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La Bourse de Paris atone, entre emploi et inflation américaine

La Bourse de Paris reste atone mercredi, après des données mitigées sur l’emploi américain et à la veille d’une publication clé sur l’inflation aux Etats-Unis, qui devrait permettre d’affiner les anticipations de baisses de taux pour l’année 2026.Vers 10H15 heure de Paris, l’indice vedette CAC 40 prenait 0,12%, soit un gain de 9,62 points, pour s’établir à 8.115,78 points. L’indice avait cédé 0,21% mardi, pour s’établir à 8.106,16 points.”Les marchés financiers dans leur ensemble sont restés sans direction claire, un rapport sur l’emploi américain très attendu n’ayant finalement que peu influencé les marchés”, commente Patrick Munnelly, de Tickmill Group.Selon le département du Travail, le taux de chômage est remonté à 4,6% en novembre, au plus haut depuis quatre ans. En revanche, 64.000 créations d’emplois ont été relevées le mois dernier, mieux que ce qu’attendaient les analystes.Le rapport, retardé par la paralysie budgétaire (“shutdown”) qui a frappé les Etats-Unis au début de l’automne, indique également que l’économie américaine a perdu 105.000 emplois en octobre.”L’attention se tourne désormais vers les chiffres de l’inflation américaine attendus jeudi, dernier élément majeur entrant dans les calculs de fin d’année de la Fed”, la Réserve fédérale américaine, explique Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote.”Une inflation plus faible donnerait à la Fed davantage de marge de manœuvre. D’ici là, la conviction des marchés devrait rester limitée”, poursuit l’analyste.Pernod Ricard à platPernod Ricard a annoncé mardi la vente de ses marques de vins effervescents aux Etats-Unis – sous les marques Mumm Sparkling California, Mumm Napa et DVX – au groupe californien Trinchero, sans préciser le montant de la transaction.Celle-ci, qui doit être finalisée au printemps 2026, “ne concerne pas la marque de champagne G.H. Mumm, ni les autres activités internationales de Mumm dans le vin effervescent”, précise le groupe de vins et spiritueux dans un communiqué.Le titre perdait 0,34% à 76,64 euros.Feu vert chez Crédit AgricoleEric Vial, le nouveau président de la Fédération nationale du Crédit Agricole, l’instance “politique” du groupe qui chapeaute les différentes caisses régionales, présidera également le conseil d’administration de la “banque centrale” du groupe, Casa, a-t-elle indiqué mardi.Le marché a bien réagit à l’annonce, le titre prenant 0,49% à 17,33 euros.

Les Bourses européennes ouvrent en petite hausse

Les Bourses européennes ont ouvert en petite hausse mercredi, profitant des anticipations de baisses de taux de la Réserve fédérale (Fed) en 2026 au lendemain de la publication des chiffres de l’emploi américain de novembre.Dans les premiers échanges, la Bourse de Paris prenait 0,22%, Francfort 0,30%, Londres 0,80%, et Milan 0,45%.

Royaume-Uni: l’inflation ralentit plus fortement que prévu en novembre, à 3,2% sur un an

L’inflation a ralenti plus que prévu au Royaume-Uni en novembre, à 3,2% sur un an, de quoi soulager le gouvernement travailliste, et pousser la Banque d’Angleterre (BoE) à baisser ses taux d’intérêt jeudi.Selon les chiffres publiés mercredi par l’Office national des statistiques (ONS), l’indicateur CPI, qui avait déjà baissé à 3,6% en octobre après trois mois de stagnation, a de nouveau reculé. Ce repli est plus prononcé qu’escompté par les analystes, qui tablaient sur 3,5% en novembre d’après le consensus de Bloomberg.”L’inflation a sensiblement diminué en novembre, atteignant son niveau annuel le plus bas depuis mars”, a déclaré Grant Fitzner, économiste en chef de l’ONS, dans un communiqué.”La baisse des prix alimentaires, qui augmentent traditionnellement à cette période de l’année, a été le principal facteur de ce recul, avec des diminutions particulièrement marquées pour les gâteaux, les biscuits et les céréales pour petit-déjeuner”, a-t-il précisé.Ce nouveau refroidissement des prix devrait offrir un peu de répit au gouvernement travailliste, qui tente à la fois de séduire les marchés et de rassurer les Britanniques en mêlant taxes et mesures en faveur du pouvoir d’achat dans son budget présenté le mois dernier.Ce budget a notamment “gelé les tarifs ferroviaires et les prix des médicaments sur ordonnance, et réduit de 150 livres sterling (soit environ 170 euros, ndlr) les factures d’énergie moyennes”, a commenté la ministre des Finances Rachel Reeves.”De nombreuses familles britanniques, préoccupées par leurs factures, accueilleront favorablement cette baisse de l’inflation”, a-t-elle réagi mercredi.Les analystes s’attendaient déjà à ce que la Banque d’Angleterre réduise son taux directeur d’un quart de point de pourcentage lors de sa prochaine décision jeudi.Bien que ce taux reste supérieur à l’objectif de la BoE d’une inflation à 2%, ce ralentissement supplémentaire “pourrait lui fournir une justification suffisante pour une baisse plus importante que prévu”, a estimé Lindsay James, analyste chez Quilter.Une baisse de taux pourrait aussi soutenir l’économie britannique à la peine.Le produit intérieur brut a en effet reculé de façon imprévue de 0,1% en octobre, un repli semblable à celui de septembre. Le taux de chômage s’est aussi affiché mardi à son plus haut niveau depuis presque cinq ans.Dans la foulée vers 07H35 GMT, la devise britannique a accéléré sa baisse, chutant de 0,67% à 1,3332 dollar pour une livre sterling. 

Vers une consommation record de charbon en 2025, avant un début de déclin

La consommation mondiale de charbon devrait dépasser de peu son record en 2025, en partie grâce à des mesures politiques de l’administration Trump, mais devrait commencer à baisser d’ici 2030, sous l’effet de l’essor d’autres sources d’électricité, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE).La demande mondiale de charbon en 2025 devrait augmenter légèrement, d’environ 0,5%, comparé à 2024, déjà une année record, pour ressortir à 8,85 milliards de tonnes, selon un rapport annuel publié mercredi par l’AIE consacré au charbon, le principal contributeur aux émissions de CO2 d’origine humaine.Après le sommet atteint l’an dernier, 2025 s’achemine vers un “nouveau record historique” pour la consommation de charbon, a indiqué Keisuke Sadamori, directeur des marchés de l’énergie à l’AIE, lors d’une présentation à la presse. Une année 2025 qui s’annonce aussi comme la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée, à égalité avec 2023 et derrière 2024, selon l’observatoire européen Copernicus. Toutefois, la demande globale de charbon a “atteint un plateau”, autrement dit elle tend à se stabiliser, précise l’AIE qui projette, comme prévu, que “d’ici 2030”, elle “devrait légèrement diminuer, revenant au niveau de 2023″, sous l’effet d'”une concurrence croissante avec d’autres sources d’électricité”.”Avec l’envolée des capacités renouvelables, l’expansion régulière du nucléaire et l’arrivée sur le marché d’une énorme vague de gaz naturel liquéfié”, la production d’électricité à partir de charbon, qui représente les deux tiers de la consommation totale de ce combustible, “devrait reculer à partir de 2026” tandis que la demande pour les processus industriels “devrait rester plus résiliente”, indique l’AIE.Partout dans le monde, la part du charbon continue de s’étioler dans la production électrique: “en 2013, elle était de 41%, et en 2025 nous nous attendons à ce qu’elle soit autour de 34%, le niveau le plus bas de l’histoire statistique de l’AIE”, souligne M. Sadamori.”Pour les marchés mondiaux du charbon, l’ère de la croissance touche à sa fin, et les investisseurs devraient en prendre note”, a commenté Christine Shearer, pour le centre de réflexion Global Energy Monitor.- Plus forte hausse aux Etats-Unis -La Chine, plus gros consommateur de charbon tout en étant le champion des énergies éoliennes et solaires, reste la locomotive du marché, engloutissant à elle seule 56% de la demande mondiale. Comme attendu, la consommation y est restée stable en 2025, par rapport à 2024. Mais dans d’autres grands marchés, les trajectoires de consommation observées en 2025 ont contrasté avec les tendances récentes, selon l’AIE.C’est le cas en Inde, moteur de la croissance du marché ces dernières années, où une mousson intense et précoce a entraîné un recul de la demande de charbon pour la 3e fois en 50 ans. Au contraire, aux Etats-Unis, la hausse des prix du gaz et des politiques pro-énergies fossiles du gouvernement américain du président Donald Trump ralentissant la fermeture des centrales à charbon, ont soutenu la consommation, qui déclinait depuis 15 ans. A eux seuls, les Etats-Unis contribuent pour 37 millions de tonnes à l’augmentation globale de la consommation de 40 millions en un an.Quant à l’Union européenne, la demande de charbon n’y a reculé que de 3%, après une baisse moyenne de 18% en 2023 et 2024, principalement en raison d’une faible production hydroélectrique et éolienne au 1er semestre. “Malgré des évolutions atypiques (…), notre prévision pour les années à venir n’a pas changé de façon substantielle par rapport à 2024: nous anticipons une stabilisation de la demande mondiale de charbon avant une légère baisse d’ici 2030”, a résumé Keisuke Sadamori, dans un communiqué.L’Inde devrait enregistrer la plus forte hausse en valeur absolue de la consommation de charbon d’ici 2030, soit une hausse totale de plus de 200 millions de tonnes, l’Asie du Sud-Est enregistrant elle la croissance la plus rapide: plus de 4% par an.Toutefois, l’AIE met en garde sur les “nombreuses incertitudes (qui) pèsent sur les perspectives du charbon, notamment en Chine”. Au-delà de l’influence des conditions météorologiques, “si l’intégration de nouvelles capacités renouvelables dans les systèmes électriques progresse plus lentement qu’anticipé, la demande mondiale de charbon pourrait dépasser nos prévisions”.

La fusée Ariane 6 décolle de Kourou avec deux satellites Galileo

Ariane 6 a décollé mercredi du centre spatial de Kourou, en Guyane française, avec deux satellites du programme européen Galileo, un quatrième vol commercial pour la fusée lourde européenne, symbole de l’accès à l’espace retrouvé, a constaté un journaliste de l’AFP. La fusée s’est élancée dans la nuit tropicale comme prévu à 02H01 locales (05H01 GMT) bénéficiant d’une météo clémente malgré la saison des pluies de ce territoire français en Amérique du Sud, proche de l’équateur.Quelques secondes après son décollage, Ariane 6 disparaissait sous l’épaisse couverture nuageuse.Les deux satellites du programme Galileo de la Commission européenne doivent être placés sur une orbite moyenne (MEO) à environ 22.900 km d’altitude 03H55 après le décollage.Ce lancement portera à 34 le nombre de satellites de la constellation Galileo, système européen de navigation par satellite, équivalent et concurrent du GPS américain, conçu pour offrir une géolocalisation civile précise et indépendante.Grâce à l’emploi de la double-fréquence, Galileo offre une précision de positionnement en temps réel de l’ordre du mètre à plusieurs milliards d’usagers dans le monde entier.C’est la plus grande initiative infrastructurelle de l’Union européenne, destinée à garantir l’autonomie stratégique et la souveraineté.Les précédents satellites pour Galileo ont été principalement lancés par Ariane 5 et les fusées russes Soyouz depuis Kourou. Après l’invasion de l’Ukraine par la Russie et la fin de la coopération autour du lanceur Soyouz en 2022, l’Europe s’est retrouvée sans accès autonome à l’espace pendant plusieurs mois, en l’absence d’Ariane 5 retirée en 2023 et avant la mise en service d’Ariane 6 dont le vol inaugural a eu lieu en juillet 2024. Dans ce contexte exceptionnel, l’Agence spatiale européenne a noué un contrat avec SpaceX, qui a lancé deux satellites Galileo à bord de Falcon 9 en septembre 2024 depuis le Kennedy Space Center en Floride pour éviter une rupture dans le déploiement de la constellation. 

Washington menace l’UE de représailles si la régulation numérique européenne n’évolue pas

Les Etats-Unis ont menacé mardi l’Union européenne (UE) et ses pays membres de représailles s’ils ne revenaient pas sur leur régulation “discriminatoire” du secteur numérique, qui vise selon Washington à “restreindre, limiter et décourager” l’activité des entreprises américaines.”L’UE et certains Etats membres ont persisté dans leur approche discriminatoire et (leur) harcèlement avec des procès, impôts, amendes et directives visant les fournisseurs américains de services”, a écrit dans un message sur X le bureau du représentant de la Maison Blanche pour le Commerce (USTR).”S’ils persistent”, ajoute-t-il, “les Etats-Unis n’auront d’autre choix que d’utiliser tous les outils à disposition pour contrer ces mesures déraisonnables”.De son côté, l’UE a assuré qu’elle allait continuer à réguler le secteur du numérique “équitablement” malgré les menaces américaines, assurant appliquer ses règlementations “sans discrimination”.”Comme nous l’avons expliqué à de nombreuses reprises, nos règles s’appliquent de manière égale et équitable à toutes les entreprises opérant dans l’UE”, a déclaré Thomas Regnier, porte-parole de la Commission européenne. “Nous continuerons à appliquer nos règles de façon équitable et sans discrimination”.La Maison Blanche n’a cessé de critiquer depuis le début de l’année les régulations européennes sur les services numériques et les enquêtes et amendes infligées par la Commission européenne contre les abus des géants américains du numérique.Une position que regrette cependant Luther Lowe, un des principaux responsables de Ycombinator, un important incubateur de startups dans la Silicon Valley, qui y voit, dans un message posté sur X, “une trahison navrante vis-à-vis de la +petite tech+” de la part “d’une partie du gouvernement américain sous la coupe” des grandes entreprises du secteur.”La directive sur le marché européen du numérique (DMA) débloque des parts de marché pour les petites entreprises américaines” du secteur du numérique, a-t-il défendu. “Elle devrait être copiée et non attaquée”.- Plusieurs milliards d’euros d’amendes -Dernier exemple en date d’amende infligée par l’UE, celle de 120 millions d’euros imposée début décembre au réseau social X, propriété du milliardaire Elon Musk, allié du président américain Donald Trump.La Commission reprochait au réseau social de ne pas respecter le règlement européen sur les services numériques (DSA), une décision vue comme “une attaque contre toutes les plateformes technologiques américaines et le peuple américain”, avait fustigé le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio.Cette loi est entrée en vigueur il y a deux ans pour lutter contre les contenus illégaux et dangereux en ligne, et impose des obligations renforcées aux plus grandes plateformes actives dans l’UE.Ces dernières années, l’UE a imposé plusieurs milliards d’euros d’amendes aux grands groupes américains du numérique, pour non respect de la législation européenne.”Des entreprises européennes de services ont eu la possibilité d’opérer librement aux Etats-Unis depuis des décennies, profitant de l’accès à notre marché et à nos consommateurs”, a rappelé le bureau de l’USTR dans son message, citant notamment Accenture, CapGemini, Publicis ou encore la licorne française de l’intelligence artificielle (IA) Mistral.”Si des mesures de représailles étaient nécessaires, la loi américaine permet la mise en place de droits d’entrée ou de restrictions aux services étrangers, parmi d’autres possibilités”, a-t-il menacé.Washington a appelé à plusieurs reprises l’UE à assouplir ses directives relatives au secteur du numérique, mettant notamment dans la balance un abaissement possible des droits de douane imposés à l’acier et l’aluminium européens.Le bureau de l’USTR a également prévenu les “autres pays qui envisagent une stratégie similaire à l’UE en la matière” d’une “réponse identique” de la part des Etats-Unis.

Trump annonce un blocus américain au Venezuela sur les pétroliers sous sanctions

Le président américain Donald Trump a annoncé mardi un “blocus total” contre les pétroliers sous sanctions se rendant ou partant du Venezuela, renforçant la pression économique sur Caracas en pleine crise entre les deux pays.”Aujourd’hui, j’ordonne un blocus total et complet de tous les pétroliers sanctionnés entrant et sortant du Venezuela”, a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social.Le gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduro utilise le pétrole pour financer “le narcoterrorisme, la traite d’êtres humains, les meurtres et les enlèvements”, a justifié Donald Trump, reprenant sa rhétorique habituelle.Dans son message, il a aussi affirmé que “le régime vénézuélien avait été désigné comme une organisation terroriste internationale” par son administration.Caracas a répondu en qualifiant de “menace grotesque” cette annonce.”Le président des Etats-Unis tente d’imposer de manière absolument irrationnelle un prétendu blocus naval militaire au Venezuela dans le but de voler les richesses qui appartiennent à notre patrie”, a rétorqué le gouvernement vénézuélien dans un communiqué.- Soutien de Machado -L’administration Trump accuse Nicolas Maduro d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic. L’intéressé dément catégoriquement, affirmant que Washington cherche à le renverser pour s’emparer du pétrole vénézuélien, la principale ressource de son pays.Les Etats-Unis ont déployé depuis cet été un important dispositif militaire dans les Caraïbes, et bombardé des embarcations en provenance du Venezuela au nom de la lutte contre le narcotrafic, des opérations à la légalité mise en doute par les experts.”Le Venezuela est entièrement encerclé par la plus grande armada jamais assemblée dans l’histoire de l’Amérique du Sud”, a affirmé Donald Trump.Le déploiement américain “ne fera que s’accroître, et le choc qu’ils subiront sera sans précédent – jusqu’à ce qu’ils rendent aux Etats-Unis d’Amérique le pétrole, les terres et les autres actifs qu’ils nous ont précédemment volés”, a ajouté le président américain, qui a toujours maintenu le flou sur la possibilité d’une intervention terrestre sur le sol vénézuélien. Donald Trump n’a pas développé ses accusations de vols de pétrole et de terres. Dans les années 1970, le Venezuela a nationalisé son industrie pétrolière, et sous la présidence d’Hugo Chavez (1999-2013), les “majors” étrangères ont été obligées, pour rester dans le pays, d’accepter des coentreprises majoritairement détenues par la compagnie d’Etat PDVSA.La compagnie américaine Chevron, qui continue à travailler au Venezuela au bénéfice d’une dispense de sanctions, a indiqué mardi que ses opérations “continuent sans interruption et dans le plein respect des lois”.Le durcissement de la politique américaine contre Caracas a été salué par l’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix 2025, qui a même appelé ce week-end sur la chaîne américaine CBS à exercer plus de “pression” afin que “Maduro comprenne qu’il doit partir”.Soumis à un embargo américain depuis 2019, le pétrole vénézuélien est écoulé sur le marché noir à des prix nettement plus bas, à destination en particulier de la Chine.- Pétrolier saisi -La semaine dernière, les forces américaines ont saisi en mer des Caraïbes un pétrolier à destination de Cuba, le Skipper.Le navire transportait entre un et deux millions de barils de brut vénézuélien, selon les sources, pour une valeur de 50 à 100 millions de dollars.Selon Washington, le navire était sous sanctions américaines depuis 2022 pour des liens présumés avec le Corps des Gardiens de la Révolution islamique iranienne et le Hezbollah libanais.Selon la Maison Blanche, les Etats-Unis entendent “saisir le pétrole” du Skipper, reconnaissant cependant que cela posait des questions juridiques.L’annonce de blocus Donald Trump survient alors que les ministres américains de la Défense et des Affaires étrangères ont défendu mardi au Congrès les frappes menées contre des embarcations soupçonnées de narcotrafic dans les Caraïbes.Depuis début septembre, le président américain a ordonné des frappes contre au moins 26 navires dans les Caraïbes ou l’est du Pacifique, tuant au moins 95 personnes, sans jamais fournir de preuve de leur implication dans le trafic de drogues.Le sujet a soulevé de vifs débats à Washington, notamment une opération datant de début septembre au cours de laquelle l’armée a tiré deux salves, la seconde achevant les deux survivants d’un bateau déjà en flammes.

Grève au Louvre: nouvelle AG du personnel, la réouverture du musée en jeu

AG à enjeu au Louvre: les salariés se réunissent mercredi matin pour reconduire ou non la grève qui a empêché le musée d’ouvrir lundi, nouvelle épreuve pour un établissement en crise dont la présidente est réentendue en fin de journée au Sénat sur les failles de sécurité.Dans la tourmente depuis le casse du 19 octobre, le Louvre a gardé ses portes closes lundi après la décision unanime de quelque 400 agents de débrayer contre les problèmes de sous-effectif, la dégradation du bâtiment ou la hausse des tarifs pour les non-Européens.Partagés entre déception et résignation, les touristes, nombreux en cette fin d’année, ont dû rebrousser chemin et vont guetter l’issue de l’assemblée générale prévue mercredi à 09H00, qui doit décider des suites d’un mouvement rare par son ampleur. Le musée parisien est resté clos mardi, son jour de fermeture hebdomadaire.Lundi, une réunion de crise a eu lieu avec les syndicats au ministère de la Culture, en première ligne dans ce dossier, pour répondre à la colère des agents, également nourrie par la succession d’avanies depuis le cambriolage (fermeture d’une galerie, ouvrages anciens endommagés par une fuite…).”Il y a une grande exaspération des agents”, affirme à l’AFP Christian Galani, délégué CGT, syndicat majoritaire au Louvre. “On ne sait pas ce que ça va donner en AG mais ce n’est pas en donnant un petit os que ça va se régler”.Outre l’annulation de la baisse prévue de 5,7 millions d’euros de dotation au Louvre pour 2026, le ministère propose d’ouvrir des recrutements dédiés à l’accueil et la surveillance du musée et une revalorisation indemnitaire que les syndicats voudraient pérenne. Trois réunions ont déjà eu lieu au ministère la semaine dernière, dont l’une avec Rachida Dati, sans parvenir à empêcher la fermeture du musée le plus visité au monde.- Désaveu -Fragilisée encore davantage par ce conflit social, la présidente du Louvre passera, à partir de 16H30, de nouveau sur le gril de la commission de la culture du Sénat, qui cherche à éclairer les failles sécuritaires du musée.Le 22 octobre, trois jours après le vol des huit joyaux de la Couronne, Laurence des Cars avait déjà reconnu un “échec” devant les sénateurs mais défendu son action, en assurant notamment avoir “accéléré l’élaboration” du schéma directeur de sûreté.Depuis, des révélations embarrassantes ont toutefois affaibli la dirigeante, arrivée à la tête du musée fin 2021.Laurence des Cars a dû reconnaître n’avoir eu connaissance d’un audit sécuritaire alarmant de 2019 qu’après le casse et la Cour des comptes a récemment pointé le “report persistant” affectant le schéma directeur de sûreté, dont la mise en œuvre n’a pas encore débuté.La gestion de la sécurité du musée au cours des dernières années a également été étrillée par l’enquête administrative lancée après le cambriolage.Entendu la semaine dernière au Sénat, Noël Corbin, un des responsables de l’enquête, a confessé avoir été “très fortement surpris” de constater qu’un musée comme le Louvre “puisse être aussi fragile”.Sous pression, le Louvre a annoncé début novembre des mesures d’urgence, dont l’installation de dispositifs “anti-intrusion”. Mais, signe de désaveu, la ministre de la Culture a confié à Philippe Jost, en charge du chantier de Notre-Dame, une mission de deux mois pour réorganiser le musée au côté de Mme des Cars.Mardi, l’ancien président du Louvre, destinataire de deux audits sécuritaires alarmants pendant son double mandat (2013-2021), a défendu son action dans ce domaine, lui qui a jusqu’à présent été épargné par la polémique.”Contrairement à ce que j’ai lu, la culture de la prévention contre le vol n’avait pas disparu”, a assuré Jean-Luc Martinez lors d’une audition au Sénat.L’ancien dirigeant a également contesté toute déperdition d’information lors du passage de relais fin 2021 à Laurence des Cars, qui assure pourtant n’avoir eu connaissance de l’existence d’audits cruciaux qu’après le cambriolage. “Il y a eu continuité de service”, a-t-il soutenu.

Wall Street sceptique face à l’emploi américain

La Bourse de New York a terminé en ordre dispersé mardi, ne parvenant pas à tirer de conclusion claire sur l’avenir de la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) après la publication des chiffres de l’emploi américain de novembre.Le Dow Jones a reculé de 0,62%, l’indice Nasdaq a pris 0,23% et l’indice élargi S&P 500 a cédé 0,24%.Selon le département du Travail, le taux de chômage est remonté à 4,6% en novembre, au plus haut depuis quatre ans. En revanche, 64.000 créations d’emplois ont été relevées le mois dernier, soit mieux que ce qu’attendaient les analystes.Le rapport, retardé par la paralysie budgétaire qui a frappé les Etats-Unis au début de l’automne, indique également que l’économie américaine a perdu 105.000 emplois en octobre.”La croissance de l’emploi se maintient, mais des fissures apparaissent”, relève Gina Bolvin, de Bolvin Wealth Management Group. Selon elle, “cette combinaison donne à la Fed plus de liberté pour changer de cap sans paniquer”.Face à ces nouvelles données, “le marché obligataire n’a pratiquement pas réagi”, juge auprès de l’AFP Christopher Low, de FHN Financial.Le rendement de l’emprunt américain à dix ans évoluait autour de 4,15% vers 21H20 GMT contre 4,17% à la clôture la veille. L’échéance à deux ans, plus sensible aux évolutions monétaires, gravitait autour de 3,48% contre 3,50% la veille.”Et les probabilités d’une baisse des taux de la Fed n’ont pas beaucoup changé”, ce qui signifie que “pour que le marché bouge réellement, il faudra que l’inflation soit en baisse jeudi”, ajoute M. Low.Les investisseurs connaîtront l’évolution des prix à la consommation (CPI) jeudi avant l’ouverture.Depuis septembre, la banque centrale américaine a procédé à trois baisses de taux consécutives afin de redonner de l’élan à un marché du travail atone. Mais de plus en plus de responsables de l’institution s’inquiètent du niveau de l’inflation, qui reste nettement au-dessus de la cible à long terme de 2%.Mardi, la séance a aussi été marquée par la reprise de l’intérêt pour les valeurs technologiques, les géants Oracle (+2,02%) et Broadcom (+0,44%) mettant ainsi un terme à leur série de forts reculs.Le pionnier des véhicules électriques Tesla a lui atteint un nouveau record en clôture, avançant de 3,07% à 489,88 dollars l’action. Le constructeur affiche désormais une valorisation supérieure à 1.600 milliards de dollars.Ailleurs à la cote, le groupe pharmaceutique américain Pfizer (-3,41% à 25,53 dollars) a souffert de ses prévisions pour 2026, son chiffre d’affaires devant être amputé par le reflux du Covid-19 et des pertes d’exclusivité sur certains traitements.Les marchés comptaient sur le plan stratégique et les dernières acquisitions du géant américain pour doper ses performances.Les majors pétrolières ont fait grise mine face à l’érosion des prix de l’or noir, dont les cours ont atteint mardi un plus bas depuis février 2021. Exxon Mobil a perdu 2,62% et Chevron 2,04%.En revanche, cette baisse du prix des hydrocarbures a profité aux compagnies aériennes: American Airlines a pris 4,31% et United 4,44%.La plateforme de paiement en ligne PayPal (+0,97% à 61,33 dollars) a été recherchée après avoir annoncé qu’elle voulait lancer sa propre banque pour proposer des prêts à destination des petites entreprises.

La Mairie de Paris lorgne sur le BHV, son patron dans la tourmente

A trois jours d’une échéance cruciale pour le BHV, la mairie de Paris a manifesté mardi son intérêt pour les murs du grand magasin, augmentant la pression sur son patron, empêtré dans la tempête Shein, tout comme “l’incertitude” des salariés sur leur avenir.”Alors que la situation du BHV suscite aujourd’hui de très fortes inquiétudes pour l’emploi et pour l’avenir du centre de Paris, j’ai souhaité que la ville se donne les moyens d’agir préventivement”, a déclaré la maire socialiste Anne Hidalgo lors du Conseil de Paris qui doit adopter un vœu en ce sens.Si le propriétaire du BHV venait à en “quitter les murs”, la ville “étudiera toutes les possibilités afin de se mettre en position d’acquérir le bâtiment pour garantir la pérennité de l’activité commerciale et de l’emploi, tout en permettant le développement d’un programme mixte incluant également du logement social et abordable”, détaille le vœu de l’exécutif.Propriétaire du fonds de commerce du Bazar de l’Hôtel de ville (BHV) depuis 2023, la Société des grands magasins (SGM) souhaite également en racheter les murs auprès du groupe Galeries Lafayette, les deux parties étant liées par une promesse de vente qui arrive à échéance vendredi.Mais le cofondateur de la SGM, Frédéric Merlin, a suscité un tollé en annonçant début octobre l’installation, au sein du BHV, du premier magasin physique de Shein, marque asiatique de mode ultra-éphémère accusée de nombreux maux (concurrence déloyale, pollution…). – “Fonds d’investissement” -La Banque des territoires, une entité de la Caisse des dépôts (CDC), s’est ainsi retirée des négociations entamées en juin avec la SGM pour l’aider à s’offrir le bâtiment, invoquant “une rupture de confiance”.De nombreuses marques (Dior, Sandro, Guerlain, etc.) ont en outre quitté le BHV ces derniers mois, en raison d’une accumulation d’impayés ou par opposition à Shein.De quoi compliquer la tâche de Frédéric Merlin, censé avoir bouclé son tour de table le 19 décembre. “A cette date, l’exclusivité tombe et on se réserve la possibilité d’explorer toutes les options qui s’offrent à nous”, a déclaré à l’AFP une porte-parole des Galeries Lafayette.Refusant de voir son nom associé à Shein, ce groupe a par ailleurs rompu son contrat avec la SGM concernant sept magasins de province – rebaptisés BHV.De son côté, la SGM assure que le projet “avance” et “devrait se concrétiser dans les jours ou semaines à venir”.Auditionné fin novembre à l’Assemblée nationale, M. Merlin avait évoqué des “discussions extrêmement précises” avec des “fonds d’investissement” étrangers non chinois.C’est dans ce contexte que la mairie se tient prête à “rentrer dans le jeu” à partir de vendredi, a expliqué à l’AFP Nicolas Bonnet-Oulaldj, adjoint en charge du commerce.- 300 millions d’euros -Au vu du montant – 300 millions d’euros d’après lui – la ville n’achèterait pas seule mais via par exemple une société d’économie mixte comprenant de l’actionnariat privé, indique M. Bonnet-Oulaldj, qui souhaiterait en faire “une vitrine pour les marques fabriquées à Paris, en France, et les jeunes créateurs”.La construction de logements supposerait une modification du PLU (plan local d’urbanisme), la parcelle étant “classée en grand magasin”.Cette “annonce ajoute encore de l’incertitude sur la pérennité du BHV”, qui emploie directement quelque 750 salariés, a réagi son intersyndicale, demandant “à être reçue dès que possible par la Mairie de Paris”.”Le devenir du BHV est suspendu à la finalisation de l’acquisition des murs” mais aussi “à la continuité de l’exploitation commerciale”, prévient-elle, s’alarmant de la “situation dramatique” de l’enseigne, où les ventes de Shein sont “très loin de compenser le manque à gagner sur le reste du magasin”.L’annonce surprise d’Anne Hidalgo a soulevé des critiques à droite. Aurélien Véron (LR), porte-parole du groupe de Rachida Dati au Conseil de Paris, a taclé un “coup de communication improvisé”, à trois mois des municipales.Récemment, Frédéric Merlin a détaillé ses projets au magazine LSA, dont un nouveau système de paiement à l’adresse des fournisseurs.Mais “personne n’y croit”, raille auprès de l’AFP Guillaume Nusse, PDG de Clairefontaine-Rhodia, parti du BHV en raison d'”impayés et de promesses non tenues”.