Plus de 1.160 morts en Asie après des inondations dévastatrices

Secouristes et militaires s’activent lundi pour déblayer les routes et porter assistance aux populations du Sri Lanka et d’Indonésie, touchés par des inondations qui ont causé plus de 1.160 morts et plusieurs centaines de disparus dans quatre pays d’Asie ces derniers jours.Un cyclone au Sri Lanka et une tempête exceptionnelle en Thaïlande, en Malaisie et en Indonésie, en particulier sur la grande île de Sumatra, ont provoqué des pluies torrentielle dans la région, déjà en pleine période de mousson. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé le déploiement d’équipes d’intervention rapide et de matériel essentiel dans la région.Cet événement est “un rappel supplémentaire de la façon dont le changement climatique engendre des phénomènes météorologiques plus fréquents et plus extrêmes, aux conséquences désastreuses”, a déclaré à la presse à Genève le directeur général de l’agence onusienne, Tedros Adhanom Ghebreyesus.A Sumatra, le bilan des inondations s’est encore alourdi lundi, passant à 593 morts et 470 disparus, a annoncé l’agence de gestion des catastrophes.”L’eau m’arrivait jusqu’au cou”, témoigne auprès de l’AFP Misbahul Munir, 28 ans, habitant d’Aceh Nord, à la pointe nord de Sumatra, surpris par la montée des eaux alors qu’il était au volant de sa voiture. – Pression sur le président indonésien -Dans sa maison, “l’eau monte à environ deux mètres. Tous les meubles sont abîmés”. “Je n’ai plus que les vêtements que je porte”, ajoute-t-il avant de fondre en larmes.Pour les habitants réfugiés dans les centres d’accueil, “les conditions sont préoccupantes. Il y a des femmes enceintes et des jeunes enfants”, explique-t-il, ajoutant qu'”il n’y a plus d’électricité”. Arrivé lundi matin dans le nord de l’île de Sumatra, le président indonésien Prabowo Subianto a annoncé que “la priorité du gouvernement était désormais d’envoyer immédiatement l’aide nécessaire”. Il a annoncé le déploiement d’avions et hélicoptères pour les opérations de secours, en plus des trois navires militaires déjà dépêchés dans les zones les plus touchées, où de nombreuses routes restent impraticables, en raison de la boue et des débris. Le président subit une pression croissante pour déclarer l’état d’urgence nationale face à la catastrophe naturelle la plus meurtrière du pays depuis le tremblement de terre et le tsunami qui ont fait plus de 2.000 morts aux Célèbes en 2018.Contrairement à son homologue sri-lankais, le dirigeant indonésien n’a pas lancé d’appel à l’aide internationale. – Appel de Modi au président sri-lankais -Dimanche, la pluie avait cessé sur l’ensemble du Sri Lanka, quand les autorités se sont lancées dans une opération de secours de grande envergure.Le gouvernement sri-lankais a utilisé des hélicoptères militaires pour secourir les personnes bloquées par les inondations et les glissements de terrain provoqués par le cyclone Ditwah. L’un d’eux s’est écrasé dimanche soir au nord de Colombo.Au moins 390 personnes ont été tuées, et 352 autres sont toujours portées disparues, selon un bilan actualisé lundi des autorités srilankaises.Le président Anura Kumara Dissanayake, qui a déclaré l’état d’urgence, s’est engagé à reconstruire les zones dévastées après la catastrophe “la plus importante de notre histoire”, a-t-il déclaré samedi dans un discours.Il a reçu lundi un appel téléphonique du Premier ministre indien Narendra Modi, qui l’a assuré du soutien continu de New Delhi aux efforts de secours et de reconstruction, ont indiqué des responsables indiens.”Ma maison est totalement inondée, je ne sais pas où aller, mais j’espère trouver un abri sûr où emmener ma famille”, dit à l’AFP Selvi, 46 ans, une habitante de la banlieue de Colombo transportant quatre sacs d’affaires.Les pertes et les dégâts sont les plus importants au Sri Lanka depuis le tsunami dévastateur de 2004.- Colère en Thaïlande -Une grande partie de l’Asie est actuellement en pleine saison de la mousson, avec de fortes pluies provoquant parfois des glissements de terrain et des crues soudaines.Or le changement climatique affecte les régimes de tempêtes, y compris la durée et l’intensité de ces précipitations, plus abondantes, avec des crues soudaines et des rafales de vent plus fortes.Ces pluies torrentielles sont responsables d’au moins 176 décès dans le sud de la Thaïlande, avec l’une des inondations les plus meurtrières que le pays ait connues depuis dix ans. Le gouvernement a mis en place des mesures d’aide, mais les critiques de la population à l’égard de la gestion de la catastrophe se multiplient, et deux responsables locaux ont été suspendus pour des manquements présumés.De l’autre côté de la frontière, en Malaisie, où de fortes pluies ont également inondé de vastes étendues de terre dans l’État de Perlis, deux personnes ont trouvé la mort.burs-sah/tc/ebe-ega/pt/vgu/pcl/ial/thm

Plus de 1.160 morts en Asie après des inondations dévastatrices

Secouristes et militaires s’activent lundi pour déblayer les routes et porter assistance aux populations du Sri Lanka et d’Indonésie, touchés par des inondations qui ont causé plus de 1.160 morts et plusieurs centaines de disparus dans quatre pays d’Asie ces derniers jours.Un cyclone au Sri Lanka et une tempête exceptionnelle en Thaïlande, en Malaisie et en Indonésie, en particulier sur la grande île de Sumatra, ont provoqué des pluies torrentielle dans la région, déjà en pleine période de mousson. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé le déploiement d’équipes d’intervention rapide et de matériel essentiel dans la région.Cet événement est “un rappel supplémentaire de la façon dont le changement climatique engendre des phénomènes météorologiques plus fréquents et plus extrêmes, aux conséquences désastreuses”, a déclaré à la presse à Genève le directeur général de l’agence onusienne, Tedros Adhanom Ghebreyesus.A Sumatra, le bilan des inondations s’est encore alourdi lundi, passant à 593 morts et 470 disparus, a annoncé l’agence de gestion des catastrophes.”L’eau m’arrivait jusqu’au cou”, témoigne auprès de l’AFP Misbahul Munir, 28 ans, habitant d’Aceh Nord, à la pointe nord de Sumatra, surpris par la montée des eaux alors qu’il était au volant de sa voiture. – Pression sur le président indonésien -Dans sa maison, “l’eau monte à environ deux mètres. Tous les meubles sont abîmés”. “Je n’ai plus que les vêtements que je porte”, ajoute-t-il avant de fondre en larmes.Pour les habitants réfugiés dans les centres d’accueil, “les conditions sont préoccupantes. Il y a des femmes enceintes et des jeunes enfants”, explique-t-il, ajoutant qu'”il n’y a plus d’électricité”. Arrivé lundi matin dans le nord de l’île de Sumatra, le président indonésien Prabowo Subianto a annoncé que “la priorité du gouvernement était désormais d’envoyer immédiatement l’aide nécessaire”. Il a annoncé le déploiement d’avions et hélicoptères pour les opérations de secours, en plus des trois navires militaires déjà dépêchés dans les zones les plus touchées, où de nombreuses routes restent impraticables, en raison de la boue et des débris. Le président subit une pression croissante pour déclarer l’état d’urgence nationale face à la catastrophe naturelle la plus meurtrière du pays depuis le tremblement de terre et le tsunami qui ont fait plus de 2.000 morts aux Célèbes en 2018.Contrairement à son homologue sri-lankais, le dirigeant indonésien n’a pas lancé d’appel à l’aide internationale. – Appel de Modi au président sri-lankais -Dimanche, la pluie avait cessé sur l’ensemble du Sri Lanka, quand les autorités se sont lancées dans une opération de secours de grande envergure.Le gouvernement sri-lankais a utilisé des hélicoptères militaires pour secourir les personnes bloquées par les inondations et les glissements de terrain provoqués par le cyclone Ditwah. L’un d’eux s’est écrasé dimanche soir au nord de Colombo.Au moins 390 personnes ont été tuées, et 352 autres sont toujours portées disparues, selon un bilan actualisé lundi des autorités srilankaises.Le président Anura Kumara Dissanayake, qui a déclaré l’état d’urgence, s’est engagé à reconstruire les zones dévastées après la catastrophe “la plus importante de notre histoire”, a-t-il déclaré samedi dans un discours.Il a reçu lundi un appel téléphonique du Premier ministre indien Narendra Modi, qui l’a assuré du soutien continu de New Delhi aux efforts de secours et de reconstruction, ont indiqué des responsables indiens.”Ma maison est totalement inondée, je ne sais pas où aller, mais j’espère trouver un abri sûr où emmener ma famille”, dit à l’AFP Selvi, 46 ans, une habitante de la banlieue de Colombo transportant quatre sacs d’affaires.Les pertes et les dégâts sont les plus importants au Sri Lanka depuis le tsunami dévastateur de 2004.- Colère en Thaïlande -Une grande partie de l’Asie est actuellement en pleine saison de la mousson, avec de fortes pluies provoquant parfois des glissements de terrain et des crues soudaines.Or le changement climatique affecte les régimes de tempêtes, y compris la durée et l’intensité de ces précipitations, plus abondantes, avec des crues soudaines et des rafales de vent plus fortes.Ces pluies torrentielles sont responsables d’au moins 176 décès dans le sud de la Thaïlande, avec l’une des inondations les plus meurtrières que le pays ait connues depuis dix ans. Le gouvernement a mis en place des mesures d’aide, mais les critiques de la population à l’égard de la gestion de la catastrophe se multiplient, et deux responsables locaux ont été suspendus pour des manquements présumés.De l’autre côté de la frontière, en Malaisie, où de fortes pluies ont également inondé de vastes étendues de terre dans l’État de Perlis, deux personnes ont trouvé la mort.burs-sah/tc/ebe-ega/pt/vgu/pcl/ial/thm

Asia floods death toll tops 1,160 as troops aid survivors

The toll in deadly flooding and landslides across parts of Asia climbed past 1,160 on Monday as hardest-hit Sri Lanka and Indonesia deployed military personnel to help survivors.Separate weather systems brought torrential, extended rainfall to the island of Sri Lanka and large parts of Indonesia’s Sumatra, southern Thailand and northern Malaysia last week.Much of the region is currently in its monsoon season but climate change is producing more extreme rain events and turbocharging storms.The World Health Organization said it was deploying rapid response teams and critical supplies to the region.The UN agency’s chief Tedros Adhanom Ghebreyesus told reporters in Geneva that it was “another reminder of how climate change is driving more frequent and more extreme weather events, with disastrous effects”.The relentless rains left residents clinging to rooftops awaiting rescue by boat or helicopter, and cut entire villages off from assistance.Arriving in North Sumatra on Monday, Indonesian President Prabowo Subianto said “the worst has passed, hopefully”.The government’s “priority now is how to immediately send the necessary aid”, with particular focus on several cut-off areas, he added.Prabowo is under increasing pressure to declare a national emergency in response to flooding and landslides that have killed at least 593 people, with nearly 470 still missing.Unlike his Sri Lankan counterpart, Prabowo has also avoided publicly calling for international assistance.The toll is the deadliest in a natural disaster in Indonesia since a massive 2018 earthquake and subsequent tsunami killed more than 2,000 people in Sulawesi.The government has sent three warships carrying aid and two hospital ships to some of the worst-hit areas, where many roads remain impassable.In North Aceh, 28-year-old Misbahul Munir described walking through water that reached his neck to get back to his parents.”Everything in the house was destroyed because it was submerged,” he told AFP.”I have only the clothes I am wearing,” he said in tears.”In other places, there were a lot of people who died. We are grateful that we are healthy.”- ‘Everything went under’ -In Sri Lanka, the government called for international aid and used military helicopters to reach people stranded by flooding and landslides triggered by Cyclone Ditwah.At least 390 people have been killed, Sri Lankan officials said on Monday, with another 352 still missing.Floodwaters in the capital Colombo peaked overnight.Now that the rain has stopped, there were hopes that waters would begin receding. Some shops and offices have reopened.The floodwaters came as a surprise to some around Colombo.”Every year we experience minor floods, but this is something else,” delivery driver Dinusha Sanjaya, 37, told AFP.”It is not just the amount of water, but how quickly everything went under.”Officials said the extent of the damage in the worst-affected central region was only just being revealed as relief workers cleared roads blocked by fallen trees and mudslides.President Anura Kumara Dissanayake has declared a state of emergency to deal with what he called the “most challenging natural disaster in our history”.The Sri Lankan president received a phone call from India’s Prime Minister Narendra Modi on Monday to assure him of New Delhi’s continued support for relief and recovery efforts, Indian officials said.The losses and damage are the worst in Sri Lanka since the devastating 2004 tsunami that killed around 31,000 people there and left more than a million homeless.- Anger in Thailand -By Sunday afternoon, rain had subsided across Sri Lanka but low-lying areas of the capital were flooded and authorities were bracing for a major relief operation.Military helicopters have been deployed to airlift stranded residents and to deliver food. One crashed just north of Colombo on Sunday, killing the pilot.The annual monsoon season often brings heavy rain, triggering landslides and flash floods.But the flooding that hit Indonesia, Thailand and Malaysia was also exacerbated by a rare tropical storm that dumped heavy rain on Sumatra island in particular.The waves of rain caused flooding that killed at least 176 people in southern Thailand, authorities said Monday, one of the deadliest flood incidents in the country in a decade.The government has rolled out relief measures, but there has been growing public criticism of the flood response, and two local officials have been suspended over their alleged failures.Across the border in Malaysia, where heavy rains also inundated large stretches of land in Perlis state, two people were killed.burs-sah-abh/aj/ksb

Au Liban, le pape appelle les chefs religieux à combattre l’intolérance

Léon XIV a appelé lundi les chefs des différentes communautés religieuses libanaises, réunis à l’occasion de sa visite, à combattre l’intolérance et la violence dans le pays multiconfessionnel qui l’a accueilli avec ferveur. Au deuxième jour de son déplacement, le pape américain a été acclamé par des milliers de fidèles qui ont attendu pendant des heures sous la pluie battante pour l’apercevoir lors de ses déplacements.Certains poussent des youyous, d’autres lancent du riz en signe de bienvenue, au passage de la papamobile. Cette visite “nous a rendu le sourire (..) après toutes les difficultés que nous avons traversées”, dit à l’AFP Yasmine Chidiac.Moment fort de la journée, une rencontre interreligieuse s’est tenue dans une immense “tente de la paix” érigée pour l’occasion sur la place des Martyrs au centre de Beyrouth, un espace emblématique symbole de mémoire nationale.”Vous êtes appelés à être des artisans de paix: à affronter l’intolérance, à surmonter la violence et à bannir l’exclusion”, a déclaré le pape dans ce pays profondément divisé.Tour à tour, les représentants des douze communautés chrétiennes et quatre musulmanes se sont succédé pour souligner l’importance du vivre ensemble au Liban, qui a connu une longue guerre civile (1975-1990).- “Un espoir pour le Liban” -Auparavant, le pape s’était rendu au monastère de Annaya, au nord de Beyrouth, où il s’était recueilli sur la tombe de Saint Charbel Makhlouf (1828-1898). Ce moine-ermite maronite, canonisé en 1977, est très populaire chez des Libanais de toutes les communautés dont beaucoup croient en ses miracles.”Tout le monde va à Rome pour voir le pape, mais il est venu chez nous, et c’est la plus grande bénédiction (..) et un espoir pour le Liban”, confie Thérèse Darouni, 65 ans.La visite papale suscite un vif enthousiasme au Liban, au moment où le pays craint un retour de la guerre avec Israël.En dépit d’un cessez-le-feu intervenu il y a un an entre le Hezbollah pro-iranien et le pays voisin, l’armée israélienne a intensifié ces dernières semaines ses frappes au Liban.Les autorités ont proclamé deux jours fériés à l’occasion de la venue de Léon XIV, troisième pape à se rendre en visite officielle au Liban, après Jean-Paul II en 1997 et Benoît XVI en 2012.Le souverain pontife s’est également rendu au sanctuaire de Harissa, au pied de la statue de Notre-Dame du Liban qui surplombe la baie de Jounieh, sur la Méditerranée.Il s’y est offert un bain de foule parmi des centaines d’évêques, prêtres et religieux, dans une nuée de smartphones et de “Viva il Papa”.Dans son discours prononcé en français, Léon XIV a invité les Libanais à “continuer à espérer”, “même lorsque le bruit des armes gronde aux alentours et que les exigences de la vie quotidienne deviennent un défi”.”Nous avons vécu près de deux ans et demi de guerre, mais jamais sans espoir”, confie à l’AFP le père Tony Elias, 43 ans, prêtre maronite du village de Rmeich, tout proche de la frontière israélienne.Le pape “porte en lui un véritable message de paix (..) Le Liban est las, il ne peut plus supporter 50 ans de guerre, et il aspire à la paix”, ajoute le prêtre, qui porte un foulard blanc frappé des drapeaux du Vatican et du Liban.- “Nous devons nous unir” -“Au moment où nous sommes confrontés à de nombreux problèmes économiques, sociaux et politiques, nous avons besoin d’espoir”, renchérit Elias Abou Nasr Chaalan, 44 ans.”Nous devons nous unir en tant que Libanais, comme le pape a réuni les responsables et les chefs religieux lors de son arrivée, car c’est en restant unis que nous pouvons surmonter toutes les difficultés”, ajoute ce père de deux enfants.Le Liban est la seconde étape du premier déplacement international de Léon XIV, après une visite en Turquie marquée par le dialogue pour l’unité des chrétiens.Il devait encore rencontrer des jeunes en début de soirée au patriarcat de Bkerké (nord).

South Africa coach Broos picks 17 local stars for AFCONMon, 01 Dec 2025 16:30:30 GMT

South Africa coach Hugo Broos on Monday included 17 local-based players in his squad for the 2025 Africa Cup of Nations (AFCON) from December 21 in Morocco.    Most of the 24 contenders will rely heavily on footballers based in Europe, with former champions Senegal unlikely to include any from their domestic league.The 73-year-old Belgian tactician …

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Turbulences chez Airbus: l’A320 confronté à un nouveau défaut après le logiciel vulnérable

L’A320, avion vedette d’Airbus, traverse des turbulences: après un rappel massif pour remplacer un logiciel vulnérable, le constructeur européen a reconnu lundi des “problèmes de qualité” sur des panneaux de fuselage, assurant que l’incident était “circonscrit”.Ces ennuis ont fait dévisser en bourse le géant européen de l’aéronautique. Airbus “est en train d’inspecter tous les avions potentiellement affectés, tout en sachant que seule une partie d’entre eux devra faire l’objet de mesures supplémentaires”, a déclaré une porte-parole de l’industriel européen à l’AFP, confirmant des informations de presse.”La source du problème a été identifiée, circonscrite et tous les panneaux récemment produits sont conformes au cahier des charges”, a ajouté Airbus, en soulignant que les pièces métalliques concernées étaient en “nombre limité”.Plus tôt lundi, ces informations ont provoqué une chute brutale du cours d’Airbus, le titre de l’avionneur perdant jusqu’à plus de 10% à la Bourse de Paris, avant de réduire ses pertes.Vers 17H00 heure de Paris, le titre reculait de 5,55% à 193,10 euros, dans un indice CAC 40 en légère baisse.- Episode “préoccupant” -La révélation de ce problème technique intervient trois jours après qu’Airbus a lancé un rappel concernant 6.000 A320 pour remplacer de toute urgence un logiciel de commande vulnérable aux radiations solaires.Il s’agit d’un calculateur profondeur-ailerons (ELAC) fabriqué par Thales. Ce fournisseur d’Airbus avait affirmé auprès de l’AFP qu’il n’était pas responsable du problème.Cette mesure a été prise à la suite d’un incident fin octobre aux Etats-Unis : un vol de la compagnie américaine JetBlue reliant Cancun, au Mexique, à Newark, près de New York, avait dû se poser en urgence à Tampa, en Floride, après avoir brutalement piqué vers le bas.Airbus, qui avait exhorté vendredi ses clients à “arrêter immédiatement les vols” d’environ 6.000 appareils concernés, a toutefois pu rapidement intervenir sur des milliers d’aéronefs vendredi et samedi, atténuant les craintes de perturbations de grande ampleur sur le trafic mondial.Lundi matin, Airbus a indiqué que moins de 100 appareils A320 restaient immobilisés et qu’il travaillait avec les compagnies aériennes “pour s’assurer qu’ils peuvent être remis en service”.”Cette mise à jour est positive pour les investisseurs, car le nombre d’avions nécessitant une mise à jour matérielle plus longue semble être beaucoup plus faible que ce que l’on craignait initialement”, a réagi RBC Capital Markets dans une note d’analyse. Une source avait indiqué vendredi à l’AFP que le remplacement du matériel informatique pourrait prendre “des semaines” pour 1.000 avions. L’annonce de lundi “a réduit le risque d’impact financier potentiel pour les clients des compagnies aériennes”, selon RBC.Les pilotes d’Air France ont de leur côté tiré la sonnette d’alarme en qualifiant cet épisode de “préoccupant”.”Il a fallu près d’un mois après un incident grave sur un A320 de la compagnie JetBlue pour que le constructeur émette une alerte mondiale révélant un risque jusque-là passé sous silence. Ce délai de 29 jours est excessif, s’agissant de sécurité aérienne”, écrit le syndicat des pilotes d’Air France (SPAF) dans un communiqué. Ils rappellent que “des centaines d’avions de la famille A320 ont été contraints d’interrompre leurs opérations: annulations de départs, demi-tours en vol et retours à la base sans passager” avant qu’Airbus n’exclue “un peu tard, une bonne partie des appareils”. “Le SPAF déplore ces atermoiements inacceptables et appelle Airbus à une transparence totale et immédiate dès lors que la sécurité des vols est en jeu”, soulignent-t-il. L’A320, dans ses nombreuses variantes, est l’appareil commercial civil le plus vendu au monde. Entré en exploitation en 1988, il avait été livré fin septembre à 12.257 exemplaires.Airbus n’a pour l’instant communiqué aucun changement dans ses prévisions pour l’année 2025. Pour les analystes de Deutsche Bank, cela suggère que “les conséquences du récent problème logiciel sont soit encore en cours d’évaluation, soit contenues”.RBC estime pour sa part que l’objectif de livraison de 820 avions en 2025 “reste à risque”.

Pope urges Lebanon’s religious leaders to fight intolerance

Pope Leo XIV and leaders from Lebanon’s religious communities met in a show of unity on Monday, with the pontiff urging them to combat intolerance on day two of his visit.Lebanese have joyfully welcomed the American pontiff, turning out in their thousands to his public appearances and lining streets where his motorcade has passed, waving Vatican flags and sometimes ululating or throwing rice in celebration despite intermittent rain.”You are called to be builders of peace: to confront intolerance, overcome violence, and banish exclusion, illuminating the path toward justice,” Pope Leo told 16 leaders from Lebanon’s 18 officially recognised religious denominations.”In an age when coexistence can seem like a distant dream, the people of Lebanon, while embracing different religions, stand as a powerful reminder that fear, distrust and prejudice do not have the final word, and that unity, reconciliation, and peace are possible,” he added.The event in a marquee in Beirut’s Martyrs’ Square near several mosques and churches included a reading from the Koran and remarks by leaders from Orthodox churches and the Sunni, Shiite, Druze and Alawite communities, who also emphasised the importance of coexistence.While long hailed as a model of tolerance, Lebanon was devastated by a 1975-1990 civil war along sectarian lines and is still plagued by deep rifts.Leo arrived from Turkey on Sunday on his inaugural visit abroad as pontiff and brought a message of hope, particularly to young people in Lebanon whose faith in their crisis-hit country has dwindled.- ‘Never without hope’ -“For the world, we ask for peace. We especially implore it for Lebanon and for the entire Levant,” Leo said earlier Monday from a monastery in Annaya hosting the tomb of Saint Charbel, who enjoys broad popularity in Lebanon beyond the Christian community.The pontiff then visited Harissa, where a giant statue of Our Lady of Lebanon overlooks the Mediterranean from a plunging hilltop. The site also draws visitors of all faiths. A packed gathering of bishops, other religious figures and pastoral workers in Harissa’s towering basilica erupted into cheers and applause as the pontiff entered, shaking hands with people including priests and nuns, some of whom kissed his hand.Prayer “gives us the strength to continue to hope and work, even when surrounded by the sound of weapons and when the very necessities of daily life become a challenge”, the pontiff told the event after hearing testimonies from participants.”It is necessary, even among the rubble of a world that has its own painful failures”, to offer young people “concrete and viable prospects for rebirth and future growth,” he added.Many Lebanese, particularly young people, left the country after a crushing economic crisis, widely blamed on official corruption and mismanagement, began in 2019.Fears have grown in the country of a renewed war between Israel and Hezbollah despite a ceasefire in November 2024 that sought to end more than a year of hostilities.Israel has intensified strikes on Lebanon in recent weeks despite the truce, while the cash-strapped Lebanese government is under heavy US pressure to disarm the Iran-backed militants.- Youth meeting -Tony Elias, 43, a priest from the village of Rmeish along Lebanon’s border with Israel, said that “we have lived through nearly two and a half years of war, but have never been without hope.”Leo “has come to confirm that what we have gone through has not been in vain, and we believe that he brings a real message of peace — a living peace”, he told AFP.The pope is to meet young people at the patriarchate of Lebanon’s Maronite church in Bkerke, outside the capital.More than 10,000 people aged 16 to 35 have registered to attend, according to organisers, including more than 500 from abroad. “Everyone goes to Rome to see the pope, but he has come to us,” said housewife Therese Daraouni, 61, who had waited along the roadside to see Leo.”This is the greatest blessing, and the greatest grace and hope for Lebanon. I hope people unite for the sake of Lebanon and its people,” she told AFP.Yasmine Chidiac, who was hoping to catch sight of Leo, said the trip “has brought a smile back to our faces”.Authorities have proclaimed Monday and Tuesday official holidays, and ramped-up security measures include road closures and a ban on drone photography.