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Poupées sexuelles: un site britannique signalé à la justice

La Haute-commissaire à l’Enfance Sarah El Haïry a indiqué lundi avoir saisi la justice au sujet d’un site britannique accusé de commercialiser en ligne des poupées sexuelles d’apparence enfantine, quelques semaines après l’ouverture d’une enquête sur les pratiques de plateformes asiatiques sur ce même sujet.Elle a effectué un signalement au parquet de Paris au titre de l’article 40 du code de procédure pénale et a saisi la plateforme Pharos, qui lutte contre les contenus illégaux sur internet, au sujet de ces poupées sexuelles ressemblant à des fillettes et mises en vente sur le site “Little sex dolls”, avec une possibilité d’envoi vers la France.”Je saisis la justice et demande également que l’identité des acheteurs soit communiquée aux autorités compétentes”, a indiqué Sarah El Haïry, dans une déclaration à l’AFP.”Ces produits sont dangereux: ils nourrissent des comportements pédocriminels et mettent en péril la sécurité de nos enfants”, a-t-elle ajouté.La Haute-commissaire a entrepris ces démarches à la suite du signalement du site effectué par l’association de lutte contre les violences sexuelles sur mineurs, Mouv’Enfants, auprès de plusieurs autorités, dont la Répression des fraudes (DGCCRF).”Il n’y a pas que les plateformes Shein, Ali Express… Nous exigeons que la lutte contre la pédocriminalité soit prise au sérieux et soit globale”, souligne l’association dans un communiqué.Début novembre, la découverte de la vente en ligne de poupées sexuelles d’apparence enfantine sur la plateforme du géant asiatique de l’e-commerce Shein a fait scandale.Depuis, le parquet de Paris a ouvert quatre enquêtes, confiées à l’Office des mineurs (Ofmin), visant les plateformes Shein, AliExpress, Temu et Wish. Elles portent sur les infractions de “diffusion de message violent, pornographique, ou contraire à la dignité accessible à un mineur” pour les quatre sites mais aussi, pour les deux premiers, sur la “diffusion de l’image ou la représentation d’un mineur présentant un caractère pornographique”.Ces poupées, qui sont des jouets sexuels réalistes, tombent sous le coup de délit de diffusion de l’image ou la représentation d’un mineur présentant un caractère pornographique, passible de cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.Une vingtaine de personnes soupçonnées d’avoir acheté en ligne ce type de poupée ont été interpellées mi-décembre lors d’une vaste opération policière en France.

La Bourse de Paris termine en léger repli

La Bourse de Paris a terminé en léger recul lundi, au terme d’une séance sans catalyseur et avant une semaine écourtée par la fête de Noël.Le CAC 40 a perdu 0,37% à 8.121,07 points, en recul de 30,31 points. Vendredi, le CAC 40 avait terminé à l’équilibre (+0,01%).”En Europe, une phase de respiration n’est pas illogique, alors que certaines places affichent des performances spectaculaires depuis le début de l’année”, a noté John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank.Depuis le 1er janvier, Paris affiche une progression de plus de 10% tandis que Londres et Francfort avancent de plus de 20%.A l’agenda cette semaine, “les États-Unis publieront mardi leur dernière estimation du PIB, attendue à 3,2% au troisième trimestre”, note Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.En France, Sébastien Lecornu a poursuivi lundi ses consultations des formations politiques, à la recherche d’une voie pour doter la France d’un budget en début d’année prochaine, après l’adoption probable cette semaine d’une loi spéciale présentée lundi soir en conseil des ministres.Les taux d’emprunt au sommet en EuropeLes taux en Europe se sont stabilisés lundi à des sommets, après plusieurs séances de hausse.Le rendement allemand à échéance dix ans, référence sur le continent, a atteint 2,90%, au plus haut depuis mars, contre 2,75% au début du mois. L’obligation française s’est elle hissée à 3,61%, au plus haut depuis 2011, contre 3,50% le 1er décembre. A échéance 30 ans, le taux allemand a atteint 3,53%, un niveau pas vu depuis 2011.”Il y a eu un flottement sur les marchés depuis la dernière réunion de la BCE. Certains investisseurs craignent de plus en plus une hausse des taux l’an prochain”, selon Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marchés à IG France, interrogé par l’AFP.Cela intervient dans un contexte de hausse générale des dépenses publiques, notamment en Allemagne qui va s’endetter massivement pour financer le plan d’investissement promis par le chancelier Friedrich Merz.Par ailleurs, la Banque du Japon a hissé ses taux vendredi à leur plus haut niveau depuis 1995, ce qui rend “la dette japonaise plus attractive pour les investisseurs nippons”, au détriment des obligations européennes où ils sont traditionnellement très présents, selon M. Baradez.Coty nomme un PDG par intérimCoty (-2,96% à 2,90 euros) a annoncé lundi la nomination de Markus Strobel au poste de président directeur général par intérim à compter du 1er janvier. Markus Strobel, qui a effectué 33 ans de sa carrière chez Procter and Gamble, prend les rênes de l’entreprise Coty “à un moment charnière pour l’entreprise”, précise le communiqué.Nexans négocie avec MothersonLe spécialiste français des câbles électriques Nexans (+1,55% à 124,40 euros) a annoncé lundi entrer en négociations “exclusives” avec Motherson pour la vente de ses activités de faisceau de câblage Autoelectric pour une valeur de 207 millions d’euros, selon un communiqué.

Grand Frais veut recruter plus de 3.500 personnes en France d’ici fin 2026

La chaîne de magasins Grand Frais prévoit 3.500 recrutements en France en 2026, a affirmé lundi à l’AFP Jean-Paul Mochet, PDG de Prosol, le pôle fruits, légumes, poissonnerie et crémerie de l’enseigne, confirmant une information de franceinfo.”Il s’agit de 1.400 emplois nets en CDI” au sein de Prosol, “hors Gifi”, a précisé le PDG de cette entité qui assure la majorité du chiffre d’affaires de Grand Frais.Par ailleurs, 25 nouveaux magasins Grand Frais vont ouvrir en 2026 en France. Prosol va ainsi recruter des maîtres affineurs fromagers, experts agréeurs qualité sur les sites de production, fileteurs pour son atelier de poisson de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et des acheteurs spécialistes. Dans les autres sociétés qui composent Grand Frais (Despi, Novoviande, Euro Ethnic Foods), il y aura notamment 600 nouveaux emplois de bouchers et d’épiciers, selon M. Mochet.Le reste des embauches concernera les “emplois en amont de la chaîne, et les unités de transformation”, notamment à Samazan (Lot-et-Garonne), dans le Sud-Ouest, où un nouvel entrepôt doit ouvrir début 2027, a ajouté le PDG de Prosol.M. Mochet dément toutefois un déploiement des magasins Grand Frais au cœur des centres-villes. “Contrairement à ce qui a pu être affirmé (par franceinfo, NDLR), ces nouvelles enseignes seront déployées partout sur le territoire et ne concernent pas les centres-villes”, a-t-il dit à l’AFP.Grand Frais, qui compte environ 10.000 employés actuellement, revendique une vingtaine d’ouvertures de magasins par an, pour un total dorénavant d’un peu plus de 330 points de ventes, essentiellement en France. Son chiffre d’affaires, non publié, est estimé entre 4,5 et 5 milliards d’euros par le cabinet d’études et de conseil Kantar.Mi-octobre, l’enseigne s’est rapprochée de Gifi en vue d’acquérir 25 à 30 des magasins du spécialiste des produits de la maison.L’annonce de ces recrutements survient quelques jours après la cession, mardi, de la participation majoritaire dans Prosol du fonds d’investissement Ardian, qui l’a vendue au fonds américain Apollo. Selon différents médias, Ardian valorisait Prosol entre 4 et 5 milliards d’euros.

ArcelorMittal à Fos, un redémarrage entre deux eaux

Jusqu’à dimanche, tout semblait encore figé sur cet immense site, mais la production a repris lundi à ArcelorMittal Fos-sur-Mer, deuxième plus grande usine française de l’industriel indien, dont l’aciérie avait été dévastée par un incendie en octobre.Les premières bobines d’acier depuis ce sinistre – accidentel – du 8 octobre, ont été produites dans la nuit de dimanche à lundi. Un jour plus tôt qu’annoncé initialement, de source syndicale, aux 2500 salariés.Sans aciérie, quasiment toutes les activités avaient été mises à l’arrêt: mi-décembre encore, des montagnes de minerais attendaient d’être acheminées vers la cokerie, les wagons transportant la fonte liquide des hauts fourneaux vers l’aciérie étaient plantés au milieu des voies. Et le silence régnait devant l’immense train à bande des laminoirs – 1 km de long. Quelques grues s’activaient aussi devant l’acierie, dont les cimes portent toujours les traces de suie rappelant la violence de ce feu.Si l’usine, bordée d’un canal ouvrant sur la mer et les exportations vers le bassin méditerranéen, était en pause forcée depuis l’automne, la réalité est aussi qu’elle était loin de tourner au maximum de ses capacités depuis 2022 et la signature d’un dispositif APLD (activité partielle longue durée). Le net recul du marché européen de l’acier avait conduit à adopter cette mesure, complétée par un “plan d’adaptation” portant sur 308 postes début 2025 – “un plan social déguisé” selon Nordine Laimeche, délégué central CFDT. Les mêmes raisons avaient justifié le maintien à l’arrêt de l’un des deux hauts-fourneaux, le numéro 1 (HF1), depuis novembre 2023, initialement au repos pour raison technique. En phase finale de rénovation, il sera relancé en 2026, pour prendre le relais du “HF2”, car l’état du marché ne permet pas encore de faire tourner les deux en même temps.La direction ne donne pas de chiffre, mais CFDT et FO (majoritaire) s’accordent: l’usine est aujourd’hui largement déficitaire, de l’ordre de plusieurs centaines de millions d’euros. “Les yeux bandés”Les syndicats y voient notamment le résultat d’un appareil industriel vieillissant – Fos a eu 50 ans en 2024. “La France est et reste un pays-clé pour le groupe”, avait tenté de déminer en mai devant les députés le patron d’ArcelorMitall France, Alain Le Grix de la Salle, après l’annonce d’un plan social de 600 personnes en France, à Dunkerque principalement.Pas de quoi rassurer totalement Nordine Laimeche: “on demande un vrai budget de rénovation, on a des installations fatiguées, dangereuses, il faut les remettre au standard, et pas seulement le haut-fourneau”. Arrivé en 2002, il assure d’ailleurs n’avoir “jamais vu autant d’incidents”. La faute à des postes supprimés dans la maintenance globale, regrette-t-il. Un constat partagé par Christophe Ibanez, secrétaire FO (majoritaire): “au vu de l’état de l’entreprise, tout le monde se pose des questions”. “On avance les yeux bandés”, résume M. Laimeche, qui estime toutefois, comme M. Ibanez, que le nouveau haut-fourneau ouvre un horizon de quelques années. Tout en affirmant que des collègues, lassés des incertitudes, démissionnent. “Je les comprends, d’autant qu’ils ont des compétences très demandées sur le bassin de Fos”.L’éventuelle installation d’un haut fourneau à arc électrique ancrera-t-elle un peu plus l’avenir du site, gros émetteur de gaz à effet de serre? Même si les syndicats, acquis à la nécessité de décarboner, s’interrogent sur les conséquences sociales de cet investissement, la direction en caresse le projet, estimé à 750 millions d’euros. Elle le conditionne, comme à Dunkerque, à l’entrée en vigueur du plan acier de Bruxelles pour défendre le marché européen, soumis aux importations chinoises.Analyste financier chez Oddo BHF, Maxime Kogge, veut en tout cas croire que ces mesures, associées au plan de relance industriel allemand et un rebond annoncé du marché de l’acier en 2026 par l’interprofession, bénéficieront in fine au site de Fos. Il assure d’ailleurs avoir reçu “pour la première fois depuis longtemps” des demandes de visite du site de la part d’investisseurs.

Budget: Lecornu consulte une nouvelle fois, avant un conseil des ministres et une loi spéciale

Sébastien Lecornu a poursuivi lundi ses consultations des formations politiques, à la recherche d’une voie pour doter la France d’un budget en début d’année prochaine, après l’adoption probable cette semaine d’une loi spéciale qui sera présentée lundi soir en conseil des ministres.Dernier recours, après l’échec des discussions budgétaires, pour permettre de financer temporairement l’État et les administrations, un vote devrait intervenir d’ici mardi, à l’Assemblée et au Sénat, pour entériner cette loi spéciale qui vise à reconduire provisoirement le budget 2025, avant la reprise de nouvelles discussions budgétaires en janvier. Objectif annoncé par la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin: qu’une véritable loi de finances 2026 soit adoptée avant “la fin janvier”. “Les quinze premiers jours de janvier”, a même renchéri lundi le rapporteur du budget à l’Assemblée Philippe Juvin (LR) sur BFMTV/RMC.”L’Elysée commence à s’impatienter”, selon un cadre du camp gouvernemental. “Ils veulent que ça s’arrête le plus tôt possible”, glisse un autre.Après l’échec vendredi d’une commission de sénateurs et députés à trouver un accord, le Premier ministre a entamé dimanche une nouvelle série de consultations des partis politiques “pour trouver les conditions d’une solution”.”La seule perspective que le Premier ministre a donnée, c’est la reprise de discussions budgétaires au début de l’année”, a résumé à sa sortie de Matignon lundi midi le patron des députés PS Boris Vallaud.Entouré des ministres Amélie de Montchalin (Budget) et Roland Lescure (Economie), M. Lecornu a ensuite reçu à déjeuner des représentants du bloc central. Ont notamment été abordés différents scénarios, du recours aux ordonnances au retour du 49.3, abandonné en octobre par Sébastien Lecornu à la demande des socialistes.Le chef du gouvernement, selon un de ses interlocuteurs, “ne dit plus non” au 49.3, qui permet l’adoption d’un texte sans vote, sauf motion de censure, et dont le retour est réclamé par plusieurs acteurs au centre et à droite.Mais “pour qu’il y ait un budget, il faut qu’il y ait un compromis”, avait insisté dimanche soir Amélie de Montchalin.M. Lecornu a également reçu les représentants du Parti communiste et doit encore s’entretenir avec ceux des Ecologistes et des Républicains (LR).- recours au 49.3 -A l’issue de ces discussions, un Conseil des ministres destiné à présenter le projet de loi spéciale se tiendra en fin de journée, au retour d’Emmanuel Macron d’Abou Dhabi. Dans la foulée, les commissions des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat auditionneront lundi soir et mardi le ministre de l’Économie Roland Lescure et Mme de Montchalin. L’objectif est que ce texte puisse être voté mardi par les deux chambres.Comme l’année dernière, il ne devrait y avoir “aucune voix contre”, a pronostiqué sur RTL le président insoumis de la commission des Finances Eric Coquerel. Mais il faudra dès la rentrée reprendre les discussions pour tenter de trouver un budget 2026. Reste qu’après deux mois de discussions qui n’ont pas permis d’aboutir, le doute subsiste sur la capacité du Premier ministre à obtenir ce compromis, entre une droite sénatoriale attachée aux économies et aux baisses d’impôts et une Assemblée où la gauche réclame plus de recettes et moins de coupes budgétaires. Des voix s’élèvent de plus en plus fort pour réclamer que le Premier ministre ne prolonge pas la navette parlementaire indéfiniment et utilise l’article 49.3 de la Constitution. Selon lui, le texte soumis au 49.3 devrait “partir de celui voté au Sénat” en y ajoutant des amendements “sur lesquels on se met rapidement d’accord”.”Quel que soit le mode d’emploi pour l’adoption du budget, la question qui est posée, c’est quel est le contenu du projet de loi de finances ?”, a éludé le premier secrétaire du PS, Olivier FaureSamedi, le patron de LR Bruno Retailleau a aussi enjoint au Premier ministre de dégainer cette arme constitutionnelle pour octroyer un budget “responsable au pays”, avec “moins d’impôts et de dépenses”.Mais pour Amélie de Montchalin, il y aura dans le budget “des hausses d’impôts qu’il faudra cibler, choisir, décider ensemble. Et puis il y aura des économies qu’il faudra cibler, choisir et décider ensemble”.

Les services en ligne de La Poste “inaccessibles” à la suite d’une attaque informatique

Le groupe La Poste a confirmé être victime lundi d’une attaque informatique rendant inaccessibles ses services en ligne et perturbant la distribution des colis et des courriers, qui reste toutefois “assurée à ce stade”.Cet “incident de type +déni de service+” consiste à surcharger des sites web et des applications par des requêtes ciblées de telle sorte qu’ils ne soient plus accessibles.”Concernant La Banque Postale, les paiements en ligne restent possibles avec une authentification par SMS”, a précisé le groupe, assurant qu’il “n’y a strictement aucun impact sur les données” des clients.”Les opérations bancaires peuvent être également faites en bureau de poste ainsi que les retraits d’espèces aux distributeurs automatiques de billets”, selon le groupe.Cet “incident” intervient au début de la semaine des fêtes de Noël, période la plus dense pour La Poste. Sur les deux derniers mois de l’année, La Poste trie et distribue 180 millions de colis.”La période de fin d’année connaît toujours une recrudescence de cyberattaques, mais habituellement, c’est plutôt les cyberattaques qui visent les particuliers”, a souligné auprès de l’AFP l’expert en cybersécurité de la société Wavestone Gérôme Billois.Cette fin d’année a ainsi vu, outre l’attaque contre la Poste, des cyberattaques contre les ministères de l’Intérieur et des Sports.”On a des attaques qui sont quand même assez différentes. On a du vol de données au ministère de l’Intérieur et au ministère des Sports, et on a un déni de service, une saturation des sites Internet qui touche l’ensemble du groupe La Poste. Ce sont deux mécanismes, deux modes d’intervention qui sont différents. Ce ne sont pas forcément les mêmes cyberattaquants derrière”, a ajouté M. Billois.De son côté, le groupe BPCE (Banque Populaire, Caisse d’épargne) a lui été victime tôt lundi matin “d’un dysfonctionnement interne” mais “c’était temporaire, cela est rentré dans l’ordre”, assez rapidement pour les applis Banque Populaire et Caisse d’Epargne, a expliqué un porte-parole à l’AFP. Les sites internet ont recommencé à fonctionner de manière plus progressive, mais ont remarché vers 12H30, a ajouté le porte-parole de BPCE.ole-chd-kap-etr-dax/alh/de

Apple améliore l’interopérabilité entre l’iPhone et les accessoires Android

Apple prépare l’ajout en Europe de fonctions d’interopérabilité entre l’iPhone et des appareils fabriqués par ses concurrents, des ouvertures résultant de l’application du règlement européen sur les marchés numériques (DMA) et qui ont été saluées lundi par Bruxelles.Le groupe américain a intégré deux nouvelles fonctions dans une mise à jour d’ios 26, le système d’exploitation de l’iPhone, mise à la disposition des développeurs la semaine dernière en version “beta”,  avant une diffusion auprès du grand public.Ces nouveautés en préparation devraient simplifier la vie des possesseurs d’iPhone qui souhaitent pouvoir utiliser leur téléphone avec des accessoires de marques concurrentes, notamment ceux fonctionnant sous Android, le système d’exploitation de Google.Ils pourront relier beaucoup plus facilement leur iPhone à des écouteurs sans-fil ou montres connectées de marques tierces, grâce à une procédure d’appairage simplifiée.En outre, ils pourront envoyer les notifications de leur téléphone vers une montre connectée d’une marque tierce, alors qu’actuellement, ils ne peuvent le faire que vers une Apple Watch.”Grâce à la mise en application du DMA, de nouvelles opportunités vont s’ouvrir aux utilisateurs européens”, s’est réjouit un porte-parole de la Commission européenne.Ces deux nouvelles fonctions découlent d’une décision rendue en mars par la Commission sur l’interopérabilité entre iOS et les appareils connectés, et elles devraient être disponibles dans l’UE en 2026, a précisé le porte-parole.”C’est une nouvelle étape vers un écosystème numérique plus interconnecté, au bénéfice de tous les citoyens de l’UE”, a ajouté la Commission.La Commission européenne avait ordonné en mars à Apple de prendre des mesures pour améliorer l’interopérabilité de ses iPhone avec les appareil connectés de marques concurrentes, en vertu du DMA (Digital markets act), le règlement européen qui vise à réprimer les abus de marché des géants de la tech.D’autres améliorations en matière d’interopérabilité devraient être intégrées aux iPhone en 2026, en vertu de cette décision.Apple, qui conteste depuis le début le DMA, entré pleinement en vigueur en 2024, avait appelé en septembre l’UE à l’abroger, estimant que ce règlement avait conduit à dégrader les services rendus aux utilisateurs de ses produits, et qu’il les exposait à des risques dont ils étaient auparavant protégés.Apple a construit son succès sur un écosystème fermé, dont il contrôle tous les paramètres, au nom d’impératifs de sécurité et du confort accru de ses utilisateurs, une philosophie en opposition frontale avec les règles du DMA.

Crise USA-Venezuela: le pétrole, au cœur du bras de fer entre Trump et Maduro

La multiplication des interventions des Etats-Unis contre des navires chargés de pétrole vénézuélien menace d’asphyxier l’économie vénézuélienne, tout en alimentant la ritournelle du pouvoir: Donald Trump cherche à renverser Nicolas Maduro pour contrôler les richesses du pays. Les Etats-Unis ont déployé une gigantesque flotte militaire dans les Caraïbes pour une opération antidrogue mais qui comprend aujourd’hui des saisies manu-militari de pétrole. Le président Trump a déclaré que les jours de Maduro étaient “comptés” et a même dit récemment qu’il n’excluait pas une guerre. Maduro “sait exactement ce que je veux.  Il le sait mieux que quiconque”, a affirmé le président sur la chaîne NBC. Mais que veut-il vraiment ?- Ancien fournisseur -Des années 1920 jusqu’à la nationalisation en 1976, les Etats-Unis ont exploité le pétrole du Venezuela. De nombreuses raffineries américaines ont été conçues pour traiter le brut tiré du sous-sol vénézuélien. Chevron est aujourd’hui la seule entreprise autorisée à acheminer du pétrole vénézuélien vers les Etats-Unis, dans le cadre de l’embargo imposé par Trump lui-même en 2019. Il s’agit d’un peu plus de 200.000 barils par jour, a expliqué une source du secteur à l’AFP, qui sont transportés sur des navires non sanctionnés, à l’abri des opérations militaires. Le premier navire intercepté le 10 septembre, le M/T Skipper, a été conduit aux Etats-Unis et sa cargaison confisquée. Il transportait 1,9 million de barils, selon Maduro, qui a qualifié l’opération de “piraterie”. Le sort du deuxième bateau n’est pas claire et dimanche, un troisième bateau a fait l’objet d’une “poursuite” des gardes-côtes américaines. M. Trump a ordonné de bloquer les navires “sanctionnés” (par le Trésor américain dans le cadre de la politique de sanctions et d’embargo) mais des analystes avertissent que la mesure est vague et peut affecter tout navire transportant du brut vénézuélien, à l’exception de celui de Chevron. Le deuxième navire saisi ne figurait pas sur la liste noire des Etats-Unis, selon des spécialistes. Le navire poursuivi dimanche a été identifié par des médias américains comme le pétrolier Bella 1, sous sanctions américaines depuis 2024 pour ses liens avec l’Iran et le Hezbollah. La politique n’est pas rigoureuse: certains navires sont passés sans encombre, mais le risque pourrait faire grimper les prix du fret ou éloigner des compagnies maritimes, a indiqué Juan Szabo, consultant et ex-vice-président de la société géante publique Petroleos de Venezuela PDVSA. Sur une production de quelque 1 million de barils par jour, le Venezuela exporte environ 500.000 barils sur le marché noir, principalement vers l’Asie. PDVSA assure que les exportations se poursuivent normalement. “S’il y a un véritable blocus, la production s’arrêtera très rapidement comme lors de la grande grève de 2002”, a expliqué une source du secteur en référence au mouvement de protestation contre le président d’alors, Hugo Chavez.- Géopolitique -Le Conseil de sécurité des Nations unies a prévu une réunion sur le sujet pour mardi. La pression des Etats-Unis sur Maduro a commencé en septembre avec des frappes aériennes sur des bateaux de narco-trafiquants présumés, Washington accusant Maduro de participer au trafic de drogue et de faire partie d’un cartel.Plus de 100 personnes ont été tuées dans les frappes américaines. Carlos Mendoza Potella, professeur d’économie pétrolière, estime que la “Doctrine Trump” veut que les Etats-Unis “se réservent l’Amérique”. “Ce n’est pas seulement du pétrole, c’est le partage du monde” avec la Chine et la Russie, a-t-il ajouté.   – Crise économique en vue? -Le blocus met encore plus la pression sur une économie vénézuélienne déjà très malmenée, qui bouclera l’année en hyperinflation. Les Vénézuéliens ne cessent de parler du déploiement militaire de Trump, mais à voix basse, craignant de finir en prison. Certains espèrent une intervention qui mettra fin à 26 ans de chavisme, d’autres redoutent que l’isolement du pays ne le ramène aux heures sombres de la crise de 2017-2018.M. Szabo estime que les exportations chuteront de 45% au cours des quatre prochains mois. “Le revenu net mensuel du Venezuela en mars et avril pourrait atteindre 150.000, 170.000 milliards, ce qui est très, très faible”. “Les recettes en devises seront le tiers de ce qu’elles étaient”, ajoute-t-il. “Il y aura des effets sur l’importation de biens non pétroliers, la vitesse d’accélération de la dévaluation du bolivar et (…) et un énorme renchérissement” de la vie. afc-mbj-jt-pgf/vgu

Electricité: le gouvernement anticipe une “stabilité” des factures pour la plupart des ménages en 2026 et 2027

Le gouvernement anticipe une “stabilité” des factures d’électricité pour la plupart des ménages pour les années 2026 et 2027 malgré la fin du système de régulation très avantageux qui s’éteint au 31 décembre 2025.A partir du 1er janvier, même avec la fin de ce dispositif tarifaire régulé dit Arenh, “les prix des factures devraient être stables au moins en 2026 et en 2027”, pour la plupart des ménages français, “au vu des prix bas de l’énergie décarbonée française sur les marchés de gros”, a indiqué Bercy à l’AFP. Concrètement, pour ces deux années-là, “le passage au nouveau mécanisme n’aura pas d’impact” sur les tarifs réglementés de vente de l’électricité (TRVE), qui concernent quelque 19,75 millions d’abonnés, soit 56% des clients résidentiels, ajoute Bercy. Depuis 2011, un système appelé Arenh obligeait l’opérateur historique EDF à céder un quart environ de sa production nucléaire annuelle à des industriels très énergivores et à ses concurrents fournisseurs alternatifs à un prix très avantageux de 42 euros du MWh, pour répondre aux exigences européennes en matière de concurrence. Ce dispositif s’éteint au 31 décembre 2025 et sera remplacé par un nouveau système, une sorte de “garde-fou” tarifaire, selon les mots de Bercy, qui a été pensé comme un “compromis entre protection des consommateurs” et les besoins d'”investissement dans le système énergétique de l’avenir et notamment dans le programme nucléaire pour EDF”.Sur le principe, ce mécanisme laisse la faculté à EDF de vendre plus librement sa production nucléaire de gré à gré, en fonction des prix de marchés. Mais au-delà de certains seuils, ses revenus, s’ils sont élevés, seront taxés pour être redistribués à tous les consommateurs, particuliers comme entreprises: c’est le versement nucléaire universel (VNU), un dispositif instauré dans le projet de loi de finances 2025, et qui suscite des critiques pour son manque de lisibilité. Ainsi ce système “VNU” viendra “diminuer la facture des consommateurs si les prix devaient dépasser” deux seuils progressifs prévus à 78 euros du MWh puis 110 euros du MWh, “en prélevant EDF” sur ses recettes qui excèdent ces plafonds, explique Bercy. Or au vu des prix actuels de l’électricité française sur les marchés de gros – environ 50 euros du MWh – les consommateurs ne devraient donc pas bénéficier de cette redistribution à partir de 2026, comme l’avait déjà anticipé la Commission de régulation de l’énergie, le régulateur du secteur, en septembre dernier. 

L’UE juge “injustifiées” les taxes de Pékin sur certains produits laitiers européens

L’UE a condamné lundi les taxes douanières annoncées par la Chine sur certains produits laitiers européens, dans le cadre d’une enquête antisubventions de Pékin dont Bruxelles rejette les conclusions.”Notre analyse est que cette enquête est basée sur des allégations contestables et des preuves insuffisantes, et que les mesures sont par conséquent injustifiées et infondées”, a déclaré à la presse Olof Gill, porte-parole de la Commission européenne.Ces droits de douane “provisoires” s’échelonneront de 21,9% à 42,7% et entreront en vigueur mardi, selon le ministère du Commerce chinois.Ils concernent toute une série de produits, notamment les fromages frais et transformés, les fromages bleus ainsi que certains laits et crèmes, qui bénéficieraient selon Pékin de subventions faisant subir un préjudice substantiel aux concurrents chinois.Selon la Commission européenne, Pékin prévoit de conclure son enquête sur le secteur laitier européen le 21 février, date à laquelle cette mesure pourrait devenir définitive. Mais Bruxelles veut convaincre la Chine d’y renoncer. “Nous faisons tout ce qu’il faut pour défendre les agriculteurs et les exportateurs de l’UE, ainsi que la Politique agricole commune contre l’utilisation abusive par la Chine de mesures de protection commerciales”, a assuré le porte-parole, rappelant que la Commission avait déjà saisi l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à propos de ce dossier.”C’est un développement très négatif” dans les relations entre l’UE et la Chine, a-t-il ajouté.Les autorités chinoises avaient lancé cette enquête antisubventions en août 2024, officiellement à la suite d’une demande de l’Association laitière de Chine. Elle intervenait au lendemain de l’annonce par l’UE de sa décision d’imposer des droits de douane élevés sur les véhicules électriques fabriqués en Chine et avait été largement perçue comme une mesure de rétorsion contre Bruxelles.La semaine dernière, la Chine avait annoncé imposer pour cinq ans des droits antidumping allant de 4,9% à 19,8% sur le porc et ses sous-produits importés de l’UE.