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Grèce: les agriculteurs en colère maintiennent la pression

Les agriculteurs en colère ont maintenu la pression sur le gouvernement grec mardi en poursuivant leurs barrages avec plus de 20.000 tracteurs sur les routes du pays après l’occupation des aéroports internationaux de l’île de Crète.”Plus de 20.000 tracteurs” sont actuellement déployés sur les principales routes de Grèce, a affirmé à l’AFP Sokratis Alifteiras, vice-président de la Fédération des associations agricoles de Larissa (centre).”Aujourd’hui, il existe 55 points de blocage dans tout le pays”, a-t-il ajouté.Dans toute la Grèce, éleveurs et agriculteurs réclament le versement de subventions européennes, retardé par un vaste scandale de fraude à ces aides de l’Union européenne qui éclabousse le pays, et tout particulièrement la Crète (sud), depuis le printemps.Sur cette île, l’aéroport international d’Héraklion a pu reprendre ses opérations mardi matin après avoir été occupé par des dizaines d’agriculteurs, ce qui a entraîné des annulations et retards lundi et mardi matin.  “Le trafic à l’aéroport de Héraklion est rétabli depuis 10h00 (08h00 GMT, ndlr), les agriculteurs ont quitté les lieux pour participer à une assemblée générale”, a indiqué à l’AFP une source aéroportuaire.Plus d’une vingtaine de vols au départ et à destination de l’aéroport d’Héraklion, chef-lieu de l’île, qui accueille durant la saison touristique des centaines de milliers de vacanciers, ont été annulés ou retardés lundi, selon la même source.L’aéroport de La Canée, plus à l’ouest, opérait également normalement après des perturbations lundi.Des renforts de police ont été envoyés depuis Athènes, selon la télévision publique ERT, après les heurts lundi entre agriculteurs et policiers sur la plus grande île de Grèce. Les agriculteurs manifestent leur colère depuis la fin novembre et l’autoroute Athènes-Thessalonique est fermée sur certaines portions, selon une porte-parole de la police à l’AFP. Les véhicules sont redirigés sur des routes parallèles. A Karditsa (nord), au coeur de la principale région agricole, l’autoroute était aussi entièrement bloquée par des centaines de tracteurs, selon des images de l’AFPTV.”Si le gouvernement grec veut vraiment punir ceux qui ont volé (dans le scandale des subventions européennes, ndlr), il doit leur reprendre l’argent et le donner aux vrais agriculteurs”, a jugé auprès de l’AFP Kostas Tsoukalas, un producteur de coton de 47 ans, sur un barrage près de Karditsa.”Tous ceux qui ont volé doivent aller en prison”, a-t-il ajouté.- Mitsokakis “ouvert au dialogue” -Les agriculteurs ont également décidé de bloquer le port de Volos, dans le centre du pays, mercredi, avec des agriculteurs et des éleveurs pour la mobilisation terrestre et des pêcheurs pour la mobilisation maritime, selon la même source.Lundi, des dizaines d’agriculteurs avaient attaqué les forces antiémeutes à coups de pierres et de bâtons en Crète. Le gouvernement a promis d’allouer des fonds supplémentaires aux agriculteurs qui subissent en outre cette année la faiblesse des prix de leurs produits, la hausse des coûts de l’énergie et une épidémie dévastatrice de variole ovine.Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, mis en difficulté par cette crise, a assuré que le gouvernement était ouvert au dialogue avec les représentants des agriculteurs, tout en les mettant en garde contre des protestations “aveugles”. Le scandale de détournement des aides agricoles européennes n’a cessé de prendre de l’ampleur depuis que le Parquet européen a annoncé en mai mener une enquête.Selon les autorités grecques, ce sont plus de 30 millions d’euros de subventions de la PAC (Politique agricole commune) de l’UE qui auraient été détournés par des personnes réclamant une aide pour des terres qu’elles ne possédaient pas ou exagérant la taille de leurs troupeaux.La procureure en chef du Parquet européen, Laura Kövesi, s’est engagée “à nettoyer les écuries d’Augias”.

Renault va construire deux véhicules électriques pour Ford en France

Les constructeurs Renault et Ford ont noué un partenariat pour le développement et la production, sur un site du groupe français dans le nord de la France, de deux voitures électriques Ford destinées au marché européen.L’accord inclut aussi une lettre d’intention coopérer dans le secteur des véhicules utilitaires légers (VUL) en Europe, pour éventuellement “développer et fabriquer ensemble certains VUL Renault et Ford”, selon un communiqué publié mardi.Ce “partenariat stratégique historique” vise à “élargir l’offre de véhicules électriques de Ford destinée aux clients européens” et à renforcer “considérablement la compétitivité des deux entreprises dans un paysage automobile européen en pleine mutation”, ajoutent-ils.Ces deux véhicules Ford, dont le premier est attendu en concessions début 2028, seront “conçus par Ford et développés avec Renault Group”. Ils seront “basés sur la plateforme Ampère”, filiale électrique de Renault, et produits par le constructeur dans le nord de la France, bénéficiant ainsi des “atouts et de la compétitivité de Renault Group en matière de véhicules électriques”, selon le communiqué.Ils “marquent la première étape d’une nouvelle offensive produit ambitieuse de Ford en Europe”, ajoute-t-il.”Nous sommes très fiers qu’un constructeur aussi iconique nous ait choisi. Cela nous conforte dans l’idée que notre vision d’un développement à grande échelle de véhicules électriques compétitifs en Europe est sur la bonne voie”, a déclaré François Provost, directeur général du constructeur français, lors d’un point avec la presse.Ford a choisi Renault car le groupe français “a une longue expérience” en matière de compétitivité et de coûts dans le segment des véhicules de segment B (les voitures compactes), “un segment propre à l’Europe”, selon Jim Farley, le PDG du groupe américain.- Aucun projet de fusion -“A la différence de nos concurrents, nous sommes engagés en Europe et nous pensons que Renault a prouvé ses capacités en termes d’échelles et de coûts”, a-t-il souligné. Et “nous sommes tous deux confiants dans nos capacités à différencier nos marques”.Ces deux véhicules seront “immanquablement des Ford” et “nous allons travailler avec les équipes d’Ampère pour que cela soit compatible avec la plateforme” où ils seront produits, a précisé Jim Baumbick, à la tête de Ford Europe.Les dirigeants de Ford et de Renault l’ont martelé: coopérer et partager les ressources est le seul moyen de réduire les coûts de cette industrie très gourmande en capital et de faire face à la concurrence chinoise.”La menace de la concurrence chinoise en Europe est significative”, elle “nous oblige à investir de manière efficace” et à savoir “les niveaux de coûts à atteindre pour produire des véhicules abordables”, a souligné Jim Baumbick, de Ford Europe.Jim Farley a évoqué les tensions qui parcourent actuellement le marché européen de l’automobile, bousculé entre les appels à sauvegarder la production sur le sol européen, les règlementations de Bruxelles en matière de décarbonation et les achats des clients. “Nous n’avons pas une configuration qui puisse continuer ainsi”, selon lui.A 10 ans de l’objectif fixé par l’Union européenne pour la fin des ventes de voitures thermiques neuves, l’électrification progresse à un rythme plus lent que prévu, dans un marché européen qui n’a pas retrouvé son niveau d’avant Covid et voit émerger la concurrence chinoise.Ce partenariat n’est en aucun cas un préalable à une fusion, ont précisé d’une seule voix les  patrons des deux constructeurs.”Nous sommes un groupe profondément indépendant” et “il n’y a aucune discussion sur ce sujet”, a déclaré le patron du groupe américain fondé en 1903 et dont le siège social se trouve dans la banlieue de Détroit (Michigan).”On peut faire beaucoup de choses sans penser forcément à un avenir commun. Et nous n’avons pas un tel projet”, a renchéri François Provost.

Le repreneur en série ACI Group devant la justice, l’inconnu pour des centaines de salariés

Le groupe ACI, jeune repreneur en série d’une quarantaine de sites industriels lui-même placé en redressement judiciaire, joue mardi son avenir, mais aussi et surtout celui d’une partie de ses 1.600 employés, devant la justice commerciale à Lyon.Lors de la première audience devant le Tribunal des activités économiques (TAE) le 25 novembre, son cofondateur et actionnaire majoritaire Philippe Rivière s’était engagé à trouver “les fonds suffisants” pour sauver la holding. Après plusieurs promesses de financement non tenues, les juges risquent d’être méfiants et pourraient prononcer une liquidation judiciaire.Les syndicats, qui appellent à manifester devant le tribunal, ne croient plus cet homme qui a perdu la gestion de sa société – confiée à des administrateurs judiciaires- et fait l’objet d’une enquête pénale pour des soupçons de malversations.Créé en 2019 par Philippe Rivière et Patrice Rives, ACI Group a racheté, à tour de bras et au pas de charge en six ans, une kyrielle d’entreprises en difficulté, notamment spécialisées dans la fourniture de pièces pour les industries de la défense, de l’aéronautique et du nucléaire civil.Il était parvenu à constituer un groupe d’une quarantaine d’entreprises, englobant quelque 1.600 salariés dont 1.400 en France, mais il avait dû renoncer cette année à plusieurs acquisitions et son modèle s’est effondré à partir de cet été. Depuis le placement en redressement en septembre à la demande de Patrice Rives, contre l’avis de Philippe Rivière, au moins six entités du groupe ont déjà été liquidées, et une dizaine d’autres placées en redressement.Outre la décision sur la maison-mère, “le placement en redressement ou en liquidation devrait intervenir mardi pour près d’une vingtaine d’autres sociétés”, selon Samy Tabti, délégué syndical CGT, qui évalue à 1.200 le nombre de salariés actuels d’ACI Group.Le ministre de l’Economie Roland Lescure, qui suit de près ce dossier, a promis que l’Etat se pencherait sur “toutes les filiales les unes après les autres”, dont certaines “vont bien” et d’autres “moins bien”, pour “tenter de trouver des repreneurs”.Lors d’une première audience, le 25 novembre, Fabrice Fort, coordinateur régional de la CGT Métallurgie, avait évoqué auprès de l’AFP “une affaire qui pourrait virer au scandale d’Etat”: “Rivière a bénéficié d’aides publiques, sans aucun contrôle”, dans des domaines sensibles touchant l’armement et le nucléaire, “pour ensuite siphonner les trésoreries des entreprises qu’il rachetait et faire remonter les fonds à la holding”. 

Feu vert de Trump à l’exportation de puces Nvidia vers la Chine

Donald Trump a annoncé lundi avoir autorisé, sous conditions, l’exportation par Nvidia de certaines de ses puces vers la Chine, après s’être entretenu avec le président chinois Xi Jinping, qui a également donné son feu vert, selon le chef de l’Etat américain.Ce dernier a indiqué, sur son réseau Truth Social, que Nvidia reverserait à l’Etat américain 25% du chiffre d’affaires issu des ventes de ces processeurs graphiques (GPU), très recherchés pour le développement de l’intelligence artificielle (IA).Dans son message publié sur Truth Social, le président américain a précisé avoir informé son homologue chinois que Washington autoriserait Nvidia à expédier ses produits H200 à des “clients agréés par Washington) en Chine et dans d’autres pays, à des conditions permettant le maintien d’une sécurité nationale forte” pour les Etats-Unis. “Le président Xi a répondu favorablement! 25 % seront versés aux États-Unis d’Amérique”, a ajouté M. Trump, sans préciser les modalités de ce versement.le président américain a critiqué l’approche de son prédécesseur, affirmant qu’elle “a forcé nos grandes entreprises à dépenser des MILLIARDS DE DOLLARS pour construire des produits +dégradés+ que personne ne voulait, une idée terrible qui a ralenti l’innovation et nui au Travailleur américain”. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, n’a pas confirmé directement l’accord, mais a déclaré que “la Chine a toujours plaidé en faveur de bénéfices réciproques et d’accords gagnant-gagnant dans le cadre de la coopération entre la Chine et les États-Unis”.L’agrément porte sur les puces H200, de la gamme Hopper, Nvidia ayant lancé, fin 2024, une nouvelle ligne plus performante, la Blackwell. Il ne s’agit donc pas des produits les plus avancés du groupe américain.Ce qui n’a pas empêché l’opposition de dénoncer la décision du président républicain comme un “immense échec en matière économique et de sécurité nationale”. L’accès de la Chine à ces puces lui “permettra de rendre ses armes plus meurtrières, de mener des cyberattaques plus efficaces contre les entreprises et les infrastructures sensibles américaines et de renforcer son secteur économique et manufacturier”, ont accusé plusieurs sénateurs démocrates dans un communiqué.- Accès au marché chinois -Les exportations de puces américaines vers la Chine sont un sujet de tension depuis plusieurs années, l’ex-président démocrate Joe Biden puis son successeur Donald Trump craignant, en particulier, qu’elles ne soient utilisées à des fins militaires.Dès 2022, le gouvernement Biden avait mis en place des restrictions à l’exportation. Nvidia y avait remédié en concevant un processeur graphique moins puissant, le H20, afin de satisfaire aux limites imposées par les Etats-Unis et pouvoir ainsi accéder au marché chinois.En avril, le gouvernement Trump avait interdit l’exportation de ces H20 avant de conclure un accord avec Nvidia et d’autoriser de nouveau la vente de ces puces à la Chine, moyennant le versement d’une commission de 15% à l’Etat américain.Mais les autorités chinoises ont alors enjoint aux industriels du pays de ne pas acheter ces puces, préférant privilégier le développement et l’utilisation de matériel chinois.Nvidia n’a réalisé que 50 millions de dollars de chiffre d’affaires en Chine au troisième trimestre et ne projetait, jusqu’ici, aucun revenu provenant de ce marché pour le trimestre en cours.En vertu de l’accord annoncé lundi par M. Trump, le groupe pourra désormais proposer ses processeurs graphiques à des “clients autorisés” en Chine.”Le gouvernement Biden a forcé nos belles entreprises à fabriquer des produits +dégradés+ dont personne ne voulait”, a commenté le président américain sur Truth Social, qui ne manque pas une occasion de critiquer son prédécesseur.M. Trump cherche à limiter les bénéfices que peuvent tirer les entreprises chinoises de la technologie américaine mais entend, dans le même temps, en faire un standard dominant au plan mondial, ce qui nécessite d’autoriser son exportation.L’ancien promoteur immobilier a ainsi précisé lundi que les concurrents de Nvidia, AMD et Intel, auraient, eux aussi, la possibilité de s’adresser au marché chinois.

Feu vert de Trump à l’exportation de puces Nvidia vers la Chine

Donald Trump a annoncé lundi avoir autorisé, sous conditions, l’exportation par Nvidia de certaines de ses puces vers la Chine, après s’être entretenu avec le président chinois Xi Jinping, qui a également donné son feu vert selon le chef de l’Etat américain.Ce dernier a indiqué, sur son réseau Truth Social, que Nvidia reverserait à l’Etat américain 25% du chiffre d’affaires des ventes de ces processeurs graphiques (GPU), très recherchés pour le développement de l’intelligence artificielle (IA).L’agrément porte sur les puces H200, de la gamme Hopper, Nvidia ayant lancé, fin 2024, une nouvelle ligne plus performante, la Blackwell. Il ne s’agit donc pas des produits les plus avancés du groupe américain.Ce qui n’a pas empêché l’opposition de dénoncer la décision du président républicain comme un “immense échec en matière économique et de sécurité nationale”. L’accès de la Chine à ces puces lui “permettra de rendre ses armes plus meurtrières, de mener des cyberattaques plus efficaces contre les entreprises et les infrastructures sensibles américaines et de renforcer son secteur économique et manufacturier”, ont accusé plusieurs sénateurs démocrates dans un communiqué.- Accès au marché chinois -Les exportations de puces américaines vers la Chine sont un sujet de tension depuis plusieurs années, l’ex-président démocrate Joe Biden puis son successeur Donald Trump craignant, en particulier, qu’elles ne soient utilisées à des fins militaires.Dès 2022, le gouvernement Biden avait mis en place des restrictions à l’export. Nvidia y avait remédié en concevant un processeur graphique moins puissant, le H20, afin de satisfaire aux limites imposées par les Etats-Unis et pouvoir ainsi accéder au marché chinois.En avril, le gouvernement Trump avait interdit l’exportation de ces H20 avant de conclure un accord avec Nvidia et d’autoriser de nouveau la vente de ces puces à la Chine, moyennant le versement d’une commission de 15% à l’Etat américain.Mais les autorités chinoises ont alors enjoint les industriels du pays à ne pas acheter ces puces, préférant privilégier le développement et l’utilisation de matériel chinois.Nvidia n’a réalisé que 50 millions de dollars de chiffre d’affaires en Chine au troisième trimestre et ne projetait, jusqu’ici, aucun revenu provenant de ce marché pour le trimestre en cours.En vertu de l’accord annoncé lundi par Donald Trump, le groupe pourra désormais proposer ses processeurs graphiques à des “clients autorisés” en Chine.”Le gouvernement Biden a forcé nos belles entreprises à fabriquer des produits +dégradés+ dont personne ne voulait”, a commenté le président américain sur Truth Social, qui ne manque pas une occasion de critiquer son prédécesseur, dénonçant encore “une très mauvaise idée qui a ralenti l’innovation et pénalisé les travailleurs américains.”Donald Trump cherche à limiter les bénéfices que peuvent tirer les entreprises chinoises de la technologie américaine mais entend, dans le même temps, en faire un standard dominant au plan mondial, ce qui nécessite d’autoriser son exportation.L’ancien promoteur immobilier a ainsi précisé lundi que les concurrents de Nvidia, AMD et Intel, auraient, eux aussi, la possibilité de s’adresser au marché chinois.Dans les échanges électroniques postérieurs à la clôture de la Bourse de New York, l’action Nvidia gagnait plus de 2%.

Wall Street marque le pas avant la Fed

La Bourse de New York a terminé en recul lundi, attendant avec prudence la décision de la Réserve fédérale (Fed) sur ses taux directeurs et toute indication sur le futur de la politique monétaire aux Etats-Unis.Le Dow Jones a lâché 0,45%, l’indice Nasdaq a reculé de 0,14% et l’indice élargi S&P 500 a perdu 0,35%.”Il s’agit simplement d’une pause avant la réunion de la Fed”, qui débutera mardi et se terminera le lendemain, commente auprès de l’AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.Ces dernières semaines, les indices de la place américaine ont été poussés par la perspective d’une nouvelle détente de taux pour cette dernière réunion de l’année.”Il ne fait pratiquement aucun doute que la Fed va baisser ses taux mercredi”, relève Art Hogan. Selon l’outil de veille CME FedWatch, les investisseurs anticipent massivement une troisième détente consécutive, qui ramènerait les taux dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%.Pour M. Hogan, “ce qui sera probablement plus important, c’est le ton adopté par la Fed, (…) le résumé de ses projections économiques et la conférence de presse” de son président Jerome Powell mercredi à l’issue de la réunion.Tout cela pourrait “aider les investisseurs à se faire une idée de la politique accommodante, ou non, que la banque centrale américaine est susceptible de mener à l’avenir”, note David Morrison, de Trade Nation.Les responsables de la Fed semblent être divisés sur la marche à suivre dans les prochains mois.Trois camps se dessinent: les partisans d’un statu quo, ceux qui ont laissé planer le doute et les défenseurs d’un desserrement monétaire.Les baisses de taux sont généralement bien accueillies par Wall Street car elles sont de nature à aider la croissance, et donc à augmenter les perspectives de bénéfices des entreprises.Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’Etat américains à 10 ans se tendait vers 21H20 GMT, à 4,17%, contre 4,13% à la clôture vendredi.Côté indicateurs, la place new-yorkaise gardera un oeil sur la publication du rapport JOLTS mardi concernant les offres d’emploi en octobre, des données retardées à cause de la longue paralysie budgétaire (“shutdown”) qui a touché les Etats-Unis du 1er octobre au 12 novembre.Au tableau des valeurs, le groupe de télévision et de cinéma Paramount Skydance (+9,02% à 14,57 dollars) a été récompensé pour sa nouvelle proposition d’acquisition de son concurrent Warner Bros Discovery (WBD), valorisé 108,4 milliards de dollars.Cette contre-offre a été lancée trois jours après l’annonce d’un accord de rachat entre WBD (+4,41% à 27,23 dollars) et Netflix (-3,44% à 96,79 dollars).A la différence de Netflix, qui ne propose de racheter, pour l’essentiel, que le studio Warner Bros et la plateforme de vidéo à la demande HBO Max, Paramount Skydance veut, lui, acquérir l’ensemble de WBD, y compris son portefeuille de chaînes de télévision, selon un communiqué.La société Confluent a de son côté été propulsée (+29,08% à 29,87 dollars) après l’annonce lundi de son rachat par le groupe informatique IBM (+0,40% à 309,18 dollars) pour 11 milliards de dollars.Avec cette transaction, qui devrait être finalisée d’ici mi-2026, IBM indique vouloir accélérer le déploiement d’intelligences artificielles (IA) agentiques auprès des entreprises.Le concepteur de puces informatiques Marvell Technology a été décroché (-6,99% à 92,00 dollars) suite à des informations de presse selon lesquelles le géant Microsoft pourrait changer de fournisseur et opter pour les produits de Broadcom (+2,78% à 401,10 dollars). 

Trump annonce 12 milliards de dollars d’aide pour les agriculteurs américains, frappés par ses droits de douane

Donald Trump a annoncé lundi un plan d’aide de douze milliards de dollars pour soutenir les agriculteurs américains, un électorat clé frappé de plein fouet par la guerre commerciale déclenchée par le président américain.”Nous allons prendre une petite partie des centaines de milliards de dollars que nous recevons grâce aux droits de douane pour la donner à nos agriculteurs et leur offrir un soutien économique”, a déclaré Donald Trump lors d’une table ronde à la Maison Blanche, avec à ses côtés le secrétaire au Trésor Scott Bessent et la ministre de l’Agriculture Brooke Rollins.Nombre d’agriculteurs américains, base politique d’importance pour le milliardaire américain, ont été directement touchés par sa politique protectionniste avec la chute des achats chinois de soja américain, mesure de rétorsion décidée par Pékin face aux nouveaux droits de douane américains.En renforçant la trésorerie des agriculteurs américains, le plan dévoilé lundi doit leur permettre d'”améliorer leur sécurité” financière en attendant notamment que les accords commerciaux “ouvrent de nouveaux marchés”, selon la porte-parole adjointe de la Maison Blanche, Anna Kelly, dans une déclaration transmise à l’AFP.L’essentiel du plan — 11 milliards sur 12 — va être déboursé en un seul versement aux agriculteurs qui mènent des cultures. Il doit aussi leur permettre de financer leurs semis pour l’année prochaine.La ministre de l’Agriculture en a profité pour annoncer la levée de “restrictions environnementales” qui visaient jusqu’ici les constructeurs d’équipements agricoles, des régulations qui, selon elle, “ne servaient à rien si ce n’est rendre les équipements nettement plus chers et plus difficiles à utiliser”.En échange de cette réforme, le gouvernement attend des fabricants qu’ils “abaissent leur prix”, a prévenu Mme Rollins.Autant d’éléments qui, avec les accords commerciaux signés ou espérés, doivent permettre de soutenir l’agriculture américaine l’année prochaine, a assuré le président américain.- Soja -“Cela commence à prendre une bonne tournure”, s’est félicité M. Trump, citant notamment “les quantités immenses de soja que la Chine achète”, que le président américain a estimé à “40 milliards de dollars”.Pékin s’est en effet engagé cet automne à acquérir plusieurs millions de tonnes de soja américain, dans le cadre des négociations commerciales visant à atténuer les tensions économiques entre les deux premières puissances économiques mondiales.Une promesse que la Chine n’a jusqu’ici que partiellement tenu, selon les analystes, alors que Pékin pourrait se tourner vers l’Amérique du Sud.Outre la Chine, Donald Trump a rappelé l’engagement du Japon de se fournir en matières agricoles, dont du riz et du soja, pour un total de huit milliards de dollars.Le président américain avait annoncé à plusieurs reprises son intention de venir en aide au secteur agricole qui souffre particulièrement des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, mais également de la concurrence accrue d’autres pays, Argentine et Brésil notamment pour les producteurs de soja.La Chine a cette année fortement limité ses achats de produits agricoles américains en représailles des droits de douane imposés par Donald Trump sur les produits chinois et les restrictions d’exportations américaines vers la Chine sur les produits de haute technologie.Les agriculteurs américains sont par ailleurs confrontés à une forte hausse des prix de leurs intrants combinée à une stagnation, ou une baisse, de ceux de leurs produits.Une partie de la hausse des coûts s’explique également par les droits de douane imposés par Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche, notamment ceux visant les engrais, le bois de construction ou encore les véhicules et pièces de rechange.L’aide dévoilée lundi pourra être demandée par les agriculteurs d’ici la fin de l’année pour un versement d’ici fin février, selon la ministre.

La Croatie commande 18 canons Caesar à la France et va moderniser ses Rafale

La Croatie a confirmé lundi l’achat de 18 canons automoteurs français Caesar pour renforcer son artillerie, et s’est engagée à moderniser ses douze avions de chasse Rafale avec l’aide de la France, lors d’une visite du Premier ministre croate Andrej Plenkovic à Paris.”Nous sommes très contents des dynamiques dans la défense”, a-t-il dit devant la presse après un entretien avec le président français Emmanuel Macron à l’Elysée.Les gouvernements des deux pays ont signé un accord confirmant la commande de 18 Caesar. Le ministère croate de la Défense avait annoncé début novembre à l’AFP cet achat pour un montant de 320 millions d’euros.L’acquisition va être réalisée “en s’appuyant sur le nouvel instrument européen Safe dédié au financement de la base industrielle et technologique de défense européenne”, a souligné Emmanuel Macron. “C’est une concrétisation éloquente de ce pour quoi nous nous sommes battus ces derniers mois au niveau européen”, a-t-il ajouté au sujet de l’effort de réarmement du vieux continent et de la volonté française qu’il s’appuie sur des équipements européens.Par ailleurs, une lettre d’intention a été signée “pour engager avec notre accompagnement un travail pour moderniser” les douze Rafale du constructeur Dassault acquis par Zagreb, “au standard technologique équivalent à celui en cours au sein de notre armée de l’air et de l’espace”, a dit le président français.Les deux pays membres de l’Union européenne et de l’Otan ont enfin signé un plan d’action triennal 2026-2028 pour la “consolidation” de leur partenariat stratégique conclu en 2021, a-t-il annoncé.Il a rappelé qu’entre 2021 et 2024, les échanges commerciaux entre les deux Etats avaient progressé de 40%, et les investissements des entreprises françaises en Croatie avaient quasiment triplé.