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Prête à signer l’accord avec le Mercosur, l’UE mise sur le soutien de l’Italie

Proche de signer l’accord commercial avec le Mercosur, l’Union européenne veut tenter de répondre à la colère agricole et s’assurer du soutien de l’Italie, lors d’une réunion ministérielle mercredi à Bruxelles. En pleine mobilisation en France, les ministres de l’Agriculture des Vingt-Sept sont arrivés en début d’après-midi au Berlaymont, siège de la Commission européenne, pour plancher sur les revendications agricoles.Décisive sur ce traité de libre-échange avec les pays latino-américains du Mercosur, l’Italie n’a pas encore donné officiellement son aval, mais un feu vert semble à portée de main.A son arrivée à Bruxelles, le ministre italien de l’Agriculture, Francesco Lollobrigida, a énuméré les doléances de Rome en matière agricole.Comme la France, l’Italie veut des garanties sur le respect des normes européennes dans les produits sud-américains, notamment au sujet des pesticides interdits en Europe. Et hors de ce dossier du Mercosur, elle attend un geste pour limiter le coût des engrais, via une révision du mécanisme européen de taxe carbone aux frontières.Si ces garanties sont “certifiées”, “nous approuverons évidemment à ce stade la signature de l’accord” avec le Mercosur, a dit M. Lollobrigida.De son côté, le gouvernement allemand s’est dit “très confiant” sur le feu vert de Rome.- Plus de 25 ans de négociations -Pour la France en revanche, le “compte n’y est toujours pas”, a répété Paris mercredi matin.Mais sans autres alliées que la Pologne et la Hongrie, la France ne sera pas en mesure de bloquer l’accord avec le Mercosur, que plébiscitent l’Allemagne et l’Espagne pour relancer l’économie européenne.L’horizon semble donc se dégager pour Ursula von der Leyen, qui espère parapher dès le 12 janvier cet accord de libre-échange avec l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay, après plus de vingt-cinq ans de négociations.Avant cette signature, la présidente de la Commission a besoin de l’aval des États européens à la majorité qualifiée, lors d’un vote attendu dès ce vendredi.Pour faire passer la pilule du traité avec le Mercosur, la cheffe de l’exécutif européen a annoncé mardi un geste sur un autre volet, la politique agricole commune (PAC).Ursula von der Leyen propose une rallonge budgétaire dans la future PAC 2028-2034 de l’Union européenne, en débloquant de façon anticipée 45 milliards d’euros dès 2028.Mais le Mercosur reste un “chiffon rouge” qui pourrait entraîner des “mobilisations plus importantes” encore, ne cesse de marteler le premier syndicat agricole français, la FNSEA.La contestation agricole est repartie de plus belle en France, entre convois vers Paris et rassemblements locaux.Les agriculteurs dénoncent à la fois la concurrence accrue des pays latino-américains et la gestion gouvernementale de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins.Et la tempête politique couve en France. Si Emmanuel Macron soutient le Mercosur, “il prend le risque d’une censure” du gouvernement, a lancé le chef de la droite Bruno Retailleau.- Pression sur les pesticides -La France votera-t-elle contre l’accord ? Politiquement, signer un tel traité contre l’avis de la première puissance agricole d’Europe embarrasserait la Commission.Et Bruxelles insiste sur les garanties apportées aux agriculteurs. Les quotas de produits détaxés — bœuf, volaille…. — seront limités, souligne la Commission, et accompagnés de mesures de “sauvegarde” pour les produits agricoles les plus sensibles.L’exécutif européen promet d’intervenir en cas de déstabilisation du marché, avec la possibilité si nécessaire de rétablir des droits de douane. Sur ce point, la France espère encore des annonces mercredi pour renforcer la protection des agriculteurs, dans le sillage d’un vote du Parlement européen mi-décembre. Sur le sujet inflammable des pesticides, Paris a aussi fait monter la pression en publiant un arrêté suspendant les importations en France de produits agricoles sud-américains (avocats, goyaves, mangues…) traités avec des fongicides et herbicides non autorisés dans l’UE.La Commission aura dix jours pour donner son aval ou non et rappelle avoir déjà engagé une possible révision de ses règles sur les résidus de pesticides dans les produits importés.L’accord de libre-échange avec les pays du Mercosur permettrait notamment à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux. Dans le sens inverse, il faciliterait l’entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui alarme les filières concernées.Après la signature du traité, il devra encore être ratifié par le Parlement européen, où le scrutin pourrait être serré.

Le Venezuela va livrer des dizaines de millions de barils aux Etats-Unis, affirme Trump

Le Venezuela va livrer des dizaines de millions de barils de pétrole aux Etats-Unis, a affirmé mardi Donald Trump, quelques jours après le renversement, lors d’un raid américain, du président Nicolas Maduro, capturé et désormais incarcéré aux Etats-Unis.”Je suis ravi d’annoncer que les autorités par intérim du Venezuela vont remettre aux Etats-Unis entre 30 et 50 millions de barils de pétrole sous sanction et de haute qualité”, a annoncé le président américain en précisant que “ce pétrole sera vendu au prix du marché”, soit, selon les cours actuels, plus de 2 milliards de dollars.”L’argent sera contrôlé par moi, président des Etats-Unis, pour garantir qu’il soit utilisé au profit des peuples du Venezuela et des Etats-Unis”, a-t-il assuré après avoir ouvertement admis convoiter les vastes ressources pétrolières du Venezuela, les premières réserves de brut prouvées de la planète.Il n’était pas immédiatement clair si la nouvelle dirigeante du Venezuela, la présidente par intérim Delcy Rodriguez, avait accepté de remettre le pétrole aux Etats-Unis, comment le plan fonctionnerait, ni sur quelle base juridique il reposerait.Si le souhait du président américain se concrétise, ce serait le premier signe majeur que la nouvelle dirigeante du Venezuela et son gouvernement, soutenu par l’armée, sont disposés à répondre à un ensemble extraordinaire d’exigences de Washington.Samedi dernier, un commando des forces spéciales américaines a enlevé le président Nicolas Maduro et son épouse Cilia Flores à Caracas et les a transportés à New York pour y être jugés pour des accusations de trafic de drogue.Depuis, Donald Trump a déclaré ouvertement que les États-Unis allaient “diriger” le Venezuela et que les entreprises américaines contrôleraient son pétrole.Donald Trump a averti que Delcy Rodriguez “paierait plus cher que Maduro” si elle ne faisait pas “ce qu’il faut” pour répondre aux exigences américaines : céder le contrôle de l’industrie pétrolière et affaiblir les liens avec Cuba, la Chine, l’Iran et la Russie.”Aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela”, a affirmé mardi Delcy Rodriguez, membre de longue date du premier cercle de Maduro comme vice‑présidente et ministre de l’Energie. “Le gouvernement du Venezuela dirige notre pays, personne d’autre”.- Pas de reddition -Des experts estiment que Mme Rodriguez fait face à une tâche difficile pour rester au pouvoir, en équilibrant les demandes concurrentes de Trump et des faucons du gouvernement qui contrôlent les forces de sécurité et les paramilitaires.Le gouvernement dirigé par Mme Rodriguez compte toujours dans ses rangs le ministre de l’Intérieur et tenant d’une ligne dure, Diosdado Cabello, ainsi que le ministre de la Défense Vladimir Padrino Lopez.Toutefois, la présidente par interim a déjà montré quelques signes sur sa prise de contrôle. Elle a nommé un ancien chef du Sebin (Service bolivarien d’intellicence nationale) le général Gustavo Gonzalez Lopez nouveau commandant de la Garde d’Honneur présidentielle et directeur général de la Direction générale de contre‑intelligence militaire (DGCIM), en remplacement du Javier Marcano Tabata. La DGCIM est un corps stratégique dans les renseigenemets de l’Etat et a notamment joué un clé dans la répression. Le général Tabata paie aussi sans doute la capture de Maduro. Mme Rodriguez a aussi nommé le technocrate Calixto Ortega Sanchez ex-directeur de la banque centrale vénézuélienne en tant que vice-président chargé de l’économie, poste prioritaire pour son administration.”Trump établit sans complexe un protectorat américain sur un pays souverain et revendique un droit sur ses ressources”, a déclaré l’ancien diplomate vénézuélien Alfredo Toro Hardy, décrivant “quelque chose qu’on n’avait pas vu en Amérique latine depuis plus d’un siècle”.Le Venezuela n’a pas encore confirmé le nombre de personnes tuées lors de l’opération au cours de laquelle les forces américaines ont enlevé M. Maduro et son épouse mais l’armée et la milice vénézuélienne ont publié une liste de 23 soldats et un milicien tués lors des frappes américaines.La Havane a indiqué de son côté que 32 membres des services de sécurité cubains avaient été tués lors de l’assaut américain. Le Venezuela est le principal fournisseur de pétrole de Cuba, en échange notamment de l’envoi de personnel médical. – Pas confiance -Le bilan est d’au moins 57 morts. L’AFP a recensé au moins une civile tuée à la Guaira. Certaines sources parlent de 70 à 80 morts. Le procureur général du Venezuela, Tarek William Saab a fait des “dizaines de victimes parmi les civils innocents et les militaires”.Mme Rodriguez a décrété sept jours de deuil national en hommage aux victimes.La vie suivait sa normalisation avec l’ouverture des magasins où les queues ont disparu. “Caracas aujourd’hui ressemble à un jour normal. Comme si c’était n’importe quel jour. Tout est très calme”, a déclaré sur place à l’AFP Gabriel Lagalla, 23 ans.La Maison Blanche a balayé l’idée que l’opposition démocratique vénézuélienne, largement considérée comme ayant remporté les élections de 2025, puisse prendre le pouvoir.La dirigeante de l’opposition et Prix Nobel de la Paix Maria Corina Machado, marginalisée par Washington dans la transition post‑Maduro, a estimé dans une interview à Fox News que Mme Rodriguez n’était pas digne de confiance.”Delcy Rodriguez, comme vous le savez, est l’une des principales architectes de la torture, de la persécution, de la corruption, du narcotrafic”, a-t-elle assuré.”Elle est la principale alliée et interlocutrice de la Russie, de la Chine, de l’Iran, certainement pas une personne digne de confiance pour les investisseurs internationaux”.

Les agriculteurs bravent les interdictions autour de Toulouse et vers Paris

A renfort de tracteurs, fumier et bottes de paille, les agriculteurs ont érigé une dizaine de barrages mercredi sur les principaux axes autour de Toulouse, bravant par des températures négatives les interdictions de manifester, pendant que d’autres s’acheminent vers Paris pour “sauver l’agriculture française”.Epizootie de dermatose bovine (DNC), cours du blé et prix élevé des engrais, menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains… “tant qu’on n’aura pas de réponse”, les agriculteurs maintiendront la pression sur Paris et Bruxelles, a déclaré à l’AFP Lionel Candelon, président de la Chambre d’agriculture du Gers et membre de la direction nationale de la Coordination rurale (CR).Alors que les ministres de l’Agriculture des Vingt-Sept sont attendus à Bruxelles dans l’après-midi pour répondre aux préoccupations du monde agricole avant la signature de l’accord avec le Mercosur prévue le 12 janvier, des dizaines de tracteurs sont lancés vers Paris pour y entrer jeudi, en provenance de plusieurs départements, surtout du Sud-Ouest, épicentre de la contestation depuis décembre. Au moins quatre tracteurs ont forcé un barrage de gendarmerie dans les Yvelines, touchant un véhicule des forces de l’ordre pour ensuite prendre la direction de Paris mercredi matin, ont indiqué à l’AFP des sources concordantes.”On est très étonnés d’un tel déploiement de moyens parce qu’on a dit que la manifestation était pacifique”, a déclaré le président de la CR Bertrand Venteau sur France Inter. “Même en sous-marin par la Seine, on va y arriver. On aura peut-être perdu des troupes, mais on arrivera dans Paris sur des lieux symboliques pour porter nos doléances”, a-t-il ajouté.- “Guerre d’usure” -“C’est une guerre d’usure. On est déterminés à faire le nécessaire pour avoir des réponses et être entendus”, a lancé depuis un cortège à l’ouest de Toulouse Pierre Solana, éleveur du Gers de 37 ans, après que le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis mardi à la FNSEA des annonces d’ici la fin de semaine.Après son entretien avec M. Lecornu, le patron de la FNSEA Arnaud Rousseau a répété mardi soir que l’accord UE-Mercosur représentait “le symbole de ce que nous ne voulons pas pour l’agriculture européenne”.Même la rallonge budgétaire de 45 milliards d’euros promise dans la future politique agricole commune (PAC) ne devrait pas “faire avaler la pilule du Mercosur” aux agriculteurs, a estimé le député de la Somme (ex-LFI) François Ruffin.”Il faut vraiment qu’on trouve une solution pour sauver l’agriculture française”, a supplié l’agriculteur, parti vers minuit d’Auch, à 70 km de Toulouse, dans un convoi d’une centaine de véhicules de la CR, dont une quarantaine de tracteurs et de bennes, bloqué mercredi à la mi-journée par les forces de l’ordre.- Arrêtés d’interdiction -Le préfet de l’Occitanie et de Haute-Garonne, Pierre-André Durand, avait pris en amont de cette mobilisation plusieurs arrêtés d’interdiction, notamment en raison du “risque de troubles à l’ordre public”, comme dans une vaste majorité des régions françaises.”C’est une honte, c’est une dictature”, s’est insurgé Eric Massou, un responsable de la CR 31, bloqué par les gendarmes avec une douzaine de tracteurs sur l’A68. “On voulait faire un barrage filtrant (sur la rocade). Et puis les gendarmes ont bloqué totalement l’autoroute pour nous et pour les usagers.”Des manifestants étant parvenus à rejoindre le périphérique toulousain y ont déversé du fumier sur la chaussée et allumé un feu, bloquant entièrement la circulation à l’aube, à hauteur de Balma (est de Toulouse), entraînant d’importantes perturbations jusque sur l’A61 au sud-est de l’agglomération.Des barrages ont également été érigés sur l’A64, où les agriculteurs de Haute-Garonne tiennent notamment une portion d’autoroute depuis décembre à hauteur de Carbonne.”C’est un ras-le-bol total”, lance Enzo, agriculteur des JA sur le barrage de l’A68. Evoquant Mercosur et DNC, il dénonce: “On nous a fait beaucoup de promesses, visiblement maintenant plus personne ne nous écoute.”A cause de la DNC, les vaches seront absentes du Salon de l’agriculture et des concours, ont par ailleurs annoncé mercredi les organisateurs du Salon, qui espèrent encore une présence “limitée et symbolique” de bovins.bdu-jfd-chv-mdz/vgr/swi

L’inflation en zone euro revient à 2% en décembre, dans les clous de la BCE

L’inflation dans la zone euro est redescendue à 2% en décembre, terminant ainsi l’année 2025 juste au niveau de l’objectif de la Banque centrale européenne, confortant les attentes d’une stabilité de ses taux début 2026.Le taux d’inflation au sein des pays partageant la monnaie unique s’est établi à 2,0% sur un an, contre 2,1% le mois précédent, selon une estimation préliminaire publiée mercredi par Eurostat, conforme aux attentes des économistes sondés par FactSet et Bloomberg.Ce ralentissement s’explique principalement par une baisse accélérée des prix de l’énergie (-1,9% sur un an, contre -0,5% en novembre).En outre, les prix des services, qui sont le principal moteur de l’inflation en zone euro, ont légèrement ralenti, ressortant en hausse de 3,4% sur un an contre 3,5% en novembre.La hausse des prix à la consommation est ainsi revenue juste au niveau de l’objectif que s’est fixé la BCE, qui cherche à la contenir à 2% à moyen terme. Elle était déjà descendue brièvement à ce niveau mi-2025.L’inflation sous-jacente, qui exclut l’énergie et l’alimentation, et fait référence pour les experts, a également légèrement ralenti, retombant à 2,3% sur un an contre 2,4% en novembre, a précisé l’institut de statistiques européen.Le taux d’inflation le plus élevé a été constaté en Estonie et en Slovaquie (4,1%). A l’inverse, Chypre et la France ont connu les niveaux les plus faibles, avec respectivement 0,1% et 0,7%. Ces données n’incluent pas encore la Bulgarie, qui est devenue le 1er janvier 2026 le 21e Etat membre de la zone euro.- “Les pressions sur les prix se sont calmées” -Ces chiffres ont de quoi conforter les attentes d’une stabilité des taux directeurs de la BCE, lors de sa prochaine réunion prévue début février.En décembre, la BCE avait maintenu son principal taux directeur à 2%, niveau auquel il est resté fixé depuis juin dernier. Si la BCE a assuré que “toutes les options sont sur la table” pour ses prochaines décisions, les économistes parient sur une poursuite de cette stabilité en ce début d’année 2026, notamment en raison de l’inflation dans les services qui reste toujours un peu trop élevée, ce qui ne plaide pas pour un nouvel assouplissement monétaire.La baisse enregistrée en décembre “renforce les attentes d’une diminution de l’inflation en-dessous de l’objectif au cours de cette année, mais nous doutons à ce stade que cela suffise à déclencher une baisse des taux de la BCE”, a commenté Leo Barincou, économiste au cabinet Oxford Economics.”Le principal enseignement est que les pressions sur les prix se sont calmées, après plusieurs années de turbulences”, estime quant à lui Joe Nellis, économiste chez MHA.Mais “les banquiers centraux se gardent généralement de crier victoire trop vite”, et “il est peu probable que la BCE abaisse encore ses taux directeurs, à moins d’une dégringolade de l’économie européenne, ce qui veut dire qu’elle se contentera de maintenir les coûts du crédit dans les prochains mois, tout en surveillant l’évolution de la situation”, prédit-il.Les consommateurs européens reviennent de loin. Au sein de la zone euro, l’inflation s’est très nettement calmée depuis le record de 10,6% sur un an atteint en octobre 2022, dans le contexte d’une flambée des prix de l’énergie liée à la guerre en Ukraine. Le reflux généralisé des prix intervenu depuis avait incité la BCE à réduire ses taux directeurs à huit reprises, entre juin 2024 et juin 2025.

Mercosur: avant de signer, l’UE tente une dernière fois de rassurer les agriculteurs

Tout proche de signer l’accord commercial avec le Mercosur, la Commission européenne va tenter une ultime fois de répondre à la colère des agriculteurs lors d’une réunion ministérielle mercredi à Bruxelles.Les ministres de l’Agriculture des Vingt-Sept sont attendus dans l’après-midi pour répondre aux préoccupations du monde agricole, sur fond de mobilisation en France.Sur l’accord avec les pays latino-américains du Mercosur, “le compte n’y est pas” pour la France, a répété le gouvernement mercredi matin.La veille, Ursula von der Leyen avait annoncé un geste pour désamorcer les tensions. La présidente de la Commission propose une rallonge budgétaire dans la prochaine politique agricole commune (la PAC 2028-2034) de l’Union européenne, en débloquant de façon anticipée 45 milliards d’euros dès 2028.Une concession de dernière minute pour faire passer la pilule du traité commercial avec le Mercosur, que Bruxelles pourrait signer le 12 janvier, en dépit de l’opposition farouche de nombreux agriculteurs européens.La perspective de cet accord de libre-échange avec l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay est un “chiffon rouge” qui pourrait entraîner des “mobilisations plus importantes” encore, ne cesse de marteler le premier syndicat agricole français, la FNSEA.La contestation agricole est repartie de plus belle en France, entre convois vers Paris et rassemblements locaux.Les agriculteurs dénoncent à la fois la concurrence accrue des pays latino-américains et la gestion gouvernementale de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins.Et la tempête politique couve en France. Si Emmanuel Macron soutient le Mercosur, “il prend le risque d’une censure” du gouvernement, a lancé le chef de la droite Bruno Retailleau.A Bruxelles, la Commission n’en démord pas. Après un report de décembre à janvier sous la pression de la France et de l’Italie, l’exécutif européen entend parapher le plus tôt possible ce traité de libre-échange avec l’Amérique latine, négocié depuis plus de 25 ans.- Pression sur les pesticides -Avant cette signature, Ursula von der Leyen a besoin de l’aval des États européens à la majorité qualifiée, lors d’un vote attendu dès ce vendredi. Et l’horizon semble se dégager pour la présidente de la Commission car l’Italie, sauf surprise, semble désormais à bord. Sans autres alliées que la Pologne et la Hongrie, la France ne sera pas en mesure de bloquer l’accord avec le Mercosur, que plébiscitent l’Allemagne et l’Espagne pour relancer l’économie européenne.La France votera-t-elle contre ? Politiquement, la Commission serait embarrassée d’aller signer un tel traité contre l’avis de la première puissance agricole d’Europe.Et Bruxelles insiste sur les garanties apportées aux agriculteurs. Les quotas de produits détaxés — bœuf, volaille…. — seront limités, souligne la Commission, et accompagnés de mesures de “sauvegarde” pour les produits agricoles les plus sensibles.L’exécutif européen promet d’intervenir en cas de déstabilisation du marché, avec la possibilité si nécessaire de rétablir des droits de douane. Sur ce point, la France espère encore des annonces mercredi pour renforcer la protection des agriculteurs, dans le sillage d’un vote du Parlement européen mi-décembre. Paris et Rome attendent par ailleurs un geste pour limiter le coût des engrais, en révisant le mécanisme de taxe carbone aux frontières de l’UE.Autre sujet inflammable, les agriculteurs européens accusent leurs concurrents du Mercosur d’utiliser des pesticides interdits en Europe.Paris a fait monter la pression sur Bruxelles en publiant un arrêté suspendant les importations en France de produits agricoles sud-américains (avocats, goyaves, mangues…) traités avec des fongicides et herbicides non autorisés dans l’UE.La Commission aura dix jours pour donner son aval ou non et rappelle avoir déjà engagé une possible révision de ses règles sur les résidus de pesticides dans les produits importés.L’accord de libre-échange avec les pays du Mercosur permettrait notamment à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux. Dans le sens inverse, il faciliterait l’entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui alarme les filières concernées.Après la signature du traité, il devra encore être ratifié par le Parlement européen. “Le combat n’est pas achevé et il continuera”, a d’ailleurs martelé la ministre française de l’Agriculture Annie Genevard sur Franceinfo.

Du fumier et des tracteurs: barrages d’agriculteurs autour de Toulouse malgré l’interdiction

A l’aide de tracteurs, de bottes de paille et de fumier, les agriculteurs ont érigé une dizaine de barrages mercredi matin sur les principaux axes autour de Toulouse, malgré un déploiement important des forces de l’ordre, dans le but de “paralyser” la métropole pour défendre leur métier en pleine crise, ont constaté des journalistes de l’AFP.Epizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins, faible cours du blé et prix élevé des engrais, menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur… les agriculteurs accentuent la pression contre le gouvernement en “bloquant entièrement” Toulouse “tant qu’on n’aura pas de réponse”, a déclaré à l’AFP Lionel Candelon, membre de la direction nationale de la Coordination rurale (CR). “C’est une guerre d’usure. On est déterminés à faire le nécessaire pour avoir des réponses et être entendus”, lance Pierre Solana, 37 ans, éleveur du Gers sur un cortège d’une centaine de véhicules, dont une quarantaine de tracteurs et de bennes, bloqués en rase campagne par les forces de l’ordre, à une quinzaine de kilomètres à l’ouest de Toulouse.”Il faut vraiment qu’on trouve une solution pour sauver l’agriculture française”, explique au petit matin l’agriculteur, parti vers minuit d’Auch, à 70 km de Toulouse, dans un convoi de la CR dont l’avancée a été “bloquée à plusieurs reprises”. En prévision de cette mobilisation annoncée, le préfet de la région Occitanie et de la Haute-Garonne, Pierre-André Durand, a pris plusieurs arrêtés d’interdiction, en raison du “risque de troubles à l’ordre public”, des “potentielles perturbations de la circulation des services de secours ainsi que de la vie économique régionale”.- Interdits -Malgré les interdits, des dizaines d’agriculteurs ont perturbé dès l’aube la circulation du nord au sud de Toulouse. “L’idée, c’est de converger vers Toulouse et d’être dans une action de perturbation, qu’on déplore”, a annoncé à l’AFP, Luc Mesbah, secrétaire général de la FDSEA de Haute-Garonne, qui appelait à la mobilisation avec les Jeunes Agriculteurs (JA), la Coordination rurale (CR) et la Confédération paysanne. Au nord-est de l’agglomération toulousaine, l’A68 en provenance d’Albi a été coupée par un barrage d’une douzaine de tracteurs au péage de l’Union, face aux gendarmes, provoquant des heures de  bouchons vers Toulouse, a constaté une journaliste de l’AFP. Sur le périphérique toulousain, les agriculteurs ont déversé du fumier sur la chaussée et allumé un feu, bloquant entièrement la circulation à l’aube, à hauteur de Balma, entraînant des perturbations importantes jusque sur l’A61 au sud-est de l’agglomération. Des barrages ont également été érigés sur l’A64 au sud aux portes de Toulouse et plus à l’ouest, où les agriculteurs de Haute-Garonne tiennent une portion d’autoroute depuis décembre à hauteur de Carbonne.”C’est un ras-le-bol total”, lance Enzo, agriculteur des JA sur le barrage de l’A68. “Aujourd’hui, on veut que nos bêtes ne soient plus abattues (…) On veut que le Mercosur ne soit pas signé non plus. Et la taxe des engrais aussi, on ne veut pas qu’elle passe. On nous a fait beaucoup de promesses, visiblement maintenant plus personne ne nous écoute”, dit-il à l’AFP.- Convois vers Paris -“On est très étonnés d’un tel déploiement de moyens parce qu’on a dit que la manifestation était pacifique et on s’est retrouvés bloqués par endroits”, a déclaré le président de la CR Bertrand Venteau sur France Inter. Il a évoqué les convois en route vers Paris où les agriculteurs ont prévu d’entrer jeudi.”Même en sous-marin par la Seine, on va y arriver. On aura peut-être perdu des troupes, mais on arrivera dans Paris sur des lieux symboliques pour porter nos doléances”, a-t-il ajouté, prévenant vouloir “rentrer pacifiquement” dans Paris jusqu’à l’Assemblée nationale et au Sénat.Au moins quatre tracteurs ont forcé un barrage de gendarmerie près de La Queue-les-Yvelines (Yvelines), touchant un véhicule des forces de l’ordre pour ensuite prendre la direction de Paris mercredi matin, ont indiqué à l’AFP des sources concordantes.Les agriculteurs réclament notamment la vaccination généralisée et l’arrêt des abattages systématiques lorsqu’un cas de DNC se déclare dans un troupeau. Ils s’opposent également au projet d’accord de libre-échange préparé entre l’UE et les pays latino-américains du Mercosur, que la commission européenne pourrait signer le 12 janvier. “Le compte n’y est pas” du point de vue de la France, a prévenu mercredi le ministre délégué français chargé de l’Europe, Benjamin Haddad. La France a “obtenu des améliorations” au profit de ses agriculteurs mais “on continuera à se battre”, a-t-il prévenu sur France 2.

Salon de l’agriculture: pas de concours pour les vaches, présence “symbolique” en discussion

Les vaches seront absentes du Salon de l’agriculture et des concours sur décision des organismes de sélection en raison de la dermatose bovine mais les organisateurs espèrent encore une présence “limitée et symbolique” de bovins.Les organismes qui présentent habituellement les races bovines comme les célèbres charolaises, limousines et prim’holstein, ont renoncé au Concours général agricole, principal pourvoyeur de bovins du salon, ont indiqué mercredi dans un communiqué les organisateurs.”Les autres animaux seront bien présents” du 21 février au 1er mars Porte de Versailles, ont-ils précisé. Cela inclut les cochons, moutons, brebis et lapins mais aussi de nombreux chats, chiens, chevaux et ânes. Mais pas les volailles, absentes depuis plusieurs années en raison de la grippe aviaire.Des échanges sont en cours “afin d’étudier les conditions dans lesquelles une présence de bovins, même limitée et symbolique, pourrait néanmoins être envisagée, via un nombre restreint d’animaux, dans une logique de souplesse adaptée, pleinement compatible avec les impératifs sanitaires”.Une décision sera annoncée mi-janvier.La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) est arrivée pour la première fois en France en juin dernier, d’abord en Savoie où elle a sévi tout l’été, puis dans le Sud-Ouest où les abattages de troupeaux infectés ont ravivé la colère des agriculteurs.Les mouvements d’animaux sont interdits depuis les zones touchées par la maladie mais encore autorisés depuis les zones indemnes ou des zones vaccinées et n’ayant plus déclaré de cas depuis 45 jours (comme la Savoie).Mais ces derniers jours, plusieurs organismes de sélection ont annoncé renoncer au salon par précaution.Le Sommet de l’élevage de Cournon (Auvergne) en octobre avait pris la même décision mais ce dernier est un salon surtout destiné aux professionnels quand les vaches sont une attraction pour attirer le grand public au salon parisien.”Dans un contexte particulièrement difficile pour l’élevage français, la responsabilité collective est de continuer à offrir aux filières un espace de visibilité, de dialogue avec les Français”, expliquent les organisateurs de l’événement parisien dans leur communiqué.”Les vaches sont les stars du salon, mais il n’y a pas que les vaches”, a déclaré la ministre de l’Agriculture Annie Genevard sur Franceinfo peu avant l’annonce de l’annulation de leur venue.La question sera de savoir si Biguine, vache brahman égérie de l’édition 2026, venue spécialement de Martinique, pourra quand même être présente.

L’inflation en zone euro revient à 2% en décembre, dans les clous de la BCE

L’inflation dans la zone euro est redescendue à 2% en décembre, terminant ainsi l’année 2025 juste au niveau de l’objectif de la Banque centrale européenne.Le taux d’inflation s’est établi à 2,0% sur un an, contre 2,1% le mois précédent, selon une estimation préliminaire publiée mercredi par Eurostat, conformément aux attentes des économistes sondés par FactSet et Bloomberg.La hausse des prix à la consommation est ainsi revenue juste au niveau de l’objectif que s’est fixé la BCE, qui cherche à la contenir à 2% à moyen terme.L’inflation sous-jacente, qui exclut l’énergie et l’alimentation, et fait référence pour les experts, a également légèrement décéléré, retombant à 2,3% sur un an contre 2,4% en novembre, a précisé l’institut de statistiques européen.Ces données ont de quoi conforter les attentes d’une stabilité des taux directeurs de la BCE, lors de sa prochaine réunion prévue début février. En décembre, la BCE avait maintenu son principal taux directeur à 2%, niveau auquel il est resté fixé depuis juin dernier.Si la BCE a assuré que “toutes les options sont sur la table” pour ses prochaines décisions, les économistes ne s’attendent pas pour le moment à de forts mouvements de ses taux directeurs en 2026.

Autour de Toulouse, les agriculteurs érigent des barrages, malgré l’interdiction

A l’appel des syndicats agricoles, des dizaines d’agriculteurs ont érigé des barrages de tracteurs mercredi matin sur des axes autour de Toulouse, malgré un déploiement important des forces de l’ordre, dans le but de “paralyser” la Ville rose pour défendre leur métier en pleine crise, ont constaté des journalistes de l’AFP.”C’est une guerre d’usure. On est déterminés à faire le nécessaire pour avoir des réponses et être entendus”, a déclaré Pierre Solana, 37 ans, éleveur du Gers sur un cortège d’une centaine de véhicules, dont une quarantaine de tracteurs et de bennes, bloqués en rase campagne par les forces de l’ordre à une quinzaine de kilomètres à l’ouest de Toulouse.”Il faut vraiment qu’on trouve une solution pour sauver l’agriculture française”, explique l’agriculteur parti vers minuit d’Auch dans le Gers dans un cortège de la Coordination rurale, “bloqué à plusieurs reprises dans son avancée” en raison d’arrêtés préfectoraux d’interdiction de circulation. Au nord-est de l’agglomération toulousaine, l’A68 a été coupée dans le Tarn, provoquant d’importants bouchons vers Toulouse, a constaté une journaliste de l’AFP. Des barrages ont également été érigés sur l’A64 au sud ainsi que sur le périphérique de Toulouse, pararalysant la circulation sur l’A61 au sud-est.”L’idée, c’est de converger vers Toulouse et d’être dans une action de perturbation, qu’on déplore”, a déclaré à l’AFP, Luc Mesbah, secrétaire général de la FDSEA de Haute-Garonne.”On ne voulait pas en arriver là, mais c’est la responsabilité du gouvernement et on voit que les choses n’avancent pas”, a-t-il ajouté.Dans le département, son organisation, tout comme les Jeunes Agriculteurs (JA), la Coordination rurale (CR) et la Confédération paysanne appellent à “une mobilisation massive et déterminée” à Toulouse.”Le but, c’est de prendre d’assaut la ville, de la bloquer entièrement et tant qu’on n’a pas de réponse, de paralyser toute la ville de Toulouse”, a précisé à l’AFP Lionel Candelon, membre de la direction nationale de la CR et président de la chambre d’agriculture du Gers, qui doit être rejoint par des membres de la CR du Tarn-et-Garonne, pour se diriger ensuite vers la Ville rose.Le préfet de la région Occitanie et de la Haute-Garonne, Pierre-André Durand, a pris plusieurs arrêtés d’interdiction, en réponse aux projets de mobilisation, en raison du “risque de troubles à l’ordre public”, des “potentielles perturbations de la circulation des services de secours ainsi que de la vie économique régionale”.Le préfet a d’abord interdit jusqu’à jeudi la circulation des engins agricoles et des poids lourds pouvant les transporter “sur les axes structurants du réseau routier de l’ensemble des départements de la zone de défense et sécurité Sud”, qui comprend l’Occitanie, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Corse, selon un arrêté pris lundi.Il a étendu mardi cette interdiction à “l’ensemble du réseau routier” de Haute-Garonne, “hors motif légitime lié à des travaux agricoles”, une mesure également prise par les préfets du Tarn-à-Garonne et du Gers, dans leurs départements, tandis que le préfet des Hautes-Pyrénées a interdit aux engins agricoles de circuler sur les axes menant à la Haute-Garonne et au Gers.Enfin, le représentant de l’Etat a également interdit “la manifestation revendicative” prévue mercredi à Toulouse, au motif qu’elle a été déclarée trop tardivement.

La Bourse de Paris prudente, entre indicateurs économiques et géopolitiques

La Bourse de Paris évolue sans élan jeudi dans l’attente d’indicateurs économiques en zone euro et aux Etats-Unis, et scrutant les tensions géopolitiques liées au Venezuela et au Groenland.Vers 9H50 (heure locale) le CAC 40 perdait 0,08% à 8.232,77 points, en recul de 4,66 points. Mardi, l’indice vedette parisien avait gagné 0,32% à 8.237,43 points, en hausse de 25,93 points. Les investisseurs attendent la publication des chiffres de l’inflation en zone euro pour le mois de décembre, vers 10H00 GMT. La veille, ils avaient salué une décélération de l’indicateur en Allemagne et en France durant cette période.Ces chiffres, “plus faibles que prévu, ont atténué les craintes d’une éventuelle hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) cette année”, relèvent les analystes de la Deutsche Bank.Dans ce contexte, le rendement de l’emprunt à dix ans français atteignait 3,52% vers 9H50, contre 3,55% la veille. Son équivalent allemand, référence en Europe, était à 2,81%, contre 2,84% précédemment.De l’autre côté de l’Atlantique, les investisseurs prendront connaissance du rapport mensuel sur les créations d’emplois dans le secteur privé aux Etats-Unis en décembre et de l’indice d’emploi JOLTS.Ces données permettront d’en savoir plus sur l’avenir de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed). Plus le marché du travail est faible, plus une baisse des taux se justifie, ce qui est bon pour les actions. A ce titre, le rapport mensuel du ministère américain du Travail vendredi sera le principal rendez-vous de la semaine.Autre point d’attention majeur des marchés: les tensions géopolitiques grandissantes, dans la foulée de l’intervention américaine au Venezuela et la capture du président déchu le week-end dernier.Pour l’instant, “la réaction” des investisseurs “a été largement modérée, voire positive pour une poignée de secteurs”, relève Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.Mais les “récentes déclarations de la maison Blanche sur le Groenland maintient aujourd’hui les investisseurs dans l’expectative”, relève Kathleen Brooks, analyste pour XTB.Le président américain Donald Trump étudie “plusieurs options” pour acquérir le territoire autonome danois, y compris “utiliser l’armée”, a affirmé sa porte-parole mardi, de quoi attiser encore l’inquiétude en Europe sur le sort de l’île arctique.Dans ce contexte, en revanche, les valeurs européennes de la défense bondissaient. A Paris, Thales prenait 2,82% et Dassault Aviation 1,03%.TotalEnergies recule dans la foulée des prix du pétroleDonald Trump a déclaré mardi que le Venezuela allait “remettre” jusqu’à 50 millions de barils de pétrole aux Etats-Unis, en affirmant qu’il contrôlera les revenus générés en tant que président américain. Les prix du pétrole reculaient dans ce contexte: “Les marchés anticipent un choc d’offre positif” même “si cela ne se produira pas avant un certain temps et sans investissements considérables”, souligne Kyle Rodda, analyste pour le courtier Capital.com.TotalEnergies souffrait de la situation, perdant 2,09% à 53,89 euros vers 9H40 (heure de Paris).ArcelorMittal recherchéL’aciériste Arcelor Mittal était recherché par les investisseurs, au lendemain de l’annonce de la signature avec EDF d’un contrat de fourniture d’électricité nucléaire (CAPN) d’une durée de 18 ans, pour approvisionner les sites de l’aciériste en France.Le cours de l’action prenait +3,13% à 40,84 euros.