ambition qu’on mettra dans les soins palliatifs, alors nous pourrons envisager l’aide Ă  mourir”, a assurĂ© la centriste Anne-Sophie Romagny.Cette proposition de loi vise initialement Ă  “garantir l’Ă©gal accès de tous Ă  l’accompagnement et aux soins palliatifs”. Pour ce faire, les dĂ©putĂ©s avaient votĂ© pour instaurer un droit “opposable” aux soins palliatifs.Mais les sĂ©nateurs l’ont supprimĂ©, en accord avec le gouvernement, craignant qu’il ne suscite “de la dĂ©ception chez les patients et les familles” car il ne permettra pas, en soi, d’augmenter l’offre de soins. La ministre de la SantĂ© StĂ©phanie Rist a estimĂ© que cela ne serait qu’une “simple promesse”, redoutant de “nombreux contentieux”.- Quels moyens ? -La ministre a Ă©galement soutenu l’instauration d’une “stratĂ©gie” nationale des soins palliatifs, prĂ©fĂ©rĂ©e Ă  une vĂ©ritable loi de programmation pluriannuelle, votĂ©e par les dĂ©putĂ©s.Le gouvernement a sanctuarisĂ© 100 millions d’euros d’investissement dans ce domaine dans le budget de la SĂ©curitĂ© sociale pour 2026. Les sĂ©nateurs ont votĂ© pour doubler le montant annuel allouĂ© au secteur dans les prochaines annĂ©es, mĂŞme si certains parlementaires ont fait remarquer que ces objectifs chiffrĂ©s ne seraient pas contraignants.Alors qu’une dizaine de dĂ©partements ne disposent pas, actuellement, d’unitĂ© de soins palliatifs, le texte crĂ©e des “maisons d’accompagnement et de soins palliatifs”.Le SĂ©nat dominĂ© par la droite a Ă©galement dit ses craintes vis-Ă -vis des moyens mobilisĂ©s. “S’il n’y a pas derrière une volontĂ© politique qui se traduit par les moyens financiers, on aura travaillĂ© sur un sujet sans avoir un retour concret sur les territoires”, s’est inquiĂ©tĂ© le prĂ©sident LR de la commission des Affaires sociales, Philippe Mouiller.Les deux textes sur la fin de vie seront mis au vote mercredi après-midi. Sur la loi dĂ©diĂ©e Ă  l’aide Ă  mourir, le scrutin n’aura nĂ©anmoins guère de sens car le texte a Ă©tĂ© vidĂ© de sa substance.L’AssemblĂ©e nationale les examinera en deuxième lecture la semaine du 16 fĂ©vrier, sa prĂ©sidente YaĂ«l Braun-Pivet espĂ©rant aboutir Ă  une adoption dĂ©finitive “avant l’Ă©tĂ©” sur cette rĂ©forme sociĂ©tale majeure, promesse d’Emmanuel Macron.

Froid polaire aux Etats-Unis, plus de 800.000 foyers sans électricité

Des millions d’AmĂ©ricains affrontent lundi une vague de froid polaire qui aggrave les consĂ©quences d’une tempĂŞte ayant causĂ© la mort d’au moins 21 personnes et privĂ© d’Ă©lectricitĂ© plus de 800.000 foyers.Dans la rĂ©gion des Grands Lacs, dans le nord des Etats-Unis, les habitants se sont rĂ©veillĂ©s avec des tempĂ©ratures extrĂŞmes, sous les -20°C, et jusqu’Ă  -30 degrĂ©s dans des secteurs du Minnesota et du Wisconsin (nord) selon le service mĂ©tĂ©orologique national (NWS).Ces tempĂ©ratures doivent encore chuter dans les prochains jours sous l’action d’une masse d’air arctique, notamment dans des rĂ©gions du centre du pays, oĂą le ressenti pourrait atteindre -45°C.A travers le pays, d’importantes chutes de neige – plus de 30 centimètres dans une vingtaine d’Etats amĂ©ricains – ont entraĂ®nĂ© des coupures d’Ă©lectricitĂ©.Selon le site spĂ©cialisĂ© PowerOutage.com, quelque 820.000 clients Ă©taient toujours sans courant lundi matin, principalement dans le sud des États-Unis, oĂą la glace a fait tomber des lignes Ă©lectriques.Près de 250.000 personnes sont touchĂ©es dans le Tennessee et plus de 150.000 dans le Mississippi.”Les coupures d’Ă©lectricitĂ© pourraient durer encore plusieurs jours car les autoritĂ©s ont du mal Ă  se remettre (de la tempĂŞte). La plupart de ces rĂ©gions n’ont ni les moyens ni les ressources nĂ©cessaires pour dĂ©blayer après de tels Ă©vĂ©nements, car elles n’y sont pas habituĂ©es”, explique Ă  l’AFP la mĂ©tĂ©orologue Allison Santorelli. ConsidĂ©rĂ©e par certains spĂ©cialistes comme l’un des pires Ă©pisodes hivernaux de ces dernières dĂ©cennies aux Etats-Unis, la tempĂŞte s’accompagne d’accumulations de glace aux consĂ©quences potentiellement “catastrophiques”, selon le NWS.- Vortex polaire -Ces conditions extrĂŞmes ont entraĂ®nĂ© la mort d’au moins 21 personnes, selon un dĂ©compte effectuĂ© grâce aux mĂ©dias locaux amĂ©ricains.Au Texas, les autoritĂ©s ont confirmĂ© trois dĂ©cès, dont celui d’une adolescente de 16 ans tuĂ©e dans un accident de luge. Deux personnes sont mortes d’hypothermie en Louisiane, et une dans l’Iowa lors d’une collision.Le maire de New York, Zohran Mamdani, a dĂ©clarĂ© que cinq personnes avaient Ă©tĂ© retrouvĂ©es mortes Ă  l’extĂ©rieur au cours du week-end.”Alors que nous ne connaissons pas encore les causes de leur dĂ©cès, rien ne rappelle plus fortement le danger du froid extrĂŞme et la vulnĂ©rabilitĂ© de nombreux habitants, en particulier des New-Yorkais sans abri”, a-t-il dĂ©clarĂ© dimanche.L’Ă©tat d’urgence a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© dans une vingtaine d’Etats ainsi que dans la capitale, Washington, et les moyens de transports ont Ă©tĂ© fortement perturbĂ©s.Plusieurs grands aĂ©roports, Ă  Washington, Philadelphie ou New York, Ă©taient quasiment Ă  l’arrĂŞt, alors que plus de 19.000 vols ont Ă©tĂ© annulĂ©s depuis samedi et que des milliers d’autres ont Ă©tĂ© retardĂ©s, selon le site FlightAware.La tempĂŞte est liĂ©e Ă  une dĂ©formation du vortex polaire, une masse d’air circulant habituellement au-dessus du pĂ´le nord, mais qui s’est Ă©tirĂ©e vers le sud.Les scientifiques estiment que la frĂ©quence croissante de ces perturbations du vortex pourrait ĂŞtre liĂ©e au changement climatique, bien que le dĂ©bat ne soit pas tranchĂ© et que la variabilitĂ© naturelle joue Ă©galement un rĂ´le.Climatosceptique assumĂ©, Donald Trump a toutefois pris prĂ©texte de la tempĂŞte pour exprimer de nouveau son scepticisme sur sa plateforme Truth Social, dans un message en partie en lettres capitales: “Est-ce que les insurgĂ©s environnementaux pourraient m’expliquer s’il vous plaĂ®t: qu’est-ce qui est arrivĂ© au rĂ©chauffement climatique?”.

Migrants: arrestation en France de deux militants britanniques pour provocation Ă  la haine

Deux Britanniques soupçonnĂ©s d’ĂŞtre des militants d’extrĂŞme droite venus participer en France Ă  une mobilisation interdite contre les migrants ont Ă©tĂ© placĂ©s dimanche en garde Ă  vue pour provocation Ă  la haine, ont annoncĂ© lundi les autoritĂ©s françaises.Les deux hommes ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s près de Calais dimanche vers 21H30, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP le prĂ©fet du Pas-de-Calais François-Xavier Lauch.AgĂ©s de 35 et 53 ans, ils diffusaient du contenu susceptible d’inciter Ă  la haine en direct sur une chaĂ®ne YouTube, a dĂ©taillĂ© une source policière.Ils ont Ă©tĂ© placĂ©s en garde Ă  vue pour provocation Ă  la haine et participation Ă  un groupement en vue de la prĂ©paration de violences, sur la base de propos tenus en ligne le jour-mĂŞme, a prĂ©cisĂ© Ă  l’AFP la procureure de Boulogne-sur-Mer CĂ©cile Gressier.Il s’agit des premières gardes Ă  vue de militants d’extrĂŞme droite britanniques en France pour ces motifs, a-t-elle soulignĂ©, prĂ©cisant qu’il ne leur est pas reprochĂ© de violences physiques.”En fonction de l’enquĂŞte” judiciaire, le prĂ©fet a ensuite averti dans un communiquĂ© qu’il dĂ©livrerait “une obligation de quitter le territoire français (OQTF) fondĂ©e sur la menace Ă  l’ordre public”, dans la perspective de “leur reconduite dans leur pays d’origine”.Les deux Britanniques pourraient ainsi transiter par un centre de rĂ©tention administrative, oĂą sont retenus les migrants en attente d’une expulsion.Leur Ă©loignement sera assorti de mesures administratives de nature Ă  leur interdire l’accès sur le territoire, a aussi glissĂ© l’entourage du ministre de l’IntĂ©rieur Ă  l’AFP.Ils ne faisaient pas partie des dix militants d’extrĂŞme-droite britanniques interdits de territoire français depuis mi-janvier en raison d’accusations d'”actions Ă  caractère violent” envers des migrants sur le littoral français.- OpĂ©ration “Overlord” -Les prĂ©fectures du Nord et du Pas-de-Calais ont prolongĂ© jusqu’Ă  mercredi l’interdiction de rassemblements liĂ©s Ă  une opĂ©ration anti-migrants intitulĂ©e “Overlord”, lancĂ©e par un militant britannique d’extrĂŞme droite, Daniel Thomas.L’opĂ©ration – nommĂ©e en rĂ©fĂ©rence Ă  la bataille de Normandie dans laquelle des soldats alliĂ©s ont traversĂ© la Manche en 1944 pour combattre les troupes nazies en France – vise “Ă  se substituer aux autoritĂ©s de polices françaises afin d’empĂŞcher” des dĂ©parts de migrants vers le Royaume-Uni, explique l’arrĂŞtĂ© qui l’interdit.Daniel Thomas avait notamment appelĂ© sur ses rĂ©seaux sociaux Ă  des rassemblements samedi 24 janvier Ă  Douvres et sur le littoral français.Dans plusieurs vidĂ©os diffusĂ©es en direct sur une chaĂ®ne YouTube dimanche, on peut voir deux hommes, vraisemblablement les deux Britanniques arrĂŞtĂ©s par la suite, arpenter une plage près de Calais.”Je vais garder les plages ce soir, si personne d’autre ne veut le faire (…). Si je vois un canot, je cours et je le transperce de toutes mes forces”, assure l’un d’eux dans l’une de ces vidĂ©os, appelant d’autres Britanniques en renfort.”On ne peut en accueillir que jusqu’Ă  un certain point, trop c’est trop et lĂ  c’est trop, n’est-ce pas? C’est pour ça qu’on fait ça”, dit-il encore.De son cĂ´tĂ©, M. Thomas, qui n’a pas Ă©tĂ© interpellĂ© selon la prĂ©fecture, a publiĂ© samedi et dimanche des images de lui brandissant un drapeau, qu’il dit prises ce week-end sur des plages françaises.Une centaine de personnes se sont Ă©galement rassemblĂ©es samedi Ă  Douvres, dans le sud de l’Angleterre, porte d’entrĂ©e du pays pour la plupart des migrants arrivĂ©s par la mer.Daniel Thomas mène, selon les autoritĂ©s françaises, une branche “très radicale” du mouvement d’ultra-droite “Raise the Colours”, nĂ©e d’une scission du groupe Ă  la suite des interdictions de territoire français.Le compte principal de Raise the Colours sur X a insistĂ© samedi n’avoir “rien Ă  voir” avec l’opĂ©ration menĂ©e par Daniel Thomas.La justice française a ouvert en octobre une enquĂŞte prĂ©liminaire pour “violences aggravĂ©es” commises sur des migrants et signalĂ©es par une association, laquelle soupçonne des activistes d’extrĂŞme-droite britanniques, mais sans “preuve formelle”.Les traversĂ©es clandestines sont un sujet de tensions rĂ©currentes entre Londres et Paris, qui a durci ses mĂ©thodes pour tenter de contrer les passeurs.Dans une dĂ©cision publiĂ©e lundi, la dĂ©fenseure des droits Claire HĂ©don a alertĂ© sur l’usage de pistolets Ă  impulsion Ă©lectrique ou grenades lacrymogènes Ă  l’encontre des migrants s’apprĂŞtant Ă  traverser la Manche, soulignant que cela bafoue parfois les règles en vigueur.En 2025, 41.472 migrants ont rĂ©ussi Ă  rejoindre le Royaume-Uni sur des “small boats”, le deuxième nombre le plus Ă©levĂ© après le record de 2022 selon des chiffres britanniques. Au moins 29 migrants ont pĂ©ri lors de telles traversĂ©es l’an passĂ©.cnp-etb-cln-mca/dsa