Test

Italie: amende de près de 100 millions d’euros à Apple pour abus de position dominante

Le gendarme italien de la concurrence (AGCM) a annoncé lundi avoir infligé une amende de plus de 98,6 millions d’euros à Apple pour “abus de position dominante”, l’entreprise américaine indiquant vouloir faire appel.Selon le gendarme italien, Apple a “violé” la loi concernant la concurrence sur le marché des développeurs d’applications, précise un communiqué.”Dans ce marché, Apple est en position de domination absolue à travers son App Store”, assure l’AGCM.Le gendarme italien ajoute en outre qu’Apple a imposé des conditions trop restrictives, sur le plan de la concurrence, concernant le respect de la vie privée des utilisateurs d’applications.Ces conditions d’Apple “sont imposées de manière unilatérale, elles portent atteinte aux intérêts des partenaires commerciaux d’Apple et ne sont pas proportionnelles à l’objectif de respect de la vie privée”, estime le gendarme italien.Apple a pour sa part indiqué dans un communiqué être “en profond désaccord avec la décision de l’autorité italienne de la concurrence” et a annoncé qu’elle ferait appel de cette décision.Les règles protégeant la vie privée “s’appliquent de manière égale à tous les développeurs, y compris Apple, et ont été adoptées par nos clients et saluées par les défenseurs de la vie privée et les autorités chargées de la protection des données à travers le monde”, assure le groupe.

La Bourse de Paris en repli, dans une séance sans catalyseur

La Bourse de Paris évoluait en repli lundi, à l’entame d’une semaine avec peu de publications économiques attendues et écourtée par la fête de Noël.L’indice vedette CAC 40 reculait de 0,31% vers 10H00, soit de 25,50 points, à 8.125,88 points. Vendredi, le CAC 40 a terminé à l’équilibre (+0,01%) et sur l’ensemble de la semaine, il a pris 1,03%.Avec les congés pour les fêtes de fin d’année, “le contexte invite à la prudence: des volumes clairsemés et une liquidité réduite pourraient amplifier les mouvements et rendre les séances plus erratiques qu’à l’accoutumée”, note John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank.La Bourse de Paris ne sera ouverte que lundi et mardi et connaîtra une demie séance seulement mercredi, avec une clôture à 14 heures.”En Europe, une phase de respiration ne serait d’ailleurs pas illogique, alors que certaines places, à commencer par l’Espagne, affichent des performances spectaculaires depuis le début de l’année, proches de 50%”, poursuit John Plassard.Depuis le 1er janvier, Paris affiche une progression de plus de 10% tandis que Londres et Francfort avancent de plus de 20%.A l’agenda cette semaine, “les États-Unis publieront mardi leur dernière estimation du PIB, attendue à 3,2% au troisième trimestre, accompagnée d’indications suggérant un possible raffermissement des pressions sur les prix”, note Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.Ipsen se rapproche du laboratoire chinois Simcere ZaimingLe groupe pharmaceutique français Ipsen (-0,25% à 120,00 euros) a annoncé lundi avoir signé un accord avec le laboratoire chinois Simcere Zaiming pour obtenir les droits mondiaux exclusifs d’un médicament expérimental ciblant les tumeurs cancéreuses pour un montant pouvant aller jusqu’à 1,06 milliard de dollars (environ 905 millions d’euros). La licence exclut la zone dite “Grande Chine” (Chine continentale, Honk Kong, Macao et Taïwan).Coty nomme un PDG par intérimCoty (-5,54% à 2,65 euros) a annoncé lundi la nomination de Markus Strobel au poste de président directeur général par intérim à compter du 1er janvier.Markus Strobel qui a effectué 33 ans de sa carrière chez Procter and Gamble, prend les rênes de l’entreprise Coty “à un moment charnière pour l’entreprise” précise le communiqué, “alors qu’un examen stratégique de l’activité Consumer Beauty est en cours, et avec le plein soutien du Conseil d’administration”. Il succède à la directrice générale Sue Nabi qui n’est pas évoquée dans le communiqué. 

Budget: Lecornu consulte une dernière fois, avant un conseil des ministres et une loi spéciale

Le Premier ministre Sébastien Lecornu poursuit lundi ses consultations des formations politiques, avant un conseil des ministres en fin de journée pour présenter en urgence une loi spéciale destinée à sortir de l’impasse budgétaire, après l’échec de l’examen parlementaire du budget de l’État.Dernier recours pour permettre de financer temporairement l’État et les administrations, un vote devrait intervenir d’ici mardi, à l’Assemblée et au Sénat, pour entériner cette loi spéciale qui vise à reconduire provisoirement le budget 2025, avant la reprise de nouvelles discussions budgétaires en janvier. Objectif annoncé par la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin: qu’une véritable loi de finance 2026 soit adoptée avant “la fin janvier”. “Les quinze premiers jours de janvier”, a même renchéri lundi le rapporteur du budget à l’Assemblée Philippe Juvin (LR) sur BFMTV/RMC.Après l’échec vendredi d’une commission de sénateurs et députés à trouver un accord, le Premier ministre était à la tâche dès dimanche, entamant une nouvelle série de consultations des partis politiques “pour trouver les conditions d’une solution”.Il a notamment discuté avec les chefs des groupes parlementaires Renaissance et Horizons et les présidents des groupes Modem et Liot.Les responsables du Parti socialiste, partenaires privilégiés de M. Lecornu lors de l’examen du budget de la Sécurité sociale, et à qui il a concédé notamment la suspension de la réforme des retraites, seront reçus lundi à 10H30. Le Premier ministre doit aussi s’entretenir avec le Parti communiste (15H00), les Ecologistes (16H00) et Les Républicains (17H30). “Nous leur disons deux choses simples. +Est-ce qu’on est bien d’accord que notre objectif collectif, c’est qu’entre maintenant et fin janvier, il y ait un budget pour la France, un vrai budget, pas un budget service minimum+”, a détaillé Amélie de Montchalin dimanche soir.”Et la deuxième chose qu’on dit, c’est que pour qu’il y ait un budget, il faut qu’il y ait un compromis”, a-t-elle ajouté.- recours au 49.3 -A l’issue de ces discussions, un Conseil des ministres destiné à présenter le projet de loi spéciale est prévu en fin de journée, au retour d’Emmanuel Macron d’Abou Dhabi. Dans la foulée, les commissions des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat auditionneront lundi soir et mardi le ministre de l’Économie Roland Lescure et Mme Montchalin. L’objectif est que ce texte puisse être voté mardi par les deux chambres.Comme l’année dernière, il ne devrait y avoir “aucune voix contre”, a pronostiqué sur RTL le président insoumis de la commission des Finances Eric Coquerel. Mais il faudra dès la rentrée reprendre les discussions pour tenter de trouver un budget 2026. Reste qu’après deux mois de discussions qui n’ont pas permis d’aboutir, le doute subsiste sur la capacité du Premier ministre à obtenir ce compromis, entre une droite sénatoriale attachée aux économies et aux baisses d’impôts et une Assemblée où la gauche réclame plus de recettes et moins de coupes budgétaires. Des voix s’élèvent de plus en plus fort pour réclamer que le Premier ministre ne prolonge pas la navette parlementaire indéfiniment et utilise l’article 49.3 de la Constitution, alors que M. Lecornu s’est engagé à ne pas y recourir, à la demande du Parti socialiste. “Je pense que le Parti socialiste sera d’accord pour un 49.3. Ce sont des gens responsables, il faut simplement les traiter”, a estimé lundi le rapporteur Philippe Juvin.Selon lui, le texte soumis au 49.3 devrait “partir de celui voté au Sénat” en y ajoutant des amendements “sur lesquels on se met rapidement d’accord”.Dans ce cas, le 49.3 ne serait “pas un passage en force” mais “un aveu d’échec du parlementarisme”, a estimé sur TF1 le chef des députés MoDem Marc Fesneau.Samedi, le patron de LR Bruno Retailleau a aussi enjoint au Premier ministre de dégainer cette arme constitutionnelle pour octroyer un budget “responsable au pays”, avec “moins d’impôt et de dépenses”.Mais pour Amélie de Montchalin, il y aura dans le budget “des hausses d’impôts qu’il faudra cibler, choisir, décider ensemble. Et puis il y aura des économies qu’il faudra cibler, choisir et décider ensemble”.

La Chine impose des droits antisubventions sur des produits laitiers de l’UE

La Chine a annoncé lundi qu’elle va appliquer des droits antisubventions “provisoires” sur “certains produits laitiers” importés de l’Union européenne (UE), un nouveau front dans les différends commerciaux qui opposent les deux économies.Ces droits s’échelonneront de 21,9% à 42,7% et entreront en vigueur mardi, a indiqué le ministère du Commerce.Ils concernent toute une série de produits, notamment les fromages frais et transformés, les fromages bleus ainsi que certains laits et crèmes.Les autorités chinoises avaient lancé cette enquête antisubventions en août 2024, officiellement à la suite d’une demande de l’Association laitière de Chine. Elle intervenait au lendemain de l’annonce par l’UE de sa décision d’imposer des droits de douane élevés sur les véhicules électriques fabriqués en Chine et avait été largement perçue comme une mesure de rétorsion contre Bruxelles.L’enquête chinoise doit s’achever en février 2026.”Les autorités d’enquête ont établi de manière préliminaire que les produits laitiers concernés importés de l’Union européenne bénéficiaient de subventions, que l’industrie chinoise des produits laitiers subissait un préjudice substantiel, et qu’il existait un lien de causalité entre ces subventions et le préjudice constaté”, a indiqué lundi le ministère chinois du Commerce.Les mesures prises en conséquence prendront “la forme de consignations de droits compensatoires provisoires”, a-t-il précisé.La semaine dernière, la Chine avait annoncé imposer pour cinq ans des droits antidumping allant de 4,9% à 19,8% sur le porc et ses sous-produits importés de l’UE.Entrés en vigueur le 17 décembre, ils s’échelonnent de 4,9% à 19,8%. Il s’agit d’une baisse par rapport aux droits provisoires de 15,6% à 62,4% qui avaient été imposés depuis septembre en attente de la conclusion de l’enquête dans ce dossier.

Le Cap frappé par une crise du logement, Airbnb aimante le ressentiment

Les rires des enfants résonnent contre des murs bordés de dizaines de matelas dans la grande pièce sombre d’un immeuble squatté au cœur battant et touristique du Cap, en Afrique du Sud.Une fillette se fait tresser les cheveux sur un tabouret. Autour d’elle, des sacs en plastique remplis d’affaires en tout genre, celles des personnes ayant investi ce bâtiment désaffecté faute d’avoir trouvé un logement abordable. “Ma paie n’est pas suffisante pour les loyers exorbitants du Cap”, explique à l’AFP l’une des résidentes, Fundisa Loza, 46 ans.Mère de deux filles de 12 et 18 ans, elle a emménagé ici avec elles pour se rapprocher de son travail de nuit dans un centre d’appels du quartier des affaires, à environ 20 minutes à pied.Dans cette zone, les annonces en ligne de locations commencent à environ 10.000 rands (500 euros) par mois pour un studio. Un montant hors de portée du salaire mensuel de 8.400 rands de Fundisa Loza.Quant aux annonces sur la plateforme Airbnb dans un quartier comme celui du musée du District Six, prisé des touristes et à 10 minutes de marche, elles avoisinent en moyenne 1.500 rands la nuit (75 euros). “C’est démesuré”, commente Fundisa Loza. Nichée au pied de montagnes enchanteresses se jetant dans l’océan Atlantique, la ville du Cap s’est imposée comme une destination touristique de premier plan. En témoigne sa première place aux classements 2025 des meilleures villes du monde du Telegraph et de Time Out.Des militants affirment que la course à l’hébergement touristique repousse les habitants hors des quartiers recherchés, notamment ceux proches du District Six, d’où les habitants non blancs avaient été expulsés du temps de l’apartheid.- Boom d’Airbnb -La famille Loza vit dans l’un des trois immeubles occupés de cette même rue. Abritant chacun jusqu’à 50 personnes, ils font tous l’objet d’avis d’éviction judiciaire.Fundisa Loza dit qu’elle est inscrite “depuis des années” sur une liste d’attente pour un logement subventionné par l’État, qui compte environ 400.000 noms selon un responsable municipal.”Pourquoi la ville devrait-elle être réservée à certaines personnes?”, lance-t-elle.Le Cap compte plus de logements en location de courte durée que des villes plus grandes comme Barcelone (Espagne) et Berlin (Allemagne), qui accueillent jusqu’à cinq fois plus de visiteurs par an, indique Jens Horber, de l’organisation de défense du droit au logement Ndifuna Ukwazi.Dans les quartiers du centre-ville et du littoral atlantique, les annonces Airbnb ont augmenté de 190% depuis 2022, selon lui.Elles visent touristes et “digital nomads”, qui peuvent rester jusqu’à trois mois s’ils sont entrés en Afrique du Sud avec un visa touristique.”Les logements en location de longue durée ont été convertis en hébergements touristiques (…) faisant monter les loyers”, estime Jens Horber.Selon le projet Inside Airbnb, Le Cap compte plus de 26.870 annonces sur la plateforme, l’un des chiffres les plus élevés au monde, dépassant des villes comme Washington DC (États-Unis), Sydney (Australie), Chicago (États-Unis) et Hong Kong (Chine).”Des entités similaires à des hôtels opèrent sans licences, sans restrictions ni limites dans des zones résidentielles”, dénonce la chercheuse en urbanisme de l’Université du Witwatersrand, Sarita Pillay Gonzalez, qui appelle à une meilleure régulation.Des villes comme Amsterdam (Pays-Bas), Barcelone et New York (États-Unis), par exemple, ont imposé des règles plus strictes à Airbnb, notamment des plafonds sur le nombre de jours loués par an.- Tension sur le logement -Chercheuse à l’Université canadienne de Waterloo, Cloé St-Hilaire estime que l’ensemble du Cap a perdu 1,5% de ses logements au profit d’Airbnb, la plupart étant concentrés dans quelques zones seulement de cette ville aux inégalités criantes.Ce chiffre monte à 26% dans certaines parties de Sea Point, sur le littoral prisé des touristes pendant les vacances d’été de décembre, ajoute-t-elle.Pour le responsable municipal Luthando Tyhalibongo, la “tension” sur le logement au Cap “n’est pas d’origine étrangère, ni due aux investisseurs, ni à Airbnb (…) Elle est liée à l’offre”. La population du Cap a dépassé 4,7 millions d’habitants en 2022, selon le recensement, soit une hausse de près de 28% par rapport à 2011.Le maire Geordin Hill-Lewis évoque une “migration nette d’environ 100.000 personnes provenant du reste de l’Afrique du Sud vers Le Cap rien qu’au cours des 36 derniers mois seulement”, dans une tribune ce mois-ci au média Ground Up.Le quartier historiquement ouvrier de Woodstock, à cinq kilomètres du touristique Waterfront, est une autre zone sous pression. Les jeunes générations qui y vivaient dans des maisons héritées de leurs parents les louent ou les vendent, d’après Shalner Ching, 45 ans, elle-même partie: “J’ai été contrainte de trouver un logement ailleurs.”

Colère agricole: la mobilisation diminue mais le Sud-Ouest et le Nord persévèrent

La mobilisation des agriculteurs, opposés notamment à la politique gouvernementale d’abattage massif des bovins en cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a reflué dimanche, malgré une action dans la soirée à la frontière franco-belge.Selon des chiffres fournis par le ministère de l’Intérieur en début de soirée, 23 actions mobilisant 720 personnes ont été comptabilisées dimanche, essentiellement dans le Sud-Ouest, contre 50 actions samedi, 93 vendredi, 110 jeudi et 80 mercredi.Dimanche à partir de 22H00, à l’appel notamment de la Confédération paysanne, plusieurs dizaines de personnes ont bloqué l’autoroute A2/E19 à la frontière franco-belge, dans le sens Mons-Valenciennes, à l’aide de ballots de paille posés en travers de la route, a constaté l’AFP.Plusieurs centaines de camions et de voitures se sont rapidement trouvés bloqués, devant passer par un barrage filtrant ouvert peu avant 23H00 sur une aire d’autoroute attenante. Les agriculteurs présents y expliquaient leurs revendications aux automobilistes, auxquels ils distribuaient café et soupe au butternut.Cette action, menée “en soutien aux éleveurs et éleveuses de France touchés par la DNC”, a également visé à dénoncer l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, a expliqué à l’AFP Benjamin Serra, maraîcher et organisateur du blocage.L’autoroute bloquée est “un gros point de passage de matières qui viennent des ports de Rotterdam, d’Anvers”, a-t-il rappelé.Pour l’essentiel, les autres mobilisations de dimanche se sont concentrées dans le Sud-Ouest.La circulation sur l’A63 près de Bordeaux, sur l’A64 entre Toulouse et Bayonne ou encore sur l’A75 en Lozère était toujours coupée dimanche à 23H00 selon Bison Futé, après plusieurs jours de manifestations agricoles dans toute la France.Dans la soirée, le blocage de la RN20 Toulouse-Andorre à Tarascon-sur-Ariège a été levé après dix jours de mobilisation, a indiqué la Confédération paysanne de l’Ariège, promettant de nouvelles “actions” malgré les appels du gouvernement à une “trêve de Noël”.À Cestas, au sud de Bordeaux, la Coordination rurale de Gironde (CR33) a annoncé dimanche soir le maintien du barrage établi depuis une semaine sur l’A63. Une bretelle a cependant été rouverte samedi pour permettre aux vacanciers d’enjamber le barrage dans le sens Nord-Sud.Le barrage sera-t-il “maintenu jusqu’à Noël ou après Noël, on ne sait pas”, a déclaré à l’AFP Jean-Paul Ayres, porte-parole de la CR33, qui dit attendre lundi des “réponses” des autorités sur la dermatose comme sur la crise viticole.À Carbonne (Haute-Garonne), le barrage de l’A64 a atteint son dixième jour. “On est nombreux, c’est plus facile en se relayant”, a déclaré à l’AFP Benjamin Roquebert, éleveur à Capens, qui dit pouvoir “tenir longtemps”.La Coordination rurale et la Confédération paysanne, opposées à la stratégie mêlant abattages massifs et vaccination contre la dermatose, n’ont pas appelé à la levée des blocages. Les sections départementales sont libres de continuer le mouvement, selon la CR.Dans La Tribune Dimanche, quatre anciens ministres de l’Agriculture, dont Michel Barnier, ont pour leur part affirmé soutenir l’abattage total dès la détection d’un cas, avertissant contre la “division” ou des mesures guidées par “l’émotion”.Le Premier ministre Sébastien Lecornu a assuré samedi soir qu’environ 50% du cheptel ariégeois était désormais vacciné contre la dermatose, 70% dans l’Aude et 100% dans les Pyrénées-Orientales, trois départements ayant recensés des cas et par conséquent prioritaires pour la vaccination.Selon les chiffres du Premier ministre, à peine une vache sur cinq a été vaccinée sur les dix départements concernés dans le Sud-Ouest.mk-bdu-jed-kau/pcl

Colère agricole: la mobilisation diminue mais le Sud-Ouest persévère

La mobilisation des agriculteurs, opposés notamment à la politique gouvernementale d’abattage massif des bovins en cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a reflué dimanche avec moins d’une dizaine de barrages maintenus et quelques centaines de manifestants selon les autorités, essentiellement dans le Sud-Ouest.La circulation sur l’A63 près de Bordeaux, sur l’A64 entre Toulouse et Bayonne, sur l’A65 reliant Bordeaux à Pau ou encore sur l’A75 en Lozère était toujours coupée dimanche à 17h30 selon Bison Futé, après plusieurs jours de manifestations agricoles dans toute la France.Selon le ministère de l’Intérieur, 23 actions mobilisant 720 personnes ont été comptabilisées dimanche, contre 50 actions et 1.619 manifestants samedi, 93 actions vendredi, 110 jeudi et 80 mercredi.À Cestas, au sud de Bordeaux, la Coordination rurale de Gironde (CR33) a annoncé dimanche soir le maintien du barrage établi depuis une semaine sur l’A63, même si une bretelle a été rouverte samedi pour permettre aux vacanciers d’enjamber le barrage dans le sens Nord-Sud.”On en est toujours au statu quo” avec une soixantaine de manifestants sur le barrage, a déclaré à l’AFP Jean-Paul Ayres, porte-parole de la CR33, malgré les appels du gouvernement à une “trêve de Noël”.”(Dimanche) soir, le barrage est maintenu. Maintenant, maintenu jusqu’à Noël ou après Noël, on ne sait pas”, ajoute ce viticulteur et producteur de pruneaux, qui dit attendre lundi des “réponses” des autorités sur la dermatose comme sur la crise viticole.À Carbonne (Haute-Garonne), le barrage de l’A64 a atteint son dixième jour. “On est nombreux, c’est plus facile en se relayant”, a déclaré à l’AFP Benjamin Roquebert, éleveur à Capens, qui apprécie le relatif confort du campement établi par les organisateurs, forts d’une précédente expérience au même endroit en 2024.- “On peut tenir longtemps” -“Quand on n’est pas bien installé, c’est plus difficile de résister. Mais hier (samedi) soir on a regardé le match du Stade toulousain, on a le grand écran, on est à l’abri, il y a des cuisiniers hors pair, on peut tenir longtemps”, a poursuivi l’agriculteur de 37 ans.La Coordination rurale et la Confédération paysanne, opposées à la stratégie mêlant abattages massifs et vaccination contre la dermatose, n’ont pas appelé à la levée des blocages. Les sections départementales sont libres de continuer le mouvement, selon la CR.Dans La Tribune Dimanche, quatre anciens ministres de l’Agriculture, Michel Barnier, Marc Fesneau, Stéphane Travert et Julien Denormandie, ont pour leur part affirmé leur soutien à l’abattage total dès la détection d’un cas, avertissant contre la “division” ou des mesures guidées par “l’émotion”.Le Premier ministre Sébastien Lecornu a assuré samedi soir qu’environ 50% du cheptel ariégeois était désormais vacciné contre la dermatose, 70% dans l’Aude et 100% dans les Pyrénées-Orientales. Ces trois départements figurant parmi ceux ayant recensé des cas, ils sont prioritaires pour la vaccination.Dans les Pyrénées-Atlantiques, situées dans le “cordon vaccinal” après un cas détecté dans le département voisin des Hautes-Pyrénées, la préfecture a fait état dimanche d’environ 28.000 bovins vaccinés contre la DNC, soit presque 15%.Selon les chiffres du Premier ministre, à peine une vache sur cinq a été vaccinée sur les dix départements concernés dans le Sud-Ouest. 

Macron donne le coup d’envoi du futur porte-avions lors du Noël avec les troupes

Emmanuel Macron a donné dimanche le coup d’envoi de la construction du futur porte-avions français, qui va remplacer le Charles de Gaulle et doit entrer en service en 2038, lors du Noël avec les troupes françaises aux Emirats arabes unis.”A l’heure des prédateurs, nous devons être forts pour être craints”, a déclaré le président français sur une base militaire près d’Abou Dhabi, devant des dizaines de soldats français.Dans ce contexte, il a acté la mise en oeuvre de la réalisation du futur porte-avions, un projet lancé en 2018, qui doit être “l’illustration de la puissance de notre nation”.L’annonce du lancement officiel de la construction était très attendue, malgré l’impasse budgétaire dans laquelle se trouve le gouvernement, alors que le mur d’investissements nécessaires et l’évolution des menaces mettent le projet sous pression.Ce lancement officiel va permettre de passer tous les contrats indispensables à la réalisation du projet, relève-t-on à l’Elysée. “Je serai le garant de cet engagement” envers les 800 entreprises concernées, a ainsi souligné Emmanuel Macron, en précisant qu’il se rendrait sur le chantier en février.Lui aussi à propulsion nucléaire, le nouveau porte-avions sera beaucoup plus massif que l’actuel. Il fera près de 80.000 tonnes pour environ 310 mètres de long, contre 42.000 tonnes pour 261 mètres pour le Charles De Gaulle. Avec un équipage de 2.000 marins, il pourra embarquer 30 avions de combat.A l’issue de son discours, le chef de l’Etat devait partager un repas de fête, agrémenté de volaille aux morilles et bûche de Noël, avec les soldats déployés aux Emirats arabes unis (quelque 900 au total).- Rafale -Avant cela, il s’est entretenu avec le président émirati, cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane.Emmanuel Macron l’a invité, dans un message sur X publié à l’issue de la rencontre, à renforcer leur “partenariat stratégique”, notamment pour “la stabilité au Moyen-Orient”.Les deux pays entretiennent des relations très étroites en matière de défense, puisque les Emirats disposent de fleurons de l’industrie française comme le char Leclerc ou l’avion de combat Rafale.Ces échanges interviennent sur fond de fortes tensions autour du programme Scaf, le futur avion de combat européen estimé à 100 milliards d’euros, fragilisé par un bras de fer industriel entre Dassault Aviation, fabricant de Rafale, qui revendique une plus grande autonomie et assure pouvoir le développer tout seul, et Airbus qui représente l’Allemagne et l’Espagne dans ce projet. L’idée circule désormais d’associer les Emirats arabes unis, client majeur de Dassault depuis la commande de 80 Rafale en 2021, au développement d’un futur avion de combat français, sans les Allemands. Outre les tensions au Moyen-Orient, illustrées dans ce déplacement, d’autres crises restent au premier plan.Le Kremlin a ainsi fait savoir dans la nuit que Vladimir Poutine, à l’assaut en Ukraine depuis bientôt quatre ans, était prêt à parler à Emmanuel Macron, répondant à des déclarations en ce sens du président français.-Narcotrafic -L’Elysée a jugé cela “bienvenu” et indiqué que ses équipes aviseraient “dans les prochains jours sur la meilleure manière de procéder”. Tout en notant prudemment que tout se ferait “en toute transparence” avec Kiev et les Européens et afin d’aboutir à la paix.Paris veut aussi désormais s’assurer de l’appui des Emirats dans la “guerre” déclarée par le gouvernement français au narcotrafic.D’importants narcotrafiquants y vivent un quotidien luxueux sans être inquiétés, notamment à Dubaï, selon la justice française.La délégation française comprend d’ailleurs le ministre de la Justice Gérald Darmanin, qui avait déjà réclamé en novembre aux Emirats arabes unis l’extradition d’une quinzaine de narcotrafiquants, ainsi que le procureur de Marseille Nicolas Bessone et le directeur national de la police judiciaire Christian Sainte.Emmanuel Macron a dit cette semaine rechercher la coopération des pays où se trouvent certaines “têtes de réseau”, afin de “pouvoir saisir leurs biens” et obtenir leur arrestation.Le sujet est omniprésent en France depuis l’assassinat en novembre de Mehdi Kessaci, le frère d’un militant engagé contre le narcotrafic, abattu en plein jour à Marseille.Les soldats français aux Emirats sont engagés dans la lutte contre le narcotrafic en traquant les bateaux transportant de la drogue dans l’océan indien.Ils participent aussi aux opérations Aspides, qui protègent les bateaux contre les frappes des rebelles houthis en mer Rouge, et à la coalition contre le groupe Etat islamique.

Macron donne le coup d’envoi de la construction du futur porte-avions, remplaçant du Charles de Gaulle

Emmanuel Macron a donné dimanche le coup d’envoi de la construction du futur porte-avions français destiné à remplacer le Charles De Gaulle et qui doit entrer en service en 2038.”Conformément aux deux dernières lois de programmation militaire, et après un examen complet et minutieux, j’ai décidé de doter la France d’un nouveau porte-avions”, a annoncé le chef de l’État français lors du Noël avec les troupes à Abou Dhabi.”La décision de lancer en réalisation ce très grand programme a été prise cette semaine”, a-t-il précisé, actant donc sa mise en œuvre.L’annonce du lancement officiel de la construction était très attendue malgré l’impasse budgétaire dans laquelle se trouve le gouvernement, alors que le mur d’investissements nécessaires et l’évolution des menaces mettent le projet sous pression.Ce lancement va permettre de passer tous les contrats nécessaires à la réalisation du projet, relève-t-on à l’Élysée. “Je serai le garant de cet engagement” envers les 800 fournisseurs chargés du projet, a ainsi souligné Emmanuel Macron, en précisant qu’il se rendrait sur le chantier de construction en février.”Ce nouveau porte-avions sera l’illustration de la puissance de notre nation, puissance de l’industrie, de la technique, puissance au service de la liberté sur les mers et dans les remous du temps”, a-t-il martelé.Lui aussi à propulsion nucléaire, le nouveau porte-avions sera beaucoup plus massif que l’actuel. Il fera près de 80.000 tonnes pour environ 310 mètres de long, contre 42.000 tonnes pour 261 mètres pour le Charles De Gaulle. Avec un équipage de 2.000 marins, il pourra embarquer 30 avions de combat.Le risque d’un “choc dans trois, quatre ans” face à la Russie évoqué par les armées fait craindre que les budgets ne filent vers des priorités plus pressantes.De récents propos du chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon, jugeant qu’on “ne peut pas se contenter de reproduire un outil qui a été conçu à la moitié du siècle dernier”, semblent mettre aussi en question le concept du porte-avions.Le général a notamment souligné le “besoin de permanence à la mer” du bâtiment et sa capacité d’emport de “drones de tous types”. Un seul bâtiment, en l’occurrence le Charles De Gaulle, est disponible 65% du temps, selon la Marine. Un décalage de la construction et donc de l’entrée en service de son successeur laisserait la Marine sans porte-avions.Une étude menée à l’occasion du prochain arrêt technique majeur du Charles De Gaulle permettra de dire en 2029 si le bâtiment peut être prolongé de quelques années au-delà de 2038, en fonction de l’état de ses chaufferies nucléaires et de sa structure.

Les manifestations agricoles refluent, hormis dans le Sud-Ouest

La mobilisation des agriculteurs, opposés notamment à la politique gouvernementale d’abattage massif des bovins en cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a reflué après une semaine de manifestations, avec moins d’une dizaine de barrages maintenus dimanche selon la gendarmerie, essentiellement dans le Sud-Ouest.Huit axes routiers ou autoroutiers restaient bloqués dimanche matin, dont l’A63 près de Bordeaux, l’A64 entre Toulouse et Bayonne, l’A65 entre Pau et Bordeaux ou l’A75 en Lozère, selon les gendarmes.La veille, 50 actions mobilisant 1.619 personnes avaient été comptabilisées par le ministère de l’Intérieur dans toute la France, contre 93 actions vendredi, 110 jeudi et 80 mercredi.À Cestas, au sud de Bordeaux, la Coordination rurale de Gironde (CR33) a rouvert samedi une bretelle de l’A63 pour permettre aux vacanciers d’enjamber le barrage, établi depuis dimanche dernier et maintenu dans le sens Sud-Nord.”On reste, peut-être jusqu’à lundi ou mardi, on ne sait pas”, a déclaré dimanche à l’AFP Ludovic Ducloux, coprésident de la CR33, malgré les appels du gouvernement à une “trêve de Noël”.”On va tenir. Après, parmi ceux qui lèvent le camp, il y en a qui viennent nous rejoindre”, assure le viticulteur, promettant “d’autres blocages”.À Carbonne (Haute-Garonne), le barrage de l’A64 a entamé son dixième jour. “Le moral est toujours là”, a déclaré à l’AFP Benjamin Roquebert, éleveur à Capens, qui a passé la nuit sur place.”Il n’a pas fait trop froid, on a des petits chauffages, c’est largement supportable”, a souligné l’agriculteur de 37 ans, disant pouvoir “tenir longtemps”.La Coordination rurale et la Confédération paysanne, opposées à la stratégie mêlant abattages massifs et vaccination contre la dermatose, n’ont pas appelé à la levée des blocages. Les sections départementales sont libres de continuer le mouvement, selon la CR.Dans La Tribune Dimanche, quatre anciens ministres de l’Agriculture, Michel Barnier, Marc Fesneau, Stéphane Travert et Julien Denormandie, ont pour leur part affirmé leur soutien à l’abattage total dès la détection d’un cas, avertissant contre la “division” ou des mesures guidées par “l’émotion”.Le Premier ministre Sébastien Lecornu a assuré samedi soir qu’environ 50% du cheptel ariégeois était désormais vacciné contre la dermatose, 70% dans l’Aude et 100% dans les Pyrénées-Orientales.Ces trois départements ayant recensé des cas, ils sont donc prioritaires pour la vaccination. Selon les chiffres du Premier ministre, à peine une vache sur cinq a été vaccinée sur les dix départements concernés dans le Sud-Ouest.