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Wall Street termine sans grand entrain, attend la réunion de la Fed

La Bourse de New York a clôturé sans direction claire jeudi, digérant de nouveaux chiffres sur l’emploi et se montrant attentiste avant la réunion de la banque centrale américaine (Fed) la semaine prochaine.Le Dow Jones a terminé proche de l’équilibre, ne lâchant que 0,07%, l’indice Nasdaq a pris 0,22% et l’indice élargi S&P 500 a grappillé 0,11%.”Les investisseurs tentent de comprendre comment interpréter les données sur l’emploi publiées aujourd’hui, (…) il règne une certaine confusion”, explique à l’AFP Tom Cahill, de Ventura Wealth Management.Le marché a accueilli peu avant l’ouverture les inscriptions hebdomadaires au chômage, qui sont ressorties en deçà des attentes (à 191.000 contre 220.000 escomptées).Ces chiffres “ont chuté à un niveau pas vu depuis près de deux ans”, remarque dans une note Patrick O’Hare, de Briefing.com.”Les inscriptions sont très faibles (…) et ne semblent pas aller dans le même sens que les chiffres récents” sur le marché du travail, notamment du secteur privé, aux Etats-Unis, note M. Cahill.La veille, les chiffres de l’emploi privé s’étaient, en effet, montrés décevants, ce qui avait renforcé les perspectives d’assouplissement monétaire de la Fed avant  sa dernière réunion de l’année.Pour le moment, les investisseurs anticipent toujours massivement une nouvelle baisse des taux d’un quart de point le 10 décembre, ce qui constituerait la troisième détente consécutive.Est désormais attendu l’indice d’inflation PCE pour le mois de septembre, qui sera publié vendredi, retardé à cause de la longue paralysie budgétaire (“shutdown”) de 43 jours qui a touché les Etats-Unis.”Le marché est en manque d’indicateur, il va donc analyser toutes les données possibles, même si elles arrivent tardivement”, souligne Tom Cahill.L’enquête préliminaire de l’Université du Michigan sur la confiance de consommateurs en décembre sera aussi publiée vendredi.Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’Etat américain se tendait nettement vers 21H10 GMT à 4,10%, contre 4,06% à la clôture mercredi.A la cote, Meta (Facebook, Instagram) a avancé (+3,43% à 661,53 dollars) après des informations de l’agence Bloomberg selon lesquelles l’entreprise devrait réduire jusqu’à 30% ses investissements dans le métavers, les univers virtuels érigés en priorité stratégique depuis quatre ans, alors que le groupe se recentre sur le développement de l’intelligence artificielle (IA).L’éditeur de logiciels américain Salesforce a pris 3,73% à 247,62 dollars, profitant de résultats trimestriels globalement supérieurs aux attentes.Alaska Air Group a finalement gardé la tête hors de l’eau (+4,34% à 47,34 dollars) après avoir annoncé que son bénéfice au quatrième trimestre sera négativement affecté par le “shutdown”, par une panne de son service informatique fin octobre ainsi que par la hausse des prix du carburant.La chaîne de magasins d’articles à bas prix Dollar General a été propulsée (+13,94% à 125,21 dollars) suite à une révision à la hausse de ses prévisions financières pour l’année, après avoir enregistré une progression de ses bénéfices et de son chiffre d’affaires au troisième trimestre.L’opérateur de services d’informatique à distance (cloud) Snowflake a fondu (-11,37% à 234,88 dollars), pâtissant de prévisions en deçà des attentes, malgré des résultats encourageants au troisième trimestre.

L’économie serbe menacée par la fermeture de la seule raffinerie du pays

La mise à l’arrêt de la seule raffinerie de Serbie pourrait avoir des conséquences pendant plusieurs années, mettre en péril des milliers d’emplois et priver l’Etat d’importantes recettes, mettent en garde plusieurs experts interrogés par l’AFP. Depuis le 9 octobre, NIS, principale entreprise pétrolière de Serbie, est sous le coup de sanctions américaines visant ses actionnaires russes qui en possèdent environ 56%. La raffinerie de Pancevo, la seule du pays, ne reçoit donc depuis près de deux mois plus aucun pétrole brut.  Washington exige, pour lever les sanctions, une sortie totale des actionnaires russes Gazprom Neft et Intelligence mais ces derniers n’ont donné aucune indication sur le fait qu’ils avaient l’intention de vendre. Après des semaines de déclarations variées, le président serbe a annoncé mardi la mise à l’arrêt de la raffinerie.La raffinerie fournissant 80% des besoins en carburant de la Serbie, cette décision signifie une augmentation massive des importations de produits pétroliers finis pour combler le déficit et donc de nouvelles dépenses. – PIB affecté -NIS “est une entreprise très importante pour l’économie serbe, et toute réduction de son activité aurait un impact substantiel sur l’activité économique globale” du pays, explique Dejan Soskic, ancien gouverneur de la banque centrale, à l’AFP. La fermeture pourrait affecter le PIB et réduire la croissance pendant plusieurs années, prévient ce professeur d’économie.Aux inquiétudes sur le carburant s’ajoute la menace de sanctions secondaires si la banque centrale serbe continuait à autoriser NIS – une entité sous sanction – à faire du commerce sur ses marchés. Aleksandar Vucic a affirmé mardi que NIS pourrait effectuer des transactions “jusqu’à la fin de la semaine”, notamment pour payer les salaires et les sous-traitants mais la suite est plus floue. Si Washington décidait d’imposer des sanctions à la banque centrale serbe alors le risque serait “la destruction totale du système financier serbe”, a dit M. Vucic.Ces sanctions secondaires reviendraient à placer la banque centrale sur “une liste noire”, précise M. Soskic, “ce qui voudrait dire la fin d’un climat d’affaires normal” dans le pays. Cela pourrait aussi entraîner un gel des avoirs étrangers et une interdiction pour la banque centrale d’intervenir sur les marchés internationaux. NIS et ses filiales ont contribué en 2024 à hauteur de plus de 2 milliards d’euros aux revenus de l’Etat serbe, selon le rapport annuel de l’entreprise – soit près de 12% du budget national.- 13.500 salariés -L’entreprise possède autour de 20% des quelque 1.500 stations essences, et se présente comme l’un des plus grands employeurs de Serbie, avec environ 13.500 salariés. La situation pourrait à terme entraîner des licenciements, envisage M. Soskic, et si la banque centrale la coupe des marchés, NIS ne pourrait plus ni recevoir ni envoyer d’argent.Rare bonne nouvelle sur le front de l’Energie dans le pays, le gouvernement américain a annoncé jeudi la suspension d’une partie des sanctions à l’encontre du géant russe Lukoil, permettant à ses stations-services en dehors de la Russie de continuer à fonctionner d’ici le 29 avril 2026, a provoqué un soulagement en Serbie.”Cela signifie que 112 stations-services en Serbie” gérées par Lukoil “pourront continuer à fonctionner”, s’est félicité le président serbe jeudi soir à la télévision. M. Vucic avait assuré en début de semaine que les réserves de l’Etat pouvaient tenir des mois – sans donner de chiffres – et qu’aucune pénurie ne frapperait les citoyens.Jeudi soir, il a aussi annoncé “la signature prochaine d’un contrat à court terme” avec Moscou sur le gaz russe qui couvre plus de 92% des besoins du pays. Le contrat actuellement en vigueur expirait à la fin de l’année.”Nous n’aurons certainement aucun problème d’approvisionnement en gaz d’ici l’été”, affirmé M. Vucic.Combien de temps cela peut-il durer ? Face au bras de fer entre Washington et Gazprom, Aleksandar Vucic a donné jusqu’à la mi-janvier aux Russes pour vendre affirmant que des Hongrois et des Emiratis étaient intéressés.Mais si les Russes refusent de céder leurs parts, le président serbe a prévenu que son pays était prêt à racheter NIS et vient de mettre de côté, dans son budget 2026 tout juste adopté, 1,4 milliard d’euros à cet effet.La Serbie avait vendu la majorité des parts de NIS à Gazprom pour 400 millions d’euros en 2008.

“Made in Italy”: d’autres géants du luxe soupçonnés d’exploiter des ouvriers chinois

Treize nouveaux grands noms du luxe comme Prada, Givenchy ou Dolce & Gabbana sont soupçonnés d’avoir fait appel en Italie à des sous-traitants qui exploitaient des ouvriers chinois, dans le cadre d’une enquête élargie de la justice italienne.Dans une demande de renseignements consultée jeudi par l’AFP, Paolo Storari, un procureur de Milan (nord) a indiqué avoir trouvé des sacs, portefeuilles ou vêtements de ces différentes marques au cours de perquisitions dans des ateliers italiens employant “de la main d’oeuvre chinoise dans de graves conditions d’exploitation”.La procédure de jeudi concerne des marques ou des filiales du groupe français Kering (Gucci, Yves Saint Laurent et Alexander McQueen), Givenchy (groupe LVMH), mais aussi Prada et sa nouvelle acquisition Versace, ainsi que Ferragamo, Pinko, Dolce & Gabbana, Missoni, Off-White, le maroquinier Coccinelle, sans oublier le géant du sport Adidas.Il s’agit de la plus grande extension à ce jour d’enquêtes lancées l’année dernière dans le secteur du luxe, dans une Italie qui conserve encore de nombreux ateliers de couture et a fait du “Made in Italy” un grand argument de vente. – Lits dans l’atelier -Salaires de misère, conditions de sécurité non respectées, ouvriers qui dorment dans l’atelier, le tout pour fabriquer des articles vendus des milliers d’euros: les enquêtes menées par le parquet de Milan ont révélé un grave manque de supervision des chaînes d’approvisionnement. Le procureur de Milan demande aux marques, qui restent présumées innocentes, de fournir rapidement des documents sur leurs chaînes d’approvisionnement, comme des audits internes. Aucune marque n’a souhaité commenter l’information jeudi.D’autres grands noms ont déjà été épinglés par la justice italienne dans des affaires similaires : Dior, deuxième marque de LVMH, les maroquiniers Tod’s et Alviero Martini, Valentino Bags Lab ainsi qu’une filiale d’Armani et le spécialiste du cachemire Loro Piana (groupe LVMH).Toutes ces entreprises, à l’exception de Tod’s, ont été placées sous administration judiciaire provisoire afin de corriger les problèmes de conformité et de mettre en place des systèmes visant à éviter de nouveaux abus.Mercredi, un juge milanais a accédé à la demande de Tod’s qui souhaitait disposer de plus de temps pour mener à bien l’évaluation de ses contrôles sur ses approvisionnements, alors que les procureurs cherchent à imposer une interdiction temporaire de publicité et la nomination d’administrateurs externes.- Réputation attaquée -Le gouvernement italien est passé à l’offensive pour défendre ses marques, le ministre de l’Industrie et du “Made in Italy” Adolfo Urso déclarant que leur réputation était “attaquée”.L’organisation patronale Confindustria Moda a critiqué une “médiatisation sensationnaliste” et “l’exposition publique de marques, à des stades préliminaires des enquêtes, qui risque de compromettre la réputation d’un secteur qui représente l’un des piliers de l’économie nationale, des exportations et de l’identité culturelle du pays”.Confindustria a assuré par ailleurs être “pleinement alignée sur la nécessité de lutter fermement contre toute forme d’illégalité tout au long de la chaîne de valeur du secteur”. Les militants contre les ateliers clandestins affirment toutefois que les marques de luxe elles-mêmes imposent à leurs sous-traitants des prix trop bas, les poussant à sous-traiter à leur tour la production des pièces à d’autres fournisseurs, le tout dans un contexte de marges de plus en plus serrées et de contrôle insuffisant des conditions de travail.Mais en vertu de la loi italienne, les entreprises peuvent être tenues responsables des infractions commises par des fournisseurs agréés. Deborah Lucchetti, coordinatrice italienne de la campagne Clean Clothes, a qualifié l’exploitation des travailleurs de “phénomène structurel” dans ce secteur.”Le Made in Italy ne peut pas être une tribune pour célébrer des profits astronomiques bâtis sur le déni de la dignité de ceux qui cousent, assemblent et finissent les produits”, a-t-elle déclaré jeudi dans un communiqué. La demande d’informations du procureur fait suite à des inspections menées en novembre dernier chez cinq fournisseurs utilisés par plusieurs marques à travers la péninsule. Entre trois et dix-neuf travailleurs, pour la plupart chinois mais aussi pakistanais, travaillaient chez chaque fournisseur et étaient cités dans les documents judiciaires.

Pétrole, armement et diplomatie: Poutine en Inde pour une coopération dont l’étendue est “immense”

Vladimir Poutine est arrivé jeudi en ami en Inde, pays avec lequel il juge “immense” l’étendue de la coopération, dans le contexte des sanctions douanières imposées par Donald Trump en représailles à ses achats de pétrole russe en pleine invasion de l’Ukraine.Le président russe, qui ne s’était plus rendu à New Delhi depuis 2021, l’année ayant précédé le déclenchement de l’offensive militaire qu’il a ordonnée sur le sol ukrainien, a été accueilli à l’aéroport de la capitale indienne par le Premier ministre Narendra Modi. Dans la soirée, il devait dîner en privé avec lui, en préambule à leurs entretiens officiels vendredi.Vladimir Poutine, qui est accompagné de son ministre de la Défense, Andreï Belooussov – la question d’éventuels accords sur des avions de chasse et des systèmes de défense antiaérienne devant en principe être abordée -, a déclaré être “très heureux” de revoir son “ami” Narendra Modi, dans un entretien accordé à India Today avant son départ. “L’étendue de notre coopération avec l’Inde est immense”, a-t-il insisté, citant la construction navale et l’industrie aéronautique, l’énergie nucléaire et l’exploration spatiale. Le chef de l’Etat russe a par ailleurs souligné que les négociations en cours avec les Etats-Unis sur l’Ukraine constituaient “une tâche complexe, une mission ardue que le président Trump s’est lui-même donnée”. “Parvenir à un consensus entre des parties en conflit n’est pas chose aisée mais je crois que le président Trump s’y emploie sincèrement”, a-t-il poursuivi, avant d’ajouter: “Je pense que nous devons nous engager dans cet effort plutôt que d’y faire obstruction.”Narendra Modi s’est de son côté dit “ravi d’accueillir (son) ami, le président Poutine”. “Je me réjouis de nos échanges ce soir et demain”, a-t-il écrit sur X. “L’amitié indo-russe est une amitié éprouvée par le temps qui a grandement profité à nos peuples”, a martelé le chef du gouvernement indien, publiant une photo d’eux deux prise dans la voiture qui les transportait.Voici les principaux sujets au menu de leurs discussions :- PétroleL’Inde est l’un des principaux importateurs de pétrole russe, à rebours des Occidentaux qui ont pris des mesures de rétorsion dans ce domaine à cause de la guerre en Ukraine.En 2024, la Russie a livré aux raffineries indiennes 36% du brut qu’elles utilisent, selon la plateforme d’informations commerciales Kpler.L’Inde, qui importe 85% de l’or noir qu’elle consomme, y a trouvé moyen de remplir ses cuves à bon prix. Mais les Etats-Unis l’ont punie en août d’une surtaxe de 50% sur ses exportations au motif que ces achats financent l’effort de guerre russe en Ukraine.Donald Trump a assuré que Narendra Modi lui avait promis de renoncer au pétrole russe, en pleine tractations commerciales entre leurs deux pays.New Delhi ne l’a pas confirmé. Mais les statistiques récentes montrent que les livraisons de brut par la Russie aux Indiens ont baissé.”Nous n’avons aucun doute quant au fait que ces échanges bénéficient largement à l’Inde et sont avantageux pour les deux parties”, a noté avant le voyage du président russe son porte-parole, Dmitri Peskov.- DéfenseMême si l’Inde s’est récemment tournée vers d’autres fournisseurs – dont la France – et privilégie les armes qu’elle produit elles-mêmes, la Russie reste une de ses principales sources d’approvisionnement en matériel militaire.Selon l’Institut international pour la recherche sur la paix (SIPRI) de Stockholm, la part des équipements russes dans l’arsenal indien a reculé de 76% sur la période 2009-2013 à 36% en 2019-2023.Tirant les enseignements de la confrontation militaire avec le Pakistan en mai, New Delhi a manifesté son intérêt pour l’achat de nouveaux missiles sol-air russes de type S-400.”Il ne fait aucun doute que ce sujet sera évoqué pendant la visite”, a affirmé M. Peskov.La presse indienne a par ailleurs souligné l’intérêt de l’armée indienne pour le chasseur russe de 5e génération Su-57.- CommerceLa Russie est le quatrième partenaire commercial de l’Inde avec des échanges bilatéraux d’un montant de 68,7 milliards de dollars – un record – sur l’année 2024-2025, d’après les statistiques officielles.Mais leurs relations restent très déséquilibrées. Plus de 90% de cette somme – 63,8 milliards de dollars – provient des importations indiennes, pour l’essentiel d’hydrocarbures. En retour, l’Inde vend à la Russie des machines-outils et des médicaments pour l’essentiel.”Nous voulons diversifier nos échanges et faire en sorte de les rééquilibrer”, a fait savoir un diplomate indien de haut rang s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.”Notre volonté est de maintenir et même d’accroître le volume de nos échanges bilatéraux”, a pour sa part lancé Dmitri Peskov, “sans laisser qui que ce soit d’autre s’en mêler”.- DiplomatieLe même diplomate indien considère que les relations de son pays avec Moscou sont “les plus stables des temps modernes”.Jusqu’à ce jour, l’Inde a évité d’ouvertement condamner l’invasion de l’Ukraine, tout en réussissant à maintenir ses liens avec l’Europe et les Etats-Unis.Narendra Modi a rarement haussé le ton vis-à-vis de Vladimir Poutine sur ce thème, sauf en 2022 au cours d’une rencontre en Ouzbékistan, quand il avait exigé la fin de la guerre “le plus vite possible”.Il a depuis répété à de multiples reprises son attachement à un ordre mondial “multipolaire” et résisté aux injonctions occidentales à s’éloigner de la Russie.

La Bourse de Paris termine en petite hausse, portée par la Fed et l’Ukraine

La Bourse de Paris a fini en progression de 0,43% jeudi, profitant à la fois des espoirs de négociations fructueuses pour la paix en Ukraine et des attentes de baisses de taux de la Réserve fédérale américaine (Fed).Le CAC 40 a clos la séance sur un gain 34,61 points à 8.122,03 points. La veille, l’indice vedette parisien avait avancé 0,16%, pour s’établir à 8.087,42 points.Les marchés européens ont profité d’un “sentiment positif avec les espoirs de résolution prochaine du conflit ukrainien”, commente Christopher Dembik, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM.Le président russe Vladimir Poutine a cependant estimé jeudi que les négociations en cours avec les Etats-Unis sur l’Ukraine étaient “complexes”, mais qu’il fallait s’y “engager” plutôt que de les entraver, dans un entretien diffusé par une chaîne de télévision indienne.Des responsables américains et ukrainiens doivent mener de nouvelles discussions, jeudi en Floride, pour tenter de trouver une issue à la guerre, au moment où Washington a assoupli ses sanctions à l’égard du géant russe Lukoil.En parallèle, le rapport sur l’emploi privé aux Etats-Unis en novembre a conforté le marché dans ses prévisions d’un assouplissement monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) lors de la réunion des 9 et 10 décembre.”Les pertes d’emplois pousseront la Fed à accélérer ses baisses de taux. Et si en plus de cela les gens réduisent leurs dépenses, et que l’inflation ralentit, ce serait la cerise sur le gâteau”, relève Ipek Ozkardesakaya, analyste pour Swissquote Bank.L’automobile en têteLe président américain Donald Trump a annoncé mercredi l’allègement de la réglementation sur la consommation et les émissions des véhicules, évoquant une baisse de leur prix d’achat.L’annonce soutient les constructeurs automobiles européens qui se sont affichés en franche hausse jeudi. “Le marché applaudit systématiquement lorsqu’il y a moins de règlementation”, explique Christopher Dembik.Stellantis a terminé en hausse de 3,75% à 10,19 euros et Renault de 6,35% à 37,01 euros, prenant la tête de l’indice CAC 40 jeudi.Pierre et Vacances revigoréLe groupe de tourisme Pierre et Vacances-Center Parcs, qui pourrait changer d’actionnaires en 2026, a terminé sur une forte hausse de 8,18% à 1,67 euro à Paris, après avoir annoncé mercredi des résultats en hausse dont un bénéfice net pour 2024/2025 qui bondit de 21%.”On a un résultat net positif pour la deuxième année consécutive”, à 33,5 millions d’euros, après treize années de déficit, s’est réjoui le directeur général du groupe, Franck Gervais, lors d’une présentation à la presse.

Nucléaire: le projet Cigéo franchit une étape clé vers le stockage des déchets radioactifs à Bure

Le projet de Cigéo à Bure (Meuse), où doivent être enfouis à partir de 2050 les déchets nucléaires les plus dangereux, a franchi jeudi une étape clé avec la publication de l’avis technique du gendarme du nucléaire, qui juge ses conditions de sûreté “satisfaisantes” en l’état.Avec cet avis, fruit de 30 mois d’expertise et d’instruction, le projet peut désormais être soumis aux consultations obligatoires de l’enquête publique, attendue à l’automne 2026.Il reviendra ensuite au gouvernement de délivrer l’autorisation de création du site à travers un décret pris en Conseil d’État, au mieux en 2028.”C’est une étape clé, très importante, mais ce n’est pas la fin de l’histoire”, a déclaré à l’AFP Pierre Bois, directeur général adjoint de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR). De fait, bien des phases techniques et réglementaires jalonneront ce projet hors norme qui doit s’étaler sur 150 ans, de sa construction jusqu’à la fermeture définitive du stockage vers 2170. Lancé en 1991, le projet Cigéo, contesté par des écologistes et des associations locales, doit accueillir à 500 mètres sous terre des déchets de centrales nucléaires devant rester hautement radioactifs pendant plusieurs centaines de milliers d’années. Au total, 83.000 mètres cubes, dont la moitié déjà produits, sont destinés à reposer dans des alvéoles. Ces tunnels de stockage accueilleront les déchets les plus nocifs, à “haute activité”, ainsi que les déchets dits de “moyenne activité à vie longue”. Cet avis, présenté jeudi au Parlement, apporte un éclairage technique sur le dossier de demande de création, déposé début 2023 par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), mais sans constituer “un feu vert”, a souligné l’ASNR.”Sur de nombreux points”, l’évaluation préliminaire de sûreté présentée par l’Andra dans son dossier est “satisfaisante”, donc conforme aux attendus réglementaires, a déclaré Pierre Bois, devant les parlementaires de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques.Pour autant, “d’autres compléments” devront ensuite être apportés par l’Andra à l’occasion des grands jalons du projet et jusqu’à la mise en service progressive de Cigéo prévue à l’horizon 2050 avec le dépôt des premiers colis radioactifs.- “Sentiment du fait accompli” -Parmi les sujets de vigilance identifiés, certains portent sur la performance des ouvrages de scellement bouchant les galeries souterraines, la vitesse de corrosion des conteneurs métalliques contenant les déchets “haute activité”, la maîtrise du risque d’explosion dans les alvéoles et la maîtrise du risque d’incendie en cas de stockage de colis de déchets bitumés, des boues radioactives conditionnées dans du bitume et qui présentent un risque d’échauffement.”Malgré toutes ces lacunes, vous donnez un avis favorable et vous demandez à l’Andra de faire cette démonstration (de sûreté) plus tard”, y compris après le lancement de la construction, s’est étonné le député LFI Maxime Laisney, membre de l’Opecst, en évoquant une situation qui “renforce le sentiment du fait accompli”.Au contraire, cet avis n’est pas “un chèque en blanc”, a souligné auprès de l’AFP, Lydie Evrard, directrice générale de l’Andra, qui “s’est engagé” à apporter des réponses “par étapes” et à les communiquer “en transparence”. Après “30 ans d’expérimentation et d’études de sûreté (…) c’est un travail de longue haleine qui se poursuit”, a-t-elle ajouté. En cas de feu vert, le projet débutera par une phase pilote “permettant de conforter le caractère réversible et la démonstration de sûreté de l’installation, notamment par un programme d’essais”, précise la loi. Le site a été pensé pour accueillir les déchets existants et futurs des installations nucléaires déjà autorisées à fin 2016, ce qui comprend les réacteurs actuels d’EDF dont l’EPR de Flamanville, les sites d’Orano (cycle du combustible) et du CEA (recherche), mais pas les déchets des six nouveaux réacteurs que le gouvernement veut construire. Si bien que toute extension de capacité devra faire l’objet d’une nouvelle autorisation.La France a fait le choix d’un stockage dans une couche géologique argileuse profonde, âgée de 160 millions d’années, censée garantir la protection radiologique, tandis que la Suède et la Finlande ont opté pour un terrain granitique.

Les Bourses européennes terminent dans le vert

Les Bourses européennes ont terminé en petite hausse jeudi, profitant des attentes de baisses de taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) et des espoirs de résolution prochaine du conflit ukrainien.La Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,43%, Francfort de 0,79%, Londres de 0,19% et Milan a gagné 0,32%.

Pétrole, armement et diplomatie : Poutine en Inde pour une coopération dont l’étendue est “immense”

Vladimir Poutine est arrivé jeudi en ami en Inde, avec laquelle il juge “immense” l’étendue de la coopération, dans le contexte des sanctions douanières imposées à ce pays par Donald Trump en représailles à ses achats de pétrole russe en pleine invasion de l’Ukraine.Le chef de l’Etat russe, qui ne s’était plus rendu à New Delhi depuis 2021, l’année ayant précédé le déclenchement de l’offensive militaire qu’il a ordonnée sur le sol ukrainien, a été accueilli à l’aéroport de la capitale indienne par le Premier ministre Narendra Modi. Dans la soirée, il devait dîner en privé avec lui, en préambule à leurs entretiens officiels vendredi.Vladimir Poutine, qui est accompagné de son ministre de la Défense, Andreï Belooussov – la question d’éventuels accords sur des avions de chasse et des systèmes de défense antiaérienne devant en principe être abordée -, a déclaré être “très heureux” de revoir son “ami” Narendra Modi, dans un entretien accordé à India Today avant son départ. “L’étendue de notre coopération avec l’Inde est immense”, a-t-il insisté, citant la construction navale et l’industrie aéronautique, l’énergie nucléaire et l’exploration spatiale. Le chef du gouvernement indien s’est de son côté dit “ravi d’accueillir mon ami, le président Poutine”. “Je me réjouis de nos échanges ce soir et demain”, a écrit M. Modi sur X. “L’amitié indo-russe est une amitié éprouvée par le temps qui a grandement profité à nos peuples”, a-t-il ajouté, publiant une photo d’eux deux prise dans la voiture qui les transportait.Voici les principaux sujets au menu de leurs discussions :PétroleL’Inde est l’un des principaux importateurs de pétrole russe, à rebours des Occidentaux qui ont pris des mesures de rétorsion dans ce domaine à cause de la guerre en Ukraine.En 2024, la Russie a livré aux raffineries indiennes 36% du brut qu’elles utilisent, selon la plateforme d’informations commerciales Kpler.L’Inde, qui importe 85% de l’or noir qu’elle consomme, y a trouvé moyen de remplir ses cuves à bon prix. Mais les Etats-Unis l’ont punie en août d’une surtaxe de 50% sur ses exportations au motif que ces achats financent l’effort de guerre russe en Ukraine.Donald Trump a assuré que Narendra Modi lui avait promis de renoncer au pétrole russe, en pleine tractations commerciales entre leurs deux pays.New Delhi ne l’a pas confirmé. Mais les statistiques récentes montrent que les livraisons de brut par la Russie aux Indiens ont baissé.”Nous n’avons aucun doute quant au fait que ces échanges bénéficient largement à l’Inde et sont avantageux pour les deux parties”, a noté avant le voyage du président russe son porte-parole, Dmitri Peskov.”Il y aura peut-être une réduction des achats d’énergie (indiens) sous pression américaine mais le lien sera maintenu car les deux pays ont besoin sur le plan stratégique l’un de l’autre”, a déclaré à l’AFP Nandan Unnikrishnan, du centre de réflexion Observer Research Foundation, proche du gouvernement indien.DéfenseMême si l’Inde s’est récemment tournée vers d’autres fournisseurs – dont la France – et privilégie les équipements nationaux, la Russie reste une de ses principales sources d’approvisionnement en matériels militaires.Selon l’Institut international pour la recherche sur la paix (SIPRI) de Stockholm, la part des équipements russes dans l’arsenal indien a reculé de 76% sur la période 2009-2013 à 36% en 2019-2023.Tirant les enseignements de la confrontation militaire avec le Pakistan en mai, New Delhi a manifesté son intérêt pour l’achat de nouveaux missiles sol-air russes de type S-400.”Il ne fait aucun doute que ce sujet sera évoqué pendant la visite”, a affirmé M. Peskov.La presse indienne a par ailleurs souligné l’intérêt de l’armée indienne pour le chasseur russe de 5e génération Su-57.CommerceLa Russie est le quatrième partenaire commercial de l’Inde avec des échanges bilatéraux d’un montant de 68,7 milliards de dollars – un record – sur l’année 2024-25, d’après les statistiques officielles.Mais leurs relations restent très déséquilibrées. Plus de 90% de cette somme – 63,8 milliards de dollars – provient des importations indiennes, pour l’essentiel d’hydrocarbures. En retour, l’Inde vend à la Russie des machines-outils et des médicaments pour l’essentiel.”Nous voulons diversifier nos échanges et faire en sorte de les rééquilibrer”, a fait savoir un diplomate indien de haut rang s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.”Notre volonté est de maintenir et même d’accroître le volume de nos échanges bilatéraux”, a pour sa part lancé Dmitri Peskov, “sans laisser qui que ce soit d’autre s’en mêler”.DiplomatieLe même diplomate indien a estimé que les relations de son pays avec Moscou étaient “les plus stables des temps modernes”.Jusqu’à ce jour, l’Inde a évité d’ouvertement condamner l’invasion russe de l’Ukraine, tout en réussissant à maintenir ses liens avec l’Europe et les Etats-Unis.Narendra Modi a rarement haussé le ton vis-à-vis de Vladimir Poutine sur ce thème, sauf en 2022 au cours d’une rencontre en Ouzbékistan, quand il avait exigé la fin de la guerre “le plus vite possible”.Il a depuis répété à de multiples reprises son attachement à un ordre mondial “multipolaire” et résisté aux injonctions occidentales à s’éloigner de la Russie.

Bassins industriels: risque accru de problèmes respiratoires pour les riverains

Les personnes habitant près d’un bassin industriel semblent avoir plus de risque de développer des problèmes respiratoires, notamment de l’asthme chez les enfants, avance jeudi une étude de l’agence française de santé publique.Il existe “un sur-risque d’asthme de l’enfant et de morbidité respiratoire chronique chez les adultes de 40 ans ou plus dans les communes situées à proximité d’un grand bassin industriel par rapport aux communes éloignées de tout type d’industrie”, résume dans un communiqué Santé publique France (SpF), à l’occasion de la publication de la première menée en France sur le sujet.La littérature scientifique internationale met déjà en évidence que vivre près de bassins industriels, c’est-à-dire des zones regroupant plusieurs sites industriels, favorise l’apparition de certains problèmes de santé, en premier lieu respiratoires.Pour mener son étude, SpF a cartographié des communes françaises à l’aide de plusieurs types d’indicateurs. L’un d’eux mesure la proximité directe avec un bassin industriel, mais d’autres vont plus dans le détail en évaluant l’exposition à divers polluants.Ces informations ont ensuite été croisées avec des données sur l’état de santé des habitants des différentes communes.Ils concluent qu'”une part des résultats (sont) en faveur d’un lien” entre la proximité industrielle et la santé des riverains.L’agence de santé publique appelle toutefois à la prudence dans l’analyse de ces résultats, soulignant qu’ils sont “différents selon les sources de données utilisées et les indicateurs considérés”.Elle conclut à la nécessité d’élaborer de meilleurs indicateurs quant à l’exposition des habitants aux sites industriels afin de mener des études plus complètes et une surveillance plus approfondie des risques encourus en complément d'”actions de protection des populations riveraines de sites industriels, notamment via la réglementation et le contrôle des émissions industrielles”.

Les principales mesures du budget de l’Etat, examiné au Sénat

Impôt sur le revenu, taxation mesurée sur les entreprises et les ménages les plus riches, baisses des dépenses… Voici les principales mesures du projet de budget de l’Etat pour 2026, examiné jusqu’au 15 décembre au Sénat.Après le rejet très large de ce projet de loi de finances (PLF) par l’Assemblée nationale en première lecture, les sénateurs ont remodelé la partie dédiée aux recettes, adoptée jeudi. Ils s’apprêtent à entamer le volet lié aux dépenses.- DéficitLa copie initiale vise un déficit ramené à 4,7% du PIB en 2026 contre 5,4% en 2025, avec une trentaine de milliards d’euros d'”économies”, entre nouveaux prélèvements (14 milliards) et économies de dépenses (17 milliards). Les sénateurs ont largement réduit les nouveaux prélèvements, à hauteur de 7,7 milliards d’euros selon le chiffrage provisoire du gouvernement. Mais ils entendent compenser ces baisses de recettes par des baisses de dépenses.Le Premier ministre Sébastien Lecornu a fixé comme “priorité absolue” de “garder une cible de déficit à moins de 5% du PIB” à l’issue des débats.- Contribution des hauts revenusInstaurée en 2025, la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) est prolongée d’un an. Approuvée au Sénat, elle fixe un taux minimal d’imposition de 20% pour les ménages dont les revenus dépassent 250.000 euros par an pour un célibataire, et 500.000 euros pour un couple. Le gain espéré est de 1,5 milliard d’euros. – Taxation des holdingsLe projet de budget entend instaurer une taxe visant le patrimoine financier des holdings patrimoniales, parfois utilisées pour contourner l’impôt. Mais le rendement de cette taxe a été nettement réduit par les sénateurs, le faisant passer à environ 100 millions d’euros, selon le gouvernement, contre un milliard dans la version initiale.- Gel du barème de l’impôt sur le revenuLes tranches du barème de l’impôt sur le revenu ne seront pas revalorisées en fonction de l’inflation, ce qui se traduira par 200.000 “nouveaux entrants” dans cet impôt, selon Bercy. D’autres ménages paieraient davantage d’impôt sur le revenu. La mesure rapporterait 2 milliards d’euros. Le Sénat propose de revaloriser seulement la tranche la plus basse du barème. Les députés avaient, eux, rejeté l’ensemble du dispositif.- Abattement forfaitaire pour les retraitésL’abattement de 10% dont bénéficient les retraités sur leur pension est remplacé par un abattement forfaitaire de 2.000 euros, selon la proposition gouvernementale. Le Sénat a adopté un autre dispositif, préférant abaisser le plafond de cet abattement de 4.399 euros à 3.000 euros.- Surtaxe pour les grandes entreprisesInstaurée en 2025, la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises est reconduite pour un an, mais avec un rendement réduit de moitié, à 4 milliards d’euros, selon le projet de loi de finances initial. A l’Assemblée, le ministre de l’Economie Roland Lescure a présenté un amendement, adopté, portant le rendement à 6 milliards. Mais le dispositif est très mal embarqué car le Sénat a rejeté la reconduction de la surtaxe, tandis que l’Assemblée a rejeté l’ensemble des recettes du budget. – Suppression de 23 niches fiscalesLe projet de budget prévoit de supprimer 23 niches fiscales jugées “obsolètes ou inefficaces” parmi les 474 existantes, pour un gain d’environ 5 milliards d’euros. Parmi elles, la suppression d’un avantage fiscal accordé à deux biocarburants (B100 et E85), est décriée à la fois par l’Assemblée et par le Sénat.- Taxe sur les petits colisUne taxe de 2 euros ciblerait les petits colis d’une valeur inférieure à 150 euros livrés par des entreprises établies hors de l’UE. La mesure pourrait rapporter 5 à 600 millions d’euros. Le Sénat l’a faite passer à 5 euros par article.- Accélération de la suppression de la CVAELe projet de budget prévoit de baisser la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), un impôt de production, et de la supprimer définitivement en 2028, deux ans avant l’échéance précédemment prévue. Le coût est de 1,3 milliard.- Maîtrise des dépensesLe projet de budget prévoit de baisser légèrement “en valeur” les crédits des ministères, à l’exception de celui des Armées qui bénéficie d’une augmentation de 6,7 milliards d’euros, de l’Intérieur (600 millions) et de la Justice (200 millions). Les sénateurs seront les seuls à pouvoir examiner ce volet “dépenses”, à partir de jeudi. Les députés n’ont pas pu s’y pencher à cause du rejet de la partie dédiée aux recettes.