Gaza: la question des otages pèse toujours sur le cessez-le-feu, nouvelles frappes israéliennes

Le fragile cessez-le-feu à Gaza a connu samedi un nouvel incident avec la restitution par le Hamas de trois corps qui ne sont pas ceux d’otages enlevés le 7 octobre 2023 par le mouvement islamiste, alors que l’armée israélienne a de nouveau frappé le territoire palestinien. Selon une source sécuritaire à Gaza, des tirs de l’armée israélienne et des frappes aériennes ont été entendus samedi autour de Khan Younès (sud).Une source militaire israélienne avait déjà indiqué vendredi soir, au moment de la remise des corps, qu’elle ne pensait pas qu’il s’agissait de corps d’otages.Cette énième péripétie depuis le cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre entre le Hamas et Israël, accompagnée de frappes israéliennes, intervient alors que les Israéliens ont déjà exprimé leur colère face aux retards successifs dans la remise des corps des otages.Le gouvernement israélien a accusé le Hamas de violer l’accord de trêve. Et les familles des otages ont exigé des mesures plus sévères pour contraindre le groupe palestinien à se conformer à l’accord.A deux reprises depuis le 10 octobre, Israël a mené des bombardements massifs sur Gaza en représailles à des tirs qui ont tué trois de ses soldats. Le 19 octobre, les bombardements israéliens avaient fait au moins 45 morts et mardi 104, selon des sources palestiniennes.Le mouvement islamiste palestinien a jusqu’à présent restitué les dépouilles de 17 des 28 otages décédés qu’il a accepté de remettre dans le cadre d’un accord de trêve négocié par les Etats-Unis avec Israël.Parmi les 17 dépouilles restituées figurent celles de 15 Israéliens, d’un Thaïlandais et d’un Népalais. Conformément aux termes de l’accord de cessez-le-feu négociés sous la houlette des Etats-Unis, pour chaque Israélien rendu, Israël a remis 15 corps de Palestiniens décédés pendant la guerre, soit un total de 225.-Situation critique-A Gaza la situation humanitaire et sécuritaire reste alarmante. “La nuit dernière, j’ai entendu plusieurs fois des coups de feu provenant des forces d’occupation. Nous n’avons ni nourriture ni eau pour boire ou nous laver. La situation est critique. La trêve a commencé, mais la guerre n’est pas terminée”, a raconté à l’AFP Hisham al-Bardai, un père de famille de 37 ans.Pour Sumaya Daloul, 27 ans, qui vit avec ses parents, “la vie n’a pas de sens”. “La mort est préférable à la vie. Nous n’avons ni argent, ni travail, ni nourriture, ni eau, ni électricité, ni internet”, raconte-t-elle.Le directeur général du Bureau gouvernemental des médias à Gaza, Ismail Al-Thawabteh estime qu’il “reste 20.000 engins explosifs non explosés issus de la guerre et de l’occupation dans diverses zones de la bande de Gaza”.Samedi, la Jordanie et l’Allemagne ont estimé qu’une force internationale censée soutenir une future police palestinienne à Gaza dans le cadre du plan de gouvernance post-conflit du président américain Donald Trump devrait bénéficier d’un mandat de l’ONU.La force dite “de stabilisation internationale” (ISF), est censée former et soutenir les policiers palestiniens sélectionnés dans la bande de Gaza, avec le soutien de l’Égypte et de la Jordanie. Elle doit aussi sécuriser les zones frontalières et empêcher la contrebande d’armes vers le Hamas.La Turquie accueillera lundi à Istanbul une réunion des ministres des Affaires étrangères de pays musulmans en soutien au plan de paix américain pour Gaza.

Inquiétudes autour de la vente d’une machine à calculer de Pascal

Des personnalités scientifiques ont appelé samedi la France à revenir sur l’autorisation de sortie de territoire accordée pour la vente aux enchères, prévue en novembre, d’un rare exemplaire de Pascaline, machine à calculer inventée en 1642 par Blaise Pascal.Blaise Pascal et sa pascaline doivent demeurer “au cœur de nos collections”, ont estimé les signataires de cette tribune publiée sur le site du Monde, parmi lesquels figurent Barbara Cassin, membre de l’Académie française, Jean-Francois Le Gall, membre de l’Académie des sciences ou encore Hugo Duminil-Copin, mathématicien et médaille Fields 2022.L’objet, “à l’origine de l’informatique moderne”, constitue “un des principaux fleurons du patrimoine intellectuel et technique français”, estiment-ils dans ce texte.Fabriquée par le savant français Blaise Pascal à 19 ans, cette machine avait initialement été imaginée pour aider son père, président de la cour des aides de Normandie, à remettre de l’ordre dans les recettes fiscales du territoire.Sur la vingtaine d’exemplaires créées par Pascal, seuls neuf “subsistent dans le monde”, dont plusieurs conservés au musée des Arts et métiers à Paris et au muséum Henri-Lecoq, à Clermont-Ferrand.De trois types, les machines à calculer Pascaline sont soit décimales (pour les additions, soustractions, multiplications et divisions), soit comptables (pour les calculs monétaires), soit réservées au calcul des distances et dites d’arpentage.Le modèle qui sera mis aux enchères le 19 novembre à Paris par Christie’s, est le seul connu parmi les existants consacré au calcul des arpentages.”Il est capital que cet objet, peu connu jusqu’ici (…) entre dans une collection publique, afin qu’il puisse être étudié par la communauté scientifique internationale et que le pays où il a été créé dispose d’un échantillon complet de cet instrument”, soulignent les auteurs de la tribune, parmi lesquels figurent aussi des écrivains comme Erik Orsenna ou le prix Goncourt Eric Vuillard.Estimée entre deux et trois millions d’euros, la Pascaline a été exposée à Paris, à New York et à Hong Kong en vue de la vente.

Tanzania president wins 98% of votes after violence-marred pollsSat, 01 Nov 2025 09:52:32 GMT

Tanzanian President Samia Suluhu Hassan has won a landslide election victory, results showed Saturday, after key candidates were jailed or barred from a vote that has triggered days of violent protests.The electoral commission said Hassan won 97.66 percent of the vote, dominating every constituency.It added that turnout was at 87 percent, despite reports from AFP …

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Aux Etats-Unis, la paralysie budgétaire met le parc de Yosemite “à rude épreuve”

Temple mondialement connu de l’escalade, le parc naturel de Yosemite traverse une de ses plus grandes épreuves à cause de la paralysie budgétaire qui règne aux Etats-Unis. Privé de ressources, il continue pourtant d’être fréquenté par des milliers d’accros à l’adrénaline.Depuis le 1er octobre, le personnel a été grandement réduit, la faute au tarissement des fonds fédéraux provoqué par les désaccords budgétaires entre démocrates et républicains au Congrès.Et l’immense paroi de granit de 914 mètres qui fait la réputation du parc, la formation rocheuse d’El Capitan, est désormais vulnérable aux abus potentiels.”Nous sommes mis à rude épreuve”, confie à l’AFP un garde du parc, sous le couvert de l’anonymat. “Nous avons perdu de nombreux employés qui ont été renvoyés chez eux sans salaire, y compris des scientifiques, des chercheurs, des personnels gérant les entrées, des guides.”Pour ceux qui restent, pas facile d’assurer la sécurité de ce parc naturel mythique, qui accueille 4 millions de visiteurs par an. Il n’y a plus personne pour contrôler les entrées et ce mois-ci, des base-jumpers ont fait le buzz sur les réseaux sociaux en sautant en parachute depuis le sommet d’El Capitan.Illégale, cette pratique n’est pas nouvelle à Yosemite. Mais les autorités semblent craindre qu’elle ne prenne de l’ampleur par effet d’aubaine. Peter Zabrok, un grimpeur qui compte plusieurs dizaines d’ascensions d’El Capitan à son actif, a aperçu récemment huit base-jumpers s’élancer depuis le sommet, pour survoler le parc avec leurs combinaisons aérodynamiques.”Je n’en avais jamais vu autant !”, s’exclame le Canadien de 66 ans.Beaucoup de grimpeurs estiment qu’il s’agit d’un événement isolé, mais les autorités ont voulu affiché leur fermeté en communiquant sur la condamnation de trois parachutistes coupables d’infractions similaires ces dernières années.- “Inquiétant” -Dans le parc, où la haute saison d’escalade bat encore son plein, le garde anonyme redoute que l’exploit dangereux des base-jumpers ne soit que l’arbre qui cache la forêt. Derrière un vernis de normalité – les campings restent pleins, toilettes et boutiques privées sont ouvertes – les infractions se multiplient, selon lui. Certains petits malins profitent de l’occasion pour escalader des voies ou camper le long de sentiers qui nécessitent habituellement un permis, ou polluent des sites protégés.”Avec ou sans paralysie budgétaire, il y a toujours un certain degré d’activité illégale dans le parc, mais je pense qu’il est très faible”, tempère le grimpeur Alex Honnold, mondialement connu pour avoir escaladé El Capitan à mains nues, sans corde ni harnais de sécurité.Au-delà de quelques incidents défrayant la chronique, l’Américain est davantage préoccupé par l’impact à long terme des éventuelles coupes budgétaires proposées par l’administration Trump sur la préservation du parc. “En tant que visiteur qui vient juste pour une semaine, (…) vous ne voyez pas que personne ne s’occupe de l’infrastructure, ni qu’il y a moins de personnel de surveillance, de recherche et de sauvetage”, explique-t-il. Pourtant, “c’est ce qui compte le plus lorsque des accidents se produisent”.”C’est vraiment inquiétant pour les parcs en général”, abonde Julia Lackey, une grimpeuse qui a travaillé pendant deux saisons à Yosemite.”On voit plein de ressources déjà exploitées à leur maximum, et maintenant elles le sont encore plus”, lâche-t-elle, en se lançant dans sa quatrième ascension d’El Capitan.Les vrais amoureux du parc comme Jack Taylor regrettent, eux, de ne pas pouvoir payer leur entrée.”Cet argent sert à entretenir le parc”, s’inquiète ce grimpeur de 29 ans. “Ils offrent tous les services sans percevoir les droits d’entrée, donc ils perdent de l’argent”.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Aux Etats-Unis, la paralysie budgétaire met le parc de Yosemite “à rude épreuve”

Temple mondialement connu de l’escalade, le parc naturel de Yosemite traverse une de ses plus grandes épreuves à cause de la paralysie budgétaire qui règne aux Etats-Unis. Privé de ressources, il continue pourtant d’être fréquenté par des milliers d’accros à l’adrénaline.Depuis le 1er octobre, le personnel a été grandement réduit, la faute au tarissement des fonds fédéraux provoqué par les désaccords budgétaires entre démocrates et républicains au Congrès.Et l’immense paroi de granit de 914 mètres qui fait la réputation du parc, la formation rocheuse d’El Capitan, est désormais vulnérable aux abus potentiels.”Nous sommes mis à rude épreuve”, confie à l’AFP un garde du parc, sous le couvert de l’anonymat. “Nous avons perdu de nombreux employés qui ont été renvoyés chez eux sans salaire, y compris des scientifiques, des chercheurs, des personnels gérant les entrées, des guides.”Pour ceux qui restent, pas facile d’assurer la sécurité de ce parc naturel mythique, qui accueille 4 millions de visiteurs par an. Il n’y a plus personne pour contrôler les entrées et ce mois-ci, des base-jumpers ont fait le buzz sur les réseaux sociaux en sautant en parachute depuis le sommet d’El Capitan.Illégale, cette pratique n’est pas nouvelle à Yosemite. Mais les autorités semblent craindre qu’elle ne prenne de l’ampleur par effet d’aubaine. Peter Zabrok, un grimpeur qui compte plusieurs dizaines d’ascensions d’El Capitan à son actif, a aperçu récemment huit base-jumpers s’élancer depuis le sommet, pour survoler le parc avec leurs combinaisons aérodynamiques.”Je n’en avais jamais vu autant !”, s’exclame le Canadien de 66 ans.Beaucoup de grimpeurs estiment qu’il s’agit d’un événement isolé, mais les autorités ont voulu affiché leur fermeté en communiquant sur la condamnation de trois parachutistes coupables d’infractions similaires ces dernières années.- “Inquiétant” -Dans le parc, où la haute saison d’escalade bat encore son plein, le garde anonyme redoute que l’exploit dangereux des base-jumpers ne soit que l’arbre qui cache la forêt. Derrière un vernis de normalité – les campings restent pleins, toilettes et boutiques privées sont ouvertes – les infractions se multiplient, selon lui. Certains petits malins profitent de l’occasion pour escalader des voies ou camper le long de sentiers qui nécessitent habituellement un permis, ou polluent des sites protégés.”Avec ou sans paralysie budgétaire, il y a toujours un certain degré d’activité illégale dans le parc, mais je pense qu’il est très faible”, tempère le grimpeur Alex Honnold, mondialement connu pour avoir escaladé El Capitan à mains nues, sans corde ni harnais de sécurité.Au-delà de quelques incidents défrayant la chronique, l’Américain est davantage préoccupé par l’impact à long terme des éventuelles coupes budgétaires proposées par l’administration Trump sur la préservation du parc. “En tant que visiteur qui vient juste pour une semaine, (…) vous ne voyez pas que personne ne s’occupe de l’infrastructure, ni qu’il y a moins de personnel de surveillance, de recherche et de sauvetage”, explique-t-il. Pourtant, “c’est ce qui compte le plus lorsque des accidents se produisent”.”C’est vraiment inquiétant pour les parcs en général”, abonde Julia Lackey, une grimpeuse qui a travaillé pendant deux saisons à Yosemite.”On voit plein de ressources déjà exploitées à leur maximum, et maintenant elles le sont encore plus”, lâche-t-elle, en se lançant dans sa quatrième ascension d’El Capitan.Les vrais amoureux du parc comme Jack Taylor regrettent, eux, de ne pas pouvoir payer leur entrée.”Cet argent sert à entretenir le parc”, s’inquiète ce grimpeur de 29 ans. “Ils offrent tous les services sans percevoir les droits d’entrée, donc ils perdent de l’argent”.

En Iran, les futurs prodiges de la tech en décousent sur le ring avec leurs robots

Sur un ring entouré de vitres en plexiglas, deux machines métalliques aux allures de robots aspirateurs s’affrontent pour une lutte impitoyable: en Iran, des Olympiades de la Tech cultivent les futurs talents de l’ingénierie. Combats de robots, programmation, intelligence artificielle (IA) mais aussi drones, cybersécurité et objets connectés: toutes ces disciplines ont fait l’objet de compétitions entre étudiants, sur les quatre jours d’Olympiades qui se sont cloturées jeudi.L’Iran aspire à devenir un acteur régional incontournable pour les technologies émergentes, en dépit de décennies de sanctions internationales qui brident son développement. Sous un chapiteau, Alireza Hosseini s’active à donner les derniers tours de vis à Arash, un robot de combat qui montera sur le ring dans quelques heures. La machine n’a rien d’un humanoïde. Son aspect est au contraire très rudimentaire avec une courroie, des roulettes et beaucoup de mécanique.Ce qu’il y a de “plus important que la conception, c’est l’opérateur”, celui qui pilote à distance le robot avec une télécommande, déclare à l’AFP l’étudiant de 21 ans.”La conception ne représente qu’un tiers du travail, mais l’opérateur décide comment et où le robot attaque”, souligne le jeune homme, originaire de Kerman, dans le sud de l’Iran. Son équipe “composée d’étudiants en génie électrique, électronique, informatique, mécanique et design” a été championne d’Iran de robotique à trois reprises, précise M. Hosseini.Créées en 2024 à l’initiative du gouvernement, les Olympiades de la Tech servent de vivier aux entreprises pour de potentiels recrutements.M. Azizi, un enseignant qui encadre une équipe de moins de 18 ans, apparaît quelque peu anxieux avant le début de la compétition: “On a commencé tard malheureusement et le robot n’est pas encore totalement prêt”.Sur le ring, deux robots enchaînent déjà les coups. – Silicon valley iranienne -Comme pour la lutte, discipline dans laquelle l’Iran excelle, trois arbitres sont chargés de les départager.Chaque choc entre robots provoque des étincelles. Soudain, la structure métallique de l’un d’eux prend feu. La victoire revient à l’appareil qui met hors service son adversaire.Ces Olympiades de la Tech se sont déroulées en périphérie de Téhéran, au parc technologique de Pardis, surnommé la “Silicon valley” iranienne, où sont installées des dizaines d’entreprises de pointe.Les organisateurs se sont targués d’avoir reçu plus de 10.000 inscriptions pour cette compétition, limitée à un millier de places après des épreuves éliminatoires. Quelques équipes étrangères y étaient représentées. L’Iran investit des sommes considérables dans les technologies émergentes, dont la robotique qui compte des dizaines d’entreprises aux applications très diverses.Le pays avait ainsi dévoilé en septembre son premier robot dopé à l’intelligence artificielle, capable de répondre avec précision à un large éventail de questions juridiques, selon les médias locaux. Ces technologies servent aussi sur le plan militaire à l’image d’Aria, un véhicule présenté en septembre par les médias d’Etat et capable grâce à l’IA de détecter des obstacles et de se déplacer de façon autonome. En 2021, des vétérinaires avaient réalisé en Iran la toute première opération à distance sur un chien grâce à Sina, un robot chirurgical entièrement conçu et fabriqué localement.Les Olympiades de la Tech permettent aux étudiants de se confronter à la réalité du terrain. A l’image de Mohammad-Javad Assadolahi, un étudiant en génie mécanique de 21 ans, qui a conçu de toutes pièces avec ses camarades un drone composé à “60-70% de technologie iranienne”. “Notre principale difficulté a été le manque de ressources pédagogiques” en anglais et en persan, a déploré le jeune homme, en référence à la principale langue parlée en Iran.Mais “grâce à nos connaissances et nos recherches, on a progressivement réussi à développer un système” qui permet au drone de décoller automatiquement, suivre une trajectoire rectangulaire et atterrir seul, s’est réjoui M. Assadolahi.

Ligue 1: embouteillages en tête, Nice défie le PSG, l’OM et l’OL à la relance

La 11e journée du championnat de France pourrait à nouveau bouleverser la tête du classement, où six équipes se tiennent en deux points, avec en point d’orgue PSG-Nice samedi (17h00) mais aussi les tentatives de relance de l’OM à Auxerre samedi (21h05) et de Lyon à Brest dimanche (20h45).. Le PSG sans DouéContre Nice, les Parisiens devront se passer de Désiré Doué, blessé mercredi à la cuisse droite sur une accélération sur l’aile gauche contre Lorient (1-1).Le N.14 est resté au sol de longues minutes, grimaçant et se tenant au niveau de l’ischio-jambier, avant de sortir sur civière. Une mauvaise nouvelle à quelques jours du choc contre le Bayern Munich en Ligue des champions et de la réception de l’OGC Nice (8e) en championnat, face auxquels ils s’étaient inclinés (3-1) la saison dernière.”Je sais qu’ils auront envie de repartir avec une victoire avant de jouer le Bayern, mais on va y aller avec ce qu’on peut faire. Je sais comment on avait gagné à Paris la saison dernière, avec beaucoup d’énergie et de la réussite”, a rappelé Franck Haise, entraîneur de Nice, tombeur de Lille (2-0) mercredi.. Monaco veut durerLe nouveau dauphin du PSG, Monaco (20 points), vainqueur spectaculaire à Nantes (5-3), essaiera de consolider sa place sur le podium en accueillant le même jour le Paris FC (12e).Mais l’ASM devra encore se passer de Paul Pogba. Alors qu’une première apparition du champion du monde 2018 dans le groupe monégasque était pressentie, Pogba s’est blessé à la cheville jeudi à l’entrainement et “sera absent” samedi, a annoncé vendredi son entraîneur Sébastien Pocognoli.Derrière le duo de tête, quatre équipes restent en embuscade, à deux longueurs du leader (19 points) : Marseille, Strasbourg, Lyon et Lens, dans cet ordre selon la différence de buts.L’OM (3e) et l’OL (5e) auront à cœur de se relancer ce week-end, respectivement contre l’AJ Auxerre (17e) et Brest (14e), après avoir concédé des nuls frustrants lors de la 10e journée.Dans ce peloton de tête, un rebond des Lensois (6e), qui reçoivent Lorient (16e), est également attendu après leur surprenante défaite contre Metz (2-0), lanterne rouge du championnat.. Le mariage Rennes-Beye à l’épreuveHabib Beye sera encore l’entraîneur du Stade rennais dimanche, malgré un sixième match consécutif sans victoire.”On va essayer d’avancer ensemble”, a indiqué dimanche Arnaud Pouille, le président du club breton.Problème, ils affronteront Strasbourg (4e), revenu au pied du podium en profitant des faux pas de Lyon, Lens et Lille.Les Alsaciens profitent à plein de l’Argentin Joaquin Panichelli qui a pris le large au classement des buteurs avec neuf réalisations – deux de plus que le Marseillais Mason Greenwood.Le natif de Cordoba, 23 ans, a traversé le mois d’octobre à un rythme effréné: sept buts en cinq matches.. Les relégables se rebellentLe Losc (7e) tentera de relancer sa dynamique face à Angers (13e) pour rester au contact des places européennes. Son adversaire, qui lutte pour le maintien, pourrait toutefois lui donner du fil à retordre après avoir tenu en échec Marseille (2-2).Nantes, tombé à la 15e place, cherchera aussi à faire tourner le compteur dimanche contre Metz – dernier du championnat mais relancé par une embellie inespérée contre Lens. Le programme de la 11e journée du Championnat de France de football:Samedi 1er novembre (en heures de Paris, GMT+1):(17h00) Paris SG – Nice (19h00) Monaco – Paris FC (21h05) AJ Auxerre – OMDimanche 2 novembre (en heures de Paris, GMT+1) :Rennes – Strasbourg (15h00)Lens – Lorient (17h15)Lille – Angers (17h15)Nantes – Metz (17h15)Toulouse – Le Havre (17h15)Brest – Lyon (20h45)Classement: Pts J G N P bp bc dif1. Paris SG 21 10 6 3 1 20 9 112. Monaco 20 10 6 2 2 23 16 73. Marseille 19 10 6 1 3 24 11 134. Strasbourg 19 10 6 1 3 21 12 95. Lyon 19 10 6 1 3 16 12 46. Lens 19 10 6 1 3 14 10 47. Lille 17 10 5 2 3 22 13 98. Nice 17 10 5 2 3 16 15 19. Toulouse 14 10 4 2 4 17 15 210. Rennes 12 10 2 6 2 14 16 -211. Le Havre 12 10 3 3 4 12 16 -412. Paris FC 11 10 3 2 5 17 20 -313. Angers 10 10 2 4 4 8 14 -614. Brest 9 10 2 3 5 14 18 -415. Nantes 9 10 2 3 5 10 15 -516. Lorient 9 10 2 3 5 13 22 -917. Auxerre 7 10 2 1 7 7 16 -918. Metz 5 10 1 2 7 8 26 -18NDLR: Les trois premiers sont directement qualifiés pour la phase de ligue de la Ligue des champions. Le quatrième est qualifié pour le 3e tour préliminaire de la Ligue des champions. Le 5e est qualifié pour la Ligue Europa. Le 6e est qualifié pour les barrages de la Ligue Conference. Les deux derniers sont relégués en Ligue 2 et le 16e dispute un barrage.

Ligue 1: Auxerre, mauvais souvenirs pour De Zerbi et l’OM

Y a-t-il une malédiction auxerroise ? Au moment d’aller dans l’Yonne défier l’AJA samedi, Marseille et Roberto De Zerbi auront forcément en tête les deux affrontements de la saison dernière, conclus par deux défaites cuisantes mais qui ont aussi contribué à construire l’OM actuel.. Acte 1: “Si c’est moi le problème…”Le 8 novembre 2024, il y a presque un an jour pour jour, l’OM reçoit Auxerre au Stade Vélodrome. Les Marseillais sont deuxièmes au classement mais ils ont du mal à domicile, où ils ont été corrigés deux semaines plus tôt par le Paris SG (3-0).Mais la réaction attendue tourne au fiasco. A la pause, Auxerre mène 3-0 et s’impose finalement 3-1 devant un public marseillais furieux. De Zerbi l’est tout autant et sa conférence de presse sera le premier moment très chaud d’une saison qui n’en manquera pas.”Je viens de la rue, je suis direct, je ne parle pas pour parler. Je l’ai dit à Medhi Benatia (directeur du football, NDLR) et à Pablo Longoria (président de l’OM): si je suis le problème, je suis prêt à partir. Je laisse l’argent et je rends mon contrat”, lâche l’Italien, tout en frustration et en colère rentrée.Les journalistes se regardent, médusés, alors qu’au fond de la salle, les membres du service de presse de l’OM fixent leurs téléphones pour les uns et le bout de leurs chaussures pour les autres.Rapidement, l’état-major de l’OM éteint l’incendie par SMS: la direction a “zéro doute” et De Zerbi, exaspéré de ne pas réussir au Vélodrome, reste “le bon coach pour l’OM” et l’homme de la situation.Spectaculaire, la colère de l’Italien a peut-être finalement été salutaire. Deux semaines plus tard, après la trêve internationale et un succès à Lens, les Marseillais sont en effet partis pour cinq jours de stage à Mallemort, dans le nord des Bouches-du-Rhône, une initiative considérée comme le tournant de la saison à tous les étages du club. Et les retrouvailles avec le Vélodrome ont été positives, avec un succès face à Monaco.  . Acte 2: “C’est de la vraie corruption !”Au match retour, le 23 février au stade Abbé-Deschamps, c’est la colère de Pablo Longoria qui a accompagné la fin du match et l’après-rencontre, conclue par une nouvelle gifle (3-0).Au coeur d’une saison tendue, lors de laquelle l’OM s’est souvent senti traité injustement par les arbitres, le dirigeant espagnol ne supporte pas une série de décisions de Jérémy Stinat.Descendu dans les couloirs du stade avant même la fin du match, Longoria, que des images du diffuseur DAZN montrent manifestement fou de rage, critique “un championnat de merde”. “Dites-le bien que Pablo Longoria le dit: c’est de la vraie corruption !”, lâche même le président de l’OM. Sa sortie sera dénoncée par le président de la FFF Philippe Diallo comme par le directeur de l’arbitrage Antony Gautier, qui parlera de “propos inacceptables”. Il sera également rappelé à son devoir d’exemplarité par la ministre des Sports d’alors, Marie Barsacq.Au surlendemain du match, Longoria, qui sera plus tard suspendu 15 matchs pour ses propos, avait présenté des excuses dans un entretien avec l’AFP.”La forme n’était pas appropriée et ce mot (corruption, ndlr), je le regrette”, avait-il dit. “Un président de club ne peut pas se comporter comme ça. Rien ne justifie la forme et je ne suis pas content de moi-même”, avait-il ajouté. Depuis, Longoria a plusieurs fois répété, en public comme en privé, s’être “senti ridicule” à Auxerre.. Acte 3 samedi ?Même si l’OM traverse une période difficile avec trois matchs sans victoire (défaites à Lisbonne et Lens, nul contre Angers), l’atmosphère autour du club semble apaisée depuis la fin du mois d’août et l’affaire Rabiot.Il n’y a donc pas de raison de penser qu’un nouveau psychodrame viendra secouer l’OM samedi. Mais De Zerbi, qui attend surtout une réaction de ses joueurs, a bien gardé les deux premiers actes en tête.”Ça n’a pas été de très beaux moments, mais ils ont fait partie de notre saison. Ils ont même été aussi importants que certaines victoires. Ça a été des défaites dures à digérer, mais qui nous ont servi”, a-t-il dit vendredi.”L’esprit de revanche m’alimente et me motive. Réagir, désobéir, me rebeller, tout cela me motive. Donc on garde ces défaites en tête, mais de manière sportive”, a-t-il conclu.