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Meta: 4e trimestre meilleur qu’attendu et prévisions musclées pour 2026, le titre s’envole

Meta a publié mercredi des résultats supérieurs aux attentes du marché pour le quatrième trimestre 2025 et des prévisions élevées pour le premier trimestre 2026, des chiffres qui ont provoqué une envolée du titre en Bourse.Son bénéfice net s’affiche à 22,8 milliards de dollars (+9% sur un an), a indiqué le géant américain dans un communiqué, soit sensiblement au-dessus des 21,0 milliards projetés par les analystes.Rapporté par action, indicateur de référence des investisseurs, le résultat ressort à 8,88 dollars, contre 8,21 dollars anticipé selon un consensus établi par FactSet.Le groupe de Menlo Park (Californie) est parvenu à faire croître le nombre des utilisateurs d’au moins une de ses plateformes, à savoir Facebook, Messenger, Instagram, WhatsApp et Threads, pour le porter à 3,58 milliards, soit 7% de mieux qu’un an plus tôt.Ce géant de la publicité en ligne reste solidement positionné sur ce marché, avec une hausse de 6% du prix moyen facturé par réclame.Pour le premier trimestre de l’année en cours, Meta table sur un chiffre d’affaires qui dépasse largement les calculs des analystes, avec une fourchette comprise entre 53,5 et 56,5 milliards de dollars, contre 51,4 milliards attendus par les analystes.”Cette prévision pour le premier trimestre a été le point saillant” de la publication de Meta, a réagi Matt Britzman, analyste d’Hargreaves Lansdown.Après un hoquet initial, le marché a favorablement réagi à cette communication et dans les échanges électroniques postérieurs à la clôture de Wall Street, l’action Meta gagnait plus de 10%.Bien que moins en vue que les fleurons de l’intelligence artificielle (IA) générative OpenAI, Anthropic, ou même Microsoft, Meta ne consacre pas moins des sommes colossales à cette technologie.En 2025, il y a investi 72,2 milliards de dollars, soit l’équivalent de plus d’un tiers de ses revenus de l’exercice (37%).Mais l’entreprise compte encore prendre de la vitesse sur ce terrain en 2026, avec un budget d’investissement estimé entre 115 et 135 milliards de dollars, en mettant l’accent sur sa nouvelle entité Intelligent Labs, qui combine l’ensemble des activités liées à l’IA.”Malgré cette intensification significative de nos investissements en infrastructures, nous comptons dégager un bénéfice opérationnel supérieur à celui de 2025″, a indiqué le groupe.

Les Bourses européennes ouvrent majoritairement en hausse

Les Bourses européennes ont ouvert majoritairement en hausse jeudi, à l’entame d’une séance animée par des nombreux résultats d’entreprises, au lendemain de la décision de la banque centrale américaine de laisser ses taux inchangés qui a souligné une croissance “robuste” aux Etats-Unis.Dans les premiers échanges, la Bourse de Paris prenait 0,88%, tentant de reprendre de la hauteur après avoir terminé en net repli la veille (-1,06%). Londres avançait de 0,59%, tandis que Francfort abandonnait 0,62%.

Le Ghana révise son code minier pour augmenter sa part des revenus de l’or

Le Ghana, premier producteur d’or d’Afrique et sixième mondial, s’apprête à réformer son code minier afin d’augmenter sa part des revenus générés par la flambée des prix du précieux métal, suscitant l’inquiétude des sociétés minières étrangères présentes dans le pays.En révisant son code minier, qui offre actuellement aux sociétés minières étrangères des conditions fiscales et de redevances avantageuses, laissant à l’État une part limitée des revenus, le gouvernement ghanéen emboîte le pas à d’autres pays du continent, Mali, Tanzanie ou encore RDC, qui ont déjà modifié leurs règlementations afin de mieux profiter de l’augmentation de la demande mondiale en or et en terres rares.Les cours de l’or ont explosé dernièrement, avec une augmentation de plus de 65% sur l’année 2025.Au Ghana, pays de 35 millions d’habitants, la production aurifère légale est largement dominée par des sociétés étrangères telles que l’américaine Newmont, les sud-africaines Gold Fields et AngloGold Ashanti ou l’australienne Perseus. “Depuis 2014, nous avons une politique qui n’a pas été révisée”, a déclaré à l’AFP Isaac Andrews Tandoh, directeur général par intérim de la Commission des minéraux.Dans le cadre des réformes proposées qui devraient être présentées au Parlement d’ici mars, les redevances minières passeraient de 3 à 5% actuellement à 9 à 12%, en fonction des cours mondiaux de l’or, a détaillé M. Tandoh.Généralement, les accords miniers du Ghana gèlent les taxes pendant cinq à quinze ans en échange d’investissements pouvant dépasser 500 millions de dollars pour construire ou agrandir des mines. Mais certaines entreprises ne respectent pas leurs engagements, a déploré M. Tandoh.- Dette -Les réformes minières proposées interviennent alors que le pays est confronté à une pression fiscale croissante.Fin 2025, c’était le quatrième plus gros débiteur africain du FMI, avec 4,1 milliards de dollars d’arriérés. Il a récemment reçu 365 millions de dollars supplémentaires dans le cadre d’un programme de sauvetage. La dette publique s’élevait à 684,6 milliards de cédis (55,1 milliards de dollars) en septembre, incitant le gouvernement à intensifier les efforts visant à augmenter les recettes nationales et à stabiliser l’économie.Selon le gouvernement, le Ghana a enregistré environ 10,5 milliards de dollars de recettes d’exportation d’or l’année dernière. Un montant qui pourrait être revu largement à la hausse avec les nouvelles réformes du secteur et la hausse du cours de l’or.- “Juste milieu” -Selon le consultant minier Wisdom Gomashie, le Ghana ne capte actuellement qu’environ 10% de la valeur totale des minerais par le biais des redevances, des dividendes et des taxes.”La réflexion du gouvernement est juste”, estime-t-il, “mais l’approche ne doit pas être draconienne”.Selon lui, changer les règles pourrait inciter les investisseurs à transférer leurs capitaux vers des pays voisins dont les régimes fiscaux sont plus avantageux.Pour le directeur général de la Chambre des mines du Ghana, l’association qui représente les intérêts des opérateurs miniers privés, les propositions actuelles de réforme risquent de nuire à la compétitivité.”Ce que nous préconisons, c’est un juste milieu, où le gouvernement s’assure des revenus durables tandis que l’industrie peut se développer, réinvestir et tirer parti des prix élevés de l’or”, a expliqué Kenneth Ashigbey à l’AFP. Selon cette source, les acteurs miniers sont déjà soumis à une charge fiscale élevée avec une redevance de 5% sur le chiffre d’affaires brut, une taxe de 3% sur la croissance et la durabilité, une participation gratuite de 10% de l’État et un impôt sur les sociétés de 35%.- Secteur artisanal -Parallèlement aux réformes fiscales, le Ghana tente de reprendre la main sur le secteur minier artisanal et informel, qui assure entre un tiers et la moitié de la production aurifère.De nombreux investisseurs étrangers y opèrent sans permis et sans respect des normes environnementales, suscitant des accusations de spoliation des terres et de pollution de la part d’ONG et de collectifs citoyens ghanéens.En avril, le gouvernement ghanéen a pris des mesures pour freiner l’exploitation minière illégale, appelée localement “galamsey”, en interdisant aux étrangers de participer au marché de son or et en confiant ce monopole à une nouvelle entité publique, le Ghana Gold Board (GoldBod), l’objectif étant de lutter contre la contrebande et d’améliorer la transparence.”Nous disposons désormais de données permettant de suivre quand, où et comment les négociants opèrent”, a déclaré à l’AFP Prince Minkah, responsable des relations avec les médias au GoldBod.Selon lui, ce nouveau système de suivi contribue à formaliser le commerce et à augmenter les recettes en devises étrangères.

Commerce international: face à l’imprévisible Trump, la tentation de l’Asie

Les poussées protectionnistes de Donald Trump et sa diplomatie parfois erratique poussent les partenaires commerciaux les plus fidèles des Etats-Unis à se rapprocher de la Chine ou de l’Inde, comme en témoigne notamment l’accord commercial historique conclu à Delhi par l’Union européenne.Dans leur discours d’officialisation de cet “accord de tous les accords” mardi, ni la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ni le Premier ministre indien Narendra Modi n’ont cité Donald Trump comme motif de signature du texte.Mais c’est bien aux droits de douane de Donald Trump, devenus son levier diplomatique de prédilection, que faisait référence Mme von der Leyen lorsqu’elle s’est félicitée que l’accord Inde-UE réduira la “dépendance stratégique à un moment où l’arme commerciale est de plus en plus utilisée.” Surtout, “les mesures commerciales de Donald Trump ont fortement accéléré la signature de cet accord” alors que le dossier était en gestation depuis des années, note auprès de l’AFP Vincent Vicard, économiste et adjoint au directeur du Cepii, un institut de recherche en relations internationales.- Un “partenariat pragmatique” -L’accord prévoit d’éliminer une grande partie des droits de douane entre l’Union européenne et l’Inde, par exemple de 110 à 10% sur les véhicules “made in Europe” ou de 150 à 20% sur les vins.Un mouvement contraire à celui initié par Donald Trump depuis le début de son second mandat, qui a largement recréé des barrières douanières avec nombre de ses partenaires commerciaux historiques, dont l’UE.Outre l’Inde, l’UE a “accéléré ses discussions avec l’Indonésie et la Malaisie”, même si aucun accord n’est signé pour l’heure, rappelle Vincent Vicard.Elle a par ailleurs indiqué fin 2025 vouloir accroître les liens commerciaux avec les pays de l’accord de partenariat transpacifique, notamment le Vietnam qui en assure la présidence tournante cette année.Mais surtout, pour beaucoup de partenaires majeurs des Etats-Unis, c’est évidemment vers la Chine, la deuxième économie mondiale, que les regards se tournent.Accompagné de dirigeants de grandes entreprises comme la banque HSBC et le groupe pharmaceutique AstraZeneca, le Premier ministre britannique Keir Starmer est arrivé mercredi à Pékin pour une visite de trois jours en Chine, où il entend défendre un “partenariat pragmatique” après des années de soubresauts.Le Canada, sous la direction du Premier ministre Mark Carney, a opéré un pivot encore plus marqué, signant à la mi-janvier un accord “commercial préliminaire, mais historique”, avec la Chine, selon M. Carney.- Diversifier pour réduire les risques -Dans son allocution remarquée au Forum économique mondial de Davos (Suisse) toujours mi-janvier, Mark Carney avait estimé que l’ordre mondial des décennies passées était “fracturé” et appelé les “puissances moyennes” à s’unir pour faire face aux forces “hégémoniques”.Certes, “la Chine peut également être un partenaire indésirable”, notamment sur les sujets politiques, rappelle Sébastien Jean, professeur au Cnam et directeur associé à l’Ifri. Le bras de fer concernant les surtaxes chinoises sur des eaux-de-vie européennes dont le cognac avait également refroidi l’Union européenne.Mais “discuter avec la Chine”, que Donald Trump perçoit comme un rival stratégique, “c’est aussi envoyer un signal fort aux Etats-Unis qu’ils ne sont pas le seul partenaire commercial majeur au niveau mondial”, estime Sébastien Jean.Pour les principaux alliés commerciaux de Washington, l’enjeu n’est pas nécessairement de trouver un partenaire capable de remplacer les Etats-Unis, car “aucun marché ne peut rivaliser en ordre de grandeur”, rappelle Vincent Vicard.Les Etats-Unis représentaient par exemple 20% des exportations de l’UE en 2024, contre 8% pour la Chine ou 2,4% pour l’Inde.Mais “il y a une nécessité d’être moins dépendant et de diversifier ses relations pour réduire les risques, y compris en parlant avec des pays dont on ne partage pas forcément les valeurs”, explique Vincent Vicard.Mercredi, le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a jugé “très décevants” les pays de l’UE après l’accord avec l’Inde, alors que cette dernière “a commencé à acheter du pétrole russe sous sanction”, quand la Première ministre danoise Mette Frederiksen a appelé l’Europe à ne pas oublier que la Chine était un allié de la Russie dans son invasion de l’Ukraine.

Au Mali, un secteur touristique plombé qui tente de renaître

“Sous mes ongles, ce n’est plus de la terre sacrée de Djenné, mais de la graisse de moteur”, soupire Oumar Cissé, nostalgique de sa vie d’avant.Pendant une dizaine d’années, il a été guide touristique à Djenné, ville du centre du Mali inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco et célèbre mondialement pour sa majestueuse mosquée en banco, la plus grande construction en terre crue au monde.A cause de la dégradation de la situation sécuritaire dans la région, M. Cissé, 47 ans, s’est résolu à abandonnerle tourisme pour gagner sa vie en conduisant une vieille moto-taxi dans les rues de Bamako, loin de l’argile de Djenné.Un métier qu’il dit exercer pour “nourrir” ses enfants, tout en souhaitant “qu’ils se souviennent que leur père était un guide, un homme de culture.””Comme guide, je pouvais te parler pendant trois heures de la lignée des familles, des minarets des mosquées, de pourquoi le banco ne tombe jamais malgré la pluie…”, se souvient-il.”Les touristes m’écoutaient avec des yeux ronds, ils notaient tout dans leurs petits carnets. J’avais l’impression d’être quelqu’un d’important”.- “Plus rien” -Depuis 2012, le Mali est plongé dans une profonde crise sécuritaire, alimentée par les attaques de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda ou à l’Etat islamique, mais aussi par des groupes rebelles et des réseaux criminels.Le pays, qui compte quatre sites classés au patrimoine mondial et neuf éléments sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, a longtemps été une destination majeure du tourisme culturel et patrimonial en Afrique de l’Ouest, avant quela situation sécuritaire n’en éloigne progressivement les visiteurs étrangers.Deux coups d’Etat en 2020 et 2021 menés par des militaires souverainistes, accusés de réduire l’espace civique et de réprimer les voix critiques et la récente dégradation encore des conditions sécuritaires, n’ont rien arrangé.La ville historique de Tombouctou, le tombeau des Askia à Gao, “vestige le plus important et le mieux conservé du puissant et riche empire Songhoy” selon l’Unesco, les remarquables habitats troglodytes des falaises du pays dogon, célèbre pour ses masques, ainsi que la spectaculaire traversée des boeufs à Diafarabé et Dialoubé, au coeur du delta du Niger, sont privés de touristes depuis près de 15 ans.”Les Occidentaux visitaient Tombouctou et les dunes de sables. Les princes arabes venaient chasser l’outarde, prenaient des permis et des guides. Plus rien”, regrette Sidy Kéita, directeur de Mali Tourisme, l’agence nationale de promotion touristique.La crise sécuritaire a entraîné “l’abandon de la destination, la fermeture de certains établissements de tourisme, la destruction d’autres, le licenciement ou la mise en chômage technique des agents”, explique sur son site Mali Tourisme.”De Ségou, au centre du Mali, à Tombouctou ou Gao au nord, beaucoup d’hôtels ont fermé, faute de clients. Pire, les promoteurs sont endettés”, dit à l’AFP un membre de l’Association malienne des hôteliers.”Depuis 2019, les recettes touristiques ont disparu de notre tableau des opérations”, confie un agent de la direction nationale du Tourisme et de l’Hôtellerie.Selon Mali Tourisme, “entre 200 et 300.000” touristes visitaient le Mali les meilleures années, générant de l’ordre de 183 millions d’euros par an.La contribution du secteur au PIB est passée de “près de 3%” à “seulement 1%”, déplorait en juillet le ministre malien du Tourisme, Mamou Daffé.- “L’espoir renaît” -Ces dernières années, le pays tente de relancer le secteur en mettant l’accent notamment sur le tourisme domestique comme alternative aux visiteurs étrangers.Des programmes incitant les fonctionnaires et le public à explorer leur pays, avec des circuits subventionnés à Bamako et dans les régions, ont par exemple été lancés.En décembre 2025, pour la première fois depuis plus d’une décennie, des touristes étrangers ont pu visiter Tombouctou, à l’occasion de la biennale artistique et culturelle organisée pour clôturer 2025, “année de la culture.””Des protocoles de sécurité stricts étaient en place, tous les étrangers devant être escortés par la police. Cela a permis aux agences de voyages locales d’attirer des voyageurs d’aussi loin que la Californie ou l’Allemagne pendant la biennale”, témoigne Ulf Laessing, directeur du programme Sahel de la Fondation Konrad Adenauer, qui était présent à la biennale. La compagnie privée Sky Mali a annoncé avoir transporté à Tombouctou “près de 1.000 passagers” pour la biennalealors que les chancelleries occidentales recommendent à leurs ressortissants de quitter le Mali et classent l’ensemble du pays en zone rouge. “L’espoir renaît… Nous avons reçu une centaine de touristes russes. C’est une clientèle nouvelle. Nous espérons qu’il y en aura d’autres, et que ce sera la relance de l’industrie du tourisme”, se réjouit Sidy Kéïta.Le régime militaire malien a tourné le dos à la France, l’ex-puissance coloniale, pour se rapprocher de la Russie, désormais son principal allié.

A Hong Kong, l’argent séduit les épargnants face à l’or jugé “trop cher”

Des habitants de Hong Kong, qui espèrent tirer profit de la hausse des cours des métaux précieux, se rabattent sur les lingots d’argent comme alternative à l’or, qu’ils jugent “trop cher” et qui continue de battre des records.Dans le quartier d’affaires de Central, des murmures de déception se font entendre dans la file d’attente devant le courtier Lee Cheong: malgré une augmentation de son approvisionnement pour répondre à la forte demande, le marchand de métaux précieux a vu ses centaines de lingots s’envoler en un peu plus d’une heure.Ken Wong, un retraité de 65 ans, a commencé à faire la queue devant la boutique vers 05H00. Il a réussi à se procurer cinq lingots gris.L’achat d’argent lui offre la possibilité d’investir rapidement dans une valeur refuge, alors que l’or est devenu “trop cher”, confie-t-il à l’AFP.L’or s’est hissé pour la première fois jeudi au-delà de 5.500 dollars l’once. L’argent a plus que doublé en moins de quatre mois et évoluait autour de 117,70 dollars l’once le même jour.Les métaux précieux bénéficient d’un nouvel accès de tensions géopolitiques avec l’arrivée de nouveaux navires de guerre américains au Moyen-Orient et des propos du président Donald Trump quant à la possibilité d’une intervention en Iran.Plus loin dans la file du négociant, Meran Jawad, résident de Hong Kong d’origine pakistanaise, explique attendre depuis 06H00 du matin.”Si vous avez de l’argent ou de l’or, c’est bon pour votre patrimoine”, affirme ce livreur de 38 ans, ajoutant que l’impact géopolitique des décisions de Donald Trump affecte “la situation de tout le monde”.”Tout est cher”, poursuit-il, ajoutant que les salaires stagnent dans cette région administrative spéciale de la Chine, rétrocédée par le Royaume-Uni en 1997, alors que le coût de la vie continue de grimper.- “Une véritable garantie” -Chen, un entrepreneur en joaillerie de 40 ans basé à Shenzhen, ville chinoise frontalière de la région de Hong Kong, affirme à l’AFP que ses ventes de produits en argent ont été dix fois plus élevées en janvier qu’en novembre.Sa société, qui emploie près de 20 personnes, a réduit ses stocks de bijoux en or, les commandes s’orientant de plus en plus vers l’argent, principalement à destination de grossistes.”Tout cela dépend des réactions du marché (…) ces évolutions sont inextricablement liées aux marchés européens et américains, et à Trump”, indique l’homme d’affaires.Les tensions géopolitiques et la hausse de l’inflation ont entraîné une forte augmentation des investissements dans les métaux précieux, selon Samuel Tse, économiste à la DBS Bank.”Les banques centrales diversifient désormais leur portefeuille en faveur de l’or” et “les investisseurs particuliers aussi bien qu’institutionnels (…) allouent davantage d’actifs aux métaux précieux”, a-t-il développé auprès de l’AFP.Devant un autre marchand d’or, des dizaines de personnes attendent pour vendre leurs précieux bijoux.Vivian Lam, une employée du secteur financier âgée d’une quarantaine d’années, qualifie l’or de “ressource rare” et concède qu’elle ne s’attendait pas à une telle flambée des cours.Non loin, Michael Ko, 55 ans, fixe les fluctuations des cours sur son téléphone, impatient d’échanger l’or qu’il a acheté il y a plusieurs années et conservé depuis dans un coffre-fort chez lui.”C’est une véritable garantie”, selon lui, en cas de crise politique ou économique.Le jeune retraité du secteur de l’investissement veut néanmoins prendre ses bénéfices pour financer d’autres projets.

Manipulation de cours et corruption: décision jeudi pour l’ex-PDG de Casino Jean-Charles Naouri

L’ex-PDG de Casino Jean-Charles Naouri doit connaître jeudi son sort judiciaire, poursuivi pour corruption et manipulation de cours, tout comme la société de grande distribution, trois anciens cadres et le patron de presse Nicolas Miguet.Le tribunal correctionnel de Paris doit rendre sa décision à 13H30.Lors de leur réquisitoire, mi-octobre, les deux procureurs du parquet national financier avaient demandé quatre ans d’emprisonnement dont trois avec sursis et aménagement de la partie ferme, ainsi que 2 millions d’euros d’amende contre M. Naouri.Ils avaient également réclamé 75 millions d’euros d’amende contre la société Casino en tant que personne morale.Lors des débats, les représentants du parquet avaient pointé une manipulation de cours “orchestrée par Casino” de septembre 2018 à juin 2019, mais aussi l'”intention frauduleuse des dirigeants et cadres de Casino ainsi que de Nicolas Miguet dans la diffusion d’un +feuilleton manipulatoire+”.Sous couvert d’une convention de prestation de conseils d’environ 800.000 euros, ce dernier avait, selon l’accusation, utilisé ses différents canaux de diffusion pour défendre le cours de Bourse de l’entreprise, notamment auprès d’actionnaires individuels. Et ce, sans informer son public de ses liens financiers avec le groupe.A l’époque des faits reprochés, Casino était sous le feu d’analystes financiers s’inquiétant de sa solvabilité et était pressé par les marchés de réduire son endettement. Début septembre 2018, l’action Casino était tombée au plus bas jusqu’alors, autour de 25 euros.Tous les prévenus ont réclamé leur relaxe.Reprise depuis 2024 dans l’escarcelle du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, l’enseigne avaient déploré des réquisitions “disproportionnées”, faisant valoir que “le Nouveau Casino n’a plus rien à voir ni par sa taille, ni par sa situation financière ou sa gouvernance, avec celui qu’il était à l’époque des faits”.A l’encontre de Nicolas Miguet, des peines de quatre ans d’emprisonnement avec exécution immédiate et 850.000 euros d’amende à titre personnel ont été requises, ainsi que 1.500.000 euros d’amende pour ses diverses sociétés.Le parquet avait par ailleurs réclamé des peines de deux à trois ans d’emprisonnement avec sursis et des amendes de 300.000 à 500.000 euros à l’encontre des trois ex-cadres de Casino.

La Fed gèle ses taux, se dit toujours étanche aux pressions politiques

Le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Jerome Powell a dit “espérer” mercredi que la politique monétaire ne se laisserait jamais contaminer par la “politique politicienne” après que l’institution a décidé de laisser les taux d’intérêt inchangés, contre l’avis de Donald Trump.A l’issue de sa première réunion de l’année, la banque centrale des Etats-Unis a en effet maintenu les taux directeurs entre 3,50% et 3,75% après avoir les avoir réduits de trois quarts de point de pourcentage dans les derniers mois de 2025.Ce retour au statu quo a été désapprouvé par deux des douze responsables de la banque centrale des Etats-Unis: les gouverneurs Stephen Miran et Christopher Waller voulaient une nouvelle diminution d’un quart de point de pourcentage.L’opposition de M. Miran n’est pas une surprise.Entré à la Fed en septembre sur proposition de M. Trump, il plaide depuis lors pour de franches baisses de taux.Il a été rejoint par M. Waller, nommé gouverneur pendant le premier mandat de M. Trump.Le vote de Christopher Waller a été remarqué dans la mesure où il est en lice, avec trois autres personnes, pour prendre la suite de Jerome Powell, dont le mandat prendra fin en mai. Le président Trump cherche à placer à la tête de l’institution un banquier central qui pense, comme lui, que les taux devraient être nettement plus bas.Il veut ainsi doper l’activité économique et réduire les coûts de financement de la dette publique des Etats-Unis. Selon lui, l’inflation n’est plus un problème.Celle-ci atteignait cependant 2,8% en novembre et a probablement accéléré à 2,9% en décembre, a souligné M. Powell mercredi, lors de sa traditionnelle conférence de presse.- Pas de “politique politicienne” -A cette occasion, Jerome Powell s’est un peu plus départi de sa réserve caractéristique pour continuer à défendre l’indépendance de la Fed.Il a récemment révélé faire l’objet d’une procédure lancée par le ministère de la Justice pouvant aboutir à des poursuites pénales, concernant l’important coût des travaux de rénovation du siège de la banque centrale à Washington. M. Powell a dénoncé un “prétexte” et une tentative d’intimider une institution qui ne suit pas “les préconisations du président” des Etats-Unis en matière de politique monétaire.Interrogé mercredi sur le conseil qu’il pouvait donner à son successeur, il a répondu: “Rester en dehors de la politique politicienne.””Si on perd (l’indépendance de la Fed, NDLR), il sera difficile de la retrouver. Nous ne l’avons pas perdue. Je ne pense pas que cela arrivera. J’espère sincèrement que cela n’arrivera pas”, a-t-il aussi déclaré.M. Powell a également défendu sa présence à une audience de la Cour suprême le 21 janvier concernant la tentative de révocation par M. Trump d’une de ses collègues de la Fed, la gouverneure Lisa Cook. C’est “peut-être l’affaire judiciaire la plus importante en 113 ans d’existence de la Fed. (…) J’aurais eu du mal à expliquer mon absence”, a plaidé l’ancien avocat.Le ministre des Finances, Scott Bessent, avait qualifié d'”erreur” la présence de M. Powell à l’audience.- Economie “robuste” -La Fed a par ailleurs montré qu’elle n’était pas pressée de recommencer à baisser ses taux. Dans son communiqué, elle souligne que la croissance est “robuste”, suggérant par là qu’un soutien supplémentaire – via une baisse des taux d’intérêt et donc des coûts d’emprunt – ne semble pas s’imposer.La banque centrale a aussi changé sa façon de qualifier la situation sur le marché du travail américain: le taux de chômage présente “des signes de stabilisation” (il était de 4,4% en décembre), estime-t-elle désormais.Message reçu cinq sur cinq par les marchés financiers, qui n’attendent pas de nouvelle détente avant la réunion de juin, au mieux, selon l’outil de veille CME FedWatch.

Le bénéfice net de Samsung bondit d’un tiers en 2025, tiré par l’IA

Le géant sud-coréen des technologies Samsung a annoncé une hausse de près d’un tiers de son bénéfice net en 2025, tiré par l’IA, dont le développement devrait encore constituer un robuste moteur de croissance cette année selon le groupe.Sur l’année, le bénéfice net s’élève à 45.200 milliards de won (31,6 milliards de dollars), en hausse de 31% par rapport à 2024, indique l’entreprise, qui publie également un résultat opérationnel record au 4e trimestre 2025. L’essor de l’intelligence artificielle (IA) fait grimper la demande générale et les prix des puces, notamment celle de puces mémoire à large bande passante, utilisées dans les serveurs IA. L’explosion de cette demande de puces a entraîné une pénurie dans l’électronique grand public, menaçant d’augmenter les prix des téléphones, des ordinateurs portables et d’autres appareils. Une tendance qui devrait se poursuivre, prévoit la société sud-coréenne, qui dit s’attendre en 2026 à ce que “la demande en matière d’IA et de serveurs continue d’augmenter, ce qui ouvrira davantage de possibilités de croissance structurelle”.Elle a fait valoir des investissements à hauteur de 33,2 milliards de dollars dans des installations de production de puces, s’engageant à poursuivre ses dépenses pour les moderniser.Au 4e trimestre, le résultat opérationnel de Samsung s’établit à 14 milliards de dollars, soit un triplement par rapport à la même période l’année précédente. Un record, selon l’entreprise.Ses ventes de semiconducteurs ont, elles, augmenté de 33% au 4e trimestre par rapport à la même période l’an dernier.- Les Sud-Coréens en pointe -Samsung publie ses résultats un jour après son principal concurrent SK hynix, qui a vu son résultat d’exploitation doubler l’an dernier pour atteindre un niveau record, lui aussi porté par l’essor de l’IA.Les deux géants sud-coréens comptent parmi les principaux producteurs mondiaux de puces mémoire et fournissent des composants perfectionnés essentiels au développement de l’IA et aux centres de données qui alimentent ce secteur. SK hynix a annoncé mercredi un résultat d’exploitation annuel atteignant 47.200 milliards de wons en 2025 (33 milliards de dollars). Portées par la vague de l’IA, les actions de l’entreprise ont bondi d’environ 220% au cours des six derniers mois, quand celles de Samsung Electronics ont grimpé d’environ 130%. Les deux entreprises continuent à se perfectionner et sont proches de produire des puces de nouvelle génération “HBM4” destinées aux centres de données IA. Samsung doit en lancer la production dès février selon des informations de presse, et devrait compter la société américaine Nvidia parmi ses clients.Le gouvernement sud-coréen s’est engagé à devenir l’une des trois premières puissances mondiales en matière d’IA, derrière les États-Unis et la Chine.En novembre, le président Lee Jae Myung avait déjà annoncé avoir triplé par rapport à 2024 l’enveloppe consacrée à l’intelligence artificielle dans le projet de budget 2026, assurant ainsi “marquer l’entrée dans l’ère de l’IA”. 

Wall Street pas surprise par la Fed, en attendant les résultats des géants de la tech

La Bourse de New York a terminé sans élan mercredi, pas perturbée par la décision de la Réserve fédérale (Fed) de maintenir ses taux inchangés, les investisseurs attendant avec impatience les résultats trimestriels des poids lourds technologiquesLe Dow Jones a grappillé 0,02% et l’indice Nasdaq a pris 0,17%. Après avoir franchi le seuil symbolique des 7.000 points pour la première fois de son histoire en début de séance, l’indice élargi S&P 500 a finalement lâché 0,01%.”Le marché n’a pas vraiment réagi à la décision de la Fed”, a commenté auprès de l’AFP Adam Sarhan, analyste de 50 Park Investments.Les investisseurs s’attendaient massivement à ce que les taux directeurs restent dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%, après trois baisses successives en autant de réunions, fin 2025.Avec cette décision, “la Fed affiche sa confiance, et non son hésitation”, a jugé Gina Bolvin, analyste de Bolvin Wealth Management.La Fed a expliqué dans un communiqué que la croissance était “robuste” aux Etats-Unis, suggérant par là que l’économie n’avait pas besoin de soutien supplémentaire.Selon Mme Bolvin, “les marchés interprètent cela comme une pause stratégique, et non comme un changement de politique”.Deux des douze responsables de la banque centrale ont d’ailleurs voté pour une nouvelle baisse de taux.Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’Etat américain se tendait légèrement par rapport à la veille, évoluant à 4,25% vers 21H10 GMT, contre 4,24% à la clôture mardi.L’échéance à deux ans, plus sensible aux évolutions de politique monétaire, était à 3,58% contre 3,57% la veille.Pour Adam Sarhan, le regard des acteurs du marché reste rivé sur la saison des résultats.”Après la clôture aujourd’hui et demain, de nombreuses grandes entreprises technologiques publieront leurs résultats, ce qui pourrait avoir un impact beaucoup plus fort sur le marché que l’inaction de la Fed”, a anticipé l’analyste.Les performances financières de Meta, Microsoft et Tesla sont attendues mercredi, celles d’Apple jeudi.Ces publications “seront dominées par l’intelligence artificielle et la manière dont cette technologie moderne influence les plans de dépenses et stimule la croissance des revenus et des bénéfices”, selon Jose Torres, analyste d’Interactive Brokers.Côté entreprises, la société de matériel informatique Seagate (+19,14% à 442,93 dollars) s’est envolée, portée par des performances financières largement au-dessus des attentes lors du dernier trimestre. Le bénéfice net par action sur la période a été de 3,11 dollars. Les analystes tablaient sur 2,81 dollars.Le géant des puces électroniques Intel (+11,04% à 78,78 dollars) a bondi après un article du média DigiTimes assurant que Nvidia (+1,59%) aurait choisi Intel pour fabriquer ses semi-conducteurs à partir de 2028, au lieu de TSMC (+1,14%) actuellement.Le groupe américain de télécoms AT&T (+4,70% à 24,08 dollars) a été recherché, porté par des résultats trimestriels et des prévisions annuelles supérieurs aux attentes. La société a notamment réalisé un chiffre d’affaires de 33,47 milliards de dollars sur les trois derniers mois de 2025, contre 32,87 milliards escomptés.