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Le repreneur en série ACI Group devant la justice, l’inconnu pour des centaines de salariés

Le groupe ACI, jeune repreneur en série d’une quarantaine de sites industriels lui-même placé en redressement judiciaire, joue mardi son avenir, mais aussi et surtout celui d’une partie de ses 1.600 employés, devant la justice commerciale à Lyon.Lors de la première audience devant le Tribunal des activités économiques (TAE) le 25 novembre, son cofondateur et actionnaire majoritaire Philippe Rivière s’était engagé à trouver “les fonds suffisants” pour sauver la holding. Après plusieurs promesses de financement non tenues, les juges risquent d’être méfiants et pourraient prononcer une liquidation judiciaire.Les syndicats, qui appellent à manifester devant le tribunal, ne croient plus cet homme qui a perdu la gestion de sa société – confiée à des administrateurs judiciaires- et fait l’objet d’une enquête pénale pour des soupçons de malversations.Créé en 2019 par Philippe Rivière et Patrice Rives, ACI Group a racheté, à tour de bras et au pas de charge en six ans, une kyrielle d’entreprises en difficulté, notamment spécialisées dans la fourniture de pièces pour les industries de la défense, de l’aéronautique et du nucléaire civil.Il était parvenu à constituer un groupe d’une quarantaine d’entreprises, englobant quelque 1.600 salariés dont 1.400 en France, mais il avait dû renoncer cette année à plusieurs acquisitions et son modèle s’est effondré à partir de cet été. Depuis le placement en redressement en septembre à la demande de Patrice Rives, contre l’avis de Philippe Rivière, au moins six entités du groupe ont déjà été liquidées, et une dizaine d’autres placées en redressement.Outre la décision sur la maison-mère, “le placement en redressement ou en liquidation devrait intervenir mardi pour près d’une vingtaine d’autres sociétés”, selon Samy Tabti, délégué syndical CGT, qui évalue à 1.200 le nombre de salariés actuels d’ACI Group.Le ministre de l’Economie Roland Lescure, qui suit de près ce dossier, a promis que l’Etat se pencherait sur “toutes les filiales les unes après les autres”, dont certaines “vont bien” et d’autres “moins bien”, pour “tenter de trouver des repreneurs”.Lors d’une première audience, le 25 novembre, Fabrice Fort, coordinateur régional de la CGT Métallurgie, avait évoqué auprès de l’AFP “une affaire qui pourrait virer au scandale d’Etat”: “Rivière a bénéficié d’aides publiques, sans aucun contrôle”, dans des domaines sensibles touchant l’armement et le nucléaire, “pour ensuite siphonner les trésoreries des entreprises qu’il rachetait et faire remonter les fonds à la holding”. 

Feu vert de Trump à l’exportation de puces Nvidia vers la Chine

Donald Trump a annoncé lundi avoir autorisé, sous conditions, l’exportation par Nvidia de certaines de ses puces vers la Chine, après s’être entretenu avec le président chinois Xi Jinping, qui a également donné son feu vert, selon le chef de l’Etat américain.Ce dernier a indiqué, sur son réseau Truth Social, que Nvidia reverserait à l’Etat américain 25% du chiffre d’affaires issu des ventes de ces processeurs graphiques (GPU), très recherchés pour le développement de l’intelligence artificielle (IA).Dans son message publié sur Truth Social, le président américain a précisé avoir informé son homologue chinois que Washington autoriserait Nvidia à expédier ses produits H200 à des “clients agréés par Washington) en Chine et dans d’autres pays, à des conditions permettant le maintien d’une sécurité nationale forte” pour les Etats-Unis. “Le président Xi a répondu favorablement! 25 % seront versés aux États-Unis d’Amérique”, a ajouté M. Trump, sans préciser les modalités de ce versement.le président américain a critiqué l’approche de son prédécesseur, affirmant qu’elle “a forcé nos grandes entreprises à dépenser des MILLIARDS DE DOLLARS pour construire des produits +dégradés+ que personne ne voulait, une idée terrible qui a ralenti l’innovation et nui au Travailleur américain”. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, n’a pas confirmé directement l’accord, mais a déclaré que “la Chine a toujours plaidé en faveur de bénéfices réciproques et d’accords gagnant-gagnant dans le cadre de la coopération entre la Chine et les États-Unis”.L’agrément porte sur les puces H200, de la gamme Hopper, Nvidia ayant lancé, fin 2024, une nouvelle ligne plus performante, la Blackwell. Il ne s’agit donc pas des produits les plus avancés du groupe américain.Ce qui n’a pas empêché l’opposition de dénoncer la décision du président républicain comme un “immense échec en matière économique et de sécurité nationale”. L’accès de la Chine à ces puces lui “permettra de rendre ses armes plus meurtrières, de mener des cyberattaques plus efficaces contre les entreprises et les infrastructures sensibles américaines et de renforcer son secteur économique et manufacturier”, ont accusé plusieurs sénateurs démocrates dans un communiqué.- Accès au marché chinois -Les exportations de puces américaines vers la Chine sont un sujet de tension depuis plusieurs années, l’ex-président démocrate Joe Biden puis son successeur Donald Trump craignant, en particulier, qu’elles ne soient utilisées à des fins militaires.Dès 2022, le gouvernement Biden avait mis en place des restrictions à l’exportation. Nvidia y avait remédié en concevant un processeur graphique moins puissant, le H20, afin de satisfaire aux limites imposées par les Etats-Unis et pouvoir ainsi accéder au marché chinois.En avril, le gouvernement Trump avait interdit l’exportation de ces H20 avant de conclure un accord avec Nvidia et d’autoriser de nouveau la vente de ces puces à la Chine, moyennant le versement d’une commission de 15% à l’Etat américain.Mais les autorités chinoises ont alors enjoint aux industriels du pays de ne pas acheter ces puces, préférant privilégier le développement et l’utilisation de matériel chinois.Nvidia n’a réalisé que 50 millions de dollars de chiffre d’affaires en Chine au troisième trimestre et ne projetait, jusqu’ici, aucun revenu provenant de ce marché pour le trimestre en cours.En vertu de l’accord annoncé lundi par M. Trump, le groupe pourra désormais proposer ses processeurs graphiques à des “clients autorisés” en Chine.”Le gouvernement Biden a forcé nos belles entreprises à fabriquer des produits +dégradés+ dont personne ne voulait”, a commenté le président américain sur Truth Social, qui ne manque pas une occasion de critiquer son prédécesseur.M. Trump cherche à limiter les bénéfices que peuvent tirer les entreprises chinoises de la technologie américaine mais entend, dans le même temps, en faire un standard dominant au plan mondial, ce qui nécessite d’autoriser son exportation.L’ancien promoteur immobilier a ainsi précisé lundi que les concurrents de Nvidia, AMD et Intel, auraient, eux aussi, la possibilité de s’adresser au marché chinois.

Feu vert de Trump à l’exportation de puces Nvidia vers la Chine

Donald Trump a annoncé lundi avoir autorisé, sous conditions, l’exportation par Nvidia de certaines de ses puces vers la Chine, après s’être entretenu avec le président chinois Xi Jinping, qui a également donné son feu vert selon le chef de l’Etat américain.Ce dernier a indiqué, sur son réseau Truth Social, que Nvidia reverserait à l’Etat américain 25% du chiffre d’affaires des ventes de ces processeurs graphiques (GPU), très recherchés pour le développement de l’intelligence artificielle (IA).L’agrément porte sur les puces H200, de la gamme Hopper, Nvidia ayant lancé, fin 2024, une nouvelle ligne plus performante, la Blackwell. Il ne s’agit donc pas des produits les plus avancés du groupe américain.Ce qui n’a pas empêché l’opposition de dénoncer la décision du président républicain comme un “immense échec en matière économique et de sécurité nationale”. L’accès de la Chine à ces puces lui “permettra de rendre ses armes plus meurtrières, de mener des cyberattaques plus efficaces contre les entreprises et les infrastructures sensibles américaines et de renforcer son secteur économique et manufacturier”, ont accusé plusieurs sénateurs démocrates dans un communiqué.- Accès au marché chinois -Les exportations de puces américaines vers la Chine sont un sujet de tension depuis plusieurs années, l’ex-président démocrate Joe Biden puis son successeur Donald Trump craignant, en particulier, qu’elles ne soient utilisées à des fins militaires.Dès 2022, le gouvernement Biden avait mis en place des restrictions à l’export. Nvidia y avait remédié en concevant un processeur graphique moins puissant, le H20, afin de satisfaire aux limites imposées par les Etats-Unis et pouvoir ainsi accéder au marché chinois.En avril, le gouvernement Trump avait interdit l’exportation de ces H20 avant de conclure un accord avec Nvidia et d’autoriser de nouveau la vente de ces puces à la Chine, moyennant le versement d’une commission de 15% à l’Etat américain.Mais les autorités chinoises ont alors enjoint les industriels du pays à ne pas acheter ces puces, préférant privilégier le développement et l’utilisation de matériel chinois.Nvidia n’a réalisé que 50 millions de dollars de chiffre d’affaires en Chine au troisième trimestre et ne projetait, jusqu’ici, aucun revenu provenant de ce marché pour le trimestre en cours.En vertu de l’accord annoncé lundi par Donald Trump, le groupe pourra désormais proposer ses processeurs graphiques à des “clients autorisés” en Chine.”Le gouvernement Biden a forcé nos belles entreprises à fabriquer des produits +dégradés+ dont personne ne voulait”, a commenté le président américain sur Truth Social, qui ne manque pas une occasion de critiquer son prédécesseur, dénonçant encore “une très mauvaise idée qui a ralenti l’innovation et pénalisé les travailleurs américains.”Donald Trump cherche à limiter les bénéfices que peuvent tirer les entreprises chinoises de la technologie américaine mais entend, dans le même temps, en faire un standard dominant au plan mondial, ce qui nécessite d’autoriser son exportation.L’ancien promoteur immobilier a ainsi précisé lundi que les concurrents de Nvidia, AMD et Intel, auraient, eux aussi, la possibilité de s’adresser au marché chinois.Dans les échanges électroniques postérieurs à la clôture de la Bourse de New York, l’action Nvidia gagnait plus de 2%.

Wall Street marque le pas avant la Fed

La Bourse de New York a terminé en recul lundi, attendant avec prudence la décision de la Réserve fédérale (Fed) sur ses taux directeurs et toute indication sur le futur de la politique monétaire aux Etats-Unis.Le Dow Jones a lâché 0,45%, l’indice Nasdaq a reculé de 0,14% et l’indice élargi S&P 500 a perdu 0,35%.”Il s’agit simplement d’une pause avant la réunion de la Fed”, qui débutera mardi et se terminera le lendemain, commente auprès de l’AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.Ces dernières semaines, les indices de la place américaine ont été poussés par la perspective d’une nouvelle détente de taux pour cette dernière réunion de l’année.”Il ne fait pratiquement aucun doute que la Fed va baisser ses taux mercredi”, relève Art Hogan. Selon l’outil de veille CME FedWatch, les investisseurs anticipent massivement une troisième détente consécutive, qui ramènerait les taux dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%.Pour M. Hogan, “ce qui sera probablement plus important, c’est le ton adopté par la Fed, (…) le résumé de ses projections économiques et la conférence de presse” de son président Jerome Powell mercredi à l’issue de la réunion.Tout cela pourrait “aider les investisseurs à se faire une idée de la politique accommodante, ou non, que la banque centrale américaine est susceptible de mener à l’avenir”, note David Morrison, de Trade Nation.Les responsables de la Fed semblent être divisés sur la marche à suivre dans les prochains mois.Trois camps se dessinent: les partisans d’un statu quo, ceux qui ont laissé planer le doute et les défenseurs d’un desserrement monétaire.Les baisses de taux sont généralement bien accueillies par Wall Street car elles sont de nature à aider la croissance, et donc à augmenter les perspectives de bénéfices des entreprises.Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’Etat américains à 10 ans se tendait vers 21H20 GMT, à 4,17%, contre 4,13% à la clôture vendredi.Côté indicateurs, la place new-yorkaise gardera un oeil sur la publication du rapport JOLTS mardi concernant les offres d’emploi en octobre, des données retardées à cause de la longue paralysie budgétaire (“shutdown”) qui a touché les Etats-Unis du 1er octobre au 12 novembre.Au tableau des valeurs, le groupe de télévision et de cinéma Paramount Skydance (+9,02% à 14,57 dollars) a été récompensé pour sa nouvelle proposition d’acquisition de son concurrent Warner Bros Discovery (WBD), valorisé 108,4 milliards de dollars.Cette contre-offre a été lancée trois jours après l’annonce d’un accord de rachat entre WBD (+4,41% à 27,23 dollars) et Netflix (-3,44% à 96,79 dollars).A la différence de Netflix, qui ne propose de racheter, pour l’essentiel, que le studio Warner Bros et la plateforme de vidéo à la demande HBO Max, Paramount Skydance veut, lui, acquérir l’ensemble de WBD, y compris son portefeuille de chaînes de télévision, selon un communiqué.La société Confluent a de son côté été propulsée (+29,08% à 29,87 dollars) après l’annonce lundi de son rachat par le groupe informatique IBM (+0,40% à 309,18 dollars) pour 11 milliards de dollars.Avec cette transaction, qui devrait être finalisée d’ici mi-2026, IBM indique vouloir accélérer le déploiement d’intelligences artificielles (IA) agentiques auprès des entreprises.Le concepteur de puces informatiques Marvell Technology a été décroché (-6,99% à 92,00 dollars) suite à des informations de presse selon lesquelles le géant Microsoft pourrait changer de fournisseur et opter pour les produits de Broadcom (+2,78% à 401,10 dollars). 

Trump annonce 12 milliards de dollars d’aide pour les agriculteurs américains, frappés par ses droits de douane

Donald Trump a annoncé lundi un plan d’aide de douze milliards de dollars pour soutenir les agriculteurs américains, un électorat clé frappé de plein fouet par la guerre commerciale déclenchée par le président américain.”Nous allons prendre une petite partie des centaines de milliards de dollars que nous recevons grâce aux droits de douane pour la donner à nos agriculteurs et leur offrir un soutien économique”, a déclaré Donald Trump lors d’une table ronde à la Maison Blanche, avec à ses côtés le secrétaire au Trésor Scott Bessent et la ministre de l’Agriculture Brooke Rollins.Nombre d’agriculteurs américains, base politique d’importance pour le milliardaire américain, ont été directement touchés par sa politique protectionniste avec la chute des achats chinois de soja américain, mesure de rétorsion décidée par Pékin face aux nouveaux droits de douane américains.En renforçant la trésorerie des agriculteurs américains, le plan dévoilé lundi doit leur permettre d'”améliorer leur sécurité” financière en attendant notamment que les accords commerciaux “ouvrent de nouveaux marchés”, selon la porte-parole adjointe de la Maison Blanche, Anna Kelly, dans une déclaration transmise à l’AFP.L’essentiel du plan — 11 milliards sur 12 — va être déboursé en un seul versement aux agriculteurs qui mènent des cultures. Il doit aussi leur permettre de financer leurs semis pour l’année prochaine.La ministre de l’Agriculture en a profité pour annoncer la levée de “restrictions environnementales” qui visaient jusqu’ici les constructeurs d’équipements agricoles, des régulations qui, selon elle, “ne servaient à rien si ce n’est rendre les équipements nettement plus chers et plus difficiles à utiliser”.En échange de cette réforme, le gouvernement attend des fabricants qu’ils “abaissent leur prix”, a prévenu Mme Rollins.Autant d’éléments qui, avec les accords commerciaux signés ou espérés, doivent permettre de soutenir l’agriculture américaine l’année prochaine, a assuré le président américain.- Soja -“Cela commence à prendre une bonne tournure”, s’est félicité M. Trump, citant notamment “les quantités immenses de soja que la Chine achète”, que le président américain a estimé à “40 milliards de dollars”.Pékin s’est en effet engagé cet automne à acquérir plusieurs millions de tonnes de soja américain, dans le cadre des négociations commerciales visant à atténuer les tensions économiques entre les deux premières puissances économiques mondiales.Une promesse que la Chine n’a jusqu’ici que partiellement tenu, selon les analystes, alors que Pékin pourrait se tourner vers l’Amérique du Sud.Outre la Chine, Donald Trump a rappelé l’engagement du Japon de se fournir en matières agricoles, dont du riz et du soja, pour un total de huit milliards de dollars.Le président américain avait annoncé à plusieurs reprises son intention de venir en aide au secteur agricole qui souffre particulièrement des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, mais également de la concurrence accrue d’autres pays, Argentine et Brésil notamment pour les producteurs de soja.La Chine a cette année fortement limité ses achats de produits agricoles américains en représailles des droits de douane imposés par Donald Trump sur les produits chinois et les restrictions d’exportations américaines vers la Chine sur les produits de haute technologie.Les agriculteurs américains sont par ailleurs confrontés à une forte hausse des prix de leurs intrants combinée à une stagnation, ou une baisse, de ceux de leurs produits.Une partie de la hausse des coûts s’explique également par les droits de douane imposés par Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche, notamment ceux visant les engrais, le bois de construction ou encore les véhicules et pièces de rechange.L’aide dévoilée lundi pourra être demandée par les agriculteurs d’ici la fin de l’année pour un versement d’ici fin février, selon la ministre.

La Croatie commande 18 canons Caesar à la France et va moderniser ses Rafale

La Croatie a confirmé lundi l’achat de 18 canons automoteurs français Caesar pour renforcer son artillerie, et s’est engagée à moderniser ses douze avions de chasse Rafale avec l’aide de la France, lors d’une visite du Premier ministre croate Andrej Plenkovic à Paris.”Nous sommes très contents des dynamiques dans la défense”, a-t-il dit devant la presse après un entretien avec le président français Emmanuel Macron à l’Elysée.Les gouvernements des deux pays ont signé un accord confirmant la commande de 18 Caesar. Le ministère croate de la Défense avait annoncé début novembre à l’AFP cet achat pour un montant de 320 millions d’euros.L’acquisition va être réalisée “en s’appuyant sur le nouvel instrument européen Safe dédié au financement de la base industrielle et technologique de défense européenne”, a souligné Emmanuel Macron. “C’est une concrétisation éloquente de ce pour quoi nous nous sommes battus ces derniers mois au niveau européen”, a-t-il ajouté au sujet de l’effort de réarmement du vieux continent et de la volonté française qu’il s’appuie sur des équipements européens.Par ailleurs, une lettre d’intention a été signée “pour engager avec notre accompagnement un travail pour moderniser” les douze Rafale du constructeur Dassault acquis par Zagreb, “au standard technologique équivalent à celui en cours au sein de notre armée de l’air et de l’espace”, a dit le président français.Les deux pays membres de l’Union européenne et de l’Otan ont enfin signé un plan d’action triennal 2026-2028 pour la “consolidation” de leur partenariat stratégique conclu en 2021, a-t-il annoncé.Il a rappelé qu’entre 2021 et 2024, les échanges commerciaux entre les deux Etats avaient progressé de 40%, et les investissements des entreprises françaises en Croatie avaient quasiment triplé.

Budget Sécu: le gouvernement a déposé un amendement portant la hausse des dépenses d’assurance maladie de 2 à 3%

A 24 heures du vote crucial à l’Assemblée nationale sur le budget de la Sécurité sociale, la ministre de la Santé a annoncé lundi avoir déposé un amendement pour augmenter l’objectif des dépenses de l’assurance maladie “de 2 à 3%” pour tenter de décrocher une majorité.”Pour un budget de la Sécurité sociale sincère au regard des derniers débats parlementaires, j’ai déposé un amendement portant l’Ondam -les dépenses d’assurance maladie- de 2 à 3%”, a indiqué Stéphanie Rist sur X.C’est “une sorte d’équilibrage” notamment pour “rendre compte du fait qu’il n’y aura pas de hausse des franchises médicales” en 2026, car “il n’y a pas de majorité parlementaire pour cela”, a-t-elle précisé ensuite sur le plateau de BFMTV.A l’intention des écologistes, le ministre de l’Economie Roland Lescure avait confirmé dimanche qu’il devrait y avoir un dernier amendement pour augmenter l’objectif des dépenses de l’assurance maladie, revendication importante de ce groupe. La ministre de la Santé avait affiché l'”objectif” de porter une augmentation de 3% de ces dépenses.Si cet amendement est adopté, “ça sera un des éléments importants dans notre décision” sur l’ensemble du texte, a fait valoir à l’AFP la patronne des députés écologistes Cyrielle Chatelain. L’abstention du groupe écologiste et social, qui compte 38 députés, pourrait en effet être nécessaire pour éviter un rejet du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, une hypothèse non négligeable à ce stade.Le sénateur de Paris Yannick Jadot, ancien candidat à la présidentielle, a appelé les députés écologistes “au minimum à s’abstenir” mardi, estimant auprès de l’AFP qu’il ne fallait “pas sanctionner un compromis” sur lequel Les Ecologistes ont pesé.Alors que les écologistes ont voté vendredi contre le volet recettes du budget de l’Etat, le patron du PS Olivier Faure a espéré pour sa part lundi que le “geste du gouvernement” d’augmenter l’objectif des dépenses d’assurance maladie “les amènera à faire le bon choix” sur le budget de la Sécu. Interrogée sur les chances d’un vote positif mardi, Stéphanie Rist a répondu sur BFMTV que “c’est très difficile à dire” et que “chaque groupe regarde les uns et les autres” pour se positionner. Et “j’ai mené des réunions avec beaucoup de groupes aujourd’hui sur le côté technique (…) pour que chacun puisse voter en conscience”, a-t-elle déclaré.Si le texte n’est pas adopté, le gouvernement a maintes fois averti que le déficit de la Sécu plongerait autour des 30 milliards d’euros en 2026, contre 23 en 2025. “Si le PLFSS est adopté: dépenses de santé maîtrisées malgré le déficit. En cas de rejet: dérive massive, plus de 30 milliards d’euros de déficit”, a réaffirmé la ministre sur X.Même si le vote mardi est positif, le projet de budget de la Sécurité sociale devra faire encore un aller-retour avec le Sénat avant son adoption définitive.

Plusieurs pays européens dont la France appellent Bruxelles à “renforcer” la mobilisation contre Shein et consorts

Emmenés par la France, huit pays du Vieux continent appellent la Commission européenne et les Etats membres à “renforcer” leur “mobilisation collective” face aux “risques systémiques” que représentent selon eux les plateformes d’e-commerce comme Shein, dans un courrier adressé lundi à Bruxelles.”Nous appelons la Commission à se mobiliser avec force et sans relâche sur la question de la concurrence déloyale des plateformes d’e-commerce de pays tiers”, clament les Etats signataires, à savoir l’Autriche, la Belgique, l’Espagne, la France, la Grèce, l’Italie, la Hongrie et la Pologne.La Commission a déjà adressé des demandes d’informations à Shein, une procédure qui peut aboutir à l’ouverture d’une enquête, ce que réclame Serge Papin, ministre français du Commerce à l’initiative de cette lettre.Cette enquête “doit être complétée par des mesures provisoires pour atténuer les risques systémiques non maîtrisés par Shein et par d’autres plateformes”, a-t-il estimé lors du “conseil compétitivité” organisé lundi à Bruxelles, réclamant également des “sanctions supplémentaires” dans “les procédures déjà lancées contre Temu et AliExpress”.L’Etat français a déjà essayé en vain de suspendre Shein via une procédure administrative début novembre, après la découverte de la vente de poupées sexuelles d’apparence enfantine. L’Etat a porté cette demande de suspension devant la justice, qui tranchera le 19 décembre. Mais face à la possibilité d’un nouvel échec, la France presse la Commission européenne, la lutte contre les risques systémiques des grandes plateformes étant une compétence européenne.Pour protéger consommateurs et entreprises de “risques” comme la vente de produits illicites ou des pratiques commerciales déloyales, les pays signataires de la lettre réclament l’application du droit existant comme le Règlement sur les services numériques (DSA).Ils plaident pour “des efforts coordonnés (…) afin de renforcer les contrôles effectués par” les autorités douanières et de protection des consommateurs. En outre, ils invitent la Commission européenne à “jouer un rôle actif” et à “revoir la réglementation existante, et si nécessaire”, à renforcer “les obligations des plateformes en ligne”. Les signataires réclament enfin “la mise en place d’une taxe européenne sur les colis de faible valeur”, mesure déjà prévue au niveau national notamment par la France.Mi-novembre, les ministres des Finances de l’UE ont approuvé la suppression de l’exonération de droits de douane sur les petits colis importés, qui pourrait entrer en vigueur dès le premier trimestre 2026.

Ligue 1: le Paris FC s’agrandit, nouvelle étape de ses ambitions

Un an après l’arrivée de la famille Arnault et de Red Bull, le Paris FC a présenté lundi l’agrandissement de son centre d’entraînement à Orly, l’occasion de faire un point d’étape sur les ambitions du riche promu.. Un centre deux fois plus grandLe PFC occupait la moitié d’un disque lové dans une boucle ferroviaire, il va doubler sa surface de 8 à 16 hectares et de quatre à neuf terrains d’ici à 2028 en mordant sur le parc du Grand Godet à Orly (Val-de-Marne).”Avec cette extension, nous allons donner à nos deux équipes d’élite, masculine et féminine, mais aussi aux deux centres de formation et à nos équipes de jeunes, la possibilité de travailler dans de meilleures conditions”, a dit le président du club et actionnaire minoritaire Pierre Ferracci lors d’une conférence de presse de présentation.La première étape de cet agrandissement doit permettre au PFC de disposer de trois terrains supplémentaires dès la saison prochaine, et le centre de formation de l’équipe féminine doit être inauguré “début 2026”, a ajouté le dirigeant qui a pris la direction du club il y a 15 ans en National (3e division).. La formation, “clef de voûte” du projetPour Antoine Arnault, le représentant de sa famille au PFC, ces travaux sont “une étape encore plus importante que les deux précédentes” atteintes en mai 2024, avec la montée en L1 de l’équipe masculine et “le premier grand trophée du club”, la Coupe de France féminine.La formation est “la clef de voûte du projet” du club, a expliqué lundi le fils du milliardaire Bernard Arnault (LVMH), qui veut “continuer à travailler ce tissu local et ce fameux vivier de jeunes joueurs franciliens, qui trop souvent partent hors l’Île-de-France, parfois même à l’étranger pour éclore et développer leur talent ailleurs”.”Le bassin francilien est le meilleur du monde avec celui de Sao Paulo au Brésil, enchaîne Ferracci. Quand je me suis lancé dans cette aventure, Arsène Wenger m’avait dit: +Si tu veux faire un deuxième club à Paris à côté du grand club d’à côté (le PSG), il te faut mettre la formation en coupe réglée+”.. Un mercato d’hiver ambitieuxSi Ferracci reconnaît que son club traverse “un petit moment difficile” avec quatre matches sans victoire en L1 qui l’ont fait reculer à la 14e place, il ne s'”inquiète pas, on est parti pour une installation durable en Ligue 1″.Le PFC est cependant prêt à se renforcer au mercato d’hiver, avec au moins un joueur au milieu de terrain et un en attaque, de sources internes au club.Les recrues offensives de l’été notamment ont déçu, comme William Geubbels et Jonathan Ikoné, et les absences sur blessures simultanées de Pierre Lees-melou et du capitaine Maxime Lopez en novembre ont laissé un vide au milieu.Antoine Arnault a révélé dans L’Equipe lundi que le club était passé tout près de recruter le champion du monde 2018 N’Golo Kanté, mais que son club saoudien Al-Ittihad ne l’avait pas libéré.. A Jean-Bouin au moins jusqu’en 2029Pour conforter ses ambitions, le PFC aimerait à terme disposer de son propre stade. Il partage cette saison et au moins jusqu’en 2029 Jean-Bouin avec l’équipe de rugby du Stade français, “une enceinte qui correspond à nos besoins, notamment en Ligue 1”, dit Ferracci.Avant cette saison le club jouait à Charléty, stade d’athlétisme de la porte de Gentilly au sud de Paris, où évolue toujours l’équipe féminine.Un jour de match à Charléty, “toute l’équipe de Red Bull, y compris (le directeur du football) Jürgen Klopp, nous a dit : +Si vous voulez progresser, vous devez changer de stade le plus vite possible+, a raconté Antoine Arnault. Ils nous ont permis de prendre conscience que ce stade ou ce centre n’étaient peut-être pas à la hauteur d’une future grande équipe de Ligue 1.”Le club n’envisage pas de jouer au Parc des Princes. “Je ne veux même pas en entendre parler. C’est le stade du PSG, ce serait irrespectueux d’évoquer le sujet”, assure Antoine Arnault dans L’Equipe.