Loi sur la protection de l’enfance: les associations critiquent un “abandon” du gouvernement

La décision du gouvernement de ne pas inscrire son projet de loi sur la Protection de l’enfance à l’agenda législatif d’ici juin inquiète les associations qui dénoncent un “abandon non assumé”. Le texte sur la refondation de la protection de l’enfance n’a pas été inscrit à l’agenda législatif du gouvernement pour la session ordinaire qui s’achève en juin, où figurent la loi fin de vie et l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans.Le calendrier paraît bouché après l’été avec les sénatoriales en septembre et les discussions sur le budget.Souhaitant que le texte soit voté, Matignon a proposé à la députée socialiste Isabelle Santiago de le reprendre en tant que proposition de loi avec “l’appui du gouvernement”, a-t-elle indiqué à l’AFP mercredi.Cette option supposerait de trouver une place dans les semaines réservées aux initiatives parlementaires, et donc avoir un accord entre plusieurs groupes politiques, souligne la députée.Ce recul “interroge sur les choix politiques du gouvernement et la priorité accordée aux enfants”, a relevé Mme Santiago, autrice d’un rapport parlementaire alarmant sur la Protection de l’enfance en avril 2025.”La fenêtre se referme: il est impossible qu’un projet ou proposition de loi soit adopté sous cette législature. Tout le monde le comprend et le gouvernement essaie de noyer le poisson”, a réagi Pierre-Alain Sarthou, directeur général de la Cnape, qui rassemble 180 associations gestionnaires de la Protection de l’enfance, y voyant un “abandon non assumé”.Le projet de loi prévoit notamment des mesures de soutien aux familles pour éviter le placement. S’il est nécessaire, il prévoit de recourir davantage à un environnement familial plutôt qu’à des foyers.La ministre des Familles Stéphanie Rist avait annoncé mi-février que ce texte, également porté par le ministre de la Justice Gérald Darmanin, allait “arriver dans les semaines qui viennent”. Interrogé par l’AFP, son cabinet n’avait pas réagi mercredi.Près de 400.000 jeunes sont suivis en Protection de l’enfance, dont 224.600 placés hors de leur famille, selon les services statistiques des ministères sociaux.Mineures prises dans la prostitution, enfants victimes de brimades par des éducateurs ou frappés par d’autre mineurs: depuis plusieurs années, les cris d’alarme se succèdent sur l’Aide sociale à l’enfance (Ase, ex-Ddass). Elle est confrontée à un nombre croissant de jeunes pris en charge, une pénurie de professionnels, un épuisement des acteurs de terrain et une justice saturée.

Loi sur la protection de l’enfance: les associations critiquent un “abandon” du gouvernement

La décision du gouvernement de ne pas inscrire son projet de loi sur la Protection de l’enfance à l’agenda législatif d’ici juin inquiète les associations qui dénoncent un “abandon non assumé”. Le texte sur la refondation de la protection de l’enfance n’a pas été inscrit à l’agenda législatif du gouvernement pour la session ordinaire qui s’achève en juin, où figurent la loi fin de vie et l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans.Le calendrier paraît bouché après l’été avec les sénatoriales en septembre et les discussions sur le budget.Souhaitant que le texte soit voté, Matignon a proposé à la députée socialiste Isabelle Santiago de le reprendre en tant que proposition de loi avec “l’appui du gouvernement”, a-t-elle indiqué à l’AFP mercredi.Cette option supposerait de trouver une place dans les semaines réservées aux initiatives parlementaires, et donc avoir un accord entre plusieurs groupes politiques, souligne la députée.Ce recul “interroge sur les choix politiques du gouvernement et la priorité accordée aux enfants”, a relevé Mme Santiago, autrice d’un rapport parlementaire alarmant sur la Protection de l’enfance en avril 2025.”La fenêtre se referme: il est impossible qu’un projet ou proposition de loi soit adopté sous cette législature. Tout le monde le comprend et le gouvernement essaie de noyer le poisson”, a réagi Pierre-Alain Sarthou, directeur général de la Cnape, qui rassemble 180 associations gestionnaires de la Protection de l’enfance, y voyant un “abandon non assumé”.Le projet de loi prévoit notamment des mesures de soutien aux familles pour éviter le placement. S’il est nécessaire, il prévoit de recourir davantage à un environnement familial plutôt qu’à des foyers.La ministre des Familles Stéphanie Rist avait annoncé mi-février que ce texte, également porté par le ministre de la Justice Gérald Darmanin, allait “arriver dans les semaines qui viennent”. Interrogé par l’AFP, son cabinet n’avait pas réagi mercredi.Près de 400.000 jeunes sont suivis en Protection de l’enfance, dont 224.600 placés hors de leur famille, selon les services statistiques des ministères sociaux.Mineures prises dans la prostitution, enfants victimes de brimades par des éducateurs ou frappés par d’autre mineurs: depuis plusieurs années, les cris d’alarme se succèdent sur l’Aide sociale à l’enfance (Ase, ex-Ddass). Elle est confrontée à un nombre croissant de jeunes pris en charge, une pénurie de professionnels, un épuisement des acteurs de terrain et une justice saturée.

Germany’s Merz meets Xi, announces Chinese Airbus order

China will buy up to 120 aircraft from European aviation giant Airbus, German Chancellor Friedrich Merz said following talks with President Xi Jinping in Beijing on Wednesday.Merz’s visit comes as Berlin and Beijing seek to build on their decades-old economic ties to weather global uncertainty sparked by US President Donald Trump’s tariff blitz and other erratic foreign policy moves.China, the world’s number two economy, overtook the United States last year to become Germany’s biggest trade partner. At the same time, Berlin regards the Communist Party-run state as a systemic rival to the West.Following talks with top Chinese leaders, Merz told reporters that China had agreed to purchase “up to 120” Airbus aircraft, adding that it “demonstrates how worthwhile such trips can be”.Other contracts were in the pipeline, Merz added.Earlier in the day, Merz and Xi stressed their commitment to developing closer strategic relations, with the German leader saying he saw the trip as a “great opportunity” to boost economic ties.Xi, in turn, told Merz he was willing to take their ties to “new levels”.Merz said that in his meetings he also touched on the sensitive topic Taiwan, the self-ruled island China claims as part of its territory and which it has not ruled out the use of force to annex.Any “reunification” must be done peacefully, Merz said.He also discussed the Ukraine war with Xi, who according to state news agency Xinhua said diplomacy was “key to the issue”.”Xi noted the necessity of ensuring the equal participation of all parties to lay a solid foundation for peace, (and) addressing the legitimate concerns of all sides to strengthen the will for peace,” Xinhua added.Merz is the latest in a string of Western leaders courting Beijing recently, including Britain’s Keir Starmer, France’s Emmanuel Macron and Canada’s Mark Carney, as they recoil from the mercurial policies of Trump, who is also expected to visit from March 31.Merz said he wished for regular consultations between his government and Beijing — interrupted by political developments in Berlin and the pandemic — to resume “very soon”.- ‘Fair’ cooperation -Export-dependent Germany needs “economic relations all over the world”, Merz said before leaving for Beijing with a large business delegation in tow.At a meeting with Premier Li Qiang in Beijing’s opulent Great Hall of the People, Merz called for “fair” cooperation, and representatives from both sides signed agreements and memorandums — including on climate change and food security.In an apparent allusion to the United States, Li noted that “unilateralism and protectionism have gained ground and even become prevalent in some countries and regions”.Flexing its muscle at times of tension, Beijing has restricted exports of critical minerals used in products from microchips and wind turbines to electric-car batteries and weapons systems.Last year, Beijing temporarily halted the export of Nexperia chips to Europe following a dispute with the Dutch government.More broadly, European businesses complain that China, with its low domestic demand, is flooding Europe with goods made cheap through state subsidies and an undervalued currency.Germany’s trade deficit with China hit a record 89 billion euros ($105 billion) last year.- Cars, AI and competition -As Trump has unsettled allies and rivals alike, China has sought to present itself as a reliable partner and defender of the multilateral order.China’s top diplomat, Wang Yi, told Merz at the Munich Security Conference this month that Beijing wanted Germany to be a “stabilising anchor for strategic relations” in the European Union.Merz is joined by business leaders including executives of auto giants Volkswagen, BMW and Mercedes.On Thursday, he is set to visit Beijing’s Forbidden City, then a Mercedes plant where autonomous driving vehicles will be presented.The chancellor will then travel to AI hub Hangzhou to visit the robotics group Unitree and German turbine maker Siemens Energy.German businesses have given Merz a to-do list on his trip.”We expect the chancellor to clearly address problems such as overcapacity, distortions of competition, and export controls on critical raw materials,” said Wolfgang Niedermark of the Federation of German Industries.Merz should advocate for “structural reforms to strengthen domestic demand and fairer competitive conditions” in China, he said, warning that without change there will be “new trade conflicts with the EU”.

Merz annonce à Pékin une commande de 120 appareils à Airbus par la Chine

Le chancelier Friedrich Merz a annoncé mercredi à Pékin une commande allant “jusqu’à 120” appareils passée par la Chine auprès de l’avionneur européen Airbus, au premier jour de sa visite chez le principal partenaire commercial de l’Allemagne, de plus en plus perçu dans son pays comme un dangereux concurrent pour le “Made in Germany”.”Nous venons d’apprendre que les dirigeants chinois vont commander davantage d’avions auprès de l’entreprise Airbus. Ce sont jusqu’à 120 avions supplémentaires qui vont être commandés à Airbus”, a-t-il déclaré à des journalistes après des entretiens dans la journée avec les dirigeants chinois.Il n’a pas fourni plus de précisions sur la commande, en particulier sur le type d’appareils.Le chancelier allemand a présenté la commande passée à Airbus comme illustrant le potentiel de la relation avec la Chine.Au cours de ses entretiens avec le Premier ministre Li Qiang puis le président Xi Jinping, M. Merz, arrivé à la tête d’une importante délégation de chefs d’entreprise, a plaidé pour une coopération renforcée mais plus “juste” avec la Chine, et pour une discussion ouverte sur les sujets de désaccord cités avant son voyage.Ils sont multiples : déséquilibre croissant des échanges en faveur de la Chine, distorsion de la concurrence, restrictions d’accès aux marchés et sécurité des approvisionnements en terres rares sur lesquelles la Chine a la haute main, subventions de l’Etat aux entreprises chinoises, taux de change de la monnaie chinoise…”Il y a des défis”, mais “le cadre dans lequel nous évoluons est remarquablement bon”, a assuré M. Merz à l’occasion de ses entretiens avec le président Xi. M. Xi, qui reçoit les dirigeants étrangers les uns après les autres depuis quelques mois, a aussi affirmé son souhait de “nouvelles avancées” dans la relation.”Plus le monde est troublé et compliqué, plus il est important que la Chine et l’Allemagne renforcent leur communication stratégique”, a-t-il souligné.- “Incontournable” -M. Merz effectue pendant un peu moins de deux jours sa première visite en Chine depuis sa prise de fonctions en 2025. Après les dirigeants français, canadien ou britannique, il est le dernier en date à faire le déplacement à Pékin, à un moment où le président américain Donald Trump bouscule l’ordre établi, à coups de droits de douane et de remise en question des anciennes alliances.”La Chine est devenue incontournable pour tout le monde”, a dit M. Merz avant son départ mardi.Devant ses interlocuteurs, le président Xi présente invariablement son pays comme un partenaire fiable et constant et un champion du multilatéralisme et du libre-échange. La Chine a elle-même livré une âpre bataille commerciale et diplomatique aux Etats-Unis sous Donald Trump, qui est annoncé à Pékin fin mars.La première économie européenne, très dépendante des exportations, a subi ces derniers mois les effets de ces tensions globales. Elle pâtit aussi de la pression grandissante de la concurrence chinoise : en Chine même, où l’industrie allemande écoule de longue date sa production, mais aussi ailleurs dans le monde, jusqu’en Allemagne, y compris dans les secteurs de l’automobile et de la haute technologie.- Véhicules autonomes -Comme ses partenaires de l’Union européenne, l’Allemagne s’alarme de la poussée des véhicules électriques chinois et du déversement en Europe des excédents de production chinois.”Nous avons des préoccupations très précises en ce qui concerne notre coopération, que nous souhaitons améliorer et rendre plus juste”, a dit M. Merz au Premier ministre chinois.M. Merz entend poursuivre avec la Chine une politique de diminution des risques et des dépendances sans pour autant rechercher un “découplage” qui se retournerait contre l’Allemagne.M. Merz assistera jeudi à la présentation de véhicules autonomes par le constructeur Mercedes. Il se rendra ensuite à Hangzhou, pôle technologique, pour visiter le groupe de robotique Unitree et l’énergéticien Siemens Energy.M. Merz a indiqué mercredi soir avoir demandé à ses interlocuteurs d'”user de leur influence” sur la Russie pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Il a aussi souligné la nécessité de ne pas livrer à la Russie de biens à double usage potentiel, civil et militaire.La Chine se défend de toute implication dans le conflit. Le président Xi a opposé à M. Merz la position de principe de son pays préconisant le “dialogue et la négociation” en prenant en compte “les inquiétudes légitimes de toutes les parties”, a rapporté l’agence Chine nouvelle.M. Merz a par ailleurs déclaré que toute tentative de “réunification” de la Chine avec Taïwan ne pouvait “avoir lieu que par la voie pacifique, et non par des moyens militaires”.

Les députés s’apprêtent à de nouveau voter sur l’aide à mourir

L’Assemblée nationale va de nouveau se prononcer mercredi après-midi sur la création d’un droit à l’aide à mourir, réforme sociétale majeure débattue depuis plusieurs années, et qui avait été largement adoptée en première lecture, mais sur laquelle subsistent des points de friction.Le suspense sur le nombre de députés qui soutiendront le texte est bien là, à cause de certaines modifications pendant son examen. Certains points clivants feront l’objet d’un nouveau vote mercredi, avant celui sur l’ensemble du texte, et pourraient faire basculer certains élus.Les scrutins, prévus à partir de 15H00, ont dû être repoussés d’une journée pour terminer l’examen des quelque 2.000 amendements, qui aura duré plus d’une semaine. La proposition de loi doit ensuite repartir au Sénat.”J’espère que, cet après-midi, l’Assemblée nationale montrera qu’elle est la France, parce que la France, elle exprime depuis des années (…) qu’elle souhaite ce droit”, a déclaré l’auteur du texte, Olivier Falorni (groupe MoDem), lors d’une conférence de presse à quelques heures du vote.”Ce texte ouvre une boîte de Pandore et ne pose pas les limites suffisantes pour prémunir la société des dérives”, a au contraire estimé Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, exprimant une position personnelle.Les députés adopteront d’abord un premier texte sur le développement des soins palliatifs, consensuel, qui prévoit notamment la création de “maisons d’accompagnement”, intermédiaires entre le domicile et l’hôpital.Le “droit opposable” à disposer de soins palliatifs a toutefois été supprimé, ses contempteurs invoquant des risques de contentieux qu’il entraînerait.- Mode d’administration -L’Assemblée enchaînera ensuite avec le texte sur l’aide à mourir, adopté une première fois en mai par 305 voix contre 199.Ils n’auront toujours pas de consigne de vote de leur groupe, sur un sujet jugé plus intime que politique. Ainsi le député RN Jean-Philippe Tanguy, proche de Marine Le Pen, a expliqué qu’il voterait pour alors que la cheffe du groupe y est opposée.Mais avant le vote solennel, l’Assemblée devra trancher deux points précis.Source de la principale incertitude: la seconde délibération réclamée sur le mode d’administration de la substance létale qu’un patient pourra demander pour mettre fin à sa vie.Initialement le texte prévoyait que le malade s’administre lui-même le produit, sauf s’il n’était “physiquement pas en mesure” de le faire, auquel cas un médecin ou un infirmier s’en chargerait.Mais plusieurs amendements ont été adoptés, parfois sur un fil, pour que l’administration par un soignant ne soit plus l’exception, et puisse être librement choisie. Dans un communiqué le conseil national de l’Ordre des médecins a exprimé sa “très vive préoccupation”.C’est aussi une “ligne rouge” pour Agnès Firmin-Le Bodo (Horizons), pour qui l’auto-administration est une façon de vérifier la “volonté libre et éclairée (du patient) jusqu’au bout”. Un tel changement mettrait selon elle “en péril le vote du texte”. Le député RN Théo Bernhardt avait lui aussi dit dans l’hémicycle qu’il ne pourrait alors plus “voter pour”. – Adopté définitivement avant l’été? -M. Falorni modère toutefois les inquiétudes, estimant que les “secondes délibérations n’auront pas un impact fondamental”. Les députés devront également à nouveau voter sur l’ajout, souhaité par le gouvernement, d’une précision indiquant qu’une “souffrance psychologique seule” ne peut permettre de bénéficier de l’aide à mourir.”Superfétatoire”, estime M. Falorni. Une dépression ne pourra par exemple jamais permettre d’accéder à une aide à mourir, vu les critères cumulatifs à remplir pour y être éligible, a-t-il dit à l’AFP.Mis à part ces points en suspens, le texte n’a que peu évolué.Les députés ont validé les critères d’éligibilité, la procédure collégiale d’instruction de la demande, et la clause de conscience pour les soignants.Certains ont tenté, en vain, de remplacer le terme d’aide à mourir par ceux de suicide assisté et d’euthanasie, ou de supprimer le délit d’entrave prévu. Un délit d’incitation a été toutefois ajouté au texte.Son parcours législatif est encore loin d’être fini. Il doit retourner en avril au Sénat, qui l’avait rejeté en bloc en première lecture. Le gouvernement devra ensuite vraisemblablement donner le dernier mot à l’Assemblée.Ce qui supposerait une réunion pour tenter de concilier sénateurs et députés, et, après un probable échec, un nouvel examen dans chaque chambre, puis une lecture définitive à l’Assemblée.Pour M. Falorni, “le texte peut être définitivement voté avant l’été”, même si certains trouvent ce calendrier serré. Il a ajouté souhaiter qu'”il puisse être applicable au 1er janvier 2027″, après la publication des décrets nécessaires.

Les députés s’apprêtent à de nouveau voter sur l’aide à mourir

L’Assemblée nationale va de nouveau se prononcer mercredi après-midi sur la création d’un droit à l’aide à mourir, réforme sociétale majeure débattue depuis plusieurs années, et qui avait été largement adoptée en première lecture, mais sur laquelle subsistent des points de friction.Le suspense sur le nombre de députés qui soutiendront le texte est bien là, à cause de certaines modifications pendant son examen. Certains points clivants feront l’objet d’un nouveau vote mercredi, avant celui sur l’ensemble du texte, et pourraient faire basculer certains élus.Les scrutins, prévus à partir de 15H00, ont dû être repoussés d’une journée pour terminer l’examen des quelque 2.000 amendements, qui aura duré plus d’une semaine. La proposition de loi doit ensuite repartir au Sénat.”J’espère que, cet après-midi, l’Assemblée nationale montrera qu’elle est la France, parce que la France, elle exprime depuis des années (…) qu’elle souhaite ce droit”, a déclaré l’auteur du texte, Olivier Falorni (groupe MoDem), lors d’une conférence de presse à quelques heures du vote.”Ce texte ouvre une boîte de Pandore et ne pose pas les limites suffisantes pour prémunir la société des dérives”, a au contraire estimé Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, exprimant une position personnelle.Les députés adopteront d’abord un premier texte sur le développement des soins palliatifs, consensuel, qui prévoit notamment la création de “maisons d’accompagnement”, intermédiaires entre le domicile et l’hôpital.Le “droit opposable” à disposer de soins palliatifs a toutefois été supprimé, ses contempteurs invoquant des risques de contentieux qu’il entraînerait.- Mode d’administration -L’Assemblée enchaînera ensuite avec le texte sur l’aide à mourir, adopté une première fois en mai par 305 voix contre 199.Ils n’auront toujours pas de consigne de vote de leur groupe, sur un sujet jugé plus intime que politique. Ainsi le député RN Jean-Philippe Tanguy, proche de Marine Le Pen, a expliqué qu’il voterait pour alors que la cheffe du groupe y est opposée.Mais avant le vote solennel, l’Assemblée devra trancher deux points précis.Source de la principale incertitude: la seconde délibération réclamée sur le mode d’administration de la substance létale qu’un patient pourra demander pour mettre fin à sa vie.Initialement le texte prévoyait que le malade s’administre lui-même le produit, sauf s’il n’était “physiquement pas en mesure” de le faire, auquel cas un médecin ou un infirmier s’en chargerait.Mais plusieurs amendements ont été adoptés, parfois sur un fil, pour que l’administration par un soignant ne soit plus l’exception, et puisse être librement choisie. Dans un communiqué le conseil national de l’Ordre des médecins a exprimé sa “très vive préoccupation”.C’est aussi une “ligne rouge” pour Agnès Firmin-Le Bodo (Horizons), pour qui l’auto-administration est une façon de vérifier la “volonté libre et éclairée (du patient) jusqu’au bout”. Un tel changement mettrait selon elle “en péril le vote du texte”. Le député RN Théo Bernhardt avait lui aussi dit dans l’hémicycle qu’il ne pourrait alors plus “voter pour”. – Adopté définitivement avant l’été? -M. Falorni modère toutefois les inquiétudes, estimant que les “secondes délibérations n’auront pas un impact fondamental”. Les députés devront également à nouveau voter sur l’ajout, souhaité par le gouvernement, d’une précision indiquant qu’une “souffrance psychologique seule” ne peut permettre de bénéficier de l’aide à mourir.”Superfétatoire”, estime M. Falorni. Une dépression ne pourra par exemple jamais permettre d’accéder à une aide à mourir, vu les critères cumulatifs à remplir pour y être éligible, a-t-il dit à l’AFP.Mis à part ces points en suspens, le texte n’a que peu évolué.Les députés ont validé les critères d’éligibilité, la procédure collégiale d’instruction de la demande, et la clause de conscience pour les soignants.Certains ont tenté, en vain, de remplacer le terme d’aide à mourir par ceux de suicide assisté et d’euthanasie, ou de supprimer le délit d’entrave prévu. Un délit d’incitation a été toutefois ajouté au texte.Son parcours législatif est encore loin d’être fini. Il doit retourner en avril au Sénat, qui l’avait rejeté en bloc en première lecture. Le gouvernement devra ensuite vraisemblablement donner le dernier mot à l’Assemblée.Ce qui supposerait une réunion pour tenter de concilier sénateurs et députés, et, après un probable échec, un nouvel examen dans chaque chambre, puis une lecture définitive à l’Assemblée.Pour M. Falorni, “le texte peut être définitivement voté avant l’été”, même si certains trouvent ce calendrier serré. Il a ajouté souhaiter qu'”il puisse être applicable au 1er janvier 2027″, après la publication des décrets nécessaires.

Funding gaps threaten lives of 1.9 mn displaced in South Sudan: UNWed, 25 Feb 2026 12:58:23 GMT

The lives of more than 1.9 million displaced people in South Sudan are being put at risk due to aid funding shortages, the UN’s migration agency said Wednesday.The International Organization for Migration (IOM) said humanitarian needs were dramatically outstripping resources in one of the world’s most displacement-affected countries.”Critical funding shortfalls are putting the lives of …

Funding gaps threaten lives of 1.9 mn displaced in South Sudan: UNWed, 25 Feb 2026 12:58:23 GMT Read More »

Changement climatique: les manchots empereurs menacés aussi pendant leur mue, alertent des chercheurs

Déjà vulnérables pendant leur période de reproduction, les manchots empereurs sont aussi menacés lors de leur mue annuelle par le changement climatique qui les contraint à se réfugier dans des zones de banquise antarctique de plus en plus réduites, ont indiqué des chercheurs mercredi.Ces oiseaux, incapables de voler, renouvellent chaque année l’intégralité de leur plumage …

Changement climatique: les manchots empereurs menacés aussi pendant leur mue, alertent des chercheurs Read More »

Merz plaide pour une relation plus “juste” avec la Chine

Le chancelier Friedrich Merz a plaidé mercredi pour une coopération renforcée mais plus “juste” avec la Chine, au premier jour d’une visite chez le principal partenaire commercial de l’Allemagne, de plus en plus perçu dans son pays comme un dangereux concurrent pour le “Made in Germany”.M. Merz, arrivé à la tête d’une importante délégation de chefs d’entreprise, a appelé de ses voeux, au cours de ses entretiens avec le Premier ministre Li Qiang puis le président Xi Jinping, une discussion ouverte sur les sujets de désaccord cités avant son voyage.Ils sont multiples : déséquilibre croissant des échanges en faveur de la Chine, distorsion de concurrence, restrictions d’accès aux marchés et sécurité des approvisionnements en terres rares sur lesquelles la Chine a la haute main, subventions de l’Etat aux entreprises chinoises, taux de change de la monnaie chinoise…”Il y a des défis”, mais “le cadre dans lequel nous évoluons est remarquablement bon”, a assuré M. Merz à l’occasion de ses entretiens avec le président Xi. M. Xi, qui reçoit les dirigeants étrangers les uns après les autres depuis quelques mois, a aussi affirmé son souhait de “nouvelles avancées” dans la relation.”Plus le monde est troublé et compliqué, plus il est important que la Chine et l’Allemagne renforcent leur communication stratégique”, a-t-il souligné.- “Incontournable” -M. Merz effectue pendant un peu moins de deux jours sa première visite en Chine depuis sa prise de fonctions en 2025. Après les dirigeants français, canadien ou britannique, il est le dernier en date à effectuer le déplacement de Pékin, à un moment où le président américain Donald Trump bouscule l’ordre établi, à coups de droits de douane et de remise en question des anciennes alliances.”La Chine est devenue incontournable pour tout le monde”, a dit M. Merz avant son départ mardi.Une source gouvernementale allemande a minimisé les espoirs d’annonces spectaculaires. Elle a souligné qu’il s’agissait d’un premier séjour pour le chancelier et qu’il ne s’agissait pas de “donner l’impression que nous entrons dans un nouveau printemps des relations germano‑chinoises”.Mais elle a assuré que la délégation avait reçu “quelques engagements” jugés sérieux et elle a fait miroiter “des choses tangibles” de la part de la Chine “dans un avenir proche”.Devant ses interlocuteurs, le président Xi présente invariablement son pays comme un partenaire fiable et constant et un champion du multilatéralisme et du libre-échange avec lequel leur pays a tout intérêt à traiter. La Chine a elle-même livré une âpre bataille commerciale et diplomatique aux Etats-Unis sous Donald Trump, qui est annoncé à Pékin fin mars.La première économie européenne, très dépendante des exportations, a subi ces derniers mois les effets de ces tensions globales. Elle pâtit aussi de la pression grandissante de la concurrence chinoise : en Chine même, où l’industrie allemande écoule de longue date sa production, mais aussi ailleurs dans le monde, jusqu’en Allemagne, y compris dans les secteurs de l’automobile et de la haute technologie.- Véhicules autonomes -Comme ses partenaires de l’Union européenne, l’Allemagne s’alarme de la poussée des véhicules électriques chinois et du déversement en Europe des excédents de production chinois.”Nous avons des préoccupations très précises en ce qui concerne notre coopération, que nous souhaitons améliorer et rendre plus juste”, a dit M. Merz au Premier ministre chinois.M. Merz entend poursuivre avec la Chine une politique de diminution des risques et des dépendances sans pour autant rechercher un  “découplage” qui se retournerait contre l’Allemagne.Les entrepreneurs qui l’accompagnent, comme les patrons de Volkswagen, BMW et Mercedes, entendent “saisir les nouvelles opportunités offertes par nos relations économiques”, a-t-il dit.M. Merz assistera jeudi à la présentation de véhicules autonomes par le constructeur Mercedes. Il se rendra ensuite à Hangzhou, pôle technologique, pour visiter le groupe de robotique Unitree et l’énergéticien Siemens Energy.M. Merz avait dit avant son départ vouloir évoquer la guerre en Ukraine, en comptant sur les bonnes relations de Pékin avec Moscou.Le président Xi lui a cependant opposé la position de principe de son pays préconisant le “dialogue et la négociation” en prenant en compte “les inquiétudes légitimes de toutes les parties”, a rapporté l’agence Chine nouvelle.