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La Bourse de Paris à l’équilibre avant Noël

La Bourse de Paris ne bouge pas mardi, dans l’attente d’indicateurs macroéconomiques aux Etats-Unis, sur fond de volumes faibles avant la fête de Noël.Vers 09H30 (heure de Paris), le CAC 40 restait à l’équilibre (+0,01%) à 8.121,97 points, en hausse de 0,90 point. La veille, l’indice vedette parisien avait perdu 0,37% à 8.121,07 points.La séance est calme, avant la fête de Noël qui tronque la semaine, avec une fermeture entre mercredi après-midi et vendredi inclus.Les investisseurs “seront focalisés sur la publication de données aux Etats-Unis pour trouver une direction”, relève Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.Au programme: “la publication des commandes de biens durables” en octobre, “la production industrielle” en novembre et “la deuxième estimation de la croissance américaine pour le 3ème trimestre”, relève John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank.Les indicateurs d’activité de la première économie mondiale sont scrutés par les acteurs du marché, afin d’anticiper la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed).Plus la croissance ralentit, plus l’institution disposera de marges de manoeuvre pour baisser ses taux, ce qui est bon pour les marchés d’actions de la planète. Mais si l’activité ralentit trop, cela peut inquiéter les marchés sur la santé de l’économie américaine.Autre point d’attention: les tensions commerciales entre la Chine et l’Europe.Un nouveau front s’est ouvert dans les relations commerciales lundi: Pékin va imposer des taxes sur certains produits laitiers européens, une mesure vivement dénoncée par l’UE et les producteurs européens qui la jugent totalement injustifiée.Ces droits de douane “provisoires” s’échelonneront de 21,9% à 42,7%, et entrent en vigueur ce mardi.Côté obligataire, le taux d’intérêt de l’emprunt français à échéance dix ans atteignait 3,57%, contre 3,61% la veille en clôture. Son équivalent allemand, référence en Europe, était à 2,87%, contre 2,89%.Approbation d’un médicament de Sanofi au JaponLe laboratoire français Sanofi (+0,20% à 81,74 euros) a annoncé mardi dans un communiqué l’approbation au Japon du Dupixent, pour traiter “l’asthme bronchique chez les enfants âgés de 6 à 11 ans atteints d’une maladie sévère ou réfractaire”.

La Poste : la cyberattaque “a baissé en intensité” mais “se poursuit”

Le ministre de l’Economie Roland Lescure a affirmé mardi sur BFMTV/RMC que la cyberattaque qui a touché lundi La Poste et ses services en ligne de suivi du courrier et de banque a “baissé en intensité” mais “se poursuit”.”Elle a baissé en intensité mais ça reste une cyberattaque qui se poursuit”, a répondu Roland Lescure à une question sur l’attaque informatique qui a touché les services en ligne de La Poste lundi. La Poste a confirmé à l’AFP que l'”attaque est toujours en cours”.”Aucune donnée personnelle n’a été aspirée”, a par ailleurs déclaré Roland Lescure.”Si vous avez demandé un colis pour Noël, vous n’avez pas aujourd’hui les moyens d’aller voir sur le site où il en est mais le colis, lui, est en train d’arriver”, a-t-il assuré, expliquant que “la priorité des priorités, c’est de faire en sorte que les colis arrivent à temps pour Noël”.Les postiers “mettent les bouchées doubles pour y arriver et ils me disent que oui, ils vont y arriver”.La cyberattaque intervient au début de la semaine des fêtes de Noël, période la plus dense pour La Poste. Sur les deux derniers mois de l’année, La Poste trie et distribue 180 millions de colis.C’est un “incident de type +déni de service+” selon les termes de La Poste, qui consiste à surcharger des sites web et des applications par des requêtes ciblées de telle sorte qu’ils ne soient plus accessibles.Les paiements en ligne de La Banque Postale ne restaient possibles qu’avec une authentification par SMS, a expliqué lundi La Poste, précisant que la distribution du courrier et des colis était aussi affectée.Lundi matin, le groupe BPCE (Banque Populaire, Caisse d’épargne) a lui été victime “d’un dysfonctionnement interne” et “temporaire” sur les applications et les sites internet. 

Dans un entrepôt robotisé d’Amazon, l’algorithme dicte la cadence des fêtes

Dans son entrepôt de Brétigny-sur-Orge en région parisienne, le géant Amazon tourne à plein régime avant Noël. Non sans pression, les salariés se relaient pour acheminer des centaines de milliers de colis, au rythme des robots et sous le patronage de l’algorithme roi.Votre prochaine commande Amazon n’est pas encore validée, mais l’article est sans doute déjà en chemin, dans le dédale automatisé de l’entrepôt de Brétigny ou d’un autre centre logistique de la plateforme américaine. Grâce à l’intelligence artificielle (IA), Amazon analyse les tendances pour prédire quels articles seront commandés puis optimise les flux pour stocker et enfin livrer le client au plus vite.Selon les produits, il sera encore possible de commander mercredi pour avoir le cadeau sous le sapin. Pour le promettre, Amazon compte sur cette fourmilière au sud-est de Paris, où plusieurs centaines de milliers d’articles transitent chaque jour. Dans ce premier site robotisé d’Amazon en France, construit en 2019, jusqu’à un million de colis sont gérés en 24 heures, avec “en cette période de pic d’activité, 33% d’articles en plus”, explique à l’AFP le directeur des lieux, Jean-Stéphane Phinera-Horth.Sous la lumière artificielle et le vrombissement des machines, c’est bouchons aux oreilles qu’il explique faire appel à 1.700 saisonniers en CDD pour prêter main forte aux 4.500 salariés. Jour et nuit, sept jours sur sept, ils répondent à la demande frénétique de consommation entre le Black Friday et Noël.- 4.000 robots autonomes -Des articles entrent par cartons ou sur des palettes, ils ressortent individualisés, emballés, étiquetés, prêts à être distribués. Dans l’intervalle, ils sont trimballés, selon des règles d’optimisation décidées par l’algorithme, sur dix kilomètres de tapis roulants coupant l’espace en large et en travers, sur trois niveaux de 70.000 m2 chacun.Les 2e et 3e étages composent le “cœur technologique” du réacteur, sourit M. Phinera-Horth. “C’est là que vous avez toute la zone de stockage. Vous avez 40.000 armoires qui sont transportées par 4.000 unités autonomes d’un point A à un point B.”Il faut s’imaginer un immense hangar où les rayonnages ne sont pas fixés au sol, comme dans un supermarché, mais attendent d’être portés par des sortes d’aspirateurs-robots. Ces machines courtes sur pattes suivent des QR codes au sol, le long d'”autoroutes” et d'”allées”, passent sous les armoires, collées les unes aux autres, avant d’en cueillir une pour l’acheminer. Un ballet millimétré.Sur cet échiquier géant, les humains ne rentrent pas, sauf pour réparer des robots ou ramasser des articles tombés. Ils attendent que l’armoire vienne à eux. Un ordinateur leur dit alors quels produits ils doivent déposer, ou à l’inverse récupérer, et ce dans quel compartiment de l’armoire. Là des éponges partagent un espace avec du dentifrice, ici des jouets avec des biscuits.- “Chantage” et “pression” -Alexandre, 24 ans, est salarié ici depuis trois ans. Il fait partie d’une rotation entre les différents postes de la chaîne. Ce jour-là, il doit prendre des produits et les ranger dans les armoires jaunes qui viennent à lui. Debout, de 13H20 à 20H50, avec une pause de 16H30 à 17H.”C’est fatigant, au niveau du dos surtout, ce sont des mouvements répétitifs”, concède-t-il, sans vouloir s’étendre sur les conditions de travail.D’autres salariés croisés, habillés de doudoune et bonnet Force ouvrière, sont plus causants. S’ils reconnaissent des avancées technologiques au service des salariés et une bonne gestion du pic d’activité, Teoman Sarica et Nathan Ouayekolo, délégués syndicaux, regrettent une “pression” et un “chantage” des managers.De nombreux salariés signent des “avenants” à leur contrat initial afin de travailler la nuit ou le week-end, des postes mieux payés. Or ces délégués syndicaux affirment que si un salarié n’est pas assez productif, la direction utilise le renouvellement des avenants comme levier. Un retour vers des horaires de jour en semaine peut parfois être brusque. Des méthodes qu’ils qualifient de “pression psychologique”.Ces méthodes, niées par la direction, seront l’un des sujets de discussion, avec les salaires et la sécurité, lors des négociations annuelles qui commenceront en février. D’ici là, les colis de millions de Français seront passés entre les mains de ces employés.

La “loi spéciale” au Parlement, rendez-vous en janvier pour reparler budget

Le Parlement pose une rustine sur ses désaccords budgétaires. L’Assemblée nationale et le Sénat devraient voter tour à tour mardi la “loi spéciale” présentée par le gouvernement pour continuer de financer provisoirement l’État et les administrations.Les votes des deux assemblées ponctuent deux mois et demi de débats budgétaires qui se soldent par un échec partiel pour le Premier ministre Sébastien Lecornu.Le dialogue privilégié engagé par le Premier ministre avec le Parti socialiste a permis l’adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026, au prix de concessions sur les retraites et le financement de la Sécurité sociale.Mais les profondes divergences entre l’Assemblée nationale et le Sénat, tenu par des partis de droite et du centre hostiles à tout prélèvement supplémentaire, ont empêché l’approbation du second texte budgétaire, celui sur le financement de l’État.Les parlementaires se retrouveront donc en début d’année pour de nouvelles joutes sur ce texte, alors que la France est confrontée à un endettement croissant et que les discussions budgétaires n’ont pas permis de dessiner une trajectoire de réduction des déficits. “Nous devrons au plus vite, en janvier, donner un budget à la nation” qui “devra tenir l’objectif de 5% de déficit et financer nos priorités”, a déclaré Emmanuel Macron lundi soir lors du Conseil des ministres, selon la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.”L’Élysée commence à s’impatienter”, glissait lundi un cadre du camp gouvernemental.Rentré d’Abou Dhabi où il était allé célébrer Noël avec les troupes françaises, Emmanuel Macron a présidé lundi soir un Conseil des ministres de crise pour la présentation de la loi spéciale.- Pas de dépense nouvelle -Le texte reconduit temporairement le budget de 2025, il permet de lever l’impôt et de payer les fonctionnaires. Mais il ne comprend pas de dépenses nouvelles, y compris sur la défense, érigée en priorité face à la menace russe.Ce projet de loi spéciale devrait être voté mardi en toute fin d’après-midi par l’Assemblée nationale, puis dans la soirée par le Sénat. A l’unanimité ou presque. Avant d’être promulgué dans les jours suivants par le chef de l’État.Déjà l’an dernier, l’exécutif avait dû y avoir recours après la chute du gouvernement de Michel Barnier, renversé par une motion de censure sur le budget de la Sécurité sociale. Les deux textes budgétaires 2025 avaient finalement été approuvés au mois de février, quelques semaines après l’arrivée de François Bayrou à Matignon.Anticipant la reprise des débats en janvier, Sébastien Lecornu a reçu dimanche et lundi les forces politiques, à l’exception de la France insoumise et du Rassemblement national. Un ballet devenu habituel de responsables politiques exprimant leurs exigences et lignes rouges rue de Varenne, à l’issue de ces entretiens.Le premier secrétaire du PS Olivier Faure a appelé à un budget qui ne fasse pas “peser les efforts sur les plus modestes” et préserve les investissements en matière d’écologie.Quant à la cheffe des députés écologistes Cyrielle Châtelain, elle s’est inquiétée d’une copie budgétaire trop calquée sur les positions du Sénat. En cas de 49.3, les Ecologistes choisiront “la censure”, a-t-elle prévenu.Car on reparle de plus en plus de cet outil constitutionnel permettant de faire adopter un texte sans vote, sauf motion de censure.Écarté par le Premier ministre à la demande des socialistes, qui le jugent brutal, il est évoqué avec insistance par des responsables de droite et du bloc central qui lui demandent de revenir sur son engagement.Il faudrait alors pour le gouvernement trouver avec les socialistes des conditions de non-censure. Pour espérer enfin tourner la page du débat budgétaire.Mais pour l’heure, Sébastien Lecornu s’y refuse, jugeant le projet de budget “encore votable sans intervention du gouvernement”, selon Mme Bregeon.

La loi spéciale en Conseil des ministres, Macron veut un budget “au plus vite en janvier”

Le gouvernement a présenté lundi soir en Conseil des ministres un projet de loi spéciale budgétaire, probablement adoptée dès mardi par le Parlement, prélude à de nouvelles discussions à l’issue incertaine qui devront aboutir “au plus vite en janvier” selon Emmanuel Macron.Dernier recours après l’échec vendredi de la commission mixte paritaire députés-sénateurs pour permettre de financer temporairement l’État et les administrations, le projet de loi spéciale a été adopté en Conseil des ministres, qui s’est réuni lundi soir à l’Élysée après le retour du chef de l’État de son déplacement à Abou Dhabi.Mais “ce n’est pas satisfaisant” et “nous devrons au plus vite, en janvier, donner un budget à la nation” qui “devra tenir l’objectif de 5% de déficit et financer nos priorités”, a déclaré Emmanuel Macron, selon des propos rapportés par la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.La loi spéciale, qui sera examinée mardi au Parlement, “acte donc la volonté du gouvernement de donner leur chance à d’ultimes négociations”, a expliqué le président.L’exécutif écarte toujours l’hypothèse d’un retour au 49.3 pour l’adoption de ce budget, “encore votable sans intervention du gouvernement”, a déclaré lors de ce Conseil le Premier ministre, Sébastien Lecornu, selon Mme Bregeon.Comme l’année dernière, après la chute du gouvernement Barnier, il ne devrait y avoir “aucune voix contre”, a pronostiqué le président de la commission des Finances de l’Assemblée, Eric Coquerel (LFI).Mais ce texte, qui autorise à percevoir les impôts existants, sans nouvelles mesures fiscales, et s’accompagne d’un décret limitant les dépenses aux services votés l’année précédente et jugés indispensables, n’est qu’une mesure temporaire. Les discussions pour doter la France d’un budget de plein exercice devront reprendre en janvier.Le maintien de la loi spéciale “au-delà de janvier risquerait de fragiliser grandement l’économie française”, a assuré le ministre de l’Économie Roland Lescure devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale lundi, avant une nouvelle audition prévue mardi au Sénat. Cela pourrait entrainer des conséquences sur le déficit public.Avec une loi spéciale appliquée toute l’année, le déficit pourrait se situer entre 5,4% du PIB (le niveau de déficit public sur lequel le gouvernement table pour 2025) et 6% du PIB, soit le niveau du déficit “si on laissait tout dériver”, sans loi de finances, a précisé la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.- “Le plus tôt possible” -“L’Élysée commence à s’impatienter”, explicite un cadre du camp gouvernemental. “Ils veulent que ça s’arrête le plus tôt possible”, glisse un autre.Mais après avoir réussi à faire adopter le budget de la Sécurité sociale, au terme d’une négociation avec les socialistes, Sébastien Lecornu affronte une difficulté encore plus grande sur le budget de l’État, les discussions ayant achoppé entre une droite sénatoriale attachée aux économies et aux baisses d’impôts et une Assemblée où la gauche réclame plus de recettes et moins de coupes budgétaires.Le Premier ministre a relancé un cycle de concertations des groupes politiques. Il a notamment reçu lundi les représentants socialistes, puis ceux du bloc central, avant de s’entretenir successivement avec les communistes, les écologistes et les représentants des Républicains (LR).”On voit qu’il est dans un objectif de partir de la version du Sénat et de voir comment la rendre un peu plus compatible avec ses soutiens à l’Assemblée nationale”, a regretté la présidente des députés écologistes Cyrielle Chatelain, qui souhaiterait voir le processus budgétaire relancé à partir d’une “copie blanche”.Malgré les déclarations de Sébastien Lecornu, des voix s’élèvent, notamment au centre et à droite, pour réclamer que le Premier ministre revienne sur son abandon du 49.3, une exigence des socialistes. Le chef du gouvernement, selon un de ses interlocuteurs, “ne dit plus non” au 49.3, qui permet l’adoption d’un texte sans vote. Mais “il craint la censure”‘, estime un cadre du bloc central.Les socialistes pourraient-ils accepter un revirement sur ce point ? “Quel que soit le mode d’emploi pour l’adoption du budget, la question qui est posée, c’est quel est le contenu du projet de loi de finances ?”, a éludé lundi le premier secrétaire du PS, Olivier Faure.Samedi, le patron de LR Bruno Retailleau a aussi enjoint au Premier ministre de dégainer cette arme constitutionnelle pour octroyer un budget “responsable au pays”, avec “moins d’impôt et de dépenses”.Mais pour Amélie de Montchalin, il y aura dans le budget “des hausses d’impôts qu’il faudra cibler, choisir, décider ensemble. Et puis il y aura des économies qu’il faudra cibler, choisir et décider ensemble”.

Le gouvernement Trump suspend tous les grands projets d’éolien en mer aux Etats-Unis

L’administration Trump a annoncé lundi suspendre tous les grands projets d’éolien en mer en cours de construction aux Etats-Unis, évoquant des raisons de “sécurité nationale”, une mesure condamnée par une entreprise concernée et des défenseurs de l’environnement.La mesure, à effet immédiat, est la dernière en date à viser cette source d’énergie renouvelable que le président américain abhorre. Les accusant de tuer les oiseaux, les baleines et de “bousiller le paysage”, Donald Trump a multiplié depuis son retour au pouvoir en janvier les actions pour mettre un coup d’arrêt à cette industrie.Une juge fédérale a néanmoins annulé début décembre un important décret visant à bloquer les projets éoliens, le jugeant illégal.La suspension annoncée lundi par le gouvernement “n’a aucun sens et constitue une escalade des attaques incessantes et infondées du gouvernement contre les énergies propres”, a dénoncé lundi Pasha Feinberg, de l’organisation environnementale NRDC dans un communiqué.Et cela, “tout en soutenant des centrales à charbon vieillissantes et coûteuses qui fonctionnent à plein et polluent notre air”, a pointé l’Environmental Defense Fund, une autre ONG américaine, en référence aux efforts de l’administration Trump pour doper l’exploitation des énergies fossiles, dont le charbon, extrêmement polluant.- “Harcèlement” -Bien que le secteur de l’éolien aux Etats-Unis ne soit pas aussi développé qu’en Europe, il comptait en 2023 pour environ 10% de la production totale d’électricité du pays. C’est plus du double que pour le solaire, et loin d’être négligeable.Les grands projets de construction d’éoliennes en mer concernés par la suspension sont au nombre de cinq et sont tous situés dans l’Atlantique, au large de la côte est des Etats-Unis.Le ministre Doug Burgum, connu pour sa proximité avec l’industrie pétrolière et gazière, a qualifié son annonce d’une mesure “de bon sens” et assuré qu'”un seul gazoduc fournit autant d’énergie que ces cinq projets réunis”.Cette décision a été prise après que le ministère américain de la Défense a identifié des “risques pour la sécurité nationale” causés par ces projets, a détaillé son ministère de l’Intérieur, responsable des ressources naturelles, dans un communiqué.Le texte précise qu’un précédent rapport datant de 2024 avait pointé la survenue d'”interférences radars” liées aux “mouvements des pales” des éoliennes et à leurs “mâts hautement réfléchissants”. On ne sait si les nouveaux risques évoqués sont liés à ces interférences.L’enjeu de sécurité nationale avancé par l’administration a néanmoins été remis en cause par le sénateur démocrate Sheldon Whitehouse, l’un des élus américains les plus engagés sur les questions environnementales. “Cela ressemble davantage au genre de harcèlement vindicatif auquel nous sommes habitués de la part de l’administration Trump qu’à quoi que ce soit de légitime”, a-t-il accusé sur X.- Milliers d’emplois en péril -Le projet d’éoliennes situé au large des côtes de son Etat du Rhode Island, insiste-t-il, a “été minutieusement examiné et entièrement approuvé” par les autorités fédérales, “et cet examen incluait toutes les questions potentielles liées à la sécurité nationale”. Selon l’entreprise américaine Dominion, qui développe l’un des plus gros projets éoliens en mer aux Etats-Unis, cette suspension, qui vise selon les autorités à “évaluer la possibilité d’atténuer les risques” en question, devrait durer 90 jours.Cet arrêt “menacera la fiabilité du réseau électrique pour certains des équipements militaires, civils et d’intelligence artificielle les plus importants du pays” et “mettra en péril des milliers d’emplois”, s’est désolé le producteur d’électricité dans un communiqué.Dominion Energy a perdu 3,72% à 57,22 dollars à la Bourse de New York.A la Bourse de Copenhague, le danois Ørsted, spécialisé dans le développement d’énergie éolienne offshore, a chuté de plus de 12%. L’entreprise danoise de fabrication d’éoliennes Vestas a perdu 2,65%. 

Colère agricole: pas de “trêve” à l’approche de Noël, nouveau cas de dermatose

La mobilisation des agriculteurs, en baisse ces derniers jours, a connu un léger rebond lundi, des barrages et manifestations persistant notamment dans le Sud-Ouest, où un abattage lié à un nouveau cas de dermatose, apparu en dépit des mesures sanitaires, est venu rappeler la menace sur le cheptel français.L’abattage de quatre vaches a été ordonné à Saint-Marsal, dans les Pyrénées-Orientales, après la détection vendredi d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), malgré la campagne de vaccination des bovins qui bat son plein dans le Sud-Ouest.La vache contaminée appartenait à un élevage déjà touché par la dermatose, mais dans un groupe distinct de bovins, a précisé la préfecture, qui a confirmé l’abattage.Cette vache avait été vaccinée, a indiqué “en toute transparence” le ministère de l’Agriculture à des journalistes, expliquant qu’une vache peut en effet contracter la DNC lors des trois semaines au cours desquelles le vaccin gagne en puissance, et présenter des symptômes encore plus tard.Depuis l’apparition de la DNC sur le territoire français, en Savoie l’été dernier, l’Etat tente de contenir la propagation du virus en appliquant trois règles: abattage systématique dès la détection d’un cas, vaccination et restriction de mouvements.- “Pas lâcher” -La mobilisation des agriculteurs, qui contestent cette stratégie d’abattage des troupeaux entiers au moindre cas détecté, a connu un léger regain lundi, avec 35 actions mobilisant 1.200 personnes, selon le ministère de l’Intérieur. C’est plus que ce week-end (23 actions dimanche, 50 samedi), mais nettement mois qu’en fin de semaine dernière (110 actions jeudi, 93 vendredi).Dans la nuit de dimanche à lundi, un nouveau barrage a été levé, à Tarascon-sur-Ariège sur l’axe stratégique de la RN20 entre la France et l’Andorre, après dix jours de mobilisation, tandis que dans les Pyrénées-Atlantiques, seule la fin de l’abattage total pourra faire quitter aux agriculteurs leur campement installé sur l’A64 à hauteur d’Urt, à 15 kilomètres de Bayonne, également depuis dix jours.”On ne va pas lâcher parce qu’il y a les fêtes de fin d’année. S’il faut partir une ou deux heures à la maison pour voir la famille, on le fera. Mais on reviendra toujours”, a assuré Xan Michelema, 20 ans.A l’autre extrémité de l’A64, à Carbonne, près de Toulouse, une petite foule d’agriculteurs s’est encore pressée sur le barrage décoré de sapins aux branches desquelles pendaient des cartouches vides de gaz lacrymogène, tirées selon les agriculteurs autour de la ferme ariégeoise d’où la colère agricole est partie.”Le soutien est indéfectible, il grossit tous les jours. Les gens veulent venir faire la messe de Noël” sous le pont de la sortie 27 de l’autoroute, a déclaré à l’AFP Bertrand Loup, éleveur et vice-président de la chambre d’agriculture de Haute-Garonne.La circulation a toutefois encore été entravée lundi, notamment sur l’A63 près de Bordeaux, sur l’A64 entre Toulouse et Bayonne, ou encore sur l’A75 Clermont-Béziers en Lozère et dans l’Aveyron, selon des représentants syndicaux joints par l’AFP.A Cestas (Gironde), une trentaine d’agriculteurs poursuivent le blocage sous l’échangeur de l’A63. “Depuis deux ans, on se bat pour avoir des réponses pour que l’agriculture française soit prospère et pour que nous, agriculteurs, puissions vivre dignement de notre métier. Tout le monde s’en fout dans ce pays”, a estimé José Pérez, figure des mouvements de 2024 dans le Lot-et-Garonne voisin.Malgré les appels du gouvernement à une “trêve” à l’approche des fêtes, de nouvelles actions ont encore fleuri lundi.A Reims, une trentaine d’agriculteurs et une vingtaine de tracteurs étaient mobilisés lundi matin sur un barrage filtrant, distribuant du lait aux automobilistes.- Cellule scientifique -Lundi, une cellule de dialogue entre scientifiques et représentants agricoles d’Occitanie a tenu à Toulouse une deuxième réunion d’échanges autour d’une évolution du protocole de gestion de la crise de la DNC.”Ça va à deux à l’heure”, a fustigé Bertrand Loup, indiquant que cette cellule ne pourrait permettre de modifier le protocole qu’au plus tôt en janvier. “Des cas (de DNC, NDLR), il peut y en avoir tous les jours et on se donne du temps dans l’urgence, c’est hallucinant”, a-t-il critiqué.Les bovins situés dans une zone couvrant dix départements du Sud-Ouest (Ariège, Aude, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Hérault, Landes, Pyrénées-Atlantiques, Pyrénées-Orientales et Tarn) doivent être vaccinés d’ici à mi-janvier.Mardi, le leader de la contestation au sud de Toulouse, Jérôme Bayle, doit être reçu en fin d’après-midi par le préfet. S’il demande de retirer le barrage sur l’A64, “on ira manifester à Toulouse et le mouvement s’élargira”, a-t-il promis.bdu-tb-jed-ldf-mdz/vgr/er

Wall Street espère terminer l’année dans le vert

La Bourse de New York a terminé en hausse lundi, à l’entame d’une semaine écourtée par Noël, les investisseurs espérant clôturer une nouvelle année de records sur une note positive.L’indice Nasdaq a avancé de 0,52%, le Dow Jones a pris 0,47% et l’indice élargi S&P 500 a gagné 0,64%.”Traditionnellement, nous constatons un regain d’optimisme vers la fin de l’année”, a commenté auprès de l’AFP Peter Cardillo, analyste de Spartan Capital Securities.Le marché, a-t-il dit, veut croire à un “Santa Claus Rally” (rebond du Père Noël), la période des cinq dernières séances de l’année qui commencera mercredi et qui, en général, sourit aux investisseurs.La place new-yorkaise a continué de surfer lundi sur le regain d’intérêt pour les grands noms de la tech, une séquence entamée en fin de semaine dernière.”Le secteur de l’IA (intelligence artificielle, NDLR) poursuit sa bonne tenue et les fabricants de puces électroniques sont particulièrement performants aujourd’hui”, ont souligné les analystes de Briefing.com.Le géant des semi-conducteurs Nvidia a gagné 1,49%, Micron a avancé de 4,01%, AMD a pris 0,71% et Broadcom a progressé de 0,52%.Côté indicateurs, la première estimation du produit intérieur brut (PIB) américain du troisième trimestre est attendue mardi, ainsi que la production industrielle des deux derniers mois.Un indice de confiance des consommateurs de l’association professionnelle Conference Board sera publié le même jour.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans se tendait légèrement à 4,16% vers 21H10 GMT, contre 4,15% à la clôture vendredi.Au tableau des valeurs, le producteur d’électricité Dominion – qui développe l’un des plus gros projets d’éoliennes en mer aux Etats-Unis – a perdu 3,72%, à 57,22 dollars, après la décision lundi du gouvernement américain de suspendre tous les grands projets d’éolien offshore en cours de construction dans le pays pour des raisons de “sécurité nationale”.L’arrêt du projet de Dominion “menacera la fiabilité du réseau électrique pour certains des équipements militaires, civils et d’IA les plus importants du pays” et “mettra en péril des milliers d’emplois”, s’est désolé le groupe dans un communiqué.Après être tombé de plus de 10% vendredi, le groupe de vêtements et d’équipements sportifs Nike a poursuivi sa chute (-2,55% à 57,21 dollars), pâtissant toujours des prévisions moins bonnes qu’initialement anticipé pour le troisième trimestre de son exercice décalé.Paramount Skydance a avancé de 4,29% à 13,61 dollars, après que le milliardaire Larry Ellison, troisième homme le plus riche du monde, a apporté sa garantie personnelle à hauteur de 40,4 milliards de dollars au groupe dirigé par son fils David pour son offre de rachat de Warner Bros Discovery (WBD), selon un document publié lundi.Cette communication survient quelques jours après que le conseil d’administration de WBD a refusé la proposition de Paramount Skydance, d’un montant de 108,4 milliards de dollars (dette comprise), mettant notamment en doute l’engagement dans ce montage du milliardaire, président du groupe Oracle, et lui préférant le concurrent Netflix.Le conglomérat industriel américain Honeywell (-1,58% à 195,96 dollars) a été sanctionné à la suite de l’annonce d’une charge exceptionnelle de 470 millions de dollars au quatrième trimestre pour tenter de régler un litige avec la compagnie américaine de jets privés Flexjet.

La Chine cible des produits laitiers européens, vive réaction de l’UE

Un nouveau front s’est ouvert dans les relations commerciales déjà tendues entre la Chine et l’UE: Pékin va imposer des taxes sur certains produits laitiers européens, une mesure vivement dénoncée par l’UE et les producteurs européens qui la jugent totalement injustifiée.Ces droits de douane “provisoires” s’échelonneront de 21,9% à 42,7% et entreront en vigueur mardi, a annoncé lundi le ministère chinois du Commerce.Ils concernent toute une série de produits, notamment les fromages frais et transformés, les fromages bleus ainsi que certains laits et crèmes, qui bénéficieraient selon Pékin de subventions faisant subir un “préjudice substantiel” aux concurrents chinois.”C’est un développement très négatif” dans les relations entre l’UE et la Chine, a réagi lundi un porte-parole de la Commission européenne.”C’est un choc, un coup de massue”, a renchéri auprès de l’AFP François-Xavier Huard, PDG de la Fédération nationale de l’industrie laitière, organisation qui représente les industriels français du secteur comme Lactalis, Danone, Savencia ou Bel.Il s’agit d’un “coup dur pour les entreprises concernées (…) surtout en raison de la situation déjà tendue sur le marché”, a réagi de son côté l’Association allemande de l’industrie laitière.- Mesure de rétorsion -Le gouvernement chinois a pris cette décision dans le cadre d’une enquête antisubventions lancée en août 2024, officiellement à la suite d’une demande de l’Association laitière de Chine. Mais pour les Européens, il s’agissait d’une mesure de rétorsion, car cette enquête avait été annoncée au lendemain de l’annonce par l’UE de sa décision d’imposer des droits de douane élevés sur les véhicules électriques fabriqués en Chine. Selon la Commission européenne, Pékin prévoit de conclure son enquête sur le secteur laitier européen le 21 février, date à laquelle la taxe douanière pourrait devenir définitive.Mais Bruxelles veut convaincre la Chine d’y renoncer. “Notre analyse est que cette enquête est basée sur des allégations contestables et des preuves insuffisantes, et que les mesures sont par conséquent injustifiées et infondées”, a déclaré à la presse Olof Gill, porte-parole de la Commission.”Nous faisons tout ce qu’il faut pour défendre les agriculteurs et les exportateurs de l’UE, ainsi que la Politique agricole commune, contre l’utilisation abusive par la Chine de mesures de protection commerciales”, a-t-il ajouté, rappelant que la Commission avait déjà saisi l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à propos de ce dossier.”Nous n’acceptons pas cette décision unilatérale, et sans fondement”, a dit de son côté le ministre français du Commerce extérieur Nicolas Forissier.”Nous ferons toujours en sorte de protéger nos filières. Dans ce sens, nous travaillons en étroite collaboration avec toutes les parties prenantes (entreprises, Commission, autres Etats membres) pour défendre les producteurs européens”, a ajouté le ministre.La semaine dernière, la Chine avait déjà annoncé imposer pour cinq ans des droits “antidumping” allant de 4,9% à 19,8% sur le porc et ses sous-produits importés de l’UE, sur la base d’une autre enquête ouverte en juillet 2024.Toutefois, cette mesure avait été accueillie avec un certain soulagement par les producteurs porcins européens, qui subissaient des taux provisoires encore plus prohibitifs, pouvant s’élever jusqu’à 62,4%.- Terres rares et puces électroniques -Les relations commerciales entre l’UE et la Chine sont sous tension depuis 2024.Après le bras de fer sur l’automobile, la Chine a également ciblé les importations de cognac et autres brandys européens.L’UE reproche aussi à Pékin d’entretenir à coup de subventions d’énormes surcapacités dans la production d’acier, qui mettent en péril l’industrie européenne.A tel point que la Commission a proposé cet automne des mesures protectionnistes sans précédent pour sauver les aciéristes de l’UE.En outre, des mesures de restriction des exportations de terres rares, des matières premières essentielles pour des pans entiers de l’économie européenne, mises en œuvre cette année par Pékin, ont exacerbé ces tensions, amplifiées encore par le différend entre la Chine et les Pays-Bas autour du fabricant de composants électroniques Nexperia.burs-fpo/er

La mobilisation agricole faiblit mais pas de “trêve” à l’approche de Noël

La mobilisation des agriculteurs, opposés à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et au traité Mercosur, a baissé d’intensité ces derniers jours, mais des barrages et manifestations continuent à l’approche de Noël, notamment dans le Sud-Ouest.L’abattage lundi de quatre vaches à Saint-Marsal, dans les Pyrénées-Orientales, après la détection d’un cas de DNC vendredi, comme l’a confirmé à l’AFP la préfecture de ce département, a rappelé que l’épizootie reste d’actualité à l’avant-veille du réveillon, en dépit de la campagne de vaccination des bovins qui bat son plein dans le Sud-Ouest.La vache touchée appartenait à un élevage déjà touché par la dermatose au sein d’un groupe distinct de bovins, a précisé la préfecture.Depuis l’apparition de la DNC sur le territoire français, en Savoie cet été, l’Etat tente de contenir la propagation du virus en se fondant sur “trois piliers”: l’abattage systématique dès la détection d’un cas, la vaccination et la restriction de mouvements.- “Pas lâcher” -Dans la nuit de dimanche à lundi, un nouveau barrage a été levé, à Tarascon-sur-Ariège sur l’axe stratégique de la RN20 entre la France et l’Andorre, après dix jours de mobilisation, tandis que dans les Pyrénées-Atlantiques, seule la fin de l’abattage total pourrait faire quitter aux agriculteurs leur campement installé sur l’A64 à hauteur d’Urt, à 15 kilomètres de Bayonne, également depuis dix jours.”On ne va pas lâcher parce qu’il y a les fêtes de fin d’année. S’il faut partir une ou deux heures à la maison pour voir la famille, on le fera. Mais on reviendra toujours”, assure Xan Michelema, 20 ans.A l’autre extrémité de l’A64, à Carbonne, près de Toulouse, une petite foule d’agriculteurs se presse toujours sur le barrage décoré de sapins aux branches desquelles pendent des cartouches vides de gaz lacrymogène, tirées selon les agriculteurs autour de la ferme ariégeoise d’où la colère agricole est partie.- Messe de Noël -“Le soutien est indéfectible, il grossit tous les jours. Les gens veulent venir faire la messe de Nöel”, prévue le 24 au soir sous le pont de la sortie 27 de l’autoroute, a déclaré à l’AFP Bertrand Loup, éleveur et vice-président de la chambre d’agriculture de Haute-Garonne.Selon le ministère de l’Intérieur, 23 actions mobilisant 720 personnes ont été comptabilisées dimanche, essentiellement dans le Sud-Ouest, contre 50 actions samedi, 93 vendredi et 110 jeudi.Malgré cette décrue, la circulation est encore entravée sur l’A63 près de Bordeaux, sur l’A64 entre Toulouse et Bayonne, ou encore sur l’A75 Clermont-Béziers en Lozère et dans l’Aveyron, selon des représentants syndicaux joints par l’AFP.A Cestas (Gironde), une trentaine d’agriculteurs, certains avec leurs familles, poursuivaient le blocage sous l’échangeur de l’A63, où ils ont installé un sapin et une crèche, a constaté un journaliste de l’AFPTV.José Pérez, figure des mouvements de 2024 dans le Lot-et-Garonne voisin, salue la ténacité des manifestants. “Depuis deux ans, on se bat pour avoir des réponses pour que l’agriculture française soit prospère et pour que nous, agriculteurs, puissions vivre dignement de notre métier. Tout le monde s’en fout dans ce pays”, estime-t-il.Malgré les appels du gouvernement à une “trêve” à l’approche des fêtes, de nouvelles actions fleurissent encore.A Reims, une trentaine d’agriculteurs et une vingtaine de tracteurs étaient mobilisés lundi matin sur un barrage filtrant, distribuant du lait aux automobilistes.- Cellule scientifique -Lundi, une cellule de dialogue entre scientifiques et représentants agricoles d’Occitanie a tenu à Toulouse une deuxième réunion d’échanges autour d’une évolution du protocole de gestion de la crise de DNC.”Ça va à deux à l’heure”, a fustigé Bertrand Loup, indiquant que cette cellule ne pourrait permettre de modifier le protocole qu’au plus tôt en janvier. “Des cas (de DNC, ndlr), il peut y en avoir tous les jours et on se donne du temps dans l’urgence, c’est hallucinant.”Une rumeur d’un cas en Haute-Garonne a parcouru les conversations entre éleveurs, sans que les services de l’Etat ne confirment.Les bovins situés dans une zone couvrant dix départements du Sud-Ouest (Ariège, Aude, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Hérault, Landes, Pyrénées-Atlantiques, Pyrénées-Orientales et Tarn) doivent être vaccinés d’ici à mi-janvier.Mardi, le leader de la contestation au sud de Toulouse, Jérôme Bayle, doit être reçu en fin d’après-midi par le préfet. S’il demande de retirer le barrage sur l’A64, “on ira manifester à Toulouse et le mouvement s’élargira”, promet-il.bdu-tb-jed-ldf-mdz/vgr/de