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Les Bourses européennes terminent en baisse

Les marchés boursiers européens ont fini dans le rouge vendredi, rattrapés par l’inquiétude sur le secteur de l’IA au lendemain des résultats du groupe américain de microprocesseurs Broadcom qui ont déçu les investisseurs.Paris a cédé 0,21%, Francfort a perdu 0,45%, Londres 0,56% et Milan 0,43%. 

Collège: encore 9% d’heures de cours perdues, déplore la Cour des comptes

Quelque 9% des heures de cours ont été perdues dans les collèges publics français en 2023-24, du fait essentiellement d’absences non remplacées, indique vendredi dans un rapport la Cour des comptes, qui appelle à “des actions résolues” pour améliorer la situation.Au total, encore 10,3 millions d’heures d’enseignement n’ont pas été assurées en 2023-24, soit un pourcentage de 9%, en baisse par rapport aux deux années scolaires précédentes (9,5% en 2021-22 et 11,2% en 22-23), mais en hausse légère par rapport à 2018-2019 (8%), souligne la Cour des comptes citant des chiffres de la Direction statistique du ministère de l’Education (Depp). Sont ainsi comptabilisées les absences des enseignants liées à des raisons personnelles (maladie, autorisations d’absence) ou au fonctionnement du système éducatif (formations, examens et concours, sorties, voyages scolaires, réunions…), ou encore les heures perdues pour fermeture d’établissements (1% des heures, pour cause d’examens notamment). Ce temps d’enseignement perdu n’est pas homogène, détaille-t-elle. Il est plus important dans certaines matières qui peinent à recruter (français, mathématiques, technologie, allemand…), certains territoires moins attractifs ou moins efficaces dans les remplacements et dans l’éducation prioritaire (11% des heures non assurées en 2023-2024, contre 8% hors éducation prioritaire).Par ailleurs, la propension des enseignants à faire des remplacements de courte durée via le “Pacte enseignant”, mis en place à la rentrée 2023 (qui prévoit des hausses de rémunération en échange de missions supplémentaires sur base du volontariat) “s’avère plus fréquente dans l’Est et le Nord de la France et dans le secteur privé sous contrat”, constate-t-elle.La hausse des crédits consacrés au remplacement (“Pacte enseignant” notamment), ne s’est “pas traduite par une réduction significative du temps d’enseignement perdu dans le second degré”, regrettent les Sages de la rue Cambon.Malgré des efforts du ministère de l’Education, les absences institutionnelles (pour formation notamment) “représentent encore malgré tout 36% des absences de courte durée des enseignants”.”Des actions résolues restent à mener et des choix à faire”, estime-t-elle. Elle recommande de “renforcer sans délais la politique de prévention” en matière de santé, “en particulier des risques psycho-sociaux”. Elle préconise aussi de “réduire les absences institutionnelles des enseignants” (réunions pédagogiques, formation continue…), de “promouvoir la bivalence” (enseignement de deux matières) au collège “à partir de la rentrée 2026” ou encore de “développer dès la rentrée 2026 les mesures ciblées” pour “compenser le manque d’attractivité de certaines zones”.

Le gouvernement va revaloriser le Smic de 1,18% au 1er janvier, sans coup de pouce

Le gouvernement va revaloriser le Smic de 1,18% au 1er janvier, sans lui donner de coup de pouce au-delà de son augmentation mécanique, a-t-on appris vendredi de sources syndicales. Le directeur général du Travail a annoncé aux partenaires sociaux cette augmentation lors de la réunion de la Commission nationale de la négociation collective sur le Smic, selon la CGT, FO et la CFTC. Elle fera monter le salaire minimum à 1.823,03 euros brut par mois et 12,02 euros brut de l’heure. “Le Premier ministre a décidé ce jour, de ne pas augmenter le Smic, et enlise les travailleurs et travailleuses dans la précarité”, a déploré la CGT dans un communiqué. “Nous regrettons qu’il n’y ait toujours pas de coup de pouce depuis de trop nombreuses années alors que le nombre de travailleurs pauvres augmente”, a réagi pour sa part la CFTC.Le 27 novembre, le groupe d’experts sur le Smic avait recommandé dans son rapport annuel de ne pas donner de coup de pouce au salaire minimum au-delà de son augmentation mécanique. Une augmentation mécanique qui devait conduire, selon ses calculs, à “une hausse autour de 1,4% (…), soit au-dessus de l’inflation attendue (proche de 1%)”. Chaque 1er janvier, le Smic est en effet indexé à l’inflation constatée pour les 20% de ménages les plus pauvres. Il est revalorisé de la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier et employé.Cette augmentation mécanique s’avère finalement plus faible que les projections des experts, à 1,18%. “Compte tenu du ralentissement du marché du travail, du niveau élevé du Smic par rapport au salaire médian et du coût très important des exonérations” de charges patronales sur les bas salaires, les experts recommandaient de “ne pas aller au-delà de la revalorisation automatique prévue par le Code du travail”. Au-delà de cette évolution mécanique, le gouvernement peut choisir de donner un coup de pouce, mais le dernier remonte à juillet 2012, au lendemain de l’élection de François Hollande à l’Elysée.Au 1er novembre 2024, environ 2,2 millions de salariés du secteur privé étaient rémunérés au Smic, soit 12,4% d’entre eux, selon les données du ministère du Travail.

Wall Street ouvre mitigée, retour des doutes concernant l’IA

La Bourse de New York a ouvert en ordre dispersé vendredi, la reprise des inquiétudes autour des niveaux de valorisation des entreprises liées à l’intelligence artificielle (IA) plombant la tech, mais profitant aux autres secteurs.Vers 15H00 GMT, le Dow Jones prenait 0,25%, l’indice Nasdaq glissait de 0,59% et l’indice élargi S&P 500 lâchait 0,31%.”Nous avons deux tendances opposées” avec d’un côté les valeurs de l’IA qui “sont sous pression” et de l’autre “une dynamique très forte dans de nombreux autres domaines”, commente auprès de l’AFP Adam Sarhan, de 50 Park Investments.Patrick O’Hare, de Briefing.com, note “un sentiment de déjà-vu” après la séance de la veille.Comme jeudi, ce sont des résultats trimestriels mal accueillis par les investisseurs, cette fois de Broadcom, qui plombent les valeurs technologiques.Le spécialiste des puces électroniques a pourtant fait mieux qu’escompté au quatrième trimestre de son exercice décalé, avec notamment un bénéfice net par action de 1,95 dollar (contre 1,86 attendu par les analystes).Et l’entreprise a aussi revu à la hausse ses prévisions pour le trimestre en cours.Mais les propos du patron de Broadcom, Hock Tan, assurant que la société dispose d’un carnet de commandes estimé à 73 milliards de dollars pour ses produits dédiés à l’IA ont crispé les investisseurs, qui s’attendaient à mieux.Vers 15H00 GMT, le titre glissait de 9,18% à 369,06 dollars, soit une perte de plus de 150 milliards de dollars de capitalisation boursière. “Le fait marquant de ce trimestre, qui touche à sa fin, est qu’il a remis en question la résilience de ces actions liées à l’IA”, souligne Adam Sarhan, citant les déboires successifs de Palantir, Nvidia et Oracle.L’enthousiasme autour de l’intelligence artificielle, qui a poussé la place américaine à des sommets ces deux dernières années, a été quelque peu entaché depuis la fin de l’été par les craintes autour des niveaux gigantesques de valorisation et le scepticisme sur la possibilité que les géants du secteur puissent rentabiliser assez rapidement leurs investissements.Pour Adam Sarhan, “la bonne nouvelle est que (…) nous assistons à une forte rotation vers d’autres secteurs”. Le Dow Jones, qui rassemble des entreprises des secteurs plus traditionnels, continue ainsi d’être en hausse après son record de la veille.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans, évoluait autour de 4,18% vers 15H00 GMT, contre 4,16% à la clôture jeudi.Ailleurs, à la cote, les entreprises spécialisées dans le cannabis étaient portées par un article du Washington Post assurant que le gouvernement américain pourrait assouplir les restrictions visant le développement et le commerce de cette substance.Tilray Brands et Canopy Growth s’envolaient tous deux de plus de 26%.L’équipementier sportif Lululemon Athletica (+10,82% à 207,32 dollars), en difficulté depuis quelques mois, profitait de performances trimestrielles supérieures aux attentes et de l’annonce du départ de son patron.Le distributeur de demi-gros Costco (-0,41% à 881,22 dollars) restait stable après la publication de ses performances financières, pourtant au-dessus des attentes.

Les petits colis chinois entrant dans l’UE seront taxés 3 euros à partir de juillet 2026

Trois euros à compter du 1er juillet 2026: les Etats européens se sont entendus vendredi sur la taxation des petits colis importés dans l’Union européenne, une mesure qui vise à contrer l’afflux de produits chinois à bas prix sur le marché européen.Voici comment cette taxe s’appliquera, selon un porte-parole du Conseil:- Tous les paquets seront au minimum taxés 3 euros- Si un colis contient plusieurs exemplaires d’un même article (un même t-shirt par exemple), la taxe ne s’appliquera qu’une fois.- Si le paquet contient plusieurs produits différents (un jean et un t-shirt par exemple), il faudra payer 3 euros par produit.”Cette mesure temporaire répond au fait qu’actuellement, ces colis sont importés dans l’UE sans subir de droits de douane, ce qui entraîne une concurrence déloyale pour les vendeurs européens, des risques pour la santé et la sécurité des consommateurs, des niveaux élevés de fraude et des inquiétudes pour l’environnement”, a souligné le Conseil, qui représente les 27 Etats membres. Quelque 4,6 milliards d’envois d’une valeur inférieure à 150 euros sont entrés sur le marché européen en 2024, soit plus de 145 chaque seconde. Sur ce total, 91% provenaient de Chine.Il y a un mois, les ministres des Finances européens avaient approuvé la suppression dès l’an prochain de l’exonération de droits de douane dont bénéficient depuis longtemps ces “petits colis”.Une mesure qui vise à lutter contre le déferlement de produits chinois à bas prix, achetés sur des plateformes asiatiques comme Shein, Temu ou AliExpress.Cet afflux de paquets importés sans aucun droit de douane est dénoncé avec plus en plus de vigueur comme une forme de concurrence déloyale par les producteurs et les commerçants européens.De plus, la masse de colis arrivant en Europe est telle que les douaniers sont fréquemment dans l’incapacité de contrôler leur conformité.Difficile dans ces conditions d’intercepter les produits dangereux ou contrefaits avant qu’ils n’arrivent dans les mains des consommateurs.- Une bataille menée par la France -“L’instauration d’un montant forfaitaire sur les petits colis est une victoire majeure pour l’Union européenne”, a salué le ministre français de l’Economie Roland Lescure, qui a porté ce combat à Bruxelles.La France, en plein bras de fer avec le géant de l’e-commerce d’origine chinoise Shein, après le scandale de la vente de poupées sexuelles d’apparence enfantine et d’armes de catégorie A, est en pointe dans ce dossier.La mesure était en fait déjà prévue dans le cadre de la réforme de l’Union douanière (le système douanier européen), mais celle-ci ne doit s’appliquer qu’en 2028.Les ministres de l’Economie de l’UE se sont donc entendus à Bruxelles sur un dispositif transitoire, qui s’appliquera à partir du 1er juillet prochain, et jusqu’à l’entrée en vigueur d’une solution pérenne qui devrait accompagner ou précéder la réforme douanière.La France avait proposé à ses partenaires d’imposer une “taxe forfaitaire”, c’est à dire d’un montant fixe, plutôt qu’une taxe proportionnelle comme le préconisait la Commission européenne. Et c’est l’option défendue par Paris, beaucoup plus dissuasive, qui a été validée.- Une première étape -En revanche, la mesure ne s’appliquera qu’en juillet, alors que Paris militait pour une entrée en vigueur dès le premier trimestre.Mettre en place un système transitoire “n’est pas simple, car nous devons le faire avec nos moyens existants”, en attendant la plateforme de données, avait expliqué en amont un diplomate européen.La taxation des petits colis n’est qu’une première étape d’une offensive de l’UE contre l’avalanche de produits chinois qui entrent sur son territoire : elle devrait s’accompagner de l’instauration à partir de novembre 2026 de frais de traitement sur ces même colis valant moins de 150 euros. Bruxelles a proposé en mai de les fixer à deux euros par paquet.Cette somme aidera à financer le développement des contrôles, et contribuera selon l’UE, avec la perception des droits de douane, à rééquilibrer les règles du jeu entre les produits européens et la concurrence “made in China”. En outre,  plusieurs pays membres, comme la France et l’Italie, ont déjà annoncé la mise en place de tels frais de traitement à l’échelle nationale. 

Ariège: l’abattage des bovins a débuté dans la ferme où un cas de dermatose a été détecté

Après deux jours de mobilisation d’agriculteurs contre la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), les services vétérinaires ont commencé vendredi à abattre les 207 vaches d’un élevage d’Ariège sous la protection des gendarmes mobiles, après des incidents la veille dans cette ferme.Vendredi matin, aux alentours de 10h30, les premières vaches ont été abattues et chargées par un engin dans un des camions benne devant les conduire dans un centre d’incinération, a constaté le journaliste de l’AFP. Une demi-heure plus tard, le premier camion a quitté la ferme.Jeudi soir, les gendarmes ont délogé par la force quelques centaines de manifestants qui bloquaient l’accès à l’exploitation avec des dizaines de tracteurs et des troncs d’arbres en travers de la route étroite et sinueuse, au pied des Pyrénées.L’intervention des gendarmes en tenue anti-émeutes, appuyés par des véhicules blindés Centaures, a été émaillée d’incidents entre les forces de l’ordre et les manifestants. Des journalistes de l’AFP sur place ont assisté à des jets de pierre et de grenades lacrymogènes entre les deux positions.Vers 23h00, les forces de l’ordre ont pris le contrôle de l’exploitation et les manifestants se sont dispersés, essentiellement des fermiers affiliés à la Coordination rurale (CR) ou à la Confédération paysanne, mais aussi quelques militants “d’ultragauche”, selon le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. – Quatre interpellations -Quatre personnes ont été interpellées jeudi soir lors de l’opération dans le village des Bordes-sur-Arize, mais une seule restait en garde à vue vendredi matin, selon le parquet de Foix.”On agit pour éviter qu’il y ait une maladie qui se propage qui causerait des dégâts terribles dans l’élevage bovin”, a déclaré sur RTL M. Nuñez.Pour Guilhem Boudin, 56 ans, ancien céréalier en Ariège, l’un des rares manifestants présents vendredi matin autour de la ferme, “on est en train de faire quelque chose de stupide. Une bête était réellement malade. Elle est morte et au lieu de faire un ciblage en fonction des bêtes malades et d’abattre au fur et à mesure, ils veulent tout abattre”, a-t-il regretté.Vendredi matin, il n’y avait plus qu’une dizaine de manifestants mais plus aucun tracteur à proximité de la ferme, dont l’accès est toujours restreint par plusieurs véhicules de la gendarmerie mobile.”On s’est pris pas loin de mille grenades sur la gueule. C’est la manière dont on nous traite, comme de la merde”, a regretté auprès de l’AFP Lionel Candelon, président de la CR du Gers.Des agriculteurs restent mobilisés dans le Sud-Ouest contre la gestion de la stratégie du gouvernement face à la DNC, mais aussi pour d’autres raisons.- Vaccination étendue -A Agen, des manifestants ont déversé de nombreux déchets dans la nuit de jeudi à vendredi devant des bâtiments administratifs. La CR du Lot-et-Garonne, qui s’est aussi mobilisée jeudi aux Bordes-sur-Arize, avait qualifié la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, de “pompier pyromane”.En Lozère, un barrage filtrant a été établi sur l’A75 Clermont-Béziers dans la nuit de jeudi à vendredi.Alors que les manifestants réclament une vaccination préventive élargie du cheptel, le ministre du Commerce Serge Papin a estimé vendredi que “la solution, c’est le vaccin”.”On ne résoudra que par la vaccination”, a-t-il affirmé sur Europe 1. “Tout le monde est de bonne foi dans cette affaire. L’Etat doit prendre une décision et protéger l’essentiel”, a-t-il dit.En Ariège, le préfet a annoncé jeudi qu’une campagne de vaccination des 33.000 bovins du département allait débuter en fin de semaine prochaine.Le gouvernement a étendu vendredi les zones de vaccination obligatoire en Occitanie.”Face à la dégradation soudaine de la situation sanitaire, le ministère chargé de l’Agriculture a décidé d’étendre le dispositif de lutte en instaurant une zone vaccinale couvrant les départements de l’Aude, de la Haute-Garonne, du Gers, des Pyrénées-Atlantiques (à l’exception des communes déjà situées en zone règlementée)”, a annoncé le ministère de l’Agriculture dans un communiqué de presse vendredi.Dans un communiqué séparé, le préfet des Pyrénées-Atlantiques cite aussi le département des Landes parmi ceux qui font l’objet de l’extension de la zone vaccinale.

Brandt: le gouvernement veut croire à un “projet alternatif”

Opération sauvetage, acte II : au lendemain de la décision de liquidation du groupe Brandt et de quelque 700 emplois, le ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin, a assuré que le gouvernement croyait en la possibilité d’un “nouveau projet” industriel pour la région, dans un autre domaine que l’électroménager.”Je ne laisse pas tomber le sujet Brandt”, a déclaré le ministre vendredi sur TF1, soulignant qu'”il y a un site industriel qui est présent, il y a des savoirs-faire qui sont présents et donc la capacité d’imaginer un nouveau projet industriel sur ce site”.”Ce ne sera pas forcément bien entendu dans le secteur de l’électroménager puisque pour Brandt c’est fini”, a toutefois précisé le cabinet du ministre dans la foulée, “mais ça peut être dans d’autres secteurs”.Le centre Val-de-Loire, où se trouve les deux usines du groupe, près d’Orléans (Loiret) et à Vendôme (Loir-et-Cher)est une région “dont l’ADN est très, très marqué par les industries de l’armement”, a déclaré à l’AFP le président de la région, François Bonneau.Il se demande s’il n’y aurait “pas la possibilité de mettre en place une fabrication de drones”.”Il y a là un patrimoine industriel qui est tout à fait intéressant sur deux sites”, a-t-il ajouté, soulignant qu'”au-delà du foncier, il y a des machines, il y a des lignes de production, des chaînes de production”.Le tribunal des activités économiques de Nanterre a prononcé jeudi la liquidation judiciaire du groupe centenaire d’électroménager Brandt, qui employait 700 personnes, notamment près d’Orléans, où se trouve le principal site industriel du groupe, avec 350 salariés.La justice a ainsi rejeté un projet de Scop (société coopérative et participative), soutenu par le groupe Revive, qui devait permettre de sauver au moins 370 emplois.Mais, tout en se voulant “prudent”, le ministre des PME, Serge Papin, a estimé qu’il “reste encore une possibilité après la liquidation judiciaire”, compte tenu de la vingtaine de millions d’euros mobilisés par l’Etat et les collectivités pour soutenir le projet de Scop : “on sait qu’il y a des expériences qui ont été réussies avec les Scop. Je pense notamment à Duralex”, a déclaré M. Papin.”D’ici la fin de l’année, on va se revoir avec les acteurs locaux pour essayer de rebâtir un projet. Un autre projet peut-être, un projet sérieux, tout aussi sérieux que celui-ci, avec plus d’investisseurs privés sans doute aussi”, a ajouté M. Martin.- Un “rebond” mais “sur le temps long” -Bercy souhaite “capitaliser sur la dynamique qui a été engagée”, mais en “prenant le temps de le définir d’abord de manière concertée et que ce projet soit le plus solide, pérenne possible”, a indiqué le cabinet de Sébastien Martin, qui a indiqué souhaiter un “rebond”, tout en évoquant une réflexion “sur le temps long”.”On a besoin d’agir et d’agir vite, c’est la détermination de la région”, a déclaré pour sa part, François Bonneau.En attendant, l’Etat “accompagnera les salariés pour faire en sorte que ce plan social soit bien construit”, a-t-il assuré, ajoutant compter sur les entreprises “dynamiques” du bassin d’emploi d’Orléans, pour permettre à des salariés de Brandt de retrouver un emploi.A l’annonce de la décision du tribunal, jeudi, le ministre de l’Economie et des Finances, Roland Lescure, et Sébastien Martin, ont rappelé que l’Etat et les collectivités avaient mobilisé une vingtaine de millions d’euros, et déploré que “les autres acteurs indispensables” n’aient “pas souhaité se positionner pour sauver Brandt”, désignant, sans les nommer, les banques.”Il y a eu peu de partenaires bancaires, c’est vrai”, a déclaré vendredi Sébastien Martin, qui aurait souhaité que, “face à l’urgence de la situation, on se dise que les procédures habituelles, on pouvait faire un peu mieux, un peu plus vite”.La CGT Métallurgie a appelé vendredi “l’ensemble des salariés à poursuivre la mobilisation”, demandant “au procureur de la République de faire appel de cette décision” et à l’Etat, “au-delà des discours”, de s’engager “pour maintenir l’activité de cette entreprise centenaire et garantir l’ensemble des emplois actuels”.

Nucléaire: feu vert pour l’exploitation de l’EPR de Flamanville à pleine puissance (ASNR)

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASNR) a donné vendredi son feu vert à l’énergéticien EDF pour augmenter au-delà de 80% la puissance du réacteur EPR de Flamanville (Manche), ouvrant la voie à une exploitation à pleine puissance après des années d’attente.L’ASNR a indiqué vendredi sur son site internet n’avoir “pas mis en évidence d’élément susceptible de remettre en cause la possibilité de poursuivre la montée en puissance” du très attendu réacteur “Flamanville 3”, qui avait atteint pour la première fois le seuil de 80% de sa puissance mi-novembre.Le feu vert du gendarme de la sûreté nucléaire “permet à EDF de poursuivre la montée en puissance du réacteur” jusqu’à la puissance maximale et de “terminer le programme d’essais de démarrage”, déclare l’ASNR vendredi. “Les équipes de Flamanville 3 lancent les opérations de montée en puissance”, a réagi vendredi EDF auprès de l’AFP. “Les équipes sont mobilisées pour amener le réacteur à 100% de puissance d’ici la fin de l’automne”, conformément aux annonces faites précédemment.En novembre, l’énergéticien avait aussi annoncé une “visite complète” du site, impliquant l’arrêt complet du réacteur pendant 350 jours à compter du 26 septembre 2026. A cette occasion, le couvercle de la cuve, concerné par des anomalies connues de longue date, sera remplacé, justement à la demande de l’ASNR.Flamanville 3, premier réacteur nucléaire à démarrer depuis 25 ans en France, a été raccordé au réseau électrique le 21 décembre 2024, avec 12 ans de retard par rapport à la date prévue.Ses coûts ont explosé par rapport au devis initial de 3,3 milliards d’euros, estimés désormais par la Cour des Comptes aux alentours de 23,7 milliards d’euros aux conditions de 2023.L’EPR, construit face à la Manche au côté de deux autres réacteurs, est le plus puissant du parc nucléaire français et doit pouvoir alimenter deux millions de foyers. Mais sa puissance théorique d’abord annoncée à 1.620 MW, reste à confirmer.Dans un rapport du 30 septembre, la Commission de régulation de l’énergie (CRE), avait en effet révélé qu’EDF lui avait communiqué une hypothèse de puissance maximale de 1.585 MW. En novembre, EDF a précisé qu’il s’agissait du “bas de la fourchette”, disant espérer atteindre les 1.620 MW. La puissance d’un réacteur, une donnée importante pour estimer sa capacité de production électrique, dépend de facteurs météorologiques influençant la température des eaux de refroidissement, mais aussi de réglages et d’optimisations. 

Litige entre Google et sa filiale russe: une saisie conservatoire de 110 millions d’euros réalisée en France

Une saisie conservatoire de plus de 110 millions d’euros d’avoirs appartenant à Google a été réalisée en France mercredi, en application d’une décision de justice russe, a appris l’AFP auprès d’un avocat représentant Google Russie en France.Selon plusieurs documents consultés par l’AFP, des actions et des créances de Google France appartenant à la société mère Google ont été saisies mercredi par la voie de commissaires de justice mandatés par Google Russie.Sollicité par l’AFP, le groupe Google n’a pas répondu.Selon l’avocat William Julié, qui représente en France les intérêts de Google Russie et de ses liquidateurs, cette saisie conservatoire permet à la filiale de garantir la disponibilité des fonds, dans l’attente d’une décision de la justice française.D’après l’avocat, des procédures similaires ont été engagées en Espagne, au Brésil et en Turquie. “L’idée, c’est d’aller chercher les créances ou les actions de Google, en tant que maison mère, dans les filiales” du groupe dans plusieurs pays, détaille Me Julié auprès de l’AFP.Cette saisie conservatoire survient dans le cadre d’un litige entre le liquidateur de la filiale russe de Google et la maison mère, et alors que le dossier n’est pas encore arrivé devant la justice française. Avec cette procédure, les liquidateurs de la filiale russe, qui représentent désormais la société déclarée en faillite en 2023, tentent de faire appliquer une décision prononcée par la justice russe à l’été 2024. Cette dernière avait invalidé un paiement d’un montant de 9,5 milliards de roubles (environ 110 millions d’euros) envoyé en 2021 par la filiale russe à la société mère. Un virement qualifié par William Julié de “siphonnage de fonds” de la filiale.L’avocat pointe une modification unilatéralement décidée par la maison mère en 2018 du contrat qui liait les deux sociétés, et qui a eu pour conséquence d’augmenter significativement les fonds transférés par Google Russie. “On va maintenant engager une procédure de fond” devant la justice, ajoute Me Julié, afin de faire reconnaître la décision russe.