Une semaine après avoir dénoncé des insultes racistes de la part de l’Argentin Gianluca Prestianni, suspendu provisoirement par l’UEFA, le Real Madrid et sa star brésilienne Vinicius Jr retrouvent Benfica mercredi pour une place en huitièmes de finale de la Ligue des champions.Le football reprendra-t-il ses droits mercredi sur la pelouse du stade Santiago Bernabéu, où les Madrilènes, vainqueurs à l’aller 1-0, seront privés de Kylian Mbappé, touché au genou gauche et forfait, selon une source proche du vestiaire ? La suspension provisoire de Gianluca Prestianni, accusé par plusieurs joueurs du Real d’avoir traité Vinicius Junior de “singe” — ce qu’il nie — et celle de José Mourinho, exclu en fin de match, auraient pu y contribuer. Mais l’affaire, dont l’UEFA s’est immédiatement saisie, a logiquement monopolisé la majeure partie de l’avant-match mardi, et la tension n’est pas redescendue.Interrogé à plusieurs reprises sur le sujet, l’entraîneur du Real Alvaro Arbeloa a ainsi estimé que l’UEFA avait l’opportunité d’envoyer un message fort en sanctionnant durement Prestianni, pour “ne pas en rester seulement à un slogan et à une jolie pancarte avant les matches”.”Rien ne peut justifier un acte raciste”, et encore moins la célébration de Vinicius Junior après son superbe but vainqueur (1-0), comme l’avait sous-entendu José Mourinho, ont martelé Arbeloa et le gardien belge Thibaut Courtois, “déçu” des paroles du “Special One”.- Prestianni soutenu -Malgré sa suspension, dont Benfica a assuré faire appel sans grand espoir d’obtenir gain de cause, Prestianni nie toujours avoir lancé une insulte raciste à l’attaquant brésilien et a tout de même effectué le déplacement avec ses coéquipiers, signe du soutien du club portugais envers son joueur.Avant son départ pour Madrid, le président lisboète Rui Costa a maintenu que le géant portugais “croyait” la version de l’Argentin, qui serait selon lui “tout sauf raciste”.Selon la presse portugaise, l’ailier de 20 ans aurait affirmé aux enquêteurs de l’UEFA qu’il avait bien insulté Vinicius, mais avec un terme homophobe, et non raciste. “Eh bien cela me paraît tout aussi grave. Nous ne pouvons pas accepter ce genre de choses” a réagi Courtois.Même si Benfica tente de faire durer le suspense, la présence de l’international argentin sur la pelouse au coup d’envoi paraît presque impossible, car elle risquerait de faire basculer la rencontre dans le chaos et exposerait le club à de lourdes sanctions. “Je crois que le club a déjà pris position. L’UEFA a pris une décision, le club a fait appel. Nous, en tant qu’entraîneurs, nous devons nous préparer à tous les scenarios”, a déclaré Joao Tralhao, l’adjoint de José Mourinho.Dans ce contexte brûlant, Thibaut Courtois a appelé son équipe à “tourner la page”, tout en assurant que le vestiaire madrilène était “à 100%” derrière Vinicius Junior.”Nous sommes des professionnels, et nous essayons de faire abstraction du bruit ambiant et de tout ce qui se dit, pour se concentrer sur ce que nous devons améliorer par rapport au match contre Osasuna (défaite 2-1)”, a expliqué le portier des Diables Rouges.”Je ne veux pas dire que ce sera une finale, mais cela y ressemblera”, a avoué Arbeloa, qui a loué “le courage” et “le caractère” de son attaquant brésilien face à ce nouvel incident raciste, dont il a été la cible à de trop nombreuses reprises depuis son arrivée en Espagne en 2018.”Vini est un battant. Et demain (mercredi) il va continuer à lutter, et démontrer que c’est un des meilleurs joueurs de la planète”, a prédit le coach merengue.
Une semaine après avoir dénoncé des insultes racistes de la part de l’Argentin Gianluca Prestianni, suspendu provisoirement par l’UEFA, le Real Madrid et sa star brésilienne Vinicius Jr retrouvent Benfica mercredi pour une place en huitièmes de finale de la Ligue des champions.Le football reprendra-t-il ses droits mercredi sur la pelouse du stade Santiago Bernabéu, où les Madrilènes, vainqueurs à l’aller 1-0, seront privés de Kylian Mbappé, touché au genou gauche et forfait, selon une source proche du vestiaire ? La suspension provisoire de Gianluca Prestianni, accusé par plusieurs joueurs du Real d’avoir traité Vinicius Junior de “singe” — ce qu’il nie — et celle de José Mourinho, exclu en fin de match, auraient pu y contribuer. Mais l’affaire, dont l’UEFA s’est immédiatement saisie, a logiquement monopolisé la majeure partie de l’avant-match mardi, et la tension n’est pas redescendue.Interrogé à plusieurs reprises sur le sujet, l’entraîneur du Real Alvaro Arbeloa a ainsi estimé que l’UEFA avait l’opportunité d’envoyer un message fort en sanctionnant durement Prestianni, pour “ne pas en rester seulement à un slogan et à une jolie pancarte avant les matches”.”Rien ne peut justifier un acte raciste”, et encore moins la célébration de Vinicius Junior après son superbe but vainqueur (1-0), comme l’avait sous-entendu José Mourinho, ont martelé Arbeloa et le gardien belge Thibaut Courtois, “déçu” des paroles du “Special One”.- Prestianni soutenu -Malgré sa suspension, dont Benfica a assuré faire appel sans grand espoir d’obtenir gain de cause, Prestianni nie toujours avoir lancé une insulte raciste à l’attaquant brésilien et a tout de même effectué le déplacement avec ses coéquipiers, signe du soutien du club portugais envers son joueur.Avant son départ pour Madrid, le président lisboète Rui Costa a maintenu que le géant portugais “croyait” la version de l’Argentin, qui serait selon lui “tout sauf raciste”.Selon la presse portugaise, l’ailier de 20 ans aurait affirmé aux enquêteurs de l’UEFA qu’il avait bien insulté Vinicius, mais avec un terme homophobe, et non raciste. “Eh bien cela me paraît tout aussi grave. Nous ne pouvons pas accepter ce genre de choses” a réagi Courtois.Même si Benfica tente de faire durer le suspense, la présence de l’international argentin sur la pelouse au coup d’envoi paraît presque impossible, car elle risquerait de faire basculer la rencontre dans le chaos et exposerait le club à de lourdes sanctions. “Je crois que le club a déjà pris position. L’UEFA a pris une décision, le club a fait appel. Nous, en tant qu’entraîneurs, nous devons nous préparer à tous les scenarios”, a déclaré Joao Tralhao, l’adjoint de José Mourinho.Dans ce contexte brûlant, Thibaut Courtois a appelé son équipe à “tourner la page”, tout en assurant que le vestiaire madrilène était “à 100%” derrière Vinicius Junior.”Nous sommes des professionnels, et nous essayons de faire abstraction du bruit ambiant et de tout ce qui se dit, pour se concentrer sur ce que nous devons améliorer par rapport au match contre Osasuna (défaite 2-1)”, a expliqué le portier des Diables Rouges.”Je ne veux pas dire que ce sera une finale, mais cela y ressemblera”, a avoué Arbeloa, qui a loué “le courage” et “le caractère” de son attaquant brésilien face à ce nouvel incident raciste, dont il a été la cible à de trop nombreuses reprises depuis son arrivée en Espagne en 2018.”Vini est un battant. Et demain (mercredi) il va continuer à lutter, et démontrer que c’est un des meilleurs joueurs de la planète”, a prédit le coach merengue.
