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Dermatose: Genevard lundi dans le Sud-Ouest, où des blocages routiers persistent

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard va assister lundi “au début de la vaccination” de troupeaux bovins dans le Sud-Ouest, où des éleveurs contestent vigoureusement sa gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en bloquant toujours plusieurs routes dimanche matin.”Quand il y a une bête malade, tout le monde est d’accord pour l’abattre, mais tuer des troupeaux entiers, alors qu’il faut des années pour monter une génétique et monter un troupeau, on est totalement contre”, a déclaré à l’AFP Christophe Guénon, éleveur de vaches et maraîcher en bio, à côté de Bordeaux, où se dirige un convoi venu du sud de la métropole. “On ne peut pas tuer, gaspiller de la viande comme ça.”Depuis l’apparition d’un premier foyer en France de cette maladie non transmissible à l’homme, en juin en Savoie, la stratégie de l’Etat implique l’abattage de toutes les bêtes des foyers affectés, des restrictions de mouvements des troupeaux et jusqu’ici une “vaccination d’urgence” de tous les bovins dans un rayon de 50 km autour de la zone concernée.Cette stratégie, défendue par l’alliance syndicale majoritaire FNSEA-Jeunes Agriculteurs, est au contraire dénoncée par la Coordination rurale et la Confédération paysanne, souvent opposées, mais unies contre l’euthanasie généralisée des bêtes des foyers affectés et pour réclamer une large vaccination du cheptel de 16 millions de bovins.Depuis vendredi soir, leurs militants ont installé des blocages routiers, notamment dans le Sud-Ouest, “choqués” pour beaucoup par les images des gaz lacrymogènes utilisés par les gendarmes en milieu de semaine dans une opération en Ariège pour disperser les éleveurs bloquant aux vétérinaires l’accès de la ferme touchée par le premier cas de DNC dans cette partie du pays.- Autres motifs de colère -Non loin de l’Espagne, l’A64 est toujours fermée sur plus d’une centaine de kilomètres. Entre Briscous et Urt, à l’est de Bayonne, des agriculteurs ont installé deux barnums, une plancha et un sapin de Noël au milieu d’une cinquantaine de tracteurs et de grandes remorques, a constaté l’AFP.Environ 80 tracteurs et 29 bennes, selon la préfecture de Haute-Garonne, sont aussi installés sur les voies au milieu de bottes de foin à Carbonne, point de départ de la grogne agricole de janvier 2024, au sud-ouest de Toulouse.”On est partis pour passer les fêtes ici”, “on ne lèvera pas le camp comme ça,” a déclaré à l’AFP Cédric Baron, agriculteur-éleveur de bovins à Montoussin (Haute-Garonne). “On a sept revendications, la dermatose c’est ce qui nous a tous fait bondir, mais ici à Carbonne il n’y a pas que des éleveurs, il y a aussi des céréaliers avec d’autres problématiques “D’autres dossiers brûlants comme les accords commerciaux du Mercosur et la baisse annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC) européenne alimentent la colère des agriculteurs.Dimanche matin, Bertrand Venteau, nouveau président de la CR, a une nouvelle fois réclamé la “vaccination de toute la France” et à “épargner les animaux sains des abattages”. “C’est maintenant que la vaccination doit se décréter sinon on va avoir un drame dans moins d’un mois parce que je pense que tout le sud de la Loire sera contaminée”, a-t-il ajouté.- Genevard défend le protocole – “Il faut envisager toutes les conséquences” d’une généralisation de la vaccination, “les conséquences sanitaires, les conséquences de faisabilité, les conséquences économiques,” avec le risque d’une fermeture de marchés à l’export, répond la ministre de l’Agriculture. “On a un protocole qui a très bien fonctionné. Ça marche”, a ajouté sur Europe 1 Mme Genevard, assurant que “le virus n’est pas aux portes de chaque élevage”.Un million de bêtes ont déjà été vaccinées pour un coût de 20 millions d’euros, selon le ministère, qui a annoncé samedi la vaccination d’un million de bovins supplémentaires dans le Sud-Ouest, après l’apparition de nouveaux cas cette semaine dans les Pyrénées-Orientales, les Hautes-Pyrénées, en Ariège et Haute-Garonne”C’est un défi que nous allons relever avec les éleveurs : vacciner dans les temps les plus rapides possible 1 million de bêtes parce que c’est le chemin pour lutter contre la maladie (…) Je vais demain (lundi) assister aux débuts de la vaccination sur ce territoire, comme je l’ai fait d’ailleurs en Savoie, en Haute-Savoie, dans le Jura”, a ajouté Mme Genevard.kal-mla-gm-chv-vgr/gf/asm

En Chine, les petites usines aussi veulent monter dans le train de l’automatisation

Dans une usine chinoise, un bras robotisé manoeuvre un véhicule autonome partiellement assemblé, tandis que des ouvriers règlent ses caméras. Un symbole de la révolution qui automatise pas à pas jusqu’aux PME du géant manufacturier.La Chine est le premier marché planétaire pour les robots industriels et les autorités injectent des milliards d’euros dans la robotique et l’intelligence artificielle (IA) afin de renforcer cette tendance.De premières usines quasiment sans présence humaine sont déjà en fonctionnement.Cette automatisation soulève des défis en termes de pertes d’emplois potentielles. Mais aussi de coût de la transition pour les entreprises de taille modeste.Pour beaucoup, la solution réside dans un modèle hybride, une automatisation partielle, expliquent à l’AFP experts et responsables d’usines.Dans l’usine de voitures de Yancheng, à 300 kilomètres au nord de Shanghai, le directeur Liu Jingyao souligne que la présence humaine reste indispensable, y compris dans les chaînes de production les plus avancées.”Pour beaucoup de décisions” et pour “certains gestes techniques”, il “faut encore des humains”, affirme M. Liu, dont l’entreprise, Neolix, fabrique de petits véhicules utilitaires autonomes pour le transport de colis en ville.Juste à côté, des véhicules sans conducteur filent sur une piste d’essai truffée d’obstacles, comme des flaques d’eau ou de petits ponts.Dans une salle adjacente, des ouvriers assemblent les caméras et puces électroniques, véritables cerveaux des voitures.L’automatisation vise “surtout à assister l’humain, à alléger sa charge de travail, pas à le remplacer”, souligne Liu Jingyao.- “Fossé numérique” -Mais l’utilisation croissante de l’IA en Chine dans l’industrie, encouragée par les autorités, rend l’automatisation totale déjà possible dans de nombreux secteurs, affirme Ni Jun, expert en ingénierie mécanique à l’université Jiaotong de Shanghai.Le géant technologique Xiaomi, qui fabrique des produits électroniques, exploite ainsi une usine où bras robotisés et capteurs peuvent fabriquer des smartphones sans intervention humaine.Un “fossé numérique” se creuse naturellement entre les grands groupes, capables d’investir massivement dans la modernisation, et des PME qui peinent à suivre, note Ni Jun.Les petites usines, comme celle de Zhu Yefeng, Far East Precision Printing, ne peuvent s’offrir une automatisation complète.Située près de Shanghai, cette imprimerie emploie quelques dizaines de personnes. Les ouvriers y introduisent manuellement des modes d’emploi dans des plieuses et manipulent des machines qui impriment des étiquettes.Il y a deux ans encore, l’entreprise effectuait le suivi des tâches à accomplir au stylo et sur papier. Cela obligeait les responsables à traverser l’usine pour transmettre les informations relatives aux commandes.”C’était le chaos complet”, résume Zhu Yefeng.Depuis, la société utilise un logiciel permettant aux employés de scanner des codes QR pour alimenter un système de suivi interne.Sur un écran, Zhu Yefeng peut consulter des tableaux détaillant l’avancement de chaque commande et la productivité de chaque salarié.- Et l’emploi? -“C’est déjà une première étape”, explique-t-il. “On va avancer vers des technologies d’automatisation encore plus avancées. Ce n’est que comme ça qu’on pourra attirer des commandes plus importantes de gros clients”.Mais l’argent manque.”On est une petite entreprise. Certaines dépenses, on ne peut pas se les permettre”, note M. Zhu.Selon Jacob Gunter, analyste à l’institut Mercator d’études sur la Chine, basé à Berlin, l’automatisation à grande échelle risque d’entraîner des pertes d’emploi.”Les entreprises seront ravies de réduire leurs effectifs (…) Mais le gouvernement n’appréciera pas. Il sera sous forte pression pour résoudre cette situation”, affirme-t-il.La volonté de Pékin de développer massivement la robotique industrielle “va se heurter à l’impératif de maintenir un haut niveau d’emploi, sur un marché déjà très tendu”, note-t-il.Les industriels devront trouver un équilibre “entre faisabilité technique, responsabilité sociale et nécessité économique”, résume Ni Jun, de l’université Jiaotong.Pour Zhou Yuxiang, patron de Black Lake Technologies, la start-up qui produit le logiciel utilisé dans l’usine de M. Zhu, les sites de production resteront probablement “hybrides”.”Demandez à n’importe quel patron” si une usine sans êtres humains “est un objectif en soi, la réponse sera non”, souligne-t-il.”Le vrai objectif, ça reste d’optimiser la production, de livrer ce que veulent les clients, et de gagner de l’argent”.

La flavescence dorée plonge les viticulteurs hongrois en plein désarroi

La mort dans l’âme, Viktor Keszler a dû arracher ses jeunes vignes après seulement trois vendanges, en raison de l’épidémie de flavescence dorée qui menace la quasi-totalité des vignobles hongrois.”On tente de traiter le vignoble par pulvérisation (d’insecticides, ndlr) pour limiter la propagation”, confiait fin novembre à l’AFP ce producteur du village de Zalaszentgrot, dans la région aux collines ondulantes de Zala (sud-est). “Mais cela ne sert à rien: les cicadelles (des insectes suceurs de sève, ndlr) vectrices de la maladie se déplacent vers des vignobles non traités ou des vignes sauvages à proximité et reviennent infectées”, déplore le viticulteur de 45 ans, qui a déjà perdu un demi-hectare sur les quatre de son domaine.La Hongrie, 14e pays producteur de vin avec 270 million litres en 2024 selon l’Organisation internationale du vin (OIV), est célèbre pour ses régions viticoles comme celle du Tokaj, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.Mais comme dans de nombreux autres pays européens, la flavescence dorée, l’une des maladies de la vigne “les plus dangereuses” d’après l’OIV, menace de décimer des parcelles entières.La maladie, qui a été détectée officiellement pour la première fois en 2013, s’est étendue cette année à 21 des 22 régions viticoles du pays. Une propagation éclair qui a abasourdi les viticulteurs hongrois et sonné l’alarme.- “Trop tard” -“Si nous ne prenons pas cela au sérieux, cela pourrait pratiquement anéantir la production de raisin en Hongrie”, a averti le président du Conseil national des communautés viticoles Janos Frittmann mi-novembre, lors de la conférence annuelle des vignerons.Selon lui, la flambée de la maladie a pris l’industrie au dépourvu.”Jusqu’à présent, les vignerons n’étaient probablement pas assez inquiets, beaucoup ne connaissaient même pas les symptômes”, a-t-il déclaré à l’AFP.Des feuilles qui jaunissent sont parmi les signes de la maladie, qui s’est amplifiée en raison du réchauffement climatique, favorable au développement des cicadelles, selon les experts.Le gouvernement hongrois a débloqué en urgence environ 10 millions d’euros en septembre et ces derniers mois, des inspecteurs ont ainsi contrôlé près de 8.700 hectares de vignobles et recueilli des milliers d’échantillons, a indiqué à l’AFP le ministère de l’Agriculture, qui estime avoir “réagi rapidement” et fait en sorte de ralentir la propagation de la maladie au cours des 12 dernières années.Un constat que ne partage pas Gergely Gaspar, à la fois exploitant viticole et conseiller en produits phytosanitaires.Selon lui, le gouvernement n’a pas pris la mesure du fléau et laissé le département de la protection des plantes de l’Autorité de sécurité alimentaire NEBIH en situation de “sous-effectifs et sous-financement”.Par exemple, dans les vignobles de Monor, près de la capitale Budapest, l’autorité n’a procédé à aucune inspection aléatoire pendant six ans, a-t-il affirmé à l’AFP.Et quand des échantillons sont prélevés, leur analyse peut s’éterniser faute de capacités dans les laboratoires, dénonce encore M. Gaspar, qui a perdu toutes ses vignes près de Monor.Face à l’étendue des dégâts, M. Keszler dit avoir parfois le sentiment de mener une lutte “sans espoir”. “Mais si l’État et les autorités locales s’impliquent, alors nous pouvons réussir”, estime-t-il cependant.Elisa Angelini, responsable du service de détection des maladies au Centre de recherche Viticulture et Oenologie en Vénétie (CREA-VE), souligne que “la maladie est généralement découverte dans une nouvelle zone en moyenne quatre ans après l’infection, quand il est déjà trop tard pour l’éradiquer”.Les viticulteurs hongrois vont donc devoir, selon elle, apprendre à vivre avec cette maladie, comme avant eux leurs confrères en France où elle a été détectée pour la première fois en 1949, et en Italie.

Déjà vu? Trump accusé de déni économique et de déclin physique

Un président vieillissant, confronté à de mauvais sondages et à des soupçons sur son état de santé, qui assure contre vents et marées que l’Amérique est florissante. Joe Biden? Non, Donald Trump.Le républicain, au pouvoir depuis près d’un an, continue de manière presque obsessionnelle à se comparer à son prédécesseur. Joe Biden serait sénile là où il déborderait d’énergie, le démocrate aurait mené le pays à la faillite alors que Donald Trump présiderait un “âge d’or” économique.Pendant un meeting en Pennsylvanie mardi, il a prononcé le nom de son rival plus de vingt fois et l’a même traité de “connard endormi” (“sleepy son of a bitch”).Depuis quelques semaines pourtant, une forte impression de déjà vu colore la présidence du milliardaire républicain.Certaines de ses déclarations font écho, dans le style décomplexé qui lui est propre, à des propos tenus par Joe Biden.”L’Amérique a la meilleure économie du monde”, avait lancé le président démocrate en avril 2024, allant contre la perception des électeurs.L’économie américaine mérite “un 25/20” (A+++++), a assuré Donald Trump dans un entretien avec le site Politico, publié mardi. Il répète que les prix baissent alors que les Américains continuent à se plaindre de la vie chère.- 31% -“Il y aura toujours une partie de ses partisans qui le suivront quoi qu’il arrive. S’il dit que le ciel n’est pas bleu, ils diront que le ciel n’est pas bleu”, juge Alex Keena, professeur de sciences politiques à la Virginia Commonwealth University.Mais “ce n’est pas la majorité des Américains”, dit le chercheur à l’AFP. “Il y a un moment où les gens sortent de chez eux, vont faire des courses, et leur vécu est incontestable”.Selon une enquête d’opinion de l’université de Chicago pour l’agence AP, publiée jeudi, seuls 31% des Américains sont satisfaits de la politique économique de Donald Trump.”Quand les sondages vont-ils refléter la grandeur de l’Amérique aujourd’hui?” a-t-il tempêté sur son réseau Truth Social. “Quand dira-t-on enfin que j’ai créé, sans inflation, peut-être la meilleure économie de l’histoire de notre pays? Quand les gens vont-ils comprendre ce qu’il se passe?”.Pendant sa campagne électorale, il avait accusé Joe Biden de mépriser les difficultés des ménages modestes.Aujourd’hui, comme son prédécesseur, le dirigeant républicain tente de diriger en partie le mécontentement des consommateurs vers les grandes entreprises, soupçonnées de gonfler les prix.Comme l’ancien président démocrate, il peine à susciter l’enthousiasme autour de ses projets de soutien du pouvoir d’achat.Et comme Joe Biden, il est rattrapé par des questions sur sa santé, sans atteindre toutefois l’intensité des interrogations sur le déclin de son rival, qu’il a lui-même alimentées.- Bleu sur la main -En décrivant l’ancien président démocrate comme un vieillard incapable de gouverner, le républicain “a exploité un mécontentement bien réel” à propos du vieillissement de la classe politique américaine, rappelle Alex Keena.Mais cette stratégie pourrait se retourner contre le président le plus âgé jamais élu aux Etats-Unis.Donald Trump, 79 ans, est maintenant celui dont chaque apparition publique est scrutée.C’est lui désormais qui est attaqué sur les réseaux sociaux. Jeudi, une fausse photo le montrant avec un déambulateur a par exemple circulé.Le républicain s’est-il assoupi pendant ce conseil des ministres ou a-t-il seulement baissé les yeux un instant? Cet hématome couvert d’un pansement sur le dos de la main est-il vraiment, comme le répète la Maison Blanche, le résultat de nombreuses poignées de mains?L’équipe de Joe Biden avait multiplié les démentis furieux, mais aussi protégé toujours davantage le président octogénaire des regards du public et des questions des journalistes.Donald Trump, lui, reste infiniment plus accessible que son prédécesseur ne l’a jamais été et se livre très fréquemment à de longs échanges impromptus avec la presse.Mais gare à qui ose, comme le New York Times récemment, enquêter sur son rythme de travail et sa vitalité.”C’est de la sédition, peut-être même de la trahison quand le New York Times et d’autres font sans cesse des articles MENSONGERS pour diffamer et rabaisser LE PRESIDENT DES ETATS-UNIS”, a-t-il écrit sur Truth Social.

Dermatose: la colère agricole monte contre l’abattage, la vaccination élargie

La colère des agriculteurs contre l’abattage de troupeaux affectés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a débordé sur les routes dans le Sud-Ouest, mais le gouvernement défend sa politique, tout en annonçant la vaccination prochaine d’un million de bovins supplémentaires.Selon Vinci Autoroutes, près de 180 km de l’autoroute A64 entre Bayonne et Saint-Gaudens sont fermés à la circulation samedi soir en raison de blocages, débutés la veille, côté basque et plus à l’est à Carbonne (Haute-Garonne), point de départ d’un précédent mouvement de grogne agricole de janvier 2024.”Le mouvement est bien lancé”, s’est réjoui Georges Darmani, un ancien éleveur de 60 ans mobilisé à Carbonne, qui répondra “présent” pour tenir le barrage à Noël “s’il le faut”, car “tout le monde agricole va crever si on ne défend pas notre métier”.”S’il y a un éleveur touché, on viendra en soutien, s’il le souhaite, s’opposer à l’abattage”, a prévenu Joël Descat, président de la Coordination rurale des Landes lors d’un rassemblement à Mont-de-Marsan.Depuis l’apparition de la DNC en juin en France, la stratégie mise en place par l’Etat implique l’abattage de toutes les bêtes des foyers affectés, des restrictions de mouvements des troupeaux et jusqu’ici une “vaccination d’urgence” de tous les bovins dans un rayon de 50 km autour de la zone concernée.Cette stratégie, défendue par l’alliance syndicale majoritaire FNSEA-Jeunes Agriculteurs, est au contraire dénoncée par la Coordination rurale et la Confédération paysanne, souvent opposées, mais unies contre l’euthanasie généralisée des bêtes des foyers affectés et pour réclamer une large vaccination du cheptel.La semaine dernière dans le Doubs et cette semaine, en Ariège, les gendarmes ont dû intervenir pour permettre aux vétérinaires d’accéder aux fermes touchées.”Ce qu’on a vu en Ariège, gazer les agriculteurs, les bêtes, c’est pas possible. J’en ai pleuré de voir les bêtes mourir”, confie Nathalie, 53 ans, mobilisée à Sainte-Catherine, près d’Arras (Pas-de-Calais).- Vaccination étendue dans le Sud-Ouest -Interrogé par l’AFP, le président du Conseil national de l’Ordre des vétérinaires Jacques Guérin a dénoncé des “pressions inacceptables” sur les professionnels chargés par l’Etat d’euthanasier les troupeaux affectés.”Ce modèle sanitaire, qui a fait ses preuves depuis plus de 70 ans, a permis de traiter les grandes maladies des cheptels (…). Il y a parfois des choix dramatiques à faire pour certains élevages: mais c’est à ce prix-là qu’on protège les 16 millions de bovins du pays”, a-t-il estimé.Outre l’A64, d’autres axes sont bloqués: une partie de la rocade nord de Pau, celle autour d’Auch (Gers), une portion de la N20 en Ariège, des bouts de la D911, de l’autoroute A75 en Aveyron, ainsi que des échangeurs sur l’A7 au nord de Montélimar et sur l’A62 à Castelsarrasin.Au niveau national, les autorités ont recensé 43 actions en France, réunissant 2.000 manifestants, ponctuées par endroits de “tensions”, selon le ministère de l’Intérieur.Alors que des agriculteurs ont manifesté devant son ancienne permanence parlementaire à Pontarlier (Doubs), la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé à Ici Occitanie vouloir vacciner “près d’un million” d’animaux supplémentaires contre la DNC.Ce million de vaccinations supplémentaires surviendra dans les huit départements du Sud-Ouest placés en zone réglementée, a confirmé à l’AFP le ministère de l’Agriculture, selon qui un million de bêtes ont déjà été vaccinées pour un coût de 20 millions d’euros.La ministre a par ailleurs assuré qu'”il n’y a aucun foyer actif de DNC sur le territoire français” et que “l’épidémie est bien sous contrôle”, au journal Sud Ouest.Et d’assurer qu’elle ira “à (la) rencontre” des éleveurs qui subissent le dépeuplement de leur cheptel.- Autres dossiers brûlants -Au total, 109 foyers ont été détectés depuis juin dans huit départements, dont 107 sont désormais éteints et deux actifs, selon le ministère.En Occitanie, la maladie touche désormais quatre départements: Pyrénées-Orientales, Ariège, Hautes-Pyrénées et Haute-Garonne, où un nouveau foyer a été détecté vendredi.L’abattage de ce dernier cheptel contaminé, situé à Touille, a eu lieu samedi “sans incident”, a indiqué la préfecture d’Occitanie à l’AFP.Ces derniers jours, l’opposition de la profession à la politique sanitaire du gouvernement s’est durcie, alimentée par d’autres dossiers brûlants comme les accords commerciaux du Mercosur et la baisse annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC) européenne.tb-kal-vgr-fmp-ref-sm-vq-pau-cho-chv-ldf/cbn

“C’est comme au ski!”: le premier téléphérique urbain d’Île-de-France a pris son envol

Le premier téléphérique urbain d’Île-de-France, baptisé le C1, a pris son envol samedi dans le Val-de-Marne, sur un territoire entrecoupé de voies rapides et de lignes ferroviaires où ce mode de transport aérien traverse des communes jusque-là enclavées.”C’est comme au ski!”, plaisante Ibrahim Bamba, 20 ans, étudiant en BTS travaux publics qui habite Limeil-Brévannes, l’une des quatre communes desservies par le téléphérique, et où s’est tenue dans la matinée une cérémonie d’inauguration.”C’est les Alpes sur Marne!”, abonde Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France présente à la cérémonie ce samedi. “On arrive au bout d’un parcours du combattant de 10 ans. Il a fallu trouver les financements, convaincre les riverains… Pour les habitants du Val-de-Marne, c’est un signe de considération”.Exploité par Transdev, le Câble 1 ou C1 permet de relier en 18 minutes — au lieu d’une quarantaine en bus ou en voiture — la station Pointe-du-Lac, à Créteil, à la station Villa-Nova, à Villeneuve-Saint-Georges, en passant par les communes de Limeil-Brévannes et Valenton. Il connecte ainsi les quartiers isolés de ces communes à la ligne 8 du métro parisien.D’un coût de 138 millions d’euros financé à 49% par la région, 30% par le département et 21% par l’Etat et l’Union européenne, le C1 peut transporter jusqu’à 11.000 passagers par jour sur ses 4,5 kilomètres, selon Île-de-France Mobilités, l’autorité organisatrice des transports de la région parisienne.”Un métro souterrain n’aurait jamais vu le jour car le budget de plus d’un milliard d’euros n’aurait jamais pu être financé”, explique à l’AFP Grégoire de Lasteyrie, vice-président du conseil régional d’Île-de-France chargé des transports.Le C1 est le cinquième téléphérique urbain de France après celui de Brest, Saint-Denis de La Réunion, Toulouse et Ajaccio — le septième si l’on inclut Grenoble et Toulon, où les équipements de transport aérien par câble sont principalement destinés à un usage touristique.- “Coupures urbaines” -“Je pense aux étudiants qui pourront prendre le téléphérique pour aller à l’université (…). On montre qu’on est un département qui s’intéresse aux oubliés”, estime le député LFI du Val-de-Marne Louis Boyard, présent samedi à l’inauguration.Ce téléphérique est une réponse aux “coupures urbaines” dans un territoire qui était “carencé en termes de transports en commun” selon Metin Yavuz, maire de Valenton, une commune de 16.000 habitants située à une dizaine de kilomètres de Paris.Ouvert tous les jours de 05H30 à 23H30 (00H30 les samedis et dimanches), le C1 a une fréquence d’une cabine toutes les 22 à 30 secondes.Chacune peut accueillir dix passagers assis ainsi que des fauteuils roulants, des vélos et des poussettes. A l’intérieur, vidéosurveillance et boutons d’appel d’urgence ont été installés pour garantir la sécurité des voyageurs en plus de la présence humaine dans chacune des stations.Pour l’emprunter, il suffit de posséder un passe Navigo ou un ticket “bus-tram”.”C’est une belle avancée en termes de transports. Les routes sont souvent bouchées le matin”, témoigne Salimatou Bah, 52 ans, qui habite Limeil-Brévannes depuis treize ans. “On se demandait si les gens seraient frileux, mais je pense qu’il faut juste un peu de temps pour s’adapter”.”La sécurité est notre priorité”, assure de son côté Edouard Hénaut, directeur général France de Transdev. “On a un dispositif qui permet d’assurer la surveillance, on vérifie quotidiennement les conditions de vent pour pouvoir exploiter dans les meilleures conditions”. En cas de vent supérieur à 90 km/h, précise-t-il, le téléphérique sera fermé.Avant la mise en service du C1, un exercice grandeur nature a par ailleurs été organisé mi-novembre, au cours duquel les pompiers de Paris se sont entraînés à évacuer des passagers des cabines.Les téléphériques, qui doivent être contrôlés tous les jours, sont considérés comme l’un des moyens de déplacement les plus sûrs au monde, selon le service technique du ministère des Transports. En France, le dernier accident meurtrier remonte à 1999 dans les Hautes-Alpes, où 20 personnes ont perdu la vie.

Dermatose: la colère des agriculteurs ne retombe pas, la vaccination s’élargit

Les agriculteurs maintiennent la pression samedi dans le Sud-Ouest, en bloquant notamment des routes, pour manifester contre l’abattage de troupeaux affectés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), mais le gouvernement défend sa politique, tout en annonçant la vaccination prochaine d’un million de bovins supplémentaires.Près de 150 km de l’autoroute A64 entre Bayonne et Tarbes sont toujours interdits à la circulation en raison de blocages débutés vendredi soir peu après 22H00, de même qu’une partie de la rocade nord de Pau.”Il est hors de question que dans le massif pyrénéen on abatte des bêtes qui ne sont pas malades, qui sont saines, parce qu’elles appartiennent à un troupeau d’où, soi-disant, est sortie une bête malade”, a déclaré à l’AFP Léon Thierry, coprésident de la Coordination rurale des Pyrénées-Atlantiques, un bonnet jaune siglé du syndicat sur la tête.”C’est contre-naturel. C’est de l’extermination de vaches et de paysans”, a insisté le dirigeant, qui bloque l’A64 à hauteur de Briscous (Pyrénées-Atlantiques) au Pays Basque, avec plus d’une dizaine d’éleveurs et une quarantaine de tracteurs, Cette autoroute est également toujours bloquée par une cinquantaine d’agriculteurs et environ 80 tracteurs à Carbonne (Haute-Garonne), point de départ d’un précédent blocage de cet axe par des agriculteurs pendant une dizaine de jours début 2024.- Vaccination étendue dans le Sud-Ouest -Ailleurs dans le Sud-Ouest, la rocade autour d’Auch, dans le Gers, est fermée tout comme la N20 en Ariège, où l’abattage d’un troupeau a fait monter la fièvre cette semaine, avec deux jours de face-à-face tendu entre agriculteurs opposés à cette euthanasie et gendarmes. Samedi matin, à Mont-de-Marsan, une centaine d’agriculteurs se sont aussi rassemblés devant les grilles de la préfecture des Landes, où une délégation a été reçue. Des pneus ont été brûlés sur un rond-pont à la sortie de la ville.Au niveau national, les autorités recensaient samedi matin une petite dizaine de blocages et de tentatives de blocages ainsi qu’une vingtaine d’actions (feu de paille, banderoles, etc.). Samedi matin, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé l’intention du gouvernement de vacciner “près d’un million” d’animaux contre la DNC en Nouvelle-Aquitaine et Occitanie.”Nous allons dans les semaines qui viennent vacciner près d’un million d’animaux, et donc protéger les éleveurs”, a déclaré la ministre à Ici Occitanie.Ce million de vaccinations supplémentaires viendrait s’ajouter au million de bovins ayant déjà reçu le vaccin contre la DNC depuis le lancement le 18 juillet de la phase opérationnelle de vaccination, a confirmé à l’AFP le ministère de l’Agriculture.Ces vaccinations auront lieu dans les zones réglementées qui s’étendent de la côte Atlantique à la Méditerranée: Ariège, Aude, Gers, Landes, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques et Pyrénées-Orientales.- Autres dossiers brûlants -Depuis l’apparition de la DNC en juin en France, la stratégie mise en place par l’Etat implique l’abattage de toutes les bêtes des foyers affectés, des restrictions de mouvements des troupeaux et jusqu’ici une “vaccination d’urgence” de tous les bovins dans un rayon de 50 km autour de la zone concernée.”Trois zones ont déjà pu être levées et la maladie a été éradiquée en un temps record dans plus de 108 foyers dans les départements les plus touchés”, a déclaré vendredi soir au Sénat Mme Genevard, pour défendre cette stratégie.En Occitanie, la maladie touche désormais quatre départements: Pyrénées-Orientales, Ariège, Hautes-Pyrénées et Haute-Garonne, où un cas a été annoncé vendredi.Le sujet de l’abattage des cheptels suscite un clivage entre les syndicats agricoles. La Coordination rurale et la Confédération paysanne, souvent opposées, sont unies contre l’abattage généralisé des bêtes des foyers affectés et réclament une vaccination large. La puissante alliance FNSEA et Jeunes Agriculteurs estime au contraire que l'”abattage total est la meilleure solution”.Ces derniers jours, l’opposition de la profession à la politique sanitaire du gouvernement s’est durcie, alimentée par d’autres dossiers brûlants comme les accords commerciaux du Mercosur et la baisse annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC) européenne.tb-kal-vgr-fmp/gf/er

Pourquoi la perspective d’une entrée en Bourse de SpaceX fait tant parler

La nouvelle est loin d’être passée inaperçue: plus de 20 ans après l’avoir créée, Elon Musk compte faire entrer en Bourse son entreprise SpaceX, avec laquelle il a révolutionné le secteur spatial mondial, affolant par là tous les compteurs.Entre capitalisation historique et annonce surprise, la manoeuvre qui pourrait être réalisée dès l’année prochaine fascine et interroge. Explications sur ce qui devrait constituer la plus grosse entrée en Bourse de l’histoire.- De quoi s’agit-il concrètement?SpaceX est aujourd’hui détenue par Elon Musk, aussi patron de Tesla, xAi, et une multitude de fonds d’investissement. Le géant Alphabet, la maison mère de Google, fait partie des actionnaires de l’entreprise spatiale.En devenant cotée en Bourse, SpaceX devrait attirer de nouveaux investisseurs plus divers, dont des particuliers, et permettre à ses actionnaires actuels de vendre plus facilement leur participation en empochant une importante plus-value au passage.L’entreprise devrait aussi y gagner: “SpaceX n’a jamais eu de difficultés à lever des fonds sur le marché privé, mais les marchés publics sont sans aucun doute plus vastes”, souligne auprès de l’AFP Matthew Kennedy, du cabinet spécialisé Renaissance Capital.Selon l’agence Bloomberg, la levée pourrait dépasser les 30 milliards de dollars, du jamais-vu pour une opération de ce genre, et bien plus que les 10 milliards levés par la société depuis sa création, selon la plateforme spécialisée Pitchbook.Cela porterait sa valorisation totale à 1.500 milliards de dollars.- Pourquoi autant d’argent ?Cette entrée en Bourse survient en plein boom du spatial. De 630 milliards de dollars en 2023, le secteur devrait tripler de taille d’ici 2035, selon le cabinet de conseil McKinsey et le Forum Economique Mondial.Et SpaceX, qui domine le marché des lancements spatiaux avec ses fusées réutilisables et possède la plus grande constellation de satellites via Starlink, bénéficie d’un attrait unique.C'”est en quelque sorte un mouton à cinq pattes, donc nous ne pouvons pas établir trop de parallèles avec l’ensemble de l’économie spatiale”, prévient Clayton Swope du Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS) auprès de l’AFP.Ce statut particulier s’explique aussi par celui de son patron, première fortune mondiale. Elon Musk a ainsi déjà réussi à pousser la valorisation du constructeur automobile Tesla bien au-delà de celles des géants du secteur Toyota et Volkswagen, malgré des ventes 5 à 6 fois inférieures.- Pourquoi maintenant?C’est la question que tout le monde se pose, car le multimilliardaire avait longtemps écarté cette option. Depuis sa création en 2002, SpaceX revêt un statut particulier pour lui car elle vise à assouvir son ambition personnelle de coloniser Mars.Cet objectif fou est au centre des priorités de l’entreprise, qui développe aujourd’hui Starship, la plus grande fusée jamais conçue pour des voyages vers la Lune et Mars, et veut également bâtir des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle (IA) dans l’espace.Autant de projets qui pourraient bénéficier des nouvelles liquidités qu’apporterait une cotation en Bourse.Pour Clayton Swope, la manoeuvre viserait donc à “accélérer le processus de réalisation de la vision (d’Elon Musk) d’une présence humaine sur Mars”.- A quelles conséquences s’attendre?Mais cet afflux d’argent aura également un coût car l’entrée en Bourse obligera SpaceX et Elon Musk à faire preuve d’une certaine transparence, notamment sur les revenus générés, et pourrait leur imposer une pression à la rentabilité.”Je pense que cela pourrait quelque peu freiner SpaceX à court terme”, explique ainsi Mason Peck, professeur en aéronautique à l’Université Cornell.La stratégie de prise de risque de l’entreprise, qui mise sur des technologies souvent non éprouvées et n’hésite pas à multiplier les lancements de prototypes pour apprendre de ses erreurs, pourrait ainsi être mise à mal par les attentes des nouveaux actionnaires.Avec pour risque que SpaceX devienne alors “comme toutes les autres entreprises aérospatiales”, qui tablent sur des développements technologiques plus traditionnels, poursuit-il.Pour Clayton Swope, un tel virage reste néanmoins peu probable, car ce mode opératoire fait partie de l’ADN même de l’entreprise. “Je pense que (les investisseurs) seront prêts à prendre ce risque.”

Inauguration du premier téléphérique urbain en Ile-de-France

Le premier téléphérique urbain d’Ile-de-France, baptisé le C1, est inauguré samedi dans le Val-de-Marne, un département entrecoupé de voies rapides et de lignes ferroviaires où ce mode de transport aérien desservira des communes jusque-là enclavées.Les premiers usagers décolleront à bord de l’une des 105 cabines dans la foulée de l’inauguration qui se tiendra le matin en présence de la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse et des maires des communes traversées par le C1.Exploité par Transdev, le téléphérique reliera en 18 minutes — au lieu d’une quarantaine en bus ou en voiture — la station Pointe-du-Lac, à Créteil, à la station Villa-Nova, à Villeneuve-Saint-Georges, en passant par les communes de Limeil-Brévannes et Valenton.Sa mise en service doit permettre de relier les quartiers isolés de ces communes à la ligne 8 du métro parisien.D’un coût de 138 millions d’euros financé à 49% par la région, 30% par le département et 21% par l’Etat et l’Union européenne, le C1 doit permettre de transporter 11.000 passagers par jour sur ses 4,5 kilomètres, selon Ile-de-France Mobilités, l’autorité organisatrice des transports de la région parisienne.”A la place du téléphérique pour désenclaver cette zone, un métro souterrain n’aurait jamais vu le jour car le budget de plus d’un milliard d’euros n’aurait jamais pu être financé”, explique Grégoire de Lasteyrie, vice-président du conseil régional d’Ile-de-France chargé des transports.C’est le cinquième téléphérique urbain de France après celui de Brest, Saint-Denis de La Réunion, Toulouse et Ajaccio — le septième si l’on inclut Grenoble et Toulon, où les équipements de transport aérien par câble sont principalement destinées à un usage touristique.- Dix passagers par cabine -Ouvert tous les jours de 05H30 à 23H30 (00H30 les samedis et dimanches), le C1 aura une fréquence d’une cabine toutes les 22 à 30 secondes.Chacune pourra accueillir dix passagers assis ainsi que des fauteuils roulants, des vélos et des poussettes. A l’intérieur, vidéosurveillance et boutons d’appel d’urgence ont été installés pour garantir la sécurité des voyageurs en plus de la présence humaine dans chacune des stations.Pour l’emprunter, il suffira de posséder un passe Navigo ou un ticket “bus-tram”.”Comme les métros, RER et bus, le téléphérique pourra aussi (faire l’objet d’)une patrouille régulière des agents de sécurité de la brigade régionale des transports qui va passer à 200 agents en 2027 contre 100 actuellement”, précise Grégoire de Lasteyrie.Avant la mise en service du C1, un exercice grandeur nature a été organisé mi-novembre, au cours duquel les pompiers de Paris se sont entraînés à évacuer des passagers. En France, le dernier accident meurtrier remonte à 1999 dans les Hautes-Alpes, où 20 personnes ont perdu la vie.Les téléphériques, qui doivent être contrôlés quotidiennement, sont considérés comme l’un des moyens de déplacement les plus sûrs au monde, selon le service technique du ministère des Transports.

Wall Street clôture dans le rouge, s’inquiète de la tech

La Bourse de New York a terminé en franche baisse vendredi, plombée par le retour des craintes autour de la rentabilité de certains grands noms de l’intelligence artificielle (IA).Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a lâché 1,69%. Le Dow Jones a perdu 0,51% et l’indice élargi S&P 500 a reculé de 1,07% après avoir tous les deux atteint de nouveaux records en clôture la veille.”Le secteur de l’IA suscite tellement d’enthousiasme que le moindre signe d’inquiétude risque de créer de la volatilité” sur le marché, commente auprès de l’AFP Tim Urbanowicz, de Innovator Capital Management.Vendredi, c’est le spécialiste des puces électroniques Broadcom qui a miné Wall Street, malgré des résultats meilleurs qu’escompté au quatrième trimestre de son exercice décalé.Les propos du patron du groupe, Hock Tan, assurant que la société dispose d’un carnet de commandes estimé à 73 milliards de dollars pour ses produits dédiés à l’IA ont crispé les investisseurs, qui s’attendaient à mieux.Le titre a glissé de 11,43% à 359,93 dollars, soit une perte d’environ 200 milliards de dollars de capitalisation boursière. La veille, le géant de l’informatique à distance (cloud) Oracle (-4,58% à 189,74 dollars vendredi en clôture) avait été fortement sanctionné après des résultats jugés décevants. Le groupe s’est massivement endetté pour être un des leaders de l’infrastructure pour l’IA.”Les rapports financiers de nombreuses entreprises liées à l’IA sont devenus des événements majeurs pour le marché”, résume Tim Urbanowicz.”Il y a une crainte que les dépenses du secteur ne soient finalement pas rentables”, explique-t-il.Côté macroéconomique, après la baisse des taux de la Réserve fédérale (Fed) cette semaine, la place américaine attend désormais de recevoir de nouvelles données afin d’affiner ses attentes sur la politique monétaire future.De nouveaux chiffres sur l’inflation et sur l’emploi – dont le taux de chômage pour le mois de novembre – seront publiés la semaine prochaine.Ces rapports seront particulièrement scrutés alors que la longue paralysie budgétaire (“shutdown”) aux Etats-Unis, du 1er octobre au 12 novembre, a décalé – voire annulé – la publication de nombreux indicateurs.”Il y aura probablement une certaine volatilité si les (données) prennent une tournure complétement inattendue”, estime M. Urbanowicz.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans, évoluait autour de 4,19% vers 21H15 GMT, contre 4,16% à la clôture jeudi.Au tableau des valeurs, le secteur des semi-conducteurs pâtissait franchement de la chute de Broadcom, à l’instar de Nvidia (-3,27%), Micron (-6,70%), Intel (-4,30%) et AMD (-4,81%).Les entreprises spécialisées dans le cannabis ont été portées par un article du Washington Post assurant que le gouvernement américain pourrait assouplir les restrictions visant le développement et le commerce de cette substance.Tilray Brands a été catapultée (+44,13%), de même que Canopy Growth (+53,98%).L’équipementier sportif Lululemon Athletica (+9,60% à 204,97 dollars), en difficulté depuis quelques mois, a profité de performances trimestrielles supérieures aux attentes et de l’annonce du départ de son patron.Le distributeur de demi-gros Costco (-0,00% à 884,47 dollars) a terminé à l’équilibre après la publication de ses performances financières, au-dessus des attentes.