Test

Budget: après le vote de mardi, quelles sont les prochaines étapes au Parlement ?

Après le vote du projet de budget de la Sécurité sociale à l’Assemblée nationale mardi, le marathon budgétaire est loin d’être terminé pour le gouvernement, qui a devant lui de nouvelles étapes à haut risque au Parlement avant le 31 décembre.- Budget de la Sécu: aller-retour au Sénat -Si le Premier ministre Sébastien Lecornu peut se targuer d’une première victoire importante avec ce vote favorable du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), la partie n’est pas encore gagnée.Il ne s’agissait en effet que de la “nouvelle lecture”, c’est-à-dire un deuxième passage devant les députés. Le texte doit désormais repartir au Sénat qui l’examinera dès mercredi en commission, et vendredi dans l’hémicycle.Le PLFSS reviendra enfin en “dernière lecture” à l’Assemblée, à une date encore incertaine. Les députés auront alors le dernier mot.Une incertitude subsiste encore sur l’attitude des sénateurs: d’ordinaire dans cette situation, ils préfèrent rejeter d’emblée le texte pour acter leur désaccord… Mais plusieurs cadres de la chambre haute évoquaient ces dernières heures l’hypothèse d’un examen en bonne et due forme avec de nouvelles modifications.Lors de sa dernière lecture, l’Assemblée nationale peut en effet toujours reprendre certains amendements votés au Sénat: le texte final pourrait donc encore être légèrement modifié.Quoi qu’il arrive, le chef du gouvernement va encore retenir son souffle lors de l’ultime vote du PLFSS à l’Assemblée, qui s’annonce lui aussi serré.- Budget de l’Etat: loin d’être joué -Les yeux vont rapidement se tourner vers le projet de loi de finances (PLF), le budget de l’Etat pour 2026, qui prévoit une trentaine de milliards d’euros d’économies et sur lequel le Parti socialiste a obtenu très peu de concessions gouvernementales à ce stade.C’est une autre paire de manches: en première lecture, son volet “recettes” a été rejeté à la quasi-unanimité par les députés, entraînant le rejet de l’ensemble du texte.Le PLF est actuellement en phase d’examen au Sénat, avec un vote solennel prévu lundi 15 décembre à la chambre haute, qui l’a nettement fait pencher à droite.Sept députés et sept sénateurs tenteront ensuite de s’accorder sur une version de compromis de ce texte lors d’une commission mixte paritaire (CMP) quelques jours après.S’ils parviennent à un accord, le texte commun sera soumis pour un ultime vote des deux chambres le 23 décembre… Avec une incertitude majeure sur l’issue du scrutin à l’Assemblée, en l’absence de majorité.- Loi spéciale ou 49.3 ? -De nombreux cadres politiques estiment qu’il sera beaucoup plus complexe d’aboutir à un vote favorable sur le PLF que sur le PLFSS, poussant certains d’entre eux à plaider pour le retour du 49.3 juste avant Noël. C’est notamment le cas au sein du PS, où François Hollande l’a clairement dit mardi, jugeant “impossible” que les socialistes s’abstiennent sur le budget de l’Etat.Le groupe MoDem ainsi que plusieurs dirigeants de la coalition gouvernementale espèrent aussi un 49.3, activé sur le texte de compromis trouvé en CMP, par exemple. Sébastien Lecornu continue d’exclure cette hypothèse, qui l’exposerait sans doute à une motion de censure dans les derniers jours de décembre.En cas d’échec de la CMP, ou si le compromis de CMP est rejeté à l’Assemblée le 23 décembre, l’alternative serait le vote d’une loi spéciale avant le 31 décembre, et la reprise des discussions budgétaires début 2026.

Budget: des personnalités s’alarment de la “mise à mort” de 60 millions de consommateurs

De la journaliste Elise Lucet à l’ancienne ministre déléguée au Commerce Olivia Grégoire, diverses personnalités ont dénoncé mardi la “mise à mort” du magazine “60 millions de consommateurs” prévue selon elles dans le budget 2026, appelant dans une tribune à “préserver” ce “contre-pouvoir”.Le projet de loi de finances (PLF) pour 2026, en cours d’examen au Parlement, prévoit la liquidation d’ici à mars de l’Institut national de la consommation (INC) et l’éventuelle cession de son célèbre mensuel à un acteur privé. En cause, selon le gouvernement, la situation financière “très dégradée” de cet établissement public employant quelque 60 personnes.Déplorant que cette mesure soit passée “quasi inaperçue”, près de 200 personnes la dénoncent dans un texte publié par Le Monde, parmi lesquelles l’économiste Julia Cagé, le médecin nutritionniste Serge Hercberg, créateur du Nutri-Score, ou encore la directrice générale d’Oxfam France Cécile Duflot. Le PLF “organise la mise à mort” de l’INC et de son magazine, remettant en cause “un pilier essentiel de notre démocratie, celui de l’information et de la défense des consommateurs” face notamment aux “géants du commerce mondial”, estiment les signataires. “Alors que l’Elysée entend lutter contre la désinformation, il s’apprête à enterrer un titre qui fait autorité” et qui, “alerté par une lectrice”, a “révélé le scandale des poupées sexuelles” d’apparence enfantine vendues sur Shein, rappellent-ils. “Ce n’est pas seulement un magazine que l’on assassine”, l’INC rassemblant “un réseau d’experts et de juristes” utile aux associations de défense des consommateurs, souligne la tribune. Concernant les finances du titre, les signataires opposent les “millions d’euros d’aides publiques” versés à des “médias appartenant à des milliardaires” à “l’asphyxie” imposée à l’Institut, avec une subvention “passée de 6,3 millions à 2,7 millions d’euros entre 2012 et 2020”.Ils appellent à “la suppression” d’un article de loi “inutile et dangereux”, ainsi qu’un “engagement ferme pour préserver” l’INC et son journal.La liquidation de l’Institut, créé en 1966 et devenu un établissement public industriel et commercial (EPIC) en 1990, pourrait coûter 8 millions d’euros, selon une annexe au PLF.En 2024, son déficit a atteint 719.000 euros pour un chiffre d’affaires d’11,6 millions d’euros, selon Lionel Maugain, délégué du SNME CFDT à l’INC.Son magazine, qui vient d’inaugurer une nouvelle formule, compte quelque 80.000 abonnés et 20.000 à 30.000 exemplaires vendus en kiosque chaque mois, d’après M. Maugain.

Budget de la Sécu: le gouvernement fait marche arrière sur les tarifs médicaux

Peu avant le vote incertain du budget de la Sécu, le gouvernement a décidé mardi de renoncer à un article sur la fixation des tarifs médicaux, visant à limiter des situations de rentabilité excessive, qui provoquait la colère des médecins libéraux.Dans sa version initiale, l’article 24 du projet de budget de la Sécu visait à permettre à l’Assurance maladie de revoir unilatéralement certains tarifs médicaux quand une situation de rentabilité excessive était constatée. Des spécialités comme la radiothérapie, l’imagerie, la dialyse ou la néphrologie en particulier étaient visées.Après un premier rejet de l’article dans l’hémicycle vendredi, l’exécutif avait rédigé une nouvelle version du texte, proposée mardi aux députés en deuxième délibération, et ne contenant selon la ministre de la Santé Stéphanie Rist “aucune décision unilatérale” de l’Assurance maladie.Cette nouvelle version de l’article prévoyait que “les professionnels de santé, leurs représentants syndicaux travaillent avec l’Assurance maladie pour cibler les rentes excessives”, et “proposent des mesures” pour les diminuer, avait expliqué en début d’après-midi Mme Rist. En cas d’échec des négociations, la décision aurait été renvoyée à un arbitre.Mais mardi après-midi, l’article 24 a de nouveau échaudé les rangs de la droite. “La rédaction ne nous convient pas, je vous l’ai déjà dit (…). Je recommande chaudement que vous retiriez votre seconde délibération”, c’est “une question de respect par rapport au vote qui a déjà eu lieu”, a lancé le patron du groupe LR Laurent Wauquiez.”Vous ne ferez pas les équilibres de l’Assurance maladie en le faisant contre notre médecine libérale, dont on a besoin”, a-t-il ajouté.”Nous n’acceptons pas que la médecine libérale, que les médecins, que le système de liberté médicale qui constitue notre pilier porteur de notre système de santé, soit aujourd’hui remis en cause”, a aussi critiqué Éric Ciotti (UDR).À l’inverse, le député écologiste Hendrik Davi a déploré que les ambitions de l’article aient été “revues à la baisse par le gouvernement”, mais annoncé l’intention de son groupe de voter pour.”Il n’est pas question avec cet article d’aller contre les professionnels, d’aller contre le parlement. Je pensais que cet amendement était le compromis des débats. Il était tard vendredi, j’ai peut-être, j’ai sûrement mal compris”, a répondu la ministre Stéphanie Rist, choisissant de retirer l’amendement du débat et de “continuer à travailler” sur le sujet dans un autre cadre.Retiré par l’exécutif, l’amendement a finalement été repris par les écologistes mais rejeté par l’Assemblée nationale (322 voix contre, 111 pour).L’article 24 était l’une des principales raisons du mouvement de grève prévu par tous les syndicats de médecins libéraux à partir du 5 janvier prochain.

Dermatose bovine: pas de vaccination générale à ce stade, mais des “réflexions”

Vaccination générale des bovins ou non? Le gouvernement, confronté à la colère d’éleveurs, a lancé mardi “des réflexions” sur la vaccination préventive du cheptel français contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), une stratégie qui divise les acteurs de l’élevage.Cette maladie, apparue en juin en France et non transmissible à l’humain, est “sous contrôle en France (…), la stratégie de lutte a fait ses preuves”, assure-t-on au ministère.Mais cette stratégie, qui consiste à abattre tous les animaux des foyers concernés, déchaîne la colère d’éleveurs soutenus par les syndicats Coordination rurale (CR) et Confédération paysanne, qui la jugent “injuste et inefficace” et multiplient les actions pour s’y opposer.Réuni mardi par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, un “Parlement de l’élevage”, rassemblant syndicats, vétérinaires, instituts de recherche…, “a été l’occasion de [lancer] les réflexions et les échanges sur les perspectives de vaccination en 2026”, selon le ministère.Ces “perspectives (…) sont encore en cours de réflexion”, a-t-on ajouté.”On a posé les termes du débat”, a dit Mme Genevard à l’AFP, en marge d’un autre rendez-vous: “il y a des pour, il y a des contre… il y aura certainement bientôt un autre comité parce que beaucoup ont dit qu’il fallait qu’on ait des évaluations des conséquences”, notamment commerciales.La stratégie mise en place depuis l’apparition de la DNC implique l’abattage de toutes les bêtes des foyers affectés, des restrictions de mouvements des troupeaux et une “vaccination d’urgence” de tous les bovins dans la zone concernée.Depuis le 29 juin, 108 foyers ont été détectés dans sept départements et quelque 3.000 bovins euthanasiés. Trois des cinq zones réglementées ne le sont plus, depuis le 22 octobre, le 5 novembre et le 30 novembre.Mais l’apparition récente de foyers dans des zones réglementées — où le transport de bovins est quasi-proscrit — “demeure préoccupante et résulte probablement de mouvements d’animaux, dont certains illicites”, assure le ministère, qui indique que les contrôles seront “renforcés”.- Questions pour l’export -Les opposants à ces mesures dénoncent des abattages systématiques inutiles, notamment des animaux vaccinés. La CR comme la Confédération paysanne réclament un plan vaccinal large.”La stratégie est de tuer des vaches. Nous, ce que l’on veut c’est de l’anticipation, ne pas avoir une épée de Damoclès en permanence” au-dessus de la tête. “La vaccination, on sait que ça fonctionne”, dans un périmètre à définir et accompagnée de restrictions de mouvements d’animaux, a dit à l’AFP, Stéphane Gallais, porte-parole de la Confédération, après la réunion.Mais “ce que j’ai senti, c’est qu’il n’y a pas une vraie volonté globale d’aller vers ça”, a-t-il estimé, précisant que son syndicat continuait ses actions partout en France.A l’inverse, d’autres redoutent qu’une vaccination générale remette en cause le “statut indemne” de la France, lui permettant d’exporter.En 2024, l’Hexagone, premier exportateur mondial d’animaux vivants, a envoyé à l’étranger près de 1,3 million de jeunes bovins, pour plus d’un milliard d’euros, selon les Douanes. Ils partent principalement en Italie, et en Espagne, pour être engraissés.Un accord avec Rome permet, depuis lundi, aux bovins vaccinés en zones touchées d’être expédiés vers l’Italie.Mais ce type d’accord s’accompagne de restrictions, souligne Patrick Benezit, président de la Fédération nationale bovine (association spécialisée de la FNSEA), notamment l’obligation vaccinale autour de l’élevage, ce qui peut bloquer les échanges sur plusieurs mois. “Et il faudra négocier pays par pays”, ajoute-t-il.”On a demandé à connaître toutes les conséquences (…) pour qu’on puisse se positionner”, souligne Laurent Saint-Affre, de la FNSEA, présent mardi.La “forte réticence” de la FNSEA concernant la vaccination “tient au risque d’effondrement des exportations et des prix”, a expliqué à l’AFP son président, Arnaud Rousseau.”On sera peut-être obligés de le faire si la maladie est incontrôlable. Mais vacciner 15 millions d’animaux, c’est entre 30 et 40 semaines” avant d’avoir une couverture nationale et espérer “retrouver le statut indemne”, a-t-il souligné.Côté CR, Natacha Guillemet s’est dite “très fâchée”, déplorant “une décision pas courageuse” consistant à “ménager la chèvre et le chou”. Le risque pour l’export? “En France, on manque de bovins, revitalisons l’engraissement”, suggère-t-elle.Un nouveau “parlement de l’élevage”, “décisionnel” selon le ministère, aura lieu fin janvier.

Air Antilles interdite de vols pour “défaillances très significatives” en matière de sécurité

La compagnie aérienne Air Antilles a été interdite de vols en raison de “défaillances très significatives” qui empêchent d'”assurer la sécurité de ses passagers”, a déclaré mardi la Direction générale de l’aviation civile à l’AFP.Le gendarme de la sécurité aérienne a “décidé de suspendre le certificat” d’Air Antilles, “avec effet au mardi 9 décembre 2025 à 00H00 (heure de Pointe-à-Pitre)”, 04H00 GMT, ce qui interdit à la compagnie d’assurer des vols.La suspension du certificat de transporteur aérien “entraîne automatiquement celle de la licence d’exploitation, interdisant également à Air Antilles de vendre des billets”, précise la DGAC. “La compagnie dispose d’un délai d’un mois pour mettre en œuvre des actions correctives susceptibles de permettre le rétablissement de son certificat de transporteur aérien”, selon la même source. La suspension du certificat est intervenue à la suite de l’audit de sécurité mené le 4 décembre qui “a révélé des défaillances très significatives dans les processus de sécurité de la compagnie”. “Compte tenu des dysfonctionnements de son système de management de la sécurité”, l’autorité a estimé que la compagnie n’était “plus en mesure d’assurer la sécurité de ses passagers et de ses personnels”, souligne la DGAC.Alors que les avions sont cloués au sol, les passagers devraient, dans la mesure du possible, être basculés sur Air Caraïbes, l’autre compagnie qui assure la liaison entre la Guadeloupe, la Martinique et Saint-Martin.Air Antilles était avec Air Caraïbes le seul transporteur aérien à exploiter ces lignes régionales jusqu’à la liquidation judiciaire de sa société mère, le groupe Caire, en août 2023.Elle a été relancée en juin 2024 avec l’appui de la collectivité de Saint-Martin, actionnaire majoritaire qui a investi environ 20 millions d’euros en invoquant la continuité territoriale dans cette petite île franco-néerlandaise.La compagnie, dont la licence arrivait à expiration le 30 septembre, avait annoncé le 1e octobre avoir obtenu un sursis de quatre mois jusqu’au 31 janvier 2026, alors que son avenir dépend encore de l’arrivée d’un nouvel investisseur.Air Antilles “espère pouvoir permettre une reprise rapide et durable des vols” après avoir récupéré son certificat de transport aérien, un agrément délivré par la direction de la sécurité de l’aviation civile (DSAC).La compagnie ne dessert que les îles françaises des Antilles (Saint-Barthélémy, Saint-Martin, Guadeloupe et Martinique). Elle a transporté plus de 100.000 passagers depuis le début de l’année.

La Bourse de Paris termine en recul avant la Fed

La Bourse de Paris a terminé en baisse mardi, à la veille de la prochaine décision de politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed) lors de laquelle les investisseurs s’attendent à une baisse des taux d’intérêt.Le CAC 40 a perdu 0,69% à 8.052,51 points, en baisse de 55,92 points. La veille, l’indice vedette parisien a terminé en repli de 6,31 points (-0,08%), à 8.108,43 points, à l’issue d’une séance déjà attentiste.”Les investisseurs attendent la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed). Selon toute vraisemblance, elle décidera d’une baisse de ses taux d’intérêt directeurs”, résume Mike O’Sullivan, économiste en chef chez Moonfare, interrogé par l’AFP.Selon l’outil de veille CME FedWatch, les investisseurs anticipent massivement une nouvelle baisse des taux, qui les ramènerait dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%.Mais “le plus intéressant sera le commentaire du président de l’institution, Jerome Powell”, relève Mike O’Sullivan. Son discours interviendra en effet sur fond de divisions entre les responsables de la Fed sur la marche à suivre dans les prochains mois. “Deux camps s’opposent: une partie estime que le mandat de stabilité des prix doit dorénavant primer sur celui du plein emploi”, compte tenu de la “persistance de l’inflation dans les services”. D’autres “voix se sont ralliées à l’idée que la dynamique conjoncturelle demeure trop fragile” et que la “politique monétaire est trop restrictive”, relève Romain Aumon, macroéconomiste chez Natixis IM.Jerome Powell pourrait toutefois “maintenir une position relativement neutre, en évitant toute indication spécifique sur la trajectoire future de la politique monétaire”, estime Christophe Boucher, Directeur des investissements chez ABN AMRO.Côté obligataire, le rendement de l’emprunt français à échéance dix ans a atteint 3,55%, contre 3,58% la veille. Son équivalent allemand, référence en Europe, a fini à 2,84%, contre 2,86%.Air France dévisseL’action d’Air France-KLM a perdu 6,96% à 10,43 euros, après avoir dévissé de plus de 10% dans les premiers échanges en Bourse mardi. Ces secousses interviennent après une annonce du groupe de transport maritime CMA CGM, qui souhaite lever environ 325 millions d’euros avec une émission de dette qu’il pourra rembourser avec ses actions du groupe aérien. L’opération porte en effet sur la totalité de la participation de CMA CGM dans le groupe, “soit environ 23,1 millions d’actions représentant 8,8% du capital” du groupe aérien, précise un communiqué publié par l’armateur.Nexans chuteLe groupe de câbles a chuté de plus de 10% en début d’après-midi, et son cours a même été suspendu, après une information non sourcée du média chypriote Philenews, selon lequel le groupe aurait suspendu un appel d’offres sur un projet de câbles sous-marins entre la Grèce et Chypre.L’entreprise a finalement démenti ces informations, ce qui a réduit les pertes: le titre a terminé en recul de 6,38% à 123,30 euros.EssilorLuxottica concurrencé par GoogleLe titre du numéro un mondial de l’optique a cédé 5,57% à 286,30 euros, après un article de l’agence Bloomberg selon lequel Alphabet, maison mère de Google, allait lancer en 2026 deux modèles de lunettes connectées, alimentées par son système d’IA Gemini.Une concurrence pour les propres modèles d’EssilorLuxottica, développés avec le géant de la tech Meta.

IA: Microsoft va investir 17,5 milliards de dollars en Inde, son “plus gros investissement” en Asie

Le géant technologique américain Microsoft va investir 17,5 milliards de dollars en Inde, son “plus gros investissement jamais réalisé en Asie”, a annoncé mardi son patron Satya Nadella sur X.”Afin de soutenir les ambitions du pays, Microsoft s’engage à investir 17,5 milliards de dollars américains – soit notre plus gros investissement à ce jour en Asie – pour contribuer à la mise en place de l’infrastructure, des compétences et des capacités souveraines nécessaires à un avenir où l’IA sera la priorité de l’Inde”, a déclaré Satya Nadella dans un message sur X, sans donner plus de précisions.Le patron de Microsoft a fait cette annonce après une rencontre avec le Premier ministre Narendra Modi à New Delhi. Il l’a remercié d’avoir eu “une conversation enrichissante sur les opportunités offertes par l’IA en Inde”.Dans un communiqué distinct, Microsoft précise que l’investissement sera étalé sur quatre ans. Narendra Modi s’est dit pour sa part “heureux” que le géant technologique ait choisi l’Inde pour son plus important investissement en Asie. “La jeunesse indienne saura saisir cette opportunité pour innover et exploiter la puissance de l’IA au service d’un monde meilleur”, a déclaré le Premier ministre sur X.Microsoft avait déjà annoncé cette année un plan d’investissement dans le pays, d’un montant de 3 milliards de dollars, dans l’IA et les infrastructures pour le cloud (informatique à distance) au cours des deux prochaines années.Narendra Modri a également rencontré mardi le patron d’Intel, Lip-Bup Tan. Le fabricant américain de puces est “déterminé à soutenir le développement du secteur des semi-conducteurs en Inde”, a déclaré Lip-Bup Tan, évoquant sur X “une discussion approfondie sur divers sujets liés à la technologie, à l’informatique et à l’immense potentiel” du pays.Le Premier ministre indien a aussi reçu Ravi Kumar, patron du groupe américain Cognizant, spécialisé dans les services aux entreprises (conseil et informatique), qui a évoqué “une conversation inspirante sur l’accélération de l’adoption de l’IA”.Les géants mondiaux de la technologie courtisent activement de nouveaux utilisateurs en Inde, pays le plus peuplé du monde et cinquième économie mondiale. L’intelligence artificielle fait l’objet d’une attention particulière, la start-up américaine Anthropic a dévoilé en octobre son projet d’ouvrir un bureau en Inde. Son patron Dario Amodei a également rencontré Narendra Modi. Google a de son côté annoncé, en octobre aussi, un investissement de 15 milliards de dollars sur les cinq prochaines années, ainsi que la construction d’un immense centre de données et d’un pôle d’intelligence artificielle dans le pays.OpenAI a annoncé l’ouverture prochaine d’un bureau en Inde. Son patron Sam Altman a souligné que l’utilisation de ChatGPT dans le pays avait quadruplé au cours de l’année écoulée. La société d’IA Perplexity a pour sa part annoncé en juillet un partenariat majeur avec le géant indien des télécommunications Airtel, offrant à ses 360 millions de clients un abonnement gratuit d’un an à Perplexity Pro.Mais la volonté de l’Inde de devenir un pôle mondial des technologies et de l’intelligence artificielle se heurte à un durcissement constant de la réglementation numérique. Selon de récentes informations rapportées par les médias, les autorités indiennes envisagent d’imposer aux fabricants l’activation du suivi par satellite sur les smartphones, un système que les utilisateurs ne pourront pas désactiver, une proposition qui inquiète fortement les organisations de défense des droits humains.

4,5 tonnes de cigarettes saisies par les douanes françaises

Quatre tonnes et demie de cigarettes de contrebande ont été saisies en novembre par les douanes françaises, à bord d’un camion immatriculé en Allemagne, a annoncé mardi la direction régionale des douanes de Toulouse, dans le sud-ouest.Le 12 novembre, une équipe de la brigade des douanes de Millau, au nord-est de Toulouse, en service de nuit sur l’autoroute A75, a découvert à bord d’un camion frigorifique, derrière un “mur de palettes empêchant tout contrôle du chargement (…) 450 cartons contenant des cigarettes des marques Marlboro et Camel représentant un poids total de 4 tonnes et 500 kg”, précisent les douanes dans un communiqué.Le chauffeur du poids lourd, de nationalité ukrainienne, a été “placé en retenue douanière pour trafic de tabac de contrebande” avant d’être remis au commissariat de police de Millau sur instruction du procureur de la République de Rodez, ajoute le communiqué.Il sera jugé par le tribunal correctionnel de Rodez en mai 2026, a précisé la direction régionale des douanes de Toulouse.

L’UE promet de mieux contrôler ses importations agricoles, avant le Mercosur

L’Union européenne a annoncé mardi le renforcement de ses contrôles des importations agricoles, un signal envoyé à la France pour tenter de la convaincre de soutenir l’accord commercial avec les pays latino-américains du Mercosur.Afin de vérifier que les produits qui entrent en Europe sont conformes aux normes de l’UE, la Commission promet une hausse de 50% du nombre de contrôles à l’étranger dans les deux ans qui viennent.A l’intérieur de l’Union, Bruxelles mentionne aussi une augmentation de 33% des audits aux postes frontières pour s’assurer que “les États membres effectuent les inspections conformément aux exigences”  européennes.La Commission veut en outre mettre à jour ses règles sur la présence de traces de pesticides dans les importations, malgré leur interdiction à l’intérieur de l’UE.Elle annonce la mise en place d’un groupe de travail qui planchera sur cette question sensible des “résidus de pesticides”.”A la demande de nos agriculteurs et “d’un certain nombre d’États membres, nous nous sommes engagés à respecter un principe: ne pas autoriser la réintroduction dans l’UE, par le biais de produits importés, des pesticides les plus dangereux qui sont interdits dans l’Union”, a souligné le commissaire européen Oliver Varhelyi, chargé de la santé et du bien-être animal.Ce responsable a assuré que ces annonces étaient sans lien avec le vote des Etats européens, attendu dans les prochains jours, sur l’accord de libre-échange avec les pays latino-américains du Mercosur. Mais “si vous me demandez si cela va aider à l’application et à la mise en œuvre de l’accord avec le Mercosur, ma réponse est oui”, a-t-il nuancé devant la presse.La France qui était opposée à cet accord commercial “en l’état”, a fait du renforcement des contrôles, notamment des résidus de pesticides, une condition pour réexaminer sa position sur le sujet.Le vote des Etats européens sur cet accord commercial avec l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay et le Paraguay est attendu entre le 16 et le 19 décembre à Bruxelles.La Commission espère ensuite une signature du traité le 20 décembre à Foz do Iguaçu dans le sud du Brésil, selon une source européenne.Puis, la ratification devra passer par un vote du Parlement européen, probablement début 2026, où la partie pourrait s’avérer serrée.Ce traité de libre-échange doit notamment permettre à l’Union européenne d’exporter davantage de voitures, de machines, de vins et de spiritueux en Amérique latine.En retour, il faciliterait l’entrée de viande, sucre, riz, miel ou soja sud-américains, au risque de fragiliser certaines filières agricoles européennes.

Les Bourses européennes terminent sans entrain

Les marchés boursiers européens ont terminé sans élan mardi, prudents à la veille de la décision de politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed) qui devrait se traduire, selon les investisseurs, par une nouvelle baisse des taux.Paris a cédé 0,69%, Londres est restée stable (-0,03%) et Francfort a pris 0,49%. Milan a grappillé 0,33%.