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Mercosur: l’UE va appliquer l’accord de façon provisoire, contre l’avis de la France

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé vendredi que l’Union européenne allait appliquer de façon provisoire l’accord commercial avec les pays du Mercosur, en dépit des fortes réserves exprimées par la France.”Au cours des dernières semaines, j’ai échangé sur cette question de manière approfondie avec les Etats membres et les élus du Parlement européen. Sur cette base, la Commission va désormais procéder à l’application provisoire”, a-t-elle déclaré lors d’une courte allocution à la presse.Cette annonce a immédiatement été dénoncée par Paris. “C’est une décision que je regrette”, a déclaré la ministre française de l’Agriculture Annie Genevard, la qualifiant de “très préjudiciable”.Les pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne ont signé mi-janvier ce traité créant l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde.Cet accord doit permettre à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux vers l’Amérique latine tout en facilitant l’entrée en Europe de viande bovine, volailles, sucre, riz, miel et soja sud-américains.Pour ses détracteurs, cela va toutefois bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.Mais l’application de ce traité avait été suspendue après un vote d’eurodéputés, encouragés par le secteur agricole qui a multiplié les mobilisations contre ce texte.Ces élus avaient saisi la justice de l’UE afin de vérifier que l’accord avec l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay était bien conforme aux traités européens — une procédure censée prendre plusieurs mois. La Commission européenne avait toutefois la possibilité d’appliquer l’accord de façon temporaire, après sa ratification par de premiers pays du Mercosur, ce que l’Argentine et l’Uruguay ont fait jeudi.- “Mépris” -Fervent partisan de l’accord, le chancelier allemand Friedrich Merz avait réclamé cette application temporaire, à laquelle la France est opposée. La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon avait averti fin janvier qu’une application provisoire de ce traité de libre échange constituerait “une forme de viol démocratique”.”En pleine semaine du Salon international de l’agriculture, Ursula von der Leyen choisit de passer en force”, a dénoncé l’eurodéputée française Céline Imart, auprès de l’AFP, après l’annonce de la présidente de la Commission européenne.”En déclenchant l’application provisoire de l’accord Mercosur sans attendre l’avis de la Cour de justice de l’Union européenne, pourtant voté par le Parlement européen, la Commission européenne fait le choix du mépris à l’égard du monde agricole”, a-t-elle martelé.Concrètement, que va-t-il désormais se passer? La Commission doit maintenant notifier formellement les pays du Mercosur de son intention d’appliquer cet accord. Il entrera en vigueur “deux mois après ces échanges formels”, a expliqué Olof Gill, un des porte-paroles de la Commission.La Commission comme la majorité des États européens sont favorables à ce traité de libre-échange. Tous soulignaient la nécessité de mettre en œuvre l’accord le plus vite possible, particulièrement au moment où le président américain Donald Trump agite la menace de nouveaux droits de douane contre l’Europe.”Nous avons besoin du Mercosur”, a martelé vendredi Olof Gill devant la presse.”L’application provisoire est, par nature, provisoire”, a toutefois défendu Ursula von der Leyen, s’engageant à continuer à dialoguer avec les responsables et élus européens au cours des prochains mois sur ce dossier.Pour entrer définitivement en vigueur, l’accord commercial avec le Mercosur doit encore être ratifié par le Parlement européen, mais ce dernier a suspendu sa décision à un avis de la Cour européenne de justice, qui n’est pas attendu avant plusieurs mois.

La Bourse de Paris avance prudemment après Nvidia

La Bourse de Paris s’inscrit en petite hausse vendredi après avoir débuté la séance dans le rouge, la prudence restant de mise après les résultats du géant Nvidia qui n’a pas permis de dissiper les doutes autour de l’intelligence artificielle.Vers 10H15 heure de Paris, l’indice CAC 40 prenait 0,20%, soit un gain de 17,31 points, pour s’établir à 8.638,24 points. Il évoluait ainsi non loin de son record en séance atteint la veille à 8.642,23 points.Jeudi, l’indice vedette parisien avait gagné 0,72% pour s’établir à 8.620,93 points.Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB, entrevoit “une nouvelle semaine au cours de laquelle les indices européens devraient faire mieux que leurs homologues américains”.Wall Street a en effet terminé en baisse jeudi, les performances trimestrielles jamais vues du mastodonte des puces Nvidia n’ayant pas suffi à apaiser les craintes du marché sur l’intelligence artificielle (IA).La première capitalisation mondiale a en effet fait mieux qu’escompté avec un bénéfice net presque doublé lors du dernier trimestre 2025, mais son titre a dévissé de 5,5%.Depuis plusieurs semaines, les marchés s’inquiètent en effet de la rentabilité future des dépenses colossales des géants de la tech dans le développement de l’intelligence artificielle, qui profitent pour le moment à Nvidia.Les craintes concernent également l’impact de cette nouvelle technologie pour le modèle économique de nombreux secteurs, comme celui des logiciels.”Nous restons dans un moment de grande incertitude quant à savoir qui seront les gagnants et les perdants de l’adoption de l’IA”, relève Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.Les marchés européens, dont la composition est moins concentrée sur les grandes capitalisations technologiques liées à l’IA que les indices américains, résistent mieux aux doutes actuels sur la dynamique de l’intelligence artificielle et à la rotation hors des valeurs tech.Côté indicateurs, les prix à la consommation en France ont augmenté de 1,0% en février sur un an, soit un bond de l’inflation, qui était descendue à 0,3% en janvier, a indiqué vendredi l’Insee dans sa première estimation.”Cette hausse de l’inflation s’expliquerait en partie par une baisse moins prononcée des prix de l’énergie”, tandis que “les prix des produits manufacturés baisseraient moins qu’en janvier” et “les prix de l’alimentation accéléreraient sur un an”, a détaillé l’Insee.Feu vert pour BioMérieuxBioMérieux, spécialiste français des tests médicaux, a fait état vendredi de bénéfices en baisse pour 2025, un produit phare rencontrant des difficultés dans son lancement, mais table sur une hausse ses ventes cette année, malgré le ralentissement du marché chinois.Le bénéfice net annuel du groupe s’est établi à 398 millions d’euros, soit une baisse de 8% par rapport à 2024. Moins sujet aux effets comptables, le bénéfice d’exploitation a reculé de 11,5% à 521 millions.A la Bourse de Paris vers 10H10 heure locale, le titre grimpait de 5,50%, à 101,70 euros.Valeo fléchitL’équipementier Valeo a dégagé un bénéfice net de 200 millions d’euros en 2025, en hausse de 23%, malgré des ventes en baisse de 2,7% à 20,9 milliards, a annoncé le groupe jeudi après la clôture de la Bourse.Le titre baissait de 0,51% à 12,64 euros vers 10H10 heure de Paris.Vallourec sereinLe spécialiste français des tubes sans soudure Vallourec est resté bénéficiaire en 2025 pour la troisième année consécutive, avec un bénéfice net de 355 millions d’euros, en recul de 21,5% par rapport à 2024, ce qui ne l’empêche pas de rémunérer ses actionnaires.L’action Vallourec prenait 0,91% à 20,05 euros vers 10H10 heure locale.

Wall Street pas convaincue par Nvidia malgré des résultats records

La Bourse de New York a terminé orientée à la baisse jeudi, les performances trimestrielles jamais vues de Nvidia n’ayant pas suffi à apaiser les craintes du marché sur l’intelligence artificielle (IA).L’indice Nasdaq – à forte coloration technologique – a reculé de 1,18% et l’indice élargi S&P 500 a cédé 0,54%. Seul le Dow Jones est parvenu à clôturer dans le vert, grappillant 0,03%.Le marché attendait au tournant les résultats trimestriels du mastodonte des puces et première capitalisation mondiale Nvidia.Celui-ci a fait mieux qu’escompté au quatrième trimestre de son exercice décalé, avec notamment un bénéfice net en hausse de 94% sur un an.Mais “personne n’est surpris que Nvidia ait dépassé les attentes”, assure Ken Mahoney, de Mahoney Asset Management.”Les résultats étaient bons, mais les investisseurs ont estimé que les prévisions n’étaient pas suffisantes ou qu’elles ne dissipaient pas leurs inquiétudes concernant l’IA”, abonde auprès de l’AFP Jack Ablin, de Cresset.Le titre Nvidia a perdu jeudi 5,46% à 184,89 dollars. Soit plus de 200 milliards de dollars de capitalisation boursière partis en fumée.Selon M. Ablin, le marché “craint que les dépenses massives” engagées pour développer l’intelligence artificielle “ne ralentissent, ce qui aurait un impact sur tous les acteurs de la chaîne”, à commencer par Nvidia, dont les processeurs graphiques restent les plus demandés.Jensen Huang, le patron du géant, a pourtant évoqué mercredi une demande de capacités pour l’IA en “croissance exponentielle”, de quoi entraîner une accélération continue des investissements pour les infrastructures informatiques.Si ses prévisions pour le trimestre en cours étaient atteintes, Nvidia verrait son chiffre d’affaires s’envoler de 77% sur un an.Le mouvement de la place américaine “est simplement alimenté par la peur et l’émotion”, assure Jack Ablin.Selon lui, les domaines plus traditionnels sont ceux qui s’en sortent le mieux, d’où la meilleure performance du Dow Jones, indice plutôt industriel, et du Russell 2000, qui regroupe des entreprises de taille moyenne.Côté indicateurs, les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis sont ressorties légèrement en deçà des attentes (+212.000 la semaine passée, contre 215.000 escomptées).La place new-yorkaise attend désormais la publication vendredi de l’indice des prix à la production (PPI) du mois de janvier.Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts de l’État américain à 10 ans se détendait par rapport à la clôture mercredi, à 4,01% contre 4,05%.Les résultats trimestriels ont aussi animé d’autres valeurs.Les prévisions du groupe de médias et divertissement Paramount Skydance ont ravi le marché. L’entreprise, qui cherche à s’emparer de son concurrent Warner Bros Discovery, anticipe notamment un chiffre d’affaires annuel de 30 milliards de dollars, un peu plus qu’attendu.Son titre a pris 10,04% à 11,18 dollars.Le groupe agroalimentaire J.M. Smucker (+8,82% à 116,00 dollars), notamment connu pour son beurre de cacahuètes Jif et la marque Café Bustelo, a été porté par ses résultats supérieurs aux attentes.L’opérateur de services d’informatique à distance (cloud) Snowflake a grimpé (+2,28% à 173,06 dollars) après avoir fait mieux qu’attendu au quatrième trimestre et annoncé qu’il misait sur l’IA pour développer son activité.

Uruguay et Argentine, premiers à ratifier l’accord UE-Mercosur

L’Uruguay et l’Argentine sont devenus jeudi les premiers pays à ratifier l’accord UE-Mercosur, alors que l’Union européenne traîne des pieds après la réticence manifestée par les députés européens qui ont saisi la Cour de justice de l’UE.Les députés uruguayens ont largement voté la ratification avec 91 voix pour et deux contre, après une approbation à l’unanimité au Sénat mercredi.Deux heures plus tard, les sénateurs argentins ont approuvé l’accord commercial à une très large majorité, 69 voix pour et trois contre, faisant de l’Argentine le deuxième pays du bloc sud-américain à donner son aval au traité signé le 17 janvier à Asuncion.Au Brésil, les députés ont approuvé mercredi l’accord à une large majorité. Il reste au Sénat à en débattre, à une date non encore fixée. Enfin au Paraguay, l’accord devrait être soumis au Parlement dans les jours suivant la réouverture de la session parlementaire, le 1er mars.Cet accord de libre-échange conclu au bout de 25 ans de négociations crée une des plus grandes zones de libre-échange au monde, pesant 30% du PIB mondial et plus de 700 millions de consommateurs.Il doit permettre à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux, tout en facilitant l’entrée en Europe de viande bovine, de volailles, de sucre, de riz, de miel et de soja sud-américains.Pour ses détracteurs, cet accord va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.Pour ses partisans, il va relancer une économie européenne en difficulté face à la concurrence chinoise et aux droits de douane aux Etats-Unis.- “Signal” pour l’Europe -Le président argentin, Javier Milei, a célébré cette adoption sur son compte X avec le message “Ouverture = prospérité”. Elle “représente une opportunité de promouvoir le développement économique, d’élargir l’accès aux marchés, de créer des conditions favorables à l’investissement et de renforcer la compétitivité”, a-t-il ajouté peu après dans un communiqué.Le ministre uruguayen des Affaires étrangères, Mario Lubetkin, a salué jeudi une étape “historique” et “un signal” pour l’Europe. L’accord “ne fait plus partie d’un débat, il fait désormais partie d’une construction”, a-t-il ajouté, avertissant que sa mise en oeuvre “ne sera sans doute pas facile”.Face à l’opposition de nombreux agriculteurs dans plusieurs pays, le Parlement européen a voté le 21 janvier la saisine de la Cour de justice de l’UE, un revers pour la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, principale artisane de ce traité qui supprime les droits de douane sur plus de 90% des échanges bilatéraux.La CJUE devra maintenant vérifier si l’accord est conforme aux traités européens ou s’il doit être retoqué. Cette saisine suspend le processus de ratification pendant un an et demi, mais la Commission européenne a le droit dans l’intervalle d’appliquer provisoirement cet accord.L’Allemagne soutient ardemment sa mise en oeuvre rapide, tout comme l’Espagne. Mais la France y est farouchement opposée, en raison de craintes pour son secteur agricole.Le Parlement européen a, depuis la signature, adopté des clauses de sauvegarde, des mesures de protection des agriculteurs pour des produits sensibles comme le bœuf, la volaille ou le sucre.- Opportunités -L’empressement du bloc Mercosur à ratifier l’accord vise à ne pas fournir “d’excuses côté européen pour repousser l’accord ou ne pas l’appliquer”, relève l’expert argentin en relations internationales Fabian Calle auprès de l’AFP.Javier Milei a appelé l’Europe à une adoption “avec la même rapidité”.L’analyste international Marcelo Elizondo, qui parle d’économies du bloc sud-américain “très fermées”, estime que “pour le Mercosur, c’est une revitalisation (…) avec une économie très compatible comme celle de l’Union européenne”.Outre l’accord avec l’UE via le Mercosur, l’Argentine de Javier Milei, favorable à une ouverture maximale de l’économie, a annoncé début février un accord de commerce et d’investissement avec les Etats-Unis, avec pour axe majeur la réduction de barrières douanières réciproques.”Le signal général du gouvernement Milei est : ouverture sur le monde, concurrence, accès au marché américain, accès au marché européen”, explique M. Calle. Patricia Bullrich, cheffe du groupe pro-Milei au Sénat, a vanté jeudi les opportunités “concrètes, mesurables, immédiates” qu’offre l’accord.Grâce à lui, les exportations argentines “vont augmenter de 76% en cinq ans” selon les prévisions du gouvernement, a-t-elle affirmé, énumérant une liste de produits qui seront à l’avenir “taxés zéro” vers l’Europe, comme la viande, le vin, les calamars et les agrumes.

La SNCF a engrangé de gros bénéfices en 2025, qui servent à régénérer le réseau ferré

La SNCF a engrangé 1,8 milliard d’euros de bénéfice net l’an passé, cinquième année de résultats positifs d’affilée pour l’entreprise ferroviaire qui peut ainsi financer des travaux de modernisation de son réseau vieillissant.Sur fond d’ouverture à la concurrence, le chiffre d’affaires du groupe SNCF, dont l’ancien Premier ministre Jean Castex a pris la direction en novembre, s’est stabilisé à 43 milliards d’euros (-0,3%).”On a amélioré la rentabilité du groupe et on a investi massivement dans le système ferroviaire tout en préservant notre structure financière”, a résumé le directeur financier Laurent Trevisani. “Les services voyageurs ont été la locomotive en 2025 de la performance du groupe”, a-t-il ajouté.”Qu’il y ait un ou mille passagers à bord, un TGV a les mêmes coûts de fonctionnement, raison pour laquelle les TGV deviennent des machines à cash maintenant qu’ils sont bien remplis par l’envie de train persistante chez les voyageurs, alors qu’ils en perdaient durant le Covid”, remarque Patricia Pérennes, experte ferroviaire au cabinet Trans-Missions.Mais le PDG Jean Castex a lancé deux avertissements lors de la conférence de presse de présentation des résultats. D’abord il a demandé “les mêmes règles” pour tout le monde, suggérant que les concurrents, nouveaux entrants sur les lignes TGV, subissent les mêmes contraintes d’aménagement du territoire que la SNCF, et ne se cantonnent pas à desservir les liaisons les plus rentables.- Aléas climatiques -Ensuite, il a signalé le poids financier grandissant que font peser les aléas climatiques sur l’entretien des infrastructures, en particulier les tempêtes et crues de fin 2025 et début 2026.”Si on a autant d’événements climatiques que depuis deux mois” durant toute l’année, la SNCF “aura du mal à atteindre ses objectifs”, a-t-il prévenu.L’entreprise ferroviaire s’est néanmoins félicitée de la reprise du trafic dans la vallée de la Maurienne au printemps 2025, marquant la réouverture du tunnel vers l’Italie après 18 mois de travaux.La fréquentation d’Eurostar, les TGV européens vers la Grande-Bretagne, la Belgique ou les Pays-Bas, a augmenté de 1,8%, et la filiale espagnole Ouigo España a accueilli 44,3% de voyageurs de plus qu’en 2024, parvenant à devenir rentable après cinq ans d’exploitation.Les lignes Intercités, qui ne sont pas à grande vitesse, ont vu leur fréquentation baisser de 1%, en raison de “travaux majeurs sur le réseau ferré”, notamment sur la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT).SNCF Réseau, la filiale chargée de l’entretien des 28.000 kilomètres de voies ferrées, qui se rémunère sur les péages versés par les exploitants, a vu son chiffre d’affaires progresser de 4,8% à 8,4 milliards d’euros et sa rentabilité a fait un bond de 30,5%.- “Chaque euro réinvesti” -Depuis sa réforme en 2020, la SNCF “réinvestit chaque euro généré par son activité dans le système ferroviaire”, a souligné M. Trevisani.Au total, l’an dernier, 11 milliards d’euros ont été investis dans le ferroviaire en France pour réparer des voies dégradées ou acheter des trains neufs.Sur ce “niveau record”, 52% (5,7 milliards d’euros) ont été financés par la seule SNCF, “autre record historique” selon M. Trevisani, le reste venant surtout de l’État et des collectivités.Pour les années à venir, la SNCF compte sur la loi cadre sur le financement des transports qui doit être discutée en avril au Sénat pour améliorer le financement des travaux.L’an passé, la dette du groupe a reculé à 24,3 milliards d’euros contre 24,7 un an auparavant. L’arrivée de la concurrence s’est aussi matérialisée sur les lignes régionales, même si la SNCF a remporté quatre des cinq appels d’offres pour lesquels elle avait été candidate.Jeudi soir, la fédération CGT des cheminots, premier syndicat du groupe, a jugé “impératif de sortir du dogme de la concurrence, de la seule logique de profit” en demandant dans un communiqué de “revenir à une entreprise unique, publique et intégrée: la SNCF”.Ombre au tableau, les deux filiales de transport de marchandises, Geodis et Rail Logistics Europe, bousculées par les “vents contraires” qui soufflent sur les échanges mondiaux (droits de douane, tensions géopolitiques…) ont vu leurs ventes baisser, tout en maintenant leur rentabilité. Enfin, quatre mois après le départ de Marie-Ange Debon pour La Poste, la filiale de transport urbain Keolis s’est trouvée un nouveau patron : Frédéric Van Heems, venu de Veolia.

Bourse de Paris: nouveau record pour le CAC 40 après une série de résultats

La Bourse de Paris a terminé jeudi pour la première fois au-dessus des 8.600 points, battant de nouveaux records dans la foulée d’une série de résultats d’entreprises et faisant fi des inquiétudes des investisseurs sur la tech après la publication de Nvidia.Le CAC 40 a pris 0,72% à 8.620,93 points, en hausse de 61,86 points. La veille, l’indice vedette parisien avait terminé en progression de 0,47%.Il a atteint jeudi un nouveau record en séance à 8.642,23 points, franchissant pour la première fois les 8.600 points, et dépassant également son record en clôture.Les investisseurs ont accueilli ce jeudi une “batterie de résultats qui sont extrêmement positifs, au-dessus des attentes”, relève Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuille pour Mirabaud France, interrogé par l’AFP.Plus généralement, l’indice parisien profite d’un environnement favorable en Europe pour les sociétés, notamment d'”une reprise cyclique qui commence à se sentir dans la zone euro, avec de meilleurs carnets de commandes”, explique à l’AFP Nathalie Benatia, macroéconomiste chez BNPP AM.Le géant Bouygues (+2,33% à 52,72 euros), présent dans la construction, les travaux publics ou les télécommunications, a dégagé en 2025 un bénéfice net de 1,1 milliard d’euros, en hausse de 7,6%, pour des ventes stables à 56,9 milliards d’euros (+0,2%).Schneider Electric (+3% à 272,90 euros) a maintenu le cap en 2026 après un “record” pour son chiffre d’affaires annuel en 2025, grâce aux centres de données et en dépit des effets de change, a annoncé le groupe français jeudi.Le groupe Getlink (+1,23% à 18,14 euros), qui gère Eurotunnel, a indiqué qu’il prévoyait une augmentation de 10 millions de passagers grande vitesse empruntant le tunnel sous la Manche d’ici 2035, ce qui lui permet d’envisager le versement d’un dividende “d’un euro par action”.Le géant de l’assurance Axa (+1,62% à 40,86 euros) a lui réalisé un chiffre d’affaires et dégagé un bénéfice records en 2025, en ligne avec les attentes des analystes, portés par l’ensemble de ses activités, et par la cession du gestionnaire d’actifs Axa IM.Les investisseurs européens n’ont pas été perturbés par les inquiétudes des marchés concernant l’intelligence artificielle, après les résultats du géant des puces électroniques Nvidia, première capitalisation mondiale, qui a déçu les investisseurs.Depuis plusieurs semaines, les marchés s’inquiètent en effet des valorisations élevées et de la rentabilité future des dépenses colossales d’investissement des géants de la tech dans le développement de l’IA.L’action du groupe énergétique français Engie a grimpé de 7,23% à 29,53 euros, au lendemain de l’annonce de l’acquisition de UK Power Networks (UKPN), distributeur d’électricité de référence au Royaume-Uni, et de la présentation de résultats 2025 en baisse, mais au-dessus des attentes.

Crash électrique pour Stellantis, qui affiche la plus lourde perte pour un groupe français depuis 2002

Pénalisé par ses déboires dans les voitures électriques, le constructeur automobile Stellantis a publié jeudi une perte nette de 22,3 milliards d’euros pour l’année 2025, la plus lourde depuis celle de Vivendi en 2002.Ce déficit record du groupe italo-franco-américain aux 14 marques (Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge DS, Fiat, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot, Ram, Vauxhall…) s’explique par des charges de 25,4 milliards d’euros, qui financeront la réduction de sa production dans l’électrique, où les ventes sont très inférieures à ses attentes, et la relance de modèles à essence ou diesel.Cette décision est d’abord liée à la lenteur du développement des véhicules électriques aux États-Unis, premier marché de Stellantis, où l’administration Trump a supprimé les aides fédérales.En annonçant le 6 février cette provision colossale, le nouveau directeur général Antonio Filosa, arrivé en juin pour remplacer Carlos Tavares, avait expliqué vouloir “réinitialiser” la stratégie du groupe qui a “surestimé” le rythme de la mutation électrique, surtout aux États-Unis.Mais son analyse concerne aussi l’Europe: selon lui, les exigences de Bruxelles sur l’électrification auto sont irréalistes, surtout pour les véhicules utilitaires, dont Stellantis détient 30% du marché européen.”En Europe, les évolutions réglementaires constituent de véritables obstacles pour l’industrie et pour nos clients, en particulier dans le secteur des véhicules utilitaires légers. La trajectoire d’électrification exigée par les régulateurs pour ces véhicules n’a rien à voir avec la demande réelle du marché. Nous continuons donc de plaider pour des solutions pragmatiques dans nos échanges avec les institutions et les décideurs politiques”, a-t-il lancé devant des analystes.Les provisions financeront notamment l’arrêt de certains modèles électriques et de projets d’usines de batteries en Amérique du Nord. La perte de Stellantis est la plus lourde pour un groupe français depuis le précédent record de Vivendi (23,3 milliards d’euros en 2002), devant celle de France Télécom (20,7 milliards en 2002) et plus récemment d’EDF (17,9 milliards en 2022). C’est aussi presque le triple du précédent record pour un groupe automobile français, celui de Renault en 2020 (une perte de 8 milliards).Comme Stellantis, Ford et General Motors ont passé récemment de très lourdes charges liées à la faiblesse des ventes de voitures électriques aux États-Unis.  En 2025, le chiffre d’affaires de Stellantis a baissé de 2%, à 153,5 milliards d’euros, malgré une hausse de 1% des ventes en volume, à 5,5 millions de véhicules. Les recettes ont pâti d’une nouvelle politique de baisse des prix, qui tourne le dos à la stratégie de Carlos Tavares.Au second semestre 2025, le chiffre d’affaires a en revanche progressé de 10%, avec 2,8 millions de véhicules livrés, grâce à un rebond de 39% aux États-Unis.Pour 2026, le groupe confirme ses perspectives d’une amélioration de son chiffre d’affaires et d’un retour à une marge légèrement positive. – Retour du thermique -Les ventes devraient être portées cette année par la montée en puissance de nouveaux modèles, notamment des pick-up thermiques aux États-Unis. Stellantis espère un niveau de prix stable, en hausse sur le marché américain, mais en baisse en Europe. Pour le groupe, “il n’y a pas de conflit entre diesel et innovation, il faut fournir ce que les clients demandent”.En revanche, les droits de douanes mis en place aux États-Unis ont pesé sur les comptes à hauteur de 1,2 milliard d’euros en 2025 et devraient de nouveau les amputer de 1,6 milliard en 2026, même si la Cour suprême les a entre-temps invalidés.L’action Stellantis, qui avait chuté de 24% depuis l’annonce des 22 milliards d’euros de charges début février, a regagné près de 6% jeudi, les marchés étant rassurés par le rebond des ventes depuis l’été.Pour le syndicat CFE-CGC, “cette contre-performance est la conséquence des choix financiers hérités de l’ère Carlos Tavares, qui ont enfermé Stellantis dans une logique de rentabilité à court terme, avec des fournisseurs mis en tension, des effectifs sous pression, une qualité en baisse et des parts de marché en recul”. La vente des voitures tout électriques se développe inégalement dans le monde, d’où un impact contrasté selon les constructeurs. Elle est rapide en Chine, où les voitures 100% électriques représentent environ la moitié des ventes, lente aux États-Unis (environ 8% des ventes) et intermédiaire en Europe (20% environ), encore loin des 90% que vise l’UE pour 2035. En 2022, Stellantis espérait vendre 100% de véhicules électriques en Europe et 50% aux États-Unis pour 2030. 

Affaire Epstein : le patron du Forum de Davos Børge Brende annonce sa démission

Børge Brende, le patron du Forum économique mondial de Davos, a annoncé jeudi sa démission, après des révélations et l’ouverture d’une enquête interne sur ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein.Le nom du patron de cette organisation – qui réunit chaque année les élites du monde économique, politique et diplomatique dans la station de ski suisse de Davos – est ressorti dans les millions de documents mis en ligne par le Département américain de la justice, à travers une centaine de SMS et courriels échangés, mentionnant trois dîners avec Jeffrey Epstein. Début février, l’organisation, déjà secouée par la démission l’an passé de son fondateur, Klaus Schwab, avait donc décidé d’ouvrir une enquête interne.   “Après mûre réflexion, j’ai décidé de quitter mes fonctions”, a déclaré Børge Brende dans un communiqué publié jeudi par l’organisation, se disant “convaincu que le Forum peut désormais poursuivre son important travail sans distraction”. Ancien ministre des Affaires étrangères de Norvège et diplomate, il dirigeait l’organisation depuis 2017.Dans le communiqué, le Forum économique mondial a dit “respecter sa décision”, le remerciant pour sa contribution “déterminante durant une période charnière de réformes pour l’organisation”. L’enquête interne, menée par un conseil externe, a été refermée et n’a “pas soulevé de préoccupations supplémentaires au-delà de ce qui a été divulgué jusqu’alors”, précise le communiqué. La direction va être confiée au Suisse Alois Zwinggi, un des membres de la direction, qui va assurer l’intérim en attendant que le conseil d’administration désigne un successeur. – Trois dîners -Début février, M. Brende avait déclaré ne pas avoir “eu conscience du passé et activités criminelles” de Jeffrey Epstein, expliquant que les “diners, et quelques emails et messages par SMS” étaient toute “l’étendue” de ses interactions avec le financier américain. Il aurait sinon “décliné” l’invitation aux dîners durant lesquels il l’avait rencontré. Les documents mis en ligne par le département américain de la justice ont fait ressortir une première rencontre en 2018 lors d’un déplacement à New York durant lequel M. Bende avait été invité par le diplomate et ancien vice-Premier ministre norvégien Terje Rod-Larsen à un dîner auquel participaient plusieurs dirigeants.Jeffrey Epstein, une figure de la jet-set new-yorkaise dans les années 1990-2000, lui avait alors été présenté “comme un investisseur américain”, s’était défendu M. Brende début février. L’année suivante, il avait assisté à deux dîners similaires, comptant là encore Jeffrey Epstein et d’autres diplomates et dirigeants. Accusé d’avoir exploité sexuellement plus de mille jeunes femmes, dont des mineures, Jeffrey Epstein avait été retrouvé pendu dans sa cellule en 2019, avant d’être jugé.La simple mention du nom d’une personne dans le dossier Epstein ne suppose aucun acte répréhensible a priori de cette personne. Mais les documents rendus publics montrent à tout le moins des liens entre le criminel sexuel Jeffrey Epstein ou son entourage et certaines personnalités qui ont souvent minimisé, voire nié, l’existence de tels rapports.L’an passé, le Forum économique mondial avait déjà été secoué par une enquête interne contre Klaus Schwab et son épouse suite à des accusations portées contre eux par des lanceurs d’alerte anonymes affirmant qu’ils avaient mélangé leurs affaires personnelles avec les ressources du Forum.M. Schwab, qui avait parlé “d’accusations malveillantes”, avait été blanchi par cette enquête interne qui n’avait trouvé “aucune preuve de faute grave” ou de “mauvaise conduite” de sa part, ni de son épouse.  

Le nombre de fermes en agriculture biologique a baissé pour la première fois en 2025

Le nombre de producteurs engagés en agriculture biologique a baissé pour la première fois en 2025, selon les premières estimations de l’Agence Bio, quand la consommation a nettement rebondi, ce qui inquiète quant à l’approvisionnement en produits sans pesticides et engrais de synthèse.Le nombre de fermes engagées en bio est passé de 61.876 en 2024 à 61.490 en 2025, soit une baisse de 386 fermes (-0,6%), les nouveaux arrivants n’ayant pas compensé ceux partis à la retraite ou ayant abandonné ce mode de production, a annoncé jeudi l’Agence Bio lors d’une conférence de presse au Salon de l’agriculture. Ce chiffre doit encore être consolidé, a prévenu cette agence chargée de la promotion de l’agriculture biologique mais aussi de construire les statistiques sur la consommation et la production.C’est un “signal qu’il ne faut pas prendre à la légère”, a mis en garde Marine Bré-Garnier, de l’observatoire national de l’agriculture biologique intégré à l’agence, puisque la consommation a montré de très bons signes de reprise en 2025.Avec l’inflation, la consommation de produits bio avait chuté à partir de 2022 et n’a entamé sa reprise qu’en 2024 (+0,8% en valeur), confirmée en 2025 (+3,5% selon des chiffres encore à consolider communiqués jeudi).- “Déconversion” -Cette relance de la consommation s’observe sur presque tous les circuits, y compris dans la grande distribution (+1,7%), à l’exception des enseignes “discount”.Entre 2022 et 2024, la conception du “bien manger” avait évolué chez les Français: l’impact des produits sur la santé était moins souvent cité que le plaisir et la convivialité.En 2025, l’impact des produits sur la santé a retrouvé sa deuxième place derrière l’alimentation équilibrée dans la conception du “bien manger”, selon le baromètre annuel de l’agence. La santé reste la raison principale motivant les consommateurs de produits bio.En 2013-2014, les débats sur les OGM et des scandales sanitaires avaient boosté cette consommation. En 2025, les débats sur la loi Duplomb, qui prévoyait le retour d’un pesticide interdit, ont peut-être joué un rôle dans la reprise, reconnaît le nouveau président de l’Agence Bio, Bruno Martel, en modérant l’hypothèse avec d’autres facteurs.Ces dernières années, les fluctuations de la consommation ont entraîné un mouvement de “déconversion”, non seulement d’agriculteurs mais aussi de transformateurs. En témoignent les reliquats de plusieurs millions d’euros sur les fonds européens destinés à la conversion au bio.- “Paradoxe” -“On va avoir au moins sur le premier semestre 2026 une réadéquation offre-demande”, a déclaré Bruno Martel. Il faut “attendre” de voir se confirmer cette adéquation pour “relancer des actions de stimulation de la conversion” des agriculteurs au bio, a-t-il ajouté, un processus long qui peut prendre plusieurs années avant d’obtenir la certification.La loi fixe un objectif de 21% des surfaces agricoles dédiées au bio d’ici 2030, soit le double des surfaces de 2024 (10,1%), en repli pour la deuxième année consécutive. Ce mouvement pourrait se poursuivre en 2025.”Nous faisons face à un paradoxe: la demande en bio repart mais les fermes restent fragilisées et la production recule. Le risque est de manquer de produits bio demain”, déclarait peut avant l’ouverture du salon Loïc Madeline, coprésident de la fédération des agriculteurs bio (Fnab), appelant à des “politiques publiques et des financements ambitieux”.Ce mode de production n’a pas été mentionné dans le cadre des travaux sur la souveraineté alimentaire menés sous l’égide de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.Au printemps 2025, l’Agence Bio avait vu chuter son budget communication mais aussi celui du fonds avenir bio qu’elle gère, après avoir été menacée de disparition dans le cadre du budget 2025. Le coûteux stand sur le salon de l’agriculture a été remplacé par le camion qui sillonne habituellement la France pour promouvoir le bio. Le budget de 2025 a été “maintenu” en 2026, a précisé M. Martel, qui veut rassurer sur l’avenir de l’agence, après le départ mi-février du syndicat des magasins spécialisés Synadis Bio, qui affirme qu’elle est “menacée de démantèlement”. Et alors que le recrutement est en cours pour remplacer la directrice de l’agence Laure Verdeau, connue pour son franc-parler notamment vis-à-vis du ministère de l’Agriculture.

Wall Street en ordre dispersé après les résultats de Nvidia

La Bourse de New York évolue sans direction claire jeudi, digérant les performances financières meilleures qu’attendu du géant des puces Nvidia, dans un marché toujours prudent face aux interrogations autour de l’intelligence artificielle (IA).Vers 15H05 GMT, le Dow Jones avançait de 0,18%, l’indice Nasdaq – à forte coloration technologique – reculait de 0,88% et l’indice élargi S&P 500 perdait 0,42%.”Nvidia a été le sujet phare des rapports financiers publiés hier soir”, résume auprès de l’AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management. “Et comme prévu, ceux-ci ont été bien meilleurs qu’anticipé.”Pour le quatrième trimestre de son exercice décalé, le mastodonte de la tech a dégagé un bénéfice net de 42,96 milliards de dollars, en hausse de 94% sur un an.Et le groupe de Santa Clara (Californie) ne voit pas le rythme ralentir: pour le premier trimestre, il table sur un chiffre d’affaires de 78 milliards de dollars, soit une croissance de 77% sur un an. Ces chiffres ont poussé l’action Nvidia dans les échanges électroniques après la clôture de Wall Street mercredi.”Mais la réaction à toutes ces bonnes nouvelles a été finalement peu enthousiaste”, remarque Patrick O’Hare, de Briefing.com.Jeudi, vers 15H15 GMT, la première capitalisation mondiale perdait 4,60% à 186,63 dollars.”Ce recul est attribué aux craintes que Nvidia ne puisse pas continuer à afficher une croissance aussi robuste”, notamment “face à une concurrence foisonnante”, remarque M. O’Hare.”D’une manière générale, les valeurs technologiques – en dehors de certains domaines très prisés – (…) ont été sous pression”, ajoute Ken Mahoney, de Mahoney Asset Management.Plusieurs résultats de grands noms du secteur ont été mal accueillis ces dernières semaines, à l’image de ceux de Microsoft et Amazon, face à des attentes très élevées à Wall Street.L’éditeur de logiciels américain Salesforce (+2,41% à 196,36 dollars) gardait, lui, la tête hors de l’eau après la publication de ses résultats mercredi.Mais “les prévisions de la société pour l’exercice 2027 n’ont pas dissipé les inquiétudes concernant l’impact de l’IA sur les modèles économiques du secteur des logiciels”, avance M. O’Hare.Côté indicateurs, les demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux Etats-Unis sont ressorties légèrement en deçà des attentes la semaine passée (+212.000, contre 215.000 escomptées).La place new-yorkaise attend désormais la publication vendredi de l’indice des prix à la production (PPI) du mois de janvier.Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts de l’État américain à 10 ans se détendait par rapport à la clôture mercredi, à 4,02% contre 4,05%.Ailleurs à la cote, l’opérateur de services d’informatique à distance (cloud) Snowflake grimpait (+8,05% à 182,82 dollars) après avoir fait mieux qu’attendu au quatrième trimestre et annoncé qu’il mise sur l’IA pour développer son activité.Le constructeur automobile Stellantis (Fiat, Peugeot, Chrysler) prenait 5,12% à 8,10 dollars. La société italo-franco-américaine a subi une perte nette de 22,3 milliards d’euros (26,3 milliards de dollars) lors de l’année 2025, qui s’explique par des charges de 25,4 milliards d’euros, traduisant un plan de réduction de sa production dans l’électrique.