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CNews se classe première chaîne d’info en 2025, devant BFMTV

CNews, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, a poursuivi son ascension en 2025, devenant la première chaîne d’information de France par ses audiences, devant BFMTV.C’est la première fois que la chaîne du groupe Canal+ est seule leader des audiences sur une année complète. Elle atteint 3,4% de part d’audience, soit un “record historique” pour une chaîne info, devant BFMTV à 2,8%, selon les chiffres de l’institut Médiamétrie publiés lundi.En 2024, CNews et BFMTV étaient à égalité sur la première marche du podium, à 2,9% de part d’audience. Depuis, CNews s’est hissée en tête douze mois d’affilée. “C’est la plus belle des réussites. CNews est en progression constante et a trouvé son positionnement éditorial”, s’est félicité auprès de l’AFP Gérald-Brice Viret, directeur général de Canal+ France. BFMTV, propriété du milliardaire Rodolphe Saadé, touche pourtant plus de téléspectateurs (45 millions en décembre contre 39 pour CNews). Mais sa concurrente bénéficie du fait que les gens la regardent plus longtemps, en particulier pour ses débats en plateau.Dans un communiqué, BFMTV a mis en avant une “année record en audience cumulée”, avec 60,4 millions de téléspectateurs au total.Pour 2025, CNews est la sixième chaîne nationale, talonnant France 5 (3,5%) en part d’audience, et BFMTV la neuvième. TF1 reste en tête, avec 18,7%, et France 2 deuxième, à 14,9%, perdant près d’un point sans l’effet dopant des Jeux olympiques. Au sein des chaînes info, CNews et BFMTV devancent LCI (2%) et franceinfo (0,9%). Les quatre ont été regroupées début juin sur les canaux 13 à 16.Pour élargir son offre, Canal+ a en outre lancé en novembre une déclinaison en streaming, CNews Prime, accessible depuis les box et sur internet. CNews a été créée en 2017 sur les cendres d’iTélé. “Le succès, c’est la stabilité dans les incarnations” et aussi l’arrivée de “nouveaux talents”, vante M. Viret, évoquant “une famille”. Parmi ses têtes d’affiche figurent Pascal Praud (et ses émissions quotidiennes “L’heure des pros”), Laurence Ferrari, Christine Kelly et encore Sonia Mabrouk.- Vives tensions -Sur le réseau social X, le dirigeant de Canal+ France a remercié notamment Vincent Bolloré, qui permet “à la chaîne d’exercer sa mission en toute confiance et en toute liberté”. “Cette dynamique et cette contribution à l’espace démocratique français se poursuivront en 2026”, a-t-il promis, à l’approche de l’échéance des municipales en mars et avant la présidentielle en 2027.La chaîne privée est régulièrement accusée par des politiques de gauche de promouvoir des idées d’extrême droite, ce qu’elle conteste.Mi-septembre, dans un contexte explosif entre les médias de la sphère Bolloré et l’audiovisuel public, la patronne de France Télévisions Delphine Ernotte Cunci a pour la première fois qualifié CNews de “chaîne d’extrême droite”.De leur côté, les médias dans le giron de M. Bolloré (CNews, JDD, Europe 1) accusent les groupes publics Radio France et France Télévisions de partialité en faveur de la gauche.Début décembre, devant la commission d’enquête créée à l’Assemblée nationale sur la neutralité et le financement de l’audiovisuel public, Delphine Ernotte Cunci a jugé que son groupe et CNews ne “faisaient pas le même métier”.Elle a aussi suggéré que la loi évolue pour autoriser les “chaînes d’opinion”.En septembre, le patron de CNews, Serge Nedjar, l’a plutôt présentée comme “une chaîne d’opinions, avec un s”. “On ne roule pour personne”, a-t-il affirmé au Figaro. “On nous a beaucoup cherchés sur le pluralisme politique. L’Arcom (le régulateur de l’audiovisuel, ndlr) validera ce que nous avons fait en 2025, à la minute près”, assure Gérald-Brice Viret.Dernièrement, l’ONG Reporters sans frontières a accusé CNews de “tricher” avec les règles de l’équilibre politique pour favoriser l’extrême droite. Mais l’Arcom a dans la foulée indiqué ne pas avoir constaté de “contournement des règles” sur le mois étudié de mars.Le régulateur a renouvelé la fréquence de CNews cette année pour dix ans, mais pas celle de C8, dans le même groupe Canal+, qui avait cumulé des millions d’euros d’amendes et a cessé d’émettre début 2025.

Iran: des commerçants ferment boutique pour dénoncer la situation économique

Des commerçants ont fermé boutique lundi à Téhéran pour le deuxième jour consécutif, protestant contre la dégradation de la situation économique en Iran, exacerbée par les sanctions occidentales et la rapide dépréciation de la monnaie nationale.Le rial, a encore atteint dimanche un plus bas historique face au dollar, selon le taux informel au marché noir, à plus de 1,4 million de rials pour un dollar (contre 820.000 il y a un an) et 1,7 million pour un euro (contre 855.000).La dépréciation chronique de la monnaie entraîne hyperinflation et forte volatilité en Iran, où certains prix augmentent fortement du jour au lendemain.L’agence Ilna, citant un de ses journalistes, a fait état lundi de “manifestations” autour de plusieurs bazars situés dans le centre de la capitale iranienne.Les protestataires “réclament une intervention immédiate du gouvernement pour enrayer les fluctuations du taux de change et définir une stratégie économique claire”, ajoute Ilna, un média proche des milieux ouvriers.La fluctuation des prix paralyse les ventes de certains biens importés, vendeurs comme acheteurs préférant reporter toute transaction en attendant d’y voir plus clair, a constaté l’AFP.”La poursuite de toute activité dans ces conditions est devenue impossible”, souligne l’agence Ilna, citant des manifestants.”De nombreux commerçants ont préféré suspendre leurs transactions pour éviter d’éventuelles pertes”, a expliqué de son côté Irna, l’agence de presse du gouvernement, ajoutant que les protestataires ont “scandé des slogans”.- “Fermeté” -Des images diffusées par l’agence Fars montrent une foule de manifestants occuper une importante artère du centre de Téhéran, réputée pour ses nombreux commerces. Une autre photo semble montrer l’usage de gaz lacrymogène pour disperser les protestataires.”Des affrontements physiques mineurs ont été signalés (…) entre certains manifestants et les forces de l’ordre”, a souligné Fars, mettant en garde contre le risque d’instrumentalisation de ces rassemblements afin de déstabiliser le pouvoir.Dimanche déjà, dans l’un des plus importants marchés pour téléphones portables de Téhéran, des vendeurs avaient fermé boutique et protesté contre la situation économique, d’après Isna, une autre agence de presse.Le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejeï, a ordonné “de sanctionner au plus vite les auteurs à l’origine des fluctuations des devises”, a rapporté lundi l’agence de la Justice, Mizan.Le gouvernement a lui annoncé le remplacement du gouverneur de la Banque centrale.”Sur décision du président, Abdolnasser Hemmati sera nommé gouverneur de la Banque centrale”, a écrit sur X un responsable de la communication de la présidence, Mehdi Tabatabaei.M. Hemmeti revient ainsi sur le devant de la scène après avoir été révoqué en mars par le Parlement de son poste de ministre de l’Economie et des Finances, déjà à cause de la forte dépréciation du rial.- “Guerre totale” -Le président iranien Massoud Pezeshkian a affiché dimanche sa détermination à combattre l’inflation et la vie chère, lors d’une présentation au Parlement du budget pour l’an prochain.Le texte prévoit notamment une augmentation de 20% des salaires, un taux qui reste toutefois bien en deçà de celui de l’inflation. Il était en décembre de 52% sur un an, selon le Centre de statistiques d’Iran, un organisme officiel. Mais ce chiffre est loin de refléter avec fidélité les hausses observées spécifiquement sur les produits de première nécessité.L’économie iranienne, déjà fragilisée par des décennies de sanctions occidentales, pâtit du rétablissement fin septembre par l’ONU des sanctions internationales levées il y a dix ans, liées au programme nucléaire de l’Iran.Les négociations sur ce sujet avec les Etats-Unis sont au point mort et l’incertitude qui résulte de 12 jours de guerre en juin contre Israël pèse également sur la conjoncture.Le président iranien a estimé qu’Etats-Unis, Israël et Européens menaient une “guerre totale” contre son pays, dans un entretien publié samedi.

Wall Street recule, affaiblie par la tech

La Bourse de New York évolue en baisse lundi, entamant dans le rouge la dernière semaine d’échanges de l’année avec des prises de bénéfices sur les valeurs technologiques.Vers 14H55 GMT, le Dow Jones cédait 0,30%, l’indice Nasdaq reculait de 0,56% et l’indice élargi S&P 500 perdait 0,37%.”Ce sera une séance très calme”, a affirmé à un journaliste de l’AFP Jack Ablin, de Cresset Capital Management.En pleines fêtes de fin d’année, les volumes d’échanges restent faibles car de nombreux investisseurs ont délaissé le marché.Ceux encore présents ont de leur côté choisi de vendre certaines participations, après une semaine de nette progression, afin de sécuriser leurs gains.Parmi les cibles les plus prisées, le mastodonte des semi-conducteurs Nvidia reculait de plus de 2% après avoir grimpé de 5% la semaine passée. Autre valeur liée à l’enthousiasme pour l’intelligence artificielle (IA), Oracle lâchait 1% contre une progression d’environ 3% la semaine dernière.Cette dynamique baissière est purement technique car le marché n’a reçu ces derniers jours “aucune actualité susceptible d’influencer réellement” les cours, relève M. Ablin.Aucun indicateur macroéconomique d’importance n’est attendu cette semaine. Mais les investisseurs prendront connaissance mercredi du compte-rendu de la dernière réunion de la banque centrale américaine (Fed).Pour M. Ablin, ce document sera “intéressant” car si le marché “sait déjà qu’il existe une dissidence assez importante parmi les gouverneurs” de l’institution, il permettra d’en exposer plus fortement les motivations. Et il pourrait donner de nouvelles indications sur la direction que pourrait suivre la politique monétaire de la Fed dans les prochains mois.Jeudi, la place américaine restera fermée à l’occasion du Nouvel An.En attendant, les analystes estiment que le “rebond de Noël”, qui couvre les cinq dernières séances de l’année, aura bien lieu.”Avec une hausse de près de 18,0% du S&P 500 sur l’année, les acteurs du marché ont reçu de nombreux cadeaux en 2025 et ils ont des raisons de croire que d’autres récompenses sont à venir”, soulignent les analystes de Briefing.com.Les derniers records du Dow Jones et du S&P 500 datent de mardi.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans se détendait légèrement, à 4,12% vers 14H55 GMT contre 4,13% à la clôture vendredi.Côté entreprises, le fonds d’investissement Digital Bridge, spécialisé dans les centres de données et autres infrastructures numériques, s’envolait à l’annonce de son rachat par le géant des investissements technologiques SoftBank Group. L’opération, qui valorisera Digital Bridge (+9,70% à 15,27 dollars) à environ 4 milliards de dollars, “renforcera la capacité du groupe SoftBank à concevoir, développer et financer l’infrastructure fondamentale indispensable aux services et applications d’IA de nouvelle génération”, a indiqué le géant japonais dans un communiqué.Le groupe sud-coréen de commerce en ligne Coupang (+1,55% à 24,65 dollars) était recherché après avoir annoncé son plan de dédommagement, comprenant notamment des bons d’achat, pour les 33 millions de clients touchés par une importante fuite de données.

Allemagne: l’emploi industriel toujours dans le rouge en 2026, selon un institut

Les perspectives d’emploi demeurent sombres en Allemagne pour l’an prochain, surtout dans l’industrie, pilier de l’économie que le gouvernement de Friedrich Merz cherche à relancer, selon une enquête publiée lundi par l’institut IW de Cologne.Seules neuf fédérations professionnelles anticipent une hausse de l’emploi l’an prochain, tandis que 22 prévoient des suppressions de postes par rapport à 2025 et 15 s’attendent à une stagnation, selon l’enquête. Le solde reste donc négatif, même s’il s’améliore légèrement par rapport à l’an dernier.La situation reste particulièrement préoccupante dans l’industrie, où la majorité des secteurs s’attendent à des réductions d’effectifs en 2026, notamment les poids lourds que sont l’automobile, la chimie et la machine-outil. La pharmacie, l’aéronautique et le spatial, ainsi que la construction navale et les technologies maritimes prévoient de leur côté des embauches nettes, selon IW. Après trois années de stagnation, le gouvernement de coalition du chancelier Friedrich Merz a lancé depuis mai une vaste offensive d’investissements publics de plusieurs centaines de milliards d’euros, assortie de baisses d’impôts sur les sociétés, d’un “agenda high-tech” et d’un allègement des coûts de l’énergie de 10 milliards d’euros dès 2026.”Le gouvernement fédéral est sur une très bonne voie”, a résumé lundi le porte-parole adjoint du gouvernement, Sebastian Hille, lors d’un point presse régulier.Ces mesures commencent à produire certains effets, selon l’institut : “On observe par exemple de meilleures perspectives dans la construction et dans l’industrie de la technologie de sécurité, liées aux programmes d’investissement”, déclare à l’AFP Michael Grömling, économiste à l’IW. Mais le cœur industriel du pays reste sous pression, avec une perte de 120.300 emplois en un an (–2,2 %) et de près de 272.000 postes depuis 2019 (–4,8 %) selon le cabinet EY.L’automobile est le secteur la plus touché, avec 48.800 emplois supprimés en un an, soit plus de 6 % des effectifs. Les géants Volkswagen et Bosch prévoient encore de se séparer de dizaines de milliers de postes d’ici 2030.”Il n’y a pas de tournant attendu dans l’emploi industriel”, tranche M. Grömling.Elusieurs défis structurels sont en cause selon lui : tensions géopolitiques et commerciales, fragilisation des chaînes d’approvisionnement, accès aux matières premières critiques, mais aussi décarbonation des industries énergivores et virage électrique du secteur automobile. “Ces facteurs pèsent durablement sur les décisions d’investissement et l’emploi”, avertit-il.Dans le secteur public et les services, l’emploi progresse, notamment dans la santé et la sécurité, sous l’effet du vieillissement démographique. Une dynamique toutefois insuffisante pour compenser les pertes industrielles, conclut l’IW.

La Bourse de Paris à plat avant la fin de l’année

La Bourse de Paris reste atone lundi, dans sa dernière ligne droite avant la fin de l’année, dans un contexte de faibles volumes d’échange et de discussions pour trouver un accord de paix en Ukraine.Vers 09H50 heure de Paris, l’indice vedette CAC 40 perdait 0,08%, soit 6,67 points pour s’établir à 8.096,91 points.Mercredi, dernier jour d’ouverture de la Bourse de Paris pour une demi-séance avant les fêtes de Noël, le CAC 40 avait terminé parfaitement stable à 8.103,58 points.Les volumes d’échanges sont plus faibles entre Noël et Nouvel an.L’attention des investisseurs devrait se porter sur la situation en Ukraine.Les Etats-Unis ont proposé à l’Ukraine des garanties de sécurité “solides” pour une période de 15 ans prolongeable face à la Russie, a indiqué lundi Volodymyr Zelensky, ajoutant avoir demandé à Washington une durée plus longue lors de sa rencontre dimanche avec Donald Trump.”Je voulais vraiment que ces garanties soient plus longues. Et je lui ai dit que nous voulons vraiment considérer la possibilité de 30, 40, 50 ans”, a indiqué M. Zelensky lors d’une conférence de presse en ligne, précisant que son homologue américain lui avait assuré qu’il allait réfléchir à cette possibilité.Le président américain a estimé dimanche être plus près que jamais d’un accord de paix, après une rencontre en Floride avec son homologue ukrainien et un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine.Le président français Emmanuel Macron a quant à lui annoncé lundi une réunion des alliés de Kiev, à Paris début janvier, autour des garanties de sécurité pour l’Ukraine dans le cadre d’un accord de paix avec la Russie.La défense reculeLes valeurs de la défense en Europe s’affichent en rouge lundi, entre les prises de bénéfices après une année particulièrement favorable au secteur et les discussions pour trouver un accord de paix en Ukraine.Vers 09H50 à Paris, Thales reculait de 1,53% à 225,10 euros et Dassault Aviation cédait 0,88% à 269,40 euros.Depuis le début de l’année, Thales s’est apprécié de plus de 62% et Dassault Aviation de plus de 36%.

Sans grand suspense, le Chinois BYD va détrôner Tesla en 2025 sur le tout-électrique

L’expansion rapide de BYD au niveau mondial, conjuguée au contexte réglementaire et politique difficile pour Tesla aux Etats-Unis et ailleurs, vont permettre au constructeur chinois de revendiquer pour la première fois la pole position des ventes de véhicules tout électriques en 2025.Les deux groupes doivent publier prochainement leurs ventes annuelles mais, au vu de leurs dernières publications, BYD a pris une telle avance qu’il paraît quasiment impossible que Tesla ait pu combler l’écart.A fin novembre, le groupe de Shenzhen – qui fabrique aussi des hybrides – avait vendu 2.066.002 véhicules entièrement électriques, devenant le premier à franchir ce seuil. De son côté, Tesla cumulait 1.217.902 véhicules à fin septembre.Le groupe américain a profité au troisième trimestre d’un appel d’air lié à l’arrêt d’un crédit d’impôt aux Etats-Unis, incitant de nombreux acheteurs à anticiper leur acquisition. Ses livraisons mondiales ont bondi de 7% sur un an (497.099 véhicules).Mais les experts ont rapidement pronostiqué une contraction au trimestre suivant.Le consensus des analystes de FactSet ressort à 449.000 au quatrième trimestre (-9,48% sur un an), et à 1,65 million pour 2025 (-7,66%).Une prévision annuelle bien inférieure au niveau réel de BYD au 30 novembre.Le fossé pourrait même être plus large puisque les analystes de Deutsche Bank tablent sur 405.000 véhicules Tesla livrés au quatrième trimestre et ceux d’UBS anticipent 415.000 véhicules. Des prévisions abaissées récemment.Deutsche Bank a mis en avant les ventes plus faibles qu’attendu en Amérique du Nord (-33%), en Europe (-34%) et, dans une moindre mesure, en Chine (-10%).TD Cowen montre davantage d’optimisme (429.000 véhicules) mais le trimestre a été “un peu délicat”, avec l’expiration du crédit d’impôt, ce qui complique les modélisations, relève l’analyste Itay Michaeli, à l’AFP.”Les livraisons de Tesla vont montrer des signes de faiblesse au quatrième trimestre”, a indiqué à l’AFP Dan Ives, directeur chez Wedbush Securities.”Un total de 420.000 (véhicules) devrait être un chiffre suffisant pour illustrer la stabilité de la demande tandis que les marchés sont focalisés sur le lancement de l’autonomie en 2026″, a-t-il poursuivi.- Difficile transition -Les ventes du groupe d’Austin (Texas) ont également pâti d’une lenteur imprévue de la transition électrique, d’une concurrence croissante mais aussi de décisions du président Donald Trump, climatosceptique, depuis son retour à la Maison Blanche en janvier.Sans oublier la proximité d’Elon Musk, patron de Tesla, avec M. Trump, pendant la campagne et après son investiture, qui a terni l’image de la marque et provoqué manifestations, dégradations et appels au boycott. Les ventes ont plongé, et continuent de plonger, en particulier en Europe.Dans le même temps, son principal rival chinois a maintenu sa trajectoire fulgurante même si la rentabilité sur ses terres a souffert de la prudence des consommateurs. Pour cette raison, il s’active à s’ancrer à l’international.BYD “est l’un des pionniers dans l’installation à l’étranger de capacités de production et d’approvisionnement pour véhicules électriques”, a expliqué à l’AFP Jing Yang, directrice pour l’Asie-Pacifique de Fitch Ratings.Et “cette diversification géographique va probablement l’aider à naviguer dans un environnement de plus en plus compliqué en matière de droits de douane”, a-t-elle ajouté.Le président américain a instauré des droits de douane sur les importations du monde entier, avec des niveaux supérieurs pour les produits chinois, pouvant aller jusqu’à près de 150% pour les véhicules électriques (EV).Les concurrents des constructeurs chinois dénoncent régulièrement un secteur hautement subventionné par Pékin, leur permettant d’atténuer leurs prix et de conquérir des parts de marché.Pour M. Michaeli, l’année 2026 pour l’EV sera celle de la conduite autonome (FSD) et l’avenir de Tesla dépendra de sa capacité à effectuer ce virage avec succès.Ses ventes devraient atteindre 1,98 million, estime TD Cowen. Mais le consensus atteint 1,86 million.”S’ils réussissent (le FSD), cela va doper la demande pour leurs véhicules”, souligne M. Michaeli, s’attendant aussi au lancement de nouveaux produits (semi-remorque Semi, une potentielle version SUV du pick-up Cybertruck).Le Cybercab, pour son service de robotaxi en déploiement à Austin, doit entrer en production en avril, et la commercialisation des versions meilleur marché des Model 3 et Y – annoncées début octobre – devrait aussi stimuler les ventes.

Turquie: le simit, vedette des rues et marqueur de la flambée des prix

Le simit court les rues de Turquie aussi sûrement que les chats. Mais le prix de ce petit pain rond en forme d’anneau, parsemé de sésame, est aussi un marqueur implacable de la vertigineuse hausse des prix.Le simit est partout présent en ville dès 7H00 le matin – mais guère plus au delà de midi – vendu dans les petits kiosques rouges ou empilés sur d’immenses plateaux portés sur la tête par les marchands ambulants.A base de levure, farine et eau tiède trempée de mélasse, il se consomme traditionnellement dans la rue, comme petit-déjeuner.Mais avec la crise et l’inflation, de plus en plus de Turcs avouent en faire également leur déjeuner voir leurs seuls repas du jour.”20 livres!” Alp Ata Turkoglu, étudiant de 23 ans qui vient d’acheter le sien s’insurge. “Ca ne va pas… une famille qui ne prendrait que des simits et du thé ne s’en sortirait pas. Comment on va faire en 2026…”En moins de cinq ans, le simit est passé de 3 à 20 livres turques (40 centimes d’euros) et même 25 chez certains vendeurs d’Istanbul, anticipant le relèvement officiel de leur tarif – théoriquement plafonné à 15 livres.Car le prix du simit, mentionné par les visiteurs de l’empire ottoman dès le 16ème siècle, est fixé par le gouvernement de la même façon que le salaire minimum.Or celui-ci sera relevé au 1er janvier de 27%, soit sous l’inflation officielle qui s’établissait en novembre à 31% sur un an: le salaire minimum atteindra ainsi  28.075 livres turques (tl), soit environ 556 euros. “Pour moi, toutes les hausses de prix sont immorales”, avance Davut Aydogan, 52 ans, vendeur de simits à Karakoy, sur la rive européenne du Bosphore. “Dès que vous voulez manger quelque chose ça vous coûte 600, 700 tl. Alors que font les gens? ils achètent trois simits, un thé et ils se nourrissent comme ça. Mes ventes ne baissent pas, d’ailleurs. Parce que, comme on dit, le simit c’est le secours du pauvre, tout ce qu’il lui reste”.Avec malice, le quotidien de gauche Bir Gün a rappelé les propos de Recep Tayyip Erdogan, quand le président turc n’était encore que candidat à la mairie d’Istanbul, en 1993.Critiquant la politique du gouvernement d’alors, l’opposant Erdogan avait calculé que “si une famille de cinq personnes ne consommait que des simits et du thé trois fois par jour, ses dépenses mensuelles dépasseraient le salaire minimum”.- “Qui paiera les factures” -“Qui paiera la facture d’électricité, la facture d’eau ? la scolarité des enfants ?” demandait-il en dénonçant un “gouvernement cruel”.Le journal a donc effectué le même calcul à trente-deux ans de distance et conclu qu’une même famille de cinq nourrie de simits et de thé – 25 tl chacun – à chaque repas, dépenserait 22.500 tl par mois.”Au niveau du salaire minimum, cette famille serait incapable de couvrir les dépenses mentionnées par Erdogan avec les 4.104″ livres restantes.L’éducation (+65,7% sur un an en novembre), le logement (+51%) et l’alimentation (34,9%) sont les postes qui ont le plus augmenté ces dernières années.Can Deneri, chômeur de 27 ans, a fait le calcul: “Avec 30.000 tl de loyer, même en ne prenant que des simits et du thé, on n’y arrive à peine. On finit tous les mois dans le rouge”.Pour le président de la principale centrale syndicale du pays Turk-Is, Ergun Atalay, le niveau du salaire minimum est “inacceptable”.En 2024, le salaire minimum concernait près de 11,2  millions de travailleurs turcs, selon une étude basée sur les données d’Eurostat, soit le pays du continent européen où cette proportion est la plus élevée.Le ministre du Travail, Vedat Isikhan, a défendu cette hausse contenue en stigmatisant le “populisme” de l’opposition.L’inflation annuelle qui dépassait les 75% en mai 2024 a été ramenée ces  derniers mois à son plus bas niveau depuis 2021.Le vice-président Cevdet Yılmaz a promis qu’elle passerait “sous la barre des 20% d’ici la fin (2026) pour revenir à une inflation à un chiffre en 2027”.

Cryptomonnaies: quand le pari sur bitcoin se retourne contre des entreprises

La dégringolade des cryptomonnaies depuis octobre a fait vaciller les entreprises qui avaient parié à grande échelle sur le bitcoin, dont les actions en Bourse ont plongé, ravivant les craintes d’une bulle.- Pourquoi accumuler des bitcoins ? -Le bitcoin a initialement progressé cette année, atteignant début octobre un record à plus de 126.000 dollars.Certaines entreprises ont alors commencé à en accumuler pour diversifier leur trésorerie, se protéger contre l’inflation ou encore attirer des investisseurs séduits par des pespectives de profit.Certaines étaient déjà liées au secteur, comme les plateformes d’échange ou les sociétés de “minage” –qui “fabriquent” des bitcoins, reçus sous forme de récompense pour avoir participé au bon fonctionnement de cette devise numérique.Mais d’autres, issues de secteurs totalement différents, se sont aussi mises à en acheter, contribuant à faire grimper son prix.- Pourquoi l’achat est-il risqué ? -Pariant sur une hausse constante du prix du bitcoin, certaines entreprises ont eu recours à ce qu’on appelle des “obligations convertibles”, c’est-à-dire qu’elles ont emprunté à faible taux, en offrant la possibilité au prêteur de se rembourser en actions.Problème: si leur action commence à baisser, par exemple car la chute du bitcoin rend leur modèle moins attractif, l’investisseur préfère un remboursement en argent liquide.La survie de l’entreprise est alors conditionnée à sa capacité à réunir le cash nécessaire.- Que provoque la chute du bitcoin ? -Des failles ont pointé à l’automne, le bitcoin baissant progressivement jusqu’à tomber sous les 90.000 dollars en novembre, plus bas qu’en janvier, ce qui a sapé la confiance dans le modèle de ces sociétés.”La question que le marché s’est très vite posée, c’est: +est-ce que ces entreprises vont être en difficulté ? Vont-elles faire faillite ?+”, rapporte Eric Benoist, spécialiste technologie chez Natixis.Pour Carol Alexander, professeure de finance à l’université du Sussex, la bulle liée à ce type de sociétés “éclate lentement”. Selon elle, la défiance est renforcée par le flou réglementaire et les risques qui les entourent, celles-ci étant sujettes aux cyberattaques ou aux fraudes internes.- Qu’est-il arrivé à Strategy ? -L’éditeur de logiciels Strategy –qui n’a pas répondu à l’AFP– est la plus importante “accumulatrice” de bitcoins, avec plus de 671.000 unités, soit environ 3% de tous ceux qui existeront jamais.Mais en six mois, son action a chuté de plus de moitié, sa capitalisation passant même brièvement sous la valeur de ses bitcoins.En cause, ces fameuses obligations convertibles, qui l’exposent au risque de devoir rembourser une lourde dette.Pour rassurer le marché, Strategy a constitué un fonds de 1,44 milliard de dollars en vendant des parts.Dans une situation similaire, le spécialiste des semi-conducteurs Sequans a lui liquidé 970 bitcoins pour racheter une partie de sa dette.- Quel risque de contagion ? -Si des entreprises en difficulté inondent le marché en vendant leurs bitcoins, leur prix risque de baisser, aggravant la situation.”Le risque de contagion sur les marchés crypto est alors considérable”, estime Mme Alexander, bien qu’il se limite selon elle au secteur, sans “impact majeur sur les marchés traditionnels”.”Nous considérons cette volatilité” comme “le prix à payer pour un potentiel de hausse à long terme”, explique à l’AFP Dylan LeClair, responsable bitcoin pour le japonais Metaplanet.Initialement spécialisée dans l’hôtellerie, cette entreprise poursuit ses achats de bitcoins, qui valent aujourd’hui environ 2,7  milliards de dollars.- Quel avenir pour le secteur ? -Pour Eric Benoist, ces sociétés vont devoir monétiser leurs réserves de bitcoins, par exemple via des produits financiers, et ne plus miser uniquement sur la hausse du cours.”Toutes ne survivront pas”, mais “le modèle continuera d’exister”, estime-t-il, jugeant inévitable une consolidation du secteur.Les initiatives continuent: fin novembre, l’entrepreneur français Eric Larchevêque a lancé The Bitcoin Society, une société de trésorerie crypto.La baisse des cours est “une bonne opportunité puisque ça permet d’acheter du bitcoin moins cher”, assure à l’AFP celui qui a aussi co-fondé le spécialiste des portefeuilles de cryptomonnaies Ledger.

Du charbon à la biomasse, la lente et laborieuse mue de la centrale de Gardanne

Après des années de soubresauts, l’imposante cheminée de 297 mètres, la plus haute de France, de la Centrale thermique de Provence s’est récemment remise à fumer. Un signe d’espoir pour l’entreprise obligée de tourner définitivement la page du charbon au profit de la biomasse.Un procédé qui, en brûlant du bois pour produire de l’énergie, suscite toutefois les critiques d’associations environnementales, inquiètes que les forêts locales ne soient dévorées sous couvert de production “d’électricité renouvelable”. “La seule centrale de charbon entièrement reconvertie en biomasse en Europe, c’est nous!”, se félicite auprès de l’AFP Camille Jaffrelo, chargée de communication de GazelEnergie, filiale du groupe EPH de l’homme d’affaire tchèque Daniel Kretinsky, propriétaire depuis 2019 du site.”Passer du charbon à la biomasse n’a pas été évident. S’y ajoute la crise énergétique. Il nous a fallu presque 10 ans de tâtonnement pour nous lancer enfin”, poursuit-elle.Car le redémarrage fin 2025 de la centrale, passée d’une capacité charbon de 600 MW à une tranche biomasse de 150 MW de production, de quoi alimenter quelque 125.000 foyers, soit deux fois la ville voisine d’Aix-en-Provence, intervient après des années de turbulences.Promesse de campagne du candidat Macron, les quatre dernières centrales thermiques françaises alimentées au charbon, énergie fossile considérée comme une menace majeure pour le climat, devaient fermer d’ici 2022. Cette annonce, même si elle était attendue, avait constitué un choc pour la centrale de Gardanne, créée en 1953 et pourvoyeuse de centaines d’emplois locaux directs et indirects, notamment pour cette ville de 21.000 habitants déjà traumatisée par la fermeture des mines de lignite en 2003.Dès le rachat de l’usine, GazelEnergie avait lancé une importante restructuration avec 98 suppressions de postes sur 180.Un important conflit social s’était alors déclenché, plongeant la centrale en arrêt prolongé jusqu’en 2022. Les pertes accumulées sont estimées à 650 millions, selon sa direction. – “Entreprise subventionnée” -En parallèle, une longue bataille juridique avait été entamée en 2013 par plusieurs associations, dont France Nature Environnement (FNE) Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), contestant l’arrêté d’exploitation de la centrale qui menacerait les forêts, “dilapiderait l’argent public” et aux rendements “désastreux”.Forcée par le Conseil d’Etat en 2023 à prendre en compte les effets de l’approvisionnement en bois sur les massifs forestiers locaux, l’entreprise a dû revoir son plan d’approvisionnement.Celui-ci prévoit désormais l’utilisation de 450.000 tonnes de bois par an dont: 60.000 tonnes de “bois de fin de vie” ou “déchet” (meubles, palettes…), 150.000 tonnes de bois étranger (Espagne, Italie mais aussi Brésil, même si l’entreprise assure vouloir l’arrêter “début 2026” pour des raisons d’image) et surtout 240.000 tonnes de bois local dans un rayon de 240 kilomètres (Paca, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes).Ces “prélèvements” dans les forêts locales “participent à la sylviculture qui permet de se prémunir des incendies”, avance Gilles Martinez, responsable de l’approvisionnement en bois de la centrale. Et d’assurer: “on ne va pas en forêt chercher du bois mais on attend qu’il sorte, sachant qu’on est en bout de chaîne après la construction et l’industrie pour le récupérer”.Une enquête publique couvrant 324 communes et 16 départements a suivi au printemps 2025, avant l’arrêté préfectoral du 20 novembre validant ce plan mais assorti de prescriptions complémentaires. Parmi celles-ci figure notamment l’exclusion des prélèvements en zones Natura 2000, afin de protéger ces espaces sensibles, ou encore une limitation des prélèvements d’eau et rejets dans le Canal de Provence.”Ces restrictions ne vont pas assez loin” car elles n’empêchent pas les prélèvements en zone Natura 2000 dans d’autres pays européens, regrette Aurélien Nicolle Romieu, chargé de mission climat-énergie à la FNE Paca.Les associations et certains acteurs du secteur estiment également “très avantageux” pour GazelEnergie le renouvellement fin 2024 du contrat de rachat de l’énergie par l’État: 800 millions d’euros sur 8 ans pour produire annuellement 4.000 heures.”Un scandale” pour FNE qui s’insurge “d’une entreprise subventionnée par l’argent public, sans transparence” du contrat. Et Aurélien Nicolle Romieu de cingler: “si la centrale fonctionne à plein régime, le prix de rachat par l’Etat du mégawattheure serait deux fois plus cher que pour l’éolien!”.

Livrets d’épargne: les contrôles automatiques anti-doublon repoussés à 2027

L’obligation pour les banques de contrôler systématiquement si un client possède en double un même livret défiscalisé, comme le LEP ou le LDDS, a été repoussée d’un an et demi, selon le Journal officiel, le gouvernement invoquant des raisons techniques.Il est interdit de détenir plusieurs Livrets A, pas plus que plusieurs Livrets de développement durable et solidaire (LDDS) ou plusieurs Livrets d’épargne populaire (LEP), ceci afin d’éviter que les épargnants ne dérogent aux plafonds de dépôt de ces produits défiscalisés. Depuis 2013, lorsqu’un épargnant demande l’ouverture d’un Livret A, la banque a l’obligation de vérifier systématiquement auprès de l’administration que le client n’en possède pas déjà un dans une autre banque.Mais pour les autres livrets et produits d’épargne réglementée, ce n’est pas encore le cas. Un décret paru en 2021 prévoyait d’y remédier et de généraliser cette obligation de contrôle au plus tard en janvier 2026. Cette date butoir a été repoussée à juillet 2027, selon le décret paru samedi.Les contrôles devraient également concerner les autres produits d’épargne réglementée comme le Plan d’épargne logement (PEL), le Plan d’épargne en actions (PEA) ou le Livret jeune.Sollicité par l’AFP, le ministère de l’Economie indique que “ce décalage est lié à une volonté d’optimisation opérationnelle” et rappelle que “la mise en oeuvre de ce contrôle automatisé interbancaire nécessitent des développements techniques complexes.””Des contrôles poussés existent déjà aujourd’hui”, parfois “a posteriori”, mais “les vérifications ne sont pas encore automatiques et exhaustives,” ajoute Bercy.La fédération bancaire française (FBF) explique que “pour contrôler la multi-détention, les banques ne peuvent pas partager entre elles les informations concernant leurs clients”. Elles doivent donc “interroger l’administration fiscale” via une interface qui n’est pas encore disponible pour les autres produits, indique-t-elle à l’AFP.Même si les contrôles ne sont pas automatiques, ne pas respecter l’interdiction de multi-détention peut être sanctionné d’une amende d’au moins 75 euros et jusqu’à l’entièreté des intérêts versés, d’après le Code général des impôts.Les épargnants possédaient en novembre 161,8 milliards d’euros sur leur LDDS et 80,9 milliards d’euros sur leur LEP, un livret réservé aux ménages qui ne dépassent un certain montant de revenus.A la même date, ils détenaient 438,9 milliards d’euros sur leur Livret A, dont le taux d’intérêt, identique à celui du LDDS, est de 1,7% depuis août.Ce taux pourrait encore baisser à 1,5% voire 1,4% en février 2026 du fait du ralentissement de l’inflation qui fait partie de la formule de calcul.Bercy aura toutefois le dernier mot et aura la possibilité d’accorder un coup de pouce au taux finalement appliqué, comme il l’a déjà fait par le passé.Les Français continuent de beaucoup épargner: 18,7% de leur revenu disponible en moyenne, selon les derniers chiffres de la Banque de France, un montant inédit depuis les années 70, hors période Covid.Mais depuis cet été, l’épargne réglementée perd en popularité chez les épargnants du fait des taux d’intérêt à la baisse, au profit de l’assurance vie, qui cumulait 2.100 milliards d’euros d’encours fin octobre.