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Le luxe “made in Italy” bousculé par des enquêtes sur ses sous-traitants

Le monde feutré du luxe italien est bouleversé par une série d’enquêtes sur des conditions de travail dégradantes chez des sous-traitants dans le pays, le gouvernement dénonçant des attaques contre le très prisé “Made in Italy”. Salaires de misère, ouvriers qui dorment dans l’atelier pour fabriquer des articles vendus des milliers d’euros: des enquêtes menées par le parquet de Milan ont révélé un grave manque de supervision des chaînes d’approvisionnement. En conséquence, cinq grandes marques de mode – parmi lesquelles une filiale d’Armani et le spécialiste du cachemire Loro Piana (groupe LVMH) – ont été placées temporairement sous administration judiciaire depuis 2024.- Tod’s -Mercredi, les avocats du chausseur Tod’s se sont présentés devant un juge milanais, la marque étant accusée de faire fabriquer dans des conditions dégradantes des pièces pour ses chaussures mais aussi les uniformes de ses équipes. Les avocats ont obtenu un délai pour “renforcer le système de contrôle” de la société sur ses fournisseurs, selon la requête consultée par l’AFP. L’audience a été renvoyée au 23 février 2026, a indiqué le juge. Tod’s a souligné dans un communiqué que le groupe voulait “depuis toujours (…) faire toute la lumière sur cette question sérieuse (…) considérant que protéger et défendre la dignité des travailleurs fait partie des valeurs les plus importantes de notre famille et des principes fondateurs du groupe”.Le gouvernement italien est aussi passé à l’offensive pour défendre ses marques: le ministre de l’Industrie Adolfo Urso a déclaré que la réputation des marques italiennes était “attaquée”.Il a proposé un certificat pour les entreprises de luxe leur permettant de montrer que leurs produits sont conformes à la législation en vigueur – une mesure que les critiques ont qualifiée de sans effet, en partie parce qu’elle est volontaire. Le procureur de Milan Paolo Storari a mis en lumière avec ses enquêtes le côté sombre de l’industrie du luxe. À ce jour, les enquêtes ont aussi ciblé la filiale italienne de Dior et le maroquinier Alviero Martini, et les procureurs ont suggéré que d’autres enquêtes pourraient suivre. Les procureurs avaient déclaré le mois dernier que Tod’s – dont les mocassins en cuir peuvent coûter plus de 800 euros – avait “parfaitement conscience” de l’exploitation de sous-traitants chinois. Tod’s aurait ignoré ses propres audits révélant des horaires de travail prolongés et des salaires trop bas – avec des travailleurs payés jusqu’à 2,75 euros de l’heure en Italie – ainsi que des zones de couchage au sein des ateliers considérées comme “dégradantes” par les procureurs. En vertu de la loi italienne, les entreprises peuvent être tenues responsables des infractions commises par des fournisseurs agréés. – Image de marque -Les défenseurs des salariés de la mode dénoncent des abus depuis des décennies. Les fournisseurs “sont à la merci de ces grandes marques qui imposent leurs conditions commerciales, avec des prix trop bas qui ne permettent pas de couvrir tous les coûts”, a déclaré à l’AFP Deborah Lucchetti, coordinatrice nationale de la Clean Clothes Campaign en Italie. Les fournisseurs de premier rang se tournent alors vers d’autres sous-traitants, imposant des conditions toujours plus strictes, ce qui conduit à abuser de leurs employés, en majeure partie immigrés. Dans un contexte de ralentissement du luxe et de hausse des coûts de production, ces petites et moyennes entreprises ont fermé par dizaines de milliers ces dernières années, selon les représentants du patronat. Leur image de marque étant attaquée, certaines maisons ont tenté de rassurer l’opinion publique. Elles ont par exemple coupé les liens avec des fournisseurs en les blâmant pour avoir dissimulé des abus.Prada a invité des journalistes la semaine dernière dans son usine de Scandicci, près de Florence (centre), montrant la transformation étape par étape du cuir souple en sacs à main de luxe. Le groupe mène une “bataille constante” avec inspections et contrôles pour garder une chaîne d’approvisionnement propre, a assuré le directeur marketing du groupe Lorenzo Bertelli, également président de Versace. 

Accord au sein de l’UE pour interdire le gaz russe à l’automne 2027

Un accord a été trouvé mercredi entre eurodéputés et États européens pour interdire toutes les importations de gaz russe dans l’UE à l’automne 2027, afin de priver Moscou d’une manne qui finance sa guerre en Ukraine.”C’est l’aube d’une nouvelle ère, celle de l’indépendance énergétique totale de l’Europe vis-à-vis de la Russie”, a salué la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, devant la presse.La fin des importations à l’automne 2027 est un compromis entre le Parlement européen, qui souhaitait une interdiction plus rapide, et les États membres qui voulaient prendre un peu plus de temps. “Nous y sommes parvenus”, s’est réjoui le commissaire européen à l’énergie Dan Jorgensen. “Fini les tentatives de chantage. Fini les manipulations de marché par Poutine. Nous sommes solidaires de l’Ukraine”, a-t-il souligné.La Russie a aussitôt fustigé la décision de l’Union européenne qui se “condamne” à “accélérer” sa perte de puissance avec de l’énergie “plus coûteuse”, a réagi le Kremlin.Pour le gaz russe importé via des gazoducs, l’interdiction des contrats d’achat de long terme — les plus sensibles car ils courent parfois sur des dizaines d’années — entrera en vigueur le 30 septembre 2027 sous réserve que les stocks soient suffisants, et s’appliquera au plus tard le 1er novembre 2027.Pour le gaz naturel liquéfié, le GNL, l’interdiction des contrats longs s’appliquera dès le 1er janvier 2027, conformément à de précédentes annonces d’Ursula von der Leyen visant à sanctionner la Russie.Du côté des contrats de courte durée, l’interdiction entrera en vigueur le 25 avril 2026 pour le GNL et le 17 juin 2026 pour le gaz acheminé par gazoduc. Ce calendrier devra être approuvé une dernière fois par les États membres et le Parlement, mais l’accord scellé dans la nuit de mardi à mercredi ouvre la voie à un vote sans suspense.Les entreprises européennes pourront invoquer un cas de “force majeure” afin de justifier légalement ces ruptures contractuelles, en mentionnant l’interdiction d’importation décidée par l’UE.- Orban défie l’UE -La Commission européenne a opté pour une proposition législative plutôt que des sanctions, car elle peut être adoptée à la majorité qualifiée des États membres.Le but est de contourner un veto de la Hongrie et de la Slovaquie, deux pays considérés comme proches de Moscou et fermement opposés à ces mesures.Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a encore défié l’UE fin novembre en promettant de poursuivre les importations d’hydrocarbures russes lors d’une rencontre avec le président Vladimir Poutine au Kremlin.Quand le plan européen de sortie du gaz russe sera définitivement adopté, la Hongrie saisira la justice européenne pour le contester et pour “défendre sa sécurité énergétique”, a prévenu le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto mercredi.Outre la question du gaz, la Commission entend présenter dans les mois qui viennent une proposition pour mettre fin aux importations de pétrole russe en Hongrie et en Slovaquie d’ici fin 2027.L’Union européenne avait décidé de se sevrer du pétrole russe dès 2022 mais avait accordé une exemption à ces deux pays enclavés.Près de quatre ans après l’invasion de l’Ukraine, Bruxelles veut priver la Russie de la manne financière tirée de ses hydrocarbures.La part du gaz russe dans les importations de gaz naturel de l’UE est passée de 45% en 2021 à 19% en 2024.Mais si l’Europe s’est efforcée de réduire ses approvisionnements par gazoducs, elle s’est en partie tournée vers le gaz naturel liquéfié (GNL), transporté par navire, déchargé dans des ports, regazéifié puis injecté dans le réseau européen.Derrière les États-Unis (45%), la Russie occupe une place centrale avec 20% des importations de GNL de l’UE en 2024, soit 20 milliards de mètres cubes sur la centaine de milliards importés.En tout, les importations de gaz naturel russe de l’UE devraient représenter encore 15 milliards d’euros cette année.

Réutilisable ou rien: MaiaSpace au coeur du rattrapage européen des fusées compétitives

Sous les néons de la Protofactory de la start-up française MaiaSpace, repose un immense cylindre en acier: le premier étage de la future fusée assemblé cette année, et que l’entreprise espère réutiliser dès 2028. Un pari audacieux pour rattraper le retard européen face à SpaceX. Loin derrière l’entreprise fondée par Elon Musk qui envoie des fusées réutilisables depuis 2015 et talonnée par les concurrents européens, cette filiale d’ArianeGroup y croit malgré tout sur son site de Vernon, en Normandie, à 80 km de Paris.  “Les lanceurs européens seront réutilisables ou ne seront pas”, déclare à l’AFP Yohann Leroy, président exécutif de MaiaSpace créé en 2022. Une conviction partagée par le directeur de l’Agence spatiale européenne (ESA) Josef Aschbacher qui a prôné dans une interview à l’AFP en octobre le développement de fusées réutilisables européennes pour l’après-Ariane 6 afin de casser la domination de SpaceX. MaiaSpace a été préselectionnée par l’ESA pour son projet European Launcher Challenge (Défi des lanceurs européens) avec quatre concurrents: les allemands Isar Aerospace et Rocket Factory Augsburg, le britannique Orbital Express Launch et l’espagnol PLD Space.”Il n’y aura pas de marché pour tout le monde”, commente pour l’AFP Pierre Lionnet, directeur de recherche à Eurospace, qui rassemble les industriels européens de l’espace.”Il y a de la place pour au maximum deux acteurs en Europe sur le segment de marché que nous visons (…) Beaucoup resteront sur le bord du chemin”, reconnaît le patron de MaiaSpace.- “Pas sûr à 100%” -Les vols d’essai des groupes allemands ont subi des échecs mais ont eu lieu tandis que Maia n’est pas encore sur le pas de tir: initialement prévu en 2025, le premier lancement est maintenant programmé fin 2026.”On met toutes les chances de notre côté pour tenir cette date. Evidemment on ne peut pas la garantir à 100%”, ajoute Yohann Leroy.  Après s’être vu attribuer l’an dernier le pas de tirs des Soyouz russes à Kourou, la start-up qui emploie 330 salariés – contre 20 en 2022 – avait dû “réajuster son plan de développement” pour démarrer ses activités en Guyane française.  Yohann Leroy assure que ce calendrier retardé sera au final “mieux pour le projet. Cela évite de dupliquer certains investissements”.Mais il admet qu’il faudra aussi “du temps pour maîtriser la réutilisation”: les tentatives de récupération du premier étage de la fusée sur une barge commenceront “aux alentours du huitième ou neuvième vol”, pas avant 2028, précise-t-il. Une fois maîtrisée, cette récupération du premier étage qui “représente à peu près 50% du coût du lanceur” permettra de diviser les coûts “par plus que deux” et de “proposer des prix plus compétitifs” que la concurrence, promet-il.  Il cite comme autres avantages la réutilisation prise en compte dès la conception de la fusée ainsi que sa capacité d’emport allant jusqu’à 4 tonnes, plus importante que chez les concurrents européens. Ces paramètres vont garantir un prix du lancement par kilo (indicateur clé pour une fusée) à 6.000 euros, comparable au prix catalogue de SpaceX, assure Yohann Leroy. – Casse-pipe et tire-bouchon -Si le pas de tir à Kourou est encore en cours de réaménagement, l’avenir de la fusée Maia se concrétise. La semaine dernière, MaiaSpace a été sélectionnée pour le lancement en 2027 de la mission Toutatis, une démonstration d’action dans l’espace constituée de deux satellites pour le compte de l’Agence de l’innovation de défense. Un projet du français U-Space, spécialisé dans les nanosatellites, avec le soutien du missilier MBDA. Cet accord suit le premier contrat commercial pour le groupe signé en mars avec le français Exotrail pour la plateforme Spacevan à partir de 2027.D’ici là, le travail s’annonce intense à Kourou comme à Vernon. La Protofactory qui abrite le démonstrateur du premier étage long de 33 mètres va s’agrandir et devenir une véritable usine, Maiafactory.A quelques pas, dans la forêt, des installations surnommées “tire-bouchon” et “casse-pipe” servent de terrain d’épreuves: la première teste la séparation de l’étage supérieur, la seconde la résistance des réservoirs à la poussée du moteur, étapes décisives avant de voir la fusée s’élever vers l’espace.

Wall Street ouvre en ordre dispersé, digère les chiffres moroses de l’emploi privé

La Bourse de New York évoluait sans direction claire mercredi, prenant note d’un indicateur décevant sur l’emploi privé aux Etats-Unis, qui vient néanmoins renforcer les attentes d’une baisse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed).Vers 14H45 GMT, le Dow Jones prenait 0,22%, l’indice Nasdaq reculait de 0,43% et l’indice élargi S&P 500 était proche de l’équilibre (-0,09%).La place américaine a été prise de court par l’enquête régulière ADP/Stanford Lab, publiée peu avant l’ouverture, selon laquelle le secteur privé a détruit 32.000 emplois le mois dernier aux Etats-Unis.Les analystes anticipaient une tendance légèrement positive, avec entre 10.000 et 40.000 créations d’emplois, selon les consensus publiés respectivement par Trading Economics et MarketWatch.”Ces chiffres ne sont vraiment pas bons”, commente auprès de l’AFP Steve Sosnick, d’Interactive Brokers.”Il n’y a aucun moyen de présenter cela comme une bonne nouvelle pour l’économie, à moins, bien sûr, que vous ne soyez un trader qui s’intéresse surtout à la probabilité de baisses de taux de la Fed”, ajoute l’analyste.La faiblesse de l’indicateur ADP est de nature à conforter les marchés dans l’idée que la banque centrale américaine abaissera ses taux pour la troisième fois consécutive, à l’issue de sa réunion des 9 et 10 décembre.Une politique d’assouplissement monétaire est de nature à aider la croissance, et donc à augmenter les perspectives de bénéfices des entreprises.Certains analystes jugent insuffisamment fiables les données ADP. Mais “compte tenu du manque de données gouvernementales actualisées, ce rapport est le meilleur aperçu dont nous disposons” pour anticiper la politique monétaire de la Fed, explique M. Sosnick.La publication de plusieurs indices américains clés a été retardée en raison de la paralysie budgétaire (“shutdown”) de 43 jours qui a touché les Etats-Unis.Le marché attend désormais l’indice des prix à la consommation PCE pour le mois de septembre, qui sera publié vendredi.”Seul un chiffre très élevé inciterait la Fed à agir”, estime M. Sosnick.L’institution dispose d’un double mandat: elle doit veiller à ce que le marché de l’emploi reste dynamique, mais aussi maintenir l’inflation proche de 2% sur le long terme.Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’Etat américain se détendait à 4,06%, contre 4,09% à la clôture mercredi.Côté entreprises, les investisseurs ont accueilli une nouvelle salve de résultats d’entreprises. La chaîne américaine de grands magasins Macy’s perdait du terrain (-2,53% à 22,13 dollars) malgré des performances financières trimestrielles au-dessus des attentes et une révision à la hausse de ses prévisions annuelles.La marque d’habillement American Eagle Outfitters s’envolait (+16,01% à 24,16 dollars), grâce à des ventes en hausse au troisième trimestre de son exercice fiscal.Le spécialiste des jeans s’est récemment retrouvé au cœur d’une polémique après une campagne publicitaire avec l’actrice Sydney Sweeney.Certains internautes ont accusé American Eagle de promouvoir des idéaux de suprématie blanche, tandis que d’autres l’ont au contraire saluée pour ce qu’ils considèrent comme une réaffirmation des valeurs traditionnelles.Le titre du spécialiste de la cybersécurité CrowdStrike tombait (-3,46% à 498,70 dollars) malgré des résultats trimestriels très légèrement supérieurs aux attentes du marché.

L’avenir de Brandt en suspens, la décision du tribunal mise en délibéré

L’avenir de Brandt, groupe centenaire d’électroménager et fleuron industriel français, est encore incertain: le tribunal des affaires économiques de Nanterre a mis mercredi en délibéré sa décision sur l’avenir du groupe, ont indiqué des élus locaux en sortant de l’audience.”Nous n’avons pas grand-chose à vous dire, l’affaire a été mise au délibéré”, a dit à la presse Serge Grouard, maire d’Orléans, qui était présent à l’audience.De son côté, le président de la région Centre-Val de Loire, François Bonneau, a assuré avoir “mis tous les éléments sur la table”.Les élus étaient venus défendre le projet de reprise en société coopérative (Scop), soutenu par le gouvernement.D’autres parties à l’audience, qui ne souhaitent pas s’exprimer sur le fond du dossier, ont indiqué que le délibéré avait été fixé au 11 décembre.Le tribunal des affaires économiques de Nanterre doit statuer sur le sort du groupe Brandt, bien incertain depuis son placement en redressement judiciaire début octobre.Parmi les offres déposées, seul le projet de Scop (société coopérative et participative), soutenu par le groupe Revive, permettrait de sauver au moins 300 emplois sur les près de 700 que compte Brandt en France, d’après le ministre délégué à l’Industrie Sébastien Martin.Il constituerait aussi l’unique possibilité de sauver les deux usines du groupe, situées près d’Orléans, dans le Loiret, et à Vendôme, dans le Loir-et-Cher, selon des sources syndicales.Face au risque de disparition de la marque, le gouvernement et les élus locaux ont multiplié les prises de parole depuis 48 heures pour assurer qu’une reprise par les salariés, notamment au nom d’un “savoir-faire” français, était possible.En jeu, l’avenir du fabricant des produits Brandt, mais aussi de ceux des marques Vedette, Sauter et De Dietrich. Outre ses deux usines en France, en Centre-Val de Loire, Brandt possède un centre de service après vente (SAV) en région parisienne, à Saint-Ouen-L’Aumône (Val-d’Oise). Son siège social est situé à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).- Banques sollicitées -Mais la tâche s’annonce difficile pour un groupe dont la production est quasiment à l’arrêt.Entre 20 et 25 millions d’euros au total seraient nécessaires pour relancer l’activité de Brandt, qui ne pourra plus payer les salaires après le 15 décembre, ont affirmé des sources concordantes.Le gouvernement a annoncé un soutien de l’Etat à hauteur de 5 millions d’euros.La métropole d’Orléans a promis un apport, tout comme la Région Centre-Val de Loire qui a confirmé mardi à l’AFP qu’elle “mettrait les moyens financiers”, en ajoutant que le portage des sites industriels est notamment envisagé pour un montant entre 4,5 et 5 millions d’euros.”On est déjà à peu près à 15 millions d’euros mobilisés”, a précisé Sébastien Martin mardi sur RMC.Reste à savoir si les banques, poussées par le ministre à “jouer le jeu”, ont répondu à cet appel pour convaincre le tribunal de la viabilité du projet.Brandt, propriété depuis 2014 du groupe algérien Cevital, réalise 260 millions d’euros de chiffre d’affaires. L’entreprise subit notamment les conséquences des temps difficiles vécus par le secteur du gros électroménager.Affecté par la crise persistante de l’immobilier, il a enregistré l’an dernier un nouveau recul de ventes (-3,9%), après avoir déjà baissé en 2023. L’achat de ces produits, notamment des appareils de cuisine, est souvent lié à un déménagement.

Airbags Takata : la CLCV lance une action de groupe contre Stellantis

L’association de consommateurs CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) a annoncé mercredi lancer une action de groupe visant le constructeur automobile Stellantis au nom de 150 propriétaires de voitures équipées d’airbags Takata défectueux.La CLCV a décidé de saisir le tribunal judiciaire de Paris afin de “faire valoir le préjudice” des propriétaires de véhicules concernés par la campagne de rappel jugée “tardive, partielle et désorganisée” par l’association.Actuellement, quelque 1,7 million de véhicules font l’objet en France d’un rappel “Stop drive”, qui implique de ne plus rouler avant le remplacement (gratuit) des airbags du véhicule.Les airbags Takata ont provoqué selon le ministère des Transports 18 morts et 25 blessés en France – dont 16 décès dans les Outre-Mer – et au moins trois des automobilistes tués ces dernières années conduisaient une Citroën C3.Les morts ou les graves blessures liées à ces airbags sont causées par un gaz, le nitrate d’ammonium, qui se dégrade avec le temps, particulièrement dans les climats chauds et humides: les coussins de sécurité des véhicules se déclenchent alors même en cas de collision mineure, provoquant une explosion identique à celle d’une grenade et projetant dans l’habitacle des pièces de métal et de plastique.La CLCV dénonce plusieurs préjudices engendrés par la mesure de rappel auprès des propriétaires de véhicules concernés dont des préjudices “matériels” et de “jouissance” liés à l’immobilisation des véhicules ainsi que des préjudices moraux comme le “préjudice d’anxiété”.Stellantis n’a pas souhaité commenter la procédure en cours mais a tenu à rappeler à l’AFP que le groupe “mobilise l’ensemble de son réseau et met en oeuvre les moyens les plus importants pour garantir la sécurité de ses clients”.Le constructeur a également précisé que 70% des véhicules de sa flotte française des marques Citroën, DS et Opel “ont été traités” dont 90% des véhicules C3 et DS3.UFC-Que Choisir, autre grande association de consommateurs, avait lancé en juillet pour la première fois en France une action de groupe contre Stellantis.Aux Etats-Unis, pays le plus touché avec 28 morts, Ford, Toyota, Honda, BMW, Nissan et Mazda ont versé un total de 1,5 milliard de dollars d’indemnisations aux victimes.

Les recherches du vol MH370 disparu vont reprendre fin décembre, annonce la Malaisie

Les recherches du vol MH370 de Malaysia Airlines reprendront fin décembre, a annoncé mercredi le ministère malaisien des Transports, plus de 11 ans après la disparition de l’avion qui devait relier Kuala Lumpur à Pékin.”Les recherches en eaux profondes pour retrouver l’épave du vol MH370 de Malaysia Airlines reprendront le 30 décembre 2025″, a-t-il indiqué dans un communiqué.La société britannique d’exploration maritime Ocean Infinity mènera les recherches “dans une zone ciblée jugée comme présentant la plus forte probabilité de localisation de l’avion”, a précisé le ministère. Le Boeing 777 a disparu des écrans radar le 8 mars 2014, alors qu’il effectuait la liaison entre Kuala Lumpur et Pékin.Au total, 239 personnes se trouvaient à bord, dont 153 Chinois, ainsi qu’une quarantaine de Malaisiens et des passagers de 13 autres nationalités dont quatre Français, des Australiens, des Indiens, des Américains et des Néerlandais. Malgré les recherches entreprises dans l’océan Indien après la catastrophe, considérée comme l’une des plus importantes de l’histoire de l’aviation, l’appareil n’a jamais été retrouvé.Ocean Infinity, spécialisée dans la robotique marine, avait déjà tenté de retrouver l’avion en 2018, sans succès.- Contrat à 70 millions de dollars -Le 13 décembre, le gouvernement malaisien “a accepté sur le principe la proposition d’Ocean Infinity” de poursuivre les investigations “dans une nouvelle zone estimée à 15.000 kilomètres carrés dans le sud de l’océan Indien”.Les recherches avaient été interrompues en avril en raison des condition météo.Le montant du contrat conclu entre le gouvernement malaisien et Ocean Infinity s’élève à 70 millions de dollars, mais la somme ne sera versée que si la société retrouve l’avion aux termes de l’accord portant sur 18 mois.Auparavant, des recherches infructueuses avaient été dirigées par l’Australie pendant trois ans, jusqu’en janvier 2017.La disparition du Boeing a longtemps fait l’objet de nombreuses théories, notamment une évoquant un acte délibéré du pilote Zaharie Ahmad Shah, un professionnel expérimenté alors âgé de 53 ans.Un rapport de 495 pages rendu public par la Malaisie en 2018 a mis en exergue les défaillances du contrôle aérien et relevé que la trajectoire de l’avion avait été modifiée manuellement, mais ce rapport n’a abouti à aucune conclusion définitive.Dans ce document, les enquêteurs refusent d’exclure la possibilité que quelqu’un d’autre que les pilotes aient détourné l’appareil.Les proches des passagers disparus lors de ce vol continuent d’exiger des réponses de la part des autorités malaisiennes.La Chine a salué cette annonce mercredi. “Nous avons pris note des rapports pertinents et apprécions les efforts déployés par la partie malaisienne”, a déclaré Lin Jian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse.En mars, les familles des passagers chinois se sont rassemblées à Pékin devant les bureaux du gouvernement et l’ambassade de Malaisie.

Objets en plastique interdits: Amazon, Temu et Metro mis en demeure par deux associations

Gobelets, couverts, assiettes, pailles en plastique… Amazon, Temu, Metro, la Foir’Fouille et la Boutique du jetable sont mis en demeure par France Nature Environnement et Surfrider de retirer sous trois mois certains produits interdits, informent les deux associations dans un communiqué mardi.En ligne ou directement en magasin, l’association France Nature Environnement (FNE) et l’ONG européenne Surfrider ont retrouvé plusieurs produits interdits à la vente depuis la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire de 2020.Des gobelets jetables ont ainsi été retrouvés chez le grossiste allemand Metro et sur la plateforme en ligne asiatique Temu, alors que des couverts et couvercles à boissons en plastique ont été débusqués chez le géant américain Amazon.Metro a indiqué aux associations avoir retiré de son site les produits signalés. Contactée par l’AFP, l’entreprise confirme et précise que les produits étaient vendus en ligne et non dans ses 99 halles en France. Le grossiste indique “renforcer ses contrôles” pour “éviter que cette situation ne se reproduise”.Retirer les objets ciblés est “une réaction positive mais insuffisante si elle n’est pas généralisée à l’ensemble des produits interdits. Sans davantage de contrôles de la part de ces enseignes d’ici trois mois, FNE et Surfrider Foundation Europe agiront en justice”, assurent les associations.Sollicité par l’AFP, Amazon a déclaré que les produits ont fait l’objet d’investigations et ont été retirés. Amazon dit exiger que tous les produits qu’il propose respectent les lois et mettre en place des contrôles proactifs ainsi que des sanctions pour les vendeurs tiers contrevenants.”Temu n’autorise pas les vendeurs tiers à proposer des produits qui ne respectent pas les lois et réglementations en vigueur, et retire de la plateforme tout article non conforme dès qu’il est identifié”, indique de son côté le site asiatique, qui dit avoir également instauré “un système de détection proactive”.Amazon comme Temu expliquent utiliser des contrôles à la fois automatisés et humains pour éviter toute vente de produits illicites.De son côté, la Foir’Fouille a “immédiatement procédé aux vérifications nécessaires” après la mise en demeure, explique la chaîne de magasins discount.”Après contrôle, il s’avère que ces articles sont réutilisables et non des produits en plastique à usage unique interdits”, continue la Foir’Fouille. “Le fournisseur a réalisé des tests attestant de leur résistance à minimum 20 cycles de lavage au lave-vaisselle, conformément à la norme”.La Boutique du jetable, contactée par l’AFP, n’a pas répondu. Fin 2024, la Répression des fraudes (DGCCRF) avait indiqué qu’une entreprise sur cinq était en infraction avec l’interdiction de vente ou de mise à disposition de certains produits jetables en plastique, qui peuvent être néfastes pour la santé et l’environnement.

Emmanuel Macron entame une visite d’État en Chine sur fond de lourds contentieux

Emmanuel Macron a entamé mercredi sa quatrième visite d’État en Chine sur fond de contentieux croissants avec Pékin, de l’Ukraine aux déséquilibres commerciaux majeurs en faveur du géant asiatique.Le président français, qui a atterri peu après 17H00 locales (GMT) à Pékin, entrera dans le vif du sujet jeudi avec son homologue Xi Jinping au Grand Palais du Peuple. Les deux dirigeants se retrouveront aussi vendredi à Chengdu, dans la province du Sichuan (sud-ouest), pour une rencontre plus informelle. Emmanuel Macron, accompagné de son épouse Brigitte qui a descendu la passerelle à son bras et arborait un manteau et un sac rouges, a été accueilli par le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi.”Merci infiniment de votre présence ce soir et de tout le travail qu’on va faire ensemble”, a-t-il dit à son hôte chinois. Un programme privé l’attendait ensuite dans la capitale, avec une visite du “jardin de l’empereur Qianlong” tout juste rénové, à la Cité interdite, suivie d’un dîner. Emmanuel Macron est accompagné de six ministres (Affaires étrangères, Économie, Agriculture, Environnement, Enseignement supérieur, Culture) et 35 patrons de grands groupes (Airbus, EDF, Danone..) ou d’entreprises plus familiales, du luxe à l’agroalimentaire.”Nous voulons, et ce sera l’objet de la conversation stratégique avec le président Xi Jinping, que l’Europe soit respectée comme un grand partenaire de la Chine”, a insisté l’Élysée avant la visite.Sujet prioritaire: la guerre en Ukraine et par ricochet la sécurité du Vieux continent, alors que le président russe Vladimir Poutine a réitéré mardi ses conditions, notamment territoriales, pour tout accord de paix.Emmanuel Macron va appeler une nouvelle fois Xi Jinping à “peser” sur la Russie, partenaire stratégique de la Chine, pour la “convaincre” d’accepter un cessez-le-feu.Si elle appelle régulièrement à des pourparlers de paix, la Chine n’a toutefois jamais condamné la Russie pour l’invasion de l’Ukraine et s’oppose aux sanctions à son encontre.Elle continue à s’approvisionner chez elle en hydrocarbures alors que l’Union européenne a convenu mercredi d’interdire toutes les importations de gaz russe à l’automne 2027 afin de priver Moscou d’une manne qui finance sa guerre en Ukraine.- Investir plus en France -La Chine est aussi accusée par les Occidentaux de soutenir l’effort de guerre russe en lui livrant notamment des composants pour son industrie de défense.Autre enjeu clé de la visite, le déficit commercial abyssal entre la France et la Chine, qui a doublé en dix ans pour atteindre 47 milliards d’euros en 2024, de même qu’entre l’UE et le géant asiatique.La Chine compense des “surcapacités” de production par une hausse de ses exportations, ce qui emporte un certain nombre de “risques géopolitiques”, de la “fermeture de marchés” à la “récession”, a averti un conseiller du président Macron.Dans ce contexte, Paris souhaite que les entreprises chinoises investissent plus en France et partagent les innovations qu’elles maîtrisent dans les “mobilités durables, les batteries ou le photovoltaïque”.La Chine, outre ses salaires beaucoup plus faibles, est accusée de “concurrence déloyale” en subventionnant massivement son industrie. La France se retrouve ainsi dans le viseur de Pékin, avec une série d’enquêtes visant ses exportations (cognac, produits laitiers, viande porcine etc..) et des surtaxes potentielles à la clé, pour avoir soutenu une hausse des droits de douane européens sur les voitures électriques en provenance de Chine.- Droits humains -“Ces questions-là feront l’objet de discussions au plus haut niveau” durant la visite, promet la présidence française, jugeant ces enquêtes “inacceptables”. Tout comme le sujet des terres rares dont la Chine encadre sévèrement ses exportations.A l’inverse, le géant du e-commerce chinois Shein est dans le collimateur de la France – et de l’UE – après la vente de produits illégaux dont des poupées pédopornographiques. Paris réclame la suspension pour trois mois minimum du site en France.Signe toutefois que la relation économique reste fluide, plusieurs accords seront signés durant la visite, relève l’Élysée sans plus de précisions.Brigitte Macron se rendra à Chengdu au Centre de conservation des pandas géants, des ursidés emblématiques de la Chine qui les prête régulièrement à des zoos étrangers en signe d’amitié. Deux d’entre eux viennent tout juste revenir de France et deux autres s’apprêtent à y partir. Emmanuel Macron abordera la question des droits humains en Chine, assure la présidence.L’organisation International Campaign for Tibet (ICT) l’exhorte à “demander la libération immédiate et inconditionnelle” de Zhang Yadi, une défenseuse des droits des Tibétains arrêtée en Chine en juillet.

Cookies publicitaires: la filiale française d’American Express écope de 1,5 million d’euros d’amende

La filiale française de l’opérateur de carte bancaire American Express s’est vu infliger une amende de 1,5 million d’euros pour non-respect de la législation en matière de cookies, a annoncé l’autorité de la protection des données (Cnil) mercredi.La société a été sanctionnée “pour le non-respect des règles applicables en matière de traceurs (cookies)” sur son site web français, a indiqué la Cnil dans un communiqué.L’autorité reproche à la filiale française du troisième émetteur de cartes de paiement au monde plusieurs manquements à la législation sur les cookies, ces traceurs qui suivent l’activité des internautes.Selon la Cnil, les cookies étaient ainsi déposés “dès l’arrivée de l’utilisateur sur le site web” français de l’opérateur, “et avant même qu’il n’interagisse avec la fenêtre lui permettant d’exprimer un choix”.L’organisme a également constaté “que des traceurs à finalité publicitaire étaient déposés sur le terminal de l’utilisateur malgré son refus exprimé”.Il souligne que “le montant de cette amende tient compte du fait que la société a méconnu plusieurs obligations protectrices du consentement des internautes” mais aussi “du fait que la société s’est mise en conformité au cours de la procédure”.”Nous prenons très au sérieux les constats de la CNIL et nous sommes pleinement engagés à respecter les normes et les pratiques en matière de protection des données”, a réagi auprès de l’AFP un porte-parole de American Express Carte France.