Le Hamas rendra jeudi quatre corps d’otages retenus à Gaza

Le Hamas doit restituer jeudi quatre corps d’otages israéliens morts en captivité à Gaza et a affirmé mercredi qu’Israël libérerait en contrepartie plus de 600 détenus palestiniens, mettant fin aux échanges prévus durant la première phase du fragile cessez-le-feu qui s’achève samedi.En Israël, une foule émue de milliers de personnes s’est massée dès le matin le long des routes pour saluer le passage du cortège funéraire transportant les dépouilles de Shiri Bibas et ses deux petits garçons tués en captivité à Gaza, devenus le symbole de la tragédie des otages.Tous les trois avaient été enlevés lors de l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza, et leurs corps ont été restitués à Israël la semaine dernière.”Shiri, je vous demande pardon pour ne pas avoir pu vous protéger” lors de l’attaque, a lancé son époux, Yarden Bibas, libéré le 1er février, dans son éloge funèbre empreint d’émotion, dans un cimetière près du kibboutz Nir Oz, dans le sud d’Israël, où la famille avait été enlevée.Lors des funérailles, la famille a demandé à tous les responsables israéliens d’assumer la responsabilité de la mort de leurs proches en captivité. “Ils auraient pu vous sauver mais ont préféré la vengeance”, a lancé Ofri Bibas, la belle-soeur de Shiri.La première phase de la trêve en place depuis le 19 janvier doit s’achever le 1er mars, après avoir permis plusieurs échanges de prisonniers palestiniens contre des otages, vivants ou morts.Mais ce cessez-le-feu très fragile a plusieurs fois été mis en péril par des accusations mutuelles de violation, alors que la suite de la trêve reste incertaine. – “Beaucoup de progrès” -A trois jours de la fin de la première phase, les termes de la deuxième étape, qui doit voir la fin définitive de la guerre, n’ont toujours pas été négociés.Mardi soir, l’émissaire du président américain Donald Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a cependant fait état de “beaucoup de progrès” en vue d’une reprise des négociations.Il a annoncé qu’Israël envoyait une équipe de négociateurs “soit à Doha soit au Caire, où les négociations vont commencer”.Israël n’a pas confirmé cette information.Mercredi, deux responsables du Hamas ont indiqué à l’AFP que le mouvement islamiste allait restituer jeudi à Israël les corps de quatre otages en échange de centaines de prisonniers palestiniens, dont la libération était bloquée depuis samedi par Israël.Selon un accord conclu par l’intermédiaire des médiateurs, le Hamas et d’autres groupes armés “remettront quatre corps (d’otages) israéliens”, ont précisé ces deux responsables, ajoutant qu’en retour, Israël libérerait 625 Palestiniens détenus dans ses prisons. Le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a indiqué qu’un accord avait été conclu pour la restitution des corps de quatre otages, sans mentionner la libération des prisonniers.Plus de 600 d’entre eux auraient dû être libérés le 22 février, en échange de six Israéliens relâchés par le Hamas. Mais Israël avait annulé au dernier moment ces libérations, exigeant la fin des “cérémonies humiliantes” mises en scène par le Hamas à chaque libération d’otages.Un responsable du Hamas a dit mercredi que la remise jeudi des quatre corps d’otages se ferait sans cérémonie “publique”.Après la suspension des libérations de prisonniers par Israël, le mouvement islamiste avait accusé Israël de “mettre en grave danger tout l’accord de trêve”, et appelé les pays médiateurs – Etats-Unis, Qatar et Egypte – à intervenir.Le Comité international de la Croix-Rouge notamment a protesté contre ces cérémonies, lors desquelles les otages étaient exhibés sur des podiums face à la foule, et exhorté toutes les parties à procéder aux échanges de prisonniers et d’otages “de manière digne et privée”.- “Ils sont revenus, mais pas vivants” -Au total, 25 otages israéliens en vie et quatre morts ont été rendus à Israël depuis le début de la trêve, sur un total de 33 prévu durant la première phase, en échange d’environ 1.100 Palestiniens sur un total de 1.900.La semaine dernière, le retour des dépouilles de Shiri Bibas et de ses enfants, Kfir et Ariel, âgés de huit mois et demi et quatre ans au moment de leur enlèvement, avait profondément ému le pays.Le cortège funéraire, où flottaient des ballons orange, symbole des deux petits garçons aux cheveux roux, est parti mercredi matin de Rishon Letzion, au sud de Tel-Aviv, en direction de Nir Oz, à une centaine de kilomètres de là.”Quand je pense au 7 octobre”, a dit à l’AFP Aviv Nahman, un habitant de Rishon Letzion, “c’est à cette famille que je pense en premier (…) Et malheureusement, ils sont revenus, mais pas vivants”.L’attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.215 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes et incluant les otages morts ou tués en captivité. Au total, 251 personnes avaient été enlevées.L’offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 48.319 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.
Le Hamas doit restituer jeudi quatre corps d’otages israéliens morts en captivité à Gaza et a affirmé mercredi qu’Israël libérerait en contrepartie plus de 600 détenus palestiniens, mettant fin aux échanges prévus durant la première phase du fragile cessez-le-feu qui s’achève samedi.En Israël, une foule émue de milliers de personnes s’est massée dès le matin le long des routes pour saluer le passage du cortège funéraire transportant les dépouilles de Shiri Bibas et ses deux petits garçons tués en captivité à Gaza, devenus le symbole de la tragédie des otages.Tous les trois avaient été enlevés lors de l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza, et leurs corps ont été restitués à Israël la semaine dernière.”Shiri, je vous demande pardon pour ne pas avoir pu vous protéger” lors de l’attaque, a lancé son époux, Yarden Bibas, libéré le 1er février, dans son éloge funèbre empreint d’émotion, dans un cimetière près du kibboutz Nir Oz, dans le sud d’Israël, où la famille avait été enlevée.Lors des funérailles, la famille a demandé à tous les responsables israéliens d’assumer la responsabilité de la mort de leurs proches en captivité. “Ils auraient pu vous sauver mais ont préféré la vengeance”, a lancé Ofri Bibas, la belle-soeur de Shiri.La première phase de la trêve en place depuis le 19 janvier doit s’achever le 1er mars, après avoir permis plusieurs échanges de prisonniers palestiniens contre des otages, vivants ou morts.Mais ce cessez-le-feu très fragile a plusieurs fois été mis en péril par des accusations mutuelles de violation, alors que la suite de la trêve reste incertaine. – “Beaucoup de progrès” -A trois jours de la fin de la première phase, les termes de la deuxième étape, qui doit voir la fin définitive de la guerre, n’ont toujours pas été négociés.Mardi soir, l’émissaire du président américain Donald Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a cependant fait état de “beaucoup de progrès” en vue d’une reprise des négociations.Il a annoncé qu’Israël envoyait une équipe de négociateurs “soit à Doha soit au Caire, où les négociations vont commencer”.Israël n’a pas confirmé cette information.Mercredi, deux responsables du Hamas ont indiqué à l’AFP que le mouvement islamiste allait restituer jeudi à Israël les corps de quatre otages en échange de centaines de prisonniers palestiniens, dont la libération était bloquée depuis samedi par Israël.Selon un accord conclu par l’intermédiaire des médiateurs, le Hamas et d’autres groupes armés “remettront quatre corps (d’otages) israéliens”, ont précisé ces deux responsables, ajoutant qu’en retour, Israël libérerait 625 Palestiniens détenus dans ses prisons. Le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a indiqué qu’un accord avait été conclu pour la restitution des corps de quatre otages, sans mentionner la libération des prisonniers.Plus de 600 d’entre eux auraient dû être libérés le 22 février, en échange de six Israéliens relâchés par le Hamas. Mais Israël avait annulé au dernier moment ces libérations, exigeant la fin des “cérémonies humiliantes” mises en scène par le Hamas à chaque libération d’otages.Un responsable du Hamas a dit mercredi que la remise jeudi des quatre corps d’otages se ferait sans cérémonie “publique”.Après la suspension des libérations de prisonniers par Israël, le mouvement islamiste avait accusé Israël de “mettre en grave danger tout l’accord de trêve”, et appelé les pays médiateurs – Etats-Unis, Qatar et Egypte – à intervenir.Le Comité international de la Croix-Rouge notamment a protesté contre ces cérémonies, lors desquelles les otages étaient exhibés sur des podiums face à la foule, et exhorté toutes les parties à procéder aux échanges de prisonniers et d’otages “de manière digne et privée”.- “Ils sont revenus, mais pas vivants” -Au total, 25 otages israéliens en vie et quatre morts ont été rendus à Israël depuis le début de la trêve, sur un total de 33 prévu durant la première phase, en échange d’environ 1.100 Palestiniens sur un total de 1.900.La semaine dernière, le retour des dépouilles de Shiri Bibas et de ses enfants, Kfir et Ariel, âgés de huit mois et demi et quatre ans au moment de leur enlèvement, avait profondément ému le pays.Le cortège funéraire, où flottaient des ballons orange, symbole des deux petits garçons aux cheveux roux, est parti mercredi matin de Rishon Letzion, au sud de Tel-Aviv, en direction de Nir Oz, à une centaine de kilomètres de là.”Quand je pense au 7 octobre”, a dit à l’AFP Aviv Nahman, un habitant de Rishon Letzion, “c’est à cette famille que je pense en premier (…) Et malheureusement, ils sont revenus, mais pas vivants”.L’attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.215 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes et incluant les otages morts ou tués en captivité. Au total, 251 personnes avaient été enlevées.L’offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 48.319 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.