Ligue 1: l’OM veut battre Brest pour les trois points et un peu de calme

“Ici tout le monde est calme. C’est dehors que commence le bruit”: tout en sérénité et en tranquillité, Timothy Weah a assuré vendredi que la mauvaise passe de l’OM n’affectait pas outre-mesure le groupe avant de recevoir Brest samedi en Ligue 1, dernière étape avant une trêve bienvenue.Arrière droit, arrière gauche, piston, ailier, le “couteau suisse” Weah a tout fait, et plutôt bien, depuis le début de la saison et son arrivée à Marseille. Et vendredi, devant la presse, il a été tout aussi efficace en tant que pompier de service, même si l’OM a déjà connu de plus violents incendies.”Quand je regarde autour de l’OM, j’ai l’impression que c’est la crise totale et je n’y comprends rien. On n’est pas non plus 10e… Il y a plus de positif que de négatif, ça n’est pas la fin du monde”, a ainsi assuré le flegmatique Américain.Le négatif, ce sont ces derniers résultats moyens, les défaites face au Sporting Lisbonne, Lens et l’Atalanta Bergame et le nul contre Angers. Ce sont aussi des prestations bien moins convaincantes qu’avant la dernière trêve internationale, quand l’OM avait traversé un mois de septembre brillant.Ce sont aussi les blessures qui s’accumulent et les retours qui tardent, puisque contre Brest, Roberto De Zerbi ne récupèrera que… Weah en tant que possible titulaire, Bilal Nadir et Geoffrey Kondogbia ayant une petite chance de s’asseoir sur le banc.Quant au positif, il suffit de jeter un oeil au classement, comme l’ont rappelé Weah puis son entraîneur.- Affrontements directs -“En ce moment, on ne joue pas forcément notre meilleur foot. C’est comme ça, il y a des périodes. Mais on est à seulement deux points du Paris SG, on est deuxièmes, la saison reste intéressante”, a ainsi rappelé l’ancien joueur de Lille et de la Juventus Turin.”On ne joue pas bien depuis trois matches, les résultats ne sont pas bons non plus et on a des problèmes d’effectif. Mais on doit rester lucides et équilibrés et se rappeler que si on gagne demain, on sera premiers et on aura +mangé+ des points à ceux de derrière puisqu’il y trois affrontements directs (Monaco-Lens, Strasbourg-Lille et Lyon-PSG, ndlr)”, a de son côté résumé De Zerbi.Avant d’affronter Brest, le technicien italien a aussi espéré que “la motivation de la première place” aiderait ses joueurs à “dépasser la fatigue”.”Ca n’est pas facile d’avoir de la continuité avec tant d’absents. On a aussi été malchanceux, avec des erreurs arbitrales, des buts pris en toute fin de match, ou un peu malheureux”, a-t-il dit.”Dans les moments difficiles, il faut être forts et équilibrés et garder le courage. Parce que c’est facile de marcher deux mètres au-dessus du sol quand tu as battu le PSG, mais tu dois aussi savoir gérer un nul contre Angers ou une défaite contre l’Atalanta”, a encore prévenu De Zerbi.Pour battre Brest, il faudra tout de même sans doute faire mieux que face à Angers ou à l’Atalanta, et Weah le sait. “On doit élever le niveau et se remettre en question. On peut aussi être un peu plus agressifs. Il ne manque que ça et ça se travaille”, a-t-il estimé.”Ca peut changer très vite. Ensuite, la trêve va calmer tout le monde et libérer les têtes”, a-t-il conclu, toujours aussi imperturbable.

Orban obtient de Trump une exemption des sanctions liées au pétrole russe

Donald Trump a accepté d’accorder à la Hongrie une dérogation aux sanctions américaines liées au pétrole russe, lors d’une rencontre vendredi avec le Premier ministre Viktor Orban, dont il a loué de manière appuyée la politique anti-immigration.”Les Etats-Unis ont accordé à la Hongrie une exemption illimitée des sanctions sur le pétrole et le gaz russes. Nous …

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Le budget de la Sécu et son débat sur les retraites suspendus au vote sur les “recettes”

Le budget de la Sécurité sociale va-t-il poursuivre son chemin à l’Assemblée? Les députés doivent se prononcer, potentiellement samedi, sur sa partie “recettes” largement remaniée, et dont le rejet interromprait les débats avant même l’article-phare suspendant la réforme des retraites.Signe de l’importance du moment, le ministère des Relations avec le Parlement a appelé les députés à adopter cette partie du texte pour que le débat “se poursuive” sur les dépenses, avant un vote sur l’ensemble du texte prévu mercredi, plutôt que d’envoyer dès ce week-end tout le projet de loi initial au Sénat. Laconique, et s’exprimant depuis le Mexique, Emmanuel Macron a tout de même répété ses vœux de “stabilité” pour le pays, en misant sur “la responsabilité de chacun” dans l’examen de ce budget.La partie “dépenses” contient des “sujets de santé, de prévention, d’hôpital” et “la suspension de la réforme des retraites”, rappelle le ministère.Un message nécessairement adressé aux oppositions, mais qui peut aussi se lire comme un appel à la mobilisation de son propre camp, échaudé par certaines concessions à la gauche. “On est loyal à un gouvernement qui fait n’importe quoi”, s’est emporté anonymement cette semaine un député Renaissance.L’opportunité d’aborder tous les sujets pèse à gauche: “on ne votera pas contre la partie recettes, ne serait-ce que parce qu’on veut qu’il y ait le débat sur la réforme des retraites”, a expliqué à l’AFP Stéphane Peu, patron du groupe communiste, qui devrait s’abstenir.Renaud Labaye, secrétaire général du groupe RN, pense que tous les groupes ont “intérêt à ce qu’on aborde les dépenses” car “ce n’est pas bon de laisser entendre aux Français que quand on parle de budget on ne parle que de fiscalité”. Mais la décision sera actée par la patronne Marine Le Pen.Le gouvernement espérera nécessairement une abstention des socialistes plutôt qu’un vote contre, alors que le PS, qui a obtenu sous la menace d’une censure l’annonce d’une suspension de la réforme des retraites, a un intérêt objectif à ce que les débats aillent jusqu’à cet article crucial.- Quel déficit? -Les oppositions, mais aussi une partie du camp gouvernemental, peuvent aussi se targuer d’avoir largement réécrit la partie recettes: exit la surtaxe sur les mutuelles, la cotisation patronale sur les tickets-restaurants ou la fin d’une exonération sur les salaires des apprentis.Et la gauche a aussi fait adopter des amendements PS, LFI et communiste pour une hausse de CSG sur les revenus du patrimoine, et dégager 2,8 milliards de recettes en 2026. Le tout avec un avis favorable, quoique très froid, du gouvernement, qui n’a pas approuvé le dispositif mais veut qu’il reste sur la table pour la suite de la navette parlementaire.”C’est la seule chose, pour l’instant, qu’ils ont cédée. Si les choses ne changent pas (…) ce sera un vote contre”, estimait vendredi après-midi Hendrik Davi, du groupe écologiste, qui décidera samedi de sa position.”J’aurais bien aimé qu’il y ait un petit peu plus de recettes”, pointait aussi Jérôme Guedj (PS) vendredi, déçu du manque de soutien à certaines réductions d’exonérations patronales. “Il faut qu’on voit à la fin ce qu’il y a.”Plus d’impôts, moins de dépenses… Tous les groupes s’inquiètent à leur manière de la façon dont sera réduit le déficit de la Sécu. La copie du gouvernement prévoyait 17,5 milliards d’euros de déficit en 2026 (contre 23 milliards en 2025).Mais le feu nourri des parlementaires contre plusieurs mesures-phares, comme le gel des retraites et des minima sociaux auquel le gouvernement entend renoncer, éloigne l’objectif.”Il faudra nous assurer que, de manière absolue, le déficit de la sécurité sociale ne soit pas supérieur à 20 milliards d’euros”, a insisté mercredi la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.Une alerte perçue comme une marge de manœuvre par certains à gauche, qui considèrent que le gouvernement de Sébastien Lecornu est effectivement prêt à renoncer à certaines mesures d’économies.sac-parl/la/jmt/abl/jnd

Le budget de la Sécu et son débat sur les retraites suspendus au vote sur les “recettes”

Le budget de la Sécurité sociale va-t-il poursuivre son chemin à l’Assemblée? Les députés doivent se prononcer, potentiellement samedi, sur sa partie “recettes” largement remaniée, et dont le rejet interromprait les débats avant même l’article-phare suspendant la réforme des retraites.Signe de l’importance du moment, le ministère des Relations avec le Parlement a appelé les députés à adopter cette partie du texte pour que le débat “se poursuive” sur les dépenses, avant un vote sur l’ensemble du texte prévu mercredi, plutôt que d’envoyer dès ce week-end tout le projet de loi initial au Sénat. Laconique, et s’exprimant depuis le Mexique, Emmanuel Macron a tout de même répété ses vœux de “stabilité” pour le pays, en misant sur “la responsabilité de chacun” dans l’examen de ce budget.La partie “dépenses” contient des “sujets de santé, de prévention, d’hôpital” et “la suspension de la réforme des retraites”, rappelle le ministère.Un message nécessairement adressé aux oppositions, mais qui peut aussi se lire comme un appel à la mobilisation de son propre camp, échaudé par certaines concessions à la gauche. “On est loyal à un gouvernement qui fait n’importe quoi”, s’est emporté anonymement cette semaine un député Renaissance.L’opportunité d’aborder tous les sujets pèse à gauche: “on ne votera pas contre la partie recettes, ne serait-ce que parce qu’on veut qu’il y ait le débat sur la réforme des retraites”, a expliqué à l’AFP Stéphane Peu, patron du groupe communiste, qui devrait s’abstenir.Renaud Labaye, secrétaire général du groupe RN, pense que tous les groupes ont “intérêt à ce qu’on aborde les dépenses” car “ce n’est pas bon de laisser entendre aux Français que quand on parle de budget on ne parle que de fiscalité”. Mais la décision sera actée par la patronne Marine Le Pen.Le gouvernement espérera nécessairement une abstention des socialistes plutôt qu’un vote contre, alors que le PS, qui a obtenu sous la menace d’une censure l’annonce d’une suspension de la réforme des retraites, a un intérêt objectif à ce que les débats aillent jusqu’à cet article crucial.- Quel déficit? -Les oppositions, mais aussi une partie du camp gouvernemental, peuvent aussi se targuer d’avoir largement réécrit la partie recettes: exit la surtaxe sur les mutuelles, la cotisation patronale sur les tickets-restaurants ou la fin d’une exonération sur les salaires des apprentis.Et la gauche a aussi fait adopter des amendements PS, LFI et communiste pour une hausse de CSG sur les revenus du patrimoine, et dégager 2,8 milliards de recettes en 2026. Le tout avec un avis favorable, quoique très froid, du gouvernement, qui n’a pas approuvé le dispositif mais veut qu’il reste sur la table pour la suite de la navette parlementaire.”C’est la seule chose, pour l’instant, qu’ils ont cédée. Si les choses ne changent pas (…) ce sera un vote contre”, estimait vendredi après-midi Hendrik Davi, du groupe écologiste, qui décidera samedi de sa position.”J’aurais bien aimé qu’il y ait un petit peu plus de recettes”, pointait aussi Jérôme Guedj (PS) vendredi, déçu du manque de soutien à certaines réductions d’exonérations patronales. “Il faut qu’on voit à la fin ce qu’il y a.”Plus d’impôts, moins de dépenses… Tous les groupes s’inquiètent à leur manière de la façon dont sera réduit le déficit de la Sécu. La copie du gouvernement prévoyait 17,5 milliards d’euros de déficit en 2026 (contre 23 milliards en 2025).Mais le feu nourri des parlementaires contre plusieurs mesures-phares, comme le gel des retraites et des minima sociaux auquel le gouvernement entend renoncer, éloigne l’objectif.”Il faudra nous assurer que, de manière absolue, le déficit de la sécurité sociale ne soit pas supérieur à 20 milliards d’euros”, a insisté mercredi la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.Une alerte perçue comme une marge de manœuvre par certains à gauche, qui considèrent que le gouvernement de Sébastien Lecornu est effectivement prêt à renoncer à certaines mesures d’économies.sac-parl/la/jmt/abl/jnd

Orban obtient de Trump une exemption des sanctions liées au pétrole russe

Donald Trump a accepté d’accorder à la Hongrie une dérogation aux sanctions américaines liées au pétrole russe, lors d’une rencontre vendredi avec le Premier ministre Viktor Orban, dont il a loué de manière appuyée la politique anti-immigration.”Les Etats-Unis ont accordé à la Hongrie une exemption illimitée des sanctions sur le pétrole et le gaz russes. Nous sommes reconnaissants de cette décision qui garantit la sécurité énergétique de la Hongrie”, a écrit sur X le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto.Le mois dernier, les Etats-Unis ont imposé des sanctions aux deux plus grands producteurs de pétrole russes – Rosneft et Lukoil – face au refus de la Russie de mettre fin à la guerre en Ukraine. Et ils ont réclamé aux pays comme la Hongrie de se “sevrer” des sources d’énergie russes.Or ce pays d’Europe centrale dépend fortement du pétrole russe.La dérogation accordée sera valable un an, a précisé un responsable de la Maison Blanche à l’AFP sous couvert d’anonymat, ajoutant que Budapest s’était engagée en contrepartie à acheter pour environ 600 millions de dollars de gaz naturel liquéfié américain.Le président américain avait dit “étudier” cette option, “parce qu’il est très difficile pour (Viktor Orban) d’obtenir le pétrole et le gaz d’autres régions. Comme vous le savez, il ne bénéficie pas d’un accès à la mer”.Rare dirigeant européen proche à la fois du président américain et du président russe, Viktor Orban n’a pas cherché à diversifier massivement ses importations depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022.Les sanctions américaines le fragilisaient à quelques mois de la tenue d’élections législatives, que le leader nationaliste, au pouvoir depuis 2010, n’est pas sûr de remporter, selon les sondages. – “Respecter” Orban -Le dirigeant hongrois avait rendu visite trois fois l’année dernière à Donald Trump, à chaque fois dans sa résidence Mar-a-Lago, en Floride, dont deux fois avant la réélection du milliardaire.Les deux hommes ont à nouveau exposé leurs affinités idéologiques vendredi.Donald Trump a exhorté l’Union européenne à “respecter” la Hongrie et son Premier ministre, qui s’est plaint des sanctions financières imposées par l’UE sur Budapest pour ses politiques migratoires: “Il a eu raison sur l’immigration”, a insisté le républicain, jugeant que les Européens pourraient “s’inspirer” de son invité.Le président américain a lui-même mis en place une brutale politique anti-immigration depuis son retour à la Maison Blanche en janvier.Hostile à l’immigration et aux droits des personnes LGBT+, Viktor Orban affronte régulièrement les instances européennes sur des questions de respect de l’État de droit notamment.Il a appelé à lancer un “âge d’or” pour la relation entre les Etats-Unis et la Hongrie, reprenant l’une des expressions préférées de Donald Trump.”Nous sommes le seul gouvernement en Europe qui se considère comme un gouvernement chrétien moderne. Tous les autres sont progressistes, gauchistes”, selon lui.Il a aussi critiqué la politique de l’UE face à la guerre en Ukraine, assurant que “les seuls gouvernements favorables à la paix étaient les Etats-Unis et la petite Hongrie.”Viktor Orban a refusé d’envoyer une aide militaire à l’Ukraine et il s’est opposé, à l’Otan et à l’Union européenne, à une action plus ferme contre la Russie après son invasion militaire de l’Ukraine.L’administration américaine s’est par ailleurs engagée à fermer un média en langue hongroise financé par les États-Unis afin de soutenir le Premier ministre nationaliste.Donald Trump “a déjà prouvé qu’il était prêt à aider ses alliés idéologiques”, en particulier à l’approche d’élections, rappelle à l’AFP Daniel Hegedus, expert de l’Europe centrale et orientale auprès du German Marshall Fund.Washington a par exemple volé au secours financièrement du président argentin Javier Milei, un autre ardent partisan de Donald Trump.