“Le journal d’un prisonnier”: Sarkozy va publier un livre sur ses trois semaines de détention

Moins de deux semaines après sa sortie de prison, Nicolas Sarkozy annonce vendredi la sortie le 10 décembre d’un livre sur son incarcération dans le cadre du procès libyen, “Le journal d’un prisonnier”, publié aux éditions Fayard, contrôlées par Vincent Bolloré.”En prison, il n’y a rien à voir, et rien à faire. J’oublie le silence qui n’existe pas à la Santé où il y a beaucoup à entendre. Le bruit y est hélas constant. A l’image du désert, la vie intérieure se fortifie en prison”, écrit sur le réseau social X l’ancien président, incarcéré trois semaines suite à sa condamnation dans le procès libyen.Long de 216 pages, l’ouvrage sera commercialisé au prix de 20,90 euros, ont précisé dans un communiqué les éditions Fayard.Le 25 septembre, l’ancien chef de l’État, aujourd’hui âgé de 70 ans, a été condamné en première instance à cinq ans de prison avec mandat de dépôt assorti d’une exécution provisoire pour association de malfaiteurs, et à une amende de 100.000 euros.- Officiers de sécurité -Il a aussitôt fait appel et jouera son avenir lors d’un nouveau procès, prévu du 16 mars au 3 juin à la cour d’appel de Paris.En détention à l’isolement, et protégé par deux officiers de sécurité, ce qui a ulcéré les syndicats pénitentiaires, l’ancien président était “dans une cellule de 9 m2, il y a du bruit tout le temps”, avait commenté au début de sa détention son avocat et ami Jean-Michel Darrois, après son premier entretien au parloir avec Nicolas Sarkozy.”Il envisage de passer son temps en écrivant, en faisant le plus de sport possible, en recevant les visites de sa famille et de ses avocats”, avait décrit son conseil, précisant qu’il avait “commencé à écrire son livre” dès le premier jour de détention.  Le tribunal correctionnel de Paris l’a reconnu coupable d’avoir sciemment laissé ses collaborateurs démarcher la Libye du dictateur Mouammar Kadhafi pour solliciter un financement occulte de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007.Celui qui clame son innocence depuis le début de l’affaire a vécu une détention inédite pour un ex-président dans l’histoire de la République française et qui a suscité de vifs débats.Pour les juges, le mandat de dépôt prononcé était justifié par la “gravité exceptionnelle” des faits. Pour Nicolas Sarkozy, il a été motivé par “la haine”.Écroué le 21 octobre, Nicolas Sarkozy a été libéré de prison le 10 novembre par la cour d’appel de Paris, qui a estimé qu’il ne présentait pas de risque de fuite et l’a placé sous contrôle judiciaire.La justice lui a toutefois imposé une interdiction de quitter la France, d’entrer en contact avec les autres prévenus et un certain nombre de personnes, dont le ministre de la Justice Gérald Darmanin, qui lui avait rendu visite en prison le 29 octobre, ou tout membre de son cabinet ou cadre judiciaire susceptible de bénéficier d’informations sur les procédures.- Dix prévenus rejugés -Neuf autres personnes seront rejugées à partir de mi-mars aux côtés de Nicolas Sarkozy.Parmi les prévenus figurent deux anciens proches collaborateurs de M. Sarkozy, Claude Guéant – condamné à six ans de prison mais sans mandat de dépôt – et Brice Hortefeux – qui a écopé pour sa part de deux ans de prison, une peine à effectuer sous bracelet à domicile assortie de l’exécution provisoire.Autre prévenu à être rejugé, l’intermédiaire Alexandre Djouhri, condamné à six ans de prison et trois millions d’euros d’amende en première instance, et incarcéré depuis.D’ici là, une autre échéance judiciaire capitale attend Nicolas Sarkozy.Déjà condamné définitivement dans l’affaire des écoutes, l’ancien président saura le 26 novembre si la Cour de cassation valide ou non sa condamnation en appel dans l’affaire Bygmalion, à un an d’emprisonnement dont six mois ferme aménageables, pour le financement illégal de sa campagne présidentielle perdue de 2012.

Le narcotrafic vient percuter la campagne des municipales à Marseille

À quatre mois des municipales, le narcotrafic, étonnement peu présent dans la campagne marseillaise jusqu’à présent, est venu percuter le débat avec l’assassinat de Mehdi Kessaci, la plupart appelant à l’unité, sauf l’extrême droite.L’insécurité due au narcotrafic s’impose comme un thème de campagne dans de nombreuses villes et même dans des villages. À Marseille, épicentre du narcobanditisme en France, les passes d’arme se concentraient jusqu’à présent plus sur la sécurité du quotidien, la saleté ou l’immigration.Taxé de “maire laxiste” par l’ex-ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau (LR), Benoit Payan, le maire sortant de Marseille divers-gauche, se présente comme garant de “l’unité”. “Ça veut dire que tout le monde s’y met, c’est-à-dire que celles et ceux qui ont été absents, je parle des politiques, des élus et des institutions pendant des années doivent réinvestir ces quartiers”, plaide-t-il dans une interview à l’AFP. Il revendique l’installation de caméras de vidéoprotection, d’avoir “doublé la police municipale” mais défend aussi une approche globale pour lutter contre ce fléau: “j’ai aussi fait des écoles, des centres sociaux, des stades et c’est toute la rénovation urbaine et c’est toute la question des transports en commun qui désormais se pose”.Pas encore officiellement candidat, il tacle les “discours martiaux” de certains à droite et à l’extrême droite notamment sur l’immigration qui “n’ont eu aucun effet”.- “Protéger les Marseillais” -Pour Franck Allisio, candidat Rassemblement national à la mairie, c’est pourtant de sa faute si Marseille, un port qui déjà au siècle dernier a connu les ravages de l’héroïne, est devenue “la capitale de la drogue” selon lui. “Le maire découvre la sécurité”, ironise le député auprès de l’AFP. Il assure que Marseille comptera, s’il est élu, sur “la première police municipale de France”. Il a demandé au gouvernement de décréter l'”état d’urgence” et un couvre-feu pour les mineurs, bien que les trois derniers meurtres par balles ont eu lieu en plein jour.Comme le maire, Martine Vassal, candidate de la droite et du centre et actuelle présidente du département des Bouches-du-Rhône et de la métropole appelle à la “concorde”.Elle veut engager “un choc d’autorité” mais “tout ça ne pourra pas s’envisager non plus sans une véritable politique sociale au sens très large du terme”, relève son directeur de campagne Romain Simmarano, dans une approche qui tranche avec le discours très droitier employé par la candidate jusqu’ici.Sébastien Delogu, candidat LFI, qui part en solo en marge de la coalition du Printemps marseillais à la tête de la ville depuis 2020, a appelé à cesser les “petites disputes” auprès de l’AFP: “Aujourd’hui, il est temps que le peuple de Marseille se réunisse” pour “dire stop à ce qu’il se passe dans notre ville”.- Aucune défection -Samedi, lors de la marche blanche en hommage à Mehdi Kessaci, Benoît Payan, Martine Vassal, Sébastien Delogu mais aussi les chefs des Écologistes, des socialistes, des communistes ont déjà annoncé leur présence.Au-delà des divergences politiques, cet assassinat a par ailleurs ravivé les craintes de pressions, voire des menaces en période électorale. Il y a un mois, le procureur Nicolas Bessone a annoncé la création d’une cellule anticorruption et dit craindre que pendant cette campagne des élus puissent “subir les mêmes assauts”, que des greffiers ou employés de prison de la part de narcotrafiquants. Mi-septembre, le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, Christian Charpy, avait interpellé dans un entretien au Monde sur “les risques d’ingérence liée au narcotrafic” pour les municipales, notamment via des tentatives de corruption en dons liquide ou en paiement en cryptomonnaies.Malgré ce contexte et les doutes soulevés par cet assassinat chez tous ceux qui combattent et commentent ce narcobanditisme, les élus et candidats contactés par l’AFP ont unanimement assuré n’avoir subi aucune défection.  Benoît Payan a répété qu’il ne “faut pas avoir peur”. Le maire de Marseille a évoqué, auprès de l’AFP, le témoignage sur RTL d’une élue qui, sous couvert d’anonymat, a confié ne pas vouloir se représenter parce qu’elle craignait pour sa vie.”Ça, ça veut dire que c’est la mafia qui a gagné. Et je ne l’accepterai pas en fait”, a-t-il asséné. Son entourage nuance: “on comprend la peur des élus, des militants, des journalistes, des magistrats, mais il faut se relever, exiger la fin de ces violences”.

Le narcotrafic vient percuter la campagne des municipales à Marseille

À quatre mois des municipales, le narcotrafic, étonnement peu présent dans la campagne marseillaise jusqu’à présent, est venu percuter le débat avec l’assassinat de Mehdi Kessaci, la plupart appelant à l’unité, sauf l’extrême droite.L’insécurité due au narcotrafic s’impose comme un thème de campagne dans de nombreuses villes et même dans des villages. À Marseille, épicentre du narcobanditisme en France, les passes d’arme se concentraient jusqu’à présent plus sur la sécurité du quotidien, la saleté ou l’immigration.Taxé de “maire laxiste” par l’ex-ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau (LR), Benoit Payan, le maire sortant de Marseille divers-gauche, se présente comme garant de “l’unité”. “Ça veut dire que tout le monde s’y met, c’est-à-dire que celles et ceux qui ont été absents, je parle des politiques, des élus et des institutions pendant des années doivent réinvestir ces quartiers”, plaide-t-il dans une interview à l’AFP. Il revendique l’installation de caméras de vidéoprotection, d’avoir “doublé la police municipale” mais défend aussi une approche globale pour lutter contre ce fléau: “j’ai aussi fait des écoles, des centres sociaux, des stades et c’est toute la rénovation urbaine et c’est toute la question des transports en commun qui désormais se pose”.Pas encore officiellement candidat, il tacle les “discours martiaux” de certains à droite et à l’extrême droite notamment sur l’immigration qui “n’ont eu aucun effet”.- “Protéger les Marseillais” -Pour Franck Allisio, candidat Rassemblement national à la mairie, c’est pourtant de sa faute si Marseille, un port qui déjà au siècle dernier a connu les ravages de l’héroïne, est devenue “la capitale de la drogue” selon lui. “Le maire découvre la sécurité”, ironise le député auprès de l’AFP. Il assure que Marseille comptera, s’il est élu, sur “la première police municipale de France”. Il a demandé au gouvernement de décréter l'”état d’urgence” et un couvre-feu pour les mineurs, bien que les trois derniers meurtres par balles ont eu lieu en plein jour.Comme le maire, Martine Vassal, candidate de la droite et du centre et actuelle présidente du département des Bouches-du-Rhône et de la métropole appelle à la “concorde”.Elle veut engager “un choc d’autorité” mais “tout ça ne pourra pas s’envisager non plus sans une véritable politique sociale au sens très large du terme”, relève son directeur de campagne Romain Simmarano, dans une approche qui tranche avec le discours très droitier employé par la candidate jusqu’ici.Sébastien Delogu, candidat LFI, qui part en solo en marge de la coalition du Printemps marseillais à la tête de la ville depuis 2020, a appelé à cesser les “petites disputes” auprès de l’AFP: “Aujourd’hui, il est temps que le peuple de Marseille se réunisse” pour “dire stop à ce qu’il se passe dans notre ville”.- Aucune défection -Samedi, lors de la marche blanche en hommage à Mehdi Kessaci, Benoît Payan, Martine Vassal, Sébastien Delogu mais aussi les chefs des Écologistes, des socialistes, des communistes ont déjà annoncé leur présence.Au-delà des divergences politiques, cet assassinat a par ailleurs ravivé les craintes de pressions, voire des menaces en période électorale. Il y a un mois, le procureur Nicolas Bessone a annoncé la création d’une cellule anticorruption et dit craindre que pendant cette campagne des élus puissent “subir les mêmes assauts”, que des greffiers ou employés de prison de la part de narcotrafiquants. Mi-septembre, le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, Christian Charpy, avait interpellé dans un entretien au Monde sur “les risques d’ingérence liée au narcotrafic” pour les municipales, notamment via des tentatives de corruption en dons liquide ou en paiement en cryptomonnaies.Malgré ce contexte et les doutes soulevés par cet assassinat chez tous ceux qui combattent et commentent ce narcobanditisme, les élus et candidats contactés par l’AFP ont unanimement assuré n’avoir subi aucune défection.  Benoît Payan a répété qu’il ne “faut pas avoir peur”. Le maire de Marseille a évoqué, auprès de l’AFP, le témoignage sur RTL d’une élue qui, sous couvert d’anonymat, a confié ne pas vouloir se représenter parce qu’elle craignait pour sa vie.”Ça, ça veut dire que c’est la mafia qui a gagné. Et je ne l’accepterai pas en fait”, a-t-il asséné. Son entourage nuance: “on comprend la peur des élus, des militants, des journalistes, des magistrats, mais il faut se relever, exiger la fin de ces violences”.

Le narcotrafic vient percuter la campagne des municipales à Marseille

À quatre mois des municipales, le narcotrafic, étonnement peu présent dans la campagne marseillaise jusqu’à présent, est venu percuter le débat avec l’assassinat de Mehdi Kessaci, la plupart appelant à l’unité, sauf l’extrême droite.L’insécurité due au narcotrafic s’impose comme un thème de campagne dans de nombreuses villes et même dans des villages. À Marseille, épicentre du narcobanditisme en France, les passes d’arme se concentraient jusqu’à présent plus sur la sécurité du quotidien, la saleté ou l’immigration.Taxé de “maire laxiste” par l’ex-ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau (LR), Benoit Payan, le maire sortant de Marseille divers-gauche, se présente comme garant de “l’unité”. “Ça veut dire que tout le monde s’y met, c’est-à-dire que celles et ceux qui ont été absents, je parle des politiques, des élus et des institutions pendant des années doivent réinvestir ces quartiers”, plaide-t-il dans une interview à l’AFP. Il revendique l’installation de caméras de vidéoprotection, d’avoir “doublé la police municipale” mais défend aussi une approche globale pour lutter contre ce fléau: “j’ai aussi fait des écoles, des centres sociaux, des stades et c’est toute la rénovation urbaine et c’est toute la question des transports en commun qui désormais se pose”.Pas encore officiellement candidat, il tacle les “discours martiaux” de certains à droite et à l’extrême droite notamment sur l’immigration qui “n’ont eu aucun effet”.- “Protéger les Marseillais” -Pour Franck Allisio, candidat Rassemblement national à la mairie, c’est pourtant de sa faute si Marseille, un port qui déjà au siècle dernier a connu les ravages de l’héroïne, est devenue “la capitale de la drogue” selon lui. “Le maire découvre la sécurité”, ironise le député auprès de l’AFP. Il assure que Marseille comptera, s’il est élu, sur “la première police municipale de France”. Il a demandé au gouvernement de décréter l'”état d’urgence” et un couvre-feu pour les mineurs, bien que les trois derniers meurtres par balles ont eu lieu en plein jour.Comme le maire, Martine Vassal, candidate de la droite et du centre et actuelle présidente du département des Bouches-du-Rhône et de la métropole appelle à la “concorde”.Elle veut engager “un choc d’autorité” mais “tout ça ne pourra pas s’envisager non plus sans une véritable politique sociale au sens très large du terme”, relève son directeur de campagne Romain Simmarano, dans une approche qui tranche avec le discours très droitier employé par la candidate jusqu’ici.Sébastien Delogu, candidat LFI, qui part en solo en marge de la coalition du Printemps marseillais à la tête de la ville depuis 2020, a appelé à cesser les “petites disputes” auprès de l’AFP: “Aujourd’hui, il est temps que le peuple de Marseille se réunisse” pour “dire stop à ce qu’il se passe dans notre ville”.- Aucune défection -Samedi, lors de la marche blanche en hommage à Mehdi Kessaci, Benoît Payan, Martine Vassal, Sébastien Delogu mais aussi les chefs des Écologistes, des socialistes, des communistes ont déjà annoncé leur présence.Au-delà des divergences politiques, cet assassinat a par ailleurs ravivé les craintes de pressions, voire des menaces en période électorale. Il y a un mois, le procureur Nicolas Bessone a annoncé la création d’une cellule anticorruption et dit craindre que pendant cette campagne des élus puissent “subir les mêmes assauts”, que des greffiers ou employés de prison de la part de narcotrafiquants. Mi-septembre, le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, Christian Charpy, avait interpellé dans un entretien au Monde sur “les risques d’ingérence liée au narcotrafic” pour les municipales, notamment via des tentatives de corruption en dons liquide ou en paiement en cryptomonnaies.Malgré ce contexte et les doutes soulevés par cet assassinat chez tous ceux qui combattent et commentent ce narcobanditisme, les élus et candidats contactés par l’AFP ont unanimement assuré n’avoir subi aucune défection.  Benoît Payan a répété qu’il ne “faut pas avoir peur”. Le maire de Marseille a évoqué, auprès de l’AFP, le témoignage sur RTL d’une élue qui, sous couvert d’anonymat, a confié ne pas vouloir se représenter parce qu’elle craignait pour sa vie.”Ça, ça veut dire que c’est la mafia qui a gagné. Et je ne l’accepterai pas en fait”, a-t-il asséné. Son entourage nuance: “on comprend la peur des élus, des militants, des journalistes, des magistrats, mais il faut se relever, exiger la fin de ces violences”.

Les nations s’opposent sur les énergies fossiles à la COP30 en Amazonie

Une incursion, des protestations indigènes, un incendie et désormais un affrontement sur le pétrole: les chaotiques négociations climatiques de la COP30 entre près de 200 pays achoppent vendredi, au dernier jour, sur la question de pointer du doigt ou non les énergies fossiles.Au point que l’Union européenne évoque ouvertement la perspective d’une COP30 “sans accord”, ce qui serait un échec humiliant pour le Brésil et cette première conférence climatique de l’ONU en Amazonie.La présidence brésilienne du sommet, qui se tient à Belem depuis la semaine dernière, a mis un projet de texte sur la table avec une grande omission: il ne contient pas le mot “fossiles”, et encore moins la création de la “feuille de route” réclamée par au moins 80 pays européens, latino-américains ou insulaires.Protestation immédiate des Européens et de leurs alliés, dont la Colombie, qui mène la bataille contre la “prolifération” du pétrole.”Ce qui est actuellement sur la table est inacceptable”, a déclaré le commissaire au climat, Wopke Hoestra, à des journalistes. “C’est malheureux à dire, mais nous sommes vraiment face à un scénario sans accord”.”Le texte ne peut pas rester tel qu’il est”, a relevé le ministre allemand de l’Environnement, Carsten Schneider.Qui s’oppose? L’Inde, l’Arabie saoudite et la Russie, rejoints par des pays émergents, a déclaré Monique Barbut, ministre française de la Transition écologique, à des journalistes.Pour la ministre colombienne de l’Environnement Irene Velez Torres, la COP30 “ne peut se terminer sans feuille de route pour abandonner les combustibles fossiles”.Le projet a aussi immédiatement été rejeté par des ONG. “C’est comme une page blanche, il y a si peu pour combler le manque d’ambition pour en rester à 1,5°C de réchauffement, ou pousser les pays à accélérer l’action”, a réagi Tracy Carty de Greenpeace. Il est “extrêmement décevant” selon WWF.- Pression de Lula -“Ceux qui doutent que la coopération soit la meilleure chose à faire pour le climat seront absolument ravis de voir qu’on n’arrive pas à nous mettre d’accord”, a plaidé le président de la COP30, le diplomate André Correa do Lago.Après une nuit de consultations, il va continuer pour une journée qui s’annonce très longue.Il a la lourde tâche de mettre d’accord 194 pays et l’Union européenne, membres de l’accord de Paris, pour une adoption par consensus, comme c’est la règle aux COP.L’idée d’une “feuille de route” pour accélérer la sortie du pétrole, du charbon et du gaz, largement responsables du réchauffement climatique, est née de la frustration face au manque de concrétisation de l’engagement à une sortie progressive des énergies fossiles pris à la COP28 il y a deux ans.Dans une année géopolitique mouvementée, avec de nombreux pays occidentaux se détournant politiquement du climat, peu comptaient sur le retour de cette question à l’ordre du jour.Mais le président brésilien Lula l’a relancée au début du sommet de Belem, et encore remise au centre du jeu mercredi lors de sa visite à la COP30, dopant le camp anti-pétrole.Aucune COP n’a terminé à l’heure depuis 2003, et nombre de vétérans de ces négociations jugent probable une prolongation à Belem.- Incendie -Les travaux ont été retardés par un incendie jeudi qui a forcé l’évacuation du site à la mi-journée, privant les délégués de précieuses heures.C’est le troisième incident perturbant la conférence de l’ONU, démarrée la semaine dernière dans cette grande ville emblématique de l’Amazonie urbaine. Une incursion de manifestants indigènes puis le blocage de l’entrée avaient déjà désorganisé les travaux du sommet, organisé par le Brésil avec l’ONU.Le feu a éclaté en plein cœur du site temporaire érigé au Parque da Cidade, constitué d’immenses tentes climatisées. En quelques minutes, de hautes flammes ont consumé une partie du toit dans le secteur des stands nationaux, ont constaté des journalistes de l’AFP. Le pavillon de la communauté d’Afrique de l’Est est l’un de ceux détruits par le feu. Dix-neuf personnes ont été prises en charge par les secours à cause des fumées, et deux pour des crises d’angoisse, selon le ministère de la Santé.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Les nations s’opposent sur les énergies fossiles à la COP30 en Amazonie

Une incursion, des protestations indigènes, un incendie et désormais un affrontement sur le pétrole: les chaotiques négociations climatiques de la COP30 entre près de 200 pays achoppent vendredi, au dernier jour, sur la question de pointer du doigt ou non les énergies fossiles.Au point que l’Union européenne évoque ouvertement la perspective d’une COP30 “sans accord”, ce qui serait un échec humiliant pour le Brésil et cette première conférence climatique de l’ONU en Amazonie.La présidence brésilienne du sommet, qui se tient à Belem depuis la semaine dernière, a mis un projet de texte sur la table avec une grande omission: il ne contient pas le mot “fossiles”, et encore moins la création de la “feuille de route” réclamée par au moins 80 pays européens, latino-américains ou insulaires.Protestation immédiate des Européens et de leurs alliés, dont la Colombie, qui mène la bataille contre la “prolifération” du pétrole.”Ce qui est actuellement sur la table est inacceptable”, a déclaré le commissaire au climat, Wopke Hoestra, à des journalistes. “C’est malheureux à dire, mais nous sommes vraiment face à un scénario sans accord”.”Le texte ne peut pas rester tel qu’il est”, a relevé le ministre allemand de l’Environnement, Carsten Schneider.Qui s’oppose? L’Inde, l’Arabie saoudite et la Russie, rejoints par des pays émergents, a déclaré Monique Barbut, ministre française de la Transition écologique, à des journalistes.Pour la ministre colombienne de l’Environnement Irene Velez Torres, la COP30 “ne peut se terminer sans feuille de route pour abandonner les combustibles fossiles”.Le projet a aussi immédiatement été rejeté par des ONG. “C’est comme une page blanche, il y a si peu pour combler le manque d’ambition pour en rester à 1,5°C de réchauffement, ou pousser les pays à accélérer l’action”, a réagi Tracy Carty de Greenpeace. Il est “extrêmement décevant” selon WWF.- Pression de Lula -“Ceux qui doutent que la coopération soit la meilleure chose à faire pour le climat seront absolument ravis de voir qu’on n’arrive pas à nous mettre d’accord”, a plaidé le président de la COP30, le diplomate André Correa do Lago.Après une nuit de consultations, il va continuer pour une journée qui s’annonce très longue.Il a la lourde tâche de mettre d’accord 194 pays et l’Union européenne, membres de l’accord de Paris, pour une adoption par consensus, comme c’est la règle aux COP.L’idée d’une “feuille de route” pour accélérer la sortie du pétrole, du charbon et du gaz, largement responsables du réchauffement climatique, est née de la frustration face au manque de concrétisation de l’engagement à une sortie progressive des énergies fossiles pris à la COP28 il y a deux ans.Dans une année géopolitique mouvementée, avec de nombreux pays occidentaux se détournant politiquement du climat, peu comptaient sur le retour de cette question à l’ordre du jour.Mais le président brésilien Lula l’a relancée au début du sommet de Belem, et encore remise au centre du jeu mercredi lors de sa visite à la COP30, dopant le camp anti-pétrole.Aucune COP n’a terminé à l’heure depuis 2003, et nombre de vétérans de ces négociations jugent probable une prolongation à Belem.- Incendie -Les travaux ont été retardés par un incendie jeudi qui a forcé l’évacuation du site à la mi-journée, privant les délégués de précieuses heures.C’est le troisième incident perturbant la conférence de l’ONU, démarrée la semaine dernière dans cette grande ville emblématique de l’Amazonie urbaine. Une incursion de manifestants indigènes puis le blocage de l’entrée avaient déjà désorganisé les travaux du sommet, organisé par le Brésil avec l’ONU.Le feu a éclaté en plein cœur du site temporaire érigé au Parque da Cidade, constitué d’immenses tentes climatisées. En quelques minutes, de hautes flammes ont consumé une partie du toit dans le secteur des stands nationaux, ont constaté des journalistes de l’AFP. Le pavillon de la communauté d’Afrique de l’Est est l’un de ceux détruits par le feu. Dix-neuf personnes ont été prises en charge par les secours à cause des fumées, et deux pour des crises d’angoisse, selon le ministère de la Santé.

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Renault ralentit le déploiement de ses bornes de recharge électrique rapide

Le groupe Renault va ralentir le rythme de déploiement de son réseau de stations de recharge électrique rapide en Europe, en raison des lourds investissements nécessités et d’un marché de l’électrique moins dynamique que prévu, a-t-il indiqué vendredi.”Dans un contexte d’ajustement de l’allocation de capital du groupe et dans une dynamique du marché de l’électrique contrastée en Europe, Mobilize (filiale du groupe: NDLR) a prévu d’adapter le plan de déploiement de son réseau de stations de charge”, explique le groupe dans une déclaration, confirmant une information des Echos. En mars dernier, le groupe Renault déclarait avoir pour objectif 650 stations d’ici fin 2028 en Europe, notamment en France, Belgique, Espagne et Italie. L’objectif pour la France n’avait pas été communiqué.Tout en annonçant ce coup de frein, le constructeur ne donne pas de nouvel objectif chiffré à horizon 2028.Il dit vouloir “se concentrer sur la valorisation du réseau existant en France, qui compte plus de 60 stations opérationnelles” et qui devrait s’élever à 95 stations “d’ici fin 2026″.En France, ces bornes de recharge rapide (en 15 ou 20 minutes) se trouvent en grande majorité sur le foncier de concessions Renault situées à quelques minutes des grands axes routiers (ou pour quelques unes d’entre elles sur des parkings d’hôtel). Elles sont au nombre de 61 fin novembre et devraient être 67 en fin d’année. L’infrastructure de bornes de recharge rapide nécessite des investissements lourds et le nombre de recharge par station est inférieur aux attentes. Il s’agit donc, pour Renault, de ralentir le rythme de ce déploiement, mais il n’est pas question de l’arrêter ou de vendre cette infrastructure, indique-t-on chez le constructeur.”Les solutions de recharge, incluant les stations de charge rapide Mobilize Fast Charge, restent une priorité pour Renault Group, au service de l’expérience client et des ventes de véhicules électriques”, souligne le groupe.Concernant l’Italie, Mobilize a investi en janvier dans un réseau de bornes de recharge situées sur les autoroutes en prenant une participation dans Free To X, filiale du réseau Autostrade per l’Italia dédiée à la recharge rapide des voitures électriques (jusqu’à 400 kilowatts). Mobilize “continue d’étoffer le réseau existant de plus de 100 stations sur les autoroutes (italiennes) avec de nouvelles stations hors autoroutes, à un rythme adapté”, indique la filiale de Renault vendredi.Pour l’Espagne et la Belgique, le déploiement n’avait pas commencé en 2025.

Nigeria: enlèvement d’élèves et d’enseignants dans une école catholique du centre

Un nombre encore indéterminé d’élèves et d’enseignants ont été enlevés dans une école catholique du centre du Nigeria, ont annoncé vendredi des responsables, deuxième enlèvement de ce type en une semaine dans le pays après le rapt de 25 lycéennes dans le nord-ouest.Au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique de l’Ouest, miné par l’insécurité, les …

Nigeria: enlèvement d’élèves et d’enseignants dans une école catholique du centre Read More »