Test

Après la capture de Maduro, Trump assure que les Etats-Unis dirigent le Venezuela

Donald Trump a affirmé dimanche que les Etats-Unis étaient désormais “aux commandes” au Venezuela, menaçant sa dirigeante par intérim Delcy Rodriguez d’un sort pire que celui réservé à Nicolas Maduro, le président déchu capturé et exfiltré qui s’apprête à être présenté à un juge.”On a affaire à des gens qui viennent d’être investis. Ne me demandez pas qui est aux commandes, car je vous donnerai une réponse qui sera très controversée”, a déclaré le président américain à bord d’Air Force One, avant de préciser face à l’insistance des journaliste: “Cela signifie que nous sommes aux commandes”.Après des mois de frappes sur des embarcations accusées de trafiquer de la drogue, les Etats-Unis ont mené samedi une spectaculaire opération d’enlèvement de Nicolas Maduro, 63 ans, et de son épouse Cilia Flores, 69 ans, accusés de “narcoterrorisme”. Il sera présenté lundi à un juge à New York.Commentant cette opération minutieusement préparée, Donald Trump avait déjà déclaré samedi que les Etats-Unis allaient désormais “diriger” le pays de 30 millions d’habitants, ajoutant qu’il serait prêt à y dépêcher des troupes au sol et y lancer une “seconde vague” d’attaques.Il avait aussi affirmé que Delcy Rodriguez, qui était la vice-présidente de Nicolas Maduro, était prête à coopérer. Mais cette dernière avait répliqué peu après que le Venezuela était prêt à se “défendre”.”Si elle ne fait pas ce qu’il faut, elle va payer un prix très cher, probablement plus élevé que Maduro”, a averti M. Trump, interrogé par The Atlantic. “Le pays est totalement en faillite”.Delcy Rodriguez, à qui la Cour suprême a confié le pouvoir par intérim, a réuni dimanche soir son premier conseil des ministres. Etaient présents plusieurs hommes forts de l’entourage de M. Maduro dont le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, qui avait auparavant assuré la dirigeante du soutien de l’armée.Selon lui, une “grande partie” de l’équipe chargée d’assurer la sécurité de Nicolas Maduro a été tuée “de sang froid”, aux côtés de militaires et de civils. Il n’a pas précisé combien de personnes avaient été tuées.”Beaucoup de Cubains ont été tués” lors de l’opération, a indiqué M. Trump.- Manifestation à moto -L’AFP s’est rendue dans sept centres médicaux de Caracas sans pouvoir y entrer ni accéder aux données, tandis que circulaient des rapports officieux faisant état de dizaines de décès. Une organisation regroupant des médecins au Venezuela a fait état auprès de l’AFP d’environ 70 morts et 90 blessés. Une source militaire anonyme a indiqué à l’AFP qu’il y avait au moins quinze tués.Dans les rues peu fréquentées de Caracas, on ne voyait plus dimanche les patrouilles de policiers masqués et lourdement armés aperçues la veille. Des habitants patientaient devant les magasins d’alimentation, selon des journalistes de l’AFP.Environ 2.000 partisans de Nicolas Maduro, dont des personnes armées à moto, se sont tout de même rassemblés à Caracas en brandissant le drapeau national.Le ministre vénézuélien de la Défense a exhorté la population “à ne pas céder aux tentations de la guerre psychologique, à la menace, à la peur qu’on veut nous imposer”, accusant les Etats-Unis d’avoir commis un “enlèvement lâche”.Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira lundi à la demande de Caracas alors que les critiques ont fusé dans plusieurs capitales contre “une violation du droit international”.- “Transition démocratique” -Donald Trump n’a pas fait mystère de son intérêt pour les vastes ressources pétrolières du Venezuela, premières réserves de brut prouvées au monde.Le président américain a affirmé qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à exploiter l’or noir du Venezuela, qui vend son pétrole de mauvaise qualité sur le marché noir à destination notamment de la Chine.Après la diffusion par Donald Trump de la première photo de Nicolas Maduro les menottes aux poignets et les yeux bandés, la Maison Blanche a publié samedi une vidéo de l’héritier d’Hugo Chavez, les mains entravées et en sandales, escorté dans les locaux de la Drug Enforcement Administration (DEA), l’agence fédérale antidrogue. La capture de M. Maduro est “une étape importante, mais pas suffisante”, a écrit dimanche sur Instagram l’opposant en exil Edmundo Gonzalez Urrutia. Il a appelé à respecter les résultats de l’élection présidentielle de 2024, qu’il dit avoir remportée, et à la libération de tous les prisonniers politiques pour assurer une “transition démocratique”.Marco Rubio a jugé sur NBC qu’il était trop tôt pour organiser de nouvelles élections:  “Nous attachons de l’importance aux élections et à la démocratie (…) Mais ce qui nous importe avant tout, c’est la sécurité, le bien-être et la prospérité des Etats-Unis”.Si des manifestants pro-Maduro ont dénoncé l’interventionnisme américain, des milliers de Vénézuéliens exilés, sur les huit millions qui ont fui leur pays, ont célébré la chute de l’ancien homme fort.”Enfin nous allons avoir un pays libre. Enfin nous allons pouvoir rentrer chez nous”, a dit à l’AFP Yurimar Rojas, vendeur ambulant à Santiago du Chili.

Après la capture de Maduro, Trump menace la nouvelle dirigeante vénézuélienne d’un sort similaire

Donald Trump a menacé dimanche la dirigeante par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, d’un sort pire que celui réservé à Nicolas Maduro, le président déchu capturé et exfiltré la veille par les forces américaines pour être traduit en justice à New York, où il a passé la nuit en prison.”Si elle ne fait pas ce qu’il faut, elle va payer un prix très cher, probablement plus élevé que Maduro”, a déclaré le président américain au journal The Atlantic au sujet de la vice-présidente vénézuélienne, à qui la Cour suprême de son pays a confié le pouvoir par intérim. “Le pays est totalement en faillite”, a-t-il jugé.Après des mois de frappes sur des embarcations accusées de trafiquer de la drogue, les Etats-Unis ont mené samedi une spectaculaire opération d’enlèvement de Nicolas Maduro, 63 ans, et de son épouse Cilia Flores, 69 ans, accusés de “narcoterrorisme”.Commentant cette opération minutieusement préparée, Donald Trump avait déclaré samedi que les Etats-Unis allaient désormais “diriger” le pays de 30 millions d’habitants, ajoutant qu’il serait prêt à y dépêcher des troupes au sol et y lancer une “seconde vague” d’attaques.Mais son chef de la diplomatie Marco Rubio s’est employé dimanche à tempérer ces propos, soulignant que Washington comptait sur Mme Rodriguez et d’autres dirigeants en place pour satisfaire aux exigeances américaines.”S’ils ne prennent pas de bonnes décisions, les Etats-Unis conserveront de nombreux leviers d’influence pour garantir la protection de nos intérêts, notamment l’embargo pétrolier. Nous allons donc juger, à l’avenir, nous allons juger tout ce qu’ils font”, a-t-il averti.Au Venezuela, l’armée reconnaît Delcy Rodriguez comme présidente par intérim, a déclaré le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, qui a appelé ses compatriotes à reprendre une vie normale.- L’or noir vénézuélien -Le ministre vénézuélien a également exhorté la population “à ne pas céder aux tentations de la guerre psychologique, à la menace, à la peur qu’on veut nous imposer”, accusant les Etats-Unis d’avoir commis un “enlèvement lâche”.Dans les rues peu fréquentées de Caracas, on ne voyait plus les patrouilles de policiers masqués et lourdement armés aperçues la veille. Des habitants patientaient devant les magasins d’alimentation, dont certains faisaient entrer les clients un par un pour éviter les pillages, selon des journalistes de l’AFP.Si les Etats-Unis ne veulent plus s’impliquer, d’après Marco Rubio, dans les affaires politiques de pays tiers, comme en Irak ou en Afghanistan, Donald Trump n’a pas fait mystère de son intérêt pour les vastes ressources pétrolières du Venezuela, premières réserves de brut prouvées au monde.Le président américain a affirmé samedi qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à exploiter l’or noir du Venezuela, qui vend son pétrole de mauvaise qualité sur le marché noir à destination notamment de la Chine.Le Venezuela “n’a pas la capacité de relancer cette industrie”, a déclaré Marco Rubio sur CBS. “Nous sommes presque certains que les entreprises occidentales manifesteront un vif intérêt. Les entreprises non russes et non chinoises seront très intéressées”.Après la diffusion par Donald Trump de la première photo de Nicolas Maduro les menottes aux poignets et les yeux bandés à bord d’un navire de guerre américain, la Maison Blanche a publié samedi une vidéo du président déchu, les mains entravées et en sandales, escorté dans les locaux de la Drug Enforcement Administration (DEA), l’agence fédérale antidrogue. L’héritier de Hugo Chavez, qui a dirigé le Venezuela d’une main de fer pendant plus de dix ans après des élections générales entachées d’irrégularités, comparaîtra lundi devant la justice américaine.- “Respect de la volonté du peuple” -De son côté, le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira lundi à la demande de Caracas alors que les critiques ont fusé dans plusieurs capitales contre “une violation du droit international”.L’UE a exigé dimanche le “respect de la volonté du peuple vénézuélien”, “seul moyen (…) de rétablir la démocratie et résoudre la crise actuelle”.Mais Marco Rubio a jugé dimanche qu’il était trop tôt pour évoquer l’organisation d’élections au Venezuela.”C’est prématuré à ce stade”, a-t-il dit sur NBC. “Nous attachons de l’importance aux élections et à la démocratie (…) Mais ce qui nous importe avant tout, c’est la sécurité, le bien-être et la prospérité des Etats-Unis”.Si des manifestants pro-Maduro ont dénoncé l’interventionnisme américain, des milliers de Vénézuéliens exilés, sur les huit millions qui ont fui leur pays miné par la pauvreté, ont célébré dans plusieurs villes du monde la chute de l’ancien homme fort.”Enfin nous allons avoir un pays libre. Enfin nous allons pouvoir rentrer chez nous”, a dit à l’AFP Yurimar Rojas, vendeur ambulant à Santiago du Chili.

Grèce: un problème technique aux fréquences aériens provoque retards et reports de vols

Un problème technique “sans précédent” touchant les fréquences de l’espace aérien grec a provoqué  retards, reports et annulations de vols à tous les aéroports du pays dimanche, où le trafic reprenait progressivement à la mi-journée.L’aviation civile a indiqué dans un communiqué qu’elle oeuvrait avec les autorités compétentes pour rétablir ce “problème technique sans précédent”, survenu dimanche vers 07H00 GMT.A l’aéroport d’Athènes Eleftherios Venizelos, principal aéroport du pays, des files d’attente importantes de passagers se sont formées, tandis que de nombreux vols internationaux et internes ont été reportés ou même annulés, selon un photographe de l’AFP.”Aucun avion n’a atterri ou décollé pendant au moins deux heures” dimanche matin, a-t-on appris auprès du bureau de presse de cet aéroport, où ont transité, 31,6 millions de passagers sur les onze premiers mois de 2025, soit une hausse de 6,6% sur un an, selon les chiffres officiels de l’AIA.Selon la télévision publique grecque Ert, “aucun avion n’a pu atterrir ou décoller dans les aéroports grecs” pendant au moins trois heures dimanche matin et la plupart des avions ayant comme destination les aéroports grecs ont dû être redirigés vers ceux de la Turquie voisine.Selon l’aviation civile, le trafic aérien a commencé à reprendre progressivement vers 11H00 GMT. Seuls “35 vols par heure sont effectués pour l’instant” dans l’ensemble des 39 aéroports du pays, un nombre très inférieur par rapport au trafic régulier en cette période de vacances de fin d’année. Panagiotis Psarros, président de l’Union grecque des contrôleurs, a indiqué à la Ert que vers 09H00 locales (07H00 GMT) “toutes les fréquences ont été perdues” dans l’espace aérien grec, mais qu’en début après-midi “certaines fréquences” fonctionnaient “en toute sécurité” et que le trafic pourrait reprendre.Ce responsable a qualifié ce problème “de très sérieux” et déploré “l’équipement obsolète” dans les aéroports. Il a rappelé qu’un incident similaire avait eu lieu l’année dernière, perturbant le trafic  à l’aéroport d’Athènes.Pays très prisé en particulier pour ces îles et ses sites archéologiques, la Grèce ne cesse de battre les records annuels en matière de recettes touristiques et de nombre de visiteurs étrangers ces dernières années, depuis la pandémie de Covid-19.De janvier à la fin septembre, le pays a accueilli 31,6 millions de visiteurs, soit une hausse de 4% par rapport à la même période de 2024, selon les données de la Banque de Grèce publiées fin novembre.

Maduro en prison aux Etats-Unis, qui veulent “diriger” la transition au Venezuela

Le président vénézuélien déchu, Nicolas Maduro, est incarcéré dimanche dans une prison de New York après sa capture spectaculaire et controversée par les Etats-Unis, qui veulent “diriger” la transition au Venezuela et exploiter ses vastes réserves de pétrole.Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir lundi matin à la demande du Venezuela, deux jours après l’opération militaire américaine à Caracas qui a évincé le président socialiste autoritaire. Ce raid laisse le pays latino-américain sans gouvernement et sa légalité a été mise en cause par de nombreuses capitales.Nicolas Maduro doit comparaître à une date indéterminée devant un juge de New York, pour répondre notamment de “narcoterrorisme” et importation de cocaïne aux Etats-Unis.M. Maduro, 63 ans, et son épouse Cilia Flores, 69 ans, ont été capturés dans la nuit de vendredi à samedi par les forces américaines après des frappes sur Caracas et ses environs, et des mois de pression militaire des Etats-Unis en mer des Caraïbes.Des images de l’AFP ont montré tard samedi le dirigeant vénézuélien sortant d’un avion sous escorte dans un aéroport du nord de New York, puis son arrivée à Manhattan par hélicoptère.La Maison Blanche a par la suite diffusé une vidéo de M. Maduro, menotté et en sandales, escorté par des agents dans les locaux de la Drug Enforcement Administration (DEA), l’agence fédérale antidrogue. Il a ensuite été conduit dans une prison fédérale du quartier de Brooklyn.Malgré la réussite du raid militaire américain — un pari risqué pour Donald Trump qui a suivi l’opération en direct “comme un show télévisé” — l’avenir immédiat du pays de 30 millions d’habitants reste incertain.”Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse”, a dit Donald Trump lors d’une conférence de presse en Floride, sans préciser comment les Etats-Unis allaient procéder. Et dans les rues de Caracas, aucun signe d’une présence militaire américaine n’était visible, a constaté l’AFP.M. Trump a déclaré qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter les réserves de brut du pays, ajoutant que les Etats-Unis étaient prêts à lancer “une seconde attaque plus importante” si besoin.Le Venezuela détient 17% des réserves de brut mondiales et vend 80% de son pétrole de faible qualité vers la Chine.Le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a donné quelques détails sur l’opération militaire “Absolute Resolve” (Détermination absolue), menée après “des mois de préparation”. Elle a mobilisé plus de 150 avions et le couple Maduro s’est rendu “sans résister”, a-t-il précisé. – “Unique président” -Les Etats-Unis ont affirmé qu’aucun Américain n’avait été tué lors de l’opération, dont le bilan humain côté vénézuélien reste inconnu.Donald Trump a affirmé au New York Post que “beaucoup de Cubains (avaient) perdu la vie” car “ils protégeaient Maduro”.Selon les médias américains, M. Maduro s’appuyait sur des conseillers envoyés par le gouvernement communiste de La Havane, proche allié de Caracas.Lors d’une conférence de presse, Donald Trump a assuré que la vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, avait dit au secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, être prête à coopérer avec les Etats-Unis.La Cour suprême du Venezuela a confié l’intérim du pouvoir à Mme Rodriguez après avoir constaté “l’enlèvement du président constitutionnel” au cours d’une “agression militaire étrangère”.Mais la Cour n’a pas déclaré M. Maduro définitivement empêché, ce qui aurait déclenché une élection présidentielle anticipée sous 30 jours. Nicolas Maduro est “l’unique président du pays”, avait auparavant déclaré Mme Rodriguez, en exigeant sa “libération immédiate”. Sans préciser comment Washington envisageait la suite, Donald Trump a disqualifié la cheffe de l’opposition et lauréate du prix Nobel de la paix en 2025, Maria Corina Machado.”Elle ne bénéficie ni du soutien ni du respect dans son pays”, a-t-il lancé. “L’heure de la liberté est arrivée”, avait réagi l’opposante après l’annonce de la capture de M. Maduro, estimant que le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, exilé en Espagne, devait “assumer immédiatement” la présidence.- “Rentrer chez nous” -L’opération militaire américaine a été vivement condamnée par les alliés de Caracas — Chine, Russie, Iran ou Colombie — et les critiques ont fusé également à l’ONU, l’UE, et diverses capitales latino-américaines et européennes contre le recours à la force contre un état souverain et “une violation du droit international”. Seuls quelques gouvernements pro-trump, tels l’Argentine ou Israel, ont applaudi.A Caracas, les rues étaient pratiquement désertes samedi, et les rideaux métalliques des magasins sont restés baissés dans la crainte d’émeutes et de pillages.Quelque 500 partisans de M. Maduro se sont rassemblés non loin du Palais présidentiel de Miraflores, à Caracas. “Comment se fait-il qu’un gouvernement étranger vienne s’ingérer dans le pays et en expulse le président ? (…) C’est la force du caïd de quartier”, a déploré Katia Briceño, une professeure d’université de 54 ans.A l’inverse, des milliers de Vénézuéliens exilés, sur les huit millions qui ont fui leur pays en proie à une crise politique et économique sans fin, se sont rassemblés dans plusieurs villes du monde pour célébrer la chute de Nicolas Maduro.”Enfin nous allons avoir un pays libre. Enfin nous allons pouvoir rentrer chez nous”, a dit à l’AFP Yurimar Rojas, vendeur ambulant à Santiago du Chili.

Maduro incarcéré aux Etats-Unis, qui entendent “diriger” la transition au Venezuela

Le président vénézuélien déchu, Nicolas Maduro, a été incarcéré samedi à New York après sa capture par les Etats-Unis, qui ont annoncé leur intention de “diriger” la transition au Venezuela et d’exploiter ses vastes réserves de pétrole.Des images de l’AFP ont montré le dirigeant vénézuélien sortant d’un avion sous escorte dans un aéroport du nord de New York, puis son arrivée à Manhattan par hélicoptère.La Maison Blanche a par la suite diffusé une vidéo de M. Maduro, menotté et en sandales, escorté par des agents dans les locaux de la Drug Enforcement Administration (DEA), l’agence fédérale antidrogue.”Bonsoir, bonne année”, entend-on déclarer le président vénézuélien, qui a ensuite été conduit dans une prison fédérale du quartier de Brooklyn.Nicolas Maduro doit comparaître à une date indéterminée devant un juge de New York, pour répondre notamment de “narcoterrorisme” et importation de cocaïne aux Etats-Unis.Nicolas Maduro, 63 ans, et son épouse Cilia Flores, 69 ans, ont été capturés dans la nuit par les forces américaines après des frappes sur Caracas et ses environs, et des mois de pression militaire des Etats-Unis en mer des Caraïbes.Malgré la réussite de l’opération, un pari risqué pour Donald Trump, l’avenir immédiat du pays de 30 millions d’habitants reste incertain.”Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse”, a dit le président américain lors d’une conférence de presse en Floride.Il n’a cependant pas précisé comment les Etats-Unis allaient procéder. Et dans les rues de Caracas, aucun signe d’une présence militaire américaine n’était visible, a constaté l’AFP.M. Trump a déclaré qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter les réserves de brut du pays, ajoutant que les Etats-Unis étaient prêts à lancer “une seconde attaque plus importante” si besoin.A ses côtés, le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a donné quelques détails sur l’opération militaire baptisée “Absolute Resolve” (Détermination absolue).L’opération “discrète, précise et menée pendant les heures d’obscurité maximale du 2 janvier, est le point culminant de mois de préparation et d’entraînement”, a déclaré le général Caine. Elle a mobilisé plus de 150 avions et le dirigeant vénézuélien et son épouse se sont rendus “sans résister”, a-t-il précisé. – “Unique président” -Les Etats-Unis ont affirmé qu’aucun Américain n’avait été tué lors de l’opération, dont le bilan humain côté vénézuélien reste incertain.Donald Trump a affirmé au New York Post que “beaucoup de Cubains (avaient) perdu la vie” car “ils protégeaient Maduro”, tout en disant ne pas connaître le nombre exact de morts.Selon les médias américains, M. Maduro s’appuyait sur des conseillers envoyés par le gouvernement communiste de La Havane, également sanctionné par Washington et proche allié de Caracas.En conférence de presse, Donald Trump a assuré que la vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodriguez avait dit au secrétaire d’Etat américain Marco Rubio être prête à coopérer avec les Etats-Unis.La Cour suprême du Venezuela a confié samedi l’intérim du pouvoir à Mme Rodriguez après avoir constaté “l’enlèvement du président constitutionnel” au cours d’une “agression militaire étrangère”.Mais la Cour n’a pas déclaré M. Maduro définitivement absent, ce qui aurait déclenché une élection présidentielle anticipée sous 30 jours.Nicolas Maduro est “l’unique président du pays”, avait auparavant déclaré Mme Rodriguez, en exigeant sa “libération immédiate”. Sans préciser comment Washington envisageait la suite, Donald Trump a d’ores et déjà disqualifié la cheffe de l’opposition et prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado.”Je pense qu’il lui serait très difficile d’être à la tête du pays. Elle ne bénéficie ni du soutien ni du respect au sein de son pays”, a-t-il lancé. “L’heure de la liberté est arrivée”, avait réagi l’opposante après l’annonce de la capture du président vénézuélien, estimant que le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, devait “assumer immédiatement” la présidence.Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira lundi matin à la demande du Venezuela.- “Rentrer chez nous” -A Caracas, les rues étaient pratiquement désertes samedi, et les rideaux métalliques des magasins sont restés baissés.Quelque 500 partisans de M. Maduro se sont rassemblés non loin du Palais présidentiel de Miraflores, à Caracas. “Comment se fait-il qu’un gouvernement étranger vienne s’ingérer dans le pays et en expulse le président ? (…) C’est la force du caïd de quartier”, a déploré Katia Briceño, une professeure d’université de 54 ans.A l’inverse, des milliers de Vénézuéliens exilés, sur les huit millions qui ont fui leur pays en proie à une crise politique et économique sans fin, se sont rassemblés dans plusieurs villes du monde pour célébrer la chute de Nicolas Maduro.”Enfin nous allons avoir un pays libre. Enfin nous allons pouvoir rentrer chez nous”, a dit à l’AFP Yurimar Rojas, vendeur ambulant à Santiago du Chili.

Maduro est arrivé aux Etats-Unis qui entendent “diriger” la transition au Venezuela

Le président vénézuélien déchu, Nicolas Maduro, est arrivé samedi à New York après sa capture par les Etats-Unis, qui ont annoncé leur intention de “diriger” la transition au Venezuela et d’exploiter ses vastes réserves de pétrole.Des images de l’AFP ont montré le dirigeant vénézuélien sortant d’un avion sous escorte dans un aéroport du nord de New York, puis son arrivée à Manhattan par hélicoptère.Il devait ensuite rejoindre des locaux de l’agence antidrogue américaine (DEA) puis une prison de Brooklyn, le Metropolitan Detention Center, selon plusieurs médias américains.Le président vénézuélien doit comparaître à une date indéterminée devant un juge de New York, pour répondre notamment de “narcoterrorisme” et importation de cocaïne aux Etats-Unis.Nicolas Maduro, 63 ans, et son épouse Cilia Flores, 69 ans, ont été capturés dans la nuit par les forces américaines après des frappes sur Caracas et ses environs, et des mois de pression militaire des Etats-Unis en mer des Caraïbes.Malgré la réussite de l’opération, un pari risqué pour Donald Trump, l’avenir immédiat du pays de 30 millions d’habitants reste incertain.”Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse”, a dit le président américain lors d’une conférence de presse en Floride.Il n’a cependant pas précisé comment les Etats-Unis allaient procéder. Et dans les rues de Caracas, aucun signe d’une présence militaire américaine n’était visible, a constaté l’AFP.M. Trump a déclaré qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter les réserves de brut du pays, ajoutant que les Etats-Unis étaient prêts à lancer “une seconde attaque plus importante” si besoin.A ses côtés, le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a donné quelques détails sur l’opération militaire baptisée “Absolute Resolve” (Détermination absolue).L’opération “discrète, précise et menée pendant les heures d’obscurité maximale du 2 janvier, est le point culminant de mois de préparation et d’entraînement”, a déclaré le général Caine. Elle a mobilisé plus de 150 avions et le dirigeant vénézuélien et son épouse se sont rendus “sans résister”, a-t-il précisé. – “Unique président” -Les Etats-Unis ont affirmé qu’aucun Américain n’a été tué lors de l’opération, dont le bilan humain côté vénézulien reste incertain.Donald Trump a affirmé au New York Post que “beaucoup de Cubains ont perdu la vie” car “ils protégeaient Maduro”, tout en disant ne pas connaître le nombre exact de morts.Selon les médias américains, M. Maduro s’appuyait sur des conseillers envoyés par le gouvernement communiste de La Havane, également sactionné par Washington et proche allié de Caracas.En conférence de presse, Donald Trump a assuré que la vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodriguez avait dit au secrétaire d’Etat américain Marco Rubio être prête à coopérer avec les Etats-Unis. Mais Mme Rodriguez, première dans l’ordre de succession au pouvoir, a affirmé que Nicolas Maduro était “l’unique président” du pays et a exigé sa “libération immédiate”.”Nous sommes prêts à défendre le Venezuela, nous sommes prêts à défendre nos ressources naturelles qui doivent servir au développement national”, a-t-elle déclaré en direct à la télévision.Sans préciser comment Washington envisageait la suite, Donald Trump a d’ores et déjà disqualifié la cheffe de l’opposition et prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado.”Je pense qu’il lui serait très difficile d’être à la tête du pays. Elle ne bénéficie ni du soutien ni du respect au sein de son pays”, a-t-il lancé. “L’heure de la liberté est arrivée”, avait réagi l’opposante après l’annonce de la capture du président vénézuélien, estimant que le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, devait “assumer immédiatement” la présidence.Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira lundi matin à la demande du Venezuela.- “Rentrer chez nous” -A Caracas, les rues étaient pratiquement désertes samedi, et les rideaux métalliques des magasins sont restés baissés.Quelque 500 partisans de M. Maduro se sont rassemblés non loin du Palais de Miraflores, le palais présidentiel à Caracas. “Comment se fait-il qu’un gouvernement étranger vienne s’ingérer dans le pays et en expulse le président? (…) C’est la force du caïd de quartier”, a déploré Katia Briceño, une professeure d’université de 54 ans.A l’inverse, des milliers de Vénézuéliens exilés, sur les huit millions qui ont fui leur pays en proie à une crise politique et économique sans fin, se sont rassemblés dans plusieurs villes du monde pour célébrer la chute de Nicolas Maduro.”Enfin nous allons avoir un pays libre. Enfin nous allons pouvoir rentrer chez nous”, a dit à l’AFP Yurimar Rojas, vendeur ambulant à Santiago du Chili.

Les Etats-Unis “dirigeront” provisoirement le Venezuela après la capture de Maduro

Le président américain Donald Trump a déclaré samedi que les États-Unis “dirigeraient” le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition politique “sûre” puisse avoir lieu, après l’opération américaine de capture du président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas.”Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse”, a dit le président américain lors d’une conférence de presse en Floride. Il n’a cependant pas précisé pour l’heure comment les Etats-Unis allaient diriger le pays. Et dans les rues de Caracas, aucun signe d’une présence militaire américaine n’était visible, a constaté l’AFP.Le président américain a ajouté que les Etats-Unis étaient prêts à lancer “une seconde attaque plus importante”. “Nous n’avons pas peur d’envoyer des troupes sur le terrain si besoin. En fait, nous avions des troupes au sol à un très haut niveau la nuit dernière”, a-t-il ajouté.Donald Trump avait annoncé à l’aube sur son réseau Truth Social que les forces américaines avaient capturé et exfiltré son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro, ainsi que son épouse, après une “attaque de grande envergure” contre le pays sud-américain. Présent au côté de Donald Trump, le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a donné quelques détails sur l’opération militaire baptisée “Absolute Resolve” (Détermination absolue). L’opération “discrète, précise et menée pendant les heures d’obscurité maximale du 2 janvier, est le point culminant de mois de préparation et d’entraînement”, a déclaré le général Caine. Elle a mobilisé plus de 150 avions, a-t-il précisé. Les Etats-Unis ont affirmé qu’aucun Américain n’a été tué lors de l’opération, dont le bilan humain côté vénézulien reste inconnu.Première dans l’ordre de succession au pouvoir, la vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, a réagi en direct à la télévision, affirmant que Nicolas Maduro était “l’unique président” du pays et exigeant sa “libération immédiate”.”Nous sommes prêts à défendre le Venezuela, nous sommes prêts à défendre nos ressources naturelles qui doivent servir au développement national”, a déclaré  Mme Rodriguez, à la tête d’un Conseil de défense.En conférence de presse, Donald Trump a assuré que la vice-présidente avait dit au secrétaire d’Etat américain Marco Rubio être prête à coopérer avec les Etats-Unis après l’éviction de Nicolas Maduro. Il a également déclaré qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre dans le pays sud-américain pour exploiter ses réserves de brut, ajoutant que l’embargo américain sur le pétrole vénézuélien restait en vigueur.- “Sans résister” -“Maduro et son épouse, tous deux inculpés, se sont rendus sans résister et ont été placés en détention par le ministère de la Justice, avec l’aide de notre incroyable armée américaine”, a précisé le général Caine.Nicolas Maduro, 63 ans, et son épouse Cilia Flores, 69 ans, sont à bord d’un navire en route vers New York pour y être présentés à la justice, selon le président américain.Il a affirmé avoir regardé en direct la capture, dans une sorte de “forteresse”, du dirigeant vénézuélien.Lui et son épouse sont accusés par la justice américaine de “narcoterrorisme” et importation de cocaïne aux Etats-Unis, selon un nouvel acte d’accusation rendu public samedi.Sans préciser comment Washington envisageait la transition du pouvoir au Venezuela, Donald Trump a d’ores et déjà rejeté sèchement toute possibilité d’une accession à la présidence de la cheffe de l’opposition vénézuelienne et prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado.”Je pense qu’il lui serait très difficile d’être à la tête du pays. Elle ne bénéficie ni du soutien ni du respect au sein de son pays”, a-t-il lancé, ajoutant que les Etats-Unis n’avaient pas eu de contact avec elle.”L’heure de la liberté est arrivée”, avait réagi l’opposante après l’annonce de la capture du président vénézuélien, estimant que le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, devait “assumer immédiatement” la présidence.La France a plaidé pour une transition assurée “au plus vite” par M. Gonzalez Urrutia, tandis que Madrid a appelé à une transition “juste et dans le dialogue”. Londres a annoncé des discussions avec Washington “dans les jours à venir” sur le sujet.Un silence presque sépulcral et une odeur de brûlé ont envahi samedi Caracas, la capitale du Venezuela, a constaté l’AFP. Les rideaux métalliques des magasins sont baissés. Les rues, et même les grandes avenues, sont désertes ou presque.Quelque 500 partisans du président vénézuélien, se sont rassemblés non loin du Palais de Miraflores, le palais présidentiel à Caracas, brandissant des portraits de Nicolas Maduro et des drapeaux vénézuéliens.”Comment se fait-il qu’un gouvernement étranger vienne s’ingérer dans le pays et en expulse le président? (…) C’est la force du puissant, c’est la force du caïd de quartier”, a déploré Katia Briceño, une professeure d’université de 54 ans.- “Serrer les rangs” -Moscou a “exhorté” les Etats-Unis à “libérer le président légalement élu d’un pays souverain ainsi que son épouse”. Pékin, un autre allié de Caracas, a “condamné fermement le recours flagrant à la force par les Etats-Unis contre un Etat souverain et leur action contre son président”.En pleine nuit, les frappes nocturnes ont embrasé le ciel de Caracas et de ses environs, tirant les habitants brutalement de leur sommeil. De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 02H00 du matin (06H00 GMT) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu’à 03H15 (07H15 GMT), a constaté l’AFP. Des témoins ont rapporté avoir entendu des explosions à l’aéroport et au port de Caracas, ainsi qu’à Higuerote, à une centaine de kilomètres à l’est de Caracas. Des explosions suivies de panaches de fumée et d’incendies ont visé le Fuerte Tiuna, le complexe militaire le plus important du Venezuela, qui abrite le ministère de la Défense et l’Académie militaire.L’offensive américaine survient alors que Donald Trump avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président Maduro étaient “comptés”, après avoir fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes contre le narcotrafic et mené des frappes meurtrières contre des bateaux.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est inquiété “que le droit international n’ait pas été respecté”, déplorant un “dangereux précédent”.Le Mexique et le Brésil ont condamné les frappes américaines, saluées à l’inverse par le président argentin pro-Trump, Javier Milei, et par Israël.Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a appelé les pays d’Amérique latine à “serrer les rangs” après l'”enlèvement” du président Maduro, au moment où Marco Rubio a estimé que le gouvernement communiste à La Havane devrait désormais s’inquiéter pour son avenir.

Les Etats-Unis vont “diriger” provisoirement le Venezuela après la capture du président Maduro

Le président américain Donald Trump a déclaré samedi que les États-Unis “dirigeraient” le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition politique “sûre” puisse avoir lieu, après l’opération américaine de capture du président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas.”Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse”, a dit le président américain lors d’une conférence de presse en Floride, sans cependant préciser pour l’heure comment les Etats-Unis allaient diriger le pays. Et dans les rues de Caracas, aucun signe d’une présence militaire américaine n’était visible.Donald Trump a ajouté que les Etats-Unis étaient prêts à lancer “une seconde attaque plus importante”. “Nous n’avons pas peur d’envoyer des troupes sur le terrain si besoin (…) Nous avions des troupes au sol à un très haut niveau la nuit dernière”, a-t-il ajouté.Donald Trump avait annoncé à l’aube sur son réseau Truth Social que les forces américaines avaient capturé et exfiltré son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro, ainsi que son épouse, après une “attaque de grande envergure” contre le pays sud-américain. Présent au côté de Donald Trump, le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a donné des détails sur l’opération militaire baptisée “Absolute Resolve” (Détermination absolue). L’opération “discrète, précise et menée pendant les heures d’obscurité maximale du 2 janvier, est le point culminant de mois de préparation et d’entraînement”, a déclaré le général Caine. Elle a mobilisé plus de 150 avions, a-t-il précisé. Les Etats-Unis ont affirmé qu’aucun Américain n’a été tué lors de l’opération, dont le bilan humain côté vénézulien reste inconnu.”Maduro et son épouse, tous deux inculpés, se sont rendus sans résister et ont été placés en détention par le ministère de la Justice, avec l’aide de notre incroyable armée américaine”, a ajouté le haut gradé américain.  Nicolas Maduro, 63 ans, au pouvoir depuis 2013, et son épouse Cilia Flores, 69 ans, vont être conduits à New York, avait précisé auparavant dans une interview à Fox News le président américain qui a affirmé avoir regardé en direct la capture de Nicolas Maduro dans une “forteresse”.”Ils ont été inculpés à New York”, a rappelé Donald Trump, faisant écho à une précédente déclaration de sa ministre de la Justice, Pam Bondi, selon laquelle le couple est poursuivi notamment pour “narcoterrorisme”. “Ils sont à bord d’un navire, mais ils se dirigent vers New York”, a-t-il précisé.- “Pas le respect” -Le locataire de la Maison Blanche a aussi affirmé que la vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, avait dit au secrétaire d’Etat américain Marco Rubio être prête à coopérer avec les Etats-Unis après l’éviction de Nicolas Maduro. Il a en revanche rejeté sèchement toute possibilité d’une accession au pouvoir de la cheffe de l’opposition vénézuelienne et prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado.”Je pense qu’il lui serait très difficile d’être à la tête du pays. Elle ne bénéficie ni du soutien ni du respect au sein de son pays. C’est une femme très gentille, mais elle n’inspire pas le respect”, a-t-il lancé, ajoutant que les Etats-Unis n’avaient pas eu de contact avec l’opposante.”L’heure de la liberté est arrivée”, avait réagi cette dernière après l’annonce de la capture du président vénézuélien, estimant que le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, devait “assumer immédiatement” la présidence.Un silence presque sépulcral et une odeur de brûlé ont envahi samedi Caracas, la capitale du Venezuela, a constaté l’AFP. Les rideaux métalliques des magasins sont baissés. Les rues, et même les grandes avenues, sont désertes ou presque.Des habitants, nerveux, se pressent pour acheter de la nourriture dans les supermarchés qui vendent leurs produits derrière des portes fermées.Quelque 500 partisans du président vénézuélien, se sont rassemblés non loin du Palais de Miraflores, le palais présidentiel à Caracas, brandissant des portraits de Nicolas Maduro et des drapeaux vénézuéliens.”Comment se fait-il qu’un gouvernement étranger vienne s’ingérer dans le pays et en expulse le président? (…) C’est la force du puissant, c’est la force du caïd de quartier”, a déploré Katia Briceño, une professeure d’université de 54 ans.- “Monde libre” -Après avoir jugé “profondément inquiétante et condamnable” l’intervention américaine, Moscou a “exhorté” les Etats-Unis à “libérer le président légalement élu d’un pays souverain ainsi que son épouse”, selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.Pékin, un autre allié de Caracas, s’est dit “profondément choqué” et a “condamné fermement le recours flagrant à la force par les Etats-Unis contre un Etat souverain et leur action contre son président”, tandis que l’Iran a condamné “fermement l’attaque militaire américaine”.En pleine nuit, les frappes nocturnes ont embrasé le ciel de Caracas et de ses environs, tirant les habitants brutalement de leur sommeil. De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 02H00 du matin (06H00 GMT) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu’à 03H15 (07H15 GMT), a constaté l’AFP. Des témoins ont rapporté à l’AFP avoir entendu des explosions à l’aéroport et au port de Caracas, ainsi qu’à Higuerote, à une centaine de kilomètres à l’est de Caracas. Au complexe militaire de Fuerte Tiuna, épicentre des bombardements, des gens fuyaient avec des valises et des sacs remplis de vêtements. “Ils ont failli nous tuer”, a expliqué un résident à l’AFP.”L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais”, a dénoncé dans un communiqué le gouvernement vénézuélien.Donald Trump a déclaré samedi qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter ses réserves de brut, ajoutant que l’embargo américain sur le pétrole vénézuélien restait en vigueur.L’offensive américaine survient alors que Donald Trump avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président Maduro étaient “comptés”, après avoir fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes contre le narcotrafic et mené des frappes meurtrières contre des bateaux.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est inquiété “que le droit international n’ait pas été respecté”, déplorant un “dangereux précédent”.L’Union européenne, par la voix de sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas, a rappelé qu'”en toutes circonstances, les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectés”. Londres et Paris ont rappelé le respect des mêmes principes. La Première ministre italienne Georgia Meloni a jugé “légitime” l'”intervention défensive” des Etats-Unis, tandis que l’Espagne a proposé de jouer les médiateurs. Le Mexique et le Brésil ont condamné les frappes américaines, saluées à l’inverse par le président argentin pro-Trump, Javier Milei. Israël a estimé que Donald Trump avait “agi en tant que leader du monde libre”.

Le président vénézuélien Maduro capturé et exfiltré par les Etats-Unis, qui veulent le juger

Le président américain Donald Trump a annoncé samedi que les forces américaines avaient capturé et exfiltré son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro, amené à New York pour y être jugé, après plusieurs frappes sur le pays sud-américain.Nicolas Maduro, capturé avec son épouse par les forces américaines, va être conduit à New York, a déclaré dans une interview à Fox News le président américain qui a affirmé avoir regardé en direct l’opération de capture et d’exfiltration.”Ils ont été inculpés à New York”, a rappelé le président américain, faisant écho à une précédente déclaration de sa ministre de la Justice, Pam Bondi, selon laquelle le couple est poursuivi pour “narcoterrorisme” et “complot pour importation de cocaïne” aux Etats-Unis. “Ils sont à bord d’un navire, mais ils se dirigent vers New York”, a-t-il précisé.”L’heure de la liberté est arrivée”, a réagi dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux la cheffe de l’opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado, après la capture du président Maduro. La prix Nobel de la paix 2025 a estimé que le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, doit “assumer immédiatement” la présidence.”Les Etats-Unis d’Amérique ont mené avec succès une attaque de grande envergure contre le Venezuela et son dirigeant, le président Nicolas Maduro, qui, avec son épouse, a été capturé et exfiltré du pays”, avait écrit auparavant M. Trump sur son réseau Truth Social.Le bilan humain des frappes reste pour l’heure inconnu. Alors que Caracas s’est réveillée dans le silence et que plusieurs quartiers sentaient la poudre, des habitants ont commencé à se rendre dans les supermarchés et les stations d’essence où des files d’attente se sont formées, a constaté l’AFP. Dans le même temps, quelque 500 partisans du président vénézuélien, au pouvoir depuis 2013, se sont rassemblés non loin du Palais de Miraflores, le palais présidentiel à Caracas. “Comment se fait-il qu’un gouvernement étranger vienne s’ingérer dans le pays et en expulse le président? (…) C’est la force du puissant, c’est la force du caïd de quartier”, a déploré Katia Briceño, une professeure d’université de 54 ans.Le président américain a assuré qu’aucun Américain n’a été tué lors de la capture de Nicolas Maduro, qui se trouvait “dans un endroit très bien gardé, comme une forteresse”. “Deux hommes ont été touchés, mais ils sont revenus et sont en bonne forme”, a-t-il précisé.Dans une brève déclaration au New York Times, Donald Trump s’était félicité d’une opération “remarquable” ayant impliqué “une bonne préparation et beaucoup de bons, bons soldats”, notamment contre le complexe militaire de Fuerte Tiuna, le plus grand du Venezuela, au sud de Caracas, et la base aérienne de Carlota, au nord.- Frappes nocturnes -Après avoir jugé “profondément inquiétante et condamnable” l’intervention américaine, Moscou a “exhorté” les Etats-Unis à “libérer le président légalement élu d’un pays souverain ainsi que son épouse”, selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.Pékin s’est dit “profondément choqué” et a “condamné fermement le recours flagrant à la force par les Etats-Unis contre un Etat souverain et leur action contre son président”, tandis que l’Iran, un autre allié de Caracas, a condamné “fermement l’attaque militaire américaine”.La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, a exigé des Etats-Unis “une preuve de vie” du couple Maduro après cette opération spectaculaire.  En pleine nuit, les frappes nocturnes ont embrasé le ciel de Caracas et de ses environs, tirant les habitants brutalement de leur sommeil. Dans beaucoup de quartiers, ils se sont rués à leur fenêtres et terrasses pour tenter de comprendre ce qu’il se passait.De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 02H00 du matin (06H00 GMT) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu’à 03H15 (07H15 GMT), a constaté l’AFP. Les explosions “m’ont soulevée hors du lit par la force, et sur le moment j’ai pensé +Mon Dieu, mon jour est arrivé+, et j’ai pleuré”, a raconté à l’AFP Maria Eugenia Escobar, une habitante de La Guaira, âgée de 58 ans.Des explosions ont été entendues à l’aéroport et au port de Caracas, a affirmé une habitante de la Guaira à l’AFP. D’autres habitants ont dit à l’AFP avoir entendu des explosions à Higuerote, à une centaine de km à l’est de Caracas.A fuerte Tiuna, épicentre des bombardements de la nuit, des gens fuyaient l’enclave avec des valises et des sacs remplis de vêtements. Certains ont expliqué à l’AFP qu’ils partaient pour protéger leur famille. “Ils ont failli nous tuer”, a expliqué l’un des résidents.”Le Venezuela rejette et dénonce (…) la très grave agression militaire perpétrée par (…) les Etats-Unis contre le territoire et la population vénézuéliens”, a dénoncé le gouvernement vénézuélien dans un communiqué.”L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais, en tentant de briser par la force l’indépendance politique de la Nation”, poursuit le communiqué.”Les forces envahisseuses (…) ont profané notre sol (…) allant jusqu’à frapper, au moyen de missiles et de roquettes tirés depuis leurs hélicoptères de combat, des zones résidentielles”, a accusé le général Vladimir Padrino Lopez, indiquant être en “train de recueillir les informations relatives aux blessés et aux morts”.- “Dangereux précédent” -L’offensive américaine survient alors que Donald Trump avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président Maduro étaient “comptés”, après avoir fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes contre le narcotrafic et mené des frappes meurtrières contre des bateaux.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est inquiété “que le droit international n’ait pas été respecté”, déplorant un “dangereux précédent”.L’Espagne a “appelé à la désescalade et à la modération” et s’est dite “disposée à offrir ses bons offices” comme médiateur.L’Union européenne, par la voix de sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas, a rappelé qu'”en toutes circonstances, les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectés”. Londres et Paris ont rappelé le respect des mêmes principes, tandis que la Première ministre italienne Georgia Meloni a jugé “légitime” l'”intervention défensive” des Etats-Unis.Le Mexique a condamné “avec la plus grande fermeté”, comme le président Lula au Brésil, les frappes américaines, à l’inverse saluées par un tonitruant “La liberté avance, vive la liberté, bordel !” du président argentin pro-Trump, Javier Milei.

Dermatose: manifestation “symbolique” de l’intersyndicale agricole à Toulouse

Quelque 80 manifestants défilent samedi à Toulouse lors d’une action “symbolique” de l’intersyndicale agricole de Haute-Garonne visant à rappeler leurs revendications concernant la gestion de la dermatose bovine par le gouvernement et le Mercosur, ont constaté des journalistes de l’AFP.Après le blocage de nombreux axes routiers et le déversement de tonnes de lisier et déchets agricoles devant des préfectures un peu partout en France depuis mi-décembre, les membres de cette intersyndicale ont voulu aller “à proximité des Toulousains pour leur expliquer” leur démarche, a expliqué Luc Mesbah, secrétaire général de la FDSEA 31.Lors de ce défilé que M. Mesbah a décrit comme “symbolique”, les manifestants ont brandi plusieurs dizaines de croix portant les prénoms – Victoire, Tina, Clara… – de certaines des 106 vaches abattues en Haute-Garonne depuis le début de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC).”On est contre l’abattage, et même si les vaches sont vaccinées, elle se font tuer. C’est pas normal. On est aussi contre le Mercosur. L’Etat n’écoute rien, ils n’en ont rien à faire”, a regretté auprès de l’AFP Lydia Michel, agricultrice céréalière de 54 ans, installée à Cintegabelle (Haute-Garonne).A l’appel de l’intersyndicale, bonnets jaunes de la Coordination rurale, casquettes rouges des Jeunes agriculteurs, drapeaux de la FNSEA et de la confédération paysanne cohabitent dans ce cortège parti du palais de justice, en direction de la préfecture, en passant par la place du Capitole.Arrivés à l’hôtel de ville, les manifestants ont entonné la Marseillaise a capella avant d’observer une minute de silence face à la statue de vache remorquée par un petit tracteur orange.”C’est une honte ce qui se passe (…) Il faut les soutenir parce qu’ils crèvent et on les entends pas”, a lancé Joëlle Fournier, secrétaire à la retraite, 64 ans, venue manifester avec les agriculteurs, une petite croix appuyée sur l’épaule.Depuis l’apparition des premiers cas de DNC en France, en Savoie cet été, l’Etat tente de contenir la propagation du virus en se basant sur “trois piliers”: l’abattage systématique, la vaccination – autour des foyers et généralisée dans 10 départements du Sud-Ouest – et la restriction de mouvements au sein de zones réglementées.Vendredi, 113 vaches ont ainsi été abattues dans un élevage de l’Ariège, autre département occitan d’où est partie la colère agricole après l’abattage mi-décembre de plus de 200 bovins dans une ferme des Bordes-sur-Arize.