Italie: la Roma de Gasperini défie le Napoli de Conte

Inattendus leaders de la Serie A, l’AS Rome et son entraîneur Gian Piero Gasperini s’étalonnent dimanche (20h45) face au champion en titre, Naples, qui, sous la direction d’Antonio Conte, peine à retrouver son efficacité de la saison dernière.. Conte, la bête noire de GasperiniConte, passé par la Juventus Turin (2011-14), l’Inter Milan (2019-21) ou encore Chelsea (2016-18), et Gasperini, qui s’est fait un nom en Europe en neuf saisons à l’Atalanta (2016-25), se sont déjà croisés à dix reprises.Et Conte qui a brièvement entraîné l’Atalanta (13 matches de Serie A en 2009-10) mène largement au bilan de leurs confrontations avec six victoires, deux nuls et deux défaites. Mais une statistique fait espérer les ultras de la Roma: le Stade olympique ne réussit pas vraiment à Conte qui, en huit visites pour y affronter la Roma, ne s’y est imposé qu’une seule fois, le 11 mai 2014 avec la Juventus Turin, pour quatre nuls et trois défaites.. Gasperini le magicienEn moins de six mois, Gasperini, 67 ans, a fait de la Roma à la surprise générale un candidat au titre 2025-26. Grâce au “Gasp”, les tifosi rêvent ouvertement d’un quatrième “scudetto”, 24 ans après le dernier conquis en 2001, alors que leur équipe n’a plus soulevé de trophée depuis sa victoire en 2018 en Coupe d’Italie.Pour les ultras “romanistes”, c’est bien simple: leur entraîneur, arrivé dans la capitale italienne en juin dernier, est un magicien. C’est en tous cas déguisé en sorcier qu’il a été représenté par un “street-artist”, fan de la Roma, sur un mur du quartier de Garbatella.Mais aucune magie dans les résultats de la Roma selon Gasperini: “du coeur, de la grinta et de la sueur”, a-t-il énuméré après le succès sur le terrain de la Cremonese (3-1), le neuvième succès de la Roma qui l’a propulsée en tête avec deux points d’avance sur ses premiers poursuivants.”Ce sont les ingrédients qui me plaisent, il faut encore y ajouter un peu de piquant et un peu de sel”, a prévenu l’intransigeant techncien italien qui sera en tribunes dimanche après son exclusion contre la Cremonese.Pour Gasperini, ce choc contre le Napoli est un test important, après les deux défaites concédés contre l’AC Milan et l’Inter Milan (1-0 à chaque fois): “On avait réussi deux grands matches, cela nous avait donné de la confiance, mais c’était deux défaites. On va voir si on a progressé”, a-t-il prévenu. . Conte le revenantComme Gasperini, Conte, 56 ans, est un entraîneur de tempérament, coutumier des coups de gueule contre les arbitres, célébrant les buts de son équipe comme s’il était encore joueur Mais rarement l’ancien sélectionneur de l’Italie (2014-16) n’était apparu aussi abattu après une défaite que le 9 novembre après un revers à Bologne (2-0).”Il faut faire quelque chose, parce que je n’ai pas envie d’accompagner un mort”, avait-il alors déclaré, le visage fermé, remonté contre ses joueurs.Pendant la trêve internationale qui a suivi, sa décision de partir de Naples pendant une semaine, a alimenté les rumeurs de son prochain départ, moins de dix-huit mois après son arrivée.Mais Conte et le Napoli, décimé par les blessures et absences (De Bruyne, Gilmour, Anguissa, Meret, Lukaku), ont depuis rebondi, avec deux victoires, contre l’Atalanta (3-1) et Qarabag (2-0) en championnat.”Cette équipe n’est pas morte”, a-t-il insisté, comme pour refermer son coup de blues de Bologne.
Inattendus leaders de la Serie A, l’AS Rome et son entraîneur Gian Piero Gasperini s’étalonnent dimanche (20h45) face au champion en titre, Naples, qui, sous la direction d’Antonio Conte, peine à retrouver son efficacité de la saison dernière.. Conte, la bête noire de GasperiniConte, passé par la Juventus Turin (2011-14), l’Inter Milan (2019-21) ou encore Chelsea (2016-18), et Gasperini, qui s’est fait un nom en Europe en neuf saisons à l’Atalanta (2016-25), se sont déjà croisés à dix reprises.Et Conte qui a brièvement entraîné l’Atalanta (13 matches de Serie A en 2009-10) mène largement au bilan de leurs confrontations avec six victoires, deux nuls et deux défaites. Mais une statistique fait espérer les ultras de la Roma: le Stade olympique ne réussit pas vraiment à Conte qui, en huit visites pour y affronter la Roma, ne s’y est imposé qu’une seule fois, le 11 mai 2014 avec la Juventus Turin, pour quatre nuls et trois défaites.. Gasperini le magicienEn moins de six mois, Gasperini, 67 ans, a fait de la Roma à la surprise générale un candidat au titre 2025-26. Grâce au “Gasp”, les tifosi rêvent ouvertement d’un quatrième “scudetto”, 24 ans après le dernier conquis en 2001, alors que leur équipe n’a plus soulevé de trophée depuis sa victoire en 2018 en Coupe d’Italie.Pour les ultras “romanistes”, c’est bien simple: leur entraîneur, arrivé dans la capitale italienne en juin dernier, est un magicien. C’est en tous cas déguisé en sorcier qu’il a été représenté par un “street-artist”, fan de la Roma, sur un mur du quartier de Garbatella.Mais aucune magie dans les résultats de la Roma selon Gasperini: “du coeur, de la grinta et de la sueur”, a-t-il énuméré après le succès sur le terrain de la Cremonese (3-1), le neuvième succès de la Roma qui l’a propulsée en tête avec deux points d’avance sur ses premiers poursuivants.”Ce sont les ingrédients qui me plaisent, il faut encore y ajouter un peu de piquant et un peu de sel”, a prévenu l’intransigeant techncien italien qui sera en tribunes dimanche après son exclusion contre la Cremonese.Pour Gasperini, ce choc contre le Napoli est un test important, après les deux défaites concédés contre l’AC Milan et l’Inter Milan (1-0 à chaque fois): “On avait réussi deux grands matches, cela nous avait donné de la confiance, mais c’était deux défaites. On va voir si on a progressé”, a-t-il prévenu. . Conte le revenantComme Gasperini, Conte, 56 ans, est un entraîneur de tempérament, coutumier des coups de gueule contre les arbitres, célébrant les buts de son équipe comme s’il était encore joueur Mais rarement l’ancien sélectionneur de l’Italie (2014-16) n’était apparu aussi abattu après une défaite que le 9 novembre après un revers à Bologne (2-0).”Il faut faire quelque chose, parce que je n’ai pas envie d’accompagner un mort”, avait-il alors déclaré, le visage fermé, remonté contre ses joueurs.Pendant la trêve internationale qui a suivi, sa décision de partir de Naples pendant une semaine, a alimenté les rumeurs de son prochain départ, moins de dix-huit mois après son arrivée.Mais Conte et le Napoli, décimé par les blessures et absences (De Bruyne, Gilmour, Anguissa, Meret, Lukaku), ont depuis rebondi, avec deux victoires, contre l’Atalanta (3-1) et Qarabag (2-0) en championnat.”Cette équipe n’est pas morte”, a-t-il insisté, comme pour refermer son coup de blues de Bologne.