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Cookies publicitaires: la filiale française d’American Express écope de 1,5 million d’euros d’amende

La filiale française de l’opérateur de carte bancaire American Express s’est vu infliger une amende de 1,5 million d’euros pour non-respect de la législation en matière de cookies, a annoncé l’autorité de la protection des données (Cnil) mercredi.La société a été sanctionnée “pour le non-respect des règles applicables en matière de traceurs (cookies)” sur son site web français, a indiqué la Cnil dans un communiqué.L’autorité reproche à la filiale française du troisième émetteur de cartes de paiement au monde plusieurs manquements à la législation sur les cookies, ces traceurs qui suivent l’activité des internautes.Selon la Cnil, les cookies étaient ainsi déposés “dès l’arrivée de l’utilisateur sur le site web” français de l’opérateur, “et avant même qu’il n’interagisse avec la fenêtre lui permettant d’exprimer un choix”.L’organisme a également constaté “que des traceurs à finalité publicitaire étaient déposés sur le terminal de l’utilisateur malgré son refus exprimé”.Il souligne que “le montant de cette amende tient compte du fait que la société a méconnu plusieurs obligations protectrices du consentement des internautes” mais aussi “du fait que la société s’est mise en conformité au cours de la procédure”.”Nous prenons très au sérieux les constats de la CNIL et nous sommes pleinement engagés à respecter les normes et les pratiques en matière de protection des données”, a réagi auprès de l’AFP un porte-parole de American Express Carte France.

La Norvège remet les activités minières sous-marines à plus tard

La Norvège, qui avait fait des vagues en devenant le premier pays d’Europe à décider d’ouvrir ses fonds marins aux activités minières, va repousser de quatre ans l’attribution de premières licences d’exploration, un report dans lequel les défenseurs de l’environnement veulent voir un “coup de grâce”.Au terme d’un compromis dont les dernières briques se sont mises en place dans la nuit de mardi à mercredi, le gouvernement travailliste, minoritaire, a cédé à certains de ses alliés politiques en acceptant de ne “pas lancer le premier appel d’offres pour l’exploitation des minerais des fonds marins au cours de la présente législature” qui court jusqu’en 2029.”Cela devrait être le coup de grâce pour l’industrie minière des grands fonds en Norvège”, a réagi Haldis Tjeldflaat Helle chez Greenpeace. “Aucun gouvernement réellement engagé dans une gestion durable des océans ne peut soutenir l’exploitation minière des fonds marins”, a-t-elle ajouté dans un communiqué.En 2024, le Parlement norvégien avait donné son feu vert à l’ouverture d’une partie des fonds marins de l’Arctique à la prospection minière.Ce vote semblait devoir faire du pays un des premiers États au monde à autoriser l’exploitation commerciale de ses ressources minérales sous-marines.Il avait provoqué de nombreuses protestations chez les scientifiques, les défenseurs de l’environnement mais aussi au Parlement européen favorable à un moratoire international.Tous s’inquiètent des effets de telles activités minières sur les écosystèmes dans les abysses, encore largement méconnus.De son côté, le gouvernement norvégien fait valoir l’importance de ne pas dépendre de pays comme la Chine, poids lourd du domaine, notamment pour l’approvisionnement en minéraux essentiels à la transition énergétique.Selon une évaluation officielle datant de 2023, les fonds marins norvégiens recéleraient notamment 38 millions de tonnes de cuivre et 45 millions de tonnes de zinc, ainsi que des volumes “significatifs” d’éléments de terres rares.Ces métaux entrent dans la composition des batteries, des éoliennes, des ordinateurs ou encore des téléphones portables.- Décision “très préjudiciable” -Le gouvernement comptait attribuer dès 2025 des licences de prospection, arguant qu’une exploration était nécessaire pour recueillir les connaissances qui font actuellement défaut.Mais il se heurte à l’opposition de plusieurs petits partis de gauche ou écologistes hostiles à l’extraction minière sous-marine et dont l’appui est indispensable pour former une majorité au Parlement.Afin de faire adopter leur projet de budget 2026 qui sera examiné vendredi, les travaillistes ont ainsi dû se résoudre à un nouveau report de la prospection minière sous-marine.Dans la nuit de mardi à mercredi, les deux derniers partenaires se sont ralliés à ce compromis, cimentant ainsi une majorité parlementaire. Ce report “constitue une victoire historique pour la nature, la science et la pression de l’opinion publique”, a salué WWF dans un communiqué.Les industriels norvégiens, qui rongeaient leur frein en attendant de pouvoir commencer la prospection, ont quant à eux regretté une décision “très préjudiciable”.”Les acteurs qui misaient sur les minerais des fonds marins pourraient être contraints de se tourner vers des projets internationaux dans l’attente de conditions politiques plus prévisibles” en Norvège, a réagi auprès de l’AFP Egil Tjåland, secrétaire général du Forum norvégien pour les minéraux marins. Directrice générale de la start-up Adept, Anette Broch Mathisen Tvedt a aussi jugé “préoccupant que de petits partis dictent l’avenir de la Norvège et mettent en jeu des industries stratégiquement importantes”.D’autres projets d’extraction minière sous-marine existent ailleurs dans le monde.Les îles Cook notamment, en coopération avec la Chine, ont attribué en 2022 des licences d’exploration à trois entreprises. Et la société canadienne The Metals Company veut exploiter les eaux internationales dans l’océan Pacifique, sans l’approbation de l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM), en s’appuyant sur une loi américaine réactivée par Donald Trump.

Problèmes de qualité: Airbus se résigne à réduire son objectif de livraisons

Airbus s’est résigné mercredi à réviser en baisse son objectif de livraisons d’avions pour 2025, conséquence d’un problème de qualité sur des panneaux de fuselage de son appareil vedette, l’A320.Le géant industriel européen, qui avait jusqu’alors promis au marché de livrer 820 appareils de tous les types cette année, estime désormais qu’il ne pourra en remettre que 790 à ses clients.L’entreprise a justifié cette décision, que certains analystes financiers avaient déjà jugée probable, par “un récent problème de qualité chez un fournisseur concernant les panneaux de fuselage, affectant les livraisons de la famille A320”, le monocouloir à succès de la gamme Airbus, cœur des flottes de nombreuses compagnies.Airbus, qui a assuré que ses prévisions financières pour 2025 n’étaient pas modifiées, n’a pas précisé si ces problèmes affecteraient également le rythme des livraisons d’avions en 2026. L’action prenait 2,34% à 194,96 euros peu après l’ouverture de la Bourse de Paris, après un recul d’environ 7% sur lundi et mardi.L’abaissement de cet objectif (-3,7% sur l’année) intervient dans une période de turbulences pour l’avionneur européen, qui a rappelé la semaine dernière 6.000 A320 pour remplacer de toute urgence un logiciel de commande vulnérable aux radiations solaires. Cette mesure a été prise à la suite d’un incident fin octobre aux Etats-Unis: un vol de la compagnie américaine JetBlue reliant Cancun au Mexique à Newark près de New York avait dû se poser en urgence à Tampa, en Floride, après avoir brutalement piqué vers le bas.Airbus a pu rapidement intervenir sur des milliers d’aéronefs vendredi et samedi, atténuant les craintes de perturbations de grande ampleur sur le trafic mondial. Lundi, la société a indiqué que moins de cent A320 restaient immobilisés et qu’elle travaillait avec les compagnies aériennes “pour s’assurer qu’ils peuvent être remis en service”.- Problèmes d’approvisionnement -Mais le même jour, Airbus a connu un autre revers en devant reconnaître ces “problèmes de qualité” sur des panneaux de fuselage, un incident “circonscrit” selon l’entreprise.Elle a indiqué le lendemain que jusqu’à 628 appareils de la gamme A320 pourraient être inspectés pour détecter d’éventuels défauts de fabrication, en soulignant que cela ne signifiait pas que “tous les avions sont forcément concernés”.L’A320, dans ses nombreuses variantes, dont la version à grande capacité A321, est l’appareil commercial civil le plus vendu au monde, ayant récemment surclassé son rival, le Boeing 737. Entré en exploitation en 1988, il avait été livré fin septembre à 12.257 exemplaires.Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté de près, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d’achat lorsqu’elles reçoivent leurs appareils.Au rythme des livraisons mensuelles jusqu’ici annoncées par Airbus, l’objectif de 820 semblait de plus en plus ambitieux, même si l’entreprise produit habituellement bien plus d’aéronefs en fin d’année.Lundi, les analystes de RBC Capital Markets avaient déjà jugé ce chiffre “à risque”.A la fin octobre, Airbus, toujours confronté aux difficultés de sa chaîne d’approvisionnement, avait livré 585 nouveaux appareils à ses clients depuis janvier, dont une grande majorité d’A320 et A321.Vu le nouvel objectif, le groupe, qui annoncera vendredi ses chiffres de commandes et livraisons pour le mois dernier, va devoir sortir 205 appareils cumulés de ses usines en novembre et décembre. S’il y parvient, il dépassera son niveau de production de 2024, quand il avait livré 766 avions à ses clients, là aussi après avoir dû réviser en baisse ses objectifs en cours d’exercice. En 2019, avant que la pandémie ne désorganise la chaîne de production de l’aéronautique, il en avait remis 863.Trente-deux avions terminés étaient fin octobre dans l’attente de moteurs en raison des difficultés des sous-traitants Pratt&Whitney et CFM (Safran-General Electric). Ce problème s’est en partie résorbé, puisqu’au début de l’été, 60 avions étaient dans cette situation.Sur les neuf premiers mois de l’année, le géant européen de l’aviation affichait une santé financière enviable, avec une nouvelle progression de son bénéfice net au troisième trimestre, contrairement à son concurrent américain historique Boeing, dans le rouge. 

La Norvège va repousser de 4 ans les activités minières sous-marines

La Norvège, premier pays d’Europe à avoir décidé d’ouvrir une partie de ses eaux à d’éventuelles activités minières sous-marines, va encore repousser de quatre ans l’attribution de premières licences, au terme d’un accord politique conclu dans la nuit de mardi à mercredi.Le gouvernement travailliste, minoritaire au Parlement, a accepté de ne “pas lancer le premier appel d’offres pour l’exploitation des minerais des fonds marins au cours de la présente législature” qui court jusqu’en 2029.En 2024, le Parlement norvégien avait donné son feu vert à l’ouverture d’une partie des fonds sous-marins à la prospection minière, sur 280.000 km2, soit plus que la superficie totale du Royaume-Uni.Ce vote semblait devoir faire de la Norvège un des premiers pays au monde à autoriser l’exploitation commerciale de ses ressources minérales sous-marines, une activité hautement controversée.Selon nombre de scientifiques et défenseurs de l’environnement, de telles activités minières dans les abysses risquent de perturber ou de détruire des écosystèmes dont on ignore presque tout.De son côté, le gouvernement norvégien fait valoir l’importance de ne pas dépendre de pays comme la Chine, poids lourd du domaine, pour la fourniture en minéraux essentiels notamment à la transition énergétique et aux industries de défense.Si le gouvernement comptait attribuer dès 2025 des licences de prospection -nécessaires, selon lui, pour recueillir les connaissances qui font actuellement défaut-, des petits partis de gauche ou écologistes, indispensables pour former une majorité au Parlement, pèsent de tout leur poids pour bloquer ce processus.Afin de faire adopter leur projet de budget 2026 qui doit être examiné vendredi, les travaillistes ont ainsi dû concéder à leurs alliés au Parlement un nouveau report de l’ouverture des fonds sous-marins à l’exploration minière.Dans la nuit de mardi à mercredi, les deux derniers partenaires se sont ralliés à un projet de budget conditionné, entre autres, à un tel report, assurant ainsi une majorité parlementaire en ce sens. Selon les autorités norvégiennes, le plateau continental du pays recèle très probablement du cuivre, du cobalt, du zinc ainsi que certains éléments de terres rares utilisés pour produire des batteries, des éoliennes, des ordinateurs ou encore des de téléphones portables.phy/abx    

Accord au sein de l’UE pour y interdire le gaz russe à l’automne 2027

Un accord a été trouvé entre eurodéputés et Etats européens pour interdire toutes les importations de gaz russe dans l’UE à l’automne 2027, ont-ils indiqué dans la nuit de mardi à mercredi.C’est un compromis entre le Parlement européen, qui souhaitait une interdiction plus rapide, et les Etats membres qui voulaient prendre un peu plus de temps. Pour les gazoducs, l’interdiction des contrats de long terme, les plus sensibles car ils courent parfois sur des dizaines d’années, entrera en vigueur le 30 septembre 2027, sous réserve que les stocks soient suffisants et s’appliquera au plus tard le 1er novembre 2027.Pour le gaz naturel liquéfié, le GNL, l’interdiction des contrats longs s’appliquera dès le 1er janvier 2027, conformément aux annonces de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen pour sanctionner la Russie.Pour les contrats courts, l’interdiction s’appliquera à partir du 25 avril 2026 pour le gaz naturel liquéfié et du 17 juin 2026 pour le gaz acheminé par gazoduc Ce calendrier devra être approuvé une dernière fois par les Etats membres et le Parlement, mais cet accord ouvre la voie à un vote sans suspense.Les entreprises européennes pourront invoquer un cas de “force majeure” afin de justifier légalement ces ruptures contractuelles, en mentionnant l’interdiction d’importation décidée par l’UE.L’exécutif européen a opté pour une proposition législative plutôt que des sanctions, car elle peut être adoptée à la majorité qualifiée des Etats membres.Le but est d’éviter un veto de la Hongrie et de la Slovaquie, considérées comme proches de Moscou et fermement opposées à ces mesures.Près de quatre ans après l’invasion de l’Ukraine, l’Union européenne veut priver la Russie de la manne financière tirée de son gaz.La part du gaz russe dans les importations de gaz de l’Union européenne est passée de 45% en 2021 à 19% en 2024.Mais si l’UE s’est efforcée de réduire ses approvisionnements par gazoducs, elle s’est en partie tournée vers le gaz naturel liquéfié (GNL), transporté par navire, déchargé dans des ports, regazéifié puis injecté dans le réseau européen.Derrière les Etats-Unis (45%), la Russie occupe une place centrale avec 20% des importations de GNL de l’UE en 2024, soit 20 milliards de mètres cubes sur la centaine de milliards importés.

Brandt joue sa survie au tribunal, gouvernement et élus en soutien

L’avenir de Brandt, groupe centenaire d’électroménager et fleuron industriel français, se joue mercredi devant la justice, créant une forte incertitude chez ses salariés, qui s’accrochent au projet de reprise en société coopérative (Scop), soutenu par le gouvernement et les élus locaux.L’audience devant le tribunal des affaires économiques de Nanterre, prévue à 11H00, doit fixer le sort du groupe Brandt, bien incertain depuis son placement en redressement judiciaire début octobre.Parmi les offres déposées, seul le projet de Scop (société coopérative et participative), soutenu par le groupe Revive, permettrait de sauver au moins 300 emplois, sur les près de 700 que compte Brandt en France, d’après le ministre délégué à l’Industrie Sébastien Martin.Il constituerait aussi l’unique possibilité de sauver les deux usines du groupe, situées près d’Orléans, dans le Loiret, et à Vendôme, dans le Loir-et-Cher, selon des sources syndicales.Face au risque de disparition de la marque, le gouvernement et les élus locaux ont multiplié les prises de parole depuis 48 heures pour assurer qu’une reprise par les salariés, notamment au nom d’un “savoir-faire” français, était possible.Mais la tâche s’annonce difficile, pour un groupe dont la production est quasiment à l’arrêt.Entre 20 et 25 millions d’euros au total seraient nécessaires pour relancer l’activité de Brandt, qui ne pourra plus payer les salaires après le 15 décembre, ont affirmé des sources concordantes.Le gouvernement a annoncé un soutien de l’Etat à hauteur de 5 millions d’euros.La métropole d’Orléans a promis un apport, tout comme la Région Centre-Val de Loire qui a confirmé mardi à l’AFP qu’elle “mettrait les moyens financiers”, en ajoutant que le portage des sites industriels est notamment envisagé pour un montant entre 4,5 et 5 millions d’euros.”On est déjà à peu près à 15 millions d’euros mobilisés”, a précisé Sébastien Martin mardi sur RMC.Reste à savoir si les banques, poussées par le ministre à “jouer le jeu”, ont répondu à cet appel pour convaincre le tribunal de la viabilité du projet.Brandt, propriété depuis 2014 du groupe algérien Cevital, réalise 260 millions d’euros de chiffre d’affaires. L’entreprise subit notamment les conséquences des temps difficiles vécus par le secteur du gros électroménager.Affecté par la crise persistante de l’immobilier, il a enregistré l’an dernier un nouveau recul de ventes (-3,9%), après avoir déjà baissé en 2023. L’achat de ces produits, notamment des appareils de cuisine, est souvent lié à un déménagement.

Emmanuel Macron attendu mercredi en Chine sur fond de multiples contentieux

Emmanuel Macron entame mercredi sa quatrième visite d’État en Chine afin de défendre les intérêts français et européens, de l’Ukraine aux échanges commerciaux, sur fond de contentieux croissants avec Pékin.Le président français, attendu vers 17H00 locales (09H00 GMT) dans la capitale chinoise, entrera dans le vif du sujet jeudi avec son homologue Xi Jinping, après une séquence privée, la visite des jardins de Qianlong à la Cité interdite, à son arrivée.Les deux dirigeants se retrouveront aussi vendredi à Chengdu, dans la province du Sichuan (centre), pour une rencontre plus informelle. Emmanuel Macron est accompagné de son épouse Brigitte, de six ministres (Affaires étrangères, Economie, Agriculture, Environnement, Enseignement supérieur, Culture) et 35 patrons de grands groupes (Airbus, EDF, Danone..) ou d’entreprises plus familiales, du luxe à l’agroalimentaire.”Nous voulons, et ce sera l’objet de la conversation stratégique avec le président Xi Jinping, que l’Europe soit respectée comme un grand partenaire de la Chine”, a insisté l’Elysée à la veille de la visite.Sujet prioritaire, la guerre en Ukraine et par ricochet la sécurité du Vieux continent, alors que les discussions s’intensifient pour tenter de mettre fin aux hostilités.Emmanuel Macron va appeler une nouvelle fois Xi Jinping à “peser” sur la Russie, partenaire stratégique de la Chine, pour la “convaincre” d’accepter un cessez-le-feu.Si elle appelle régulièrement à des pourparlers de paix, la Chine n’a toutefois jamais condamné Moscou pour l’invasion de l’Ukraine et revendique une neutralité dans ce dossier. – Investir plus en France -Elle est aussi accusée par les Occidentaux de soutenir l’effort de guerre de la Russie en lui livrant notamment des composants pour son industrie de défense.Autre enjeu clé de la visite, le déficit commercial abyssal entre la France et la Chine, qui a doublé en dix ans pour atteindre 47 milliards d’euros en 2024.La Chine compense des “surcapacités” de production par une hausse de ses exportations, ce qui emporte un certain nombre de “risques géopolitiques”, de la “fermeture de marchés” à la “récession”, a averti mardi un conseiller du président Macron.Dans ce contexte, Paris souhaite que les entreprises chinoises investissent plus en France et partagent les innovations qu’elles maîtrisent dans les “mobilités durables, les batteries ou le photovoltaïque”.Le géant français du combustible nucléaire Orano s’est ainsi associé au chinois XTC New Energy pour la production de matériaux critiques à Dunkerque, dans le nord de la France. De la même manière, une filiale du chinois Envision fabrique des batteries de voitures électriques pour le groupe Renault à Douai (nord).La Chine est aussi accusée de “concurrence déloyale” vis-à-vis de l’Europe en subventionnant massivement son industrie. La France se retrouve ainsi dans le viseur de Pékin, avec une série d’enquêtes visant ses exportations (cognac, produits laitiers, viande porcine etc..) et des surtaxes potentielles à la clé, pour avoir soutenu une hausse des droits de douane européens sur les voitures électriques en provenance de Chine.- Droits humains -“Ces questions-là feront l’objet de discussions au plus haut niveau” durant la visite, promet la présidence française, jugeant ces enquêtes “inacceptables”.Le sujet des terres rares sera aussi “certainement abordé” par les deux présidents, ajoute-t-elle alors que la Chine, qui domine la production mondiale en la matière, encadre sévèrement ses exportations.Les terres rares sont des métaux et minerais essentiels pour des pans entiers de l’économie, en particulier l’industrie automobile, les énergies renouvelables ou la défense.A l’inverse, le géant du e-commerce chinois Shein est dans le collimateur de la France – et de l’UE – après la vente de produits illégaux dont des poupées pédopornographiques. Paris réclame la suspension pour trois mois minimum du site en France.Signe toutefois que la relation économique reste fluide, plusieurs accords seront signés durant la visite, relève l’Élysée qui rappelle, sans plus de précisions, la “profondeur des échanges en matière aéronautique, énergétique ou agroalimentaire”.Emmanuel Macron abordera aussi la question des droits humains en Chine, assure la présidence. “Toutes les questions seront traitées dans le cadre du dialogue entre les deux présidents”, promet-on à Paris.L’organisation International Campaign for Tibet (ICT) l’exhorte à “demander la libération immédiate et inconditionnelle” de Zhang Yadi, une défenseuse des droits des Tibétains arrêtée en Chine en juillet et qui risque jusqu’à 15 ans de prison pour “incitation au séparatisme”.

Le budget de la “Sécu” de retour à l’Assemblée, la coalition gouvernementale part désunie

Les députés ont recommencé mardi à plancher sur le projet de budget de la Sécurité sociale, à l’avenir très incertain, avec encore des compromis à trouver à gauche et une coalition gouvernementale qui affiche ses divisions.En l’état, “on ne peut pas voter pour” le texte, a jugé mardi matin Edouard Philippe devant le groupe des députés Horizons, qui oscillent entre vote contre et abstention.Mardi soir lors de la discussion générale, l’oratrice Horizons, Nathalie Colin-Oesterlé, a enfoncé le clou : un budget de la Sécurité sociale “qui renonce à assumer le coût réel de ses choix, qui affaiblit le travail, qui menace l’équité entre les générations, ne peut obtenir notre assentiment”, a-t-elle asséné.Cette prise de position – une “petite bombe” selon un cadre Renaissance – complique la tâche du Premier ministre, en négociation depuis plusieurs semaines avec la gauche, particulièrement le PS, et qui doit désormais éteindre l’incendie qui gagne sa coalition.Présent dans l’hémicycle en début de soirée, Sébastien Lecornu n’y a pas reparu après 21H30.Cette nouvelle lecture, après l’échec de la commission mixte paritaire réunissant députés et sénateurs la semaine dernière, est “décisive”, comme l’a souligné le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou.Un rejet du texte constituerait un revers majeur pour le Premier ministre, et laisserait peu d’espoir de voir un budget de la Sécurité sociale adopté avant le 31 décembre.”Il n’y a pas de plan B, pas de loi spéciale pour la Sécurité sociale”, a averti le ministre devant les députés. En l’absence de budget, le déficit de la Sécurité sociale pourrait filer jusqu’à 30 milliards d’euros, met en garde le gouvernement.La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a, elle, redit souhaiter contenir le déficit de la Sécu “autour des 20 milliards d’euros” en 2026, alors que certains s’inquiètent qu’il ne soit creusé par les compromis recherchés.- “Ingénieurs du chaos” -Les députés repartent de la copie du Sénat, qui a profondément remanié le projet de loi en écartant la suspension de la réforme des retraites, concédée par le gouvernement en échange de la non-censure du PS. Les débats sur quelque 900 amendements pourront aller jusqu’à dimanche, avant un vote solennel le 9 décembre. A mi-parcours, les députés voteront d’abord sur la partie recettes. Rejetée, elle emporterait l’ensemble du texte.Le Rassemblent national et son allié le groupe UDR ont redit à l’ouverture des débats leur franche hostilité à un texte qu’ils entendent “combattre (…) article après article”, selon le député RN Christophe Bentz.Même chose pour La France insoumise, qui a dénoncé dans ce budget un “désastre”.Face à ce rejet des députés RN, UDR et LFI, qui regroupent 210 députés, l’adoption repose sur la bienveillance d’une partie de la gauche hors LFI, via son abstention voire son soutien, a fortiori si une partie du “socle commun” se dérobe.Mais les Ecologistes n’entendent pas “compenser” d’éventuelles défections.”Le premier devoir du Premier ministre, c’est un peu de remettre de l’ordre chez lui”, a dit la cheffe des députés écologistes, Cyrielle Chatelain, après un rendez-vous avec M. Lecornu mardi. “Il y a beaucoup de travail pour avoir une copie ne serait-ce que acceptable”, a-t-elle ajouté.Le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, s’est emporté devant la presse contre la prise de position d’Edouard Philippe et de Bruno Retailleau, le président des Républicains, très hostiles à la suspension de la réforme des retraites: “Si Edouard Philippe et Bruno Retailleau considèrent qu’il n’y a pas assez d’ingénieurs du chaos, qu’ils le disent”, a-t-il déclaré, les accusant de travailler “uniquement pour leur candidature à l’élection présidentielle”.- “Qu’un chemin, le compromis” -Le gouvernement pourrait-il ressusciter le 49.3 pour passer l’obstacle ? Certains députés le souhaitent, estimant plus facile pour les socialistes, voire pour Horizons et LR, de ne pas censurer le gouvernement que de voter ce compromis. “La meilleure solution reste le 49.3 car personne ne veut assumer ce budget”, a encore estimé le président du groupe MoDem, Marc Fesneau.Pour le secrétaire général d’Horizons, Christophe Béchu, cité dans L’Opinion, “c’est (au Premier ministre) de prendre ses responsabilités, nous n’avons jamais été favorables à la fin du 49.3”.Une piste écartée par l’entourage de M. Lecornu: “Il n’y a qu’un chemin, le compromis parlementaire”.Mardi soir, les débats se sont déroulés sans éclats. Mme de Montchalin a annoncé peu avant minuit le souhait du gouvernement de reporter l’examen de plusieurs mesures clés à la fin de la partie “recettes” du texte. Parmi elles, l’augmentation de la CSG sur les revenus du patrimoine, obtenue de haute lutte en première lecture par le PS, et dont LR ne veut pas entendre parler.la-sac-bpa-sl-cma/leo/dsa

Airbus: jusqu’à 628 avions concernés par les “problèmes de qualité” sur des panneaux métalliques (groupe)

Airbus a indiqué mardi que jusqu’à 628 avions A320 pourraient être inspectés dans le cadre de la détection des “problèmes de qualité” sur des panneaux métalliques évoqués lundi, “ce qui ne signifie pas que tous les avions sont forcéments concernés” par ces défauts.”Le nombre total d’avions potentiellement touchés, à la fois en production et en service, se réduit de jour en jour avec la progression des inspections permettant d’identifier ceux qui nécessitent une action spécifique”, a déclaré l’entreprise dans un message à l’AFP, faisant suite à des informations de Bloomberg et Les Echos.Le chiffre de 628 appareils, évoqués par ces médias, est “une estimation du nombre maximal” d’avions susceptibles d’être inspectés, “mais cela ne signifie pas que tous ces avions sont forcément concernés” par les défauts, a déclaré l’entreprise.Airbus “est en train d’inspecter tous les avions potentiellement touchés, tout en sachant que seule une portion d’entre eux nécessitera davantage d’intervention”, dit-elle encore, précisant “toujours agir de la sorte face à des problèmes de qualité dans sa chaîne d’approvisionnement”.Le constructeur avait annoncé lundi avoir rencontré des “problèmes de qualité” sur ces panneaux métalliques destinés à son monocouloir à succès A320, affirmant que cet incident avait été “identifié” et “circonscrit”.La révélation de ce dernier incident intervenait quelques jours après que le géant européen de l’aéronautique a lancé un rappel concernant là aussi l’A320 pour remplacer de toute urgence un logiciel de commande vulnérable aux radiations solaires.Cette mesure a été prise à la suite d’un incident fin octobre aux Etats-Unis: un vol de la compagnie américaine JetBlue reliant Cancun au Mexique à Newark près de New York avait dû se poser en urgence à Tampa, en Floride, après avoir brutalement piqué vers le bas.Airbus, qui avait exhorté vendredi ses clients à “arrêter immédiatement les vols” d’environ 6.000 appareils concernés, a toutefois pu rapidement intervenir sur des milliers d’aéronefs vendredi et samedi, atténuant les craintes de perturbations de grande ampleur sur le trafic aérien mondial.L’A320, dans ses nombreuses variantes, est l’appareil commercial civil le plus vendu au monde. Entré en exploitation en 1988, il avait été livré fin septembre à 12.257 exemplaires.

Wall Street parvient à rebondir et termine en hausse

La Bourse de New York a clôturé en hausse mardi, alors que les valeurs de la technologie et des cryptomonnaies ont repris des couleurs, les investisseurs attendant dans le même temps des nouvelles sur le front macroéconomique.Le Dow Jones a avancé de 0,39%, l’indice Nasdaq a gagné 0,59% et l’indice élargi S&P 500 a progressé de 0,25%.”L’appétit pour le risque reprend aujourd’hui à Wall Street et les actions se remettent de leur chute de lundi”, résume Jose Torres, d’Interactive Brokers.Les opérateurs procèdent à des “achats à bon compte”, note pour sa part Patrick O’Hare, de Briefing.com.Après leur recul la veille, les “Sept Magnifiques”, surnom donné aux grands noms du secteur technologique, ont quasiment tous terminé dans le vert, à l’instar de Nvidia (+0,86%), Alphabet (+0,29%), Apple (+1,09%) ou Meta (+0,97%).Les valeurs associées au secteur des cryptomonnaies se sont aussi reprises, en même temps que le bitcoin, comme les plateformes d’échange Coinbase (+1,32% à 263,26 dollars) et Robinhood (+2,20% à 125,95 dollars).Côté macroéconomique, “l’enthousiasme suscité par la perspective d’une baisse des taux de la Fed (Réserve fédérale américaine) pourrait évoluer cette semaine, alors que les participants vont analyser de nouvelles données au cours des trois prochains jours”, estime Jose Torres.Pour le moment, une baisse des taux d’un quart de point est largement anticipée par les acteurs du marché à l’issue du prochain rendez-vous de l’institution monétaire, les 9 et 10 décembre.La place new-yorkaise attend mercredi le rapport mensuel sur les créations d’emplois dans le secteur privé pour novembre puis, vendredi, l’inflation pour le mois de septembre (indice PCE).La publication de plusieurs indices américains clés a été retardée en raison de la paralysie budgétaire (“shutdown”) de 43 jours qui a touché les Etats-Unis.Les investisseurs veulent aussi “avoir un aperçu des perspectives de la Fed pour 2026”, remarque M. Torres.Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’Etat américain se détendait légèrement à 4,08% vers 21H15 GMT, contre 4,09% à la clôture lundi.Au tableau des valeurs, l’avionneur Boeing s’est envolé (+10,13% à 205,35 dollars) après que son directeur financier, Jay Malave, a confirmé mardi lors d’une conférence les anticipations opérationnelles et financières évoquées par le patron du groupe ces dernières semaines.Le fabricant de puces électroniques Intel a brillé (+8,65% à 43,47 dollars) suite à des rumeurs selon lesquelles l’entreprise pourrait fabriquer les puces de la série M d’Apple pour certains de ses appareils dès 2027.Le géant américain des cafés Starbucks est parvenu à garder la tête hors de l’eau (+0,34% à 85,20 dollars) après avoir accepté de payer près de 39 millions de dollars dans le cadre d’un accord avec la ville de New York pour “plus d’un demi-million d’infractions” au droit local du travail depuis 2021.L’opérateur de services d’informatique à distance (cloud) Snowflake a été recherché (+3,12% à 259,85 dollars) avant la publication de ses résultats trimestriels mercredi. L’action du groupe a bondi de plus de 50% en un an.