Micropolluants dans l’eau: jusqu’à un milliard d’euros à investir pour l’agglomération parisienne
Les investissements liés au traitement des micropolluants dans les eaux usées pourraient totaliser dans les 20 prochaines années jusqu’à un milliard d’euros pour l’agglomération parisienne, selon le Siaap, syndicat d’assainissement qui traite les eaux usées de plus de 9 millions de Franciliens.La nouvelle mouture de la directive européenne pour les eaux résiduaires urbaines, dite “Deru 2″, qui vise à renforcer la protection de l’environnement contre l’impact des rejets d’eaux usées des collectivités, est en cours de transposition au niveau des Etats : elle prévoit, pour les grandes agglomérations, l’élimination des micropolluants, ces substances indésirables détectables dans l’environnement à très faible concentration, généralement dues à l’activité humaine.”On estime entre 800 millions et 1 milliard d’euros qui devront être consacrés, (…) dans les 20 prochaines années, au traitement des micropolluants”, a déclaré François-Marie Didier, président du Siaap, lors d’une conférence de presse consacrée au plan d’investissement de la structure pour les dix prochaines années, dévoilé jeudi.Au total, 4,15 milliards d’euros d’investissements sont programmés entre 2024 et 2034 à l’échelle de l’agglomération, pour construire de nouvelles installations et maintenir et moderniser l’existant.Ce budget, voté en fin d’année dernière, n’intègre pas les surcoûts liés à la “Deru 2”, lesquels devront être discutés lors d’un conseil d’administration prévu au mois de novembre.Outre la lutte contre les micro-polluants, la nouvelle directive prévoit également l’élimination de l’azote et du phosphore d’ici 2039. Au total, le Siaap estime entre 1,5 et 2 milliards d’euros les investissements nécessaires pour se mettre en conformité avec ce texte, même si la lutte contre les micropolluants doit être financée à hauteur de 80% par les industriels selon le principe pollueur-payeur, selon le texte européen.Les entreprises des cosmétiques et des médicaments sont principalement pointées du doigt par Bruxelles.Enfin, Deru 2 prévoit l’obligation pour les stations d’épuration d’être autosuffisantes en énergie. Sur ce point, “très concrètement, je ne sais pas comment on fait”, assure François-Marie Didier, qui revendique pourtant le statut de “premier producteur de biogaz” de France, grâce à l’exploitation des boues d’épuration issues de ses usines.Dans tous les cas, la redevance de l’assainissement, “qui a déjà flambé ces dernières années (+45% en dix ans) et représente environ 40% de la facture d’eau, “continuera d’augmenter”, avertit M. Didier.
La “Grande muraille verte” de Chine: un pari écologique massif, mais à quel prix ?
Dorj, éleveur d’ethnie mongole, regrette le temps où ses bêtes paissaient librement dans les immenses steppes entourant un désert de dunes dans le nord de la Chine.Son troupeau, réduit à une vingtaine de moutons, est aujourd’hui confiné à un lopin clôturé autour de son habitation en briques. Ces terrains sont “trop petits”, dit l’homme d’une soixantaine d’années devant une yourte à l’abandon près du désert de Kubuqi, en Mongolie intérieure.L’interdiction du libre pâturage est une des mesures clés d’un projet colossal lancé par la Chine en 1978, surnommé la “Grande muraille verte”. Le plan visait à créer une ceinture végétale pour contenir les déserts et réduire les tempêtes de sable soufflant jusqu’à Pékin. Ses objectifs ont évolué pour inclure la création de terres cultivables sur des zones arides.Pékin veut en faire la vitrine de son engagement pour le climat. Le président Xi Jinping a énoncé l’extension de la couverture forestière parmi les engagements de son pays contre le changement climatique, en septembre à l’ONU.Autour et dans le désert de Kubuqi, la plantation de l’équivalent de 840.000 terrains de football de champs et de végétation a permis de créer des dizaines de milliers d’emplois dans l’agriculture et de réduire la pauvreté, saluait une agence onusienne dans un rapport en 2015.- “Montagnes d’or” -A l’ouest du Kubuqi, Bai Lei – d’ethnie Han, majoritaire en Chine -, tire sur un tubercule de cistanche enfoui dans le sable, un ingrédient prisé en médecine chinoise pour ses effets tonifiants.”Ici, tout n’était que désert”, explique-t-elle fièrement, montrant une zone de 300 hectares couverte de maïs et de tournesol.Son entreprise fait partie des dizaines à avoir suivi les incitations du gouvernement à cultiver la cistanche dans le comté.”La cistanche pousse sur les racines du saxaul (un arbuste adapté aux milieux arides), et contribue en retour à la stabilité du sol”, dit Madame Bai.Alentour, d’imposants panneaux affichent un slogan de Xi Jinping proclamant: “Les eaux claires et les montagnes verdoyantes sont des montagnes d’or et d’argent”.Mais ces transformations ont impacté les modes de vie traditionnels des éleveurs d’ethnie mongole. Les Mongols représentent environ 17% de la population de Mongolie intérieure.Pour protéger les jeunes pousses, le gouvernement a restreint drastiquement les zones de pâturage. Des patrouilles veillent au respect des règles.Les éleveurs paient les conséquences de dégradations dont ils ne sont pas responsables, dénonce auprès de l’AFP Enghebatu Togochog, militant d’ethnie mongole exilé aux Etats-Unis.- Contestation -Le projet a “forcé les éleveurs à quitter leurs terres et perturbé les pratiques durables qui maintenaient depuis des millénaires l’équilibre fragile des steppes”, dit-il.Le nomadisme a totalement disparu en Mongolie intérieure il y a dix ans, assure-t-il.Des chercheurs chinois ont reconnu dans un article paru en 2017 que la responsabilité du pâturage dans la désertification pourrait avoir été surestimée par rapport à d’autres facteurs: persistance de l’exploitation du charbon, agriculture intensive, changement climatique.Les entraves au pâturage ont provoqué des manifestations de bergers et des heurts conduisant à de nombreuses arrestations, selon des rapports d’ONG.L’entreprise de verdissement “vise en réalité à transformer complètement le paysage mongol”, y compris social, affirme M. Togochog; “les seuls véritables bénéficiaires sont l’Etat chinois et les entreprises”.Des journalistes de l’AFP ont été suivis par des voitures non identifiées pendant leur reportage, et des hommes se présentant comme des fonctionnaires locaux ont systématiquement tenté d’interrompre les interviews.Nombre d’interlocuteurs de l’AFP ont refusé de partager leur identité complète.- La tête haute -Ni l’entreprise Elion Resources Group, à la tête du programme de verdissement du Kubuqi, ni la municipalité locale d’Ordos n’ont répondu aux sollicitations.L’impact sur les modes de vie n’est pas la seule objection. Au niveau national, des articles scientifiques déplorent le choix de variétés de plantations non indigènes ou voraces en eau, avec un faible taux de survie, ainsi que l’absence de diversité des plants.”Une plante qui consomme trop d’eau peut appauvrir la nappe et entraîner une nouvelle dégradation”, note la jeune doctorante Zhang Yanping, au cours de prélèvements sur des peupliers et des pins plantés dans le sable du Kubuqi il y a plus de dix ans et visiblement fragiles.Plus globalement, la question de préserver les déserts est posée, dit Wang Shuai, universitaire géographe à Pékin. “Les déserts ont d’importantes fonctions écologiques, comme la conservation de l’eau et la biodiversité”, rappelle-t-il. Plutôt que de les faire disparaître, il suffirait d’en empêcher l’extension, dit-il.Devant une parcelle en cours de verdissement du Kubuqi, Monsieur Feng réfute les critiques. Cet ancien agriculteur d’ethnie Han s’est reconverti dans la location de quads dans un secteur qui attire les touristes. Il assure que le pâturage reste autorisé après la récolte et invoque les retombées favorable du verdissement.”Les ressources sont devenues plus abondantes et nos vies plus prospères”, dit-il.”On a pu relever la tête, fièrement”.
Egyptian, Congolese contenders vie for UNESCO top jobThu, 02 Oct 2025 06:35:49 GMT
An Egyptian ex-minister is the favourite to become head of the UN’s culture agency, but his Congolese rival says bets are still off before a key decision next week.The vote to replace outgoing French UNESCO director-general Audrey Azoulay after two four-year terms in office is not expected until November 6, during the body’s general assembly …
Egyptian, Congolese contenders vie for UNESCO top jobThu, 02 Oct 2025 06:35:49 GMT Read More »
Siraj on song as West Indies stumble to 90-5 in first India Test
Fast bowler Mohammed Siraj took three wickets to lead some inspired Indian bowling as West Indies stumbled to 90-5 at lunch on day one of the first Test on Thursday.A depleted West Indies won the toss at the world’s biggest cricket stadium in Ahmedabad but the Indian pace bowlers struck regular blows at the start of the two-match series.Skipper Roston Chase was batting on 22 when left-arm wrist spinner Kuldeep Yadav bowled Shai Hope for 26 to end a 48-run fifth-wicket stand. The umpires then called lunch.Siraj drew first blood when he got Tagenarine Chanderpaul caught behind down the leg side for a duck with wicketkeeper Dhruv Jurel taking a good catch.Jasprit Bumrah had opener John Campbell caught behind for eight.The decision was denied by the umpire but replays suggested the ball grazed the bat and India reviewed in their favour.Siraj kept up the attack as he bowled Brandon King for 13 when the batsman attempted to leave an incoming delivery from the in-form bowler.Siraj got one more wicket to return figures of 3-19 from his first spell of seven overs, and West Indies slipped to 42-4.The 31-year-old Siraj was India’s leading bowler with 23 wickets in the recent five-Test tour of England, which ended in a 2-2 draw.West Indies were swept 3-0 at home by Australia this year and were bowled out for 27 in the third match, the second-lowest score in Test history.They have been forced into late changes after injuries to pace bowlers Alzarri Joseph and Shamar Joseph, and are a pale shadow of the team that once dominated cricket.India are strongly tipped to sweep the series.
Addicts swap drug dens for support centre in AbidjanThu, 02 Oct 2025 06:06:02 GMT
In Ivory Coast’s biggest city Abidjan, vulnerable drug addicts say that discovering a secluded care and support centre in an upscale part of the city has helped them to turn around their lives. In recent years, the coastal west African nation has become a pivotal transit hub for the global heroin and cocaine trade, as well …
Addicts swap drug dens for support centre in AbidjanThu, 02 Oct 2025 06:06:02 GMT Read More »
Afropop icon Adekunle Gold embraces Nigerian roots with new albumThu, 02 Oct 2025 06:03:04 GMT
Nigerian singer Adekunle Gold returns to his roots on Friday with the release of his sixth album, “Fuji”, which he described as a tribute to the ancestral sounds of his home country.”That sound is the soundtrack of Lagos. It’s everywhere. That sound gave birth to Afrobeats and all the things that we hear right now,” …




