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Discriminations à l’embauche: 4.000 CV tests envoyés par le gouvernement

Une campagne de 4.000 CV tests pour lutter contre les discriminations à l’embauche est lancée lundi, a annoncé la ministre déléguée en charge de la Lutte contre les discriminations Aurore Bergé sur franceinfo TV.”Je lance aujourd’hui une campagne massive avec l’envoi de 4.000 CV tests qui répondent à de véritables offres d’emploi, de manière à savoir concrètement s’il y a plus ou moins de difficultés en fonction du secteur d’activité”, a-t-elle détaillé.”Vingt secteurs” d’activité sont ciblés. Le sexe, les noms et prénoms et l’adresse vont être testés afin de “savoir ce que l’on doit combattre et réussir à bien le mesurer”, a-t-elle précisé.La ministre a rappelé “qu’un Français sur trois sur les cinq dernières années a subi une discrimination dans l’emploi: soit au moment de l’embauche, soit au moment de sa carrière, en fonction de de son âge, de son handicap, de son origine, de son nom de famille ou encore de son adresse”.Dans une étude menée avec l’Observatoire international du travail (OIT), la Défenseure des droits a souligné la semaine dernière l’ampleur des discriminations ressenties par les salariés tant à l’embauche qu’au cours de sa carrière. Selon ces travaux, “43% de la population pense qu’aujourd’hui en France, des personnes sont souvent traitées défavorablement ou discriminées lors d’une recherche d’emploi” et “52%” pensent qu’elles le sont “parfois”.La ministre avait indiqué en mai à l’AFP, lors de l’annonce de cette campagne de testing, que l’idée était  que “l’on puisse, si besoin (…) changer la loi sur la question notamment de la sanction à l’encontre des entreprises”.Elle avait également évoqué la création de “mécanismes comparables” à l’index sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Espagne: amende de 64 millions d’euros contre Airbnb pour avoir publié des annonces de logements interdits à la location

Le gouvernement espagnol a annoncé lundi avoir infligé une amende de 64 millions d’euros à la plateforme Airbnb pour avoir notamment publié des annonces de logements interdits à la location, une infraction qualifiée de “grave”, en pleine crise du logement dans le pays.En Espagne, les plateformes de location de courte durée suscitent un vif débat, surtout dans les grandes villes touristiques, où de nombreux habitants leur reprochent de contribuer à la flambée des loyers.L’amende qui vise Airbnb et atteint précisément 64.055.311 euros est “définitive”, a précisé dans un communiqué le ministère de la Consommation, ajoutant que la plateforme basée aux Etats-Unis devait désormais “corriger les manquements constatés en supprimant les contenus illégaux”.”Des milliers de familles vivent dans la précarité à cause de la crise du logement, tandis que quelques-uns s’enrichissent grâce à des modèles économiques qui expulsent les gens de chez eux”, a critiqué le ministre de la Consommation, Pablo Bustinduy, cité dans le communiqué.”Aucune entreprise en Espagne, aussi grande ou puissante soit-elle, n’est au-dessus des lois”, a-t-il poursuivi.L’Espagne a accueilli en 2024 un nombre record de 94 millions de visiteurs, ce qui en fait la deuxième destination touristique dans le monde derrière la France. Ce chiffre pourrait être battu cette année.Mais si le tourisme est un moteur de l’économie, de nombreux Espagnols dénoncent la congestion des infrastructures, la disparition des commerces traditionnels, remplacés par des boutiques touristiques, et surtout la flambée des loyers, les propriétaires de logements se tournant vers la location touristique, y compris sur Airbnb, nettement plus rentable.Face à cette poussée de colère, plusieurs régions et municipalités ont annoncé des mesures ces derniers mois, à l’image de la mairie de Barcelone (nord-est), qui a promis de ne pas renouveler les licences de quelque 10.000 appartements touristiques, qui expireront en novembre 2028.

La Bourse de Paris en hausse

La Bourse de Paris évolue dans le vert lundi, à l’orée d’une semaine où l’attention sera focalisée sur la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi et des indicateurs macroéconomiques aux Etats-Unis.Vers 9H40 (heure de Paris), le CAC 40 prenait 0,59% à 8.115,94 points, en hausse de 47,80 points. Vendredi, l’indicevedette parisien avait perdu 0,21% à 8.068,62 points.Les marchés du Vieux Continent attendent la réunion de BCE pour sa dernière décision de politique monétaire de l’année et ses nouvelles projections macroéconomiques. L’institution devrait maintenir ses taux d’intérêt inchangés.Début décembre, sa présidente Christine Lagarde avait jugé la politique monétaire actuelle “bien positionnée”, une expression utilisée par les responsables de l’institution depuis le mois de juin, quand elle a baissé ses taux pour la dernière fois. Autre point d’attention cette semaine: la publication des chiffres de l’emploi américain pour le mois de novembre, mardi, “qui devraient poser les bases monétaires pour 2026”, selon John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank.Cette publication avait été retardée en raison de la longue paralysie budgétaire (“shutdown”) qui a touché les Etats-Unis du 1er octobre au 12 novembre. Or, elle est cruciale pour la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed).Si le marché du travail – et donc l’économie – ralentit, la banque centrale disposera de davantage de marge de manœuvre pour baisser ses taux l’an prochain afin de soutenir l’activité, ce qui est bon pour les actions. Mais des chiffres trop faibles inquiéteraient les investisseurs concernant la dynamique de la première économie mondiale.”Les investisseurs souhaitent des données sur le marché du travail suffisamment faibles pour justifier de nouvelles baisses de taux, mais pas trop faibles au point de signaler un fort ralentissement”, résume Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.”En cas de chiffres décevants, les anticipations (de baisses de taux, NDLR) sur la Fed d’ici la fin de l’année prochaine pourraient changer rapidement”, relèvent les analystes de Natixis. Les chiffres de l’inflation (CPI) seront aussi scrutés par les investisseurs jeudi. Un indice des prix trop élevé rendrait plus difficile des baisses de taux, car elles peuvent elles-même avoir des effets inflationnistes.- Sanofi sanctionné -Le groupe pharmaceutique Sanofi perdait 4,96% à 79,21 euros à Paris, après avoir indiqué qu’il s’attendait à un report de la décision réglementaire d’autorisation aux Etats-Unis pour son traitement expérimental tolébrutinib, contre la sclérose en plaques.”Le processus d’examen de la révision réglementaire américaine en cours” s’étendra “au-delà de la date (…) précédemment communiquée du 28 décembre 2025”, a affirmé Sanofi, qui s’attend “à recevoir des orientations supplémentaires (…) d’ici la fin du premier trimestre 2026”.

Dermatose: la ministre de l’Agriculture attendue dans le Sud-Ouest, où les actions se multiplient

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard se rend lundi à Toulouse pour défendre sa gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) contre laquelle des agriculteurs en colère bloquent des autoroutes et axes de grand passage dans le sud-ouest.Alors que la crise sanitaire menace de devenir politique, la ministre, a affirmé lundi matin que “la situation est sous contrôle”. Elle doit se rendre en Haute-Garonne dans l’après-midi “afin de lancer la campagne de vaccination” d’un million de bêtes, destinée à endiguer cette maladie dans le Sud-Ouest.A Carbonne, tout près de Toulouse, où elle est attendue notamment à la préfecture pour une “réunion de crise sur la situation sanitaire et la campagne vaccinale”, une vingtaine d’agriculteurs ont passé la nuit sur un barrage installé sur l’A64 depuis vendredi.”On attend d’être reçus et surtout d’être entendus” par la ministre, a déclaré à l’AFP Frédéric Meynard, céréalier, sur le blocage où une affiche proclame “Ici continue le pays de la résistance agricole.A Cestas, près de Bordeaux, c’est l’autoroute A63 qui pour la première fois a été bloquée tard dimanche soir. Les glissières ont été rapidement démontées, les braseros se sont mis à crépiter, les vivres rapidement installés, dont des dizaines de saucisses grésillant sur des planchas, sous des barnums situés sous le pont autoroutier”Mon devoir est aussi de protéger 125.000 autres éleveurs qui ne veulent pas voir arriver la maladie chez eux, et de préserver 16 millions de bovidés”, a déclaré la ministre à L’Opinion.”La vaccination dans les zones concernées et dans le cordon qui les entoure, mesure centrale et déterminante pour enrayer la propagation de la maladie, constitue aujourd’hui le principal horizon d’espoir pour les éleveurs bovins”, affirme le ministère, soutenu par l’alliance syndicale majoritaire FNSEA-Jeunes Agriculteurs.La stratégie mise en place implique l’abattage de toutes les bêtes des foyers affectés, des restrictions de mouvements des troupeaux et une “vaccination d’urgence” des bovins sur 50km à la ronde.Mais cette méthode est vivement contestée par des éleveurs et d’autres syndicats, comme la Coordination rurale et la Confédération paysanne, et les actions se multiplient dans le Sud-Ouest, comme le blocage de routes.Dimanche, 27 actions ont été recensées en fin d’après-midi, rassemblant un peu plus de 1.000 agriculteurs, selon le ministère de l’Intérieur. La sous-préfecture de Millau (Aveyron) a été recouverte de paille, lisier et pneus usagés, tandis que l’A64 était bloquée depuis vendredi soir sur plus d’une centaine de kilomètres du Pays basque à l’est de Tarbes par des dizaines de tracteurs.- “Le compte n’y est pas” -“On sait que la ministre se déplace et on fera quelque chose pour lui confirmer notre volonté que cette politique sanitaire d’abattage total s’arrête”, a dit à l’AFP Emilie Deligny, secrétaire générale de la Confédération paysanne.Ce syndicat dit porter “toujours le même message”, qui est la demande d'”élargissement de la vaccination et l’arrêt des abattages totaux”.”On est en lien plus ou moins avec la ministre pour lui porter nos revendications mais ça n’avance pas à la vitesse que l’on voudrait”, déplore Emilie Deligny.La DNC, non transmissible à l’humain, est apparue en France en juin, en Savoie. Elle s’est depuis développée dans le Sud-Ouest après la détection d’un foyer dans un élevage de l’Ariège, le 9 décembre, où plus de 200 vaches ont été abattues malgré la mobilisation de manifestants.Du 29 juin au 13 décembre 2025, 111 foyers ont été détectés en France, selon le ministère : Savoie (32), Haute-Savoie (44), Ain (3), Rhône (1), Jura (7), Pyrénées-Orientales (20), Doubs (1), Ariège (1), Hautes-Pyrénées (1) et Haute-Garonne (1).Des responsables politiques, du Rassemblement national à LFI, ont critiqué ce weekend la gestion du gouvernement face à la colère montante d’une partie des agriculteurs. La présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, a adressé dimanche une lettre ouverte au Premier ministre Sébastien Lecornu, lui demandant “d’intervenir afin de garantir, dans les plus brefs délais, un dialogue franc et sincère avec les agriculteurs”.D’autres dossiers brûlants comme la baisse annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC) européenne et l’accord de libre-échange prévu entre l’UE et les États du Mercosur alimentent aussi la colère des agriculteurs.Emmanuel Macron a demandé à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen “un report de l’examen de l’accord” par les États membres de l’UE, constatant que “le compte n’y est pas pour protéger les agriculteurs français”, a indiqué dimanche soir l’entourage présidentiel. Mme von der Leyen souhaite parapher l’accord avec l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay et le Paraguay samedi prochain lors d’un sommet Mercosur au Brésil. Un feu vert préalable des États membres est nécessaire.

L’EPR de Flamanville atteint 100% de puissance nucléaire pour la première fois

Le réacteur EPR de Flamanville, dans le nord-ouest de la France, a “atteint 100% de puissance nucléaire” pour la première fois dimanche, son exploitant EDF saluant “une étape majeure” pour ce projet qui a accumulé les retards et les surcoûts.”Le 14 décembre 2025 marque le franchissement d’une étape majeure: le réacteur de Flamanville 3 a atteint 100% de puissance nucléaire à 11H37 et a produit 1.669 MW de puissance électrique brute”, a annoncé le producteur français d’électricité dans un communiqué, quelques jours après avoir obtenu le feu vert de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR).Flamanville 3, premier réacteur nucléaire à démarrer depuis 25 ans en France, avait été raccordé au réseau électrique le 21 décembre 2024, avec 12 ans de retard par rapport à la date initialement prévue.Ses coûts ont explosé par rapport au devis initial de 3,3 milliards d’euros, estimés désormais par la Cour des comptes jusqu’à 23,7 milliards d’euros aux conditions économiques de 2023.La France, pour laquelle le nucléaire représente une part très importante de sa production électrique, compte plus que jamais sur cette source d’énergie peu émettrice de CO2 mais complexe à mettre en œuvre et génératrice de déchets.Le président Emmanuel Macron avait annoncé en 2022 une ambitieuse politique de relance du nucléaire avec la construction de six réacteurs de nouvelle génération (EPR2) et la possibilité d’en construire huit supplémentaires.Le pays tarde toutefois à finaliser sa feuille de route pour l’énergie ces prochaines années, la troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Le texte est victime de profondes divisions politiques sur le partage entre nucléaire et énergies renouvelables, le Rassemblement national s’opposant notamment au développement des renouvelables.- “Tester les matériels” -“Cette première atteinte des 100% permet de tester les matériels à pleine puissance, réaliser des relevés et vérifier leur bon fonctionnement. Dans les semaines à venir et dans le cadre du programme de démarrage, la puissance du réacteur sera amenée à varier pour poursuivre les essais à différents paliers de puissance et une intervention sera réalisée sur un poste électrique interne”, ajoute EDF.Sur ce dernier point, “les équipes procèderont au remplacement complet d’une traversée de 400 kV d’un poste électrique qui relie les ouvrages aériens aux câbles souterrains qui descendent jusqu’au pied de la falaise et permet d’alimenter le transformateur auxiliaire du réacteur de Flamanville 3″, a détaillé à l’AFP une porte-parle d’EDF.”Cette intervention sera réalisée en puissance – sans avoir à déconnecter le réacteur du réseau”, a-t-elle précisé. L’ASNR avait donné vendredi son feu vert à EDF pour augmenter au-delà de 80% la puissance du réacteur. Le groupe avait alors indiqué que ses équipes étaient “mobilisées pour amener le réacteur à 100% de puissance d’ici la fin de l’automne”, conformément aux annonces faites précédemment.La puissance électrique brute évoquée dimanche se distingue de la puissance nette, qui est injectée sur le réseau électrique national. La différence s’explique parce que le réacteur consomme lui-même une partie de l’électricité qu’il produit pour ses propres besoins.L’EPR, construit face à la Manche au côté de deux autres réacteurs, est le plus puissant du parc nucléaire français et doit pouvoir alimenter deux millions de foyers.D’autres réacteurs EPR sont en service dans le monde, en Chine (Taishan 1 et 2) et en Finlande (Olkiluoto 3). Deux exemplaires sont également en construction à Hinkley Point, dans le sud-ouest de l’Angleterre.

Allemagne: les start-up de la défense réclament un virage technologique

Déterminé à faire de l’Allemagne la première force militaire conventionnelle d’Europe, le gouvernement compte largement sur ses traditionnels géants industriels, mais pour les start-up du secteur, Berlin doit au plus vite effectuer un vrai virage vers les drones high-tech. Le chancelier Friedrich Merz a promis des centaines de milliards d’euros d’investissements afin de répondre à la fois à la menace russe, jugée évidente depuis l’invasion de l’Ukraine, et aux Etats-Unis qui ne veulent plus financer des pans entiers de la sécurité européenne. Pour les jeunes pousses de la tech, si le conflit en Ukraine a illustré une chose, c’est que le progrès technologique en matière de drones est devenu le nerf de la guerre.Que ce soit pour frapper, larguer des projectiles, ravitailler ou espionner, ces appareils autonomes et sans pilote sont relativement bon marché. Ils sont capables de détruire des systèmes adverses bien plus chers, en ne risquant que les vies de l’ennemi. Et leur efficacité et leur autonomie vont s’accroître avec les avancées de l’intelligence artificielle.Chez leurs fabricants, on espère que le gouvernement allemand va réaliser le caractère révolutionnaire de ces technologies, et les placer au centre de l’armée de demain.”Clairement, on a accordé une importance excessive aux systèmes traditionnels”, assène auprès de l’AFP Gundbert Scherf, cofondateur de Helsing, start-up allemande lancée en 2021 qui livre des drones d’attaque à l’Ukraine.- Aller plus vite -“J’espère que les normes des dépenses vont changer, qu’on passera d’un ratio de 99% pour les systèmes traditionnels et 1% pour les systèmes autonomes, à quelque chose de plus équilibré”, poursuit le responsable de la société dont la valeur a été estimé à 12 milliards d’euros.Stark, autre nouveau venu fondé l’an dernier, reconnaît un progrès mais pointe aussi les lenteurs actuelles. “L’approvisionnement (militaire) en Allemagne est en train de changer, et ça c’est vraiment positif”, explique Josef Kranawetvogl, un haut responsable de Stark, qui compte parmi ses investisseurs le milliardaire controversé de la Silicon Valley, Peter Thiel, proche de Donald Trump. “Nous sommes très bons en Europe pour écrire des documents stratégiques, mais il nous faut plus de mise en oeuvre, on doit rester dans la course, on doit aller plus vite”, dit-il.Face à ces nouveaux venus, on trouve les poids lourds de l’industrie de l’armement, qui emploient des dizaines de milliers de personnes et sont ancrés depuis des décennies dans le paysage politico-économique allemand.Le PDG de Rheinmetall, numéro un du secteur dont l’activité a été fortement stimulée avec la guerre en Ukraine, estime que le temps de l’armement traditionnel n’est pas révolu.Selon lui, il faudra de tout : des drones high-tech certes, que son groupe produit d’ailleurs, mais également beaucoup de chars, de canons, de munitions classiques.”Sans véhicules blindés, il est impossible de défendre un pays ou de repousser un agresseur”, a jugé Armin Papperberger lors d’une rencontre récente avec des journalistes étrangers à laquelle un journaliste de l’AFP participait.Pour lui, une guerre impliquant l’Otan “serait très différente de ce qu’on voit actuellement en Ukraine”. “Les drones y joueraient un rôle moins significatif qu’actuellement”, se risque-t-il à prévoir. Côté gouvernement, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le ministre de la Défense a évoqué 10 milliards d’euros d’investissements dans les drones dans les prochaines années. Or, selon des documents auxquels le site Politico a eu accès, l’enveloppe des dépenses prévues pour 2024-2034 est de 377 milliards d’euros. Dont quelque 88 milliards pour des sociétés dans l’orbite de Rheinmettall.  Un porte-parole du ministère allemand de la Défense n’a pas souhaité commenter ces chiffres, mais défend les armements traditionnels.- Armes de la dernière guerre -Pour lui, les drones sont “décisifs dans le combat”, mais a eux seuls ils ne font pas la différence dans une guerre.”Les chars d’assaut, les transports de troupes blindés et les avions de combat seront toujours nécessaires”, juge ce porte-parole, qui ne souhaite pas être identifié conformément à la politique de son ministère.         Pour certains observateurs extérieurs, l’Allemagne risque de rater une révolution technologique, son armée ayant déjà connu son lot de scandales d’équipements obsolètes ou inadaptés.La “planification (des militaires) est à la traîne par rapport à l’essor inexorable des systèmes autonomes et sans pilote”, ont récemment écrit l’historien britannique Niall Ferguson et Moritz Schularick, président de l’Institut IfW Kiel.Pour eux, l’Allemagne doit prendre garde à ne pas se retrouver avec “les armes de la dernière guerre, au lieu de celles de la prochaine”. 

Dermatose: la pression monte dans le Sud-Ouest, à la veille d’une visite de Genevard

Manifestations et barrages dans tout le Sud-Ouest, dont le blocage de Bordeaux dimanche soir: des éleveurs de bovins font monter la pression, avant la venue lundi en Occitanie de la ministre de l’Agriculture, dont ils contestent la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).”Il y a des nouveaux blocages en cours (…) ça continue et ça se développe”, a déclaré à l’AFP Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, très remontée, comme la Confédération paysanne, contre l’abattage généralisé des bêtes des foyers affectés et pour exiger une large vaccination du cheptel français de 16 millions de bovins contre cette maladie non transmissible à l’homme.Sur l’A64, bloquée depuis vendredi soir par des dizaines de tracteurs sur plus d’une centaine de kilomètres du Pays basque à l’est de Tarbes, des agriculteurs ont installé des sapins de Noël en signe de leur volonté de durer. “On est partis pour passer les fêtes ici”, “on ne lèvera pas le camp comme ça,” a déclaré à l’AFP Cédric Baron, agriculteur-éleveur de bovins à Montoussin (Haute-Garonne), mobilisé à Carbonne, point de départ d’un précédent mouvement de protestation agricole en janvier 2024. “Nous sommes en guerre. Tant que l’Etat ne renoncera pas à l’abattage massif, on sera là”, prévient Cédric Nespoulos, producteur de bovins viande, dans le Tarn où une cinquantaine d’agriculteurs bloquent la nationale N88 à l’entrée de la rocade d’AlbiA Millau, une vingtaine de tracteurs ont déversé lisier, foin, pneus et ordures devant et dans la cour de la sous-préfecture de l’Aveyron, selon un photographe de l’AFP.D’autres agriculteurs se mobilisent près de Montpellier ou à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), en attendant de nouveaux appels au blocage en soirée à Bordeaux et en Dordogne.- “Aucun foyer actif” -Sur les barrages, beaucoup de militants se disent “choqués” par les images des gaz lacrymogènes utilisés par les gendarmes en milieu de semaine en Ariège pour disperser les éleveurs qui bloquaient aux vétérinaires l’accès à la ferme touchée par le premier cas de DNC dans cette partie du pays.”Quand il y a une bête malade, tout le monde est d’accord pour l’abattre, mais tuer des troupeaux entiers, alors qu’il faut des années pour monter une génétique et monter un troupeau, on est totalement contre”, a déclaré à l’AFP Christophe Guénon, éleveur de vaches et maraîcher en bio, près de Bordeaux.La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, soutenue sur ce dossier par l’alliance syndicale majoritaire FNSEA-Jeunes Agriculteurs, défend “un protocole qui a très bien fonctionné”, depuis l’apparition du premier cas en France de cette maladie, en juin, en Savoie. Elle a assuré samedi au journal Sud Ouest qu’il n’y avait “aucun foyer actif de DNC sur le territoire français”. Alors que M. Venteau estime que “c’est maintenant que la vaccination doit se décréter, sinon on va avoir un drame dans moins d’un mois” et “tout le sud de la Loire sera contaminé”, la ministre a répondu dimanche sur Europe 1 que “le virus n’est pas aux portes de chaque élevage”.- Delga interpelle Lecornu -Lundi, elle se rendra en Occitanie pour “assister aux débuts de la vaccination sur ce territoire” pour un million de bêtes, “parce que c’est le chemin pour lutter contre la maladie”, mais le gouvernement reste très prudent quant à une possible généralisation de la vaccination.”Si on vaccinait tout le cheptel, ça placerait la France comme une zone à risque et donc ça ferait peser un risque économique sur toute la filière agricole”, a plaidé dimanche Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie, invité du “Grand Jury” RTL/M6/Le Figaro/Public Sénat.La présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, a adressé dimanche une lettre ouverte au Premier ministre Sébastien Lecornu, jugeant “qu’il [était] temps pour [lui] d’intervenir afin de garantir, dans les plus brefs délais, un dialogue franc et sincère avec les agriculteurs de ce pays”.Outre la gestion sanitaire de la crise actuelle, d’autres dossiers brûlants comme les accords commerciaux du Mercosur et la baisse annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC) européenne alimentent la colère des agriculteurs.kal-mla-gm-chv-vgr-dac/gf/er

Dermatose: Genevard lundi dans le Sud-Ouest, où des blocages routiers persistent

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard va assister lundi “au début de la vaccination” de troupeaux bovins dans le Sud-Ouest, où des éleveurs contestent vigoureusement sa gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en bloquant toujours plusieurs routes dimanche matin.”Quand il y a une bête malade, tout le monde est d’accord pour l’abattre, mais tuer des troupeaux entiers, alors qu’il faut des années pour monter une génétique et monter un troupeau, on est totalement contre”, a déclaré à l’AFP Christophe Guénon, éleveur de vaches et maraîcher en bio, à côté de Bordeaux, où se dirige un convoi venu du sud de la métropole. “On ne peut pas tuer, gaspiller de la viande comme ça.”Depuis l’apparition d’un premier foyer en France de cette maladie non transmissible à l’homme, en juin en Savoie, la stratégie de l’Etat implique l’abattage de toutes les bêtes des foyers affectés, des restrictions de mouvements des troupeaux et jusqu’ici une “vaccination d’urgence” de tous les bovins dans un rayon de 50 km autour de la zone concernée.Cette stratégie, défendue par l’alliance syndicale majoritaire FNSEA-Jeunes Agriculteurs, est au contraire dénoncée par la Coordination rurale et la Confédération paysanne, souvent opposées, mais unies contre l’euthanasie généralisée des bêtes des foyers affectés et pour réclamer une large vaccination du cheptel de 16 millions de bovins.Depuis vendredi soir, leurs militants ont installé des blocages routiers, notamment dans le Sud-Ouest, “choqués” pour beaucoup par les images des gaz lacrymogènes utilisés par les gendarmes en milieu de semaine dans une opération en Ariège pour disperser les éleveurs bloquant aux vétérinaires l’accès de la ferme touchée par le premier cas de DNC dans cette partie du pays.- Autres motifs de colère -Non loin de l’Espagne, l’A64 est toujours fermée sur plus d’une centaine de kilomètres. Entre Briscous et Urt, à l’est de Bayonne, des agriculteurs ont installé deux barnums, une plancha et un sapin de Noël au milieu d’une cinquantaine de tracteurs et de grandes remorques, a constaté l’AFP.Environ 80 tracteurs et 29 bennes, selon la préfecture de Haute-Garonne, sont aussi installés sur les voies au milieu de bottes de foin à Carbonne, point de départ de la grogne agricole de janvier 2024, au sud-ouest de Toulouse.”On est partis pour passer les fêtes ici”, “on ne lèvera pas le camp comme ça,” a déclaré à l’AFP Cédric Baron, agriculteur-éleveur de bovins à Montoussin (Haute-Garonne). “On a sept revendications, la dermatose c’est ce qui nous a tous fait bondir, mais ici à Carbonne il n’y a pas que des éleveurs, il y a aussi des céréaliers avec d’autres problématiques “D’autres dossiers brûlants comme les accords commerciaux du Mercosur et la baisse annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC) européenne alimentent la colère des agriculteurs.Dimanche matin, Bertrand Venteau, nouveau président de la CR, a une nouvelle fois réclamé la “vaccination de toute la France” et à “épargner les animaux sains des abattages”. “C’est maintenant que la vaccination doit se décréter sinon on va avoir un drame dans moins d’un mois parce que je pense que tout le sud de la Loire sera contaminée”, a-t-il ajouté.- Genevard défend le protocole – “Il faut envisager toutes les conséquences” d’une généralisation de la vaccination, “les conséquences sanitaires, les conséquences de faisabilité, les conséquences économiques,” avec le risque d’une fermeture de marchés à l’export, répond la ministre de l’Agriculture. “On a un protocole qui a très bien fonctionné. Ça marche”, a ajouté sur Europe 1 Mme Genevard, assurant que “le virus n’est pas aux portes de chaque élevage”.Un million de bêtes ont déjà été vaccinées pour un coût de 20 millions d’euros, selon le ministère, qui a annoncé samedi la vaccination d’un million de bovins supplémentaires dans le Sud-Ouest, après l’apparition de nouveaux cas cette semaine dans les Pyrénées-Orientales, les Hautes-Pyrénées, en Ariège et Haute-Garonne”C’est un défi que nous allons relever avec les éleveurs : vacciner dans les temps les plus rapides possible 1 million de bêtes parce que c’est le chemin pour lutter contre la maladie (…) Je vais demain (lundi) assister aux débuts de la vaccination sur ce territoire, comme je l’ai fait d’ailleurs en Savoie, en Haute-Savoie, dans le Jura”, a ajouté Mme Genevard.kal-mla-gm-chv-vgr/gf/asm

En Chine, les petites usines aussi veulent monter dans le train de l’automatisation

Dans une usine chinoise, un bras robotisé manoeuvre un véhicule autonome partiellement assemblé, tandis que des ouvriers règlent ses caméras. Un symbole de la révolution qui automatise pas à pas jusqu’aux PME du géant manufacturier.La Chine est le premier marché planétaire pour les robots industriels et les autorités injectent des milliards d’euros dans la robotique et l’intelligence artificielle (IA) afin de renforcer cette tendance.De premières usines quasiment sans présence humaine sont déjà en fonctionnement.Cette automatisation soulève des défis en termes de pertes d’emplois potentielles. Mais aussi de coût de la transition pour les entreprises de taille modeste.Pour beaucoup, la solution réside dans un modèle hybride, une automatisation partielle, expliquent à l’AFP experts et responsables d’usines.Dans l’usine de voitures de Yancheng, à 300 kilomètres au nord de Shanghai, le directeur Liu Jingyao souligne que la présence humaine reste indispensable, y compris dans les chaînes de production les plus avancées.”Pour beaucoup de décisions” et pour “certains gestes techniques”, il “faut encore des humains”, affirme M. Liu, dont l’entreprise, Neolix, fabrique de petits véhicules utilitaires autonomes pour le transport de colis en ville.Juste à côté, des véhicules sans conducteur filent sur une piste d’essai truffée d’obstacles, comme des flaques d’eau ou de petits ponts.Dans une salle adjacente, des ouvriers assemblent les caméras et puces électroniques, véritables cerveaux des voitures.L’automatisation vise “surtout à assister l’humain, à alléger sa charge de travail, pas à le remplacer”, souligne Liu Jingyao.- “Fossé numérique” -Mais l’utilisation croissante de l’IA en Chine dans l’industrie, encouragée par les autorités, rend l’automatisation totale déjà possible dans de nombreux secteurs, affirme Ni Jun, expert en ingénierie mécanique à l’université Jiaotong de Shanghai.Le géant technologique Xiaomi, qui fabrique des produits électroniques, exploite ainsi une usine où bras robotisés et capteurs peuvent fabriquer des smartphones sans intervention humaine.Un “fossé numérique” se creuse naturellement entre les grands groupes, capables d’investir massivement dans la modernisation, et des PME qui peinent à suivre, note Ni Jun.Les petites usines, comme celle de Zhu Yefeng, Far East Precision Printing, ne peuvent s’offrir une automatisation complète.Située près de Shanghai, cette imprimerie emploie quelques dizaines de personnes. Les ouvriers y introduisent manuellement des modes d’emploi dans des plieuses et manipulent des machines qui impriment des étiquettes.Il y a deux ans encore, l’entreprise effectuait le suivi des tâches à accomplir au stylo et sur papier. Cela obligeait les responsables à traverser l’usine pour transmettre les informations relatives aux commandes.”C’était le chaos complet”, résume Zhu Yefeng.Depuis, la société utilise un logiciel permettant aux employés de scanner des codes QR pour alimenter un système de suivi interne.Sur un écran, Zhu Yefeng peut consulter des tableaux détaillant l’avancement de chaque commande et la productivité de chaque salarié.- Et l’emploi? -“C’est déjà une première étape”, explique-t-il. “On va avancer vers des technologies d’automatisation encore plus avancées. Ce n’est que comme ça qu’on pourra attirer des commandes plus importantes de gros clients”.Mais l’argent manque.”On est une petite entreprise. Certaines dépenses, on ne peut pas se les permettre”, note M. Zhu.Selon Jacob Gunter, analyste à l’institut Mercator d’études sur la Chine, basé à Berlin, l’automatisation à grande échelle risque d’entraîner des pertes d’emploi.”Les entreprises seront ravies de réduire leurs effectifs (…) Mais le gouvernement n’appréciera pas. Il sera sous forte pression pour résoudre cette situation”, affirme-t-il.La volonté de Pékin de développer massivement la robotique industrielle “va se heurter à l’impératif de maintenir un haut niveau d’emploi, sur un marché déjà très tendu”, note-t-il.Les industriels devront trouver un équilibre “entre faisabilité technique, responsabilité sociale et nécessité économique”, résume Ni Jun, de l’université Jiaotong.Pour Zhou Yuxiang, patron de Black Lake Technologies, la start-up qui produit le logiciel utilisé dans l’usine de M. Zhu, les sites de production resteront probablement “hybrides”.”Demandez à n’importe quel patron” si une usine sans êtres humains “est un objectif en soi, la réponse sera non”, souligne-t-il.”Le vrai objectif, ça reste d’optimiser la production, de livrer ce que veulent les clients, et de gagner de l’argent”.

La flavescence dorée plonge les viticulteurs hongrois en plein désarroi

La mort dans l’âme, Viktor Keszler a dû arracher ses jeunes vignes après seulement trois vendanges, en raison de l’épidémie de flavescence dorée qui menace la quasi-totalité des vignobles hongrois.”On tente de traiter le vignoble par pulvérisation (d’insecticides, ndlr) pour limiter la propagation”, confiait fin novembre à l’AFP ce producteur du village de Zalaszentgrot, dans la région aux collines ondulantes de Zala (sud-est). “Mais cela ne sert à rien: les cicadelles (des insectes suceurs de sève, ndlr) vectrices de la maladie se déplacent vers des vignobles non traités ou des vignes sauvages à proximité et reviennent infectées”, déplore le viticulteur de 45 ans, qui a déjà perdu un demi-hectare sur les quatre de son domaine.La Hongrie, 14e pays producteur de vin avec 270 million litres en 2024 selon l’Organisation internationale du vin (OIV), est célèbre pour ses régions viticoles comme celle du Tokaj, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.Mais comme dans de nombreux autres pays européens, la flavescence dorée, l’une des maladies de la vigne “les plus dangereuses” d’après l’OIV, menace de décimer des parcelles entières.La maladie, qui a été détectée officiellement pour la première fois en 2013, s’est étendue cette année à 21 des 22 régions viticoles du pays. Une propagation éclair qui a abasourdi les viticulteurs hongrois et sonné l’alarme.- “Trop tard” -“Si nous ne prenons pas cela au sérieux, cela pourrait pratiquement anéantir la production de raisin en Hongrie”, a averti le président du Conseil national des communautés viticoles Janos Frittmann mi-novembre, lors de la conférence annuelle des vignerons.Selon lui, la flambée de la maladie a pris l’industrie au dépourvu.”Jusqu’à présent, les vignerons n’étaient probablement pas assez inquiets, beaucoup ne connaissaient même pas les symptômes”, a-t-il déclaré à l’AFP.Des feuilles qui jaunissent sont parmi les signes de la maladie, qui s’est amplifiée en raison du réchauffement climatique, favorable au développement des cicadelles, selon les experts.Le gouvernement hongrois a débloqué en urgence environ 10 millions d’euros en septembre et ces derniers mois, des inspecteurs ont ainsi contrôlé près de 8.700 hectares de vignobles et recueilli des milliers d’échantillons, a indiqué à l’AFP le ministère de l’Agriculture, qui estime avoir “réagi rapidement” et fait en sorte de ralentir la propagation de la maladie au cours des 12 dernières années.Un constat que ne partage pas Gergely Gaspar, à la fois exploitant viticole et conseiller en produits phytosanitaires.Selon lui, le gouvernement n’a pas pris la mesure du fléau et laissé le département de la protection des plantes de l’Autorité de sécurité alimentaire NEBIH en situation de “sous-effectifs et sous-financement”.Par exemple, dans les vignobles de Monor, près de la capitale Budapest, l’autorité n’a procédé à aucune inspection aléatoire pendant six ans, a-t-il affirmé à l’AFP.Et quand des échantillons sont prélevés, leur analyse peut s’éterniser faute de capacités dans les laboratoires, dénonce encore M. Gaspar, qui a perdu toutes ses vignes près de Monor.Face à l’étendue des dégâts, M. Keszler dit avoir parfois le sentiment de mener une lutte “sans espoir”. “Mais si l’État et les autorités locales s’impliquent, alors nous pouvons réussir”, estime-t-il cependant.Elisa Angelini, responsable du service de détection des maladies au Centre de recherche Viticulture et Oenologie en Vénétie (CREA-VE), souligne que “la maladie est généralement découverte dans une nouvelle zone en moyenne quatre ans après l’infection, quand il est déjà trop tard pour l’éradiquer”.Les viticulteurs hongrois vont donc devoir, selon elle, apprendre à vivre avec cette maladie, comme avant eux leurs confrères en France où elle a été détectée pour la première fois en 1949, et en Italie.