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Le français Verkor inaugure son usine de batteries pour véhicules électriques

Le nouveau fabricant tricolore de batteries pour véhicules électriques Verkor a inauguré jeudi dans le Nord sa première gigafactory, la troisième désormais de la vallée française de la batterie, dans un contexte toutefois très incertain pour le secteur automobile en Europe.”Il y a des doutes et des questionnements sur le développement de cette industrie, mais nous sommes là, nous avançons” a déclaré le président et cofondateur de Verkor Benoit Lemaignan dans l’usine flambant neuve à Bourbourg, près de Dunkerque.La start-up fondée en 2020 à Grenoble doit essentiellement fournir Renault, qui détient environ 10% [BIEN 10%] de son capital.”Nous avons besoin de protection, nous sommes une industrie naissante” en Europe, a-t-il plaidé, en allusion aux arbitrages très attendus de la Commission européenne sur le secteur automobile.Bruxelles doit notamment se prononcer mardi prochain sur un éventuel assouplissement de son interdiction des ventes de voitures neuves thermiques dans l’UE à compter de 2035. Cet objectif fixé il y a deux ans est jugé intenable par certains Etats, notamment l’Allemagne, et par la plupart des constructeurs automobiles.Un report de cet objectif sans aides supplémentaires importantes pour le tout-électrique risquerait de sérieusement plomber ce segment de marché et la filière européenne émergente des batteries.Le président de la République Emmanuel Macron, qui n’était pas présent, s’est réjouit selon un communiqué de Verkor de ce projet par lequel “nous consolidons notre autonomie technologique et énergétique.- “Esprit de résistance” -Présents à Bourbourg, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut et le ministre délégué chargé de l’Industrie Sébastien Martin ont rappelé la position de la France, qui souhaite dévier le moins possible de la trajectoire vers le tout-électrique.”L’Europe doit d’abord récompenser les constructeurs automobiles qui vont faire le choix d’acheter des composants fabriqués sur son sol” en particulier certains composants critiques comme les batteries, a souligné Mme Barbut.”Nous défendrons une préférence européenne accompagnée d’une bonification, afin de soutenir la filière automobile et ses équipementiers”, a-t-elle ajouté.Dressant un parallèle avec le massif du Vercors, haut lieu de la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale, M. Martin a aussi salué “l’esprit de résistance, l’esprit de combat autour de la réindustrialisation” en France, dont cette nouvelle “gigafactory” est un “symbole” selon lui.”Cette ambition d’électrification de la mobilité demeure au coeur de nos priorités”, a renchéri M. Martin, tout en reconnaissant qu’il faudra “une volonté européenne extrêmement forte” pour accompagner l’engagement français dans le tout-électrique.”Je pense que l’Europe va sans doute apporter quelque flexibilité parce qu’on voit bien que le 100% en 2035 est un objectif qui sera difficile à atteindre”, a-t-il néanmoins avancé. “Peut-être qu’elle peut autoriser d’autres technologies le temps d’arriver à cet objectif”.- 1.200 emplois espérés -Verkor a entamé en 2023 la construction de sa première usine de 100.000 m2, où sont assemblées pour l’instant des batteries destinées aux voitures Alpine électriques et aux utilitaires FlexEVan de Renault.Interrogé sur d’autres clients potentiels, le président de Verkor a évoqué “un certain nombre en discussion, mais tout le monde nous dit +on va vérifier que vous savez bien faire+”. “Ca va prendre encore un petit peu de temps”, a-t-il ajouté.Cette giga-usine représente un investissement de 1,5 milliard d’euros – dont près de la moitié provenant d’aides publiques – et doit générer 1.200 emplois.Désormais opérationnelle, elle commercialisera ses premières cellules de batteries début 2026, selon Verkor.Avec ce site, Verkor vise une production de batteries lithium-ion capable d’équiper 300.000 véhicules électriques par an, “à peu près” à l’horizon 2027, a confirmé jeudi à l’AFP Philippe Chain, cofondateur et conseiller stratégique de la société. L’usine peut également être agrandie par la suite.Deux autres gigafactories produisent déjà dans la vallée française de la batterie, ancrée dans les Hauts-de-France: en 2024 celle d’ACC, co-entreprise entre Stellantis, Mercedes-Benz et Saft (filiale de TotalEnergies), puis cette année celle d’AESC, groupe japonais majoritairement détenu par le chinois Envision.Le taïwanais ProLogium a lui repoussé à 2028 l’ouverture de sa gigafactory à Dunkerque, expliquant avoir dû revoir sa conception après avoir décidé de miser sur la quatrième génération de sa technologie innovante de batteries lithium-céramique.

La poursuite de l’encadrement des loyers adoptée à l’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale a adopté jeudi en première lecture une proposition de loi socialiste visant à pérenniser l’encadrement des loyers, contre l’avis du gouvernement qui souhaite attendre les conclusions d’une mission d’évaluation avant de légiférer.Cette proposition de loi a été adoptée par 105 voix contre 56, grâce à l’unité de la gauche et à une faible mobilisation du camp gouvernemental et de l’extrême droite, opposés à la mesure.Porté par le député PS Inaki Echaniz, le texte entend d’abord éviter la disparition du dispositif, actuellement expérimenté dans 72 collectivités et censé s’achever en novembre 2026.Examiné dans le cadre de la niche parlementaire socialiste, il prévoit de permettre à toutes les communes dites “tendues” (et celles limitrophes se situant dans la même intercommunalité) de mettre en place l’encadrement des loyers. Elle plafonne également le complément de loyer à 20 % du loyer maximal et double les sanctions contre les propriétaires récalcitrants.Face à la crise du logement, “deux choix s’offrent à nous: rester passifs face à l’envolée des prix (…) ou agir pour encadrer cette hausse”, a plaidé M. Echaniz, soulignant aussi la nécessité de considérer, comme le fait son texte, les “élus locaux comme les plus responsables de savoir ce dont leur territoire a besoin”.Chargés d’une mission d’information parlementaire sur le sujet, Inaki Echaniz et la députée Renaissance Annaïg Le Meur ont conclu dans leur rapport publié en septembre que “le dispositif fonctionnait et méritait d’être poursuivi”.Ils affirmaient également que le dispositif “n’était pas la cause de la baisse générale de l’offre locative, qui affecte aussi les villes sans encadrement”.- “Calendrier prématuré” -Le ministre de la Ville et du logement Vincent Jeanbrun (LR) a jugé le “calendrier prématuré” alors qu’une mission d’évaluation du dispositif confiée par le gouvernement à deux économistes n’a pas encore rendu ses conclusions.Prévu à l’automne, leur rapport ne sera pas prêt avant le printemps. M. Echaniz estime que rien n’empêche de prendre de l’avance, face à la lenteur du processus parlementaire, afin que la loi soit bien promulguée avant la fin de l’expérimentation.Philippe Lottiaux (RN) a dénoncé une mesure “contreproductive” qui, selon lui, “à vouloir trop protéger les locataires” risque de réduire davantage l’offre locative et rajouter “un clou au cercueil” du logement.M. Echaniz lui a répondu en fustigeant “l’hypocrisie” du Rassemblement national “qui prétend défendre les classes moyennes et populaires” mais refuse toute régulation.Communistes et Insoumis ont pour leur part déploré un dispositif “trop limité” pour protéger les locataires et ne permettant pas une baisse des loyers déjà trop élevés, mais l’ont toutefois voté.Les socialistes ont défendu un texte d’équilibre, rappelant qu’il devra passer par le Sénat, où une alliance de la droite et du centre est majoritaire, et dit ne pas vouloir “vendre un texte maximaliste qui n’aurait aucune chance d’être voté”.Les fédérations de propriétaires et de professionnels de l’immobilier s’opposent à cette proposition de loi qui selon elles pénalise les propriétaires et réduit l’offre locative.Les associations de défense des locataires défendent en revanche la pérennisation et l’amélioration de l’encadrement des loyers pour protéger le pouvoir d’achat des locataires.Selon un sondage réalisé par Ipsos pour la Fondation pour le logement des défavorisés, 87% des 1.000 personnes interrogées se disent favorables au dispositif d’encadrement des loyers, y compris parmi les propriétaires (85% d’avis favorables).

La revanche d’Athènes: le Grec Pierrakakis élu à la tête de l’Eurogroupe

Dix ans après avoir manqué de se faire éjecter de la zone euro, la Grèce tient sa revanche: son ministre des Finances Kyriakos Pierrakakis a été élu jeudi par ses pairs à la tête de l’instance qui la gouverne, l’Eurogroupe.”C’est la reconnaissance la plus éclatante de la trajectoire positive de notre patrie”, s’est félicité le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, saluant “un jour de fierté pour le pays, pour le gouvernement et pour tous les citoyens”.”Il y a 10 ans, le débat ici à Bruxelles était de savoir si la Grèce allait sortir ou pas de la zone euro. Et pourtant, elle a tenu bon. C’est un témoignage de bien des choses, de la force collective de notre peuple, et de la solidarité européenne”, a déclaré à la presse M. Pierrakakis.”Il y a un peu plus de 10 ans, c’est à l’Eurogroupe qu’ont été pensées et mises en oeuvre des mesures pour le sauvetage de la Grèce qui était à l’époque dans une situation économique et financière très difficile”, a renchéri le ministre français de l’Economie, Roland Lescure.”La Grèce a parcouru un si long chemin au cours des 10 dernières années”, a résumé le président du Conseil, Antonio Costa.Kyriakos Pierrakakis, 42 ans, est ministre des Finances depuis mars, après avoir piloté la transformation de l’administration grecque depuis 2019 en tant que ministre de la Gouvernance numérique, puis de l’Education.Dans sa candidature, il avait mis en avant “le pouvoir de la résilience” dont sa génération a fait preuve, après la tourmente des années 2010, lorsque la crise de la dette grecque a failli provoquer l’implosion de la zone euro.Une “crise existentielle” qui a démontré selon lui “le coût de la complaisance, la nécessité des réformes et l’importance de la solidarité européenne”.Kyriakos Pierrakakis était opposé au ministre belge du Budget Vincent Van Peteghem, 45 ans, membre de l’Eurogroupe depuis 2020.- Nomination à Francfort -Les deux hommes, tous deux membres de partis de droite, se sont lancés après la démission surprise de l’Irlandais Paschal Donohoe, qui exerçait la fonction depuis 2020 et avait été réélu à la tête de l’Eurogroupe il y a quelques mois seulement.Cette instance, créée en 1997, coordonne les politiques économiques et budgétaires des 20 pays de la zone euro, bientôt au nombre de 21, la Bulgarie s’apprêtant à adopter la monnaie unique le 1er janvier prochain.Le président de l’Eurogroupe est chargé de préparer les réunions mensuelles des ministres des Finances de la zone euro et la représente dans différents organismes internationaux (FMI, Banque mondiale, G7 Finances…), ce qui lui procure une stature internationale.Parallèlement, l’Eurogroupe a lancé officiellement jeudi le processus de nomination pour un autre poste européen convoité: la vice-présidence de la Banque centrale européenne (BCE).Il s’agit cette fois de trouver un successeur à l’Espagnol Luis de Guindos, dont le mandat au sein de l’institution installée à Francfort s’achèvera fin mai 2026. L’Eurogroupe joue un rôle central dans ce processus car il devra sélectionner début 2026 l’une des candidatures proposées par les pays de la zone euro. Leur choix devra ensuite être validé par les dirigeants des 27, après consultation du Parlement européen et du conseil des gouverneurs de la BCE.La succession de M. de Guindos est considérée comme un tour de chauffe avant l’expiration en 2027 des mandats de trois des six membres du directoire de la BCE, dont celui de la présidente Christine Lagarde qui devrait attirer les convoitises de plusieurs pays.

Pas de lien entre les vaccins et l’autisme, réaffirme l’OMS

Une nouvelle analyse de l’OMS a conclu qu’il n’y a pas de lien entre les vaccins et l’autisme, contrairement à la théorie relayée désormais par la principale agence sanitaire des Etats-Unis, a indiqué jeudi le chef de l’Organisation mondiale de la santé.”Aujourd’hui, l’OMS publie une nouvelle analyse du Comité consultatif mondial pour la sécurité des vaccins qui, sur la base des données disponibles, n’a établi aucun lien de causalité entre les vaccins et l’autisme”, a déclaré le directeur général de l’organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse à Genève.Ce comité a examiné 31 études menées dans plusieurs pays et publiées entre 2010 et 2025 pour examiner s’il pouvait y avoir un lien entre l’autisme et les vaccins qui sont utilisés pendant l’enfance et la grossesse et qui peuvent contenir du thiomersal, un conservateur utilisé dans les vaccins, et des adjuvants à l’aluminium. “Le comité a conclu que les preuves ne montrent aucun lien entre les vaccins et l’autisme, y compris ceux contenant de l’aluminium ou du thiomersal”, a relevé le chef de l’OMS.Il a indiqué que c’est la quatrième analyse de ce type qui est réalisée, après des études similaires en 2002, 2004 et 2012. “Toutes ont abouti à la même conclusion : les vaccins ne causent pas l’autisme”, a insisté M. Tedros, rappelant que les vaccins sauvent des vies.Il a en outre expliqué qu'”au cours des 25 dernières années, la mortalité des moins de cinq ans avait diminué de plus de moitié, passant de 11 millions de décès par an à 4,8 millions” et affirmé que “les vaccins en (étaient) la principale raison”.La publication de cette analyse intervient alors que la principale agence sanitaire des Etats-Unis (CDC) relaie désormais une fausse théorie sur les liens supposés entre les vaccins et l’autisme, un revirement impulsé par Robert Kennedy Jr, le ministre de la Santé de Donald Trump.Des années de recherche ont démontré qu’il n’existe aucun lien de causalité entre les vaccinations et l’autisme ou d’autres troubles du développement neurologique.La fausse théorie liant le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) à l’autisme provient d’une étude truquée publiée en 1998, et retirée depuis, et dont les résultats ont été maintes fois démentis par des travaux postérieurs. “En 1998, une étude publiée dans The Lancet prétendait établir un lien entre les vaccins et les troubles du spectre autistique. Cette étude s’est avérée frauduleuse et a été rétractée, mais le mal était fait et cette idée persiste”, a déploré le chef de l’OMS jeudi.

Dermatose: des agriculteurs s’opposent aux abattages en Ariège, tensions avec les gendarmes

Malgré l’annonce d’une intervention des gendarmes, environ 300 agriculteurs restaient mobilisés jeudi soir pour empêcher l’abattage de 200 bovins dans une ferme d’Ariège, après la découverte mardi d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans cet élevage au pied des Pyrénées.En début de soirée, les forces de l’ordre s’approchaient de la ferme. Des jets de pierre de la part des protestataires et de grenades lacrymogènes par les forces de l’ordre ont duré quelques minutes.Les manifestants, notamment de la Coordination rurale mais aussi de la Confédération paysanne et des sympathisants du mouvement, occupent depuis mercredi matin les abords d’une ferme située dans le village des Bordes-sur-Arize.Le préfet de l’Ariège a assuré que les deux frères propriétaires du troupeau lui avaient donné leur accord pour l’abattage des 207 blondes d’Aquitaine, conformément au protocole sanitaire de lutte contre cette maladie, et dénoncé la poursuite de l’action des protestataires.”Il reste ce soir un noyau de personnes qui veulent en découdre, je lance un appel à la raison. On ne doit pas être dans l’affrontement”, a déclaré lors d’une conférence de presse le préfet Hervé Brabant.Il a demandé en début de soirée “à tous les manifestants de respecter cette volonté des éleveurs et de quitter les lieux dans le calme”.- Vaccinations -L’abattage, seule méthode efficace pour éviter que “la maladie se diffuse dans l’ensemble du cheptel français”, se fera “dès que possible” puis une campagne de vaccination sera lancée dans le département, a annoncé le représentant de l’Etat. Sur les 33.000 bovins d’Ariège, 3.000 ont déjà été vaccinés le mois dernier, dans les zones proches des Pyrénées-Orientales, où des foyers ont été détectés.”Notre intention est d’empêcher (l’abattage)”, dit Jérôme Bayle, figure régionale du mouvement de protestation agricole.”C’est vraiment une place de résistance et j’espère qu’elle va tenir le plus longtemps possible”, a pour sa part assuré Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale (CR).- Protocole expérimental -Les syndicats agricoles locaux et la chambre d’agriculture de l’Ariège ont proposé en vain un protocole expérimental au ministère de l’Agriculture, demandant notamment que seules les vaches contaminées soient abattues et qu’une campagne de vaccination massive soit lancée. Jusqu’ici, la règlementation visant à stopper la propagation de la maladie prévoit que l’ensemble du troupeau concerné soit abattu et l’instauration de “zones règlementées” dans un rayon de 50 km autour du foyer de DNC, un périmètre dans lequel les déplacements de bovins sont interdits ou restreints et où les bêtes sont vaccinées.Dans les Hautes-Pyrénées, un autre troupeau d’une vingtaine de bovins doit être abattu vendredi, a annoncé le préfet du département Jean Salomon. Dans cette exploitation située dans le village de Luby-Betmont, quelques dizaine d’éleveurs sont également mobilisés pour empêcher l’intervention des services vétérinaires.”Les tentatives de blocage ou les regroupements observés en proximité des exploitations font courir à tous les éleveurs un risque de propagation supplémentaire de la maladie”, s’est inquiété le préfet des Hautes-Pyrénées.- “Changer de politique” -“La mobilisation paye, ça a retardé l’échéance”, considère Bertrand Venteau, appelant également à une vaccination massive et à “une grande unité du monde agricole”.La ministre de l’Agriculture “Annie Genevard doit changer sa politique, sinon elle va nous foutre le feu dans les campagnes”, a-t-il poursuivi, estimant que la maladie “n’est pas sous contrôle”. Apparue en juin en France et non transmissible à l’humain mais pouvant entraîner la mort de bovins, la DNC est “sous contrôle” assure de son côté le ministère de l’Agriculture, qui a ouvert mardi “des réflexions” sur la vaccination préventive du cheptel français.Contrairement à la CR et à la Confédération paysanne, la FNSEA y est plus réticente en raison du “risque d’effondrement des exportations et des prix” qu’elle pourrait entraîner, a expliqué mardi à l’AFP son président, Arnaud Rousseau.Les cas détectés de DNC dans l’Ariège et les Hautes-Pyrénées sont les premiers recensés dans ces départements depuis la détection du premier foyer en Savoie le 29 juin 2025. En Occitanie, une centaine de manifestants avaient tenté de s’opposer début novembre à l’abattage de 80 bovins dans un élevage touché par la DNC à Thuès-Entre-Valls, dans les Pyrénées-Orientales. Ils avaient été délogés par les gendarmes avant que les services vétérinaires ne procèdent aux euthanasies.

La Bourse de Paris enthousiaste après la baisse des taux de la Fed

La Bourse de Paris a avancé de 0,79% jeudi, portée par l’optimisme au lendemain d’une nouvelle baisse de taux de la Réserve fédérale américaine (Fed).L’indice vedette CAC 40 a terminé en hausse de 63,07 points, à 8.085,76 points. La veille, l’indice vedette a terminé en baisse de 0,37%, pour s’établir à 8.022,69 points.Les investisseurs continuent de “surfer sur le message jugé rassurant de la Fed, qui semble confiante sur la croissance des Etats-Unis pour 2026, table sur une inflation en ralentissement et anticipe un taux de chômage stable”, résume Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marchés à IG France.”Quand les Etats-Unis se portent bien, en général c’est bénéfique pour tout le monde”, ajoute-t-il.Les taux directeurs américains sont désormais dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%.Qui plus est, “le marché a accepté l’idée qu’une seule baisse de taux est désormais envisagée l’an prochain”, poursuit l’analyste.Toutefois, une partie des responsables actuels de la Fed ne sera alors plus en mesure de voter: parmi les douze personnes fixant les taux américains, quatre changent tous les ans selon un système de rotation impliquant les banques centrales régionales.Les nouveaux entrants sont réputés encore plus soucieux du niveau de l’inflation que leurs prédécesseurs. A l’inverse, Donald Trump veut que la personne qui prendra la place du président Jerome Powell au printemps s’attache à faire baisser les taux.Outre la politique monétaire américaine, “il n’y a pas eu de grosse actualité sur l’Europe” venue perturber la séance, note Alexandre Baradez.Schneider Electric en hausseLe géant français des équipements électriques Schneider Electric a progressé de 2,42% à 239,15 euros après avoir relevé ses objectifs financiers.Schneider Electric vise une croissance organique de son chiffre d’affaires “comprise entre 7% et 10%” d’ici à 2030 et une “nouvelle progression” de sa rentabilité, en s’appuyant l’intelligence artificielle.

Restauration: le gouvernement va assouplir les règles du “fait-maison”

Le gouvernement va assouplir les règles de la mention “fait maison” et simplifier les démarches pour obtenir le titre de Maître-Restaurateur, a annoncé le ministère du Commerce jeudi à la clôture des Assises de la restauration.Lancées en mai sous le précédent gouvernement, ces Assises ont permis de faire émerger une dizaine de propositions au terme d’une série de rencontres avec les fédérations professionnelles de la restauration et des métiers de bouche.Parmi les mesures jugées “prioritaires”, le titre de Maître-Restaurateur, qui concerne aujourd’hui 3.000 restaurateurs qui font “une cuisine 100% fait maison, avec des produits locaux sourcés en circuit court, et reconnaît la qualité de service (… ) sans nécessairement être des restaurants haut de gamme”, a expliqué le cabinet du ministre des PME Serge Papin.Emmanuel Macron avait fait part fin septembre de son souhait de faire monter en puissance ce titre avec un objectif de 10.000 en 2027.Concrètement, un projet de décret prévoit de simplifier les démarches pour accéder à ce titre, qui se font aujourd’hui en préfecture et d’allonger la durée de 4 à 5 ans. A moyen terme, ce titre pourrait être ouvert aux lycées d’application des écoles hôtelières.Le cahier des charges va également évoluer “pour qu’il corresponde plus aux pratiques et aux attentes des consommateurs” par exemple en permettant que le service ne soit pas fait qu’à table pour intégrer les buffets, détaille le cabinet ministériel.En parallèle, un autre décret en préparation permettra d’assouplir les critères de l’actuelle mention “fait maison”, qui a pour but de distinguer les plats de fabrication artisanale des plats ou ingrédients industriels, prêts à l’emploi, achetés en grande surface ou auprès d’un grossiste.Aujourd’hui, difficile de savoir combien de restaurateurs ont recours à cette mention et à son pictogramme représentant une casserole surmontée d’un toit, car elle peut n’être apposée qu’à certains plats de la carte et les restaurateurs concernés ne s’en sont pas tous saisis, la jugeant complexe.Le gouvernement prévoit notamment d’allonger la liste de produits autorisés pour utiliser cette mention, en intégrant les ovoproduits (œufs en bouteilles…), les légumes blanchis, la crème végétale, la chair de crabe…”L’objectif, c’est de favoriser la mention +fait maison+, faire en sorte qu’elle puisse être reprise en facilitant son usage. On ne diminue pas l’exigence, mais on répond aux pratiques des restaurateurs”, détaille le cabinet de Serge Papin.

Disney s’entend avec OpenAI sur l’utilisation de ses personnages pour créer des contenus IA

OpenAI et Disney ont annoncé jeudi avoir conclu un accord qui va permettre l’utilisation des personnages du groupe américain sur Sora, la plateforme de vidéo créées par intelligence artificielle (IA) générative, un signal fort pour l’écosystème des contenus IA.Dans le cadre de ce partenariat, Disney va prendre une participation au capital d’OpenAI à hauteur d’un milliard de dollars et recevoir des produits financiers dérivés (warrants) lui permettant d’acquérir, ultérieurement, davantage d’actions du créateur de ChatGPT.”Nous avons toujours vu les avancées technologiques comme une opportunité, pas une menace”, a déclaré le patron de Disney Bob Iger sur la chaîne CNBC. “De toute façon, c’est inéluctable. “Les humains n’ont jamais pu arrêter le progrès technologique et nous n’avons pas l’intention d’essayer.”Lancé fin septembre, Sora se veut être un réseau social sur lequel il n’est possible de publier que des vidéos générées par IA.La plateforme s’appuie sur le modèle vidéo d’IA générative d’OpenaAI, Sora 2, successeur de Sora, dont le nom générique a été repris pour cette application.Dès le début, Sora a été notamment nourri de contenus reprenant, sans autorisation, des marques, l’image de personnalités, ainsi que des univers graphiques inspirés de programmes existants, dessins animés, films ou séries.De nombreuses vidéos incluaient ainsi des personnages directement inspirés de ceux du studio Pixar, filiale de Disney, ainsi que de plusieurs dessins animés propriété du géant du divertissement, comme “Family Guy”.Quelques jours après, Sam Altman avait indiqué qu’OpenAI entendait offrir davantage de contrôle aux ayants droit quant à l’utilisation d’éléments théoriquement protégés par la propriété intellectuelle.La collaboration dévoilée jeudi, qui court sur trois ans, prévoit que les utilisateurs de Sora pourront désormais créer des vidéos en puisant dans un catalogue de plus de 200 personnages des univers Disney, Marvel, Pixar et Star Wars, selon un communiqué conjoint.Il ne s’agit cependant que de personnages animés, masqués ou de créatures, mais pas de vrais acteurs à visage humain. Ils seront accessibles sur la plateforme à compter de début 2026.- Garde-fous -Bob Iger, a laissé entendre jeudi que la mise à disposition de ces personnages ferait l’objet d’une rémunération.De son côté, le directeur général d’OpenAI, Sam Altman, a rappelé qu’au-delà d’un nombre limité de vidéos, l’utilisation de Sora était payante et générait des revenus.”Les utilisateurs sont prêts à payer pour générer les vidéos qu’ils aiment”, a-t-il affirmé, anticipant une évolution du modèle économique de l’application.Le rapprochement entre les deux groupes va au-delà de Sora, car Disney va devenir un “client majeur” d’OpenAI.L’entreprise de Burbank (Californie) va ainsi donner accès à ChatGPT à ses employés et utiliser les modèles d’IA d’OpenAI pour “créer de nouveaux produits, outils et expériences”.Le développement rapide de l’IA “est un moment important pour notre industrie”, a déclaré Bob Iger dans le communiqué.Le partenariat avec OpenAI va offrir au groupe des “débouchés plus vastes à travers l’IA générative”, a-t-il ajouté, “tout en respectant et en protégeant les créateurs et leur travail.”Le patron de Disney a souligné que Sora limitait à 30 secondes la durée d’une vidéo générée sur la plateforme. “Il ne s’agit donc pas de créer des courts-métrages ou des films” longs métrages, a-t-il assuré.De nombreux créateurs s’inquiètent de l’utilisation de leurs œuvres par les géants de l’IA, craignant que beaucoup d’entreprises fassent moins appel à leurs services et passent plutôt par une plateforme IA.L’empire du divertissement entend aussi sélectionner certains contenus produits sur Sora pour les mettre en ligne sur sa plateforme de vidéo à la demande Disney+, selon les termes de l’accord, qui inclut une clause d’exclusivité d’un an.Pour Sam Altman, également cité dans le communiqué, cet accord “montre que les entreprises d’IA et les éditeurs de contenu peuvent travailler ensemble de manière responsable pour promouvoir l’innovation”.Le directeur général d’OpenAI a promis que la conception de vidéos incluant des héros de Disney serait soumis à des “garde-fous”, pour éviter des dérives.Parallèlement à cette annonce, Disney a transmis à Google, l’un des principaux rivaux d’OpenAI, un courrier d’injonction lui demandant de ne plus utiliser, sans autorisation, ses contenus pour le développement et le fonctionnement de ses interfaces d’IA.

Les Bourses européennes terminent en hausse

Les Bourses européennes ont gagné du terrain jeudi, au lendemain d’une nouvelle baisse des taux de la Réserve fédérale américaine et des projections de l’institution monétaire sur l’économie des Etats-Unis l’année prochaine, jugées rassurantes.La Bourse de Paris a avancé de 0,79%, Francfort s’est octroyée 0,68% et Londres a gagné 0,49%.

La réhabilitation de la tour Montparnasse au menu du prochain Conseil de Paris

La rénovation de la tour Montparnasse et de son quartier sera au menu la semaine prochaine du Conseil de Paris, dans le but de commencer en 2026 les travaux de ce vaste projet en gestation depuis dix ans.Le projet de rénovation de la tour de bureaux de 210 mètres de haut, pour lequel un permis de construire a été approuvé par la mairie de Paris en 2019, doit métamorphoser le bâtiment en une tour vitrée, accueillant un hôtel, des commerces et des services, et surmontée d’une serre agricole.Selon un projet de délibération qui sera étudié entre les 16 et 19 décembre par le Conseil de Paris, un permis de construire modificatif a été déposé le 21 novembre et prévoit des travaux “moins lourds” qu’initialement prévu, avec “moins de démolition, une surface réduite et une hauteur totale de la tour abaissée de 12 mètres”.En plus de la tour Montparnasse, il est aussi prévu de réhabiliter le centre commercial situé au pied du bâtiment, pour lequel un accord doit être validé par le Conseil de Paris, l’immeuble de bureaux “CIT”, les rues situées autour de cet îlot et de “végétaliser massivement” tout ce quartier. Pour Philippe Goujon, maire LR du 15e arrondissement, il s’agit d'”une des plus importantes opérations d’urbanisme de Paris”, sur laquelle la mairie travaille depuis dix ans. Le projet de cette nouvelle tour Montparnasse est sur la table depuis 2015 et devait être achevé en 2024 pour les Jeux Olympiques de Paris, mais les travaux n’ont pour l’heure toujours pas commencé, retardés en partie à cause de recours.Le calendrier devrait cependant s’accélérer l’année prochaine: dans un courrier du 14 novembre, consulté par l’AFP, les préfectures d’Ile-de-France et de Paris informent le syndicat de copropriétaires de la tour que “la fermeture rapide du bâtiment au public s’impose, au plus tard au début de l’année 2026”. Des tests ont montré que “l’activation intempestive du système de sécurité incendie disperse dans l’air des poussières d’amiante” et que des “dysfonctionnements récurrents” conduisent au “déclenchement non maîtrisé du système de sécurité incendie”, est-il ajouté dans ce courrier, révélé par le média CFNews Immo.”Ces conditions de fonctionnement ne permettent pas de protéger les occupants de la tour d’un risque d’exposition à l’amiante”, observent les autorités.- Date de départ pas fixée -Ni le syndicat de copropriétaires de l’Ensemble immobilier Tour Maine Montparnasse (EITMM), ni les préfectures n’ont répondu aux sollicitations de l’AFP. Selon Philippe Goujon, il était déjà prévu que les travaux “commencent au mois de juin, donc tout le monde devait partir” avant cette date. La fermeture du bâtiment “accélère le calendrier de l’évacuation des derniers occupants”, indique-t-il.Deux copropriétaires ont affirmé à l’AFP avoir été informés par le syndic que leur départ de la tour avant les travaux serait sans doute anticipé, sans mention d’un quelconque problème d’amiante. La date de ce départ n’est pas encore fixée selon eux. Des travaux de désamiantage ont déjà été effectués par le passé et avaient permis de retirer la fibre cancérigène de 90% du bâtiment, expliquait l’ancien président du syndicat des copropriétaires en 2017, au moment de la présentation d’un projet de rénovation de la tour. Les 10% de la tour où il subsisterait de l’amiante sont selon lui des parties inaccessibles comme les joints de façade. La tour Montparnasse a connu plusieurs épisodes de pollution à l’amiante, dont une série de dépassements des seuils en 2013, qui avait conduit les entreprises à évacuer par précaution leurs salariés présents dans les bureaux. Le bâtiment, plus haut édifice parisien derrière la tour Eiffel, a été inauguré en 1973. La tour Montparnasse est détenue par plusieurs investisseurs, dont le plus important est LFPI (La Financière Patrimoniale d’Investissement). L’entreprise Séché Environnement, l’assureur Axa, la mutuelle MGEN ou encore l’homme d’affaires Xavier Niel et la famille Decaux font aussi partie des copropriétaires.