Jean-Bouin pour le Paris FC, le Groupama Stadium pour l’OL Lyonnes: les sections féminines des clubs français investissent de plus en plus des stades de grande capacité en Ligue des champions mais aussi en Première Ligue.Un pari ambitieux alors que la première division féminine rassemble en moyenne 2.200 personnes cette saison, loin des 28.000 de la Ligue 1. “C’est important de jouer dans un grand stade. Parfois c’est vrai, cela peut paraître vide mais en tant que joueuses, nous sommes dans de bonnes conditions”, souligne Ada Hegerberg, l’attaquante norvégienne de l’OL Lyonnes qui affronte mercredi l’Atlético de Madrid (21h00) sur la pelouse du Groupama Stadium.Au même moment, les joueuses du Paris FC délaisseront elles aussi leur stade de Charléty pour les 20.000 places de Jean-Bouin, où jouent leurs homologues masculins depuis leur montée en Ligue 1 cette saison. Objectifs: rapprocher les supporters du terrain pour la réception des favorites du FC Barcelone (21h00), mais surtout offrir de meilleures conditions de jeu et de retransmission (10.000 billets vendus).Que ce soit les matches européens ou de championnat, les Lyonnaises disputent depuis le début de la saison tous leurs matches à domicile dans l’écrin de 59.000 places situé à Décines-Charpieux.La décision a été prise par la propriétaire américaine du club, Michele Kang, pour séduire un plus large public, jusqu’alors limité aux 1.500 places du centre d’entraînement. A terme, son équipe disposera de sa propre enceinte, dont la capacité sera mieux dimensionnée et adaptée à l’attraction actuelle des compétitions féminines. “Les stades proposés en Première ligue ou en Ligue des Champions ne suffisent pas. Il y a un gros travail à faire sur ce plan-là de la part des clubs”, insiste la Ballon d’or 2018 Ada Hegerberg- Meilleures conditions -Cette saison, plusieurs clubs ont opté pour des grandes enceintes. Ce sera le cas ce week-end encore: samedi, les Havraises ont accueilli les Lyonnaises au stade Océane et Nantes attend plus de 15.00O spectateurs pour la réception des Marseillaises dimanche à la Beaujoire: le nouveau record de la saison. Le directeur général de la Ligue féminine du football professionnelle (LFFP), Paul-Hervé Douillard, met en avant “la volonté d’accélérer cette ouverture”. “On va passer d’un tiers des matches joués dans des grands stades à près de deux tiers”, dit-il.”Les clubs identifient les rencontres qu’ils souhaitent jouer dans ces grandes enceintes, puis vient la dimension événementielle car ouvrir un stade ne suffit pas”, poursuit-il.Cette saison, le PSG organise la quasi-totalité des matches de championnat (sauf les chocs face à l’OL) au Campus à Poissy (1.200 places) et seulement une partie de ses rencontres de Ligue des champions au Parc des princes, comme celles face au Bayern (défaite 3-1) avec 14.000 personnes ou contre Louvain (0-0), très loin de remplir le stade. Pour celles-ci, le club parisien a toujours les mêmes difficultés pour attirer du public, essentiellement familial, en semaine et en plein hiver, malgré la mise en place d’animations.”Le Parc des Princes, c’est un stade mythique dans lequel on est porté par nos supporters. Il y a forcément de l’excitation quand on peut y jouer”, souligne Elisa De Almeida qui retrouvera l’écrin parisien le 31 janvier pour affronter l’OL en Première Ligue.- En retard -Avec l’arrivée de Lens et de l’OM cette saison en Première Ligue, davantage de matches se déroulent dans de grandes enceintes, à Bollaert ou au Vélodrome.Si la locomotive lyonnaise détient le record d’affluence en championnat (qui commence à dater, 30.661 spectateurs pour le match OL-PSG en 2019), c’est Nantes cette saison qui avait déjà attiré le plus grand nombre avec près de 13.454 contre le Paris FC et Lens avec 10.700 personnes face au PSG. L’affluence du championnat progresse (+100% depuis 2023) mais reste éloignée de celle des voisins européens. Le match d’ouverture de la Bundesliga féminine, remporté par le Bayern Munich contre le Bayer Leverkusen (2-0), a réuni 57.762 spectateurs début septembre à l’Allianz Arena.En Angleterre, 60.160 spectateurs ont assisté en février 2024 à la rencontre entre Arsenal et Manchester United à l’Emirates.L’Espagne détient la meilleure affluence pour un championnat féminin en Europe avec 60.739 spectateurs au Métropolitano de Madrid lors du choc Atlético-FC Barcelone en mars 2019. Mais le championnat rassemblent en moyenne 1.650 personnes, moins qu’en France.En France, le frein principal reste structurel, avec des stades trop petits ou trop grands. Faute d’enceintes intermédiaires, le PSG a évoqué un temps le projet de construction d’un stade de 3.000 à 5.000 places à Poissy, mais cette idée n’a pas avancé, selon une source proche du dossier.
Jean-Bouin pour le Paris FC, le Groupama Stadium pour l’OL Lyonnes: les sections féminines des clubs français investissent de plus en plus des stades de grande capacité en Ligue des champions mais aussi en Première Ligue.Un pari ambitieux alors que la première division féminine rassemble en moyenne 2.200 personnes cette saison, loin des 28.000 de la Ligue 1. “C’est important de jouer dans un grand stade. Parfois c’est vrai, cela peut paraître vide mais en tant que joueuses, nous sommes dans de bonnes conditions”, souligne Ada Hegerberg, l’attaquante norvégienne de l’OL Lyonnes qui affronte mercredi l’Atlético de Madrid (21h00) sur la pelouse du Groupama Stadium.Au même moment, les joueuses du Paris FC délaisseront elles aussi leur stade de Charléty pour les 20.000 places de Jean-Bouin, où jouent leurs homologues masculins depuis leur montée en Ligue 1 cette saison. Objectifs: rapprocher les supporters du terrain pour la réception des favorites du FC Barcelone (21h00), mais surtout offrir de meilleures conditions de jeu et de retransmission (10.000 billets vendus).Que ce soit les matches européens ou de championnat, les Lyonnaises disputent depuis le début de la saison tous leurs matches à domicile dans l’écrin de 59.000 places situé à Décines-Charpieux.La décision a été prise par la propriétaire américaine du club, Michele Kang, pour séduire un plus large public, jusqu’alors limité aux 1.500 places du centre d’entraînement. A terme, son équipe disposera de sa propre enceinte, dont la capacité sera mieux dimensionnée et adaptée à l’attraction actuelle des compétitions féminines. “Les stades proposés en Première ligue ou en Ligue des Champions ne suffisent pas. Il y a un gros travail à faire sur ce plan-là de la part des clubs”, insiste la Ballon d’or 2018 Ada Hegerberg- Meilleures conditions -Cette saison, plusieurs clubs ont opté pour des grandes enceintes. Ce sera le cas ce week-end encore: samedi, les Havraises ont accueilli les Lyonnaises au stade Océane et Nantes attend plus de 15.00O spectateurs pour la réception des Marseillaises dimanche à la Beaujoire: le nouveau record de la saison. Le directeur général de la Ligue féminine du football professionnelle (LFFP), Paul-Hervé Douillard, met en avant “la volonté d’accélérer cette ouverture”. “On va passer d’un tiers des matches joués dans des grands stades à près de deux tiers”, dit-il.”Les clubs identifient les rencontres qu’ils souhaitent jouer dans ces grandes enceintes, puis vient la dimension événementielle car ouvrir un stade ne suffit pas”, poursuit-il.Cette saison, le PSG organise la quasi-totalité des matches de championnat (sauf les chocs face à l’OL) au Campus à Poissy (1.200 places) et seulement une partie de ses rencontres de Ligue des champions au Parc des princes, comme celles face au Bayern (défaite 3-1) avec 14.000 personnes ou contre Louvain (0-0), très loin de remplir le stade. Pour celles-ci, le club parisien a toujours les mêmes difficultés pour attirer du public, essentiellement familial, en semaine et en plein hiver, malgré la mise en place d’animations.”Le Parc des Princes, c’est un stade mythique dans lequel on est porté par nos supporters. Il y a forcément de l’excitation quand on peut y jouer”, souligne Elisa De Almeida qui retrouvera l’écrin parisien le 31 janvier pour affronter l’OL en Première Ligue.- En retard -Avec l’arrivée de Lens et de l’OM cette saison en Première Ligue, davantage de matches se déroulent dans de grandes enceintes, à Bollaert ou au Vélodrome.Si la locomotive lyonnaise détient le record d’affluence en championnat (qui commence à dater, 30.661 spectateurs pour le match OL-PSG en 2019), c’est Nantes cette saison qui avait déjà attiré le plus grand nombre avec près de 13.454 contre le Paris FC et Lens avec 10.700 personnes face au PSG. L’affluence du championnat progresse (+100% depuis 2023) mais reste éloignée de celle des voisins européens. Le match d’ouverture de la Bundesliga féminine, remporté par le Bayern Munich contre le Bayer Leverkusen (2-0), a réuni 57.762 spectateurs début septembre à l’Allianz Arena.En Angleterre, 60.160 spectateurs ont assisté en février 2024 à la rencontre entre Arsenal et Manchester United à l’Emirates.L’Espagne détient la meilleure affluence pour un championnat féminin en Europe avec 60.739 spectateurs au Métropolitano de Madrid lors du choc Atlético-FC Barcelone en mars 2019. Mais le championnat rassemblent en moyenne 1.650 personnes, moins qu’en France.En France, le frein principal reste structurel, avec des stades trop petits ou trop grands. Faute d’enceintes intermédiaires, le PSG a évoqué un temps le projet de construction d’un stade de 3.000 à 5.000 places à Poissy, mais cette idée n’a pas avancé, selon une source proche du dossier.
