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Le ministre des Transports appelle les agriculteurs à ne pas empêcher la circulation pendant Noël

Le ministre des Transports a appelé jeudi les agriculteurs à ne pas entraver la circulation des personnes et des biens pendant les fêtes de Noël, au moment où leur mobilisation semble s’étendre.Interrogé sur Europe 1 et CNews sur sa volonté d’éviter un “blocage plus dur” de la part des agriculteurs que les barrages de routes et d’autoroutes jusqu’ici concentrés dans le Sud-Ouest, Philippe Tabarot a répondu: “je le souhaite, je les appelle” à ne pas empêcher davantage les mouvements de véhicules et de marchandises.”C’est un mouvement qui est plutôt populaire, que les Français soutiennent. Et ça aurait un effet inverse que de bloquer ces routes, ces autoroutes, de ne pas permettre aux Français de se retrouver” pendant les fêtes, a plaidé le ministre.Sur le terrain, il a affirmé que “les choses rentrent dans l’ordre pour les voies ferrées” bloquées. En revanche, “il y a encore au niveau des routes et des autoroutes des difficultés qui sont plutôt sur le sud-ouest de la France, mais qui s’étendent un petit peu”.A l’approche du dernier week-end avant Noël, il a aussi évoqué le “transport de marchandises, qui est un vrai enjeu. C’est un week-end ô combien important pour notre pays, économiquement (…) il faut aussi laisser circuler les camions qui transportent les marchandises”.Les agriculteurs ont menacé de maintenir leurs blocages pendant les fêtes face à un gouvernement qui garde le cap dans sa gestion de la dermatose bovine, catalyseur d’une colère agricole qui va s’étendre jeudi à Bruxelles contre l’accord UE-Mercosur.Sur la réponse gouvernementale à la colère des paysans, M. Tabarot a affirmé jeudi que “le Premier ministre montre la voie, la ministre de l’Agriculture également, et nous sommes bien sûr tous mobilisés et à l’écoute des agriculteurs”.Ces blocages interviennent alors que du côté du rail, cela “fait longtemps qu’on n’avait pas eu une situation aussi apaisée”, a remarqué le ministre, en soulignant que “11.000 TGV” allaient circuler “dans les prochaines heures” et que “cinq millions de billets” avaient été vendus.Même “situation plutôt tranquille” dans les aéroports, a assuré M. Tabarot. Le premier aéroport français, Paris-Charles-de-Gaulle, attend 230.000 passagers vendredi, et le deuxième, Paris-Orly, 130.000, a-t-il ajouté.

Wall Street termine en baisse, minée par le secteur de l’IA

La Bourse de New York a clôturé en baisse mercredi, plombée par des inquiétudes renouvelées concernant le secteur de l’intelligence artificielle (IA) et ses niveaux de valorisation.Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a lâché 1,81%. Le Dow Jones a perdu 0,47% et l’indice élargi S&P 500 a reculé de 1,16%.”La forte baisse des actions technologiques pèse sur les principaux indices boursiers”, résume Jose Torres, d’Interactive Brokers.”Les investisseurs commencent à être plus sélectifs et à s’intéresser aux gagnants potentiels” de la course à l’intelligence artificielle, note auprès de l’AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.L’enthousiasme autour de l’IA, qui a poussé la place américaine à des sommets ces deux dernières années, a été quelque peu entaché depuis la fin de l’été par les craintes autour des niveaux gigantesques de valorisation de certains titres.Plusieurs groupes ont été fortement sanctionnés ces derniers jours, dont le spécialiste des puces électroniques Broadcom (-4,48% à 326,02 dollars, mercredi) ou le géant de l’informatique à distance (cloud) Oracle (-5,41% à 178,45 dollars), les investisseurs craignant que les dépenses faramineuses de ces entreprises ne soient finalement pas rentables.D’autres grands noms du secteur ont terminé en franche baisse, à l’image de Nvidia (-3,81%), Alphabet (-3,21%) ou Intel (-3,38%). Micron, qui doit publier ses résultats après la clôture, a lâché 2,93%.”Cela ne signifie pas pour autant que nous approchons de la fin du développement de l’intelligence artificielle”, assure M. Hogan. “Les investisseurs font simplement preuve de plus de discernement.”Côté indicateurs, les opérateurs attendent jeudi les chiffres des prix à la consommation (CPI) pour le mois de novembre, publiés avant l’ouverture de Wall Street.”Ces données n’auront probablement pas d’incidence sur le marché, sauf si le résultat s’écarte considérablement du consensus, dans un sens ou dans l’autre”, note M. Hogan.Plus l’inflation sera contenue, et plus la banque centrale américaine (Fed) disposera d’une marge de manœuvre pour abaisser ses taux dans les prochains mois et soutenir l’activité économique.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans restait stable par rapport à la clôture la veille, à 4,15% vers 21H15 GMT.A la cote, le secteur de l’énergie a profité de la hausse des prix du pétrole après plusieurs jours de repli.ExxonMobil a gagné 2,37%, Chevron a pris 1,89% et ConocoPhillips s’est octroyé 4,49%.Warner Bros Discovery (WBD) a reculé de 2,39% après avoir rejeté la contre-offre de son concurrent Paramount Skydance (-5,42%) et préféré l’offre de rachat de Netflix (+0,23%).La proposition de Paramount, qui valorisait Warner Bros à 108 milliards de dollars, “n’est pas dans l’intérêt de WBD”, a fait savoir la société de distribution et de production de films dans un communiqué, recommandant à ses actionnaires de privilégier l’offre de Netflix.Le groupe agroalimentaire General Mills (+3,45% à 48,64 dollars), propriétaire notamment des céréales Cheerios, a terminé en hausse grâce à des performances financières supérieures aux attentes pour le deuxième trimestre de son exercice décalé, avec notamment un bénéfice net par action de 1,10 dollar contre 1,03 anticipé.Le fournisseur de produits médicaux Medline a brillé pour son premier jour de cotation à Wall Street (41,38% à 41,00 dollars), après avoir réussi à lever 6,26 milliards de dollars.

Mercosur: Paris et Rome contrarient les plans de l’UE, ultimatum de Lula

L’Italie a rejoint la France mercredi pour réclamer un report de l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur, ce qui risque d’empêcher Ursula von der Leyen de parapher ce traité en fin de semaine, au grand dam du Brésil.Une signature dans les prochains jours est “prématurée”, a lâché Giorgia Meloni à la veille d’un sommet européen à Bruxelles.La cheffe du gouvernement italien veut d’abord des garanties “suffisantes” pour le secteur agricole, et se dit “convaincue qu’au début de l’année prochaine, toutes ces conditions seront réunies”.Cette sortie est une douche froide pour la Commission européenne. Bruxelles n’a cessé de marteler ces derniers jours qu’une signature était indispensable avant la fin de l’année, pour la “crédibilité” de l’Union européenne et afin de ne pas contrarier les partenaires latino-américains.Prudent, l’exécutif européen fait mine d’y croire encore. “Les chefs d’Etat et de gouvernement vont en discuter au sommet européen” ce jeudi, a dit à l’AFP Olof Gill, porte-parole de la Commission.Au Brésil, le président Lula, qui avait appelé à la responsabilité Emmanuel Macron et Georgia Meloni, a posé une forme d’ultimatum.”Si on ne le fait pas maintenant, le Brésil ne signera plus l’accord tant que je serai président”, a-t-il menacé. “Si jamais ils disent non, nous serons désormais fermes avec eux, parce que nous avons cédé sur tout ce qu’il était possible de céder diplomatiquement”.- “Billet remboursable” -La prise de position de Rome sur ce dossier est potentiellement décisive. Avec la France, la Pologne et la Hongrie, l’Italie est en capacité de former une minorité de blocage au sein des Vingt-Sept, ce qui empêcherait un examen de l’accord durant la semaine.”Ca risque d’être très chaud”, convient un diplomate européen anonymement, alors que l’Allemagne comme l’Espagne insistent pour approuver ce traité de libre-échange le plus vite possible.Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a promis d’exercer une pression “intensive” sur ses partenaires européens mercredi soir et jeudi matin, en appelant à ne pas “chipoter” avec les grands traités commerciaux.Emmanuel Macron a prévenu que “la France s’opposerait de manière très ferme” à un éventuel “passage en force” de l’Union européenne, a rapporté la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon. Paris ne considère pas encore comme “acquis” le report de la signature du traité, mais les déclarations de Giorgia Meloni sont la “preuve” que “la France n’est pas seule”, a-t-elle ajouté.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, espérait parapher ce traité lors du sommet du Mercosur samedi dans la ville brésilienne de Foz do Iguaçu. Mais elle a besoin au préalable de l’aval d’une majorité qualifiée d’Etats membres à Bruxelles. “J’espère qu’elle a un billet (d’avion) remboursable”, glisse une source diplomatique européenne.- Manifestation à Bruxelles -Cet accord commercial avec l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay permettrait à l’UE d’exporter davantage de véhicules, de machines, de vins et de spiritueux, tout en facilitant l’entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel ou soja sud-américains, ce qui inquiète les filières concernées.Les agriculteurs européens ne décolèrent pas et annoncent une dizaine de milliers de manifestants jeudi à Bruxelles contre ce traité. Pour rassurer la profession, l’UE a ajouté des mesures de sauvegarde: un suivi des produits agricoles sensibles et une promesse d’intervention en cas de déstabilisation du marché.Un compromis a été trouvé mercredi soir sur ce volet entre des eurodéputés et des représentants des États membres: les garanties pour les agriculteurs y sont supérieures à ce qu’avaient voté les Vingt-Sept en novembre, mais en deçà de la position adoptée par le Parlement européen mardi.Elles ne devraient toutefois pas suffire à la France. Le bras de fer avec Bruxelles s’inscrit dans un contexte de vaste mobilisation agricole dans l’Hexagone contre la gestion par les autorités de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC).Et au sein de l’Union européenne, une série d’États redoutent que Paris ne se contente pas d’un report du Mercosur mais essaye de faire échouer le traité, malgré plus de 25 ans de négociations.Allemands, Espagnols et Scandinaves comptent quant à eux sur cet accord pour relancer une économie européenne à la peine face à la concurrence chinoise et aux taxes douanières des États-Unis.

La justice impose le gel du plan de suppression de postes de Thales dans le spatial

Le tribunal judiciaire de Toulouse a décidé de geler le plan de suppression de près d’un millier de postes dans l’activité spatiale de Thales annoncée en 2024 et contesté par la CGT, selon une décision consultée mercredi par l’AFP.Dans ce jugement, rendu lundi, la justice “ordonne la suspension du projet”, et enjoint à Thales Alenia Space, filiale du groupe dans le spatial, de “procéder à une nouvelle évaluation précise” de “l’impact du projet” sur la “charge de travail” des salariés.Cette décision donne raison à la CGT, qui estimait que ce plan mettait “en danger la santé des salariés”.Elle “éloigne définitivement la perspective de ce plan”, s’est réjoui Thomas Meynadier, représentant CGT, interrogé par l’AFP.Thales avait annoncé en mars 2024 la suppression et le redéploiement de 1.300 postes de sa branche spatiale, dont 1.000 en France, ailleurs dans le groupe, en raison de la crise des satellites de télécommunication.Le plan a toutefois été gelé “jusqu’à mi-2026” par Thales en juin dernier, alors que deux tiers des salariés avait déjà été redéployés.Mais la “suspension ne concernait pas les postes indirects”, comme “les RH ou la communication”, explique M.Meynadier.La direction avait en outre précisé qu’elle ne renonçait pas à son plan, parlant d’un “ralentissement” de son déploiement, en espérant d’autres contrats majeurs dans le domaine des satellites de télécommunications.Contacté par l’AFP, Thales n’était pas en mesure de réagir à cette information.

Guadeloupe: 16.000 véhicules en circulation toujours équipés d’airbags Takata

La Guadeloupe compte encore 16.000 véhicules dotés d’airbags Takata défectueux, a alerté mercredi la préfecture, un nombre élevé dans un territoire marqué par plusieurs accidents mortels liés à ces équipements touchant particulièrement les Outre-mer.”Au début de la crise, 42.000 véhicules étaient équipés d’airbags Takata. On a été en mesure d’en identifier un grand nombre”, a déclaré au cours d’une conférence de presse le préfet Thierry Devimeux, déplorant que “les propriétaires n’effectuent pas les démarches” pour les 16.000 véhicules identifiés dont le changement d’airbag n’a toujours pas eu lieu. “Les services de l’État ne sont pas en capacité de savoir quels sont les véhicules qui roulent encore ou non, qui ont été achetés ou non”, a-t-il regretté.Il a rappelé qu'”à partir du 1er janvier, les véhicules équipés d’un airbag Takata qui passeront le contrôle technique seront immobilisés” et que police et gendarmerie vérifieront désormais les véhicules lors des contrôles routiers.La semaine dernière, le ministère des Transports avait annoncé qu’à compter du 1er janvier, tous les véhicules présentés au contrôle technique seront vérifiés afin de déterminer s’ils sont équipés d’un airbag Takata classé +stop drive+, impliquant une interdiction immédiate de circuler tant que l’équipement n’a pas été remplacé.L’entreprise japonaise Takata, aujourd’hui en faillite, est au cœur d’un scandale mondial depuis plus de dix ans. Ses airbags provoquent des explosions mortelles ou engendrant de graves blessures à cause d’un propulseur explosif, le nitrate d’ammonium, qui se dégrade avec le temps, particulièrement dans les climats chauds et humides.À ce jour, 46 accidents sont attribués à des éclatements d’airbags Takata défectueux sur le territoire français, dont 42 dans les collectivités et départements d’outre-mer, qui ont causé 20 morts (dont 18 en outre-mer) et 25 blessés (dont 24 en outre-mer).La Guadeloupe est le territoire d’outre-mer le plus touché par les accidents causés par les airbages Takata avec une dizaine de décès recensés. Fin novembre, un automobiliste est également décédé en raison d’un airbag défaillant à La Réunion où au 30 novembre, 20.416 véhicules potentiellement dangereux étaient toujours en circulation, selon la préfecture.

Eaux en bouteille: Nestlé Waters assigné en justice pour concurrence déloyale

Dans le sillage du scandale des eaux minérales naturelles, l’entreprise Bonneval Emergence a assigné en octobre son concurrent Nestlé Waters devant le tribunal de Nanterre pour concurrence déloyale, selon l’assignation qu’a pu consulter l’AFP mercredi après des révélations du Monde.La société, qui commercialise notamment l’eau minérale naturelle Bonneval, réclame un peu plus de 1,3 milliard d’euros (1,6 milliard avec les intérêts) au géant agroalimentaire qui produit en France les eaux Perrier, Vittel, Contrex ou encore Hépar, au titre du préjudice économique subi. Contacté par l’AFP, Nestlé Waters a déclaré avoir “pris acte de cette assignation déposée sur des motifs que nous estimons totalement infondés” et annonce qu’il défendra “vigoureusement (sa) position”.Bonneval demande également la fin de la commercialisation des eaux minérales produites sur les marchés français et le rappel des produits estampillés “eau minérale naturelle”, avec une astreinte d’un million d’euros par jour de retard.Nestlé Waters est au cœur d’un scandale depuis qu’il a admis, début 2024 sous le coup de plusieurs enquêtes de presse, avoir utilisé par le passé des traitements interdits (charbon, UV) pour ses eaux. En utilisant ces traitements, Nestlé Waters “a commis des actes de concurrence déloyale à l’encontre de Bonneval”, accuse son concurrent, estimant qu’il aurait pu “capte(r) les parts de marché illégalement occupées par cette dernière” en augmentant sa capacité de production.”Il s’agit de réparer un préjudice causé et de restaurer une concurrence loyale pour l’avenir”, a indiqué à l’AFP David Merle, directeur général et cofondateur de l’entreprise.Depuis l’éclatement du scandale, Nestlé Waters a remplacé les traitements interdits par une microfiltration à 0,2 micron dont la légalité a été contestée, l’eau minérale naturelle ne pouvant faire l’objet de désinfection ou traitement de nature à modifier ses caractéristiques, sauf exception pour retirer du fer ou du manganèse considérés comme nocifs.Depuis, les autorités sanitaires ont estimé que la microfiltration modifiait le microbisme de l’eau, poussant le groupe, sous injonction préfectorale, à la remplacer par une microfiltration à 0,45 micron.Si Nestlé Waters affirme que ce degré de microfiltration a été validé par les autorités, il a dû déposer de nouvelles demandes d’autorisation préfectorale pour exploiter ses forages et commercialiser sous l’appellation “eau minérale naturelle”.En novembre, la justice avait autorisé la poursuite de la commercialisation des eaux Perrier sous l’appellation “eau minérale naturelle” après le recours introduit en référé par l’association de consommateurs UFC-Que Choisir.Au pénal, deux informations judiciaires avaient été ouvertes en février à Paris après deux plaintes de l’association Foodwatch visant Nestlé Waters et le groupe Sources Alma (Cristalline, St-Yorre, Vichy Célestins) concernant le traitement de leurs eaux minérales.

Dermatose: Savoie, Jura puis Sud-Ouest, les différentes vagues de l’épizootie

La dermatose nodulaire contagieuse est apparue pour la première fois en France en juin, en Savoie, et n’est arrivée dans le Sud-Ouest qu’en octobre: chronologie de l’épizootie, alors que les enquêtes pour retracer son parcours sont encore en cours.Entre fin juin et mercredi à la mi-journée, 113 foyers ont été recensés, selon le ministère de l’Agriculture, dont une large majorité dans les Alpes. Les autorités soupçonnent des mouvements d’animaux, parfois illicites, d’être à l’origine de la diffusion.- Epicentre estival en Savoie -Le premier cas français de cette maladie, non-transmissible aux humains mais grave pour les bovins, a été détecté le 29 juin en Savoie.Présente en Afrique subsaharienne, en Asie et, depuis 2023, en Afrique du Nord, elle avait été repérée en Italie le 22 juin, également pour la première fois, en Sardaigne puis en Lombardie. Une enquête épidémiologique a montré que les souches françaises et italiennes étaient similaires.En Europe, elle avait surgi pour la première fois, de 2015 à 2018, dans les Balkans.Très contagieuse, la maladie se transmet par piqûres de mouches et de taons. Le parcours du Tour de France, proche des zones infectées, avait été modifié pour que les insectes ne puissent pas se glisser dans les nombreux véhicules.Entre fin juin et mi-août, 76 foyers ont été recensés dans une quarantaine d’élevages de Savoie et de Haute-Savoie. Le gouvernement a lancé le 18 juillet une campagne de vaccination dans une zone comprenant aussi l’Ain et l’Isère. Plus de 220.000 bovins ont été vaccinés pendant l’été et plus de 1.700 euthanasiés, tout foyer infecté étant intégralement abattu.  La Coordination rurale et la Confédération paysanne ont tenté de bloquer plusieurs abattages.Les restrictions de mouvement ont été progressivement levées dans les Alpes à partir de début octobre.- Arrivée en Espagne,extension au Jura -Fin août, un premier foyer a été détecté dans l’Ain, non loin des Alpes. Dans les semaines suivantes, après l’apparition d’un deuxième cas dans l’Ain, les autorités ont dénoncé des mouvements illégaux d’animaux, potentiellement venus des Alpes, et le non respect par certains éleveurs de la vaccination obligatoire.Un cas isolé a été détecté dans le Rhône mi-septembre.La détection pour la première fois en Espagne, grand acheteur de bovins français, d’un cas le 4 octobre a ébranlé la filière française, qui a craint d’avoir exporté des veaux contaminés. Les enquêtes épidémiologiques sont toujours en cours pour établir un lien entre les souches.L’Espagne a recensé un peu moins de vingt foyers – immédiatement abattus -, non loin de la frontière avec les Pyrénées-Orientales, qui ont rapidement mis en place une zone de surveillance et interdit les mouvements d’animaux.La détection mi-octobre de cas dans le Jura puis dans le Doubs a entraîné une suspension nationale des exportations durant quinze jours. Au total 8 foyers ont été recensés dans ces zones depuis. L’abattage début décembre d’un troupeau vacciné dans le Doubs a ravivé la colère des syndicats opposés à cette politique.- Percée dans le Sud-Ouest -Le 15 octobre, trois foyers ont été recensés dans les Pyrénées-Orientales. Début novembre, le département en comptait 10. Mercredi, ce nombre s’élevait à 22, selon le ministère.Mais d’autres départements (Aude, Ariège, Haute-Garonne et Hautes-Pyrénées) ont chacun détecté un cas ces dernières semaines, probablement en raison “de mouvements d’animaux, dont certains illicites”, assure le ministère.Le Sud-Ouest a donc recensé 25 foyers en un peu plus de deux mois, contre 76 sur une durée similaire en Savoie. Mais cette région est le bastion de la Coordination rurale ainsi qu’une place forte pour la Confédération paysanne, dont l’opposition aux abattages des troupeaux a relancé les manifestations et blocages depuis une semaine.”On a l’impression, à entendre certains, que l’épidémie flambe et qu’elle n’est pas contrôlée. En réalité elle l’est”, a affirmé la ministre de l’Agriculture Annie Genevard mercredi matin sur RTL.Plus de 3.000 bovins ont été abattus au total. Un million ont été vaccinés lors de la première vague et 750.000 doivent l’être dans les prochaines semaines dans le Sud-Ouest sur un cheptel français de 15,7 millions de tête.

Budget: les positions se tendent à deux jours d’un conclave aussi crucial qu’incertain

“La tâche est immense” pour trouver un compromis sur le budget de l’État, a reconnu mercredi Sébastien Lecornu à deux jours d’un conclave députés-sénateurs très incertain, entre un Parti socialiste à satisfaire et une droite sénatoriale extrêmement remontée, qui réclame le 49.3.Pour avoir un budget avant le 31 décembre, “il va falloir plus de clarté” et il “va falloir aussi que les gens se parlent davantage”, a affirmé devant le Sénat le Premier ministre.Assumant son choix de laisser la main au Parlement dans les débats budgétaires, le locataire de Matignon a constaté la “désynchronisation” entre députés et sénateurs, dont les positions paraissent chaque jour plus orthogonales : “Je suis frappé de voir à quel point nous en sommes, à 48 heures” de la commission mixte paritaire (CMP), qui réunira sept députés et sept sénateurs à partir de vendredi matin au Palais Bourbon.Ce conclave à huis clos fait figure de dernière chance pour tenter de trouver un terrain d’entente sur le projet de loi de finances pour 2026, bien plus complexe à faire aboutir que le budget de la Sécurité sociale, définitivement adopté mardi par un vote des députés.Si un texte commun est approuvé en CMP, il sera ensuite soumis aux deux chambres du Parlement mardi pour une adoption définitive. Faute d’accord en revanche, les débats devraient probablement reprendre en janvier, après le vote d’une loi spéciale pour assurer la continuité de l’Etat.- “Se plier en six” -Mais entre un Sénat dominé par une droite attachée aux économies dans les dépenses de l’Etat et une Assemblée nationale où la gauche demande de nouvelles recettes fiscales, l’équation semble insoluble, a fortiori sans l’outil du 49.3, auquel M. Lecornu a renoncé.En Conseil des ministres dans la matinée, il a demandé à son gouvernement “de se plier en six pour faciliter les convergences” entre députés et sénateurs.Les deux rapporteurs généraux du Budget, Philippe Juvin pour l’Assemblée et Jean-François Husson pour le Sénat (Les Républicains tous les deux), ont déjà multiplié les échanges. Une réunion se tiendra ce soir à Matignon autour du Premier ministre avec la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin et les deux rapporteurs, selon des sources parlementaires.L’hypothèse de réunir une “CMP à blanc” pour négocier en amont du conclave officiel, une option proposée par le Premier ministre, n’a toujours pas pu se concrétiser.Et les postures se sont considérablement tendues mercredi.D’une part du côté du groupe socialiste de l’Assemblée, où l’on a mis en avant une condition pour une éventuelle abstention sur le budget : obtenir au moins 10 milliards d’euros de recettes supplémentaires par rapport au budget initial du gouvernement, de manière à retirer certaines coupes dans les services publics ou l’écologie.Mais aussi, et surtout, du côté de la chambre haute, où le puissant groupe LR a multiplié les interpellations en direction de l’exécutif lors d’une séance de Questions au gouvernement assez houleuse, une rareté au Palais du Luxembourg, plus policé que l’Assemblée.- “Faire un choix” -“Gouverner, c’est choisir. Il faut faire un choix entre les tenants de la taxe et de la surtaxe ou les tenants, comme nous le sommes ici, des économies”, a lancé Mathieu Darnaud, chef de la droite sénatoriale, à l’attention de M. Lecornu. Un peu plus tôt, Bruno Retailleau avait lancé les hostilités en refusant catégoriquement la demande des socialistes: “A ces conditions-là, qui sont des conditions néfastes pour le pays, ce n’est pas acceptable”, a dit sur TF1 le patron des Républicains, ténor de la droite au Sénat. Ses troupes ne se cachent même plus pour demander ouvertement le retour du 49.3 pour entériner un hypothétique accord en CMP, où l’ancien “socle commun” est majoritaire. “Nous ne renierons pas l’essentiel et nous demandons que les conclusions de la CMP soient votées à l’Assemblée nationale, quitte à utiliser le 49.3″, a martelé l’ex-ministre LR Sophie Primas, rejoignant de nombreuses voix dont celle du président du Sénat Gérard Larcher ou encore de l’ex-Première ministre Elisabeth Borne.”Il faut qu’il bouge (sur le 49.3) avant la CMP, sinon c’est mort, ça ne marchera pas”, explicite une sénatrice LR.Une source socialiste au Sénat reconnaît volontiers que “le 49.3 est la seule manière d’avoir un budget au 31 décembre”… Renvoyant néanmoins cette responsabilité au chef du gouvernement.parl-are-ama/sde/frd

La Bourse de Paris en légère baisse avant la BCE et l’inflation américaine

La Bourse de Paris a terminé en léger recul mercredi, se montrant attentiste à la veille de la dernière réunion de la BCE de l’année et de la publication des chiffres sur l’inflation américaine pour le mois de novembre.L’indice CAC 40 a perdu 20,11 points, soit 0,25%, à 8.086,05 points.L’indice vedette parisien avait cédé 0,21% mardi.Les investisseurs sont “entre deux eaux, au lendemain d’un rapport américain sur l’emploi qui n’a pas fait réagir et avant la publication des données de l’inflation”, relève Charlotte de Montpellier, économiste de la banque ING.Les marchés attendent la publication jeudi de l’inflation aux Etats-Unis pour le mois de novembre. “Une inflation plus faible donnerait à la Fed davantage de marges de manœuvre” pour baisser ses taux l’an prochain, selon Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.La veille, un rapport américain sur l’emploi, pour la même période, a été perçu comme mitigé et n’a pas permis aux intervenants de préciser leurs anticipations sur la politique monétaire de la banque centrale américaine.Autre rendez-vous de la semaine: la réunion de la Banque centrale européenne (BCE), dont une membre du directoire, Isabelle Schnabel, a indiqué récemment partager “les attentes du marché selon lesquelles le prochain mouvement sera une hausse” des taux d’intérêt.”Les investisseurs seront très attentifs au discours de Christine Lagarde, afin d’évaluer à quel point ce qu’a exprimé Isabelle Schnabel est répandue au sein du conseil des gouverneurs”, selon Mme de Montpellier.Le marché n’attend dans tous les cas “pour l’instant aucune nouvelle baisse de taux l’an prochain”, relève Romain Aumond, macroéconomiste et stratégiste quantitatif chez Natixis IM.Dans ce contexte, le rendement de l’emprunt français à échéance dix ans a atteint 3,57%, contre 3,55% la veille en clôture. Son équivalent allemand, référence en Europe, a terminé à 2,86%, contre 2,84%.TotalEnergies profite de la hausse des prix du pétroleLe titre du groupe pétrolier TotalEnergies a pris 1,16% à 55,13 euros, en raison de la hausse des prix du pétrole.Les cours ont grimpé, après que le président américain Donald Trump a annoncé mardi un “blocus total” contre les pétroliers sous sanctions se rendant ou partant du Venezuela, renforçant la pression économique sur Caracas, en pleine crise entre les deux pays.Société Générale plébiscitée par Bank of AmericaLe groupe bancaire a avancé de 3,95% à 66,90 euros, après avoir bénéficié du relèvement de son objectif de cours par la Bank of America. Cette dernière a également placé Société Générale dans sa liste des valeurs à suivre pour 2026.

Warner Bros Discovery rejette la contre-offre de Paramount, garde sa préférence à Netflix

Le groupe de télévision et cinéma Warner Bros Discovery (WBD) a annoncé mercredi avoir rejeté la contre-offre soumise par son concurrent Paramount Skydance et rappelé sa préférence pour le projet de rachat par Netflix.Paramount Skydance a immédiatement confirmé son offre, intégralement en numéraire et qui valorise WBD à 108 milliards de dollars.  Cette proposition “n’est pas dans l’intérêt de WBD”, a fait savoir le conseil d’administration dans un communiqué, recommandant à ses actionnaires de privilégier l’offre de Netflix.Cette fin de non-recevoir était attendue, les administrateurs ayant préalablement affiché leur préférence pour Netflix et annoncé, début décembre, un accord avec la plateforme de streaming vidéo.Cette dernière ne propose, elle, d’acquérir que le studio de cinéma Warner Bros et l’ensemble HBO (chaînes et plateforme de streaming HBO Max), pour 82,7 milliards de dollars dette comprise (72 milliards hors dette).L’opération se ferait après la scission, par WBD, entre ce sous-ensemble et un portefeuille de chaînes, dont CNN et Discovery, qui seraient logées dans une nouvelle société cotée ad hoc baptisée Discovery Global. Paramount Skydance veut, lui, mettre la main sur l’ensemble.Selon le président du conseil de Warner Bros Discovery, Samuel Di Pazzia, les administrateurs voient dans le schéma de Paramount Skydance (PSKY) “des risques et des coûts significatifs”.Il affirme que son acquéreur potentiel n’a pas apporté de réponses satisfaisantes aux inquiétudes exprimées par le conseil.Au premier rang de ces préoccupations, “PSKY a systématiquement trompé les actionnaires de WBD en assurant que l’opération bénéficiait d’une +garantie illimitée+ de la famille Ellison. Ce n’est pas le cas”, fait valoir le conseil.Cette assertion a été immédiatement contestée par PSKY, dans un communiqué.Pour boucler le financement de son offre, Paramount Skydance a dit apporter la garantie de la famille Ellison, en particulier celle du père du patron du groupe David Ellison, Larry Ellison, fondateur du groupe informatique Oracle dont la fortune est estimée par le magazine Forbes à près de 240 milliards de dollars.- Dette colossale -Le rachat de WBD par PSKY passerait par une levée de dette colossale, Paramount Skydance ne pesant que 15 milliards de capitalisation boursière contre près de 72 milliards pour sa cible.Outre l’apport du clan Ellison (11,8 milliards), Paramount Skydance indiquait pouvoir notamment compter sur les fonds souverains saoudien PIF (10 milliards), qatarien QSI (7) et émirati PJSC (7 également).Initialement annoncé comme partenaire pour 200 millions de dollars, la société d’investissement Affinity Partners du gendre de Donald Trump, Jared Kushner, s’est finalement retirée du consortium en début de semaine. “Le conseil de Warner Bros Discovery a confirmé que l’accord avec Netflix était supérieur (à l’offre de Paramount Skydance) et que cette acquisition serait dans le meilleur intérêt des actionnaires”, a réagi, dans un communiqué, le co-directeur général de Netflix, Ted Sarandos.Beaucoup, y compris au sein du gouvernement Trump, craignent de voir une absorption de WBD par Netflix affaiblir la concurrence sur ce marché, une perspective qui pourrait jouer sur la décision des régulateurs.Netflix est, en effet, la plus grosse plateforme de streaming au monde, tandis que HBO Max pointe en troisième position (hors Amazon Prime au modèle hybride).Le dossier Paramount Skydance semblait, par ailleurs, pouvoir bénéficier des relations privilégiées entre les Ellison et Donald Trump, même si le président a publiquement pris ses distances mardi.Le chef de l’Etat a ainsi accusé CBS, chaîne filiale de Paramount Skydance, de le traiter “encore plus mal” depuis l’arrivée de David Ellison à la tête du groupe.”Si ça ce sont des amis”, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social, “je me demande ce que feraient mes ennemis.”L’offre hostile de Paramount Skydance court jusqu’au 8 janvier et David Ellison s’est dit “encouragé” par les retours de certains actionnaires.Après la confirmation de l’offre de PSKY, le titre s’est affaissé à Wall Street et abandonnait 5,15% vers 15H50 GMT. Parallèlement, l’action Netflix prenait 2,46%.Paramount Skydance reste “confiant” quant à l’approbation de son projet par les autorités de la concurrence, “parce qu’il renforcerait la concurrence (…) plutôt que de consolider un monopole dominant dans le streaming”.