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Uber dévoile le robotaxi censé défier Waymo à San Francisco fin 2026

Uber et le constructeur électrique de luxe Lucid ont dévoilé lundi à Las Vegas leur futur robotaxi, destiné à concurrencer dès cette année Waymo, le leader mondial des voitures sans chauffeur, dans son propre jardin de San Francisco.Ce véhicule tout électrique à six places, contre quatre pour les Jaguar de Waymo, est une version modifiée du SUV “Gravity” de Lucid, équipée d’une batterie de capteurs (caméras, radars, lidar et ultrasons), le tout piloté par le logiciel de la start-up Nuro avec les puces du géant Nvidia.Ce prototype, dévoilé à l’hôtel-casino Fontainebleau à la veille du salon technologique CES de Las Vegas, est une étape dans le projet de Nvidia et Uber annoncé cet automne: déployer 100.000 robotaxis à partir de 2027, en collaboration avec plusieurs constructeurs différents.Les partenaires ont confirmé avoir débuté en décembre des tests de conduite autonome dans la baie de San Francisco. Supervisés par un humain à bord, ces essais précèdent le lancement commercial, toujours prévu “plus tard en 2026”, sous réserve d’approbation du régulateur californien.L’habitacle se veut rassurant pour le grand public: des écrans permettent de visualiser en temps réel l’environnement capté par l’ordinateur (piétons, feux, trafic), d’ordonner des arrêts et de régler la musique ou la température, y compris du siège.Le véhicule est doté d’un module de toit baptisé “Halo”, intégrant une partie des capteurs et destiné à communiquer avec les piétons, via des LED affichant les initiales du client, tout comme le petit dôme sur le toit des Waymo.Ce déploiement marquerait le retour d’une concurrence frontale pour Waymo (filiale d’Alphabet), qui jouit actuellement d’un quasi-monopole sur les robotaxis à San Francisco depuis le retrait de Cruise fin 2023.Waymo, qui fait rouler quelque 2.000 voitures sans chauffeur dans cinq villes aux Etats-Unis, a fait de San Francisco sa vitrine, et prévoit d’opérer dans une dizaine de villes américaines d’ici la fin de l’année. Près de la moitié de sa flotte sillonne en permanence les collines proches du Golden Gate, où elle est devenue une véritable attraction touristique.Une filiale d’Amazon, Zoox, a ouvert un accès limité au public pour ses véhicules sans chauffeur et sans volant à San Francisco. Les robotaxis de Tesla sont aussi présents en petit nombre, mais avec encore un chauffeur surveillant la conduite autonome.Uber permet déjà de réserver des courses sans chauffeur, mais uniquement en jouant l’intermédiaire pour son concurrent Waymo dans deux villes, Austin (Texas) et Atlanta (Géorgie). Ou pour le compte du Chinois WeRide en Arabie Saoudite depuis octobre.Le géant chinois Baidu a annoncé des projets de robotaxis au Royaume-Uni et en Allemagne pour 2026, avec Lyft, concurrent d’Uber.

Le marché immobilier à nouveau équilibré en 2025, mais pas encore sorti de la crise

Un retour à la normale après deux ans de crise ? En 2025, le marché immobilier ancien a retrouvé du rythme et une évolution des prix modérée, selon les professionnels, qui restent prudents et ne parlent pas de sortie de crise.”La bonne nouvelle, c’est la remontée du volume de transactions. On en avait besoin, on a traversé une vraie tempête”, estime Charles Marinakis, président de Century 21 France. A fin septembre 2025, 921.000 ventes de logements anciens ont été comptabilisées. Pour l’année complète, le Conseil supérieur du notariat table sur 945.000 transactions réalisées, ce qui représenterait une hausse d’environ 12% par rapport à 2024. Pour les réseaux d’agences immobilières, la reprise des ventes a été de 11,6% chez Century 21, 11% pour Orpi et 16% au sein de Laforêt.Un cru 2025 plutôt bon puisqu’en moyenne entre 2014 et 2024, près de 980.000 transactions ont été enregistrées annuellement. Sur les vingt dernières années, cette moyenne se situe juste au-dessus de 867.000 ventes.  Quant aux prix au mètre carré, ils ont augmenté de 1,6% selon le baromètre SeLoger-Meilleurs Agents, de 1,4% d’après Century 21 et de 1,8% pour Laforêt. Une hausse que Charles Marinakis qualifie de “modérée” et espère ne pas voir s’emballer.Le marché immobilier “a retrouvé une forme de normalité avec des volumes de vente, des taux de crédit dans une fourchette normale et aussi une hiérarchie des prix” entre les différents territoires, commente auprès de l’AFP Yann Jéhanno, président du réseau Laforêt France. “Un marché normal, équilibré, qui s’est auto-régulé” après les secousses connues depuis la crise du Covid, confirme le président de Century 21.- Marché locatif toujours tendu -Pour Guillaume Martinaud, président d’Orpi, les raisons de cette dynamique retrouvée sont “claires”: “la baisse progressive des taux qui a rouvert l’accès au crédit, l’ajustement des prix qui a redonné du pouvoir d’achat immobilier et l’engagement des banques auprès des primo‑accédants”.Le taux d’intérêt moyen des crédits immobiliers est en effet redescendu autour de 3,1% après avoir dépassé les 4% en 2023. Les prix des logements avaient quant à eux baissé de 2,1% en 2024 et de 3,9% en 2023.Les ménages qui achètent leur premier bien immobilier avaient été les premiers touchés par la hausse des taux d’intérêt à partir de 2022. En 2025, “ils ont pu profiter de la baisse des prix” immobiliers, se réjouit Yann Jéhanno. Leur part parmi les clients acquéreurs de Laforêt est passée de 30% en 2024 à 35% en 2025.”Cela va dans le bons sens mais il reste des primo-accédants sur le bord de la route avec des difficultés à constituer un apport”, nuance le président de Laforêt. “Avant la crise, les primo-accédants représentaient 50% du marché”. Autre nuage dans la reprise: la désertion des investisseurs particuliers, ceux qui achètent un logement pour le louer. Ils représentent un quart des clients acquéreurs de Century 21, moins qu’en 2019, avant la crise. Mais 1,5 fois plus qu’en 2015, relativise Charles Marinakis.Principale conséquence de ce retrait des investisseurs: des tensions sur le marché locatif qui restent “très fortes, notamment dans les zones tendues”, constate le baromètre SeLoger-Meilleurs Agents.”À Paris, par exemple, le nombre de biens disponibles à la location reste 30% à 40% en dessous de son niveau avant crise sanitaire”, est-il ajouté. “Tant qu’on ne relancera pas l’investissement locatif”, le marché locatif restera tendu, estime Yann Jéhanno. Un dispositif fiscal incitatif pour les bailleurs privés figurait au projet de loi de finances pour 2026, dont l’examen n’a pas pu être achevé avant le 31 décembre. Le texte doit revenir à l’Assemblée nationale à partir du 8 janvier en commission des finances et pourra faire l’objet de nouvelles modifications.”Rien n’est gagné” pour l’immobilier, résume Guillaume Martinaud. “L’instabilité politique et la situation géopolitique que nous connaissons depuis septembre 2025 commencent déjà à peser sur le marché et se lisent dans les chiffres de fin d’année”, prévient-il. 

Colère agricole: les autorités craignent l’escalade et poursuivent leurs consultations

Le gouvernement poursuit mardi ses consultations avec les agriculteurs, dont ceux de la puissante FNSEA, espérant calmer la contestation, alors que sur le terrain les autorités interdisent les déplacements de tracteurs, des dispositions que les agriculteurs promettent d’outrepasser.Après les Jeunes agriculteurs et la Coordination rurale, c’est au tour de la FNSEA et de la Confédération paysanne d’être reçues mardi, respectivement à 17H30 et 19H00, par le Premier ministre Sébastien Lecornu à Matignon.Epizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) pour les bovins, faible cours du blé et prix élevé des engrais, menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur, entre autres, les motifs de grogne s’amoncellent, alimentant une colère que les dernières propositions de l’exécutif ne parviennent pas à calmer.Selon plusieurs arrêtés préfectoraux consultés lundi par l’AFP, les mouvements et convois de tracteurs sont interdits dans la majeure partie de la France jusqu’à jeudi, visiblement pour tenter de juguler les projets de blocage avec les engins de la capitale, déjà aux prises avec la neige et le verglas.Mais la Coordination rurale a promis lundi soir de passer outre: “on montera” porter les “doléances” des agriculteurs à Paris, de façon “pacifique” et “même si la moitié doit finir en garde à vue”, a ainsi clamé à la sortie de Matignon, Bertrand Venteau, président du deuxième syndicat agricole.La CR espère l’arrivée de ses cortèges pacifiques aux abords de Paris à compter de jeudi, a-t-elle précisé à l’AFP.La FNSEA, reçue mardi à 17H30 à Matignon, a sonné la “mobilisation nationale” dimanche. Mais ses actions semblent pour le moment locales et ne pas se diriger vers de grands déplacements.Plusieurs actions ou blocages routiers ont été dénombrés par la gendarmerie lundi, notamment sur les autoroutes A75 (Lozère), A64 (Haute-Garonne), A51 (Isère), A84 (Manche) et sur l’A7 à différents niveaux, notamment aux abords de Lyon.Dimanche, le Premier ministre a tenté de reprendre la main, appelant l’UE à “amplifier rapidement” ses contrôles aux frontières pour tous les produits agricoles qui “ne respecteraient pas les normes sanitaires et phytosanitaires” de l’Union imposées aux producteurs.Sébastien Lecornu et Annie Genevard ont annoncé dimanche leur volonté de suspendre par arrêté l’importation de fruits et légumes d’Amérique du Sud contenant des résidus de fongicides et herbicides interdits en Europe.Pour l’heure, les syndicats jugent “insuffisantes” ces promesses de l’exécutif.

Nestlé procède à un rappel volontaire de laits pour bébés dans plusieurs pays européens

Le géant suisse de l’alimentation Nestlé a annoncé lundi un rappel volontaire de lots de laits infantiles par mesure de précaution dans plusieurs pays en Europe, dont la France, l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, l’Italie, ainsi que la Suède. Sur son site internet, le groupe indique avoir détecté un problème de qualité dans un ingrédient venant d’un de ses grands fournisseurs. Nestlé France a indiqué lundi soir procéder “à un rappel préventif et volontaire de certains lots de laits infantiles Guigoz et Nidal”, dans le prolongement d’un rappel volontaire initié début décembre dans l’Hexagone d’un lot de lait infantile de la marque Guigoz.Ce “rappel préventif élargi de certains lots de laits infantiles Guigoz et Nidal commercialisés en France” intervient après “de nouvelles investigations menant à la détection d’un incident qualité lié à un ingrédient fabriqué par l’un de ses fournisseurs.Ces investigations “ont révélé la présence potentielle de céréulide, une substance d’origine bactérienne issue du microorganisme Bacillus cereus, susceptible de provoquer des troubles digestifs (diarrhées et vomissements)”. Le groupe explique avoir “procédé à une analyse de toutes les huiles d’acide arachidonique et mélanges d’huiles correspondants utilisés dans la production des produits de nutrition infantile potentiellement affectés”. Contacté par l’AFP, Nestlé précise “être en contact avec les autorités des pays concernés pour s’assurer que les mesures nécessaires sont prises”. Il s’agit d’une mesure de précaution, “aucun cas de maladie en lien avec les produits concernés n’ayant été confirmé jusqu’à présent”, a-t-il insisté.Sur les versions locales de son site internet pour chaque pays concerné, le groupe a mis en ligne des photos avec le numéro des lots de produits, commercialisés sous des noms différents d’un pays à l’autre.En Allemagne, ils sont notamment vendus sous la marque Beba et Alfamino. Nestlé fournit les instructions pour ramener les produits et se faire rembourser, ainsi qu’un numéro pour répondre aux questions des consommateurs.En décembre, Nestlé avait procédé à un rappel de lait infantile, notamment en France, suite à la détection du micro-organisme Bacillus cereus sur une ligne de production, ce qui avait suscité de vives critiques de l’ONG Foodwatch qui lui avait reproché d’avoir communiqué de manière “très vague”.Lundi, le groupe explique également ce rappel de produits par le céréulide, une toxine produite par certaines souche de ce micro-organisme. Il dit travailler avec son fournisseur qui est en train de réaliser une analyse approfondie.  Nestlé France, qui incite ses clients à contacter le Service Consommateurs Guigoz au 0800 100 409 ou Nidal au 0800 100 312, demande aux consommateurs ayant acheté un des lots des produits concernés de ne pas le rapporter en magasin, de prendre chaque boite concernée en photo afin d’obtenir un bon d’achat et de jeter le produit.En cas de suspicion de troubles de santé en lien avec la consommation de ce produit, le groupe demande aux personnes concernées de contacter un professionnel de santé. 

Wall Street portée par le secteur énergétique après la capture de Maduro

La Bourse de New York a terminé en nette hausse lundi, portée par le secteur de l’énergie qui profite de l’intention affichée par Washington d’exploiter les gigantesques réserves pétrolières du Venezuela après la capture de Nicolas Maduro.Le Dow Jones a gagné 1,23% et a touché un nouveau sommet en clôture, à 48.977,18 points. L’indice élargi S&P 500 a avancé de 0,64% et l’indice Nasdaq a pris 0,69%.L’intervention américaine de ce week-end au Venezuela, avec l’enlèvement du chef de l’Etat déchu Nicolas Maduro, “a été perçue de manière positive” par la place newyorkaise, résume auprès de l’AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.”Le secteur énergétique enregistre des performances supérieures à la moyenne, les grandes compagnies pétrolières américaines étant bien placées pour tirer profit du contrôle exercé par Washington sur ce pays riche en pétrole brut”, note Jose Torres, d’Interactive Brokers.L’action du groupe Chevron, déjà présent au Venezuela, a grimpé de 5,11%. Exxon Mobil a pris de son côté 2,25% et ConocoPhillips a progressé de 2,62%.Le spécialiste des services pour l’industrie pétrolière Halliburton a bondi, lui, de 7,85% et le raffineur Marathon Petroleum de 5,96%.Le Venezuela dispose des plus grandes réserves de pétrole prouvées du monde, devant l’Arabie saoudite et l’Iran, mais sa production actuelle reste faible, à environ 1 million de barils par jour.Une éventuelle réouverture des vannes pourrait mener à une baisse des prix du brut, et donc à des “prévisions d’inflation plus modérées”, selon M. Torres.”Nous entrons dans la première semaine complète d’échanges depuis longtemps” après Noël et le Nouvel An, remarque aussi auprès de l’AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.Selon l’expert, les gains actuels du marché ne sont ainsi pas essentiellement liés au Venezuela, mais plutôt à “un regard neuf” de la part des investisseurs en ce début d’année.Plusieurs indicateurs américains seront publiés dans les prochains jours, dont le plus attendu est le rapport sur l’emploi en décembre, qui doit paraître vendredi.Publié lundi, l’indice ISM d’activité industrielle aux Etats-Unis pour le mois de décembre est ressorti en deçà des attentes, continuant de se contracter. Il s’agit de son plus bas niveau en 2025.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans se détendait vers 21H20 GMT, à 4,15%, contre 4,19% à la clôture vendredi.A la cote, les valeurs de la défense ont profité de l’opération américaine au Venezuela. Lockheed Martin a gagné 2,91%, Northrop Grumman a avancé de 4,37% et General Dynamics, de 3,59%.Le secteur énergétique canadien, dont les ventes dépendent largement des Etats-Unis, a reculé. Canadian Natural Resources a chuté de 6,15% et Cenovus Energy a perdu 5,05%.Le laboratoire pharmaceutique Novo Nordisk (+5,23% à 55,13 dollars) a brillé au premier jour du lancement d’une version en comprimé de son traitement anti-obésité phare Wegovy.Le constructeur automobile américain General Motors a terminé dans le vert (+2,67% à 83,14 dollars), malgré le recul de ses ventes de près de 7% au quatrième trimestre aux États-Unis, selon des chiffres publiés lundi.Les investisseurs ont préféré se concentrer sur les performances de l’entreprise sur l’ensemble de l’année 2025, lors de laquelle General Motors a écoulé 2,85 millions de véhicules (+5,5% sur un an).

Bolivie: manifestation à La Paz contre la fin des subventions aux carburants

Des milliers de travailleurs se sont réunis lundi à La Paz, après une marche de trois jours pour certains, afin d’exiger du gouvernement de centre-droit l’annulation d’un décret supprimant les subventions aux carburants, a constaté l’AFP. Paru il y a trois semaines, le texte a mis fin à un dispositif en vigueur depuis 20 ans sous les gouvernements de gauche d’Evo Morales (2006-2019) et de Luis Arce (2020-2025).Jusqu’alors, l’Etat importait l’essence et le diesel aux prix internationaux pour les revendre à perte sur le marché intérieur, une politique qui a asséché les réserves en devises et contribué à la pire crise économique qu’ait connue le pays depuis 40 ans.Avec la fin des subventions, les prix des carburants ont doublé, une hausse qui s’est répercutée sur les prix à la consommation. “Malheureusement, tout notre panier de consommation a augmenté”, constate William Calle, un mineur de 40 ans venu de Calamarca, un village situé à environ 70 kilomètres au sud de La Paz. Débutée dans le calme, la manifestation a connu des tensions aux abords du palais présidentiel, la police repoussant à l’aide de gaz lacrymogènes des manifestants qui tentaient de s’en approcher.Adolfo Willca, un ouvrier de 50 ans, a assuré à l’AFP que la mobilisation se poursuivrait jusqu’à l’abrogation “de ce maudit décret affameur”. La Défenseure du peuple a estimé à près de 10.000 le nombre de manifestants arrivés dans la capitale administrative. En parallèle, lundi, le gouvernement a entamé un dialogue avec des représentants des manifestants. Le ministre de l’Economie, Gabriel Espinoza, a cependant assuré que le gouvernement du président Rodrigo Paz ne reviendrait pas en arrière, tout en disant attendre des propositions sérieuses des syndicats.

Impôt minimum mondial: Washington obtient une exonération des multinationales américaines

Washington s’est félicité lundi d’avoir obtenu que les multinationales américaines soient “exemptées” du taux minimal de taxation de 15% prévu par un accord international.Fin 2021, près de 140 Etats s’étaient engagés à davantage taxer les multinationales via un accord cadre conclu sous l’égide de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE).Le “Pilier 2” de cet accord prévoit l’instauration d’un taux d’impôt effectif minimum d’au moins 15% sur les bénéfices de ces grandes entreprises.Dès son retour au pouvoir, Donald Trump a retiré les Etats-Unis de l’accord et son gouvernement a négocié pour que les multinationales américaines soient dispensées d’une telle taxation.Pour forcer la main des autres pays, les parlementaires républicains ont introduit en 2025 la menace d’une surtaxation des entreprises étrangères aux Etats-Unis.Dans un communiqué lundi, le ministère américain des Finances explique avoir obtenu “que les entreprises ayant leur siège social aux Etats-Unis soient soumises uniquement aux impôts minimaux américains et exemptées du Pilier 2”.Le ministère estime que cette issue constitue une “victoire historique” qui “préserve la souveraineté américaine” et “protège les entreprises et travailleurs américains contre les dérives extraterritoriales.”Le principe de cette exemption avait été acté par les pays membres du G7 fin juin.Dans un communiqué séparé, également publié lundi, l’OCDE évoque “plusieurs mois d’intenses négociations” pour aboutir à “un compromis politique et technique majeur qui posera les fondations de la stabilité et de la sécurité juridique du système fiscal international”.

La neige perturbe les transports en France, Royaume-Uni et Pays-Bas

Vols retardés ou annulés dans les principaux aéroports européens, Eurostar à l’arrêt, poids lourds bloqués… la neige, tombée en abondance lundi, perturbe les transports en France, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas.En raison de la poudreuse tombée sur les pistes des deux grands aéroports parisiens, Charles-de-Gaulle – le premier aéroport français – et Orly, les compagnies aériennes ont été appelées à réduire de 15% le nombre de leurs vols lundi. Des mesures nécessaires pour permettre les opérations de “déneigement des pistes et (de) dégivrage des avions”, a expliqué le ministre français des Transports, Philippe Tabarot.La neige a provoqué lundi des retards dans les aéroports parisiens, selon la Direction générale de l’aviation civile (DGAC).Dans la capitale française, plus aucun bus ne circulait dans l’après-midi et les traditionnels embouteillages de fin de journée en région parisienne, à l’heure de la sortie de bureau, ont atteint un niveau record: 1.020 km.”Ici on est pas dans un pays du tiers monde! Le Canada a des températures de -40°C et ils s’en sortent parce qu’ils prennent les devants, ils s’équipent contrairement à nous”, s’agace Stéphanie Anoh, 51 ans, rencontrée à la gare Saint-Lazare à Paris. Secrétaire dans un hôpital parisien, elle tente de regagner son domicile d’Herblay, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de la capitale, mais son train de retour a du retard.Dans l’ouest du pays, où la neige a atteint jusqu’à 15 cm sur les hauteurs en Normandie, des poids lourds bloqués en travers des voies empêchaient la circulation sur l’autoroute A 28, entre Rouen et Abbeville. – 52 cm de neige en Ecosse -Au total, 26 départements du nord-ouest de la France jusqu’en région parisienne étaient placés lundi soir en vigilance orange neige-verglas, soit le niveau 3 sur 4, selon Météo-France.Dans le grand aéroport d’Amsterdam-Schiphol aux Pays-Bas, ce sont près de 700 vols qui ont été annulés, soit plus de la moitié des vols (environ 1.200) prévus au départ ou à l’atterrissage lundi.Des annulations de vols sont également à prévoir dans les prochains jours.Le trafic ferroviaire a également été fortement perturbé, en particulier dans la région d’Amsterdam et les trains Eurostar reliant les Pays-Bas, Paris et Londres ne circulent plus. Tous les trajets sont annulés jusqu’à lundi soir, a annoncé la société de chemins de fer NS.Au Royaume-Uni, les températures sont descendues jusqu’à -10,9°C à Shap, dans le nord-est de l’Angleterre et la couche de neige a atteint 52 cm à Tomintoul dans le nord de l’Ecosse, selon le Met Office.Le trafic a été suspendu à l’aéroport d’Aberdeen en Ecosse, et la piste de l’aéroport de Liverpool (Angleterre) fermée pendant une partie de la journée en raison de la neige et du verglas.Des vols ont été aussi annulés au départ et à l’arrivée des aéroports de Belfast et Manchester.Comme dans le centre des Pays-Bas à Utrecht, où plusieurs écoles primaires seront fermées mardi, la rentrée des vacances de Noël a été compromise pour des milliers d’élèves dans le nord de l’Ecosse, en Irlande du Nord et au pays de Galles, où des centaines d’écoles sont restées portes closes. Et l’épisode neigeux n’est pas terminé. Flocons et verglas sont prévus par le Met Office jusqu’à mardi soir en Irlande du Nord, en Ecosse, dans une partie du pays de Galles, du sud-ouest de l’Angleterre et sur la côte est.En France, la vigilance orange est valable jusqu’à mardi matin et une nouvelle prolongation pourrait être annoncée dans la journée. Aux Pays-Bas, l’institut météorologique national prévoit de nouvelles chutes de neige en abondance mercredi.

La neige provoque la pagaille sur les routes d’Île-de-France, plus de 1.000 km de bouchons

Pagaille sur les routes et dans les transports en région parisienne: des chutes de neige ont provoqué une paralysie record avec plus de 1.000 km de bouchons cumulés lundi en Île-de-France en début de soirée, tout en perturbant fortement les trafics aérien et ferroviaire.Le cumul des encombrements dans la région capitale a atteint un pic inédit vers 18H00, avant de redescendre à un peu plus de 800 km vers 19H00, selon le site d’information routière Sytadin.Ces perturbations qualifiées d’exceptionnelles interviennent alors que la RATP a dû interrompre totalement l’exploitation de ses bus dans Paris intra-muros vers 16H00 et que les aéroports parisiens réduisaient la voilure.”Ici on est pas dans un pays du tiers monde ! Le Canada a des températures de -40°C et ils s’en sortent parce qu’ils prennent les devants, ils s’équipent contrairement à nous”, s’agace Stéphanie Anoh, 51 ans, rencontrée à la gare Saint-Lazare. Secrétaire dans un hôpital parisien, elle tente de regagner son domicile d’Herblay (Val-d’Oise) mais son train de retour a du retard.”J’ai dû changer d’itinéraire au vu de la situation climatique”, témoigne également Marie Encana, travailleuse sociale de 40 ans habitant en région parisienne.Face aux prévisions, la préfecture de police avait pourtant activé le niveau 3 du plan “Neige et Verglas” et conseillé dès la mi-journée aux automobilistes d’anticiper leur retour.Malgré ces appels, la courbe des embouteillages a grimpé en flèche à l’heure de la sortie des bureaux, jusqu’à atteindre environ 1.020 km de bouchons.Dans la capitale, l’ensemble des lignes de métro et de RER fonctionnaient normalement lundi en fin d’après-midi, mais le trafic des tramways T5 et T6 était “partiellement interrompu”, a précisé la RATP.En Île-de-France, la vitesse a été limitée à 80 km/h sur les grands axes et Vinci Autoroutes a appliqué cette restriction sur son réseau, tandis que la circulation des poids lourds de plus de 3,5 tonnes est interdite sur les principales routes.- Vols annulés et TGV ralentis -Les conséquences sont également lourdes dans le ciel.Les compagnies aériennes ont dû réduire de 15% leur programme de vols à Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Orly, a annoncé le ministre des Transports, Philippe Tabarot.Ces mesures, nécessaires pour le dégivrage des avions et le déneigement des pistes, entraînent des retards moyens de 50 minutes à Roissy et 37 minutes à Orly.S’agissant du transport ferroviaire, la vitesse de certains TGV est réduite à 200 km/h (au lieu de 300 km/h) depuis cet après-midi, mesure obligatoire, a indiqué la SNCF à l’AFP.Le front neigeux, qui a d’abord frappé l’ouest du pays, s’étend désormais du Poitou-Charentes aux Ardennes. Au total, Météo-France a maintenu 26 départements en vigilance orange neige-verglas jusqu’à mardi matin.Les cumuls relevés à 16H00 allaient de 2 à 7 cm en Normandie, avec des pointes locales à 10 voire 15 cm sur les hauteurs, et déjà “quelques centimètres” en région parisienne. Dans les Hauts-de-France, la préfecture a pris un arrêté réduisant la vitesse maximale autorisée de 20 km/h sur les autoroutes et routes nationales des cinq départements de la région.- Poids lourds en travers – En Normandie, l’autoroute A28 a connu de “grosses difficultés” dans le sens Abbeville-Rouen en début d’après-midi, bloquée par des poids lourds en travers des voies, selon la préfecture de Seine-Maritime. Des dépanneurs ont été mobilisés pour dégager les véhicules obstruant la circulation.Quelques dizaines de poids lourds sont toutefois toujours à l’arrêt sur une voie de l’A28 et de l’A29, juste après la gare de péage de Cottévrard, dans le sens Abbeville-Rouen. Les chauffeurs maintenus sur les aires de stockage pourront eux se ravitailler auprès des commerces présents sur ces sites.Dans la Manche, l’A84 et la rocade de Coutances ont également subi de fortes perturbations, contraignant des automobilistes à stationner sur le bas-côté. Face aux risques, les transports scolaires ont été suspendus pour la journée de mardi dans l’ensemble de la Normandie, en Bretagne et dans les Yvelines.Dans ce département francilien, la préfecture avait invité les parents à récupérer leurs enfants dès 15H00 lundi. Les autorités se préparent désormais à une nuit difficile.”Les gelées seront encore marquées, ce qui rendra les conditions de circulation très délicates jusqu’à mardi matin” en raison du regel des chaussées, prévient Météo-France.Le préfet de la région Île-de-France, Marc Guillaume, a confirmé l’ouverture de 1.250 places d’hébergement supplémentaires à Paris dans le cadre du plan grand froid.”Il faut qu’on poursuive cet effort parce qu’il va faire froid pendant trois jours”, a-t-il insisté.ban-mas-kau-imk-djb/bfa/swi

Mercosur: l’UE compte bientôt signer l’accord

La Commission européenne n’en démord pas: Bruxelles espère “bientôt” signer l’accord commercial avec les pays latino-américains du Mercosur, grâce à des “progrès” dans les discussions entre Européens, malgré la colère des agriculteurs.Ce lundi, la porte-parole de la Commission, Paula Pinho, n’a pas confirmé la date du 12 janvier envisagée pour approuver ce traité de libre-échange avec l’Amérique latine.Mais l’Union européenne est sur la “bonne route” pour cette signature, a-t-elle affirmé, grâce à des “discussions” au sein des Vingt-Sept, du “travail” et des “progrès”.Avant de s’envoler pour l’Amérique latine, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen doit d’abord obtenir le feu vert des États membres à la majorité qualifiée.Ce vote pourrait avoir lieu vendredi lors d’une réunion entre les représentants des Vingt-Sept, selon des diplomates.Auparavant, les ministres de l’Agriculture des pays européens sont conviés à une réunion spéciale mercredi à Bruxelles. A l’ordre du jour: l’accord avec le Mercosur mais aussi l’avenir de la politique agricole commune, également au cœur des inquiétudes des agriculteurs.Le traité de libre-échange avec l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay permettrait notamment à l’UE d’y exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux.Dans le sens inverse, il faciliterait l’entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui alarme les filières concernées.La Commission espérait signer cet accord dès le mois de décembre, mais elle avait été contrainte de reculer sous la pression de la France et de l’Italie.Malgré ce report, Ursula von der Leyen reste “confiante” quant à la perspective d’aboutir à un accord, après plus de vingt-cinq ans de négociations avec les pays du Mercosur.- Un geste sur la PAC ? -Ce traité est ardemment soutenu par l’Espagne et par l’Allemagne, qui veut relancer son industrie, bousculée par la concurrence chinoise et les droits de douane aux États-Unis.L’Italie, qui avait soufflé le chaud et le froid, pourrait aussi donner son aval. Tout en demandant un report en décembre, la cheffe du gouvernement Giorgia Meloni avait assuré qu’elle finirait par valider l’accord.Sans les Italiens, la Hongrie, la Pologne et la France ne sont pas en mesure de former une minorité de blocage pour barrer la route à ce traité, qui suscite toujours la colère du monde agricole.A Paris, le Premier ministre Sébastien Lecornu reçoit ce lundi et mardi les syndicats d’agriculteurs pour tenter de désamorcer les tensions.Le monde agricole français est secoué par une série de crises: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui frappe les bovins, faible cours du blé et prix élevé des engrais qui plombent les céréaliers et menace d’une concurrence accrue des pays du Mercosur.En pleine opération déminage, le gouvernement a promis un décret pour suspendre l’importation en France de fruits et légumes contenant des résidus de cinq fongicides et herbicides interdits en Europe. Sont concernés avocats, mangues, goyaves, agrumes, raisins, pommes, melons, cerises, fraises ou pommes de terre “d’Amérique du Sud ou d’ailleurs”, selon Paris.La mesure devra toutefois obtenir l’aval de Bruxelles dans un délai de dix jours, a rappelé la Commission.L’exécutif européen “travaille déjà” par ailleurs “à établir que les pesticides les plus dangereux, interdits dans l’Union européenne pour des raisons de santé et d’environnement, ne soient pas réintroduits dans l’UE via des produits importés”, a souligné une porte-parole de la Commission, Eva Hrncirova.Aux yeux du gouvernement français, le traité avec le Mercosur n’est toujours “pas acceptable en l’état”. Paris attend en outre un geste en faveur des revenus des agriculteurs dans la future politique agricole commune, que la Commission est accusée de vouloir “diluer” dans son projet de budget européen 2028-2034.Pour une meilleure PAC et contre le Mercosur, des milliers d’agriculteurs étaient venus faire entendre leur mécontentement à Bruxelles le 18 décembre en marge d’un sommet européen entre chefs d’État et de gouvernement.Ils reprochent aux pays du Mercosur de ne pas respecter les réglementations environnementales et sociales auxquelles eux-mêmes sont soumis.