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Aux temples d’Angkor, la “peur” du conflit avec la Thaïlande fait chuter la fréquentation

Bordées de statues majestueuses, les allées du temple d’Angkor Wat, fierté du Cambodge, sont inhabituellement clairsemées à cette période de l’année. Le conflit à la frontière avec la Thaïlande, à moins de deux heures de route, fait “peur” à certains touristes.Bun Ratana court après les clients autour des vestiges centenaires de l’empire khmer, lentement grignotés par la végétation. Depuis plusieurs jours, ce guide a de plus en plus de mal à vendre ses services. “Mes revenus ont beaucoup baissé”, raconte-t-il à l’AFP alors que les fêtes de fin d’année marquent traditionnellement la saison haute.Il dit n’avoir gagné que 150 dollars depuis le début du mois — loin des 800 empochés en décembre l’an dernier — à cause des affrontements frontaliers avec le voisin thaïlandais, qui ont fait une quarantaine de morts et des centaines de milliers de déplacés.”Certains touristes ont peur, mais on ne craint rien ici à Siem Reap”, assure le guide après avoir récemment déploré une dizaine d’annulations.  Garé devant Angkor Wat, le plus célèbre temple du site archéologique classé à l’Unesco, le chauffeur de tuk-tuk Nov Mao affirme de son côté avoir perdu la moitié de sa clientèle depuis la reprise des combats, le 7 décembre.Avec un nombre record de 6,7 millions de visiteurs internationaux l’an passé, le Cambodge dépend fortement du tourisme, qui représente près de 10% de son PIB.Les ventes de billets pour le site d’Angkor, de loin la première attraction du pays, ont chuté de près de 20% en moyenne entre juin et novembre par rapport à la même période de 2024, selon les données de l’opérateur Angkor Enterprise.Les chiffres confortent l’impression visuelle sur place, où Run Kea, vendeuse de vêtements, a le sentiment que les touristes, aussi bien étrangers que locaux, ont “disparu”.”Je pense qu’ils ont peur. C’est aussi mon cas”, témoigne la quadragénaire. – Minibus à l’arrêt -A un peu plus de 400 kilomètres de là, à Bangkok, les minibus proposant habituellement le trajet de 6 heures jusqu’à Angkor sont au garage depuis que le Cambodge a suspendu les passages frontaliers samedi dernier.Prasit Chankliang, propriétaire de l’agence thaïlandaise Lampoo Ocean Travel, ne sait pas quoi dire aux clients qui souhaitent se rendre dans le pays voisin par la route, une option plus économique que l’avion.”On peut seulement leur répondre qu’ils ne peuvent pas y aller”, explique-t-il. “On ne sait pas du tout quand les voyages pourront reprendre”.Les affrontements meurtriers entre la Thaïlande et le Cambodge, qui se disputent des morceaux de territoire le long de leur frontière, n’ont pas complètement mis le tourisme à l’arrêt.Dorothy, une Américaine, savait à quoi s’attendre au niveau logistique et n’était “pas inquiète” à l’idée de se rendre à Angkor malgré la proximité relative des combats.”On est très heureux d’être venus et on se sent en sécurité pour l’instant”, confirme l’Allemande Kay Florek, arrivée à Siem Reap avec sa famille après avoir pourtant eu vent de tirs d’artillerie à moins de deux heures de là.”C’est surtout à la frontière que c’est dangereux”, estime Elliot, un Canadien de 35 ans, depuis la célèbre rue des routards de Bangkok, Khao San Road. “On ne ressent aucune menace ici”.L’impact du conflit se fait davantage sentir auprès des commerçants, qui espèrent une sortie de crise rapide.”Plus vite la guerre prendra fin et plus vite les touristes reviendront”, avance Thim Sereyvudh, en charge du tourisme dans la province de Siem Reap. “Même si elle ne s’arrête pas aujourd’hui, j’espère qu’on pourra savoir très bientôt dans quelle direction les choses vont évoluer”.

Wall Street finalement convaincue par la croissance américaine

La Bourse de New York a terminé en hausse mardi, entraînée par l’image d’une économie américaine en bonne santé avec la publication d’une croissance au troisième trimestre supérieure aux attentes, malgré les craintes à l’égard de la politique monétaire.Le Dow Jones a pris 0,16%, l’indice Nasdaq a avancé de 0,57% et l’indice élargi S&P 500 a battu un nouveau record en clôture, à 6.909,79 points (+0,46%).Les Etats-Unis ont connu une croissance de 4,3% en rythme annualisé l’été dernier. Cette accélération a pris par surprise les marchés, qui anticipaient au contraire un ralentissement de l’activité.La place américaine a ouvert sur la défensive “car la réaction instinctive a été la suivante: +si l’économie est si forte, la Fed (la banque centrale américaine, NDLR) a-t-elle encore besoin de réduire ses taux?+”, a relevé auprès de l’AFP Art Hogan, analyste de B. Riley Wealth Management.De quoi agacer le président américain Donald Trump. “Autrefois, quand il y avait de bonnes nouvelles, le marché montait. Aujourd’hui, quand il y a de bonnes nouvelles, le marché baisse, car tout le monde pense que les taux d’intérêt vont être immédiatement relevés pour faire face à une inflation +potentielle+”, a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social.Face à des “chiffres incontestablement bons (…) le marché a fini par se rendre compte que les nouvelles positives sont de bon augure”, a estimé M. Hogan.”La croissance économique la plus forte depuis deux ans renforce la confiance dans le fait que les bénéfices des entreprises continuent d’augmenter en 2026″, a souligné Jose Torres, analyste d’Interactive Brokers.Après la mise à l’arrêt des services statistiques officiels lors de la paralysie budgétaire cet automne, la publication de ces données vient aussi donner un meilleur aperçu de la forme de la première économie mondiale.Toujours sur le plan macroéconomique, les commandes de biens durables se sont, elles, repliées plus fortement qu’attendu en octobre (-2,2%) et la production industrielle a progressé de 0,2% en novembre.En parallèle, les investisseurs “sont concentrés sur le fait que les chances d’un rebond de Noël”, période des cinq dernières séances de l’année qui généralement sourit au marché, “semblent très bonnes”, a noté M. Hogan.Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans était stable vers 21H30 GMT par rapport à la clôture la veille, à 4,16%.Mercredi, veille de Noël, la séance boursière new-yorkaise sera écourtée de trois heures, terminant ainsi à 18H00 GMT.Côté entreprises, le laboratoire pharmaceutique danois Novo Nordisk a bondi (+7,30% à 51,61 dollars), après que les autorités sanitaires américaines ont approuvé lundi une première version en comprimé de son traitement anti-obésité phare Wegovy, offrant aux Américains une première alternative aux injections pour perdre du poids.Ce feu vert devrait permettre de faciliter l’accès à ces traitements amaigrissants, déjà très populaires et considérés par de nombreux experts comme révolutionnaires.Son concurrent, Eli Lilly, a de son côté lâché 0,45% à 1.071,64 dollars.La société de logiciels ServiceNow (-1,48% à 154,36 dollars) a été boudée après avoir annoncé mardi le rachat de la start-up de cybersécurité Armis dans le cadre d’une transaction évaluée à 7,75 milliards de dollars.

Les Etats-Unis ont connu une forte croissance pendant l’été, Trump jubile

Les Etats-Unis ont connu une croissance économique de 4,3% en rythme annualisé au troisième trimestre et cette accélération surprise, publiée mardi, montre selon le président Donald Trump que sa politique porte ses fruits.Un tel rythme de progression de la première économie mondiale n’avait pas été rapporté depuis deux ans.Les analystes s’attendaient au contraire à un ralentissement de l’activité, avec une progression du produit intérieur brut (PIB) autour de 3,2%, après 3,8% le trimestre précédent, selon le consensus publié par Trading Economics.Le service statistique du ministère américain du Commerce (BEA) met en avant le rythme annualisé, qui projette sur l’ensemble de l’année l’évolution observée pendant le trimestre.Par rapport au deuxième trimestre, cela représente une hausse de 1,1%, tirée en particulier par une “accélération de la consommation”, selon le ministère.Les dépenses publiques (principalement grâce aux achats de l’armée) et les exportations ont aussi augmenté. Les investissements ont, eux, légèrement reculé.Ces données – une estimation préliminaire – ont été publiées avec près de deux mois de retard en raison de la paralysie budgétaire (“shutdown”) aux Etats-Unis, qui a suspendu le travail des agences statistiques du 1er octobre au 12 novembre.”L’âge d’or économique de Trump est lancé à TOUTE vapeur”, a réagi le président américain sur sa plateforme Truth Social, en parlant de lui à la troisième personne.Les économistes “se sont trompés mais +TRUMP+ et quelques autres génies avaient raison”, s’est félicité le chef d’Etat.Dans un autre message, M. Trump a attribué ces “chiffres économiques GENIAUX” aux droits de douane mis en place depuis son retour au pouvoir, qui ont provoqué un vaste chamboule-tout du commerce international et causé des casse-tête aux industriels.Le président a aussi répété son mantra selon lequel il n’y a “PAS D’INFLATION”.Mais l’inflation (indice PCE) a réaccéléré entre juillet et septembre, d’après les données publiées mardi par le BEA. Et les revenus réels (une fois l’inflation prise en compte) ont stagné. Comment expliquer dès lors la forte consommation? Par l’augmentation de la richesse d’une partie de la population, répond Michael Pearce, économiste d’Oxford Economics. Les classes les plus élevées concentrent une grande part de la consommation et profitent de l’envolée de leur patrimoine. Les biens immobiliers continuent de prendre de la valeur et les portefeuilles d’actions sont très rémunérateurs cette année.- Moral plombé -Pour Oliver Allen, de Pantheon Macroeconomics, le PIB américain devrait être moins reluisant au dernier trimestre 2025, la consommation lui paraissant beaucoup plus timide sur la période.”La faiblesse du marché du travail, la stagnation des revenus réels et l’assèchement de l’épargne accumulée au moment de la pandémie de Covid-19 semblent finalement rattraper les ménages”, a-t-il jugé.Dans un communiqué mardi, l’association professionnelle Conference Board a rapporté que le moral des consommateurs a continué de s’enfoncer en décembre, et que ceux-ci restaient préoccupés “par les prix et l’inflation”.Cette année, l’économie américaine a déjoué de nombreux pronostics et le PIB a évolué en dents de scie. Une contraction surprise (-0,6%) avait été mesurée au premier trimestre en raison d’une ruée sur les importations pour prendre de vitesse les droits de douane que le président Trump était en train de mettre en place.Le deuxième trimestre avait surpris dans l’autre sens. Un reflux des importations et une consommation soutenue avaient donné un coup de fouet à l’économie.Au-delà de ces à-coups trimestriels, les responsables de la banque centrale américaine (Fed) s’attendaient récemment à ce que les Etats-Unis terminent 2025 avec une croissance de 1,7% par rapport à la même période en 2024. Le PIB était en progression de 2,8% sur un an fin 2024, avant le retour de M. Trump à la Maison-Blanche.

Colère agricole: réveillon en vue sur les barrages du Sud-Ouest

Des agriculteurs mobilisés depuis une dizaine de jours contre la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), épizootie touchant les bovins, ont annoncé préparer leur réveillon de Noël sur les quelques barrages toujours maintenus dans le Sud-Ouest.”On espérait des avancées (…) L’État ne veut pas apporter de solutions. On va continuer à se battre, pour arriver à changer la règle sur l’abattage, amener des solutions à nos céréaliers. On fera le réveillon sur l’autoroute”, a déclaré Jérôme Bayle, figure de la contestation et pilier du barrage de Carbonne (Haute-Garonne), dressé sur l’A64 Toulouse-Bayonne le 12 décembre.”Je pense que si (le gouvernement) demande une trêve de Noël, c’est tout simplement parce qu’ils n’ont pas envie de travailler (…) On traite les conséquences de la DNC mais on n’a toujours pas trouvé la cause”, a-t-il dit en sortant d’une réunion avec le préfet.En Haute-Garonne, un nouveau cas de DNC a été annoncé par le ministère de l’Agriculture, dans le village pyrénéen de Juzet-d’Izaut, portant le bilan national à 115 foyers depuis juin. Les 72 vaches du troupeau ont été abattues mardi. Le dernier cas majeur de DNC remontait au 15 décembre, dans le département voisin de l’Aude. À la veille du 24 décembre, journée très “chargée” sur les routes selon Bison Futé, des blocages ont persisté mardi sur plusieurs autoroutes, comme sur l’A63 au sud de Bordeaux ou sur l’A64 à Carbonne et Briscous (Pyrénées-Atlantiques).Avec 53 actions et 1.600 manifestants mardi, selon le ministère de l’Intérieur, la mobilisation reste en baisse comparée à la semaine dernière (110 actions jeudi, 93 vendredi), mais en progression par rapport à la veille (35 actions mobilisant 1.200 personnes) et à un week-end plus calme.Au Pays basque, le syndicat agricole ELB, affilié à la Confédération paysanne et représentant environ la moitié des effectifs sur le barrage de Briscous, a annoncé mardi “suspendre l’occupation de l’autoroute” afin de “maintenir (ses) forces intactes”, mais la Coordination rurale, elle, compte rester sur place.La préfecture des Pyrénées-Atlantiques a chiffré à “plus d’un million d’euros” le coût global des blocages dans le département, selon “une première évaluation” intégrant le nettoyage et la remise en état des routes, les pertes des sociétés d’autoroutes ou encore la réparation de radars endommagés, mais pas les impacts sur l’activité économique comme par exemple le manque à gagner des stations de ski.À Cestas au sud de Bordeaux, les manifestants de la Coordination rurale de Gironde (CR33) ont pour leur part annoncé l’organisation d’un réveillon “façon auberge espagnole” et d’une messe de Noël mercredi soir sur leur barrage, à l’instar des agriculteurs mobilisés à Carbonne près de Toulouse.À Héricourt (Haute-Saône), une cinquantaine d’agriculteurs ont mis en place mardi un barrage filtrant sur une route nationale, arrêtant les camions pour inspecter leur chargement en quête de produits d’origine étrangère, a indiqué à l’AFP la préfecture.Le maintien de blocages et déviations laisse entrevoir des complications sur les routes pour la veille de Noël mercredi, “l’une des journées les plus chargées” de la période des fêtes selon Bison Futé.Dans le sens des départs, l’agence publique d’information routière a classé la journée rouge en Île-de-France et en Auvergne-Rhône-Alpes, orange ailleurs.bur-mk-gag-mer-jed/jco

La loi spéciale adoptée, Lecornu “persuadé” qu’un compromis est possible sur le budget en janvier

Le Parlement a adopté mardi le projet de loi spéciale qui permet de continuer à financer provisoirement l’État, avant la reprise en janvier des débats pour l’adoption du budget 2026, Sébastien Lecornu se disant “persuadé” de pouvoir parvenir à un accord.Le projet de loi, déposé par le gouvernement après l’échec de la commission mixte paritaire députés-sénateurs sur le projet de budget 2026, a été adopté à l’unanimité à l’Assemblée nationale et au Sénat.L’Assemblée, sans majorité, est fracturée depuis la dissolution de 2024 et, déjà l’an dernier, l’exécutif avait recouru à une loi spéciale après la chute du gouvernement de Michel Barnier. Les deux textes budgétaires 2025 avaient finalement été approuvés en février.”Prendre le temps de bâtir un bon budget” n’est “pas une faiblesse”, a déclaré mardi soir M. Lecornu lors d’une allocution solennelle depuis le perron de Matignon.”Il faut donc un budget en janvier et notre déficit doit être réduit à moins de 5% du PIB en 2026. Je reste persuadé que cela est possible, si les calculs politiques sont mis de côté, le Parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi”, a poursuivi le Premier ministre, pressé notamment dans son camp de recourir à l’article 49.3 pour faire adopter la loi de finances.M. Lecornu a énuméré cinq thèmes sur lesquels il entend rechercher un accord avec les différents groupes politiques: agriculture, collectivités locales, logement, outre-mer et “avenir et jeunesse”.Le dialogue privilégié engagé par le locataire de Matignon avec le Parti socialiste a certes permis l’adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026, au prix de concessions sur son financement et sur les retraites.Mais les profondes divergences entre l’Assemblée et le Sénat, hostile à tout prélèvement supplémentaire, ont empêché l’approbation du second texte budgétaire, celui sur le financement de l’État. Un “léger décalage horaire” entre les deux chambres, a imagé M. Lecornu mardi devant l’Assemblée.Les parlementaires se retrouveront donc en début d’année pour de nouvelles joutes sur ce texte, alors que la France est confrontée à un endettement croissant et que les discussions n’ont pas permis de dessiner une trajectoire de réduction des déficits.Le gouvernement voudrait une nouvelle lecture du budget en commission à l’Assemblée dès le 5 ou 6 janvier, mais selon l’entourage du président de la Commission des Finances Éric Coquerel (LFI), ce sera plutôt le 8 ou le 9 avant le débat dans l’hémicycle à partir du 13.- Le 49.3 dans toutes les têtes -La loi spéciale, qui reconduit temporairement le budget de 2025, permet de lever l’impôt et de payer les fonctionnaires. Mais elle ne comprend pas de dépenses nouvelles, y compris sur la défense, érigée en priorité face à la menace russe.Sébastien Lecornu a reçu dimanche et lundi les forces politiques, à l’exception de La France insoumise et du Rassemblement national, pour tenter d’avancer vers un compromis. “Nous avons du Sénat un texte qui est à 5,3% de déficit public. L’objectif partagé à gauche et à droite est de 5%, ça veut dire neuf milliards d’écart” sur lequel il faut se mettre d’accord, entre augmentation de la fiscalité et baisse des dépenses, a résumé mardi le ministre des Relations avec le Parlement Laurent Panifous.Le gouvernement va remettre sur la table la surtaxe sur les grandes entreprises, supprimée par le Sénat, mais il a enterré la réforme de la TVA des auto-entrepreneurs, rejetée par les deux chambres.Si le Parlement ne parvenait pas à voter un budget en janvier, alors la pression serait de plus en plus forte sur le gouvernement pour recourir au 49.3, qui permet de faire adopter un texte sans vote, sauf motion de censure. Écarté par le Premier ministre à la demande des socialistes, il est évoqué avec insistance par des responsables de droite et du bloc central qui lui demandent de revenir sur son engagement.Il faudrait alors pour le gouvernement nouer avec le PS un accord de non-censure. De fait, une motion de censure (289 voix) ne peut être adoptée sans les voix des socialistes. Pour l’exécutif, cet objectif semble plus atteignable qu’une approbation du budget, qui nécessiterait non seulement une abstention des socialistes mais aussi celle d’une partie des écologistes et des communistes. “Je suis très opposée à l’utilisation du 49.3”, a répété la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet à l’issue du vote des députés. “Il faut que nous travaillions pour trouver le chemin du compromis”.bur-hr-far-bpa/sde/jco

La “loi spéciale” en passe d’être adoptée, Lecornu “persuadé” qu’un compromis est possible sur le budget en janvier

L’Assemblée nationale a adopté mardi le projet de “loi spéciale” permettant de continuer de financer provisoirement l’État, un texte qui doit encore recevoir l’aval du Sénat, avant la reprise en janvier des débats pour l’adoption du budget 2026, Sébastien Lecornu se disant “persuadé” de pouvoir parvenir à un accord.Adopté à l’unanimité par la chambre basse, le projet de loi spéciale a été transmis au Sénat en vue d’une adoption définitive mardi soir. Il a été déposé par le gouvernement après l’échec de la commission mixte paritaire députés-sénateurs sur le projet de budget 2026.L’Assemblée, sans majorité, est fracturée depuis la dissolution de 2024 et, déjà l’an dernier, l’exécutif avait recouru à une loi spéciale après la chute du gouvernement de Michel Barnier. Les deux textes budgétaires 2025 avaient finalement été approuvés en février.”Prendre le temps de bâtir un bon budget” n’est “pas une faiblesse”, a déclaré mardi soir M. Lecornu lors d’une allocution solennelle depuis le perron de Matignon.”Il faut donc un budget en janvier et notre déficit doit être réduit à moins de 5% du PIB en 2026. Je reste persuadé que cela est possible, si les calculs politiques sont mis de côté, le Parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi”, a poursuivi le Premier ministre, pressé notamment dans son camp de recourir à l’article 49.3 pour faire adopter la loi de finances.M. Lecornu a énuméré cinq thèmes sur lesquels il entend rechercher un accord avec les différents groupes politiques: agriculture, collectivités locales, logement, outre-mer et “avenir et jeunesse”.Le dialogue privilégié engagé par le locataire de Matignon avec le Parti socialiste a certes permis l’adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026, au prix de concessions sur son financement et sur les retraites.Mais les profondes divergences entre l’Assemblée et le Sénat, hostile à tout prélèvement supplémentaire, ont empêché l’approbation du second texte budgétaire, celui sur le financement de l’État. Un “léger décalage horaire” entre les deux chambres, a imagé M. Lecornu mardi devant l’Assemblée.Les parlementaires se retrouveront donc en début d’année pour de nouvelles joutes sur ce texte, alors que la France est confrontée à un endettement croissant et que les discussions n’ont pas permis de dessiner une trajectoire de réduction des déficits.Le gouvernement voudrait une nouvelle lecture du budget en commission à l’Assemblée dès le 5 ou 6 janvier, mais selon l’entourage du président de la Commission des Finances Éric Coquerel (LFI), ce sera plutôt le 8 ou le 9 avant le débat dans l’hémicycle à partir du 13.- Le 49.3 dans toutes les têtes -La loi spéciale, qui reconduit temporairement le budget de 2025, permet de lever l’impôt et de payer les fonctionnaires. Mais elle ne comprend pas de dépenses nouvelles, y compris sur la défense, érigée en priorité face à la menace russe.Sébastien Lecornu a reçu dimanche et lundi les forces politiques, à l’exception de La France insoumise et du Rassemblement national, pour tenter d’avancer vers un compromis. “Nous avons du Sénat un texte qui est à 5,3% de déficit public. L’objectif partagé à gauche et à droite est de 5%, ça veut dire neuf milliards d’écart” sur lequel il faut se mettre d’accord, entre augmentation de la fiscalité et baisse des dépenses, a résumé mardi le ministre des Relations avec le Parlement Laurent Panifous.Le gouvernement va remettre sur la table la surtaxe sur les grandes entreprises, supprimée par le Sénat, mais il a enterré la réforme de la TVA des auto-entrepreneurs, rejetée par les deux chambres.Si le Parlement ne parvenait pas à voter un budget en janvier, alors la pression serait de plus en plus forte sur le gouvernement pour recourir au 49.3, qui permet de faire adopter un texte sans vote, sauf motion de censure. Écarté par le Premier ministre à la demande des socialistes, il est évoqué avec insistance par des responsables de droite et du bloc central qui lui demandent de revenir sur son engagement.Il faudrait alors pour le gouvernement nouer avec le PS un accord de non-censure. De fait, une motion de censure (289 voix) ne peut être adoptée sans les voix des socialistes. Pour l’exécutif, cet objectif semble plus atteignable qu’une approbation du budget, qui nécessiterait non seulement une abstention des socialistes mais aussi celle d’une partie des écologistes et des communistes. “Je suis très opposée à l’utilisation du 49.3”, a répété la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet à l’issue du vote des députés. “Il faut que nous travaillions pour trouver le chemin du compromis”.bur-hr-far-bpa/sde/frd/

Corsair obtient le feu vert de Bruxelles pour son plan de restructuration

Le ciel se dégage pour Corsair: la Commission européenne a donné mardi son feu vert à un plan de restructuration de la compagnie aérienne française attendu depuis plusieurs mois et crucial pour la poursuite de ses activités. Bruxelles a validé une aide de l’Etat français de 167,8 millions d’euros pour restructurer la compagnie qui dessert les territoires d’Outre-mer et certaines capitales africaines, la jugeant compatible avec les règles de la concurrence au sein de l’UE.Le plan de restructuration qui comprend une annulation de 80 millions d’euros sur des prêts approuvés par la Commission en décembre 2020 ainsi que 87,8 millions d’euros de financement supplémentaire “garantit le retour de Corsair à une viabilité à long terme d’ici la fin de la période de restructuration”, selon un communiqué.- Contraintes -L’Union européenne a toutefois fixé des conditions pour limiter toute distorsion de concurrence, avec une “réduction des rotations de vols et la libération de créneaux”. “Corsair prend acte de la décision positive rendue par la Commission européenne, qui clôture plus de deux années de procédures et d’enquête approfondie”, a réagi la compagnie interrogée par l’AFP. Elle a refusé à ce stade de préciser quelles lignes ou créneaux elle devrait abandonner en contrepartie. Fin 2020, dans le contexte de la crise du Covid-19, Bruxelles avait déjà approuvé un plan de restructuration de la compagnie alors en difficulté, assorti de mesures de soutien de l’Etat français pour un montant total de 136,9 millions d’euros. Mais ce plan a rapidement déraillé sous l’effet de la crise économique, de la guerre en Ukraine, des mouvements sociaux et de la flambée des prix du carburant, et l’Etat français a sollicité fin 2023 son ajustement auprès de Bruxelles. – Homard et caviar -Le feu vert de l’UE était très attendu pour mettre en place la nouvelle configuration d’actionnaires de la compagnie, depuis l’annonce en septembre 2024 de l’arrivée du PDG du groupe agro-industriel Advens, Abbas Jaber, avec 40% du capital.Outre M. Jaber, les autres actionnaires, dans cette configuration, seront un consortium d’entrepreneurs principalement ultramarins dont certains déjà présents au capital (52%) et une société d’économie mixte du département de la Guadeloupe (8%). Corsair a annoncé début décembre avoir plus que décuplé son bénéfice lors de son exercice décalé 2024-2025, y voyant la validation de sa stratégie de montée en gamme, marquée par l’acquisition de nouveaux appareils et l’amélioration du service. La compagnie, qui dessert au quotidien Pointe-à-Pitre, Fort-de-France, Saint-Denis-de-la-Réunion et Abidjan, veut poursuivre son repositionnement premium en étoffant ses services aux voyageurs comme l’enregistrement des bagages hors des aéroports.Elle propose également un “menu prestige” gastronomique – y compris en classe économique – avec du caviar, du homard et des desserts de traiteurs de luxe ainsi que des vins sélectionnés par le meilleur ouvrier de France sommellerie Antoine Pétrus. Corsair, qui exploitait encore avant la crise du Covid-19 de vieux Boeing 747, a aussi dit avoir amélioré sa performance opérationnelle en modernisant sa flotte grâce à l’ajout de neuf appareils long-courriers Airbus A330neo.

La Bourse de Paris termine en légère baisse

La Bourse de Paris a terminé en légère baisse de 0,21% mardi, après la publication attendue des chiffres de la croissance américaine, dans un marché au volume d’échanges faible.L’indice vedette CAC 40 a cédé 17,22 points et s’est établi à 8.103,85 points à la clôture. La veille, l’indice parisien avait perdu 0,37%, à 8.121,07 points.Les échanges ont à peine dépassé les deux milliards d’euros sur la séance, en raison de l’absence de nombreux investisseurs pour les fêtes de fin d’année.A l’agenda économique de la séance, les investisseurs ont pris connaissance du produit intérieur brut (PIB) américain au troisième trimestre, sans que cette publication ne change la trajectoire du CAC 40.L’économie américaine a nettement accéléré entre juillet et septembre, avec une croissance de 4,3% en rythme annualisé, selon un rapport publié avec retard en raison de la longue paralysie budgétaire.Ce chiffre a surpris les investisseurs, les analystes anticipant plutôt un ralentissement autour de 3,2%, après une croissance de 3,8% au trimestre précédent, d’après les consensus compilés par MarketWatch et Trading Economics.Côté politique française, l’Assemblée nationale a adopté mardi à l’unanimité le projet de loi spéciale visant à permettre de continuer de financer provisoirement l’Etat, avant la reprise des débats budgétaires en janvier.Le texte va être transmis dès ce mardi au Sénat en vue d’une adoption définitive. Il a été déposé par le gouvernement après l’échec de la commission mixte paritaire députés-sénateurs sur le projet de budget 2026. Une loi spéciale avait déjà été adoptée en décembre 2024, après la censure du gouvernement de Michel Barnier.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt français a baissé à 3,56%, contre 3,61% à la clôture la veille.Approbation d’un médicament de Sanofi au JaponLe laboratoire français Sanofi (+0,78% à 81,33 euros) a annoncé mardi dans un communiqué l’approbation au Japon de son médicament Dupixent pour traiter “l’asthme bronchique chez les enfants âgés de 6 à 11 ans atteints d’une maladie sévère ou réfractaire”.

Colère agricole: sur les derniers barrages, entraide et festivités pour durer

Des fêtes en soirée, Noël qui se prépare sur la chaussée et des citoyens aux fourneaux: l’esprit de camaraderie et “le soutien de la population” entretiennent la mobilisation sur les derniers barrages d’agriculteurs, onze jours après le début du mouvement dans le Sud-Ouest.A Carbonne, au sud de Toulouse, le barrage sur l’A64 a des allures de marché de Noël, avec ses nombreux sapins et ses guirlandes lumineuses accrochées aux barnums.En guise de décorations, les sapins arborent des cartouches vides de lacrymo, ramassées selon les éleveurs aux Bordes-sur-Arize, au pied de la ferme ariégeoise où l’abattage de plus de 200 vaches après la découverte d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a mis le feu aux poudres mi-décembre.”Ici, les gens peuvent exprimer leur mal-être”, confie Jérôme Bayle, figure de la mobilisation agricole de janvier-février 2024 qui avait, elle aussi, débuté à Carbonne.C’est le cas d’un agriculteur de 55 ans, qui vient chaque jour. “Lui, il s’est mis à pleurer, en disant +Sans le barrage, la mobilisation, j’aurais fait une connerie avant Noël et j’aurais pas vu Noël+”, relate M. Bayle.- Prêtres, DJ et moto-cross -Les éleveurs réclament toujours l’arrêt de l’abattage systématique des troupeaux lorsqu’un cas de dermatose est signalé et le rejet de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur. Ils jurent qu’ils passeront Noël sur l’A64 s’ils n’ont pas gain de cause.Trois prêtres ont même proposé d’y célébrer une messe mercredi soir, selon un responsable agricole de Haute-Garonne.En Gironde, la Coordination rurale (CR33) annonce organiser un “réveillon de Noël façon auberge espagnole” sur l’A63 au sud de Bordeaux, avec une messe également prévue. Le week-end dernier, c’est un DJ qui a posé ses platines sur ce barrage de Cestas, où une fête a été organisée.”Les sympathisants passent, donc ça remonte le moral des troupes”, affirme Ludovic Ducloux, coprésident de la CR33.”Le côté festif, ça permet de durer plus longtemps. Mais pas tous les soirs non plus. Il faut pas qu’il y n’ait pas de débordements et que ça reste bon enfant”, résume à l’AFP Jean-Paul Ayres, porte-parole de la CR33, alors qu’un terrain de moto-cross a été improvisé sur le terre-plein central de l’autoroute.- “Vraiment jusqu’au bout” -A l’image de leurs confrères de Carbonne, Cestas ou encore Baraqueville (Aveyron), certains agriculteurs qui bloquent l’A64 à Briscous (Pyrénées-Atlantiques) sont prêts à sacrifier le réveillon pour obtenir satisfaction, convaincus pour beaucoup que rien ou presque n’a changé depuis leur mobilisation de l’hiver 2024.Si le syndicat basque ELB, affilié à la Confédération paysanne, a annoncé mardi dans un communiqué “suspendre l’occupation de l’autoroute” afin de “maintenir nos forces intactes”, la Coordination rurale, elle, compte maintenir la pression.”La CR reste mais ELB part”, constate Camille Fosse, ouvrière agricole et sympathisante CR, selon qui les effectifs et le nombre de tracteurs présents ont diminué de moitié mardi matin.”Si on commence à lâcher maintenant pour les fêtes de fin d’année, ils vont croire qu’on est faibles. Là, on y va vraiment jusqu’au bout”, avertit Maxime Terrien, chauffeur dans les travaux publics de 25 ans, qui accompagne les agriculteurs en colère depuis le premier jour.Comme lui, plusieurs dizaines de citoyens se relaient sur le barrage pour permettre aux agriculteurs de souffler et de s’occuper de leurs fermes.”Il y a des gens qui ne sont pas du monde agricole. Ils s’occupent de faire les repas”, expose Xan Michelema, petit-fils d’agriculteurs de 20 ans, qui dort sur le barrage depuis onze jours.”Il y a beaucoup de soutien, notamment sur les réseaux sociaux”, souligne Camille Fosse.L’ouvrière agricole de 21 ans travaille pour cinq fermes à Saint-Palais (Pyrénées-Atlantiques), à quarante kilomètres du barrage. “Mes patrons m’ont dit +Tu ne viens pas travailler aujourd’hui, mais tu vas nous représenter sur le barrage+”.gag-tb-jed-vgr-ap/gf/frd/

Adoptée à l’Assemblée, la “loi spéciale” en route pour le Sénat

L’Assemblée nationale a adopté mardi le projet de “loi spéciale” permettant de continuer de financer provisoirement l’État, un texte qui doit encore recevoir l’aval du Sénat, avant la reprise en janvier des débats pour l’adoption du budget 2026.Adopté à l’unanimité par la chambre basse, il va être transmis au Sénat en vue d’une adoption définitive, dès ce mardi, en cas de vote conforme. Il a été déposé par le gouvernement après l’échec de la commission mixte paritaire députés-sénateurs sur le projet de budget 2026.Après deux mois et demi de débats budgétaires qui se soldent par un échec partiel pour Sébastien Lecornu, le Premier ministre s’exprimera “en fin de journée”, a indiqué Matignon.Le dialogue privilégié engagé par le locataire de Matignon avec le Parti socialiste a certes permis l’adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026, au prix de concessions sur son financement et sur les retraites.Mais les profondes divergences entre l’Assemblée et le Sénat, hostile à tout prélèvement supplémentaire, ont empêché l’approbation du second texte budgétaire, celui sur le financement de l’État. “Un léger décalage horaire entre l’Assemblée et le Sénat (…) qu’il va nous falloir tout de même corriger dans les temps qui viennent”, a déclaré M. Lecornu, interrogé à la chambre basse par le président du groupe PS Boris Vallaud.Les parlementaires se retrouveront en début d’année pour de nouvelles joutes sur ce texte, alors que la France est confrontée à un endettement croissant et que les discussions n’ont pas permis de dessiner une trajectoire de réduction des déficits.”Nous devrons au plus vite, en janvier, donner un budget à la nation” qui “devra tenir l’objectif de 5% (de PIB) de déficit et financer nos priorités”, a déclaré Emmanuel Macron lundi lors du Conseil des ministres.Le gouvernement voudrait une nouvelle lecture du budget en commission à l’Assemblée dès le 5 ou 6 janvier, mais selon le président de la Commission des Finances Eric Coquerel (LFI), ce sera plutôt le 7 ou le 8 avant le débat dans l’hémicycle à partir du 12.- Le 49.3 dans toutes les têtes -La loi spéciale, qui reconduit temporairement le budget de 2025, permet de lever l’impôt et de payer les fonctionnaires. Mais elle ne comprend pas de dépenses nouvelles, y compris sur la défense, érigée en priorité face à la menace russe.Déjà l’an dernier, l’exécutif y avait recouru après la chute du gouvernement de Michel Barnier. Les deux textes budgétaires 2025 avaient finalement été approuvés en février.Cette loi spéciale est “instrumentalisée” par l’exécutif pour faire “pression” sur l’Assemblée afin d'”adopter au plus vite, cette fois-ci, un budget”, a jugé M. Coquerel.Anticipant la reprise des débats en janvier, Sébastien Lecornu a reçu dimanche et lundi les forces politiques, à l’exception de La France insoumise et du Rassemblement national, pour tenter d’avancer vers un compromis. “Nous avons du Sénat un texte qui est à 5,3% de déficit public. L’objectif partagé à gauche et à droite est de 5%, ça veut dire neuf milliards d’écart” sur lequel il faut se mettre d’accord, entre augmentation de la fiscalité et baisse des dépenses, a résumé le ministre des Relations avec le Parlement Laurent Panifous.Le gouvernement va remettre sur la table la surtaxe sur les grandes entreprises, supprimée par le Sénat, mais il a enterré la réforme de la TVA des auto-entrepreneurs, rejetée par les deux chambres.Si le Parlement ne parvenait pas à voter un budget en janvier, alors la pression serait de plus en plus forte sur le gouvernement pour recourir au 49.3, qui permet de faire adopter un texte sans vote, sauf motion de censure. Écarté par le Premier ministre à la demande des socialistes, il est évoqué avec insistance par des responsables de droite et du bloc central qui lui demandent de revenir sur son engagement.Il faudrait alors pour le gouvernement nouer avec le PS un accord de non-censure. De fait, une motion de censure (289 voix) ne peut être adoptée sans les voix des socialistes. Pour l’exécutif, cet objectif semble plus atteignable qu’une approbation du budget, qui nécessiterait non seulement une abstention des socialistes mais aussi celle d’une partie des écologistes et des communistes. “Je suis très opposée à l’utilisation du 49.3”, a répété la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet à l’issue du vote des députés. “Il faut que nous travaillions pour trouver le chemin du compromis”.Pour l’heure Sébastien Lecornu s’y refuse aussi, jugeant le projet de budget “encore votable sans intervention du gouvernement”. bur-hr-far-bpa/sde/jpa