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IA: Microsoft va investir 17,5 milliards de dollars en Inde, son “plus gros investissement” en Asie

Le géant technologique américain Microsoft va investir 17,5 milliards de dollars en Inde, son “plus gros investissement jamais réalisé en Asie”, a annoncé mardi son patron Satya Nadella sur X.”Afin de soutenir les ambitions du pays, Microsoft s’engage à investir 17,5 milliards de dollars américains – soit notre plus gros investissement à ce jour en Asie – pour contribuer à la mise en place de l’infrastructure, des compétences et des capacités souveraines nécessaires à un avenir où l’IA sera la priorité de l’Inde”, a déclaré Satya Nadella dans un message sur X, sans donner plus de précisions.Le patron de Microsoft a fait cette annonce après une rencontre avec le Premier ministre Narendra Modi à New Delhi. Il l’a remercié d’avoir eu “une conversation enrichissante sur les opportunités offertes par l’IA en Inde”.Dans un communiqué distinct, Microsoft précise que l’investissement sera étalé sur quatre ans. Narendra Modi s’est dit pour sa part “heureux” que le géant technologique ait choisi l’Inde pour son plus important investissement en Asie. “La jeunesse indienne saura saisir cette opportunité pour innover et exploiter la puissance de l’IA au service d’un monde meilleur”, a déclaré le Premier ministre sur X.Microsoft avait déjà annoncé cette année un plan d’investissement dans le pays, d’un montant de 3 milliards de dollars, dans l’IA et les infrastructures pour le cloud (informatique à distance) au cours des deux prochaines années.Narendra Modri a également rencontré mardi le patron d’Intel, Lip-Bup Tan. Le fabricant américain de puces est “déterminé à soutenir le développement du secteur des semi-conducteurs en Inde”, a déclaré Lip-Bup Tan, évoquant sur X “une discussion approfondie sur divers sujets liés à la technologie, à l’informatique et à l’immense potentiel” du pays.Le Premier ministre indien a aussi reçu Ravi Kumar, patron du groupe américain Cognizant, spécialisé dans les services aux entreprises (conseil et informatique), qui a évoqué “une conversation inspirante sur l’accélération de l’adoption de l’IA”.Les géants mondiaux de la technologie courtisent activement de nouveaux utilisateurs en Inde, pays le plus peuplé du monde et cinquième économie mondiale. L’intelligence artificielle fait l’objet d’une attention particulière, la start-up américaine Anthropic a dévoilé en octobre son projet d’ouvrir un bureau en Inde. Son patron Dario Amodei a également rencontré Narendra Modi. Google a de son côté annoncé, en octobre aussi, un investissement de 15 milliards de dollars sur les cinq prochaines années, ainsi que la construction d’un immense centre de données et d’un pôle d’intelligence artificielle dans le pays.OpenAI a annoncé l’ouverture prochaine d’un bureau en Inde. Son patron Sam Altman a souligné que l’utilisation de ChatGPT dans le pays avait quadruplé au cours de l’année écoulée. La société d’IA Perplexity a pour sa part annoncé en juillet un partenariat majeur avec le géant indien des télécommunications Airtel, offrant à ses 360 millions de clients un abonnement gratuit d’un an à Perplexity Pro.Mais la volonté de l’Inde de devenir un pôle mondial des technologies et de l’intelligence artificielle se heurte à un durcissement constant de la réglementation numérique. Selon de récentes informations rapportées par les médias, les autorités indiennes envisagent d’imposer aux fabricants l’activation du suivi par satellite sur les smartphones, un système que les utilisateurs ne pourront pas désactiver, une proposition qui inquiète fortement les organisations de défense des droits humains.

4,5 tonnes de cigarettes saisies par les douanes françaises

Quatre tonnes et demie de cigarettes de contrebande ont été saisies en novembre par les douanes françaises, à bord d’un camion immatriculé en Allemagne, a annoncé mardi la direction régionale des douanes de Toulouse, dans le sud-ouest.Le 12 novembre, une équipe de la brigade des douanes de Millau, au nord-est de Toulouse, en service de nuit sur l’autoroute A75, a découvert à bord d’un camion frigorifique, derrière un “mur de palettes empêchant tout contrôle du chargement (…) 450 cartons contenant des cigarettes des marques Marlboro et Camel représentant un poids total de 4 tonnes et 500 kg”, précisent les douanes dans un communiqué.Le chauffeur du poids lourd, de nationalité ukrainienne, a été “placé en retenue douanière pour trafic de tabac de contrebande” avant d’être remis au commissariat de police de Millau sur instruction du procureur de la République de Rodez, ajoute le communiqué.Il sera jugé par le tribunal correctionnel de Rodez en mai 2026, a précisé la direction régionale des douanes de Toulouse.

L’UE promet de mieux contrôler ses importations agricoles, avant le Mercosur

L’Union européenne a annoncé mardi le renforcement de ses contrôles des importations agricoles, un signal envoyé à la France pour tenter de la convaincre de soutenir l’accord commercial avec les pays latino-américains du Mercosur.Afin de vérifier que les produits qui entrent en Europe sont conformes aux normes de l’UE, la Commission promet une hausse de 50% du nombre de contrôles à l’étranger dans les deux ans qui viennent.A l’intérieur de l’Union, Bruxelles mentionne aussi une augmentation de 33% des audits aux postes frontières pour s’assurer que “les États membres effectuent les inspections conformément aux exigences”  européennes.La Commission veut en outre mettre à jour ses règles sur la présence de traces de pesticides dans les importations, malgré leur interdiction à l’intérieur de l’UE.Elle annonce la mise en place d’un groupe de travail qui planchera sur cette question sensible des “résidus de pesticides”.”A la demande de nos agriculteurs et “d’un certain nombre d’États membres, nous nous sommes engagés à respecter un principe: ne pas autoriser la réintroduction dans l’UE, par le biais de produits importés, des pesticides les plus dangereux qui sont interdits dans l’Union”, a souligné le commissaire européen Oliver Varhelyi, chargé de la santé et du bien-être animal.Ce responsable a assuré que ces annonces étaient sans lien avec le vote des Etats européens, attendu dans les prochains jours, sur l’accord de libre-échange avec les pays latino-américains du Mercosur. Mais “si vous me demandez si cela va aider à l’application et à la mise en œuvre de l’accord avec le Mercosur, ma réponse est oui”, a-t-il nuancé devant la presse.La France qui était opposée à cet accord commercial “en l’état”, a fait du renforcement des contrôles, notamment des résidus de pesticides, une condition pour réexaminer sa position sur le sujet.Le vote des Etats européens sur cet accord commercial avec l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay et le Paraguay est attendu entre le 16 et le 19 décembre à Bruxelles.La Commission espère ensuite une signature du traité le 20 décembre à Foz do Iguaçu dans le sud du Brésil, selon une source européenne.Puis, la ratification devra passer par un vote du Parlement européen, probablement début 2026, où la partie pourrait s’avérer serrée.Ce traité de libre-échange doit notamment permettre à l’Union européenne d’exporter davantage de voitures, de machines, de vins et de spiritueux en Amérique latine.En retour, il faciliterait l’entrée de viande, sucre, riz, miel ou soja sud-américains, au risque de fragiliser certaines filières agricoles européennes.

Les Bourses européennes terminent sans entrain

Les marchés boursiers européens ont terminé sans élan mardi, prudents à la veille de la décision de politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed) qui devrait se traduire, selon les investisseurs, par une nouvelle baisse des taux.Paris a cédé 0,69%, Londres est restée stable (-0,03%) et Francfort a pris 0,49%. Milan a grappillé 0,33%.

Lutte anticorruption: la Cour des comptes invite à clarifier les rôles et à plus d'”engagement gouvernemental”

Neuf ans après la loi Sapin 2, la Cour des comptes appelle mardi à davantage d'”engagement gouvernemental” pour renforcer les politiques de lutte contre la corruption en France, notamment en renforçant l’Agence française anticorruption (Afa).Les politiques anticorruption en France obtiennent actuellement des “résultats contrastés” malgré un “cadre juridique solide”, conclut la Cour dans son rapport.”La France dispose aujourd’hui d’outil puissants mais elle a souffert ces dernières années d’un déficit de stratégie assumée”, a souligné Pierre Moscovici, premier président de la Cour lors d’une conférence de presse mardi matin.La loi Sapin 2, adoptée en 2016, vise à lutter contre la corruption et renforcer la transparence déjà encadrée par les lois relatives à la transparence de la vie publique votées en 2013 à la suite de l’affaire Cahuzac.Elle impose notamment aux acteurs privés de mettre en oeuvre un ensemble de mesures anticorruption comme un dispositif d’alerte interne ou encore effectuer une cartographie des risques, sous le contrôle de l’Afa.Dans son rapport, la juridiction financière présente l’Afa comme “un acteur central de prévention et de détection” de la corruption tout en dénonçant un fonctionnement limité par plusieurs facteurs dont un manque de moyens humains. Elle souligne également que l’Afa est “parfois éclipsée” par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), créée en 2013 et qui dispose d’une autonomie supérieure. – Trois scénarios -En France, une multitude d’acteurs interviennent dans la prévention, détection et ou sanction des atteintes à la probité (Afa, HATVP, CNNCF…). Un ensemble jugé “complexe et peu lisible” par la Cour des Comptes qui appelle à une consolidation du rôle de l’Afa comme cheffe de file de l’action publique anticorruption.Pour permettre “sa montée en puissance”, la Cour présente trois scénarios: fusionner l’Afa et la HATVP au sein d’une haute autorité anticorruption ; transformer l’Afa en autorité administrative indépendante ou créer un comité interministériel dont le secrétariat général serait confié à son directeur.Le 14 novembre, le gouvernement a adopté un nouveau plan de lutte contre la corruption pour la période 2025-2029 prévoyant justement la création d’un nouveau comité interministériel dont les travaux seront coordonnés par l’Afa.Alors que depuis trois ans la France ne disposait plus de feuille de route officielle, ce plan de 36 mesures prévoit également le renforcement des dispositifs de formation et de prévention contre les risques d’atteintes à la probité. Pour la Cour des comptes, l’efficacité de ce modèle dépendra “directement de l’engagement gouvernemental” dans la politique de lutte anticorruption.Les signalements reçus par l’Afa pour des soupçons d’atteinte à la probité (infractions de corruption,  trafic d’influence, concussion, prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics et favoritisme) ont presque doublé en 2024, selon son rapport annuel.Selon ce rapport, 191.000 personnes ont été confrontées à une situation de corruption dans leur milieu professionnel en 2022, et les services de police et de gendarmerie ont constaté 934 infractions pour atteintes à la probité l’an dernier, soit 8,2% de plus qu’en 2023.La Cour des comptes recommande également que l’Afa veille au “déploiement des référents déontologues” et “des dispositifs d’alerte interne obligatoires” dans le secteur public où les instruments de prévention et de détection sont jugés “encore lacunaires”. “Le secteur public est en retard dans la lutte contre la corruption par rapport au secteur privé”, constate M. Moscovici.La Cour appelle enfin à un “renforcement de la professionnalisation du traitement pénal”, estimant que les atteintes à la probité donnent lieu à trop peu de sanctions.En réponse à la publication de ce rapport, le ministre de la Justice précise qu'”une hausse du nombre de condamnations prononcées dans des affaires d’atteintes à la probité” est observée depuis 2020. Il rapporte un “nombre record” de 78 condamnations à des peines d’emprisonnement ferme prononcées en 2024 et le chiffre de 407 condamnations pour corruption, contre 202 en 2023.

La France veut donner la priorité à l’électricité pour s’affranchir des importations d’énergies fossiles

Le gouvernement veut “accélérer” la transition de la France vers l’électricité et réduire sa dépendance coûteuse aux énergies fossiles, a annoncé le Premier ministre après un rapport du gestionnaire du réseau de haute tension RTE appelant à s’engager résolument dans cette direction, sans quoi le pays pourrait manquer ses objectifs de décarbonation et de réindustrialisation.”La pertinence d’une électrification rapide du pays pour réduire ses dépendances aux fossiles importés, améliorer sa balance commerciale et permettre sa décarbonation rapide est attestée”, écrit RTE dans son bilan prévisionnel 2025, destiné à éclairer les politiques gouvernementales.Le gardien de l’équilibre électrique français rappelle que les importations d’hydrocarbures (gaz, pétrole) constituent la première source du déficit commercial, 64 milliards d’euros d’importations en 2024, près de 120 milliards lors de la crise énergétique.La stratégie de décarbonation de la France vise à réduire d’ici 2035 la part des énergies fossiles dans sa consommation d’énergie de 60% aujourd’hui à 30-35% en augmentant l’usage de l’électricité bas carbone – nucléaire ou renouvelable – dans la mobilité, l’industrie, les bâtiments…Interrogé à l’Assemblée nationale, Sébastien Lecornu s’est engagé à s’appuyer sur ce document pour “voir comment on peut accélérer l’électrification décarbonée du pays”. “Je veux que nous ayons une clarification de notre stratégie en matière de transition énergétique”, a-t-il déclaré.”On voit bien qu’on a beaucoup trop de dépendance aux énergies fossiles, notamment au gaz, ce qui n’est pas sans poser des difficultés ou de gros enjeux en matière de souveraineté”, a-t-il encore déclaré.Problème: la France accuse aujourd’hui un “retard” dans cette “électrification” alors qu’elle dispose de “l’avantage quasi-unique en Europe d’une production d’électricité particulièrement abondante et déjà décarbonée à 95%”, avec des prix sur les marchés de gros parmi les plus bas du continent, souligne RTE.Cela se traduit par “un épisode de surcapacité transitoire d’électricité”, explique Xavier Piechaczyk, président du directoire de RTE, mais cette “abondance”, grâce au redressement de la production nucléaire et hydraulique, signifie aussi un niveau de risque “historiquement bas” en cas de vague de froid hivernal. Tout le contraire d’il y a 3 ans quand la France frisait la pénurie de courant.- Décarbonation “lente” vs “rapide” -Aujourd’hui, la France tend à s’inscrire dans une trajectoire de décarbonation dite “lente” qui se traduit par une demande d’électricité en berne et un épisode de surcapacité avérée jusqu’en 2027-2028.Pour en sortir, RTE présente en parallèle une trajectoire de décarbonation “rapide” alignée sur ses objectifs climatiques et de réindustrialisation.Ce rapport “confirme la nécessité d’accélérer sur l’électrification des usages pour atteindre nos objectifs”, a réagi Bercy. Sa publication sera suivie d’annonces du gouvernement sur une “stratégie d’électrification complémentaire” à la future feuille de route énergétique de la France (PPE), selon le ministère, avec des décisions “prises d’ici Noël”. Sébastien Lecornu a promis de réunir l’ensemble des formations politiques pour en discuter une fois passées les discussions budgétaires et de Sécurité sociale mais “avant le vote du PLF” (Projet de loi de finances).C’est sur la base de ce rapport “que je souhaite qu’on redémarre nos discussions sur la PPE, non pas pour amoindrir les objectifs (…) mais au contraire de voir comment on peut accélérer l’électrification décarbonée du pays”, a-t-il déclaré en démentant tout “moratoire” sur les énergies renouvelables.La publication de ce décret a déjà plus de deux ans de retard en raison de profondes divisions politiques sur le partage entre nucléaire et énergies renouvelables, auxquelles est notamment opposé le Rassemblement national.Mais du point de vue de RTE, les deux ne se concurrencent pas. “L’épisode actuel ne doit pas conduire la France à donner trop de préférence au présent, au risque d’hypothéquer la résilience retrouvée du système électrique national fondée sur la complémentarité”, prévient Xavier Piechaczyk.La combinaison du nucléaire et des énergies renouvelables reste “le mix le moins cher, le plus accessible techniquement et le plus +dérisqué+ technologiquement pour la France”, ajoute-t-il.De plus, l’accélération de la consommation électrique “est trois fois plus efficace économiquement (…) que de baisser” des rythmes d’installation de renouvelables terrestres.Le basculement vers une décarbonation “rapide” se joue “dans les prochains trimestres”, relève Thomas Veyrenc, directeur général Economie, stratégie et finances de RTE.RTE dispose dans son portefeuille de 30 GW de projets très gourmands en électricité dans l’industrie, l’hydrogène, les centres de données qui veulent une connexion électrique d’ici 2030, dont une partie se concrétiseront, “c’est du jamais vu”, dit-il.

Wall Street sans énergie avant la Fed

La Bourse de New York évolue avec prudence mardi, au premier jour d’une réunion de la banque centrale américaine (Fed), à l’issue de laquelle une nouvelle baisse de taux est attendue mercredi.Vers 14H05 GMT, le Dow Jones prenait 0,22%, l’indice Nasdaq cédait 0,10% et l’indice élargi S&P 500 gagnait 0,13%.”Nous savons tous que quelque chose va se passer demain (mercredi, ndlr)”, souligne pour l’AFP Steve Sosnick, d’Interactive Brokers, notant une “prudence et une gestion des risques plutôt qu’une forte envie de spéculer”.Les marchés financiers s’attendent à ce qu’à l’issue de sa dernière réunion de 2025, la Réserve fédérale décide mercredi de baisser à nouveaux ses taux directeurs, d’un quart de point de pourcentage, pour les ramener dans une fourchette entre 3,50% et 3,75%, selon l’outil de veille CME FedWatch.”Les attentes sont très élevées” et la Fed “n’aime pas surprendre les marchés, sauf si elle en ressent vraiment le besoin, ce qui n’est pas le cas là selon moi. Il est donc raisonnable de s’attendre à une baisse demain”, relève Steve Sosnick.Pour l’analyste, “cela signifie que l’attente est en grande partie liée au résumé des projections économiques”, publié tous les trimestres.Ce document pourra donner des indications aux investisseurs sur la trajectoire de la politique monétaire aux Etats-Unis dans les mois à venir.La banque centrale américaine suit un double mandat: elle doit veiller à ce que le marché de l’emploi reste dynamique mais aussi maintenir l’inflation proche de 2% sur le long terme.Le discours du président de l’institution Jerome Powell, attendu mercredi à l’issue de la réunion, sera aussi particulièrement scruté, bien qu’il “ne soit peut-être pas aussi crucial cette fois-ci, car son mandat touche à sa fin”, estime Steve Sosnick.Le mandat de M. Powell court jusqu’en mai 2026.Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’Etat américains à 10 ans se détendait très légèrement vers 14H55 GMT, à 4,15%, contre 4,16% à la clôture la veille.Côté indicateurs, les rapports sur l’emploi “Jolts” pour le mois de septembre et d’octobre, qui recensent le nombre de créations de postes aux Etats-Unis, sont ressortis au-delà des attentes.A la cote, le géant des puces Nvidia (-0,77% à 184,15 dollars) n’était pas vraiment porté par l’autorisation, par Donald Trump, de la vente de certains de ses processeurs graphiques en Chine.Cela “semblait certainement être une très bonne nouvelle”, mais l’idée d’une “redevance de 25% sur la vente de ces puces (auprès de l’Etat américain, ndlr)” a échaudé les investisseurs, juge Steve Sosnick.La chaîne américaine de magasins de bricolage Home Depot (+1,61% à 355,58 dollars) était recherchée en raison de ses prévisions de performances financières pour 2026.L’an prochain, la société, qui se présente comme le numéro un mondial du bricolage, table sur une hausse de ses ventes comprise entre 2,5% et 4,5% (+2% à taux de change comparable). La progression pourrait être plus soutenue en cas de reprise du marché de l’immobilier, dont la morosité a pesé sur le secteur du bricolage.Le réseau de pharmacies CVS Health (+3,71% à 79,37 dollars) profitait de prévisions pour l’année prochaine meilleures qu’escompté par les analystes.

Taxe de séjour: Oléron fait condamner une nouvelle plateforme, Booking

Après Airbnb et Le Bon Coin, une troisième plateforme internet, Booking, a été condamnée à payer un total de 574.000 euros d’amende pour des manquements relatifs à la taxe de séjour sur l’île d’Oléron (Charente-Maritime), a appris l’AFP mardi auprès de l’avocat de la collectivité.”C’est une nouvelle victoire qui démontre qu’aucune plateforme n’est au-dessus des lois et qui doit amener les collectivités publiques à ne pas se laisser faire face à des plateformes qui violent la loi”, s’est réjoui Me Jonathan Bellaiche, avocat de la communauté de communes de l’île d’Oléron (CDCO).Le jugement, consulté par l’AFP, condamne la société Booking à payer 504.000 euros d’amendes civiles à cette île touristique d’un peu plus de 20.000 habitants, “au titre des défauts de collecte des taxes de séjour” en 2020 et 2021, concernant 420 séjours réservés via la plateforme.À cette somme s’ajoutent une amende civile de 10.000 euros au titre du manquement à l’obligation de reversement de la taxe de séjour sur la même période, une autre de 50.000 euros pour manquement à l’obligation de déclaration sur ces deux années, ainsi que 10.000 euros de frais de justice.”Nous regrettons l’amende émise aujourd’hui”, a pour sa part réagi Booking dans une déclaration transmise à l’AFP, dans laquelle la plateforme ajoute qu’elle “continue de collaborer avec les autorités.” En avril, Airbnb avait été condamnée en appel à 8,6 millions d’euros d’amendes alourdies pour des “manquements graves” à la collecte de la taxe de séjour en 2021 et 2022. Puis en juillet, le tribunal judiciaire de La Rochelle avait infligé une amende totale de 410.000 euros à la plateforme Le Bon Coin pour des faits similaires.”Nous espérons qu’Oléron donnera du courage à d’autres collectivités françaises qui sont victimes des mêmes agissements et qui ressentent un sentiment d’impuissance”, a déclaré Me Bellaiche, qui se félicite qu’une communauté de communes de Haute-Vienne ait décidé “de suivre le chemin initié par Oléron”.Elan Limousin Avenir Nature, qui regroupe 24 communes de ce département et compte un peu moins de 30.000 habitants, a engagé fin novembre une procédure judiciaire contre Booking devant le tribunal de Limoges après avoir “constaté plusieurs défauts de collecte, de déclaration et de reversement de la taxe de séjour”, a-t-elle indiqué dans un communiqué transmis à l’AFP.Une audience est prévue le 6 mars, selon Me Bellaiche.

La France doit donner la priorité à l’électricité pour s’affranchir des importations d’énergies fossiles, selon RTE

En plein débat sur les choix énergétiques de la France, le gestionnaire du réseau de haute tension RTE sonne la mobilisation générale pour accélérer la transition vers l’électricité et réduire la dépendance coûteuse aux énergies fossiles, sans quoi le pays pourrait manquer ses objectifs de décarbonation et de réindustrialisation.”La pertinence d’une électrification rapide du pays pour réduire ses dépendances aux fossiles importés, améliorer sa balance commerciale et permettre sa décarbonation rapide est attestée”, écrit RTE dans son bilan prévisionnel 2025, destiné à éclairer les politiques gouvernementales.Le gardien de l’équilibre électrique français rappelle que les importations d’hydrocarbures (gaz, pétrole) constituent la première source du déficit commercial, une note de 64 milliards d’euros en 2024, portée à près de 120 milliards lors de la crise énergétique.La stratégie de décarbonation de la France vise à réduire d’ici 2035 la part des énergies fossiles dans sa consommation d’énergie de 60% aujourd’hui à 30-35% en augmentant l’usage de l’électricité bas carbone – nucléaire ou renouvelable – dans la mobilité, l’industrie, les bâtiments…Cette bascule “va bien au-delà” des objectifs climatiques, précise à l’AFP Thomas Veyrenc, directeur général Economie, stratégie et finances de RTE. “C’est un enjeu de souveraineté de réduire des importations d’énergies fossiles de la Russie, du Moyen-Orient, ou même des Etats-Unis”.Problème: le pays accuse aujourd’hui un “retard” dans cette “électrification” alors qu’il dispose de “l’avantage quasi-unique en Europe d’une production d’électricité particulièrement abondante et déjà décarbonée à 95%”, avec des prix sur les marchés de gros parmi les plus bas du continent, souligne RTE.Cela se traduit par “un épisode de surcapacité transitoire d’électricité” qui nécessite des “recalages”, explique Xavier Piechaczyk, président du directoire de RTE. Mais cette “abondance”, grâce au redressement de la production nucléaire et hydraulique, signifie aussi un niveau de risque “historiquement bas” en cas de vague de froid hivernal, poursuit-il. Tout le contraire d’il y a 3 ans quand la France frisait la pénurie de courant.Aujourd’hui, la France tend à s’inscrire dans une trajectoire de décarbonation dite “lente” qui se traduit par une demande d’électricité en berne et un épisode de surcapacité avérée jusqu’en 2027-2028.Pour en sortir, RTE présente en parallèle une trajectoire de décarbonation “rapide” alignée sur ses objectifs climatiques et de réindustrialisation.- prudence sur le ralentissement des renouvelables -Ce rapport “confirme la nécessité d’accélérer sur l’électrification des usages pour atteindre nos objectifs”, a réagi Bercy en citant notamment décarbonation de l’industrie, réindustrialisation et indépendance énergétique.Il doit ouvrir une séquence politique avec des annonces du gouvernement sur une “stratégie d’électrification complémentaire” à la future feuille de route énergétique de la France (PPE), selon le ministère. La publication de ce décret a déjà plus de deux ans de retard en raison de profondes divisions politiques sur le partage entre nucléaire et énergies renouvelables, auxquelles est notamment opposé le Rassemblement national. Mais du point de vue de RTE, les deux ne se concurrencent pas. “L’épisode actuel ne doit pas conduire la France à donner trop de préférence au présent, au risque d’hypothéquer la résilience retrouvée du système électrique national fondée sur la complémentarité”, prévient Xavier Piechaczyk.La combinaison du nucléaire et des énergies renouvelables reste “le mix le moins cher, le plus accessible techniquement et le plus +dérisqué+ technologiquement pour la France”, ajoute-t-il.De plus, l’accélération de la consommation électrique “est trois fois plus efficace économiquement (…) que de baisser” des rythmes d’installation de renouvelables terrestres, le solaire en particulier, même si ce levier reste “activable dès lors qu’il est fait dans des bonnes proportions”.Greenpeace s’est inquiété du “risque que cette publication serve de prétexte à des politiques publiques freinant encore plus notre transition”, tandis que le Réseau action climat a appelé à un “sursaut rapide” en faveur de “l’élimination des énergies fossiles”.”Aujourd’hui, beaucoup de gens disent c’est probablement le scénario de décarbonation lente” qui est joué, relève Thomas Veyrenc. “La réalité, c’est que ça joue dans les prochains trimestres”. RTE dispose dans son portefeuille de 30 GW de projets très gourmands en électricité dans l’industrie, l’hydrogène, les centres de données qui veulent une connexion électrique d’ici 2030, dont une partie se concrétiseront, “c’est du jamais vu”, dit-il.

Nationalisation du rail: Londres dévoile ses trains aux couleurs de l’Union Jack

Le gouvernement travailliste du Royaume-Uni a présenté mardi le nouveau design des trains britanniques, aux couleurs de l’Union Jack, amorçant leur uniformisation dans le cadre de la nationalisation du secteur.Le logo de la nouvelle entité qui chapeautera les trains britanniques, Great British Railways (GBR), ainsi que les nouvelles couleurs, commenceront à être “déployés au printemps prochain sur les trains” et les sites internet, souligne le ministère des Transports dans un communiqué.Le projet de loi pour nationaliser le rail, actuellement en débat à la Chambre des Communes, avait été annoncé dès le retour des travaillistes au pouvoir en juillet 2024, après 14 ans de gouvernement conservateur.”Sept grands opérateurs ferroviaires sont déjà sous contrôle public, couvrant un tiers de l’ensemble des voyages de passagers en Grande-Bretagne”, est-il souligné dans le communiqué.La compagnie ferroviaire South Western Railway, qui opère dans le sud-ouest de l’Angleterre, est devenue en mai dernier la première à repasser dans le giron public. Tous les opérateurs doivent être placés sous contrôle étatique d’ici la fin 2027.La privatisation du secteur a eu lieu au milieu des années 1990 sous le Premier ministre conservateur John Major, dans la continuité de la politique libérale de Margaret Thatcher dans les années 1980.Malgré la promesse d’un meilleur service, d’investissements accrus et de moindres dépenses pour l’Etat, le projet était alors très impopulaire, dénoncé par les syndicats, l’opposition, certains conservateurs et une large partie de la population.Le nombre de passagers s’est accru dans un premier temps, tout comme les investissements. Mais un déraillement causé par des micro-fissures dans les rails, qui a fait quatre morts en 2000, a profondément choqué l’opinion publique. Les annulations et les retards sont aussi devenus monnaie courante et les passagers se sont plaints des prix. Le réseau ferré est déjà redevenu public, géré par la société Network Rail.