Test

Dermatose: des agriculteurs bloquent encore quelques routes en Occitanie

Des agriculteurs bloquent encore samedi quelques routes et autoroutes en Occitanie pour protester contre la gestion gouvernementale de la dermatose bovine, après la levée vendredi de presque tous les barrages en Nouvelle-Aquitaine.La gendarmerie recensait samedi matin des blocages sur l’A75, au Buisson (Lozère) et à Sévérac d’Aveyron, l’A64 à Carbonne (Haute-Garonne), la RN88 à Baraqueville, près de Rodez, et la RD1124 à Ordan-Larroque, à l’entrée d’Auch. Il recensait aussi un dernier barrage en Nouvelle-Aquitaine, sur la RD824 à Tartas (Landes).Dans la nuit de vendredi à samedi, des agriculteurs ont encore déversé de la paille et des déchets devant la préfecture du Gers pour protester notamment contre l’abattage des troupeaux entiers au moindre cas détecté de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a constaté une journaliste de l’AFP.”Les fêtes de Noël sont passées, on est prêt à faire le premier de l’an”, a assuré à l’AFP Vincent Arbusti, porte-parole de la Coordination rurale (CR) du Gers, sur un barrage à l’entrée d’Auch.A quelque 250 kilomètres au nord-est d’Auch, sur l’A75 qui relie Clermont-Ferrand à Béziers, des agriculteurs ont réussi vendredi à unifier les blocages de Sévérac d’Aveyron et du Buisson, a indiqué vendredi soir à l’AFP Eloi Nespoulous, coprésident de la CR de l’Aveyron, affirmant que l’autoroute était désormais fermée à la circulation sur près de 100 km au nord du viaduc de Millau.”On s’est rejoint avec la CR48 au niveau de La Canourgue pour bloquer une portion de 20 km qui était encore ouverte” entre les deux zones déjà fermées à la circulation en Lozère et dans l’Aveyron. “On a déversé pour que ce soit fermé”, a-t-il précisé.En Nouvelle-Aquitaine, la CR a levé plusieurs barrages autoroutiers vendredi, mais elle appelle à “repartir encore plus fort” en janvier.”Après 12 jours de lutte, nous levons le camp de Cestas,” au sud de Bordeaux, a déclaré dans un communiqué la CR girondine, qui déplore le “silence” et le “mépris” opposés par l’exécutif. Celle des Pyrénées-Atlantiques a confirmé à l’AFP le démontage des barrages sur l’A64 à Briscous, près de Bayonne, et à un péage de Pau.Depuis le début de l’épidémie de DNC en Savoie cet été, l’État tente de contenir la propagation du virus en se basant sur “trois piliers”: l’abattage systématique d’un troupeau dès la détection d’un cas, la vaccination et la restriction de mouvements.Une gestion fortement contestée par une partie des agriculteurs, notamment de la Coordination rurale (deuxième syndicat de la profession, classé à droite) et de la Confédération paysanne (troisième, classé à gauche), qui rejettent cette stratégie d’abattage des troupeaux entiers au moindre cas détecté.Cependant, malgré une mobilisation commune dans certains cas, des désaccords persistent entre ces deux syndicats.Ainsi, Sylvie Colas, porte-parole de la Confédération paysanne dans le Gers, a notamment fait part samedi à l’AFP de son opposition aux “dégradations”. “C’est la cinquième fois que la préfecture est dégradée”, déclare-t-elle, dénonçant “un manque de responsabilité” de la CR et le “coût de ces dégradations pour les collectivités locales”.mk-mkj-bdu-dmc/mpm

Contrôle de colis Shein: 25% des produits hors textile non conformes, selon les Douanes

Les Douanes ont affirmé samedi à l’AFP avoir observé lors d’une opération de contrôle début novembre de 320.474 colis Shein que 25% des produits hors textile étaient non conformes, confirmant une information du Parisien.Parmi ces irrégularités constatées lors de cette opération en grande pompe à l’aéroport Roissy-CDG, les Douanes évoquent des contrefaçons, des marquages ou notices absents sur les produits cosmétiques et appareils électriques, ou encore des normes non respectées pour certains jouets.Ce bilan revoit à la baisse les chiffres précédemment annoncés par le gouvernement peu après cette opération. Il affirmait alors que sur 200.000 colis contrôlés, 80% étaient non conformes.Du côté des produits textiles – coeur de métier de la plateforme Shein -, ils “ont laissé apparaître peu de non conformité”, rapportent les Douanes, qui imputent ce meilleur résultat à la fermeture de sa place de marché “quelques jours avant l’opération douanière.”Cette dernière s’est tenue le 6 novembre, et Shein affirmait avoir temporairement fermé sa place de marché pour des vendeurs tiers en France le 5 novembre.L’issue judiciaire de ces contrôles et le nombre d’éventuels procès-verbaux dressés n’ont pas été précisés.L’opération de contrôle s’était déroulée au lendemain du lancement d’une procédure de suspension de la plateforme par le gouvernement après le tollé provoqué par la vente de poupées à caractère pédopornographique.Le tribunal judiciaire de Paris a depuis rejeté cette demande de blocage provisoire, jugeant la mesure “disproportionnée” alors que Shein a retiré les produits illicites de la vente. Le gouvernement a fait appel.La plateforme asiatique a également lancé un audit interne, et avait indiqué autoriser progressivement les vendeurs tiers européens qui auront passé ce contrôle interne à pouvoir vendre de nouveau sur leur place de marché.En France, le nombre d’articles contenus dans les petits colis est passé de 170 millions en 2022 à 773 millions en 2024, selon les Douanes. Ces produits arrivent à 97% de Chine.Une précédente opération ciblée en 2022 avait montré que 96% des articles étaient non conformes ou contrefaits, selon un rapport parlementaire en décembre.Les Etats européens veulent imposer une taxation de 3 euros sur les petits colis à compter du 1er juillet 2026, qui pourrait même être portée à 5 euros en France selon l’issue de la loi de finances au Parlement.

La loi spéciale, qui pallie l’absence de budget, promulguée au Journal officiel

Emmanuel Macron a promulgué la loi spéciale qui permet de pallier l’absence d’un budget en bonne et due forme pour 2026, selon le Journal officiel samedi.Cet outil législatif, déjà utilisé l’an dernier après la censure du gouvernement Barnier, permet de financer provisoirement l’État en 2026 avant la reprise en janvier des débats au Parlement autour de la loi de finances.Adoptée à l’unanimité mardi par le Parlement, la loi spéciale avait été déposée par le gouvernement après que députés et sénateurs de la commission mixte paritaire aient échoué à s’entendre pour faire adopter le projet de budget 2026.La loi spéciale reconduit, jusqu’à l’adoption de ce budget, les impôts et les enveloppes allouées à l’Etat dans les conditions de 2025. Elle permet d’éviter un blocage de l’Etat comme c’est parfois le cas aux Etats-Unis.Mais elle n’autorise ni nouvel impôt, ni dépense nouvelle par rapport au budget 2025, notamment sur la défense, érigée en priorité par Emmanuel Macron face à la menace russe.Après la chute du gouvernement de Michel Barnier en décembre 2024, il avait fallu attendre février 2025 pour que les textes budgétaires soient approuvés par le Parlement.Le Premier ministre Sébastien Lecornu, pressé dans son camp de recourir à l’article 49.3, s’est dit mardi “persuadé” de parvenir à un accord au Parlement sur une loi de finances. “Si les calculs politiques sont mis de côté, le Parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi”, a-t-il estimé.Le dialogue privilégié engagé par Sébastien Lecornu avec le Parti socialiste a certes permis l’adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026, au prix de concessions du gouvernement notamment sur les retraites.Mais les profondes divergences entre l’Assemblée nationale et le Sénat, hostile à tout impôt supplémentaire, ont empêché l’approbation du texte budgétaire sur le financement de l’Etat.Les parlementaires se retrouveront en début d’année pour de nouvelles joutes sur ce texte, alors que la France est confrontée à un endettement croissant et que les discussions n’ont pas permis de dessiner une trajectoire de réduction du déficit.

Wall Street sans élan après Noël

La Bourse de New York a clôturé sans élan vendredi, à l’issue d’une semaine raccourcie par le jour férié de Noël et marquée par l’absence de nombreux investisseurs.Les trois principaux indices boursiers de la place américaine sont restés proches de l’équilibre: le Dow Jones a reculé de 0,04%, le Nasdaq de 0,09% et le S&P 500 a cédé 0,03%.”C’est un vendredi avec des volumes modérés et une séance vide en termes de publication de données”, commente Jose Torres, d’Interactive Brokers.”Nous avons passé une bonne semaine, donc avec le week-end qui approche et le faible volume de transactions prévu pour la semaine prochaine, il est possible que certains investisseurs aient simplement cherché à réaliser des bénéfices” en se délestant de certaines participations, commente auprès de l’AFP Sam Stovall, de CFRA.Sur la semaine, les indices de référence de Wall Street ont chacun pris plus de 1%, notamment portés par l’image d’une économie américaine en bonne forme, avec une croissance supérieure aux attentes au troisième trimestre.Le Dow Jones et le S&P 500 ont d’ailleurs signé leur plus haut en clôture mercredi.Le marché a été déserté vendredi par les investisseurs, nombreux à être partis en vacances. Les places européennes sont de leur côté restées fermées et seulement une partie des Bourses asiatiques ont ouvert.De l’aveu de plusieurs analystes, cette absence devrait perdurer la semaine prochaine.Malgré cela, “nous allons terminer l’année en beauté”, anticipe avec enthousiasme Sam Stovall.Les cinq dernières séance de l’année sont souvent désignées par le surnom de “rebond de Noël” car elles sourient généralement aux investisseurs.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans était stable par rapport à la clôture mardi, à 4,13%.Côté entreprises, le géant américain des puces électroniques Nvidia (+1,02% à 190,53 dollars) a été recherché après avoir annoncé mardi qu’il allait débaucher l’équipe dirigeante de son concurrent Groq, spécialisé dans les processeurs dédiés à l’intelligence artificielle (IA) générative, avec qui il a conclu un accord de licence.Groq ne doit pas être confondu avec Grok, l’interface d’IA de xAI, entreprise contrôlée par Elon Musk.Les compagnies aériennes ont reculé alors qu’une tempête hivernale attendue dans le nord-est des États-Unis risque de perturber leur activité. United Airlines a lâché 0,67%, Delta 0,16%, Frontier a cédé 2,69% et American Airlines a perdu 1,53%.La chaîne d’hypermarchés Target (+3,13% à 99,55 dollars) a pris de la vitesse après la publication d’un article du Financial Times assurant que le fonds activiste Toms Capital Investment Management s’était offert une participation à son capital.

Colère agricole: des barrages levés, mais pour mieux revenir en janvier

La Coordination rurale a levé plusieurs barrages autoroutiers vendredi dans le Sud-Ouest, où quelques agriculteurs irréductibles bloquent encore certains axes pour protester contre la gestion gouvernementale de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), mais elle appelle à “repartir encore plus fort” en janvier.”Après 12 jours de lutte, nous levons le camp de Cestas,” au sud de Bordeaux, a déclaré dans un communiqué la section girondine du deuxième syndicat agricole, qui déplore le “silence” et le “mépris” opposés par l’exécutif.Celle des Pyrénées-Atlantiques a confirmé à l’AFP le démontage dans la journée des barrages installés sur l’A64 à Briscous, près de Bayonne, et à un péage de Pau, après une réunion avec le préfet.Les derniers blocages agricoles encore en place sur des autoroutes se concentrent en Occitanie, notamment à Carbonne, au sud de Toulouse, d’où était déjà parti un premier épisode de mobilisation agricole en janvier 2024.L’étincelle qui a embrasé les campagnes cette fois-ci a été l’abattage début décembre des 200 vaches d’un troupeau de l’Ariège où avait été détecté le premier foyer de DNC dans le Sud-Ouest, plusieurs mois après l’apparition en France – en Savoie -, de cette maladie qui touche les bovins mais n’affecte pas l’homme.  – “Le gouvernement reste sourd” -L’intervention de gendarmes pour permettre l’euthanasie a choqué les agriculteurs qui ont multiplié à partir du 12 décembre les barrages sur les autoroutes, essentiellement dans le Sud-Ouest. Les syndicats agricoles ont été reçus le 20 décembre à Matignon, puis le 23 à l’Elysée pour une réunion sur l’accord de libre-échange UE-Mercosur qui inquiète aussi la profession, mais le ministère de l’Agriculture a répété mercredi que “le protocole” de la DNC tant décrié “ne peut être revu”. “On fait des revendications mais on reste sans réponse. Le gouvernement reste sourd”, déplore Jean-Paul Ayres, porte-parole de la Coordination rurale de Gironde (CR33), réclamant l’arrêt de l’abattage de l’ensemble d’un troupeau où un cas a été détecté. “Le combat va continuer à partir du 5 janvier.””On ne va pas arrêter les actions”, avertit aussi Benjamin Loste, coprésident de la CR64, qui affirme que les blocages ont déjà permis des avancées: indemnisations améliorées, création d’une banque de génisses pour repeupler les cheptels touchés ou mise en place d’un test pour détecter la maladie après la vaccination, afin de pouvoir recommercialiser vers l’Espagne et l’Italie, à condition qu’ils l’acceptent.  José Pérez, figure du syndicat aux bonnets jaunes, menace de “monter à Paris” avec 1.000 tracteurs en janvier pour réclamer un moratoire de dix ans sur les réglementations qui entravent, selon lui, l’agriculture française ou encore dénoncer l’accord avec le Mercosur, dont la signature a été reportée, a priori, au 12 janvier.- “Un peu essoufflés” -En attendant, après un réveillon sur le bitume à Cestas, comme à Carbonne ou Briscous, Xavier Youx, vice-président de la CR33 est “soulagé de lâcher”.”On est un peu essoufflés, évidemment, de ces 15 jours, on a des fermes à faire tourner, des animaux à nourrir tous les jours pour ceux qui ont de l’élevage”, a-t-il ajouté.Les agriculteurs se sont activés vendredi matin pour nettoyer la portion d’autoroute reliant Bordeaux au Bassin d’Arcachon, au Pays basque et à l’Espagne, qu’ils occupaient depuis le 14 décembre.La remise en service de cette portion de l’A63 se fera en mode dégradé samedi à 06H, sur une seule voie et à vitesse limitée, a indiqué la préfecture de Gironde, qui espère une réouverture normale au plus tard dimanche matin, en ce week-end du milieu des vacances.Sur l’A64, “la circulation sera rétablie dès que possible”, promet pour sa part la préfecture des Pyrénées-Atlantiques. Sur la rocade d’Albi, les manifestants de la CR, soutenus par la Confédération paysanne, ont aussi quitté le barrage installé sur la RN88. “Il y a encore beaucoup de travail pour rétablir la circulation”, selon la préfecture du Tarn.D’autres, maintiennent, voire élargissent leurs blocages. Sur l’A75 entre Clermont-Ferrand et Béziers, des agriculteurs sont parvenus à unifier les barrages de Severac d’Aveyron et du Buisson (Lozère), a indiqué à l’AFP Eloi Nespoulous, coprésident de la CR de l’Aveyron, précisant que l’autoroute était désormais fermée à la circulation sur près de 100 km au nord du viaduc de Millau.Le ministère de l’Intérieur a recensé vendredi 12 actions mobilisant 330 personnes, contre 93 actions et près de 4.000 personnes il y a une semaine.pll-tb-mer-bdu-mk/cbn

Trois femmes blessées au couteau dans le métro parisien, le suspect interpellé

Trois femmes ont été blessées vendredi après-midi au couteau dans le métro parisien par un homme qui a pris la fuite avant d’être interpellé dans le Val-d’Oise, a indiqué le parquet de Paris, sollicité par l’AFP.Les agressions ont eu lieu aux stations desservies par la ligne 3, Arts et Métiers, République et Opéra, en plein centre de Paris, “entre 16H15 et 16H45”, a expliqué à l’AFP l’opérateur public des transports parisiens (RATP).L’auteur présumé, âgé de 25 ans, a pu être identifié “grâce aux images de vidéosurveillance”. Il était déjà connu des services de police pour divers faits dont des atteintes aux biens, a précisé le parquet.”La mise en œuvre de la géolocalisation de son téléphone portable a permis son interpellation en fin d’après-midi dans le Val-d’Oise”, a ajouté le ministère public.Une enquête, confiée aux services de la sûreté régionale des transports (SRT), a été ouverte pour tentative d’homicide volontaire et violences volontaires avec arme.Selon la préfecture de police de Paris, le suspect a été interpellé “à 18h55 par le service enquêteur assisté des policiers du Val-d’Oise”.Deux des “victimes ont été prises en charge par les secours et transportées en milieu hospitalier sans pronostic vital engagé”, tandis que la troisième s’est présentée elle-même à l’hôpital, a indiqué la préfecture de police.Un journaliste de l’AFP a vu sur un quai de la ligne 3 à la station République une femme prise en charge par une équipe de sécurité. Elle était blessée à la jambe et visiblement choquée.Le préfet de police de Paris Patrice Faure a “salué la réactivité et la mobilisation de ses services pour leur intervention et l’interpellation de l’individu suspecté d’être l’auteur de ces faits”.”Des équipes de sécurité ont été déployées en renfort pour sécuriser la ligne” 3, a précisé de son côté la RATP.Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez avait appelé la semaine passée les préfets et responsables de la sécurité à “une vigilance maximale” à l’approche des festivités du Nouvel an, selon un télégramme dont l’AFP a eu connaissance.En raison “du niveau très élevé de la menace terroriste” et “des risques de troubles à l’ordre public”, le ministre a demandé aux responsables locaux de “renforcer les dispositifs de sécurité sur l’ensemble du territoire” en mettant en place “une présence visible et dissuasive”.Il avait notamment souhaité qu'”une attention spécifique” soit portée “aux transports en commun”.neo-emd-cco-mk/asl/swi

Un deuxième salarié décède après l’explosion dans une usine près de Lyon

Un salarié est décédé vendredi des suites de ses blessures après l’explosion lundi à l’usine chimique Elkem Silicones à Saint-Fons, près de Lyon, qui a fait un autre mort et deux blessés graves, a indiqué la préfecture à l’AFP.Le salarié décédé vendredi après-midi est un homme de 55 ans qui était hospitalisé pour de graves brûlures, a indiqué à l’AFP Estelle Delaune, secrétaire générale CFDT Syndicat Chimie Energie.Quatre salariés – un ingénieur chimiste, deux techniciens spécialisés et une personne du département santé environnement – avaient été grièvement blessés lundi dans l’explosion d’un atelier pilote du site dans lequel ils travaillaient. Un homme de 47 ans, grièvement brulé, est décédé de ses blessures mardi après-midi. L’origine de l’explosion dans ce site classé Seveso seuil haut, situé au coeur de la “Vallée de la chimie”, au sud de Lyon, est pour l’heure encore indéterminée.Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour blessures involontaires par personne morale et homicide involontaire par personne morale dans le cadre du travail, confiée à la Division de la criminalité organisée spécialisée (DCOS) et à la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS).Le directeur de l’usine, Jean-Pierre Lerat, avait avancé lundi que la déflagration avait pu être causée par une émanation d’hydrogène “dans un atelier expérimental”.L’explosion a eu lieu alors qu’une équipe réalisait une “dévolatilisation d’huiles de silicone hydrogénées”, une “manipulation relativement courante dans cet atelier”, avait précisé à l’AFP Guillaume Artois, un porte-parole de l’entreprise.”Il y avait une réaction qui se passait mal et l’équipe est intervenue. Pendant l’intervention, il y aurait eu une émission, probablement d’hydrogène gazeux, qui aurait pu déclencher l’explosion”, avait-il avancé.Il s’agit du troisième décès enregistré en près de dix ans sur le site Elkem de Saint-Fons, après la mort en 2016 d’un homme tué dans l’incendie de fûts de silicone dans un entrepôt.Mercredi, la CGT et la CFDT, majoritaires dans l’entreprise, avaient annoncé leur intention de se porter partie civile, dénonçant un accident “intolérable”.L’usine de Saint-Fons emploie 570 personnes, selon le site internet d’Elkem.

Scandale de corruption 1MDB en Malaisie: l’ex-Premier ministre Najib Razak condamné à 15 ans de prison

Déjà emprisonné, l’ex-Premier ministre malaisien Najib Razak a été reconnu coupable vendredi d’abus de pouvoir et de blanchiment d’argent et condamné à 15 ans de prison dans le tentaculaire scandale de corruption du fonds souverain malaisien 1MDB.Fils de l’un des pères fondateurs de la Malaisie, l’ancien dirigeant de 72 ans, élevé pour le pouvoir dès le plus jeune âge, a été reconnu coupable des quatre chefs d’accusation d’abus de pouvoir en lien avec des pots-de-vin d’environ 2,28 milliards de ringgits (554 millions de dollars, 471 millions d’euros) provenant du fonds souverain malaisien 1Malaysia Development Berhad (1MDB), ainsi que des 21 chefs d’accusation de blanchiment d’argent.Najib Razak a également été condamné vendredi à une amende de 11,4 milliards de ringgits (2,8 milliards de dollars, soit 2,4 milliards d’euros) pour son rôle dans le détournement de milliards de dollars du fonds 1MDB, aujourd’hui dissous.Au pouvoir de 2009 à 2018, il purgeait déjà une peine de six ans de prison, après avoir été condamné dans une autre affaire liée à ce scandale.Au terme d’une audience marathon de huit heures vendredi à Putrajaya, la capitale administrative de la Malaisie, le juge Collin Lawrence Sequerah a indiqué que l’exécution de la dernière peine ne débuterait qu’après celle de la précédente.M. Najib, vêtu d’un costume bleu marine et d’une chemise blanche, a gardé le regard baissé, affalé sur son siège, tandis que le magistrat lisait le jugement.- Yacht et toiles de maîtres -Le détournement de centaines de millions de dollars du fonds 1MDB, censé œuvrer au développement économique de la Malaisie, pour des dépenses privées comme des résidences de luxe, un yacht géant et des toiles de Monet et Van Gogh, avait déclenché des enquêtes aux États-Unis, en Suisse et à Singapour.Le président de la cour, Collin Lawrence Sequerah, a écarté plusieurs des arguments de la défense, notamment que l’argent versé sur les comptes de l’ex-Premier ministre provenait de dons du Moyen-Orient ou qu’il avait été dupé par un proche associé, l’homme d’affaires interlope Low Taek Jho, plus connu sous le nom de Jho Low.L’ex-dirigeant a présenté des excuses pour le scandale 1MDB qui s’est déroulé pendant son mandat, mais maintient qu’il ignorait tout des transferts illégaux provenant du fonds, créé par M. Najib en 2009 peu après son arrivée au pouvoir.Selon le parquet, Najib Razak a pourtant profité de ses positions de Premier ministre, ministre des Finances et président du conseil consultatif du fonds pour transférer d’importantes sommes de la société vers ses comptes personnels il y a plus de 10 ans. L’avocat de M. Najib, Muhammad Shafee Abdullah, a déclaré qu’il ferait appel du jugement car le juge Sequerah avait “commis une erreur”.L’accusation a présenté des relevés bancaires, les déclarations de plus de 50 témoins et d’autres documents à charge, expliquant que Jho Low, financier aux nombreuses relations sans rôle officiel, avait aidé à créer le fonds et prenait les décisions financières stratégiques.Plus de 4,5 milliards de dollars ont été détournés de 1MDB entre 2009 et 2015 par des responsables et des associés du fonds, dont M. Low, actuellement en fuite. Longtemps très proche de Najib Razak, il est considéré comme le cerveau du pillage du fonds d’investissement.Le président de la cour a souligné vendredi que “les preuves (…) témoignent d’une relation dans laquelle Jho Low agissait comme un prête-nom ou un agent de l’accusé en ce qui concerne la gestion des affaires de 1MDB”.Les avocats de Najib Razak ont assuré que leur client ignorait que la direction de 1MDB travaillait main dans la main avec Jho Low pour détourner d’importantes sommes d’argent du fonds.L’ancien dirigeant avait déjà subi un revers judiciaire lundi, se voyant refuser sa demande de commutation de sa peine existante en assignation à résidence.Le scandale a joué un rôle majeur dans la défaite aux élections de 2018 de Najib Razak et de l’Organisation nationale unifiée des Malais (Umno), le plus ancien parti de Malaisie, qui était au pouvoir depuis l’indépendance de cette ex-colonie britannique en 1957.

Wall Street manque de vigueur après Noël

La Bourse de New York évolue d’un pas prudent vendredi, à l’entame d’une séance au cours de laquelle une faible participation est attendue en raison des fêtes de fin d’année.Vers 14H55 GMT, le Dow Jones était stable (-0,01%), l’indice Nasdaq grappillait 0,07% et l’indice élargi S&P 500 prenait 0,10%. Jeudi, la place américaine était restée close pour observer le jour férié de Noël.”Le marché boursier ne suscite pas beaucoup d’intérêt aujourd’hui”, note Patrick O’Hare, de Briefing.com.”Les salles de marché ne sont occupées que par un personnel réduit, les acteurs qui passent habituellement leurs ordres sur le marché boursier le font ailleurs, et les administrations fédérales restent closes”, ajoute l’analyste.”C’est une journée complète (d’échanges, ndlr) aux Etats-Unis alors qu’une grande partie du monde est en congé” dans le cadre des célébrations du jour férié du “Boxing Day”, commente auprès de l’AFP Steve Sosnick, d’Interactive Brokers.Les places européennes sont restées fermées vendredi et seulement une partie des Bourses asiatiques ont ouvert.Pour Wall Street, Steve Sosnick anticipe “un schéma similaire à celui que nous avons observé ces derniers jours, avec un début de journée plat” qui pourrait se transformer en séance de progression pour les indices américains.Aucun investisseur “ne voudra vendre à découvert” si le marché est stable ou en hausse, dans la configuration actuelle où le volume d’échanges est faible, estime l’analyste.D’autant qu’à “l’approche de la fin de l’année, de nombreux fonds et gestionnaires de fonds aimeraient certainement voir leurs principales positions clôturer à un niveau aussi élevé que possible, ils ont donc tout intérêt à ce que le marché progresse”, ajoute-t-il.Mardi, le Dow Jones et le S&P 500 ont d’ailleurs clôturé à un nouveau record.Sur le plan macroéconomique, la journée promet d’être calme car aucun indicateur d’importance n’est attendu.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans était stable vers 14H45 GMT à 4,12% contre 4,13% à la clôture mardi.Côté entreprises, le géant américain des puces électroniques Nvidia (+1,70% à 191,80 dollars) était recherché après avoir annoncé mardi qu’il allait débaucher l’équipe dirigeante de son concurrent Groq, spécialisé dans les processeurs dédiés à l’intelligence artificielle (IA) générative, avec qui il a conclu un accord de licence.Groq ne doit pas être confondu avec Grok, l’interface d’IA de xAI, entreprise contrôlée par Elon Musk.Les compagnies aériennes étaient orientées à la baisse alors qu’une tempête hivernale attendue dans le nord-est des Etats-Unis risque de perturber leur activité. United Airlines lâchait 0,35%, Frontier cédait 1,86% et American Airlines perdait 1,63%.Le groupe de vêtements et d’équipements sportifs Nike (+1,00% à 60,60 dollars) continuait de profiter du renforcement à son capital du patron d’Apple Tim Cook, qui s’est offert en décembre pour près de 3 millions d’actions Nike, selon un document financier déposé mardi auprès du gendarme boursier américain (SEC).

Les prix de l’essence au plus bas depuis plus de trois ans, selon des données ministérielles

Les prix des carburants à la pompe étaient la semaine dernière à leur plus bas niveau depuis plus de trois ans en France, selon des données compilées par le gouvernement consultées vendredi par l’AFP, dans la foulée de cours du pétrole en berne.Le litre de super SP95-E10, essence la plus vendue, se vendait à 1,5992 euro, selon une moyenne établie par le ministère de la Transition écologique au 19 décembre dernier, soit son plus bas niveau depuis octobre 2022. Même tendance pour le SP95 et le SP98.Le litre de gazole, qui représente 65% des volumes de ventes de carburants, se vendait à 1,5299 euro en moyenne, soit son plus bas niveau depuis plus de quatre ans, exception faite d’une baisse marquée en avril dernier.La baisse des cours de l’or noir, qui se négociait ces derniers jours autour de 60 dollars le baril, est “la cause principale” de cette baisse des prix à la pompe, souligne Francis Pousse, président des stations-service et énergies nouvelles au sein du syndicat professionnel Mobilians (entreprises des services de l’automobile) qui représente 5.800 stations-service traditionnelles (hors grande distribution).L’accroissement cette année de la production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) ainsi que de celle d’autres pays, combiné à des inquiétudes sur la demande, pèsent sur les cours.Autre facteur favorable à un allègement de la facture, “un euro qui s’est réaffermi” par rapport au dollar, souligne M. Pousse.Enfin, à l’approche des départs en vacances de Noël, “un certain nombre de distributeurs ont fait des opérations manifestement agressives sur les prix”, a indiqué à l’AFP Olivier Gantois, directeur de l’Union française des industries pétrolières (Ufip).Néanmoins, les stations-service françaises pourraient connaître un petit renchérissement des prix à la pompe en début d’année: les pétroliers français ont averti fin novembre que les carburants augmenteraient de 4 à 6 centimes le litre à compter du 1er janvier prochain, conséquence de l’évolution du dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE).Ce dispositif créé en 2005, qui repose sur le principe du pollueur-payeur, oblige les fournisseurs d’énergie à financer des actions de réduction de la consommation d’énergie et d’amélioration de l’efficacité énergétique, une obligation revue à la hausse par le gouvernement à compter du 1er janvier.La répercussion de cette hausse sur les prix à la pompe devrait s’étaler sur les quinze premiers jours de janvier, selon M. Pousse.