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La Bourse de Paris termine en légère hausse

La Bourse de Paris a terminé en légère hausse lundi, peu échaudée par les tensions géopolitiques provoquées par l’opération militaire américaine au Venezuela, qui ont même soutenu les valeurs de la défense.Le CAC 40 a pris 0,20%, clôturant à 8.211,50 points, soit une hausse de 16,29 points. Vendredi, pour sa première séance de l’année, l’indice boursier vedette parisien avait gagné 45,71 points, soit 0,56%, terminant à 8.195,21 points.Comme l’ensemble des marchés mondiaux, la place parisienne n’a pas été bousculée lundi par l’intervention américaine ce week-end au Venezuela et la capture du président Nicolas Maduro.Les investisseurs préfèrent se focaliser sur les “perspectives de croissance économique, la dynamique de l’inflation et l’évolution des bénéfices des entreprises”, a expliqué Raphaël Thuin, responsable des stratégies de marchés de capitaux chez Tikehau Capital.Ils estiment en outre, pour l’instant, que ces événements “n’ont pas de conséquences à court terme d’un point de vue économique”, a relevé David Kruk, responsable du trading de La Financière de l’Echiquier, interrogé par l’AFP.”Les marchés savaient déjà qu’il fallait s’attendre à une année d’incertitude géopolitique élevée et donc cela n’a que peu d’impact”, a-t-il ajouté.Quelques secteurs profitent même de la situation. Partout en Europe, les valeurs en Bourse du secteur de la défense ont bondi lundi. A Paris, Thales a pris 4,72%, finissant à 246,10 euros, Dassault Aviation 4,14% à 292,00 euros et Safran 1,82% à 312,80 euros.La société Maurel et Prom, spécialisée dans l’extraction de pétrole et de gaz naturel, présente au Venezuela, a gagné 7,22% à 6,08 euros.Après les bombardements aériens et la capture de Nicolas Maduro, le président américain Donald Trump a affirmé samedi qu’il autoriserait les compagnies pétrolières des Etats-Unis à exploiter les ressources pétrolières du Venezuela. Ce pays dispose des plus grandes réserves de brut prouvées du monde. Mais sa production est pour le moment faible, estimée à environ 1 million de barils par jour (contre environ 3,5 millions de barils par jour il y a 25 ans), soit aux alentours de 1% seulement de l’offre mondiale.Côté obligataire, le taux d’intérêt de l’emprunt français à dix ans a atteint 3,57%, contre 3,61% vendredi en clôture. Son équivalent allemand, référence en Europe, a atteint 2,87%, contre 2,90%.Eurofins bénéficie d’une bonne recommandationLe laboratoire français d’analyses Eurofins a bondi de 8,29%, à 67,14 euros, après un relèvement de la recommandation de BNP Paribas, qui a passé l’action de sa catégorie “sous-performance” à “surperformance”.

Fréquentation en hausse du Louvre et des grands monuments français en 2025

Les principaux musées et monuments français, dont le Louvre bousculé par un spectaculaire vol de bijoux en octobre, ont accueilli un peu plus de visiteurs en 2025, dernière année avant une hausse du prix de certains billets d’entrée pour les étrangers hors UE, qui entre en vigueur mi-janvier.La ministre de la Culture Rachida Dati a salué une “année exceptionnelle pour nos monuments nationaux”. “Fréquentation historique, année record pour certains sites, retour des visiteurs internationaux, taux inédit de visites pour notre patrimoine religieux, expos remarquables”, s’est-elle félicité dans un message sur X.Plus grand musée du monde, le Louvre a retrouvé la croissance, avec neuf millions de visiteurs, soit une légère hausse par rapport à 2024 (8,7 millions), année où il avait subi une petite décrue en raison notamment des Jeux olympiques et paralympiques.Ce n’est toutefois pas un record puisqu’il avait reçu la visite de 10,2 millions de personnes en 2018 et décidé d’instaurer ensuite une jauge quotidienne de 30.000 entrées pour garantir un meilleur confort de visite.Le Louvre devance le château de Versailles, dont le domaine a reçu la visite de 8,4 millions de personnes, comme en 2024.Globalement, les grands sites historiques ont été très fréquentés, avec un record de 12 millions de visiteurs pour la centaine de monuments nationaux. En tête : l’Arc de triomphe (1,85 million) et l’abbaye du Mont-Saint-Michel (1,6 million), selon le Centre des monuments nationaux (CMN).Ces bons résultats s’expliquent en partie “par le retour progressif des flux touristiques internationaux”, mais aussi par la mise en place d’expositions attractives, selon la direction du château de Versailles.Les étrangers ont représenté 81% des visiteurs du château de Louis XIV et 73% de ceux du Louvre.- Tour Eiffel en hausse -Quelque 40% des visiteurs étrangers du musée parisien étaient originaires d’un pays hors de l’Espace économique européen.À partir du 14 janvier, ces derniers devront s’acquitter de 32 euros pour déambuler dans les 73.000 m2 du Louvre, soit 10 euros de plus que le prix actuel. Pour Versailles, le billet passera de 32 à 35 euros durant la haute saison touristique. Cette hausse des tarifs s’appliquera notamment aux Américains, premier contingent de visiteurs étrangers en 2025, ainsi qu’aux Chinois, qui continuent de revenir après une période d’absence prolongée post-Covid.Lundi, la visite du Louvre a été perturbée, avec la poursuite du mouvement de grève initié fin 2025 à l’appel d’une intersyndicale pour protester contre leurs conditions de travail et d’accueil du public.La tour Eiffel a pour sa part fait monter dans ses étages 6,75 millions de visiteurs, soit 450.000 personnes de plus qu’en 2024, a fait savoir l’établissement à l’AFP. Parmi les grands musées parisiens, le musée d’Orsay et de l’Orangerie ont accueilli 4,9 millions de visiteurs en 2025, en très légère baisse (1%) par rapport à 2024.5,2 millions de curieux sont entrés dans les 14 sites et musées de la Ville de Paris (Catacombes, Musée Carnavalet, Petit Palais…), en progression de 6,5 %.Le Centre Pompidou a vécu une année particulière, marquée par sa fermeture progressive avant cinq ans de travaux: il a accueilli près de 2,6 millions de visiteurs, dont 1,5 dans ses murs et 1,1 hors les murs (France et étranger). – Boom dans les cathédrales -Le musée du quai Branly – Jacques Chirac a accueilli 1,4 million de visiteurs, en progression de 9,7%. Le musée ethnographique s’est félicité du succès de l’exposition “Au fil de l’or” (286.000 visiteurs), “record absolu de fréquentation pour une exposition temporaire” de l’établissement.L’année a été également record pour le Palais de la Porte dorée (Musée national de l’immigration), ainsi que pour la Bibliothèque nationale de France (BNF), dont les différents sites ont accru leur fréquentation de 14% sur un an.Le Domaine national de Chambord a lui aussi annoncé une fréquentation record, avec près de 1,22 million de personnes dans son château.Les tours et trésors des cathédrales ont aussi attiré les curieux, avec un bond de 95% de leur fréquentation pour celle d’Amiens et de 74% pour Chartres.

Lecornu met la pression pour disposer d’un budget face aux crises

Sébastien Lecornu a fait sa rentrée lundi en mettant la pression sur les parlementaires pour qu’ils s’entendent sur un budget d’ici la fin du mois qui puisse répondre aux colères de plusieurs secteurs, en même temps qu’aux tensions internationales accrues.Le Premier ministre avait exposé sa ligne le 23 décembre: “repousser le désordre”, qui guette sur le plan du budget, toujours pas voté, chez les agriculteurs et les médecins, en colère. Sur le plan international aussi, après le récent coup de force de Donald Trump au Venezuela qui inquiète les chancelleries occidentales. En emmenant ses ministres place Beauvau pour le traditionnel petit-déjeuner du Nouvel an -avant de rejoindre l’Elysée pour le premier Conseil des ministres de l’année- Sébastien Lecornu s’est entouré justement des ministres Catherine Vautrin (Armées), Annie Genevard (Agriculture) et Stéphanie Rist (Santé).”Il faut un budget en janvier, il y aura un budget en janvier”, a promis lundi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur BFMTV-RMC.Pour aboutir, le gouvernement fait valoir que le budget peut répondre en partie à la grogne des agriculteurs, très remontés contre la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse et le traité UE-Mercosur. Leur voix pèse dans les circonscriptions et pourrait convaincre les députés d’avancer. Sébastien Lecornu a prévu de prendre des mesures en janvier en leur faveur mais a prévenu qu’il faudrait un budget pour les mettre en oeuvre. “Le monde agricole ne peut pas attendre le mois de février”, a insisté dimanche son entourage.- “Calculs politiques” -Dans l’intervalle, le gouvernement entend appliquer certaines mesures fiscales agricoles dès le début de l’année, malgré l’absence de budget, a indiqué mardi le ministère de l’Economie. Car la loi spéciale adoptée pour assurer la continuité de l’Etat ne permet pas d’intégrer de nouvelles décisions.Autre dossier en suspens, la hausse prévue des crédits aux armées (+6,7 mds) dans un contexte international tendu.”Le monde s’est durci et la France doit se préparer” avec un “réarmement militaire” et “l’augmentation des moyens de la défense”, a fait valoir Mme Bregeon à l’issue du Conseil des ministres. Catherine Vautrin s’était dite dimanche “préoccupée” par l’absence de budget pour la défense.Le Premier ministre juge pour sa part “possible” d’aboutir “si les calculs politiques sont mis de côté”.Dimanche, il a mis en garde le président LFI de la commission des Finances Eric Coquerel. Ce dernier serait tenté selon lui de remettre en cause le principe de “l’entonnoir”, selon lequel des sujets nouveaux ne peuvent plus être versés au débat budgétaire. Il a aussi intimé à la droite sénatoriale de “dire si elle souhaite participer à une solution de compromis ou non”, même si la procédure permet au gouvernement de donner le dernier mot à l’Assemblée, où il compte toujours sur les socialistes pour faire passer le budget. – “Avancer sur le fond” -Si l’exécutif et le PS trouvaient un compromis, le Premier ministre pourrait alors faire adopter le budget par ordonnances ou par l’article 49.3 de la Constitution sans être censuré par la suite.Le PS avait certes fait du renoncement au 49.3 une de ses conditions pour voter le budget de la Sécurité sociale -adopté fin décembre-, et Sébastien Lecornu s’était engagé à ne plus y recourir. Or leurs positions semblent avoir évolué depuis.Le patron du PS Olivier Faure menace de censurer le Premier ministre s’il utilise cette arme “sans compromis préalable”. “Le Parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi”, avait ensuite glissé M. Lecornu dans la cour de Matignon.Le PS renvoyait lundi la balle dans le camp du gouvernement. “Il va falloir maintenant qu’il accepte des compromis”, a dit à l’AFP Arthur Delaporte, porte-parole des députés socialistes.Pour l’heure, les ministres des Finances et des Comptes publics Roland Lescure et Amélie de Montchalin vont recevoir ensemble, mardi à 17H, les groupes parlementaires, hors LFI et RN, pour tenter de trouver un terrain d’entente, tout en restant en dessous de 5% de déficit public. Avant le retour jeudi du projet de budget devant la commission des finances de l’Assemblée.”Que ce soit 49.3 ou autre, si le texte n’est pas potable, on a ni gouvernement, ni budget. Le gouvernement tombe et on se retrouve à la case départ. Donc il faut d’abord avancer sur le fond”, a prévenu M. Lescure, qui a dit avoir “pas mal échangé” avec les socialistes pendant les congés de fin d’année. Tout comme Sébastien Lecornu.

Les Bourses européennes terminent en hausse

Les marchés boursiers européens ont terminé dans le vert lundi, peu échaudés par les tensions géopolitiques provoquées par l’opération militaire américaine au Venezuela, qui ont même poussé les valeurs de la défense.Paris a pris 0,20%, Londres 0,54% et Francfort 1,34%. Milan a gagné 1,04%.

La neige perturbe le trafic dans l’ouest de la France, 26 départements en vigilance orange

La neige tombée en abondance lundi sur l’ouest de la France a provoqué d’importantes perturbations routières, particulièrement en Normandie, placée en vigilance orange pour neige-verglas comme la Bretagne et l’Ile-de-France.Elle a également des conséquences sur le transport aérien, les compagnies devant réduire de 15% le nombre de leurs vols dans les aéroports parisiens de Paris-Charles-de-Gaulle et Orly, a annoncé le ministre des Transports Philippe Tabarot.Des mesures nécessaires pour permettre les opérations de déneigement et de préparation des appareils.S’agissant du transport ferroviaire, la vitesse des TGV est réduite à 200 km/h (au lieu de 300 km/h) depuis ce matin, mesure obligatoire, a indiqué la SNCF à l’AFP.Au total, Météo-France a placé 26 départements, du Poitou-Charentes au bassin parisien, en vigilance orange jusqu’à mardi matin en raison des intempéries.Lundi matin, des chutes de neige notables ont frappé la Manche et la Seine-Maritime, provoquant de fortes perturbations sur certains axes routiers, comme l’autoroute A84 dans la Manche ou les autoroutes A28 et A29 en Seine-Maritime, entre Rouen et Abbeville.En début d’après-midi, “l’autoroute A28 enregistrait de grosses difficultés de circulation, dans le sens Abbeville-Rouen, du fait de poids lourds bloqués en travers des voies et empêchant le flux des véhicules légers, à l’arrêt derrière eux”, selon un communiqué de presse de la préfecture.Des dépanneurs poids lourds étaient mobilisés “pour retirer des voies les véhicules qui obstruent la circulation”, a ajouté la préfecture, qui demande aux usagers de la route de “limiter ou reporter, autant que possible, leurs déplacements”.La neige a notamment perturbé la circulation sur la rocade de Coutances (Manche), où les automobilistes ont été contraints de stationner sur le bas-côté le temps de dégager les voies.En Bretagne ou en Normandie les transports scolaires ont également été suspendus par mesure de précaution et la région Normandie a reconduit cette mesure mardi pour “l’ensemble des lignes de transports scolaires et commerciales dans tous les départements normands”. – Paris et sa région touchés -A 16h lundi, les précipitations neigeuses sont bien en place dans l’intérieur de la Bretagne en Normandie et jusqu’en région parisienne. Les valeurs relevées vont de 2 à 7cm en Normandie, localement 5 à 10 cm voire 15 cm sur les hauteurs et déjà quelques cms en région parisienne, selon Météo-France.La préfecture des Yvelines, où plusieurs centimètres de neige sont attendus lundi après-midi, a invité sur X les parents à récupérer leurs enfants “à partir de 15H00” et incite les employeurs, “lorsque cela est possible, à permettre aux salariés de quitter leur lieu de travail à partir de 15H00″. Les transports scolaires sont suspendus dans le département pour la journée de mardi.Quelque 1.250 places d’hébergement supplémentaires ont été ouvertes à Paris depuis l’activation du plan grand froid le 28 décembre et ont permis de mettre plus de 1.000 personnes à l’abri, a indiqué lundi le préfet d’Ile-de-France, Marc Guillaume. Depuis le 28 décembre, 17 lieux d’hébergements ont été ouverts.”Il faut qu’on poursuive cet effort parce qu’il va faire froid pendant trois jours”, a insiste M. Guillaume.Vinci autoroutes a annoncé qu’en Ile-de-France la vitesse était limitée à 80 km/h sur les nationales et les autoroutes.Plus au nord, la préfecture des Hauts-de-France a pris lundi un arrêté réduisant, dans les cinq départements de la région, de 20 km/h la vitesse maximale autorisée pour l’ensemble des véhicules sur les portions d’autoroutes et routes nationales habituellement limitées à 130 et 110 km/h.Les chutes de neige pourraient atteindre localement entre cinq et sept centimètres sur les routes et les trottoirs de la région parisienne, avant de s’étendre aux Pays de la Loire et au Poitou-Charentes. La Vendée et la Charente-Maritime sont les plus exposées aux intempéries dans la soirée, prévient Météo-France.”Dans la nuit de lundi à mardi, après les chutes de neige, les gelées seront encore marquées, ce qui rendra les conditions de circulation très délicates jusqu’à mardi matin”, souligne l’institut.Cette vigilance orange pour neige et verglas est valable jusqu’à mardi matin et une nouvelle extension pourrait être annoncée dans la journée.Sur le reste de la France, le temps est “glacial avec de fortes gelées et des brouillards givrants parfois tenaces”, du Poitou au Centre et au Nord-Est, selon Météo-France.

Wall Street portée par les perspectives pétrolières au Venezuela

La Bourse de New York évolue en hausse lundi, profitant de l’intention affichée par la Maison-Blanche d’autoriser les compagnies pétrolières américaines à exploiter les gigantesques réserves de brut du Venezuela, après l’enlèvement par les Etats-Unis du président déchu Nicolas Maduro.Vers 15H00 GMT, le Dow Jones prenait 1,19%, l’indice Nasdaq avançait de 0,74% et l’indice élargi S&P 500 gagnait 0,62%.Nicolas Maduro est arrivé lundi dans un tribunal de New York pour y comparaître, deux jours après avoir été enlevé à Caracas lors d’une opération militaire américaine choc.”Cette évolution a secoué les instances politiques du monde entier, mais on ne peut pas dire qu’elle ait ébranlé les marchés boursiers mondiaux”, a souligné Patrick O’Hare, analyste de Briefing.com.”En général, Wall Street ne réagit pas beaucoup aux affrontements militaires, surtout lorsqu’ils sont d’une ampleur aussi réduite et qu’ils ne sont pas susceptibles d’avoir un impact sur l’économie mondiale”, a relevé auprès de l’AFP Sam Stovall, analyste de CFRA.L’évènement profite aux grandes compagnies pétrolières américaines, après que le président Donald Trump a assuré samedi qu’elles seraient autorisées à se rendre au Venezuela pour exploiter les réserves de brut de ce pays d’Amérique latine.L’action du groupe Chevron, déjà présent au Venezuela, grimpait de 3,08% lundi à Wall Street, vers 15H00 GMT. Exxon Mobil prenait de son côté 0,75% et ConocoPhillips avançait de 1,33%. Le spécialiste des services pour l’industrie pétrolière Halliburton bondissait de 7,66%.Le Venezuela dispose des plus grandes réserves de pétrole prouvées du monde, devant l’Arabie saoudite et l’Iran, mais sa production actuelle reste faible, à environ 1 million de barils par jour.”L’intervention américaine aura probablement pour effet d’améliorer la production du Venezuela”, a estimé Sam Stovall. “Cela devrait donc, a-t-il ajouté, faire baisser le prix du pétrole à long terme et, par conséquent, réduire l’inflation”, une bonne nouvelle pour l’économie américaine.Lundi marque aussi le retour à la Bourse de New York de nombreux investisseurs, après les fêtes de fin d’année.Après avoir soldé quelques positions ces dernières semaines, les acteurs du marché “se tournent vers les actions qu’ils souhaitent détenir pour l’année à venir”, a noté Sam Stovall.Plusieurs indicateurs économiques américains doivent être publiés dans les prochains jours, dont le plus attendu est le rapport sur l’emploi en décembre, qui doit paraître vendredi.Publié lundi, l’indice ISM d’activité industrielle aux Etats-Unis pour le mois de décembre est ressorti en deçà des attentes, continuant de se contracter. Il s’agit de son plus bas niveau en 2025.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans se détendait vers 14H55 GMT, à 4,17%, contre 4,19% à la clôture vendredi.Côté entreprises, les valeurs de la défense profitaient de l’opération américaine au Venezuela. Lockheed Martin prenait 2,50%, Northrop Grumman 2,20% et General Dynamics gagnait 2,50%.Le fournisseur de solutions technologiques QXO du milliardaire Brad Jacobs bondissait de 6,34%, à 20,97 dollars, après avoir obtenu plus d’un milliard de dollars d’investissements auprès d’acteurs du private equity, menés par le fonds Apollo.Le laboratoire pharmaceutique Novo Nordisk (+3,19% à 54,06 dollars) était dans le vert au premier jour du lancement d’une version en comprimé de son traitement anti-obésité phare Wegovy.

Lecornu met la pression sur le budget face aux crises

Sébastien Lecornu a fait sa rentrée lundi en mettant la pression sur les parlementaires pour qu’ils s’entendent sur un budget d’ici la fin du mois qui puisse répondre aux colères de plusieurs secteurs, en même temps qu’aux tensions internationales accrues.Le Premier ministre avait exposé sa ligne le 23 décembre: “repousser le désordre”, qui guette sur le plan du budget, toujours pas voté, chez les agriculteurs et les médecins, en colère. Sur le plan international aussi, après le récent coup de force de Donald Trump au Venezuela qui inquiète les chancelleries occidentales. En emmenant ses ministres place Beauvau pour le traditionnel petit-déjeuner du Nouvel an –avant de rejoindre l’Elysée pour le premier Conseil des ministres de l’année– Sébastien Lecornu s’est entouré justement des ministres Catherine Vautrin (Armées), Annie Genevard (Agriculture) et Stéphanie Rist (Santé).”Il faut un budget en janvier, il y aura un budget en janvier”, a promis lundi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur BFMTV-RMC.Pour aboutir, le gouvernement fait valoir que le budget peut répondre en partie à la colère des agriculteurs, très remontés contre la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse et le traité UE-Mercosur. Leur voix pèse dans les circonscriptions et pourrait convaincre les députés d’avancer. Sébastien Lecornu a prévu de prendre des mesures en janvier en leur faveur mais a prévenu qu’il faudrait un budget pour les mettre en oeuvre. “Le monde agricole ne peut pas attendre le mois de février”, a insisté dimanche son entourage.- “Calculs politiques” -Dans l’intervalle, le gouvernement entend appliquer certaines mesures fiscales agricoles dès le début de l’année, malgré l’absence de budget, a indiqué mardi le ministère de l’Economie. Car la loi spéciale adoptée pour assurer la continuité de l’Etat ne permet pas d’intégrer de nouvelles décisions.Autre dossier en suspens, la hausse prévue des crédits aux armées (+6,7 mds) dans un contexte international tendu.”Le monde s’est durci et la France doit se préparer” avec un “réarmement militaire” et “l’augmentation des moyens de la défense”, a fait valoir Mme Bregeon à l’issue du Conseil des ministres. Catherine Vautrin s’était dite dimanche “préoccupée” par l’absence de budget pour la défense.Le Premier ministre juge pour sa part “possible” d’aboutir “si les calculs politiques sont mis de côté”.Dimanche, il a mis en garde le président LFI de la commission des Finances Eric Coquerel. Ce dernier serait tenté selon lui de remettre en cause le principe de “l’entonnoir”, selon lequel des sujets nouveaux ne peuvent plus être versés au débat budgétaire. Il a aussi intimé à la droite sénatoriale de “dire si elle souhaite participer à une solution de compromis ou non”, même si la procédure permet au gouvernement de donner le dernier mot à l’Assemblée, où il compte toujours sur les socialistes pour faire passer le budget. – “Avancer sur le fond” -Si l’exécutif et le PS trouvaient un compromis, le Premier ministre pourrait alors faire adopter le budget par ordonnances ou par l’article 49.3 de la Constitution sans être censuré par la suite.Le PS avait certes fait du renoncement au 49.3 une de ses conditions pour voter le budget de la Sécurité sociale –adopté fin décembre–, et Sébastien Lecornu s’était engagé à ne plus y recourir. Or leurs positions semblent avoir évolué depuis.Le patron du PS Olivier Faure menace de censurer le Premier ministre s’il utilise cette arme “sans compromis préalable”. “Le Parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi”, avait ensuite glissé M. Lecornu dans la cour de Matignon.Le PS renvoyait lundi la balle dans le camp du gouvernement. “Il va falloir maintenant qu’il accepte des compromis”, a dit à l’AFP Arthur Delaporte, porte-parole des députés socialistes.Pour l’heure, les ministres des Finances et des Comptes publics Roland Lescure et Amélie de Montchalin vont recevoir cette semaine les groupes parlementaires, hors LFI et RN, pour trouver un terrain d’entente, tout en restant en dessous de 5% de déficit public.”Que ce soit 49.3 ou autre, si le texte n’est pas potable, on a ni gouvernement, ni budget. Le gouvernement tombe et on se retrouve à la case départ. Donc il faut d’abord avancer sur le fond”, a prévenu M. Lescure, qui a dit avoir “pas mal échangé” avec les socialistes pendant les congés de fin d’année. Tout comme Sébastien Lecornu.

Médecins libéraux: début d’une grève de dix jours prévue pour aller crescendo

Vent debout contre des “politiques qui les piétinent”, les médecins libéraux de ville et des cliniques débutent lundi une grève de dix jours qu’ils prédisent très suivie, prévue pour monter progressivement en puissance et aller vers une “fermeture totale” des blocs opératoires ce week-end.”Le cabinet sera fermé du 5 au 15 janvier”, écrit par exemple sur Doctolib le Dr Julie Galey, gynécologue et médecin de la reproduction dans les Hauts-de-Seine. “Le Dr Justine Dailly sera en grève du 5 au 15 janvier comme des milliers de médecins en France en réaction au mépris du gouvernement”, pouvait-on lire sur la page d’une généraliste lyonnaise.Le mouvement, lancé par les organisations professionnelles représentatives, des syndicats étudiants et de la jeune génération de médecins, commence lundi par la fermeture des cabinets de certains praticiens, une réduction d’activité ou une “grève administrative” pour d’autres. Il doit s’intensifier au fil des jours et mener à une “grève dure”, “l’arrêt des blocs opératoires” des cliniques du 10 au 14 janvier, et en point d’orgue une manifestation à Paris samedi après-midi.”Le mouvement sera excessivement suivi”, affirme le syndicat CSMF. Du côté des cabinets de ville, une plateforme en ligne, lancée par le syndicat Jeunes Médecins Ile-de-France, enregistrait lundi 15.600 déclarations de grève à la mi-journée.- “Continuité des soins” -Les grévistes dénoncent entre autres un budget de la Sécu insuffisant face à des besoins croissants, des mesures permettant aux autorités de baisser “de façon autoritaire” les tarifs de certains actes médicaux, en “contournant” le dialogue social, ou encore une limitation des prescriptions d’arrêt de travail.Ils fustigent diverses “attaques politiques” contre leurs dépassements d’honoraires – en forte augmentation selon plusieurs rapports – et craignent encore la restriction de leur liberté d’installation, objet de textes en cours d’examen au Parlement.La fédération de l’hospitalisation privée (FHP), qui regroupe l’ensemble des cliniques françaises, soutient le mouvement. “Sans médecins libéraux, il n’y a pas de cliniques. On est totalement solidaires”, assure le président Lamine Gharbi. Il dénonce aussi le gel en 2026 des tarifs des prestations hospitalières (remboursées par la Sécurité sociale), alors que “50% des cliniques sont déjà en déficit”.Les cliniques assureront la “continuité des soins” pour les patients déjà hospitalisés, mais les entrées se réduiront pour arriver à un “arrêt total” le 10. “Les anesthésistes seront en grève de manière assez puissante. Sans eux, pas d’opérations” donc “je pense que 80% des blocs opératoires seront fermés ce week-end”, estime M. Gharbi.La grève pourrait mettre sous tension l’hôpital public, déjà éprouvé par un pic d’épidémies hivernales.- “Fonctionnement ralenti” – Lundi matin, divers médecins, généralistes ou spécialistes, annonçaient leur participation à la grève auprès de leurs patients par SMS, sur les réseaux sociaux ou via les plateformes de prise de rendez-vous.C’était le cas de cabinets notamment à Corenc (Isère), Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne) ou Fort Sainghin-en-Mélantois (Nord), a constaté l’AFP. Certains médecins annonçaient seulement quelques jours de grève ou un fonctionnement “ralenti”, par exemple à Pratz-sur-Arly et Samoëns (Haute-Savoie), Méricourt (Pas-de-Calais) ou encore une dermatologue de Versailles.Mais d’autres praticiens travaillaient normalement. Dix jours de grève, “avec les loyers et les charges qui courent, je ne sais pas qui peut se le permettre”, a témoigné auprès de l’AFP un généraliste non gréviste de la région Grand-Est, qui ne souhaite pas être cité. “Ceux qui peuvent se le permettre, je ne suis pas trop inquiet pour eux”, grince-t-il, observant la “grande disparité” des niveaux de revenus entre généralistes et certaines spécialités, comme les radiologues ou radiothérapeutes. “Quel que soit le nombre de grévistes, l’important est de pouvoir dire à ces médecins que je suis évidemment à leur écoute”, a souligné la ministre de la Santé Stéphanie Rist, lundi matin sur France 2. Dans La République du Centre dimanche, elle a indiqué avoir “pris des mesures pour organiser la permanence des soins” afin que les patients “ne soient pas en danger” et souligné qu’elle pourrait “avoir recours aux réquisitions, en cas de besoin”.

Assemblée: le débat sur la pétition contre la loi Duplomb reporté à février

Le débat à l’Assemblée nationale sur la pétition contre la loi Duplomb, qui avait recueilli l’été dernier plus de deux millions de signatures, initialement prévu mercredi est repoussé à février, a indiqué lundi l’entourage de la rapporteure Aurélie Trouvé (LFI).”Le débat programmé en hémicycle mercredi 7 janvier sur la loi Duplomb est reporté à la semaine de contrôle (de l’Assemblée nationale, NDLR) de février afin de permettre la présence de la ministre (de l’Agriculture Annie) Genevard (qui doit se rendre à Bruxelles mercredi). Sans doute le 10 ou le 11″, a annoncé l’entourage de Mme Trouvé.Aucune pétition n’a jamais été débattue jusqu’ici dans l’hémicycle dans l’histoire de la Ve République.Le débat ne donnera toutefois pas lieu à un vote et ne modifiera pas la loi.Doivent s’exprimer lors du débat le président de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée Stéphane Travert (apparenté EPR), les deux rapporteures Aurélie Trouvé (LFI) et Hélène Laporte (RN), tous les groupes politiques et le gouvernement.La loi Duplomb, adoptée au Parlement en juillet 2025 avec le soutien des macronistes, LR et l’extrême droite, a fait l’objet d’un vaste mouvement de protestation l’été dernier.Une pétition réclamant son abrogation a réuni plus de 2,1 millions de signatures, franchissant largement la barre des 500.000 signatures permettant un débat à l’Assemblée nationale.Entre-temps, le Conseil constitutionnel a censuré la disposition la plus contestée du texte, qui prévoyait la réintroduction sous conditions de l’acétamipride, un pesticide interdit de la famille des néonicotinoïdes.Restent des mesures concernant des simplifications administratives accordées aux plus gros élevages, ou encore à la construction de certains ouvrages de stockage d’eau.

“Ca suffit maintenant”, réagit le Groenland face aux menaces répétées de Trump

“Ca suffit maintenant”, a réagi le Premier ministre groenlandais dans la nuit de dimanche à lundi après les menaces réitérées du président américain Donald Trump de “s’occuper” de l’île arctique pour l’annexer.”Plus de pression. Plus de sous-entendus. Plus de fantasmes d’annexion. Nous sommes ouverts au dialogue. Nous sommes ouverts aux discussions. Mais cela doit se faire par les bons canaux et dans le respect du droit international”, a écrit sur Facebook Jens Frederik Nielssen.Interrogé par le magazine américain The Atlantic sur les implications pour le Groenland de l’opération militaire menée par les forces spéciales américaines au Venezuela, Donald Trump venait de déclarer que c’était à ses partenaires de les évaluer : “Ils vont devoir se faire leur propre opinion. Je ne sais vraiment pas”.”Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper”, a-t-il ensuite réaffirmé devant des journalistes à bord d’Air Force One dimanche soir. Et d’ajouter: “Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… parlons du Groenland dans 20 jours”. Immense île arctique peuplée de 57.000 habitants et territoire autonome danois, le Groenland dispose d’importantes ressources minières, majoritairement non exploitées, et est considéré comme un emplacement stratégique. Les Etats-Unis y ont déjà une base militaire et en exploitaient une dizaine pendant la guerre froide.Le mois dernier, le président américain s’était plaint que des navires russes et chinois soient “partout” le long des côtes du Groenland.Lundi dans un communiqué, le ministère chinois des Affaires étrangères a exhorté les États-Unis de “cesser d’utiliser la soi-disant menace chinoise comme prétexte pour chercher des gains personnels”.Dimanche soir, la Première ministre danoise Mette Frederiksen s’était également élevée avec fermeté contre les propos du président américain: “Je demande instamment aux Etats-Unis de mettre fin à leurs menaces contre un allié historique et contre un territoire et un peuple qui ont clairement fait savoir qu’ils n’étaient pas à vendre”.”(…) Il est tout à fait absurde de dire que les États-Unis devraient prendre le contrôle du Groenland”, a-t-elle ajouté dans un communiqué.Les marques de solidarité envers le Danemark n’ont pas manqué lundi. “Il ne peut pas y avoir de modification des frontières par la force”, a souligné le porte-parole de la diplomatie francaise Pascal Confavreux, assurant le Danemark de la “solidarité” de la France.Les dirigeants des pays nordiques – Suède, Norvège et Finlande – ont également publié des messages de soutien sur les réseaux.”Personne ne décide pour le Groenland et le Danemark à l’exception du Groenland et du Danemark eux-mêmes”, a écrit sur X le président finlandais Alexander Stubb.Samedi, une publication sur X de l’épouse du directeur de cabinet adjoint de la Maison Blanche, Stephen Miller, avait déjà semé le trouble. Alors que les Etats-Unis intervenaient militairement à Caracas, Katie Miller publiait sur son compte X une carte du Groenland colorée aux couleurs du drapeau américain, assortie d’une courte légende en capitales: “SOON” (“bientôt”).- “Garantie de sécurité” -Le Danemark est un allié historique et traditionnel des Etats-Unis, se fournissant largement auprès de Washington pour son armement. Le pays, qui inclut les îles Féroé et le Groenland, “fait partie de l’OTAN et bénéficie ainsi de la garantie de sécurité de l’alliance”, a d’ailleurs rappelé dimanche sa Première ministre.L’annonce fin décembre par Donald Trump de la nomination d’un envoyé spécial pour le Groeland avait déjà provoqué un accès de fièvre entre les deux pays.Le Groenland répète ne pas être à vendre et vouloir décider seul de son avenir.En janvier 2025, 85% des Groenlandais s’étaient dits opposés à une future appartenance aux Etats-Unis, selon un sondage publié dans la presse danoise et groenlandaise. Seuls 6% y étaient favorables.Fin mars 2025, le vice-président américain, JD Vance, avait provoqué un tollé en prévoyant de se rendre sur le territoire sans y avoir été invité. Il y avait finalement renoncé pour se contenter de visiter la seule base militaire américaine du territoire.Fin août, la télévision danoise avait révélé qu’au moins trois Américains liés à Donald Trump avaient réalisé des opérations d’influence dans ce territoire polaire.burs-cbw/clr