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L’A69 devant la cour d’appel, audience cruciale pour l’avenir du chantier

La cour administrative d’appel de Toulouse se penche jeudi sur le chantier de l’autoroute A69, une étape décisive pour la construction de cette infrastructure contestée dont le rapporteur public a d’ores et déjà souhaité la poursuite.Ce magistrat dont la vocation est d’éclairer les décisions des juridictions administratives et dont l’avis est en général suivi, a estimé, dans ses conclusions, qu’il convenait de revenir sur la décision du tribunal administratif de Toulouse qui, le 27 février, avait annulé l’autorisation environnementale ayant permis le démarrage des travaux, en 2023.Le rapporteur public Frédéric Diard estime en effet que ce jugement du tribunal établissant “que le projet de liaison autoroutière entre Castres et Toulouse ne répond pas à une Raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM), n’est pas fondé”.Jeudi matin, il doit développer sa position dans une salle d’audience qui promet d’être comble, comme elle l’a été tout au long des différentes étapes procédurales de la longue bataille juridique autour de ce projet de 53 km de voie rapide, devenu depuis plusieurs années un symbole des luttes écologiques.- Opposants mobilisés -Un rassemblement des anti-A69 est attendu à partir de 08H30 devant les portes de la cour administrative d’appel alors qu’une dizaine d'”écureuils”, des militants écologistes suspendus à des arbres, ont pris place depuis mercredi dans des platanes faisant face à la juridiction.”Nous invitons les médias à venir écouter attentivement les motivations du rapporteur lors de l’audience”, a réagi le principal collectif d’opposants à l’A69, “La Voie est libre” (LVEL), après avoir pris connaissance de sa position.”Il doit nous donner une démonstration irréfutable du caractère vital de l’A69. N’en doutons pas”, a-t-il ironisé, alors que le collectif s’était indigné que M. Diard soit reconduit comme rapporteur public pour cette audience cruciale alors qu’il avait déjà pris position en faveur de l’A69 dans une première procédure liée à ce dossier.En mai dernier, il avait en effet souhaité que la cour administrative d’appel se prononce en faveur de la demande présentée par l’Etat et le concessionnaire Atosca d’un “sursis à exécution” du jugement du tribunal administratif de Toulouse, une requête visant à faire reprendre les travaux, interrompus par cette décision.La juridiction d’appel, présidée dans cette procédure par Denis Chabert, avait suivi le rapporteur public, ce qui avait permis une reprise progressive du chantier au cours de l’été. M. Chabert préside également l’audience qui s’ouvre jeudi.- Chantier à plein régime -Les opposants ont demandé à ce que ce magistrat, tout comme M. Diard, ainsi qu’un troisième ayant également participé à l’audience de mai, ne siègent pas jeudi mais leur demande de récusation a été rejetée.”Avec cette décision, la justice creuse elle-même le fossé qui sépare les citoyens de l’institution”, selon LVEL.Sur le terrain, près d’un millier de personnes travaillent sur ce vaste chantier où le ballet des tractopelles, niveleuses et autres bulldozers bat son plein: 82% des terrassements et 95% des ouvrages d’art (ponts, viaducs, structures de soutènement, etc.) sont désormais réalisés, affirme le maître d’œuvre Atosca, même si les opposants contestent ces chiffres.Le chantier s’apprête à rentrer dans sa phase ultime, avec la pose, à partir de janvier, des 500.000 tonnes du revêtement que les deux centrales d’enrobé à chaud, installées en novembre, se préparent à produire.Fervent soutien du projet, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a répété à la mi-novembre qu’il souhaitait “mettre en route cette autoroute d’ici au mois d’octobre 2026”.L’audience d’appel doit permettre de définitivement “clarifier” les choses, a-t-il dit, espérant voir le chantier “continuer sereinement pour tenir les délais”.

Reprise en coopérative ou liquidation: Brandt va être fixé sur son sort

L’espoir de la dernière chance pour quelque 700 salariés: la justice se prononce jeudi sur le sort du groupe d’électroménager Brandt, fleuron industriel français en grandes difficultés et placé en redressement judiciaire début octobre.Face au risque, particulièrement redouté, d’une mise en liquidation, un projet de Scop (société coopérative et participative), soutenu par le groupe Revive, permettrait de sauver au moins 370 emplois.Cette offre, présentée comme celle de la dernière chance, a reçu ces derniers jours un large soutien des pouvoirs publics et est soutenue par une majorité de salariés.La décision du tribunal des affaires économiques (TAE) de Nanterre est attendue dans la journée, une semaine après l’audience qui s’y est tenue. “Quand on a une entreprise industrielle qui est chère au cœur des Français, on doit tout faire pour essayer de la garder chez nous”, a martelé mercredi devant le Sénat le ministre de l’Economie Roland Lescure.La tâche s’annonce difficile: entre 20 et 25 millions d’euros seraient nécessaires pour relancer l’activité de Brandt.M. Lescure, qui a assuré que tous les salariés non conservés par cet éventuel projet de Scop seraient accompagnés “dans des reconversions” par l’Etat, veut croire à cette mobilisation “rarement vue”.Le gouvernement a annoncé un soutien de l’Etat à hauteur de 5 millions d’euros, suivi par la région Centre-Val de Loire, qui pourrait dégager environ 7 millions d’euros au total. La métropole d’Orléans s’est engagée sur une contribution du même ordre de grandeur.- “Situation très difficile” -“Quand on fait la somme de tout ça, on est à près de 20 millions d’euros d’engagements publics” consacrés au “redémarrage” de deux usines, avait affirmé à l’AFP à l’issue de l’audience le président de la région Centre-Val de Loire, François Bonneau, jugeant l’effort “assez remarquable”.Il reste à savoir si les banques, poussées par le gouvernement à “jouer le jeu”, répondront à l’appel pour convaincre le tribunal de la viabilité du projet.La coopérative serait aussi l’unique possibilité de sauver les deux usines du groupe, situées près d’Orléans (Loiret), et à Vendôme (Loir-et-Cher), selon plusieurs sources.Un cas qui rappelle celui de la verrerie Duralex, finalement reprise sous ce même statut de Scop en juillet 2024, après des mois de flou et d’inquiétudes pour ses employés.Pour près de 700 salariés de Brandt, les incertitudes sont aussi fortes, surtout depuis début octobre et le placement en redressement judiciaire du groupe, alors que leurs salaires ne seront plus versés après le 15 décembre.”C’est une situation très difficile”, a reconnu auprès de l’AFP Dylan Wrede, agent logistique depuis dix ans dans une des usines du groupe, située près d’Orléans, où l’activité est quasiment à l’arrêt depuis des semaines.En jeu, l’avenir du fabricant des produits Brandt, mais aussi celui de trois autres marques françaises d’électroménager Vedette, Sauter et De Dietrich.Outre ses deux usines en France, en Centre-Val de Loire, Brandt possède un centre de service après-vente en région parisienne, à Saint-Ouen-L’Aumône (Val-d’Oise). Son siège social est situé à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).Brandt, propriété depuis 2014 du groupe algérien Cevital, réalise 260 millions d’euros de chiffre d’affaires. L’entreprise subit notamment les conséquences des temps difficiles vécus par le secteur du gros électroménager, lié à la crise de l’immobilier.Ce secteur a subi l’an dernier un nouveau recul de ventes (-3,9%), après avoir déjà baissé en 2023.L’achat de ces produits, notamment des appareils de cuisine, est souvent corrélé à l’acquisition d’un bien immobilier ou à un déménagement, selon le dernier bilan du groupement interprofessionnel des fabricants d’appareils et d’équipements ménagers (Gifam).

Taux d’intérêt américains: la Fed lâche du lest contre l’avis de plusieurs responsables

La banque centrale des Etats-Unis (Fed) a conclu mercredi sa dernière réunion de l’année par une baisse des taux d’intérêt sans faire l’unanimité en son sein ni donner d’orientation claire pour la suite.Pour la troisième fois en trois réunions consécutives, la Réserve fédérale a diminué d’un quart de point de pourcentage ses taux directeurs, qui guident les coûts d’emprunt.Ils sont désormais dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%.Trois des douze votants ont manifesté leur opposition: deux ne voulaient pas de baisse du tout et un voulait une réduction plus forte, d’un demi-point.Le président de la Fed de Kansas City, Jeffrey Schmid, s’était déjà prononcé contre la précédente baisse, fin octobre. Il a été rejoint par le président de la Fed de Chicago, Austan Goolsbee.Les deux hommes ont dit publiquement qu’ils s’inquiétaient pour l’heure davantage du niveau de l’inflation que de la santé du marché du travail américain.Quant au responsable en faveur d’une baisse d’un demi-point, il s’agit sans surprise du gouverneur Stephen Miran, récemment nommé par le président Donald Trump.- Débats “serrés” –  En conférence de presse, le patron de la Fed Jerome Powell a affirmé que la décision de mercredi ne relevait pas de l’évidence.Les Etats-Unis connaissent à la fois une inflation en accélération (à 2,8%) et un chômage en augmentation (à 4,4%), scénarios qui impliquent en théorie des actions opposées de la part de la banque centrale. “La discussion était serrée mais nous devons prendre une décision. On espère toujours que les données vont nous permettre d’y voir plus clair”, a déclaré M. Powell.La banque centrale a été privée de certains indicateurs économiques majeurs en raison de la récente paralysie budgétaire (“shutdown”) qui a mis au chômage technique les services statistiques des Etats-Unis pendant 43 jours.”La période est frustrante pour la classe moyenne et confuse pour la Fed”, considère Heather Long, économiste de la banque Navy Federal Credit Union.Interrogé sur la question du coût de la vie, revenue en tête du débat public, Jerome Powell a estimé que les salaires devront augmenter pendant “plusieurs années” plus vite que l’inflation “pour que les gens commencent à se sentir bien en termes de pouvoir d’achat”.Donald Trump, de son côté, a encore assuré mardi que les prix baissaient “énormément”.- Nouvelles têtes -Jerome Powell a donné peu d’indication pour la suite, sans fermer la porte à une baisse supplémentaire fin janvier.Cela a gonflé le moral de la Bourse de New York, qui a terminé en hausse.”Cela ne me surprend pas qu’il y ait de l’optimisme sur les marchés à court terme, dans la mesure où la Fed continue de baisser les taux alors que l’économie est en croissance”, relève Chris Zaccarelli, chargé d’investissements chez Northlight Asset Management.Il prévient toutefois que les investisseurs risquent la déconvenue, car d’autres détentes pourraient mettre du temps à arriver, “voire ne pas arriver”.Les responsables de la Fed imaginent globalement qu’une autre baisse des taux sera nécessaire en 2026, selon leurs projections actualisées.Mais une partie d’entre eux ne sera alors plus en mesure de voter.En effet, parmi les douze personnes fixant les taux américains, quatre changent tous les ans selon un système de rotation impliquant les banques centrales régionales.Les nouveaux entrants sont réputés encore plus soucieux du niveau de l’inflation que leurs prédécesseurs.A l’inverse, Donald Trump veut que la personne qui prendra la place de Jerome Powell au printemps s’attache à faire baisser les taux.Il a présenté son conseiller économique Kevin Hassett comme favori mais laisse encore planer un certain suspense sur son choix final. Le chef de l’Etat entend par ailleurs toujours destituer une gouverneure de l’institution, Lisa Cook. La Cour suprême se penchera sur l’affaire en janvier.

Wall Street termine en hausse, satisfaite par la Fed

La Bourse de New York a clôturé en hausse mercredi, poussée par la nouvelle baisse des taux de la banque centrale américaine (Fed) et la perspective d’une inflation moindre l’an prochain, perçue comme propice à une nouvelle détente monétaire.Le Dow Jones a pris 1,05%, l’indice Nasdaq a avancé de 0,33% et l’indice élargi S&P 500 a gagné 0,67%.Pour la troisième fois d’affilée, les taux directeurs américains sont réduits d’un quart de point de pourcentage, pour s’établir dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%, une décision largement anticipée par les marchés.En revanche, le président de la Fed Jerome Powell “s’est montré moins ferme que ne l’avaient prévu de nombreux investisseurs” lors de sa conférence de presse, assure auprès de l’AFP Sam Stovall, de CFRA.”Nous sommes bien positionnés pour décider de l’étendue et du calendrier de potentiels nouveaux ajustements, selon l’évolution des données économiques et de nos perspectives”, a dit mercredi M. Powell.Les Etats-Unis connaissent à la fois une inflation en accélération et un chômage plus élevé, scénarios qui impliquent en théorie des actions opposées de la part de la banque centrale. Mais selon les projections économiques actualisées de l’institution, la hausse des prix l’année prochaine pourrait être moins importante qu’auparavant anticipé, à 2,4% (contre 2,6%).Pour Sam Stovall, “compte tenu de l’affaiblissement du marché de l’emploi et de la baisse prévue du taux d’inflation, cela favorisera la perspective d’une, voire de deux baisses de taux l’année prochaine”.Pour le moment, les responsables de la Fed continuent de prévoir une unique réduction des taux en 2026, selon la médiane de leurs prévisions mises à jour.”L’absence de baisses plus importantes aurait pu être mal interprétée par Wall Street, mais l’annonce d’une reprise, certes lente, de l’expansion du bilan” de la Fed “est certainement une raison de se réjouir”, avance Jose Torres, d’Interactive Brokers.En achetant plus de titres, comme les bons du Trésor, la Réserve fédérale introduit plus de liquidités sur les marchés, une situation “qui a contribué à faire grimper significativement les valorisations boursières” après la pandémie de Covid-19.Les propos de Jerome Powell ont aussi eu pour conséquence de diminuer le rendement de l’emprunt américain à dix ans, qui évoluait vers 21H25 GMT autour de 4,15% contre 4,19% à la clôture la veille.Son équivalent à deux ans, plus sensible aux évolutions monétaires, passait lui de 3,61% à 3,54%.Côté entreprises, GE Vernova, qui rassemble les anciennes activités énergétiques du conglomérat General Electric, s’est envolé (+15,62% à 723,00 dollars) après avoir revu à la hausse ses prévisions sur le long terme (d’ici 2028) et avoir confirmé celles de 2025. La chaîne de magasins de jeux vidéo GameStop (-4,28% à 22,12 dollars) a pâti de performances financières moins bonnes qu’attendu pour le troisième trimestre, notamment en termes de chiffre d’affaires.La société de défense AeroVironment (-12,85% à 245,25 dollars) a été lourdement sanctionnée pour ses résultats en deçà des attentes au deuxième trimestre de son exercice décalé, dont un bénéfice net par action à 44 cents, alors que le marché tablait sur 78 cents.

Dermatose: les syndicats proposent un protocole expérimental, nouveau cas dans les Hautes-Pyrénées

La chambre d’agriculture et les syndicats agricoles d’Ariège ont proposé mercredi un protocole expérimental au ministère de l’Agriculture afin d’éviter les abattages de bovins, après la découverte de cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en Ariège mardi, et dans les Hautes-Pyrénées mercredi.Près de 200 agriculteurs sont mobilisés depuis l’aube mercredi autour du village des Bordes-sur-Arize, dans l’Ariège, pour bloquer les routes autour de l’exploitation aux services vétérinaires chargés d’euthanasier les 208 bovins.Un autre cas de DNC a été détecté dans un élevage de la commune de Luby-Betmont, a annoncé mercredi la préfecture Hautes-Pyrénées qui précise que les abattages débuteront “dans les prochains jours”. De son côté, la Coordination rurale (CR) a appelé à une deuxième mobilisation, à l’image de celle lancée en Ariège, pour éviter que les bovins ne soient éliminés.”On va tenir les deux points de mobilisation jusqu’à faire plier la ministre. Pas la peine d’envoyer 3.000 CRS, ça ne changera rien”, a déclaré à l’AFP Lionel Candelon, président CR de la chambre d’agriculture du Gers, voisin des Hautes-Pyrénées.En marge du rassemblement ariégeois, les représentants locaux des différents syndicats agricoles (Coordination rurale, FNSEA, Confédération paysanne, etc.) se sont réunis pour demander “la suspension immédiate du dépeuplement systématique et la mise en place d’un protocole expérimental”, est-il écrit dans un communiqué de presse transmis par la chambre d’agriculture de l’Ariège mercredi après-midi.- “Trous dans la raquette” -Ils proposent que ne soit abattues que les vaches contaminées et que la santé du reste du troupeau soit contrôlée par test PCR pendant 4 à 6 semaines. Ils appellent également à une “vaccination massive, rapide et efficace au-delà des zones règlementées” ainsi que la mise en place d’une zone de protection de 5 km autour du foyer. Cette demande “vaut pour les cas de l’Ariège, des Hautes-Pyrénées, et tout le territoire” français, a précisé M. Candelon.Jusqu’ici, la règlementation visant à stopper la propagation de la maladie prévoit que l’ensemble du troupeau concerné soit abattu et l’instauration de “zones règlementées” dans un rayon de 50 km autour du foyer de DNC, un périmètre dans lequel les déplacements de bovins sont interdits ou restreints et où les bêtes sont vaccinées.”Manifestement il y a des trous dans la raquette. On est a 100 km d’une zone où il y a eu des cas et il y a un cas qui sort ici. Il n’y a pas d’éleveur transhumant à côté, ils n’ont pas acheté de bêtes récemment dans la zone affectée. Madame la ministre (de l’Agriculture, Annie Genevard, NDLR) expliquez-nous!”, a déclaré David Eychenne, éleveur ariégeois et co-porte-parole de la Confédération paysanne d’Occitanie.Dans l’après-midi, des experts du ministère de l’Agriculture, escortés par des gendarmes, se sont rendus dans la ferme pour une évaluation financière du troupeau. “Les bovins abattus dans le cadre de la lutte contre la DNC font l’objet d’une indemnisation par les services de l’État”, a rappelé mercredi la préfecture de l’Ariège dans un communiqué.- “la vaccination, pas l’abattage” -Les cas détectés mardi et mercredi sont les deux premiers cas confirmés de DNC dans les départements de l’Ariège et des Hautes-Pyrénées depuis la détection du premier foyer en Savoie le 29 juin 2025. Cette maladie, apparue en juin en France et non transmissible à l’humain, est “sous contrôle” assure de son côté le ministère de l’Agriculture.Face à la colère d’éleveurs, le gouvernement a lancé mardi “des réflexions” sur la vaccination préventive du cheptel français contre la DNC, une stratégie qui divise les acteurs.”La solution c’est la vaccination, pas l’abattage. Surveiller sanitairement oui, mais il faut laisser en paix les animaux qui ne sont pas contaminés”, a estimé Lionel Candelon.A l’inverse, d’autres redoutent qu’une vaccination générale remette en cause le “statut indemne” de la France, lui permettant d’exporter.Interrogée mardi devant la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a estimé qu’une généralisation de la vaccination enverrait “un signal préoccupant à nos partenaires européens”.

La Fed réduit ses taux d’intérêt malgré l’opposition de plusieurs responsables

La banque centrale des Etats-Unis (Fed) a abaissé mercredi ses taux d’intérêt pour la troisième fois d’affilée, une décision marquée par une opposition accrue en son sein.Les taux directeurs américains sont réduits d’un quart de point de pourcentage, pour s’établir dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%.Trois des douze responsables amenés à se prononcer étaient contre cette détente: deux ne voulaient pas de baisse du tout et un voulait une réduction plus forte, d’un demi-point.Le président de la Fed de Kansas City, Jeffrey Schmid, s’était déjà opposé à la précédente baisse, fin octobre. Il a été rejoint mercredi par le président de la Fed de Chicago, Austan Goolsbee.Les deux hommes ont dit publiquement qu’ils s’inquiétaient pour l’heure davantage du niveau de l’inflation que de la santé du marché du travail américain.Quant au responsable en faveur d’une baisse plus forte, il s’agit sans surprise du gouverneur Stephen Miran, récemment nommé par le président Donald Trump.- Débats “serrés” –  En conférence de presse, le président de la Fed Jerome Powell a affirmé que la décision de mercredi ne s’imposait pas avec certitude au vu de la situation économique des Etats-Unis.Le pays connait en effet à la fois une inflation en accélération et un chômage plus élevé, scénarios qui impliquent en théorie des actions opposées de la part de la banque centrale. “La discussion était serrée mais nous devons prendre une décision. On espère toujours que les données vont nous permettre d’avoir une vision claire”, a déclaré M. Powell.La longue paralysie budgétaire cet automne aux Etats-Unis a suspendu la publication de données économiques phares. Certaines sont même définitivement perdues, ne pouvant être compilées rétroactivement.Le dernier taux de chômage connu (4,4%) remonte au mois de septembre. Idem pour l’inflation (à 2,8%, quand l’objectif de la Fed est de 2%).Des chiffres plus récents concernant l’emploi et le niveau des prix ne seront disponibles que la semaine prochaine.En attendant, le président Donald Trump assure que les prix baissent “énormément”.”Pour que les gens commencent à se sentir bien en termes de pouvoir d’achat”, les salaires devront augmenter pendant “plusieurs années” plus vite que l’inflation, a estimé de son côté le patron de la Réserve fédérale.- Nouvelles têtes à la Fed -Jerome Powell a par ailleurs considéré que les taux de l’institution étaient désormais autour de leur niveau dit “neutre”, celui qui ne restreint pas l’économie délibérément (pour freiner l’inflation), ni ne la soutient particulièrement (au secours de l’emploi).D’apparence technique, la déclaration peut s’interpréter comme une façon de dire qu’il n’est pas forcément nécessaire d’abaisser davantage les taux directeurs pour le moment. Mais Jerome Powell n’a pas non plus fermé la porte à cette éventualité.Comme chaque trimestre, les responsables de la Fed ont actualisé leurs prévisions pour l’économie américaine. La médiane de leurs estimations montre qu’ils s’attendent toujours à ce qu’une autre baisse des taux soit nécessaire en 2026.Mais le casting changera en partie l’année prochaine.Jerome Powell doit laisser sa place au printemps.Le conseiller économique de Donald Trump, Kevin Hassett, fait actuellement figure de favori pour lui succéder.La Maison Blanche prévoit toutefois une dernière salve d’entretiens avec plusieurs prétendants au poste.Donald Trump ne fait pas mystère du fait qu’il attend du futur patron de la Fed qu’il conduise une politique plus accommodante sur les taux.Mais des responsables monétaires réputés faucons (ayant comme priorité la lutte contre l’inflation, en langage de banque centrale) vont entrer en jeu. En effet, parmi les douze personnes votant sur les taux américains, quatre changent tous les ans selon un système de rotation impliquant les Fed régionales.Enfin, le sort de la gouverneure de l’institution Lisa Cook, que Donald Trump essaie de destituer, reste en suspens. La Cour suprême doit se pencher sur l’affaire en janvier.

Google promet une recherche avec IA plus profitable pour les médias

Google a annoncé mercredi tester des résumés d’articles de presse générés avec l’intelligence artificielle dans le cadre d’un partenariat rémunéré avec des médias, parmi d’autres innovations censées répondre aux reproches de pillage des contenus journalistiques pour nourrir les résultats de son moteur de recherche.Le numéro 1 mondial de la recherche en ligne a noué un “nouveau programme de partenariat commercial” avec plusieurs médias dans le monde, dont le magazine allemand Der Spiegel, le quotidien espagnol El País et le britannique The Guardian, ou encore le Times of India et le Washington Post.Ce programme est censé “explorer comment l’IA peut aider à générer davantage d’audiences engagées”, autrement dit plus d’abonnés, de temps de lecture de qualité ou d’interactions.Pour cela, le test prévoit dans Google Actualités de générer avec l’IA des résumés des articles des médias partenaires, “pour donner plus de contexte au public avant de cliquer” sur le lien qui sera fourni. Ses résumés incitatifs seront aussi disponibles en format audio.Google annonce aussi l’extension de ses partenariats avec des agences de presse au-delà d’Associated Press, avec notamment ses homologues indonésienne Antara et sud-coréenne Yonhap pour “inclure des informations en temps réel” dans les résultats de Gemini, son modèle d’IA phare.En parallèle, le géant de Mountain View annonce étendre au monde entier l’option “sources préférées” qui permet aux utilisateurs de choisir quelles sources d’informations s’afficheront en priorité dans les résultats d’actualité, parmi 90.000 producteurs de contenus allant du média local aux éditeurs d’informations internationaux.L’option sera disponible pour les utilisateurs anglophones “dans les prochains jours”, puis progressivement dans les autres langues dans le courant de l’année 2026.Les utilisateurs ayant souscrit des abonnements à des médias verront les liens vers leurs articles mieux mis en valeur, d’abord dans l’application Gemini, puis dans les réponses générées par IA pour le moteur de recherche de Google.Cette option de voir les résultats de recherche Google s’afficher non plus comme une liste de liens mais comme des textes rédigés par l’IA n’est pas disponible en France, en raison notamment des tensions autour de la juste rémunération des médias (droits voisins) avec les sites internet utilisés pour fournir les réponses.Enfin, le mode IA de Google affichera désormais plus de liens dans les réponses, présentés de manière plus visible, promet encore le géant américain.

Neutralité et financement: la patronne de France Télé se défend face aux députés

Attendue de pied ferme par la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte Cunci, a défendu mercredi sans relâche sa gestion de l’entreprise et la neutralité des émissions, une “exigence absolue”.Le contexte est inflammable et le rapporteur de la commission, le député Charles Alloncle (UDR), l’a soumise à plusieurs dizaines de questions incisives.Jusqu’au bout de cette audition fleuve de quatre heures trente, Delphine Ernotte Cunci a pris le temps de la pédagogie. “France Télévisions est un média financé par tous. Il doit donc s’adresser à tous, quels que soient son lieu de vie, ses opinions ou son niveau de revenus. Il s’agit, pour nous, d’une exigence absolue”, martèle la dirigeante.Cependant, “les polémiques de ces dernières semaines ont pu alimenter un débat qui est légitime”, reconnaît-elle.La commission d’enquête sur la “neutralité” et “le financement de l’audiovisuel public” a été voulue par les députés du groupe UDR d’Eric Ciotti, alliés du Rassemblement national qui souhaite la privatisation de l’audiovisuel public.Elle a été créée dans la foulée de l’affaire Legrand-Cohen, deux journalistes du service public accusés de connivence avec le Parti socialiste après la diffusion, début septembre, d’une vidéo les montrant dans un restaurant avec deux de ses responsables.Plus généralement, France Télévisions ainsi que Radio France, dont les responsables seront auditionnés la semaine prochaine, sont accusés par une partie de la droite et le RN de partialité en faveur de la gauche.Face aux doutes du rapporteur sur la neutralité de France Télévisions, Mme Ernotte Cunci assure que le groupe se montre “exemplaire en matière de transparence de son offre d’information et d’équilibre des points de vue”. Quant aux erreurs commises sur les antennes, “je ne considère pas que nous soyons irréprochables” et il y a des sanctions internes le cas échéant, expose-t-elle. Mais “cela ne veut pas dire que l’information de France Télévisions n’est pas rigoureuse”, oppose-t-elle au rapporteur qui l’appelle à prendre ses “responsabilités”.Dans les prochaines semaines, une “nouvelle direction de la déontologie” transversale va être mise en place.- “Frustration” -Une élue RN, Anne Sicard, s’agace: “Qui trompe les Français, CNews qui assume sa ligne, ou France Télé?””Je considère que nous ne faisons pas le même métier” que CNews, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, rétorque Mme Ernotte Cunci. En septembre, elle avait qualifié CNews de “média d’opinion” et de “chaîne d’extrême droite”.Sur l’autre volet de la commission, concernant le financement, la présidente de France Télé vante les “efforts massifs” réalisés par l’entreprise depuis son arrivée à sa tête en 2015. En 2026, “il va nous falloir revoir nos missions” et les contrats avec le monde de la production, prévient la dirigeante.En septembre, un rapport de la Cour des comptes a mis en évidence une “situation financière critique” à France Télé. Les Sages demandent que l’Etat fixe à l’entreprise “une trajectoire financière réaliste”.”Est-ce que vous admettez votre part de responsabilité?”, la presse Charles Alloncle. Delphine Ernotte Cunci ne se départ pas de son calme et renvoie aux décisions de la “tutelle”, l’Etat. Même réponse sur sa rémunération.Sur les frais de réception élevés de France Télé en 2020, autre point soulevé par le rapporteur, elle rappelle qu’il a fallu nourrir les équipes mobilisées pendant la crise du Covid.Mme Ernotte Cunci balaie aussi les accusations sur des nuitées au festival de Cannes – “pas un euro d’argent public dépensé” – ou l’emploi dans le groupe d’Arnaud Ngatcha, par ailleurs adjoint de la maire de Paris, mettant en avant son travail.     Interrogée sur sa soeur elle-même adjointe d’Anne Hidalgo, la présidente de France Télé vante sa famille “qui croit au service public”.Les députés LFI l’accusent d’être “une agente de communication de la macronie” et font monter sporadiquement la tension.  “Je n’ai jamais subi de pression politique”, précise à un autre moment la dirigeante.Charles Alloncle finit par dire sa “frustration”, face à une présidente qui parfois “botte en touche” selon lui. Il prévoit de l’entendre à nouveau à la fin des travaux de la commission d’enquête.Jérémie Patrier-Leitus, qui en est le président (Horizons), avait prévenu: “Nous ne sommes pas ici dans un tribunal. Ce ne sera pas le procès de France Télévisions”.

Un nouveau TGV le 1er juillet sur Paris-Lyon-Marseille

La mise en service des nouvelles rames de TGV en France interviendra seulement début juillet, soit avec deux ans de retard par rapport à l’objectif initial de la SNCF, qui va étrenner ses nouveaux trains sur l’axe Paris-Lyon-Marseille, soumis à une concurrence frontale avec l’italien Trenitalia.Initialement prévue “début 2026” l’arrivée sur les rails français des nouveaux TGV subit un nouveau contretemps, attribué à un “retard de livraison” des rames de la part du constructeur ferroviaire Alstom, a indiqué à l’AFP le PDG de SNCF Voyageurs Christophe Fanichet, et à des “délais d’homologation”. Car ce nouveau délai porte à deux ans exactement le retard du train, connu sous le nom d’Avelia chez Alstom, rebaptisé TGV M par la SNCF: Il devait initialement rouler pour les Jeux Olympiques de 2024.Le constructeur, qui a reçu une commande de 115 machines en 2018 pour un investissement de plus de 4 milliards d’euros de SNCF Voyageurs “n’a pas produit de rames en quantité suffisante, nous en avons quatre en essai de pré-exploitation, et nous en aurons six en mai, ce qui nous permettra d’en lancer quatre en exploitation commerciale au 1er juillet”, a ajouté M. Fanichet. – “Révolutionnaire” – “Je ne suis pas content de ces retards, mais je suis sûr que d’ici quelques mois on aura tout oublié, tant son caractère est révolutionnaire”, a-t-il relevé: il s’agit d’un train “modulaire” – on peut adapter le nombre de voitures 1re ou 2e classe au flux de voyageurs qu’on souhaite embarquer – “connecté”, “économe” et “qui peut transporter 20% de plus de passagers qu’un TGV normal”, a-t-il détaillé.En 45 ans, c’est ainsi la troisième grande génération de TGV qui voit le jour, après les premières rames à un niveau des années 80, suivies des trains à deux niveaux, mais au squelette immuable composé de trois voitures de première classe, un bar et quatre voitures de seconde classe.  SNCF Voyageurs, qui mène actuellement des essais de pré-exploitation du nouveau train, “a déposé mardi son dossier d’homologation” auprès des autorités de sécurité ferroviaire française et européenne, qui doivent lui délivrer une “autorisation de circulation commerciale”. “Nous touchons au but”, a ajouté M. Fanichet.Tout en nuançant légèrement les explications de la SNCF, le président d’Alstom France, Frédéric Wiscart a affirmé que le constructeur ferroviaire serait “au rendez-vous de la mise en service”.”Il faut bien comprendre que la date de juillet 2026 annoncée par SNCF Voyageurs est un point de convergence entre le planning réglementaire et le planning de production”, a-t-il souligné auprès de l’AFP. Manière de relever qu’en ayant envoyé son dossier d’homologation le 9 décembre, et vu le temps d’examen des dossiers par Bruxelles (cinq mois et demi en moyenne, NDLR), il aurait été difficile à la SNCF de lancer ses nouveaux trains sur les rails plus tôt.”Selon un calendrier partagé avec SNCF Voyageurs, nous livrerons progressivement neuf rames jusqu’à fin juin. À partir de l’été, les livraisons suivront un rythme soutenu de deux rames par mois en moyenne” a précisé Alstom.- “Tension” – Alors qu’il existe une grosse demande de la clientèle pour avoir plus de trains, “la tension en cours actuellement chez tous les constructeurs sur la disponiblité du matériel roulant neuf, retarde ou limite l’arrivée de la concurrence”, relève François Guénard, expert en transport ferroviaire au cabinet Roland Berger.Dans l’espoir d’apaiser ces tensions, le PDG de la SNCF Jean Castex doit rencontrer en janvier le patron d’Alstom Henri Poupart Lafarge pour faire le point sur toutes les commandes de trains ou de signalisations en cours, a-t-on appris de source proche du dossier.Dans l’immédiat, le nouveau TGV va d’ailleurs directement tomber dans le grand bain de la concurrence, étant utilisé sur les lignes les plus fréquentées et les plus rentables de la SNCF, où la concurrence est déjà installée.La SNCF, opérateur historique français, compte sur lui pour fidéliser une clientèle qui pourrait être tentée par les TGV flambant rouge (Frecciarosa ou flèche rouge) de l’opérateur italien Trenitalia, qui desservent aussi Lyon, Marseille (et Milan) au départ de Paris.Et lui aussi prépare ses flèches. A partir du 14 décembre, Trenitalia va proposer 14 allers-retours quotidiens sur Paris-Lyon au lieu de neuf actuellement, assortis de promotions et d’un service haut de gamme destiné aux voyageurs d’affaires, avec wifi gratuit, restauration, sièges orientables, et même salle de réunion.

Budget de l’Etat: la défense plébiscitée mais les débats pourraient se prolonger

Les députés ont largement approuvé mercredi, par un vote symbolique, le “principe” d’une hausse des moyens de la défense, comme proposé par Sébastien Lecornu qui espère ainsi favoriser l’adoption du budget de l’Etat, dont l’examen s’annonce “difficile” et pourrait être prolongé en janvier.”L’instabilité politique nous bouleverse au sein de cet hémicycle mais elle ne doit pas nous couper des réalités du monde”, a fait valoir le Premier ministre, en faisant état des “menaces” extérieures et en appelant les parlementaires à “approuver” par leur vote cette augmentation des crédits militaires.Une large majorité de députés (411 contre 88) a voté le principe de cette hausse, y compris Marine Le Pen, patronne des députés du Rassemblement national, qui a néanmoins accusé le gouvernement d'”instrumentaliser” la défense pour essayer de faire passer le budget de l’Etat, qu’elle ne soutiendra “en aucune façon”.Seuls les groupes de la France insoumise et du Parti communiste ont voté contre. Les Ecologistes se sont abstenus.Pour tenter de dégager une majorité sur le budget de l’État, M. Lecornu a proposé d’organiser au Parlement plusieurs débats, suivis d’un vote, sur cinq thèmes dont celui de la défense. Le projet de loi de finances prévoit d’augmenter les crédits aux armées de 6,7 milliards d’euros.Cette démarche inédite se fait en parallèle de l’examen du budget, actuellement débattu au Sénat. Le vote n’engage pas la responsabilité du gouvernement.- “Clés” -L’adoption du budget de l’État s’annonce plus “difficile” encore que celui de la Sécurité sociale, validé de justesse mardi en deuxième lecture par les députés, a prévenu M. Lecornu.La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a d’ailleurs reconnu mercredi que les discussions parlementaires se poursuivraient “probablement en janvier” si “un accord est impossible” entre députés et sénateurs en commission mixte paritaire (CMP) la semaine prochaine.Certes, l’objectif de doter la France d’un budget de l’Etat “d’ici au 31 décembre” demeure, selon le gouvernement, mais “la balle est dans le camp du Parlement” et particulièrement “de la droite sénatoriale”, qui a “une part des clés” pour aboutir à un compromis notamment avec la gauche afin que l’accord puisse être validé ensuite par les deux chambres. Or, la droite sénatoriale semble peu disposée à bouger vers le Parti socialiste qui a obtenu très peu de concessions dans ce texte, contrairement à celui de la Sécu où figure la suspension de la réforme des retraites.”L’évidence, c’est que nous n’y arriverons pas dans les délais qui nous sont fixés”, avait déjà anticipé mardi soir le patron du PS Olivier Faure.Le chef de file des députés socialistes Boris Vallaud “ne voit pas le chemin” quand il “regarde ce que fait ou plutôt défait le Sénat”, et n’exclut pas de rediscuter du 49.3 avec le Premier ministre.Une sénatrice LR considère que “ce n’est pas à nous d’aller parler au PS, c’est à Sébastien Lecornu d’aller voir le PS pour lui dire que maintenant ça suffit, qu’on leur a tout donné” dans le budget de la Sécu.- “Efforts” -En cas d’échec de la CMP, le Parlement devra, comme l’année dernière, adopter d’ici fin décembre une “loi spéciale” pour autoriser le gouvernement à percevoir les impôts existants et reconduire les dépenses votées en 2025. En dépit des demandes de tous bords politiques, Sébastien Lecornu semble toujours exclure le recours à l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le texte sans vote d’ici la fin de l’année.Malgré un résultat très serré – à 13 voix près – mardi sur le budget de la Sécu, “la méthode est la bonne”, a jugé le ministre des Relations avec le Parlement Laurent Panifous.Mais sur le budget de l’Etat, les positions sont beaucoup plus éloignées que sur celui de la Sécu, lequel devrait être adopté définitivement la semaine prochaine si les députés confirment dans une lecture finale leur vote de mardi.L’Assemblée avait en effet rejeté à la quasi-unanimité le volet recettes lors d’un premier examen, envoyant ainsi la copie initiale du gouvernement au Sénat. Celui-ci, dominé par la droite, l’a ensuite complètement réécrit et devrait le voter lundi. Les discussions seront d’autant plus difficiles que le gouvernement vise un déficit public à “moins de 5%” du PIB en 2026. Cela implique “de trouver 4,5 milliards” d’euros supplémentaires qui correspondent à un transfert du budget de l’Etat vers la Sécurité sociale après les concessions faites à la gauche ces derniers jours, selon le ministre de l’Economie Roland Lescure. are-far-sac-ama/hr/mpm