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“Le compte n’y est pas” sur le projet d’accord Mercosur, selon un ministre français

“Le compte n’y est pas” du point de vue de la France sur le projet d’accord de libre-échange préparé entre l’Union européenne et les pays latino-américains du Mercosur, a prévenu mercredi le ministre délégué français chargé de l’Europe, Benjamin Haddad.La France a “obtenu des améliorations” au profit de ses agriculteurs dans ce texte négocié par la Commission européenne, mais “on continuera à se battre”, a prévenu M. Haddad, interrogé sur la chaîne publique France 2, le jour où doivent se réunir à Bruxelles les ministres de l’Agriculture des 27 pays de l’UE.La Commission européenne pourrait signer dès le 12 janvier cet accord de libre-échange avec les pays latino-américains du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay), en dépit de l’opposition de nombreux agriculteurs au sein de l’UE.Dès mardi, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a tenté de désamorcer la tension en proposant une rallonge budgétaire dans la future politique agricole commune (la PAC) de l’Union, en débloquant de façon anticipée 45 milliards d’euros dès 2028.L’accord entre l’UE et le Mercosur doit obtenir l’aval des Etats européens à une majorité qualifiée, lors d’un vote attendu dès vendredi à Bruxelles. Sans alliés supplémentaires, la France, la Pologne et la Hongrie ne seraient pas en mesure de bloquer à eux trois cet accord que plébiscitent l’Allemagne et l’Espagne.Mais Benjamin Haddad a relevé qu’il restait “des mois de débats au Parlement européen” pour infléchir le texte, tout en mettant en valeur les concessions déjà obtenues au bénéfice des agriculteurs, dont la rallonge budgétaire annoncée par la Commission européenne et “une clause de réciprocité robuste” entre les agriculteurs des deux blocs économiques.

Robots: des “immigrants IA” pour pallier la pénurie de main d’oeuvre, prédit le patron de Nvidia

Le patron du géant des puces Nvidia, Jensen Huang, a assuré mardi que la révolution robotique allait créer plus d’emplois qu’en détruire, estimant que le monde avait besoin de robots qu’il a qualifiés d'”immigrants IA” destinés à une pénurie mondiale de main-d’œuvre.Interrogé sur les inquiétudes récurrentes autour du remplacement des travailleurs humains par des machines, le dirigeant du leader mondial des puces pour l’intelligence artificielle a pris le contrepied.”Avoir des robots va créer des emplois”, a-t-il assuré, très confiant, devant les 200 journalistes rencontrés pendant 1H30 dans un des palaces de Las Vegas, en marge du salon technologique CES.La “révolution robotique” permettra de compenser les pertes de main-d’oeuvre dues au vieillissement et au déclin de la population, stimulant ainsi la productivité, selon Jensen Huang dont les prises de parole sont les plus courues du salon qui accueille 130.000 participants jusqu’à vendredi.”Cela va faire croître l’économie, et quand l’économie croît, nous embauchons plus de gens”, a-t-il plaidé, vêtu de sa veste en cuir emblématique.Le dirigeant de l’entreprise la plus valorisée au monde (environ 4.500 milliards de dollars) a estimé que le manque de travailleurs ne se chiffrait pas “en milliers, mais en dizaines de millions de personnes” en raison du déclin démographique.”Nous avons besoin d’avoir plus d’+immigrants IA+ pour nous aider dans les usines et faire le type de travail que nous pouvons décider de ne plus faire”, a déclaré Jensen Huang, très optimiste sur le calendrier.Un journaliste, sceptique après avoir vu les capacités “rudimentaires” des robots en démonstration à Las Vegas, lui a demandé si des robots dotés de capacités “de niveau humain” arriveraient “l’année prochaine”. “Cette année, cette année !”, a rectifié avec assurance Jensen Huang, “car je sais à quelle vitesse la technologie évolue”.Pour construire ces systèmes robotiques, Nvidia, entend se positionner comme le fournisseur incontournable de “l’IA physique”, fournissant à la fois “l’ordinateur d’entraînement”, “l’ordinateur de simulation” et l’ordinateur embarqué dans la machine, “le cerveau du robot”, a-t-il détaillé.

Ruptures conventionnelles: nouveau départ pour la négociation, en présence du Medef

Après un faux départ en décembre, lié à l’absence du Medef, les partenaires sociaux tentent à nouveau mercredi de lancer les négociations de l’assurance chômage sur les contrats courts et les ruptures conventionnelles, sur fond de désaccords profonds.Organisations syndicales et patronales ont rendez-vous en début d’après-midi au siège de l’Unédic. Toutes devraient cette fois être présentes, après une première réunion le 3 décembre marquée par l’absence de l’organisation des artisans et commerçants U2P, mais surtout du Medef, première organisation patronale, accusé par certains participants de “bouder” en raison de divergences budgétaires avec le gouvernement.Au menu du jour: définir le calendrier des négociations, mais aussi son périmètre, car la question des contrats courts peut dépasser le cadre de l’assurance chômage.Le gouvernement avait initialement fixé fin janvier comme échéance pour conclure cette négociation, jugeant “souhaitable” qu’elle permette de “générer une économie d’au moins 400 millions par an”. “Si cette négociation ne devait pas aboutir dans ces délais, au regard du contexte dégradé des finances publiques, le gouvernement serait conduit à prendre à nouveau ses responsabilités”, avertissait fin novembre Jean-Pierre Farandou.Début janvier, le ministère du Travail a toutefois laissé entendre que ce calendrier pourrait être assoupli.Le régime de l’assurance chômage est piloté par l’Unédic, un organisme paritaire, mais depuis 2018 le gouvernement adresse aux partenaires sociaux une “lettre de cadrage” fixant des objectifs à la négociation et, faute accord, l’État fixe les règles par décret.Ces dernières années, les règles d’indemnisation de l’assurance chômage ont été durcies à plusieurs reprises.- “Terra incognita” -Les syndicats désirent négocier sur les contrats courts, une négociation décidée au printemps dernier, se fondant sur le constat des limites du système du bonus-malus.Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, ce système créé en 2019 entraîne une modulation, limitée à certains secteurs, de la cotisation patronale à l’assurance chômage en fonction du nombre de fins de contrats de travail dans une entreprise. Il est critiqué à la fois par le patronat et les syndicats. En mars, une évaluation de l’Unédic montrait qu’il ne jouait qu’un “rôle limité” dans le recours aux contrats courts.C’est en revanche le gouvernement qui a mis les ruptures conventionnelles à l’agenda, dénonçant ces derniers mois les “abus” auquel le dispositif — qui permet à un salarié et un employeur de rompre un CDI à l’amiable et au salarié de toucher des allocations chômage — donnerait lieu.”La rupture conventionnelle n’avait jamais était évoquée par les organisations patronales et syndicales”, souligne Olivier Guivarch, secrétaire national de la CFDT, “mais le gouvernement nous demande d’étudier les dépenses, nous les étudierons”.D’après l’Unédic, en 2024, les dépenses d’allocations chômage liées à ces ruptures ont atteint 9,4 milliards d’euros, soit 26% du total.Parmi les pistes d’économies possibles, imposer un délai de carence avant de toucher des allocations chômage non seulement aux salariés qui ont touché des indemnités supérieures au minimum légal lors de leur rupture conventionnelle, comme c’est le cas aujourd’hui, mais à tous ceux qui en ont conclu une. Face aux 400 millions d’économies demandés par gouvernement pour cette négociation, le patronat a surenchéri en disant souhaiter monter à un milliard.”On est en terra incognita, personne ne sait sur quoi ça peut déboucher”, s’agace Jean-François Foucard, négociateur du syndicat des cadres CFE-CGC. Le secrétaire confédéral de la CGT Denis Gravouil estime que le Medef va “essayer de chercher des économies pour que, par ricochet, sur le PLF (budget de l’État), les aides aux entreprises soient moins touchées”.Côté patronal, le Medef a indiqué, par la voix de son négociateur Hubert Mongon, ne pas souhaiter s’exprimer avant la réunion.

Le lancement des soldes refroidi par la météo hivernale

Mises à mal par un calendrier commercial saturé de promotions, les soldes d’hiver s’ouvrent mercredi dans une France perturbée par la neige et le froid. Un contexte météo qui menace la fréquentation pour de nombreux commerçants déjà à la peine.Le froid arrive-t-il trop tard, ou les soldes trop tôt? Après un début de saison très doux et un mois de décembre décevant, les commerçants comptent sur cette période de promos qui court jusqu’au 3 février pour limiter la casse. Même s’ils ne se font pas d’illusion: les soldes ne font plus recette.”Il ne faut pas que la première semaine soit trop perturbée, mais dès qu’il y a un peu de neige, plus personne ne sort pour faire du shopping”, relève pour l’AFP Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance du commerce, qui représente les grandes enseignes.Météo-France a placé 38 départements d’une large partie nord-ouest en vigilance orange neige-verglas mercredi. Des conditions qui perturbent fortement les transports et qui devraient être défavorables aux commerçants.Des commerces qui sortent d’un mois de décembre morose en raison notamment de températures clémentes qui ont freiné les achats de vêtements de saison. En raison également du Black Friday, qui siphonne une bonne partie des achats de Noël, les enseignes du Panel Retail Int. pour l’Alliance du commerce enregistrent en décembre une baisse de leur chiffre d’affaires en magasin de 4,5% par rapport à décembre 2024.- Consommateurs déjà “gavés” -“On a donc des attentes assez fortes sur le mois de janvier, d’autant plus qu’il y a du stock, donc on espère terminer mieux la saison qu’elle n’a commencée”, souligne Yohann Petiot. Les soldes “ne représentent plus l’événement commercial d’il y a 10 ou 20 ans quand les gens attendaient le matin devant la porte”, mais ça reste tout de même un “événement important inscrit dans le calendrier des Français”.Pour les indépendants en revanche, “les soldes ont perdu leur force et leur signification” depuis des années, résume auprès de l’AFP Pierre Talamon, président de la fédération française de l’habillement.Après les fêtes, les consommateurs arrivent début janvier déjà “gavés par le Black Friday et par des ventes privées”. Ajoutez à cela “les petits prix des plateformes” en ligne et vous avez “beaucoup de commerçants pris dans un étau”, regrette-t-il.Lors du cru 2025, les commerçants indépendants ont vu leur chiffre d’affaires chuter de 5,5% par rapport à janvier 2024 (en comparaison, les grandes enseignes de l’Alliance du commerce ont stagné à -0,2% sur la période). Alors que 2026 devrait suivre cette tendance, la FNH demande au gouvernement de repousser les soldes de trois semaines. Les soldes “peuvent être un levier de croissance” mais il faut les “reconnecter à la réalité des saisons” et leur “redonner du sens en les positionnant en fin de saison”, selon M. Talamon.Le déstockage, une des raisons d’être des soldes, ne peut être fait en pleine saison comme c’est le cas aujourd’hui, selon la FNH, qui souligne d’ailleurs qu’à la fin des soldes début février il sera difficile de passer directement à la collection été. L’Alliance du commerce est, à l’inverse, favorable au “statu quo” du calendrier car “d’une année sur l’autre, ça peut être totalement variable” au niveau de la météo.Selon un sondage de l’application de shopping Joko, 64% des Français comptent participer aux soldes, autant en ligne qu’en boutique. Mais 67% ne les attendent pas spécifiquement et restent avant tout opportunistes face à une bonne affaire.

Budget: les écologistes absents des discussions à Bercy, la perspective d’un vote s’amenuise encore

Les écologistes ont choisi mardi de ne pas se rendre à Bercy pour de nouvelles discussions sur le budget, se disant sans illusions sur l’issue des débats. Une décision qui éloigne encore la perspective d’une adoption du texte à l’Assemblée, et conforte l’hypothèse d’un recours au 49.3.Après l’échec de la commission mixte paritaire (CMP) réunissant députés et sénateurs le 19 décembre, le projet de loi de finances est de retour à l’Assemblée pour une nouvelle lecture. La commission des Finances en débattra jeudi et vendredi, avant que le texte n’arrive dans l’hémicycle à partir du 13 janvier, théoriquement jusqu’au 23 janvier.Bercy avait annoncé lundi avoir invité les représentants des groupes parlementaires de l’Assemblée, hors LFI et RN, pour une réunion de travail destinée à tenter de lever les “points de blocage” sur lesquels ont achoppé les discussions.Mais les communistes puis les écologistes ont fait savoir mardi qu’ils n’y participeraient pas, laissant à gauche seul le PS participer aux discussions, aux côtés des représentants de LR et des groupes macronistes. Mardi soir, la réunion “très constructive”, s’est terminée après “plus de quatre heures d’échanges” qui ont porté “sur les principaux points de friction identifiés lors de la commission mixte paritaire”, selon Bercy. “La volonté de tous les présents de réduire à 5% le déficit” a été réaffirmée, a ajouté Bercy.Avant la tenue de la réunion le président du groupe GDR (communistes et ultra-marins), Stéphane Peu avait souligné ne pas souhaiter “créer l’illusion qu’il y aurait dans notre groupe, ne serait-ce que la plus petite espérance de nous voir nous abstenir ou encore moins voter pour (ce) budget”.Les écologistes ont regretté de leur côté dans un communiqué que le gouvernement n’ait pas fait le choix de “présenter un nouveau budget”, après l’échec de la CMP.”On ne va pas faire du théâtre, aller mettre en scène une discussion dont on sait très bien qu’elle ne peut pas aboutir à un compromis”, a affirmé à l’AFP un porte-parole du groupe, Benjamin Lucas-Lundy, évoquant “deux visions incompatibles” du budget, entre le gouvernement et les écologistes.- “Pacte de non censure” -La position des écologistes dans le débat est particulièrement scrutée, alors qu’ils se sont majoritairement abstenus sur le budget de la Sécurité sociale en décembre, permettant son adoption.Leur abstention est d’autant plus nécessaire sur le budget de l’Etat que les socialistes, après avoir voté pour le budget de la Sécu, promettent cette fois-ci au mieux de s’abstenir.Mais un vote contre des Verts est “plus que probable”, a souligné auprès de l’AFP une autre députée du groupe écologiste, Danielle Simonnet.Dans ces conditions, le recours à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution revient de façon entêtante dans les discussions.Il permettrait à Sébastien Lecornu de faire adopter sans vote le budget, en échange de l’engagement du seul PS à ne pas le censurer.Le Premier ministre avait renoncé en octobre à faire usage de cette arme constitutionnelle décriée dans l’opinion, à la demande des socialistes.Le PS peut-il revenir sur cette exigence ?On n’a “pas de position de principe sur le 49.3″, a assuré mardi un des porte-parole du groupe PS à l’Assemblée, Romain Eskenazi.”S’il y a un 49.3 (…) il faut qu’il y ait (…) une forme de pacte de non censure” comme cela avait été négocié début 2025 entre le PS et le prédécesseur de M. Lecornu, François Bayrou, a-t-il précisé.Cet outil “ne peut pas être écarté définitivement même si nous ne le demandons pas”, a de son côté estimé sur France 24 le patron des sénateurs PS, Patrick Kanner.Quant à l’ancien président de la République et désormais député PS, François Hollande, il a de nouveau invité sur franceinfo le gouvernement à se saisir de cet outil, disant ne pas voir “d’autre issue”.Devant la presse, M. Eskenazi a listé les exigences du PS, en matière de justice fiscale, de pouvoir d’achat, de défense des services publics et de transition écologique.Interrogé sur l’utilisation éventuelle par le Premier ministre de l’article 47 de la Constitution, qui permet de faire passer le budget par ordonnance, M. Eskenazi a estimé que ce serait “la pire des solutions”.

Les agriculteurs accentuent la pression sur le gouvernement et sur Bruxelles

Départ de convois pour Paris ou rassemblements locaux: les actions des agriculteurs diffèrent mardi selon les syndicats, dont deux ont été reçus à Matignon après une ultime concession budgétaire de Bruxelles pour essayer de faire passer la pilule de l’accord UE-Mercosur.La première organisation du secteur, la FNSEA, est repartie de sa rencontre avec le Premier ministre Sébastien Lecornu avec selon elle la promesse d’annonces d’ici à vendredi sur “les mesures qu’il entend très concrètement mettre en place” pour répondre aux revendications de la profession.”Nous lui avons rappelé ce qui compte aujourd’hui, ce ne sont plus les mots, mais les actes”, a asséné le président de la FNSEA Arnaud Rousseau face aux journalistes, en disant espérer voir “clarifier” d’ici à la fin de la semaine les détails de ces “mesures d’urgence attendues qui sont rappelées depuis très longtemps” par son syndicat.Les annonces gouvernementales ont jusque-là été jugées insuffisantes pour répondre aux multiples crises auxquelles les agriculteurs font face: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins, faible cours du blé et prix élevé des engrais, menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur…Mardi soir, M. Rousseau a répété que l’accord UE-Mercosur, qui semble devoir franchir des étapes décisives dans les prochains jours, représentait “le symbole de ce que nous ne voulons pas pour l’agriculture européenne”.Plus tôt mardi, l’UE a promis une rallonge budgétaire de 45 milliards d’euros dès 2028 dans la future politique agricole commune (PAC), à la veille d’une réunion spéciale des ministres de l’Agriculture à Bruxelles, visant à répondre aux “préoccupations” du secteur.Cette annonce ressemble à une ultime concession avant la signature de l’accord de libre-échange avec le Mercosur, envisagée le 12 janvier.- Accord Mercosur “mal né” -Le président Emmanuel Macron s’est réjoui de cette rallonge, estimant que la France pourrait “ainsi garantir le maintien du niveau actuel de ces aides jusqu’en 2034″, dans un message sur X (ex-Twitter).Sur le Mercosur, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a besoin au préalable du feu vert des Etats membres, lors d’un vote attendu dès vendredi.Négocié depuis plus de 25 ans, ce traité de libre-échange permettrait notamment à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux en Argentine, au Brésil, au Paraguay et en Uruguay. En sens inverse, il faciliterait l’entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui alarme les filières concernées.”Nous avons redit clairement au Premier ministre que pour nous il n’était pas question qu’on puisse accepter quoi que ce soit sur cet accord qui est encore une fois un accord mal né”, a martelé M. Rousseau mardi soir.”Nous allons attendre de voir ce week-end ce qui se passe, et si le Mercosur devait être signé, évidemment nous appellerions à de nouvelles mobilisations”, a mis en garde le président de la FNSEA.Un arrêté pour empêcher d’importer en France des produits agricoles notamment sud-américains (avocats, goyaves, mangues mais aussi cerises, melons…) traités avec des substances chimiques interdites dans l’Union européenne doit être publié mercredi.La Commission européenne aura dix jours pour s’y opposer éventuellement mais elle pourrait aussi l’étendre à toute l’Union, a indiqué mardi le ministère de l’Agriculture.Pour la Confédération paysanne, ces mesures “ne sont pas structurelles (…) pour nous, il faut que la France reste sur un +non+ ferme et définitif” à l’accord UE-Mercosur, a déclaré à l’AFP une porte-parole du syndicat, Fanny Métrat, à sa sortie de Matignon. Le syndicat a répété à M. Lecornu son rejet de l’abattage total des troupeaux de vaches touchés par la DNC, sans obtenir gain de cause, a-t-elle concédé, en prévenant que la colère du monde agricole restait “immense” et que la mobilisation se poursuivrait, notamment lors du salon de l’Agriculture prévu fin février.- Pression sur Bruxelles -Les ministres européens de l’Agriculture seront mercredi à Bruxelles pour une réunion spéciale sur le Mercosur mais aussi sur la PAC. Si la FNSEA et leurs alliés des Jeunes agriculteurs promettent des actions fortes après une éventuelle signature, la Coordination rurale a haussé le ton dès lundi, à sa sortie de Matignon.Son président Bertrand Venteau s’est insurgé contre l’interdiction des convois de tracteurs qu’il prévoyait d’envoyer à Paris et maintenu son appel à “monter” sur la capitale. Des cortèges sont partis de plusieurs départements, Corse comprise, mais surtout depuis le Sud-Ouest, épicentre de la contestation depuis décembre.Le blocage de l’A64 se poursuit à proximité de Toulouse où plusieurs organisations syndicales d’Occitanie ont prévu de converger mercredi pour “assiéger” la ville rose, malgré l’arrêté préfectoral interdisant la manifestation.Bertrand Venteau a assumé lundi de ne vouloir “rien lâcher” notamment sur le sujet des abattages de l’intégralité d’un foyer à partir du moment où un cas de dermatose nodulaire contagieuse y est détecté.

Wall Street signe un double record grâce à la tech

La Bourse de New York a terminé en hausse mardi avec un double record du Dow Jones et du S&P 500, les investisseurs montrant un engouement certain pour les actifs américains, en particulier les valeurs du secteur technologique, en dépit des tensions géopolitiques.Le Dow Jones a effacé son record de la veille, grimpant de 0,99% à 49.462,08 points et l’indice élargi S&P 500 a progressé de 0,62% à 6.944,82 points, un plus haut historique. Le Nasdaq a lui gagné 0,65%, mais restait légèrement en deçà de ses sommets.”Il y a une certaine ferveur autour de l’intelligence artificielle (IA)”, commente auprès de l’AFP Patrick O’Hare, de Briefing.com.Selon l’analyste, cette dynamique a démarré après l’annonce par Nvidia du lancement de la production de ses nouveaux processeurs IA, plus rapides et moins gourmands en énergie que les versions précédentes.L’action du principal fournisseur de puces pour l’IA a subi quelques prises de bénéfices en fin de séance, cédant finalement 0,45%.Mais cette nouvelle a suffi à entraîner tout l’écosystème lié au développement de l’IA: les fabricants des semi-conducteurs Micron et Texas Instrument ont bondi respectivement de 10,04% et 8,41%, le spécialiste du stockage numérique Western Digital s’est envolé de 16,77%.Un enthousiasme aussi nourri par les prévisions pour le trimestre tout juste écoulé du fabricant de puces Microchip Technology (+11,65%), supérieures aux attentes des analystes.Mais la progression ne s’est pas limitée à ces valeurs.Patrick O’Hare note “une tendance à la hausse en ce début d’année, les investisseurs plaçant leur argent dans des domaines qui auraient pu être négligés l’année dernière”.La réorganisation des portefeuilles des investisseurs “se poursuivra dans une certaine mesure tout au long du premier trimestre, car la saison des impôts approche”, anticipe Christopher Low, de FHN Financial.Les acteurs du marché “attendent avec impatience les données économiques à venir pour justifier leur positionnement de 2026, et l’agenda de demain s’annonce chargé”, relève de son côté Jose Torres, d’Interactive Brokers.Si l’enquête d’ADP/Stanford Lab sur l’emploi dans le secteur privé aux Etats-Unis est attendue mercredi, c’est bien le rapport mensuel du département du Travail qui concentrera les regards vendredi.La banque centrale américaine (Fed) “a lié ses récentes baisses de taux à la faiblesse du marché du travail (…), il ne fait donc aucun doute que le marché réagira à ce rapport, car il cherchera à interpréter ce qu’il signifie pour les futures décisions” de politique monétaire, prévient Patrick O’Hare.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans restait stable vers 21H25 GMT par rapport à la clôture la veille, à 4,16%.A la cote, les fabricants de matériel de refroidissement ont reculé après la présentation des nouvelles puces de Nvidia, offrant “cinq fois plus d’efficacité énergétique” que les précédentes, selon l’entreprise.Trane Technologies (-2,52%), Johnson Controls (-6,24%) et Modine Manufacturing (-7,46%) avaient été portés ces dernières années par le développement des centres de données pour entraîner et faire fonctionner les modèles d’intelligence artificielle (IA), très gourmands en énergie et en capacités de refroidissement.L’équipementier sportif Under Armour (+4,98% à 5,69 dollars) a été dans le vert, porté par l’annonce du renforcement à son capital du groupe financier canadien Fairfax Financial, qui détient désormais environ 22% des actions de l’entreprise. De quoi donner un peu d’air à son cours, qui a chuté de 40% sur l’ensemble de l’année 2025.La compagnie énergétique Vistra (+4,05% à 169,53 dollars) a été recherchée après avoir annoncé le rachat de son concurrent Congentrix Energy, pour environ 4 milliards de dollars.

ArcelorMittal signe avec EDF un contrat d’approvisionnement d’électricité nucléaire sur 18 ans

ArcelorMittal a signé avec EDF un contrat de fourniture d’électricité nucléaire (CAPN) d’une durée de 18 ans, pour approvisionner les sites de l’aciériste en France, ont annoncé mardi les deux groupes.Le contrat prévoit qu'”EDF allouera à ArcelorMittal une quote-part de la puissance de son parc nucléaire en exploitation, pour une durée de 18 ans”, permettant à l’industriel “de sécuriser ses besoins en électricité bas carbone et compétitive sur le long terme”, ont-ils indiqué dans un communiqué conjoint.Les premières livraisons ont commencé le 1er janvier 2026, ont-ils précisé.”Cet accord va nous permettre d’approvisionner nos sites français sur le long terme avec une électricité bas carbone, un facteur clé de compétitivité future pour notre acier produit en France”, a commenté Reiner Blaschek, CEO d’ArcelorMittal Europe – Produits plats, cité dans le communiqué.”En accompagnant ArcelorMittal, acteur clé de la production d’acier, nous contribuons à la décarbonation de l’industrie et à la souveraineté énergétique”, a déclaré Béatrice Bigois, directrice exécutive en charge du pôle Clients, Services et Territoires du Groupe EDF.Cette signature, en date du 26 décembre, “fait suite à la lettre d’intention signée en janvier 2024 et constitue une étape majeure dans la stratégie énergétique d’ArcelorMittal en France”, selon le communiqué.Ni ArcelorMittal, ni EDF n’ont souhaité communiquer sur les volumes d’électricité contractualisés.Ce contrat de long terme intervient au moment où les syndicats et le gouvernement guettent la confirmation par le sidérurgiste de ses projets de décarbonation des hauts fourneaux de Dunkerque, un temps suspendus.Le groupe avait réaffirmé en mai 2025 son “intention” d’investir à hauteur de 1,2 milliard d’euros à cette fin dans le nord, pour couper court aux rumeurs de désengagement de la France, où il a supprimé 608 postes l’an passé.Mais depuis, ArcelorMittal, qui conditionne ces projets à la mise en place de mesures de défense commerciale par l’Europe, tarde à confirmer ces investissements.D’où la méfiance de Jean-Marc Vecrin, coordinateur CFDT pour l’ensemble du groupe.Pour lui, “le plan acier” de l’Europe, qui comporte des mesures douanières pour protéger le continent des importations d’acier chinois, la réforme du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), visant à éviter des distorsions de concurrence et cet accord avec EDF, sont autant “de signaux positifs, mais derrière, il n’y a absolument aucun engagement” d’ArcelorMittal.Ces contrats dit CAPN, qui sont adossés au parc historique nucléaire français, proposent des tarifs de vente de l’électricité convenus à l’avance, sur des durées d’au moins 10 ans, en contrepartie de supporter une partie des risques associés à la production des réacteurs.Les CAPN, parmi l’offre de contrats de moyen et long terme d’EDF, permettent à l’électricien de sécuriser ses recettes commerciales dans la perspective de son mur d’investissements pour la relance du nucléaire tout en répondant aux objectifs de l’Elysée de maintenir la compétitivité des industriels et d’attirer les centres de données en France.Réservés au départ aux industriels très énergivores, ces contrats sont d’ailleurs depuis novembre dernier étendus à d’autres entreprises ayant des besoins en électricité importants.ArcelorMittal, deuxième sidérurgiste mondial, emploie 15.000 personnes au total en France.

Neige et verglas vont s’intensifier, routes et vols perturbés

Neige et verglas vont revenir en force mercredi sur une large bande nord-ouest de la France, avec d’importantes perturbations attendues dans les transports routiers et aériens, ainsi que sur certaines lignes ferroviaires.Après un premier épisode lundi soir, 38 départements ont été placés en vigilance orange pour la neige et le verglas pour une partie de la nuit et toute la journée de mercredi, a annoncé Météo-France. Des pluies verglaçantes sont attendues sur l’Ouest et de fortes chutes de neige sur l’Île-de-France et le Nord-Est. La neige pourrait y atteindre plusieurs centimètres.Le ministre des Transports Philippe Tabarot a “fortement conseillé” aux automobilistes d’éviter tout déplacement mercredi en Ile-de-France, ainsi qu’aux usagers des transports en commun mercredi matin.”Les métros devraient fonctionner, les RER devraient fonctionner, les trains devraient fonctionner, nous avons des réserves sur les bus”, en fonction de l’épaisseur de la neige, a-t-il déclaré.Or, “Météo-France parle d’un événement qui peut être encore supérieur à celui de lundi en termes de neige (…) qui viendra sur un sol qui est déjà gelé”, a souligné ensuite le ministre sur Cnews.Ile-de-France Mobilités (IDFM) a prévenu que “le fonctionnement des 1.900 lignes de bus et car franciliens s’annonce fortement perturbé, voire à l’arrêt, et sera décidé en fonction des conditions réelles de circulation”.IDFM a en outre signalé que “par décision préfectorale, les transports scolaires sont suspendus pour la journée du 7 janvier dans les tous les départements de grande couronne: Yvelines, Seine-et-Marne, Essonne et Val d’Oise”. Les Hauts-de-France ont pris la même mesure.Côté aérien, M. Tabarot a annoncé l’annulation d’environ 40% des vols prévus entre 09H00 et 14H00 à Paris-Charles-de-Gaulle et 25% de ceux prévus entre 06H00 et 13H00 à Orly, premier et deuxième aéroports français. Il a aussi évoqué des difficultés à l’aéroport de Nantes, déjà resté fermé toute la journée de mercredi.Les transports ferroviaires seront également affectés, la SNCF ayant décidé d’interrompre par précaution la circulation des trains électriques “sur les axes Tours-Saumur et Tours-Poitiers-La Rochelle mercredi de 6h00 à 12h00” en raison de possibles pluies verglaçantes. La SNCF a aussi mentionné dans un communiqué une “réduction de vitesse sur les lignes à grande vitesse”. M. Tabarot a également annoncé l’interdiction de la circulation de poids lourds en Ile-de-France, dans l’Ouest (Bretagne, Pays de la Loire) et le Centre-Val de Loire. En Ile-de-France, la vitesse maximale des véhicules légers sera par ailleurs limitée mercredi à 70 km/h. “Tous les préfets des départements en vigilance orange souhaitent aussi réduire au maximum les déplacements”, a remarqué M. Tabarot, en encourageant le télétravail “pour ceux qui le peuvent”.La consommation électrique de la France a dépassé mardi matin les 90 gigawatts, un niveau qui n’avait plus été franchi depuis le 28 février 2018, mais encore loin du maximum historique du 8 février 2012 avec 102 GW, selon des données de RTE consultées par l’AFP.L’an dernier, le pic annuel de consommation d’électricité avait été atteint le 14 janvier 2025 (87 GW).De son côté, GRDF a annoncé une puissance d’énergie fournie par le gaz de 125 GW mardi matin, un niveau plus vu depuis trois ans, et indiqué que les centrales à gaz avaient fonctionné “à plein régime”.- Plusieurs morts mardi -Depuis lundi après-midi, les conditions météo ont provoqué plusieurs décès, surtout dus à des accidents de circulation liés au verglas, tandis que des centaines de kilomètres de bouchons s’accumulaient sur les routes. Dans les Landes, deux personnes ont perdu la vie mardi dans un carambolage qui a impliqué deux autocars et de nombreux véhicules sur l’autoroute A63, selon la préfecture qui fait état également de quatre blessés.”C’est une patinoire”, avait déclaré en milieu de matinée à l’AFP Christophe Canut, aide-soignant de 43 ans bloqué sur l’A63, où des camions sont également en travers de l’autre voie plus au sud.Un homme âgé de 65 ans a été retrouvé décédé à Compiègne (Oise) mardi matin, un décès “probablement lié au froid”, a précisé à l’AFP le maire, Philippe Marini.En Charente-Maritime, 2.000 foyers étaient privés d’électricité à 18h30, et encore “environ 600” dans les Pays de la Loire, en raison de lignes endommagées par la neige, selon un nouveau bilan du gestionnaire de réseau Enedis. “L’événement a été un peu sous-évalué au niveau de Météo-France”, notamment en région parisienne, a commenté mardi Philippe Tabarot. bur-im-leb-dep-nal-tq/jbo/cbn

La Bourse de Paris termine en hausse, après des signes favorables du côté de l’inflation

La Bourse de Paris a terminé en hausse mardi, portée par un certain optimisme des investisseurs en ce début d’année, en dépit des tensions géopolitiques, et par le ralentissement de l’inflation dans plusieurs pays de la zone euro, dont la France.L’indice vedette parisien a pris 0,32% à 8.237,43 points, en hausse de 25,93 points, se rapprochant de son dernier record en clôture touché le 21 octobre à 8.258,86 points. Lundi, l’indice vedette parisien avait avancé de 0,20%.Comme l’ensemble des marchés mondiaux, le CAC 40 profite d’une bonne dynamique depuis le début de l’année, portée notamment par la confiance dans la conjoncture économique et dans certains secteurs, comme la tech ou la défense.A Paris, le spécialiste des semi-conducteurs STMicroelectronics a par exemple bondi de 5,33% à 25,02 euros.Les investisseurs ont aussi salué le ralentissement de l’inflation en Allemagne et en France au mois de décembre.En Allemagne, la hausse des prix s’est élevée en décembre à 1,8% sur un an, contre 2,3% en novembre, atteignant son plus bas niveau de l’année 2025, selon des chiffres provisoires publiés par l’institut statistique Destatis. En France, les prix à la consommation ont augmenté de 0,8% au mois de décembre sur un an, selon une estimation de l’Institut national de la statistique, après +0,9% en novembre.Ces chiffres sont “une bonne nouvelle pour les marchés, car on pouvait craindre une mauvaise surprise, après des données en novembre qui montraient une accélération”, relève Charlotte de Montpellier, économiste de la banque ING.Cela permet aussi d’éloigner la perspective d’une hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) cette année. Mais les marchés seront attentifs aux chiffres de l’inflation pour l’ensemble de la zone euro mercredi pour tirer une conclusion définitive.Côté obligataire, le taux d’intérêt français à échéance dix ans a atteint 3,55%, contre 3,57% la veille en clôture. Son équivalent allemand, référence en Europe, a fini à 2,84%, contre 2,87% précédemment.EssilorLuxottica bonditLe numéro un mondial de l’optique EssilorLuxottica s’est envolé de 5,24% à 277,20 euros.Le groupe a bondi mardi, après une publication sur le blog de Meta annonçant suspendre l’expansion hors des Etats-Unis de la commercialisation de ses lunettes connectées Meta Ray-Ban Display, développées avec EssilorLuxottica, en raison d’une “demande sans précédent et de stocks limités”.Pour EssilorLuxottica, cela “renforce les attentes de croissance des ventes pour l’exercice 2026”, relèvent les analystes de Jefferies.Trigano en repliLe fabricant français de véhicules de loisirs Trigano, leader européen du camping-car, a cédé 1,49% à 171,70 euros.Le groupe a vu son chiffre d’affaires du premier trimestre grimper de 8,3% par rapport à la même période l’an dernier, à 833,4 millions d’euros. Mais ces chiffres “sont sous les estimations”, relèvent les analystes d’UBS dans une note.