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Trump reprend la route alors que l’inflation frappe les Américains

Le président américain Donald Trump se rend mardi en Pennsylvanie en espérant apaiser la colère des Américains, exaspérés par la hausse du coût de la vie, une de ses grandes promesses de campagne et un des arguments majeurs de ses détracteurs.Trump soutient, malgré les chiffres, avoir réduit l’inflation et il compte désormais reprendre les rassemblements qui lui avaient réussi durant la dernière campagne présidentielle.Le milliardaire de 79 ans a rejeté avec véhémence ce qu’il appelle la “supercherie” des démocrates sur le coût de la vie. Mais les sondages indiquent que sa cote de popularité a chuté sous le poids des mauvaises performances de sa politique économique.Le républicain doit également faire face à des dissensions au sein de son propre mouvement “Make America Great Again” (Rendre sa grandeur à l’Amérique), avec des appels qui se multiplient à se concentrer sur le pays plutôt que sur l’international.En Pennsylvanie, Trump “discutera de la manière dont lui et son administration continuent de se concentrer sur la réalisation de sa priorité n°1 un depuis le premier jour de sa présidence: mettre fin à la crise de l’inflation de Joe Biden”, a déclaré un responsable de la Maison Blanche à l’AFP.Le président doit s’exprimer depuis le complexe hôtelier du Mount Airy Casino à Pocono, en Pennsylvanie, selon les médias américains. Avant de devenir président, il comptait plusieurs casinos dans son portefeuille d’affaires, dont plusieurs ont fait faillite.Donald Trump insiste sur le fait que les prix baissent pour des produits clés comme le boeuf, les oeufs et le café, et qu’il répare le “gâchis” laissé par son prédécesseur démocrate.En conseil des ministres la semaine dernière, il a aussi affirmé que le sujet du coût de la vie était monté de toutes pièces par l’opposition.”J’ai hérité de la pire inflation de l’histoire. Personne ne pouvait se permettre quoique ce soit”, a-t-il déclaré, revendiquant avoir “stoppé l’inflation depuis janvier” et avoir “presque atteint le niveau idéal”.Mais la hausse des prix a continué de s’accélérer pour atteindre 2,8% en septembre. La cote de popularité du président a simultanément chuté à son plus bas niveau depuis son retour au pouvoir en janvier, notamment en raison du coût de la vie que les Américains imputent en partie à ses tarifs douaniers.- 12 milliards pour l’agriculture -Son ancienne alliée, Marjorie Taylor Greene, figure de la droite radicale qui a démissionné du Congrès après avoir rompu avec lui, lui reproche d’avoir échoué sur la question.”Pour un président dont le slogan était +l’Amérique d’abord+, la priorité n°1 aurait dû être la politique intérieure et ce ne l’a pas été”, a déploré Mme Greene dimanche sur CBS News.Le thème a été au centre de la campagne des démocrates lors des élections remportées en novembre pour la mairie de New York et pour les gouvernorats du New Jersey et de Virginie.La Pennsylvanie ouvrière est un Etat-clé sur la route de la Maison Blanche. Trump a remporté de justesse cet État du nord-est en 2016 et 2024, et l’avait perdu de peu face à Biden en 2020. Il n’est pas éligible pour se représenter en 2028, malgré des déclarations contraires au sein de son clan. Mais les élections de mi-mandat pour renouveler le Congrès en novembre 2026 sont aussi cruciales qu’incertaines.La cheffe de cabinet du président, Susie Wiles, a indiqué qu’il serait sur le terrain l’année prochaine, afin de mobiliser une base électorale tentée par l’absention.D’ores et déjà, il a annoncé lundi un plan d’aide de douze milliards de dollars pour soutenir les agriculteurs américains, frappés de plein fouet par la guerre commerciale déclenchée par Washington.”Nous aimons nos agriculteurs et comme vous le savez, les agriculteurs m’aiment”, a déclaré Trump à la Maison Blanche.

BMW : nouveau patron désigné pour piloter la transition vers l’électrique

Le constructeur automobile BMW a désigné mardi Milan Nedeljković, responsable de la production, pour prendre la tête du groupe, au moment où le constructeur bavarois accélère vers l’électrique dans un secteur bousculé par la concurrence asiatique.Ingénieur et pur produit maison du groupe munichois, entré comme stagiaire en 1993, M.Nedeljković, 56 ans, succédera en mai prochain à l’actuel président du directoire Oliver Zipse, qui arrivera à la fin de son mandat, selon un communiqué.Il supervise actuellement plus de 30 usines dans le monde, adaptées pour produire sur les mêmes lignes des modèles électriques et thermiques. Comme l’ensemble des constructeurs allemands, BMW, qui possède également les marques Mini et Rolls-Royce, voit ses ventes reculer en Chine, un marché clé où il est concurrencé par une forte concurrence locale, notamment le leader mondial de l’électrique BYD.Sous la présidence de M.Zipse, BMW a lancé une offensive historique dans l’électrique avec la famille “Neue Klasse”. A ce titre, il a dévoilé en septembre au salon de l’automobile de Munich le SUV électrique iX3. L’industrie automobile européenne traverse une crise aiguë, avec des ventes de modèles électriques qui souffrent d’une demande encore insuffisante. Dans ce contexte, l’UE est sous pression pour assouplir l’interdiction de vendre des voitures neuves à moteur essence ou diesel prévue dès 2035, avec une décision désormais attendue le 16 décembre. BMW a par ailleurs subi comme ses rivaux européens la hausse des droits de douane américains sur les voitures fabriquées en Europe. Mais il tire mieux son épingle du jeu que ses rivaux allemands Mercedes, Porsche et Audi (groupe Volkswagen), notamment grâce à sa plus grande usine au monde en Caroline du Sud, où il produit la moitié des véhicules à destination des Etats-Unis.

La France doit mettre la priorité sur l’électricité pour s’affranchir des importations d’énergies fossiles, selon RTE

En plein débat sur les choix énergétiques de la France, le gestionnaire du réseau de haute tension RTE sonne la mobilisation générale pour accélérer la transition vers l’électricité et réduire la dépendance coûteuse aux énergies fossiles, sans quoi le pays pourrait manquer ses objectifs de décarbonation et de réindustrialisation.”La pertinence d’une électrification rapide du pays pour réduire ses dépendances aux fossiles importés, améliorer sa balance commerciale et permettre sa décarbonation rapide est attestée”, écrit RTE dans son bilan prévisionnel 2025, destiné à éclairer les choix gouvernementaux en matière énergétique.Le gardien de l’équilibre électrique français rappelle que les importations d’hydrocarbures (gaz, pétrole) constituent la première source du déficit commercial, une note salée de 50 à 70 milliards d’euros chaque année, et même près de 120 milliards lors de la crise énergétique.La stratégie de décarbonation de la France vise à réduire d’ici 2035 la part des hydrocarbures dans sa consommation d’énergie de 60% aujourd’hui à 30-35% en augmentant l’usage de l’électricité bas carbone – nucléaire ou renouvelable – dans les transports, l’industrie, les bâtiments…Problème: le pays accuse aujourd’hui un “retard” dans cette “électrification” alors qu’il dispose de “l’avantage quasi-unique en Europe d’une production d’électricité particulièrement abondante et déjà décarbonée à 95%”, et avec des prix sur les marchés de gros parmi les plus bas du continent, souligne RTE.L’impératif de remplacement des énergies fossiles par de l’électricité décarbonée “va bien au-delà” des objectifs climatiques de baisse des émissions, précise à l’AFP Thomas Veyrenc, directeur général Economie, stratégie et finances de RTE. “C’est un enjeu de souveraineté de réduire des importations d’énergies fossiles de la Russie, du Moyen-Orient, ou même des Etats-Unis”.Ce rapport “confirme la nécessité d’accélérer sur l’électrification des usages pour atteindre nos objectifs : transition écologique, des logements plus résilients, décarbonation de l’industrie et réindustrialisation, indépendance énergétique”, a commenté Bercy. Sa publication doit ouvrir une séquence politique avec des annonces du gouvernement sur une “stratégie d’électrification complémentaire” à la future feuille de route énergétique de la France (PPE), selon le ministère de l’Economie. Des décisions concernant cette PPE seront d’ailleurs “prises d’ici Noël”. – Avancer sur deux jambes -La publication de ce décret a déjà plus de deux ans de retard en raison de profondes divisions politiques sur le partage entre nucléaire et énergies renouvelables, auxquelles est notamment opposé le Rassemblement national. Leurs adversaires venus aussi d’une partie de la droite les accusent de coûter cher en aides publiques et de déséquilibrer le système électrique en raison de leur intermittence.Mais du point de vue de RTE, nucléaire et renouvelables ne se concurrencent pas. “Le système énergétique de demain devra marcher sur deux jambes, les renouvelables et le nucléaire. Il n’y aurait aucun intérêt à se priver de l’une maintenant, au risque de ne plus pouvoir avancer”, souligne Xavier Piechaczyk, président du directoire de RTE.Le rapport actualise la trajectoire de décarbonation de la France en tenant compte du retard pris dans l’électrification depuis 2023, de la dégradation du contexte macroéconomique et des conséquences durables des actions de sobriété instaurées durant la crise énergétique de 2022-2023. De ce fait, le gestionnaire ajuste à la baisse le besoin d’électricité de la France à l’horizon 2035, “d’environ 35 TWh” par rapport à ses précédentes projections de 2023.La France tend ainsi à s’inscrire actuellement dans une trajectoire de décarbonation dite “lente” dans laquelle elle n’atteint pas ses objectifs climatiques et voit la part de l’industrie manufacturière dans son PIB baisser. Cela se traduit par une demande d’électricité en berne et un épisode de surcapacité avérée jusqu’en 2027-2028.Pour en sortir, RTE prône une accélération de la consommation électrique dans les secteurs qui n’en consomment pas, correspondant à une trajectoire de décarbonation “rapide” alignée sur ses objectifs climatiques et de réindustrialisation – la solution la moins coûteuse et la plus efficace selon RTE. “Face à cette situation de surcapacité électrique temporaire, la France a le choix entre actionner un levier de décarbonation rapide, possible car les projets industriels existent ou bien ralentir transitoirement le rythme d’installation des renouvelables”, souligne M. Piechaczyk.Mais il met en garde: “ce levier-là, bien moins efficace économiquement, doit être manié avec proportionnalité” pour ne pas affaiblir les filières des renouvelables.

Google visé par une enquête de Bruxelles sur l’utilisation de données pour l’IA

L’Union européenne a annoncé mardi avoir ouvert une enquête sur l’utilisation par Google de contenus en ligne pour ses services d’intelligence artificielle (IA), afin de vérifier si le groupe ne commet pas d’infractions aux règles de la concurrence.Cette enquête s’appuie sur une plainte qui “risque d’étouffer l’innovation dans un marché plus concurrentiel que jamais”, a réagi auprès de l’AFP un porte-parole du géant technologique américain.”L’IA apporte des innovations remarquables et de nombreux avantages aux citoyens et aux entreprises partout en Europe, mais ce progrès ne saurait se faire au détriment des principes fondamentaux de nos sociétés”, a déclaré de son côté la vice-présidente de la Commission européenne chargée de la concurrence, Teresa Ribera.”C’est pourquoi nous enquêtons afin de déterminer si Google a pu imposer des conditions abusives aux éditeurs et aux créateurs de contenu, tout en désavantageant les développeurs de modèles d’IA concurrents, en violation des règles de concurrence de l’UE”, a-t-elle ajouté.L’enquête lancée par la Commission européenne vise à vérifier si Google ne lèse pas les éditeurs en ligne et les Youtubers, lorsque le géant américain utilise leurs contenus pour générer des résultats de recherche faisant appel à l’IA.Bruxelles s’inquiète également du fait que Google utilise les vidéos publiées sur sa plateforme YouTube pour entraîner des modèles d’IA, sans donner la possibilité à ceux qui les ont créées de s’y opposer ni leur offrir de compensation.Ces pratiques pourraient constituer des abus de position dominante, prévient l’exécutif européen.En outre, Google interdit spécifiquement à ses concurrents de se servir des vidéos diffusées sur YouTube pour entraîner leurs propres modèles d’IA, ce qui pourrait là encore constituer une infraction aux règles de la concurrence, estime la Commission.- Multiples contentieux -Cette enquête fait suite à une campagne lancée cet été par une ONG britannique, Foxglove, associée à une organisation d’éditeurs de presse, l’Independent Publishers Alliance et au collectif Movement for an Open Web (MOW).Ils avaient saisi en juillet l’autorité britannique de la Concurrence (la CMA) et la Commission européenne, réclamant leur “intervention d’urgence pour empêcher Google de voler le travail des journalistes professionnels, et de le régurgiter sous forme de résumés truffés d’erreurs générés par l’IA”.Les conditions dans lesquelles les principaux acteurs de l’intelligence artificielle utilisent des données disponibles sur internet, dont des contenus de presse, pour nourrir et entraîner les grands modèles d’IA générative sont l’objet de multiples contentieux aux Etats-Unis et en Europe.Certains détenteurs de droit, écrivains, musiciens ou éditeurs de presse, ont saisi des tribunaux pour utilisation non autorisée de leur production.De leur côté, les grands acteurs de l’IA générative s’appuient sur la notion juridique d’utilisation équitable (“fair use” en anglais), susceptible de limiter l’application du droit de propriété intellectuelle.Certains d’entre eux ont toutefois signé des accords leur permettant d’utiliser les contenus d’éditeurs, notamment des médias, contre rémunération. Google n’est pas le seul groupe dont Bruxelles scrute les activités dans l’IA. La semaine dernière, la Commission européenne a ouvert une autre enquête à propos des fonctions d’IA dans WhatsApp, filiale de Meta.Bruxelles soupçonne que de nouvelles règles d’intégration des “chatbots” (robots conversationnels) faisant appel à l’IA dans WhatsApp, annoncées par Meta, puissent priver d’accès les fournisseurs tiers de services d’intelligence artificielle, au bénéfice de celui développé par le groupe, baptisé Meta AI.Des allégations jugées “sans fondement” par un porte-parole de l’application de messagerie instantanée.

Grèce: les agriculteurs en colère maintiennent la pression

Les agriculteurs en colère ont maintenu la pression sur le gouvernement grec mardi en poursuivant leurs barrages avec plus de 20.000 tracteurs sur les routes du pays après l’occupation des aéroports internationaux de l’île de Crète.”Plus de 20.000 tracteurs” sont actuellement déployés sur les principales routes de Grèce, a affirmé à l’AFP Sokratis Alifteiras, vice-président de la Fédération des associations agricoles de Larissa (centre).”Aujourd’hui, il existe 55 points de blocage dans tout le pays”, a-t-il ajouté.Dans toute la Grèce, éleveurs et agriculteurs réclament le versement de subventions européennes, retardé par un vaste scandale de fraude à ces aides de l’Union européenne qui éclabousse le pays, et tout particulièrement la Crète (sud), depuis le printemps.Sur cette île, l’aéroport international d’Héraklion a pu reprendre ses opérations mardi matin après avoir été occupé par des dizaines d’agriculteurs, ce qui a entraîné des annulations et retards lundi et mardi matin.  “Le trafic à l’aéroport de Héraklion est rétabli depuis 10h00 (08h00 GMT, ndlr), les agriculteurs ont quitté les lieux pour participer à une assemblée générale”, a indiqué à l’AFP une source aéroportuaire.Plus d’une vingtaine de vols au départ et à destination de l’aéroport d’Héraklion, chef-lieu de l’île, qui accueille durant la saison touristique des centaines de milliers de vacanciers, ont été annulés ou retardés lundi, selon la même source.L’aéroport de La Canée, plus à l’ouest, opérait également normalement après des perturbations lundi.Des renforts de police ont été envoyés depuis Athènes, selon la télévision publique ERT, après les heurts lundi entre agriculteurs et policiers sur la plus grande île de Grèce. Les agriculteurs manifestent leur colère depuis la fin novembre et l’autoroute Athènes-Thessalonique est fermée sur certaines portions, selon une porte-parole de la police à l’AFP. Les véhicules sont redirigés sur des routes parallèles. A Karditsa (nord), au coeur de la principale région agricole, l’autoroute était aussi entièrement bloquée par des centaines de tracteurs, selon des images de l’AFPTV.”Si le gouvernement grec veut vraiment punir ceux qui ont volé (dans le scandale des subventions européennes, ndlr), il doit leur reprendre l’argent et le donner aux vrais agriculteurs”, a jugé auprès de l’AFP Kostas Tsoukalas, un producteur de coton de 47 ans, sur un barrage près de Karditsa.”Tous ceux qui ont volé doivent aller en prison”, a-t-il ajouté.- Mitsokakis “ouvert au dialogue” -Les agriculteurs ont également décidé de bloquer le port de Volos, dans le centre du pays, mercredi, avec des agriculteurs et des éleveurs pour la mobilisation terrestre et des pêcheurs pour la mobilisation maritime, selon la même source.Lundi, des dizaines d’agriculteurs avaient attaqué les forces antiémeutes à coups de pierres et de bâtons en Crète. Le gouvernement a promis d’allouer des fonds supplémentaires aux agriculteurs qui subissent en outre cette année la faiblesse des prix de leurs produits, la hausse des coûts de l’énergie et une épidémie dévastatrice de variole ovine.Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, mis en difficulté par cette crise, a assuré que le gouvernement était ouvert au dialogue avec les représentants des agriculteurs, tout en les mettant en garde contre des protestations “aveugles”. Le scandale de détournement des aides agricoles européennes n’a cessé de prendre de l’ampleur depuis que le Parquet européen a annoncé en mai mener une enquête.Selon les autorités grecques, ce sont plus de 30 millions d’euros de subventions de la PAC (Politique agricole commune) de l’UE qui auraient été détournés par des personnes réclamant une aide pour des terres qu’elles ne possédaient pas ou exagérant la taille de leurs troupeaux.La procureure en chef du Parquet européen, Laura Kövesi, s’est engagée “à nettoyer les écuries d’Augias”.

Renault va construire deux véhicules électriques pour Ford en France

Les constructeurs Renault et Ford ont noué un partenariat pour le développement et la production, sur un site du groupe français dans le nord de la France, de deux voitures électriques Ford destinées au marché européen.L’accord inclut aussi une lettre d’intention coopérer dans le secteur des véhicules utilitaires légers (VUL) en Europe, pour éventuellement “développer et fabriquer ensemble certains VUL Renault et Ford”, selon un communiqué publié mardi.Ce “partenariat stratégique historique” vise à “élargir l’offre de véhicules électriques de Ford destinée aux clients européens” et à renforcer “considérablement la compétitivité des deux entreprises dans un paysage automobile européen en pleine mutation”, ajoutent-ils.Ces deux véhicules Ford, dont le premier est attendu en concessions début 2028, seront “conçus par Ford et développés avec Renault Group”. Ils seront “basés sur la plateforme Ampère”, filiale électrique de Renault, et produits par le constructeur dans le nord de la France, bénéficiant ainsi des “atouts et de la compétitivité de Renault Group en matière de véhicules électriques”, selon le communiqué.Ils “marquent la première étape d’une nouvelle offensive produit ambitieuse de Ford en Europe”, ajoute-t-il.”Nous sommes très fiers qu’un constructeur aussi iconique nous ait choisi. Cela nous conforte dans l’idée que notre vision d’un développement à grande échelle de véhicules électriques compétitifs en Europe est sur la bonne voie”, a déclaré François Provost, directeur général du constructeur français, lors d’un point avec la presse.Ford a choisi Renault car le groupe français “a une longue expérience” en matière de compétitivité et de coûts dans le segment des véhicules de segment B (les voitures compactes), “un segment propre à l’Europe”, selon Jim Farley, le PDG du groupe américain.- Aucun projet de fusion -“A la différence de nos concurrents, nous sommes engagés en Europe et nous pensons que Renault a prouvé ses capacités en termes d’échelles et de coûts”, a-t-il souligné. Et “nous sommes tous deux confiants dans nos capacités à différencier nos marques”.Ces deux véhicules seront “immanquablement des Ford” et “nous allons travailler avec les équipes d’Ampère pour que cela soit compatible avec la plateforme” où ils seront produits, a précisé Jim Baumbick, à la tête de Ford Europe.Les dirigeants de Ford et de Renault l’ont martelé: coopérer et partager les ressources est le seul moyen de réduire les coûts de cette industrie très gourmande en capital et de faire face à la concurrence chinoise.”La menace de la concurrence chinoise en Europe est significative”, elle “nous oblige à investir de manière efficace” et à savoir “les niveaux de coûts à atteindre pour produire des véhicules abordables”, a souligné Jim Baumbick, de Ford Europe.Jim Farley a évoqué les tensions qui parcourent actuellement le marché européen de l’automobile, bousculé entre les appels à sauvegarder la production sur le sol européen, les règlementations de Bruxelles en matière de décarbonation et les achats des clients. “Nous n’avons pas une configuration qui puisse continuer ainsi”, selon lui.A 10 ans de l’objectif fixé par l’Union européenne pour la fin des ventes de voitures thermiques neuves, l’électrification progresse à un rythme plus lent que prévu, dans un marché européen qui n’a pas retrouvé son niveau d’avant Covid et voit émerger la concurrence chinoise.Ce partenariat n’est en aucun cas un préalable à une fusion, ont précisé d’une seule voix les  patrons des deux constructeurs.”Nous sommes un groupe profondément indépendant” et “il n’y a aucune discussion sur ce sujet”, a déclaré le patron du groupe américain fondé en 1903 et dont le siège social se trouve dans la banlieue de Détroit (Michigan).”On peut faire beaucoup de choses sans penser forcément à un avenir commun. Et nous n’avons pas un tel projet”, a renchéri François Provost.

Le repreneur en série ACI Group devant la justice, l’inconnu pour des centaines de salariés

Le groupe ACI, jeune repreneur en série d’une quarantaine de sites industriels lui-même placé en redressement judiciaire, joue mardi son avenir, mais aussi et surtout celui d’une partie de ses 1.600 employés, devant la justice commerciale à Lyon.Lors de la première audience devant le Tribunal des activités économiques (TAE) le 25 novembre, son cofondateur et actionnaire majoritaire Philippe Rivière s’était engagé à trouver “les fonds suffisants” pour sauver la holding. Après plusieurs promesses de financement non tenues, les juges risquent d’être méfiants et pourraient prononcer une liquidation judiciaire.Les syndicats, qui appellent à manifester devant le tribunal, ne croient plus cet homme qui a perdu la gestion de sa société – confiée à des administrateurs judiciaires- et fait l’objet d’une enquête pénale pour des soupçons de malversations.Créé en 2019 par Philippe Rivière et Patrice Rives, ACI Group a racheté, à tour de bras et au pas de charge en six ans, une kyrielle d’entreprises en difficulté, notamment spécialisées dans la fourniture de pièces pour les industries de la défense, de l’aéronautique et du nucléaire civil.Il était parvenu à constituer un groupe d’une quarantaine d’entreprises, englobant quelque 1.600 salariés dont 1.400 en France, mais il avait dû renoncer cette année à plusieurs acquisitions et son modèle s’est effondré à partir de cet été. Depuis le placement en redressement en septembre à la demande de Patrice Rives, contre l’avis de Philippe Rivière, au moins six entités du groupe ont déjà été liquidées, et une dizaine d’autres placées en redressement.Outre la décision sur la maison-mère, “le placement en redressement ou en liquidation devrait intervenir mardi pour près d’une vingtaine d’autres sociétés”, selon Samy Tabti, délégué syndical CGT, qui évalue à 1.200 le nombre de salariés actuels d’ACI Group.Le ministre de l’Economie Roland Lescure, qui suit de près ce dossier, a promis que l’Etat se pencherait sur “toutes les filiales les unes après les autres”, dont certaines “vont bien” et d’autres “moins bien”, pour “tenter de trouver des repreneurs”.Lors d’une première audience, le 25 novembre, Fabrice Fort, coordinateur régional de la CGT Métallurgie, avait évoqué auprès de l’AFP “une affaire qui pourrait virer au scandale d’Etat”: “Rivière a bénéficié d’aides publiques, sans aucun contrôle”, dans des domaines sensibles touchant l’armement et le nucléaire, “pour ensuite siphonner les trésoreries des entreprises qu’il rachetait et faire remonter les fonds à la holding”. 

Feu vert de Trump à l’exportation de puces Nvidia vers la Chine

Donald Trump a annoncé lundi avoir autorisé, sous conditions, l’exportation par Nvidia de certaines de ses puces vers la Chine, après s’être entretenu avec le président chinois Xi Jinping, qui a également donné son feu vert, selon le chef de l’Etat américain.Ce dernier a indiqué, sur son réseau Truth Social, que Nvidia reverserait à l’Etat américain 25% du chiffre d’affaires issu des ventes de ces processeurs graphiques (GPU), très recherchés pour le développement de l’intelligence artificielle (IA).Dans son message publié sur Truth Social, le président américain a précisé avoir informé son homologue chinois que Washington autoriserait Nvidia à expédier ses produits H200 à des “clients agréés par Washington) en Chine et dans d’autres pays, à des conditions permettant le maintien d’une sécurité nationale forte” pour les Etats-Unis. “Le président Xi a répondu favorablement! 25 % seront versés aux États-Unis d’Amérique”, a ajouté M. Trump, sans préciser les modalités de ce versement.le président américain a critiqué l’approche de son prédécesseur, affirmant qu’elle “a forcé nos grandes entreprises à dépenser des MILLIARDS DE DOLLARS pour construire des produits +dégradés+ que personne ne voulait, une idée terrible qui a ralenti l’innovation et nui au Travailleur américain”. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, n’a pas confirmé directement l’accord, mais a déclaré que “la Chine a toujours plaidé en faveur de bénéfices réciproques et d’accords gagnant-gagnant dans le cadre de la coopération entre la Chine et les États-Unis”.L’agrément porte sur les puces H200, de la gamme Hopper, Nvidia ayant lancé, fin 2024, une nouvelle ligne plus performante, la Blackwell. Il ne s’agit donc pas des produits les plus avancés du groupe américain.Ce qui n’a pas empêché l’opposition de dénoncer la décision du président républicain comme un “immense échec en matière économique et de sécurité nationale”. L’accès de la Chine à ces puces lui “permettra de rendre ses armes plus meurtrières, de mener des cyberattaques plus efficaces contre les entreprises et les infrastructures sensibles américaines et de renforcer son secteur économique et manufacturier”, ont accusé plusieurs sénateurs démocrates dans un communiqué.- Accès au marché chinois -Les exportations de puces américaines vers la Chine sont un sujet de tension depuis plusieurs années, l’ex-président démocrate Joe Biden puis son successeur Donald Trump craignant, en particulier, qu’elles ne soient utilisées à des fins militaires.Dès 2022, le gouvernement Biden avait mis en place des restrictions à l’exportation. Nvidia y avait remédié en concevant un processeur graphique moins puissant, le H20, afin de satisfaire aux limites imposées par les Etats-Unis et pouvoir ainsi accéder au marché chinois.En avril, le gouvernement Trump avait interdit l’exportation de ces H20 avant de conclure un accord avec Nvidia et d’autoriser de nouveau la vente de ces puces à la Chine, moyennant le versement d’une commission de 15% à l’Etat américain.Mais les autorités chinoises ont alors enjoint aux industriels du pays de ne pas acheter ces puces, préférant privilégier le développement et l’utilisation de matériel chinois.Nvidia n’a réalisé que 50 millions de dollars de chiffre d’affaires en Chine au troisième trimestre et ne projetait, jusqu’ici, aucun revenu provenant de ce marché pour le trimestre en cours.En vertu de l’accord annoncé lundi par M. Trump, le groupe pourra désormais proposer ses processeurs graphiques à des “clients autorisés” en Chine.”Le gouvernement Biden a forcé nos belles entreprises à fabriquer des produits +dégradés+ dont personne ne voulait”, a commenté le président américain sur Truth Social, qui ne manque pas une occasion de critiquer son prédécesseur.M. Trump cherche à limiter les bénéfices que peuvent tirer les entreprises chinoises de la technologie américaine mais entend, dans le même temps, en faire un standard dominant au plan mondial, ce qui nécessite d’autoriser son exportation.L’ancien promoteur immobilier a ainsi précisé lundi que les concurrents de Nvidia, AMD et Intel, auraient, eux aussi, la possibilité de s’adresser au marché chinois.

Feu vert de Trump à l’exportation de puces Nvidia vers la Chine

Donald Trump a annoncé lundi avoir autorisé, sous conditions, l’exportation par Nvidia de certaines de ses puces vers la Chine, après s’être entretenu avec le président chinois Xi Jinping, qui a également donné son feu vert selon le chef de l’Etat américain.Ce dernier a indiqué, sur son réseau Truth Social, que Nvidia reverserait à l’Etat américain 25% du chiffre d’affaires des ventes de ces processeurs graphiques (GPU), très recherchés pour le développement de l’intelligence artificielle (IA).L’agrément porte sur les puces H200, de la gamme Hopper, Nvidia ayant lancé, fin 2024, une nouvelle ligne plus performante, la Blackwell. Il ne s’agit donc pas des produits les plus avancés du groupe américain.Ce qui n’a pas empêché l’opposition de dénoncer la décision du président républicain comme un “immense échec en matière économique et de sécurité nationale”. L’accès de la Chine à ces puces lui “permettra de rendre ses armes plus meurtrières, de mener des cyberattaques plus efficaces contre les entreprises et les infrastructures sensibles américaines et de renforcer son secteur économique et manufacturier”, ont accusé plusieurs sénateurs démocrates dans un communiqué.- Accès au marché chinois -Les exportations de puces américaines vers la Chine sont un sujet de tension depuis plusieurs années, l’ex-président démocrate Joe Biden puis son successeur Donald Trump craignant, en particulier, qu’elles ne soient utilisées à des fins militaires.Dès 2022, le gouvernement Biden avait mis en place des restrictions à l’export. Nvidia y avait remédié en concevant un processeur graphique moins puissant, le H20, afin de satisfaire aux limites imposées par les Etats-Unis et pouvoir ainsi accéder au marché chinois.En avril, le gouvernement Trump avait interdit l’exportation de ces H20 avant de conclure un accord avec Nvidia et d’autoriser de nouveau la vente de ces puces à la Chine, moyennant le versement d’une commission de 15% à l’Etat américain.Mais les autorités chinoises ont alors enjoint les industriels du pays à ne pas acheter ces puces, préférant privilégier le développement et l’utilisation de matériel chinois.Nvidia n’a réalisé que 50 millions de dollars de chiffre d’affaires en Chine au troisième trimestre et ne projetait, jusqu’ici, aucun revenu provenant de ce marché pour le trimestre en cours.En vertu de l’accord annoncé lundi par Donald Trump, le groupe pourra désormais proposer ses processeurs graphiques à des “clients autorisés” en Chine.”Le gouvernement Biden a forcé nos belles entreprises à fabriquer des produits +dégradés+ dont personne ne voulait”, a commenté le président américain sur Truth Social, qui ne manque pas une occasion de critiquer son prédécesseur, dénonçant encore “une très mauvaise idée qui a ralenti l’innovation et pénalisé les travailleurs américains.”Donald Trump cherche à limiter les bénéfices que peuvent tirer les entreprises chinoises de la technologie américaine mais entend, dans le même temps, en faire un standard dominant au plan mondial, ce qui nécessite d’autoriser son exportation.L’ancien promoteur immobilier a ainsi précisé lundi que les concurrents de Nvidia, AMD et Intel, auraient, eux aussi, la possibilité de s’adresser au marché chinois.Dans les échanges électroniques postérieurs à la clôture de la Bourse de New York, l’action Nvidia gagnait plus de 2%.