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Mobilisation agricole: jour de réveillon de Noël sur les barrages du Sud-Ouest

Sur les quelques barrages toujours maintenus dans le Sud-Ouest, des agriculteurs célèbrent le réveillon de Noël mercredi, après une dizaine de jours de mobilisation contre la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).Sur l’A64 à Carbonne, au sud de Toulouse, une nouvelle tonnelle longue de près de 40 mètres a été installée pour abriter, à 21H00, la messe de Noël. Elle devrait se tenir devant plusieurs centaines d’agriculteurs et d’habitants des environs, dont le soutien est constant depuis l’installation du campement, le 12 décembre.Sur le barrage de l’A63 à Cestas au sud de Bordeaux, quelques dizaines de manifestants se sont retrouvés pour un réveillon “façon auberge espagnole” sous le pont de l’échangeur d’autoroute, entre barnums, planchas, réchauds à gaz et crèche illuminée, a constaté un journaliste de l’AFP, avec un marché de producteurs et une messe prévue.Sur l’A64 à Briscous (Pyrénées-Atlantiques), la messe de minuit était prévue à 22H30, selon la Coordination rurale 64, qui prévoit aussi une parade de tracteurs dans Pau jeudi soir.Selon la gendarmerie, la circulation était toujours entravée mercredi matin sur l’A63 au sud de Bordeaux, sur l’A64 qui longe les Pyrénées de Toulouse à Bayonne, sur l’A65 à Thèze (Pyrénées-Atlantiques) et sur l’A75 en Lozère et en Aveyron.En début de soirée, le ministère de l’Intérieur recensait 15 actions mobilisant 140 personnes.”On va continuer à se battre, pour arriver à changer la règle sur l’abattage, amener des solutions à nos céréaliers. (…) On veut que tous ces agriculteurs qui sont dans le dur, arrivent à passer le cap de l’année 2026″, avait déclaré mardi soir Jérôme Bayle, figure de la contestation, à l’issue d’une rencontre avec le préfet de Haute-Garonne.”Malheureusement, on a un interlocuteur qui est borné, mais on est déterminé. C’est la survie de nos exploitations qui est en jeu, donc s’il faut y passer un mois, on y passera un mois”, a déclaré à l’AFP Benjamin Roquebert, autre éleveur mobilisé à Carbonne.Depuis le début de l’épidémie en Savoie cet été, l’État tente de contenir la propagation du virus en se basant sur “trois piliers”: l’abattage systématique d’un troupeau dès la détection d’un cas, la vaccination et la restriction de mouvements.Une gestion fortement contestée par une partie des agriculteurs, notamment de la Coordination rurale (deuxième syndicat de la profession) et de la Confédération paysanne (troisième), qui rejettent cette stratégie d’abattage des troupeaux entiers au moindre cas détecté.En Haute-Garonne, 72 vaches ont été abattues mardi après la détection d’un nouveau cas de DNC, dans le village pyrénéen de Juzet-d’Izaut, portant le bilan national à 115 foyers depuis juin. Le dernier cas majeur de DNC remontait au 15 décembre, dans le département voisin de l’Aude. bdu-mk-gf-tb-jum/jco

Brandt: un industriel français propose de sauver 150 emplois à Orléans

Un cadeau de Noël pour des salariés de Brandt? L’homme d’affaires Stephan Français, patron de Thomson Computing, a proposé mercredi de reprendre l’usine d’Orléans du groupe d’électroménager en liquidation judiciaire et de sauver 150 emplois.Il prévoit de continuer une partie de la production de petit et gros électroménager, l’activité historique de Brandt, et d’y ajouter celle de produits électroniques et informatiques, coeur de métier de Thomson Computing.”Aujourd’hui nous avons une solution de reprise, de redémarrage, de renouveau, (…) elle s’appelle Stephan Français”, s’est félicité le maire d’Orléans Serge Grouard, lors d’une conférence de presse commune avec le patron de 56 ans.L’homme d’affaires a évoqué un budget de 25 millions d’euros pour cette reprise. La mairie d’Orléans a précisé à l’AFP que 9 millions d’euros seraient apportés par des entités publiques (Etat, région et métropole d’Orléans) et qu’un tour de table avec les banques était en discussion.Le projet porte sur une reprise du site d’Orléans, de loin le plus important de Brandt. Il rassemblait 350 salariés sur les 700 que comptait l’entreprise, avant la liquidation.”Il faut aller très vite pour relancer la machine, relancer la production, garder un coeur de salariés et garder le plus de clients possible”, a martelé M. Grouard, devant des journalistes réunis à l’hôtel de ville. Il a qualifié le projet de “sérieux”, même s’il présente une “part de risque”.L’élu se démène depuis plusieurs semaines pour trouver une solution afin de sauver Brandt, fleuron industriel français qui comptait deux usines en Centre-Val de Loire, à Vendôme (Loir-et-Cher) et à Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret), au sein de l’agglomération orléanaise.L’entreprise, basée à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), disposait aussi d’un service après-vente à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise).Le repreneur a dit mercredi sa “volonté de racheter (…) le savoir-faire de Brandt, De Dietrich, Sauter, Vedette”, les quatre grandes marques du groupe.Se disant attentif à la “maîtrise des coûts”, M. Français a précisé qu’il commencerait avec “150 salariés” dès l’année prochaine. “Après, progressivement, si les résultats sont là, on embauchera”, a-t-il affirmé, évoquant “jusqu’à 250 salariés sur un plan à cinq ans”.”Les personnes de la R&D (recherche et développement, ndlr), du marketing, du commerce (…) c’est ceux là que je prendrai”, a précisé sur RTL M. Français, expliquant qu’il ne souhaitait plus “usiner les pièces”.”Mon idée c’est de pouvoir essayer de reprendre début février si c’est possible”, a-t-il ajouté. – Bercy reste prudent -M. Français souhaite s’appuyer sur l’expérience de son entreprise actuelle, lointaine héritière du géant industriel français Thomson.Pour prendre vie, le projet de reprise du site d’Orléans de Brandt devra cependant être validé par le tribunal des activités économiques de Nanterre qui a prononcé le 11 décembre la liquidation judiciaire de l’entreprise, a souligné M. Français.Un appel d’offres pour la reprise de l’usine doit être lancé courant janvier, a précisé Bercy.Le projet de M. Français aura-t-il plus de succès que celui de Scop (société coopérative et participative), soutenu par le groupe Revive, rejeté début décembre par le tribunal ?”Toute piste de reprise mérite d’être examinée avec attention, mais aucune ne saurait être tenue pour acquise sans un travail d’analyse approfondi”, a tempéré auprès de l’AFP le ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin.Ce dernier avait déclaré au lendemain de la liquidation judiciaire qu’un projet industriel restait possible, pas forcément dans le secteur de l’électroménager.”L’Etat sera pleinement mobilisé pour faire émerger le projet le plus solide pour les salariés et les territoires”, a pour sa part commenté le ministre de l’Economie Roland Lescure sur le réseau social Bluesky.”On a hâte de voir les bases industrielles, sociales et financières” du projet, a réagi auprès de l’AFP le président de la région Centre-Val de Loire François Bonneau. “Attention à ne pas faire d’annonces qui conduiraient demain à une nouvelle désillusion” pour les salariés, a-t-il néanmoins prévenu.L’entreprise Brandt, centenaire et emblématique du patrimoine industriel français, pâtit depuis plusieurs décennies des temps difficiles vécus par le secteur du gros électroménager.Elle est passée au gré des rachats et liquidations judiciaires entre les mains de l’Israélien Elco, puis celles de l’Espagnol Fagor, avant d’être reprise en 2014 par le groupe algérien Cevital.

Régulation de la tech: l’Europe s’indigne des sanctions américaines

L’Union européenne a exigé mercredi des “clarifications” et condamné fermement les sanctions “injustifiées” imposées par l’administration Trump à l’ancien commissaire Thierry Breton et quatre autres personnalités européennes engagées pour une stricte régulation de la tech et contre la désinformation.Tous les cinq sont interdits de séjour aux États-Unis et accusés de “censure” au détriment des intérêts américains par le département d’État.Des mesures “inacceptables” pour Berlin, et qui “relèvent de l’intimidation et de la coercition à l’encontre de la souveraineté numérique européenne”, pour le président français Emmanuel Macron.Il est “fondamental pour la démocratie en Europe” de protéger un “espace numérique sûr” a réagi Madrid, exprimant sa “solidarité avec l’ancien commissaire européen Thierry Breton et les dirigeants des organisations de la société civile qui luttent contre la désinformation et les discours de haine”.Le Royaume-Uni s’est joint à ces protestations, se disant “pleinement engagé à défendre le droit à la liberté d’expression”.”Si chaque pays a le droit de fixer ses propres règles en matière de visas, nous soutenons les lois et les institutions qui œuvrent pour préserver Internet des contenus les plus préjudiciables”, a déclaré un porte-parole du gouvernement britannique.Les Européens n’ont généralement pas besoin de visa pour se rendre aux États-Unis, mais doivent toutefois obtenir une autorisation électronique de voyage (ESTA).A Bruxelles, la Commission a indiqué avoir “demandé des clarifications aux autorités américaines”. “Si nécessaire, nous répondrons rapidement et de manière décisive pour défendre notre autonomie réglementaire contre des mesures injustifiées”, a-t-elle protesté dans un communiqué.Le Français Thierry Breton, ancien ministre et artisan de la directive européenne sur les services numériques, a été commissaire au Marché intérieur de 2019 à 2024, avec de larges compétences en particulier sur les dossiers numériques et industriels.Sur X, il a dénoncé un “vent de maccarthysme” aux Etats-Unis, en référence à la chasse aux sorcières anticommuniste menée par le sénateur américain Joseph McCarthy dans les années 1950.Mardi, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, avait fustigé “les idéologues européens (qui) mènent des actions concertées pour contraindre les plateformes américaines à sanctionner les opinions américaines auxquelles ils s’opposent”. “L’administration Trump ne tolérera plus ces actes flagrants de censure extraterritoriale”, avait-il ajouté.- L’Europe dans le collimateur -Les quatre autres Européens sanctionnés sont des représentants d’ONG luttant contre la désinformation et la haine en ligne au Royaume-Uni et en Allemagne: Imran Ahmed, qui dirige le Center for Countering Digital Hate (CCDH), Clare Melford, à la tête d’un index de la désinformation (GDI) au Royaume-Uni, ainsi que Anna-Lena von Hodenberg, fondatrice de HateAid, une ONG allemande, et Josephine Ballon, de la même association.Les sanctions américaines “constituent une attaque autoritaire contre la liberté d’expression et un acte flagrant de censure gouvernementale”, a réagi GDI dans un communiqué.”Nous ne nous laisserons pas intimider par un gouvernement qui instrumentalise les accusations de censure pour museler ceux qui défendent les droits humains et la liberté d’expression”, a protesté HateAid à Berlin.Cette organisation allemande offre un soutien psychologique et juridique aux personnes victimes de haine en ligne.Donald Trump mène une offensive d’envergure contre les règles de l’Union européenne sur la tech qui imposent aux plateformes des régulations, jugées par les États-Unis comme une atteinte à la liberté d’expression.L’UE dispose, de fait, de l’arsenal juridique le plus puissant au monde pour réguler le numérique.Washington a très mal pris l’amende de 140 millions de dollars infligée par l’UE début décembre à X, le réseau social d’Elon Musk. Donald Trump s’en prend à l’Europe depuis son retour au pouvoir.Dans sa nouvelle Stratégie de sécurité nationale, qui mentionne un “effacement civilisationnel” de l’Europe, Washington cible pêle-mêle les instances européennes “qui sapent la liberté politique et la souveraineté”, les politiques migratoires ou encore “l’effondrement des taux de natalité” sur le Vieux continent.Dès février dernier, le vice-président américain, JD Vance, avait consterné les Européens lors d’un discours à Munich dans lequel il avait affirmé que la liberté d’expression “reculait” sur le continent, épousant les vues des partis d’extrême droite.

Cyberattaque contre La Poste: la situation s’améliore à la veille de Noël, 2 millions de colis livrés mercredi

La cyberattaque, revendiquée par des hackers prorusses, qui a touché La Poste à quelques jours de Noël, est toujours en cours mercredi, sous une forme “fluctuante” et a “perdu en intensité”, selon l’opérateur postal qui a pu distribuer 5,5 millions de colis depuis lundi.”Le site internet laposte.fr particulièrement touché par l’attaque est de nouveau accessible bien que le suivi de colis reste encore dégradé”, explique La Poste dans un point de situation daté de 16H00.La distribution des colis et courriers “continue à se dérouler normalement”, ajoute La Poste, qui a “distribué 5,5 millions de colis depuis lundi matin dont 2 millions pour la seule journée du 24 décembre”.Autre point d’amélioration, “l’activité de banque en ligne a repris normalement” tout comme le bon fonctionnement des centres d’appel.L’attaque informatique est survenue lundi, au début de la première semaine des fêtes de fin d’année, période la plus dense pour La Poste. Sur les deux derniers mois de l’année, le groupe trie et distribue 180 millions de colis.La Poste, qui a déposé plainte mardi, avait assuré lundi qu’aucune donnée sensible n’avait été volée, évoquant un incident de type “déni de service”. Ces attaques informatiques consistent à surcharger des sites web et des applications par des requêtes ciblées de telle sorte qu’ils ne soient plus accessibles.Le parquet de Paris a confirmé mardi à l’AFP que le groupe de hackers prorusses NoName057(16), responsable de multiples attaques visant principalement l’Ukraine mais aussi ses alliés dont la France, avait revendiqué l’attaque.Pour Baptiste Robert, chercheur en cybersécurité, il faut être prudent avec cette revendication “tardive” car il est “habituel de voir des revendications opportunistes” par des groupes cherchant la lumière médiatique.

Sanofi rachète un spécialiste des vaccins contre l’hépatite B, confirme le rejet d’un médicament phare aux USA

Le géant pharmaceutique français Sanofi va acheter un spécialiste américain du vaccin contre l’hépatite B, a-t-il annoncé mercredi, confirmant par ailleurs le refus par les Etats-Unis d’autoriser un traitement de la sclérose en plaque.Selon l’accord, Sanofi lancera une offre publique d’achat en numéraire pour racheter toutes les actions de Dynavax, société cotée aux Etats-Unis, au prix de 15,50 dollars par action, ce qui valorise l’entreprise à environ 2,2 milliards de dollars, selon le communiqué de Sanofi.Dynavax développe notamment un candidat vaccin contre le zona, qui est “actuellement en phase 1/2 de développement clinique”, de même que d’autres projets de vaccins, ajoute le laboratoire français.Son vaccin contre l’hépatite B pour adultes, “Heplisav B”, est actuellement commercialisé aux Etats-Unis et se distingue par sa posologie à seulement deux doses sur un mois, “qui permet d’obtenir des taux élevés de séroprotection plus rapidement que les autres vaccins”, selon Sanofi.Ces deux vaccins “ajoutent de nouvelles options à notre portefeuille et soulignent notre engagement à fournir une protection vaccinale tout au long de la vie”, se félicite, Thomas Triomphe, vice-président exécutif chez Sanofi, cité dans le communiqué. “Rejoindre Sanofi apportera l’envergure mondiale et l’expertise nécessaires pour maximiser l’impact de notre portefeuille de vaccins”, abonde Ryan Spencer, directeur général de Dynavax, également cité.L’hépatite B est une infection virale qui s’attaque au foie. Sa forme chronique est responsable de plus de 40% des cas de carcinome hépatocellulaire (cancer primitif du foie), le deuxième cancer le plus mortel dans le monde.Le zona est la manifestation d’une réactivation du virus de la varicelle, le plus souvent chez les adultes âgés de plus de 50 ans. Après la varicelle, le virus reste en sommeil dans les cellules nerveuses humaines et peut se réactiver plus tard dans la vie, en raison d’un facteur déclenchant tel que le stress ou l’immunodépression. Habituellement bénigne, cette infection localisée peut entraîner l’apparition de plaques douloureuses.Sanofi a, par ailleurs, annoncé dans un autre communiqué que les autorités sanitaires américaines (FDA) lui avaient adressé une “lettre de réponse complète” au sujet d’un médicament de la sclérose en plaque, le tolébrutinib, dont il demandait l’autorisation.Cela signifie concrètement que la FDA refuse de donner son feu vert, une issue redoutée par les investisseurs depuis que Sanofi avait annoncé, mi-décembre, un report de la décision américaine.Cette annonce avait nettement fait baisser le cours de Sanofi, qui avait aussi fait part de résultats décevants pour ce traitement dans la principale forme de la sclérose en plaque. La demande aux Etats-Unis concernait une forme moins fréquente, pour laquelle il n’existe aucun médicament.Le traitement est actuellement autorisé dans cette indication aux Emirats arabes unis et est examiné dans l’Union européenne (UE).Après les deux annonces de mercredi, le cours de Sanofi baissait à la Bourse de Paris (-0,79%) dans un marché globalement stable.

Wall Street stable avant Noël

La Bourse de New York évolue sans grand dynamisme mercredi, à l’entame d’une séance écourtée de plusieurs heures à la veille de Noël, où une faible participation est attendue chez les investisseurs.Vers 15H05 GMT, le Dow Jones prenait 0,24%, l’indice Nasdaq cédait 0,04% et l’indice élargi S&P 500 grappillait 0,08%, au lendemain d’un record en clôture.”Les actualités sont rares en cette veille de Noël, tout comme l’activité des acteurs du marché, qui ont d’autres préoccupations en cette période de fêtes”, souligne Patrick O’Hare, de Briefing.com.”Ce qu’il se passe actuellement, c’est que nous avons une configuration très solide et qu’il ne nous manque plus qu’un catalyseur haussier” pour que les indices boursiers progressent, juge de son côté Adam Sarhan, de 50 Park Investments.Mardi, la place américaine s’est montrée convaincue par la hausse plus importante qu’anticipé du produit intérieur brut (PIB) aux Etats-Unis au troisième trimestre.Ces données “étaient clairement positives”, selon Adam Sarhan, car si cela a un peu plus réduit les anticipations sur une baisse des taux de la Réserve fédérale (Fed) en janvier, cela montre que “l’économie est en pleine croissance”.Un signal généralement positif pour les marchés qui y voient la perspective de bénéfices encore plus importants pour les entreprises.Mercredi, la séance terminera à 18H00 GMT au lieu de 21H00 GMT habituellement. Cela marquera aussi l’entrée officielle dans le “Santa Claus Rallye”, ou rebond de Noël, période des cinq dernières sessions de l’année qui est généralement favorable aux investisseurs.Côté indicateurs, les inscriptions hebdomadaires au chômage sont ressorties en deçà des attentes, à 214.000 contre 223.000 escompté.Aucune autre donnée d’ampleur est attendue cette semaine.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans était stable vers 15H00 GMT par rapport à la clôture la veille, à 4,16%.Au tableau des valeurs, le groupe de vêtements et d’équipements sportifs Nike était en hausse de 5,46% à 60,47 dollars. Le patron d’Apple, Tim Cook, a acheté pour presque trois millions de dollars d’actions de l’entreprise, selon un document financier déposé auprès du gendarme boursier américain (SEC).L’entreprise américaine Dynavax, qui commercialise notamment un vaccin contre l’hépatite B pour adultes, s’envolait de plus de 38%, à 15,44 dollars, après l’annonce de son rachat par le géant pharmaceutique français Sanofi.Selon l’accord, Sanofi lancera une offre publique d’achat en numéraire pour racheter toutes les actions de Dynavax, société cotée aux Etats-Unis, au prix de 15,50 dollars par action, valorisant ainsi l’entreprise à environ 2,2 milliards de dollars, selon le laboratoire français.

Thierry Breton, l’ancien commissaire européen devenu paria aux Etats-Unis

Forte tête, Thierry Breton s’était imposé comme une figure centrale de l’ancienne équipe de la Commission européenne avec son combat en faveur de la régulation des géants de la tech, qui lui vaut aujourd’hui une interdiction de séjour aux Etats-Unis.Le Français, qui a souvent multiplié les passes d’armes avec Elon Musk, a choisi le réseau social du milliardaire américain pour protester à sa façon contre la sanction de l’administration Trump.”Un vent de maccarthysme souffle-t-il à nouveau?” aux Etats-Unis, s’est-il interrogé sur X, en référence à la chasse aux sorcières anticommuniste menée par le sénateur américain Joseph McCarthy dans les années 1950.”Pour rappel : 90% du Parlement européen — démocratiquement élu — et les 27 États membres à l’unanimité ont voté le DSA”, a-t-il souligné à propos de la législation européenne sur le numérique, dont il fut l’un des artisans.Inattendue, la sanction américaine contre cet ancien membre de la Commission, remet en lumière son activité tous azimuts quand il officiait à Bruxelles.Commissaire européen au Marché intérieur de 2019 à 2024, le Français était sur tous les fronts, quitte à en faire trop et à succomber aux joutes politiques qu’il aura menées contre la présidente de l’exécutif européen Ursula von der Leyen.Thierry Breton s’y est surtout fait connaître du grand public par sa lutte contre les abus de pouvoir des géants du numérique, avec son style de patron à la fois atypique et très politique.Chargé du numérique à la Commission jusqu’à son départ, il est alors à la manoeuvre dans les enquêtes visant X (ex-Twitter), Meta (Facebook, Instagram) et TikTok, pour la diffusion présumée de “fausses informations” et de “discours de haine”.Sur les réseaux sociaux, il interpelle directement Elon Musk qui lui répond du tac au tac. Les deux hommes, qui se sont rencontrés à plusieurs reprises, semblent d’abord s’apprécier, mais la multiplication des mises en cause de X en Europe les conduit à des échanges publics de plus en plus hostiles.Les législations européennes (DSA et DMA) pour mettre au pas les géants du numérique Amazon, Apple, Google ou Meta seront l’un des principaux faits d’armes de cet ancien ministre français de l’Economie.Ces deux textes imposent de nouvelles obligations pour en finir avec les abus de position dominante et le laisser-faire dans la diffusion de contenus illégaux. “L’internet ne peut rester un Far West”, résume le nouveau shérif du web.Au Parlement européen, une série d’élus de gauche, du centre puis de droite lui ont apporté leur soutien après la sanction américaine.”L’Europe est souveraine pour définir ses propres règles en ligne. Point final.(…) Le DSA protège nos démocraties!”, a réagi Manfred Weber, le chef de la droite européenne.- Gants de boxe -La Commission européenne a condamné fermement les sanctions américaines et le successeur de Thierry Breton, Stéphane Séjourné, a fait part de sa “solidarité totale”. “Aucune sanction ne fera taire la souveraineté des peuples européens”, a-t-il assuré.A sa nomination en 2019, Thierry Breton avait quitté la tête du groupe français de technologies Atos pour devenir le premier grand chef d’entreprise à débarquer dans l’univers policé de la Commission européenne. Très présent dans les médias, habile sur les réseaux sociaux, il cherche vite la lumière et soigne son image de disrupteur qui fait bouger les lignes.Il aime sortir les gants de boxe, y compris parfois contre certains collègues. Il aura sans doute engagé le combat de trop au printemps 2024 en s’en prenant publiquement à la présidente Ursula von der Leyen, lors d’une polémique sur une nomination.Se disant désavoué par la dirigeante allemande, il prend ensuite les devants en septembre 2024 en claquant avec fracas la porte de la Commission, laissant la place à Stéphane Séjourné, un fidèle d’Emmanuel Macron.Il a pourtant longtemps eu l’oreille d’Ursula von der Leyen. Car l’ancien professeur de gouvernance des entreprises à Harvard, auteur de plusieurs romans d’anticipation et essais de science-fiction, sait se rendre indispensable, comme en 2021, pour déminer le dossier sensible des vaccins, alors que l’Europe est vilipendée pour son retard à l’allumage en pleine crise du Covid.L’ingénieur de 70 ans à la chevelure grisonnante n’est pas le meilleur des orateurs et est parfois raillé pour ses prises de parole longues et désordonnées.Mais l’ancien patron de grands groupes français de la tech (Bull, Thomson Multimédia, France Telecom, Atos) qui avait rejoint le conseil consultatif international de Bank of America après son départ de Bruxelles, affectionne les plateaux télé. Il les fréquente assidûment depuis qu’il a quitté la Commission, pour défendre “l’Europe puissance” et la régulation du numérique.

Cyberattaque contre La Poste: la situation s’améliore à la veille de Noël

La cyberattaque, revendiquée par des hackers prorusses, qui a touché La Poste à quelques jours de Noël, est toujours en cours mercredi midi, sous une forme “fluctuante” et a “perdu en intensité”, selon l’opérateur postal.Le suivi des colis reste “difficile”, mais “sans en empêcher la livraison” expose La Poste dans un point de situation publié à 12h00. Les cadeaux devraient donc arriver à temps sous le sapin. Autre point d’amélioration, “l’activité de banque en ligne a repris normalement” tout comme le bon fonctionnement des centres d’appel.L’attaque informatique est survenue lundi, au début de la première semaine des fêtes de fin d’année, période la plus dense pour La Poste. Sur les deux derniers mois de l’année, le groupe trie et distribue 180 millions de colis.La Poste, qui a déposé plainte mardi, avait assuré lundi qu’aucune donnée sensible n’avait été volée, évoquant un incident de type “déni de service”. Ces attaques informatiques consistent à surcharger des sites web et des applications par des requêtes ciblées de telle sorte qu’ils ne soient plus accessibles.Le parquet de Paris a confirmé mardi à l’AFP que le groupe de hackers prorusses NoName057(16), responsable de multiples attaques visant principalement l’Ukraine mais aussi ses alliés dont la France, avait revendiqué l’attaque.Pour Baptiste Robert, chercheur en cybersécurité, il faut être prudent avec cette revendication “tardive”car il est “habituel de voir des revendications opportunistes” par des groupes cherchant la lumière médiatique.

Régulation de la tech: Washington sanctionne des Européens, l’Europe s’alarme

L’Union européenne a exigé mercredi des “clarifications” et condamné fermement les sanctions “injustifiées” imposées par l’administration Trump à l’ancien commissaire Thierry Breton et quatre autres personnalités européennes engagées pour une stricte régulation de la tech et contre la désinformation.Tous les cinq sont interdits de séjour aux Etats-Unis et accusés de “censure” au détriment des intérêts américains par le département d’Etat.Des mesures “inacceptables” pour Berlin, qui “relèvent de l’intimidation et de la coercition à l’encontre de la souveraineté numérique européenne”, a réagi mercredi sur X le président français Emmanuel Macron.Il est “fondamental pour la démocratie en Europe” de protéger un “espace numérique sûr” a réagi Madrid tout en exprimant sa “solidarité avec l’ancien commissaire européen Thierry Breton et les dirigeants des organisations de la société civile qui luttent contre la désinformation et les discours de haine”.Les Européens n’ont généralement pas besoin de visa pour se rendre aux Etats-Unis, mais doivent toutefois obtenir une autorisation électronique de voyage (ESTA).A Bruxelles, la Commission a indiqué avoir “demandé des clarifications aux autorités américaines”. “Si nécessaire, nous répondrons rapidement et de manière décisive pour défendre notre autonomie réglementaire contre des mesures injustifiées”, a-t-elle protesté dans un communiqué.Le Français Thierry Breton, ancien ministre et artisan de la directive européenne sur les services numériques, a été commissaire au Marché intérieur de 2019 à 2024, avec de larges compétences en particulier sur les dossiers numériques et industriels.Sur X, il a dénoncé un “vent de maccarthysme” aux Etats-Unis, en référence à la chasse aux sorcières anticommuniste menée par le sénateur américain Joseph McCarthy dans les années 1950.”Depuis trop longtemps, les idéologues européens mènent des actions concertées pour contraindre les plateformes américaines à sanctionner les opinions américaines auxquelles ils s’opposent”, a fustigé mardi le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, sur X. “L’administration Trump ne tolérera plus ces actes flagrants de censure extraterritoriale”, a-t-il ajouté.- L’Europe dans le collimateur -Les quatre autres Européens sanctionnés sont des représentants d’ONG luttant contre la désinformation et la haine en ligne au Royaume-Uni et en Allemagne: Imran Ahmed, qui dirige le Center for Countering Digital Hate (CCDH), Clare Melford, à la tête d’un index de la désinformation (GDI) au Royaume-Uni, ainsi que Anna-Lena von Hodenberg, fondatrice de HateAid, une ONG allemande, et Josephine Ballon, de la même association.Les sanctions américaines “constituent une attaque autoritaire contre la liberté d’expression et un acte flagrant de censure gouvernementale”, a réagi GDI dans un communiqué.”Nous ne nous laisserons pas intimider par un gouvernement qui instrumentalise les accusations de censure pour museler ceux qui défendent les droits humains et la liberté d’expression”, a protesté HateAid à Berlin.Cette organisation allemande offre un soutien psychologique et juridique aux personnes victimes de haine en ligne.Donald Trump mène une offensive d’envergure contre les règles de l’Union européenne sur la tech qui imposent aux plateformes des régulations, jugées par les Etats-Unis comme une atteinte à la liberté d’expression.L’UE dispose, de fait, de l’arsenal juridique le plus puissant au monde pour réguler le numérique.Washington a très mal pris l’amende de 140 millions de dollars infligée par l’UE début décembre à X, le réseau social d’Elon Musk. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a l’Europe dans le collimateur.Dans sa nouvelle Stratégie de sécurité nationale, qui mentionne un “effacement civilisationnel” de l’Europe, Washington cible pêle-mêle les instances européennes “qui sapent la liberté politique et la souveraineté”, les politiques migratoires ou encore “l’effondrement des taux de natalité” sur le Vieux continent.Dès février dernier, le vice-président américain, JD Vance, avait consterné les Européens lors d’un discours à Munich dans lequel il avait affirmé que la liberté d’expression “reculait” sur le continent, épousant les vues des partis d’extrême droite comme l’AfD, en Allemagne.

Seul étranger exploitant le pétrole vénézuélien, Chevron échappe au bras de fer Washington-Caracas

Le groupe pétrolier américain Chevron joue les équilibristes, en marge des tensions entre Washington et Caracas, pour conserver son privilège d’être le seul groupe étranger à pouvoir exploiter les réserves d’or noir du Venezuela, les plus importantes au monde.Le “blocus total” des navires pétroliers, venu s’ajouter la semaine dernière aux lourdes sanctions américaines, a remis Chevron et sa présence au Venezuela sous les projecteurs.- Que fait Chevron au Venezuela? -L’un des ancêtres de Chevron, Gulf Oil, s’installe au Venezuela dès 1923, via sa filiale Venezuelian Gulf Oil Company, qui débute l’extraction pétrolière en 1924 près du lac de Maracaibo puis exploite de nouveaux gisements comme Urumaco (1926) et Boscan (1946).Gulf Oil fusionne en 1984 avec Standard Oil of California (Socal), formant un géant rebaptisé Chevron.A l’heure actuelle au Venezuela, le groupe extrait du pétrole dans quatre champs et du gaz dans un champ offshore, qui représentent une superficie totale de près de 30.000 hectares. Ceci dans le cadre d’un partenariat avec l’entreprise publique PDVSA et ses affiliés, qui emploie environ 3.000 personnes.Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), le sol vénézuélien renfermait en 2023 environ 303 milliards de barils, soit environ 17% des réserves mondiales.L’embargo sur le pétrole brut du Venezuela, en vigueur depuis 2019, a été assoupli en 2023 avec des licences pour opérer dans le pays. Mais le président Donald Trump les a toutes révoquées au premier semestre 2025, avant d’accorder une exception à Chevron.Selon un spécialiste du secteur, les récentes décisions de la présidence américaine n’affectent pas les activités du groupe.”Nous pensons que notre présence continue d’être une force de stabilité pour l’économie locale, pour la région et pour la sécurité énergétique américaine”, a affirmé Chevron à l’AFP, assurant travailler dans le respect de la loi et le “cadre des sanctions américaines”. – Quelle place pour Chevron dans le pétrole vénézuélien? -D’après Stephen Schork, analyste du cabinet de conseils Schork Group, la production pétrolière totale du Venezuela atteint “environ 800.000 à 900.000 barils par jour (contre) plus de 3 millions” à son pic.Avec sa licence, Chevron génère environ 10% de la production du Venezuela, même si les sources divergent sur l’ampleur exacte. Cela représenterait actuellement de l’ordre de 150.000 à 200.000 barils par jour, dont 100% sont exportés aux Etats-Unis.Mais c’est un pétrole “boueux. C’est un truc lourd et sale, (…) qui ne peut être transporté dans un oléoduc” sans ajouter du diluant, explique M. Schork. “C’est le plus sale, le plus lourd et le plus difficile à raffiner”, souligne-t-il.A cause de l’embargo, Caracas est contraint de commercialiser son pétrole sur le marché noir avec de fortes remises, en direction principalement de l’Asie. Mais le nouveau blocus américain devrait assécher fortement ces exportations illicites – jusqu’à 50% selon des experts.- Pourquoi les Etats-Unis s’intéressent au pétrole vénézuélien? -Les Etats-Unis disposent sur le pourtour du golfe du Mexique de raffineries spécifiquement conçues il y a plusieurs décennies pour traiter ce pétrole vénézuélien très peu liquide. Ces infrastructures sont peu, voire pas, flexibles. A cause de sa moindre qualité, ce pétrole est transformé en diesel ou en sous-produits, comme l’asphalte, et non en essence pour voitures.”Les Etats-Unis se portent très bien sans le pétrole vénézuélien”, relève Stephen Schork.S’ils en veulent, estime-t-il, c’est pour des raisons “politiques, pour chasser un gouvernement socialiste/communiste qui agit avec beaucoup d’acteurs malveillants”.Les Etats-Unis souhaitent “éviter que le vide créé par leur départ ne soit comblé par des pays ne partageant pas leurs valeurs, comme la Chine et la Russie”, tant au niveau politique qu’écologique, avance une source proche du dossier.