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Les tracteurs aux abords de l’Assemblée nationale pour exprimer la “révolte” agricole

Plus de 350 tracteurs ont pris position mardi matin aux abords de l’Assemblée nationale, à Paris, les agriculteurs en colère assurant qu’ils ne bougeraient pas tant que leurs demandes n’auraient pas été “entendues” par le gouvernement.”On demande à être reçus par le Premier ministre, on ne bougera pas d’ici tant qu’on n’aura pas été reçus et entendus” a déclaré à ses troupes Damien Greffin, l’un des vice-présidents du syndicat FNSEA, organisateur avec les Jeunes Agriculteurs (JA) de cette nouvelle mobilisation.Le président de la FNSEA Arnaud Rousseau, venu sur place, a annoncé un rendez-vous “à Matignon”. Celui-ci se tiendra à 14H30 avec le cabinet du Premier ministre, précise-t-on à Matignon.Depuis début décembre, les manifestations d’agriculteurs se multiplient et les annonces du gouvernement vendredi après des défilés de tracteurs de la Coordination rurale puis de la Confédération paysanne dans la capitale n’ont pas suffi à calmer la colère.”On est au bout du bout, ça fait trois ans qu’on ne dégage pas de revenu sur nos exploitations. Les politiques sont incapables de nous donner un cap”, a déclaré mardi devant l’Assemblée nationale Guillaume Moret, 56 ans, venu en tracteur depuis le Val d’Oise et responsable FNSEA en Ile-de-France.Ravivée par la gestion de la dermatose bovine dans le Sud-Ouest, la contestation est nourrie par la signature prévue samedi de l’accord de libre-échange UE-Mercosur et plus largement par un ras-le-bol général d’une profession confrontée directement aux aléas climatiques et économiques.Venu des départements de grande couronne parisienne mais aussi des Hauts-de-France, les tracteurs de la FNSEA se sont installés non loin de l’Assemblée nationale, où le Premier ministre Sébastien Lecornu a décidé de leur permettre de passer la journée, selon une source proche du dossier.”La révolte paysanne reprend”, peut-on lire sur une banderole déployée devant l’Assemblée nationale, où des prises de parole sont en cours en milieu de matinée. En 2024, la FNSEA avait déjà lancé ses tracteurs sur Paris pour demander des revenus, un allègement des normes et des simplifications pour les agriculteurs.- “Retrouver un peu de souffle” -En fin de matinée, les manifestants ont échangé avec la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, qui a annoncé une séance le 11 février consacrée à l’application notamment de la loi Duplomb, réclamée par l’alliance FNSEA-JA.La préfecture de police, qui a autorisé lundi soir le rassemblement, comptait à 10H00 quelque 400 manifestants rassemblés aux abords de l’Assemblée nationale et 353 tracteurs positionnés quai d’Orsay.M. Greffin a pour sa part évoqué “plus de 500 tracteurs et 800 agriculteurs”.La semaine dernière, les contestataires de la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole, avaient eux aussi fait entrer leurs tracteurs venus de toute la France dans Paris, bravant des interdictions de convois de tracteurs et de manifestations non déclarées à proximité des lieux de pouvoir parisiens. Le gouvernement avait assumé de n’avoir pas dispersé le rassemblement devant l’Assemblée.Mardi, un premier convoi d’une quinzaine de tracteurs FNSEA/JA venus des Yvelines est entré dans Paris peu avant 06H00. Vite rejoints par des dizaines d’autres, ils ont descendu les Champs-Elysées en klaxonnant. Certains, équipés de remorques, ont prévu matelas et duvets.La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a promis mardi d'”accélérer”, dans un message posté sur X.”Les agriculteurs veulent que cela accélère. Nous allons accélérer. Avec le Premier ministre et le gouvernement, nous poursuivons le travail d’élaboration de propositions concrètes”, a-t-elle déclaré, sans plus de précisions.La FNSEA demande “une loi spéciale” pour aborder “la prédation du loup, les moyens de production et le sujet de l’eau”.Le gouvernement a annoncé vendredi un paquet de “300 millions d’euros”, largement dépendant du vote du budget, ainsi qu’une augmentation du nombre de loups qu’il est possible de tuer et des mesures pour “débloquer” des projets destinés à irriguer les cultures.La FNSEA veut également “un moratoire sur l’ensemble des sujets eau” et la “suspension de la dernière version de la directive nitrates”, qui établit notamment les plans d’épandages d’engrais.À quelques jours de la signature de l’accord UE-Mercosur, samedi au Paraguay, les agriculteurs ont aussi multiplié leurs opérations ailleurs en France, notamment au péage de Fresnes-lès-Montauban (Pas-de-Calais) sur l’A1, ou au Havre. Sur l’A64 près de Toulouse, les manifestants ont accepté de lever le barrage.Pour ses détracteurs, le traité commercial va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés – bœuf, sucre, volailles – moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.bur-sb-meh-sm-cho-alh/ved/eb

La SNCF conclut mardi ses négociations annuelles sur les salaires

Le trafic ferroviaire était quasi-normal à la SNCF mardi, malgré l’appel à la grève national lancé par deux syndicats le jour où doivent aboutir les négociations annuelles sur les salaires au sein du groupe ferroviaire national.Le “trafic TGV et Intercités est normal ce mardi” a indiqué SNCF Voyageurs, mais le trafic est perturbé localement sur le réseau des trains régionaux, notamment en Ile-de-France (lignes D, R et E) et en Occitanie.Ce mouvement social intervient dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) qui s’achèvent mardi. Les deux syndicats qui appellent à la grève, CGT et Sud-Rail, comptent ainsi soutenir leurs revendications. Malgré le versement d’une prime anticipée en décembre par la direction, la CGT-Cheminots, premier syndicat du groupe, et Sud-Rail, troisième organisation, estiment que le compte n’y est pas.Dans un tract publié jeudi, la CGT réclame une hausse des salaires et des pensions de 12% ainsi que la mise en place d’un treizième mois pour tous les cheminots et d’une grille unique des salaires quel que soit leur statut. Elle dénonce également les recrutements insuffisants et la dégradation des conditions de travail en appelant à la mobilisation.Pour Sud-Rail, “l’évolution du métier, marquée par l’augmentation constante des missions et une polyvalence imposée, doit obliger la direction à revaloriser immédiatement les salaires” de 400 euros pour tous les salariés et à augmenter les primes.”L’entreprise ferroviaire SNCF est la plus rentable d’Europe en ce moment: quand est-ce que le pouvoir d’achat des cheminots va monter s’il se contente de stagner quand tout va bien?”, s’est interrogé Fabien Villedieu, secrétaire fédéral de Sud-Rail auprès de l’AFP. – Garder les salariés -Les résultats financiers 2025 de la SNCF seront connus fin février. Au premier semestre, elle a multiplié par six son bénéfice net, à 950 millions d’euros, portée notamment par la hausse du trafic sur les rails et l’engouement des voyageurs pour le train depuis le Covid.La direction n’a pas divulgué la proposition de hausse salariale qui sera faite mardi aux syndicats lors d’une table ronde.Mais elle fait valoir que les cheminots ont bénéficié en moyenne d’une hausse de rémunération des personnels présents de 16,4% sur les quatre dernières années, pour une inflation cumulée de 8,1% sur la période. Et 100% d’entre eux ont eu plus de 10%, précise la direction qui compte porter son attention sur les bas salaires, dont “aucun n’est inférieur au Smic + 10%”, c’est-à-dire 1.594 euros net actuellement.Depuis son arrivée à la tête de la SNCF début novembre, l’ancien premier ministre Jean Castex a reçu toutes les organisations syndicales afin d’échanger sur la façon dont le groupe compte accompagner la transition, voire la mutation, à laquelle il est confronté dans les prochaines années, avec l’ouverture à la concurrence sur ses rails.Charge de travail, santé mentale, formation, égalité hommes-femmes, la SNCF a lancé des ateliers et des travaux sur plusieurs sujets pour tenter de maintenir son attractivité et fidéliser ses salariés.Certains – à la maintenance par exemple-  pourraient être tentés de partir chez des constructeurs comme Alstom ou Airbus à Toulouse. Les cheminots employés pour faire rouler les trains – conducteurs, chefs de bord ou contrôleurs – pourraient être tentés par les sociétés de transport concurrentes qui arrivent sur les rails français comme Trenitalia.Car depuis une réforme en 2020, la SNCF ne recrute plus de personnel “au statut” garantissant un emploi à vie. Les cheminots statutaires représentent encore deux tiers des personnels. Les autres sont des contractuels en contrat à durée indéterminée (CDI). Ils devraient représenter 50% des effectifs d’ici la fin de la décennie, selon les projections de la direction qui estime qu’elle doit “repenser complètement sa politique d’attractivité” pour garder ses salariés.

Les dirigeants de grandes banques centrales expriment leur “solidarité” avec le président de la Fed

Les dirigeants de grandes banques centrales, parmi lesquels la Banque centrale européenne, ou celles du Canada, d’Angleterre et du Brésil, ont apporté mardi leur soutien au patron de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, visé par une procédure du ministère américain de la Justice. “Nous exprimons notre pleine solidarité” avec la Fed et son président, affirment les onze signataires dans un communiqué commun, défendant “l’indépendance des banques centrales”, alors que l’institution américaine fait face depuis des mois aux pressions répétées de l’administration Trump pour qu’elle abaisse davantage ses taux directeurs.”Le président Powell a exercé ses fonctions avec intégrité, fidèle à son mandat et avec un engagement indéfectible envers l’intérêt public. Il est pour nous un collègue respecté, tenu en haute estime par tous ceux qui ont travaillé avec lui”, ont-ils déclaré.Ont également signé les banquiers centraux de Suède, du Danemark, de la Suisse, de l’Australie et de la Corée du Sud, ainsi que deux dirigeants de la Banque des Règlements Internationaux (BRI), parmi lesquels le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. Le Japon fait partie des absents.- “Sans précédent” -Ce soutien fait suite à celui lundi des anciens chefs de la Fed, qui avaient dénoncé une instrumentalisation de la justice destinée à “saper l’indépendance” de l’institution.M. Powell avait annoncé dimanche soir dans une inhabituelle déclaration vidéo que le ministère de la Justice avait lancé une enquête pouvant conduire à des poursuites pénales à son encontre.Il estime que la procédure, “sans précédent”, est fondée sur un “prétexte”, parce que son institution n’a pas conduit sa politique monétaire dans le sens voulu par le président Trump.Son annonce a suscité une vague de soutiens aux Etats-Unis. Certains parlementaires républicains, jusqu’ici peu rétifs aux initiatives de la Maison Blanche, ont même publiquement exprimé leur désapprobation.- Invectives -Selon ce qu’a rapporté M. Powell, la procédure lancée par le ministère de la Justice concerne son audition devant le Congrès en juin, lors de laquelle il lui a été demandé de s’expliquer sur le dérapage de la facture des travaux de rénovation du siège de la Fed à Washington.Interrogé sur le sujet dimanche soir, M. Trump a affirmé qu’il n’était pas au courant, tout en renouvelant ses critiques à l’égard du patron de l’institution monétaire.Depuis l’arrivée du républicain à la Maison Blanche, celui-ci n’a cessé d’invectiver M. Powell par réseaux sociaux et caméras interposés, malgré le fait que la Fed ait pourtant baissé ses taux d’intérêts à trois reprises l’année dernière.Donald Trump a aussi tenté de révoquer une autre responsable de la Fed, Lisa Cook — l’affaire doit arriver ce mois-ci devant la Cour suprême.Le président américain peut annoncer à tout moment le nom de la personne qu’il veut voir prendre la suite de Jerome Powell, dont le mandat de président prend fin en mai.

Grèce: des équipements obsolètes en cause après une panne majeure à l’aéroport d’Athènes

L’espace aérien grec fermé plusieurs heures, des avions détournés vers des pays voisins, des vols annulés: l’incident “sans précédent” qui a touché l’aéroport international d’Athènes le 4 janvier a mis en lumière l’obsolescence des systèmes de communication.Selon l’autorité grecque de l’aviation civile (YPA), le dysfonctionnement technique “sans précédent” a débuté dimanche 4 janvier au matin lorsque de multiples fréquences desservant l’espace aérien d’Athènes ont été couvertes par des interférences continues. Les émetteurs ont commencé à envoyer des “émissions de signal involontaires”, selon la YPA, provoquant des bruits parasites continus. A l’aéroport international Eleftherios Venizelos d’Athènes, qui bat des records annuels de fréquentation en raison du boom du tourisme en Grèce, des milliers de passagers ont vu leur vol annulé ou retardé en cette période chargée du Nouvel an et de l’Epiphanie.Tous les aéroports du pays ont été touchés.”Des centaines de vols ont été directement affectés: ceux en contact avec le contrôle aérien (d’Athènes) ou en vol et qui ont modifié leur trajectoire”, a expliqué à l’AFP Foivos Kaperonis, membre du conseil de l’Association grecque des contrôleurs aériens (EEEK).”Les contrôleurs aériens pouvaient voir les appareils sur l’écran radar mais ils ne pouvaient ni entendre les pilotes, ni leur parler”, a-t-il souligné. – “Pas de danger” -Après cette panne qui fait suite à un premier incident le 19 août, au pic de la saison touristique, les autorités grecques se sont voulues rassurantes. Le ministre des Infrastructures et des Transports, Christos Dimas, a insisté sur le fait qu’il n’y avait “pas de danger quant à la sécurité des vols”.Le porte-parole du gouvernement, Pavlos Marinakis, a également assuré n’avoir “pas la moindre indication” concernant une éventuelle cyberattaque. L’Aviation civile a exclu un sabotage intentionnel.Une enquête a néanmoins été diligentée en urgence. Ses conclusions sont attendues cette semaine.”Nous avons une image exacte de ce qui s’est passé mais ce que nous ne savons pas encore, c’est comment cela s’est produit”, a précisé Michael Bletsas, directeur de l’autorité grecque de cybersécurité, sur la chaîne publique ERT.Cette défaillance soulève toutefois des questions quant à la vétusté des installations.”Si deux avions avaient été sur une même trajectoire de collision, les contrôleurs n’auraient pas été en mesure de leur donner des instructions”, a expliqué M. Kaperonis.Or “c’est dans la tour de contrôle que toute la sécurité des vols s’organise et est garantie”, a souligné auprès de l’AFP Bertrand Vilmer, un expert aéronautique et consultant au cabinet Icare aéronautique.Le ministre adjoint des Transports, Konstantinos Kyranakis, a reconnu, contrit, que les systèmes de communication de l’aéroport auraient dû être modernisés “il y a des décennies”. Le système radar de l’aéroport d’Athènes a été installé… en 1999.”Ce sont des systèmes dont nous savons qu’ils sont obsolètes”, a-t-il lâché sur la chaîne Action24.- Modernisation -La Commission européenne a d’ailleurs saisi la Cour de justice de l’Union européenne, reprochant à la Grèce de ne pas avoir mis en place, depuis 2020, les mesures nécessaires visant à concevoir des procédures de navigation fondée sur la performance (PBN).Un programme de modernisation des infrastructures de plus de 300 millions d’euros doit être achevé d’ici 2029 avec l’installation d’émetteurs numériques. Jusqu’ici, les systèmes de communication sont encore en grande partie analogiques. “Ce sont des systèmes robustes mais sur lesquels il n’y a plus de maintenance” vraiment possible car ils sont anciens, détaille Bertrand Vilmer.Vent debout, les contrôleurs aériens ont rappelé qu’ils dénonçaient depuis des années des “systèmes de communication obsolètes, vulnérables et insuffisamment entretenus, qui ont à plusieurs reprises présenté de graves problèmes”, selon l’EEEKE.Ils exigent leur remplacement par des équipements “conformes aux exigences des règlements européens”. L’Union des ingénieurs de l’enseignement supérieur dans la fonction publique (EMDYDAS) a quant à elle pointé “des pressions pour accroître la capacité et la cadence du trafic aérien notamment durant la saison estivale” quand des millions de vacanciers transitent par les aéroports grecs.Les contrôleurs aériens ont également décidé de ne plus effectuer d’heures supplémentaires cet été ce qui “entraînera une augmentation spectaculaire des retards”, assure l’EEEKE, alors qu’ils doivent disposer de “conditions de travail exceptionnelles” en raison de la difficulté de leur tâche, rappelle M. Vilmer. L’émoi a été d’autant plus retentissant en Grèce que ce sont précisément les retards pris dans la modernisation des systèmes de signalisation des chemins de fer qui ont été à l’origine en février 2023 de la pire catastrophe ferroviaire de l’histoire du pays, tuant 57 personnes.L’aéroport d’Athènes a enregistré près de 34 millions de passagers l’an dernier.

La Bourse de Paris en timide baisse face aux pressions contre la Fed

La Bourse de Paris évolue en timide baisse mardi, la prudence restant de mise pour les investisseurs face aux craintes autour de l’indépendance de la Réserve fédérale américaine (Fed) avec les menaces judiciaires contre l’institution et son président.Vers 09H30 heure de Paris, l’indice vedette CAC 40 s’affichait en baisse de 0,21%, soit une perte de 17,18 points, pour s’établir à 8.341,58 points. La veille, le CAC 40 est resté stable (-0,04%), clôturant à 8.358,76 points.Les investisseurs restent prudents après l’annonce du président de la Fed Jerome Powell que l’institution, qui subit les coups de pression de Donald Trump depuis plusieurs mois pour adopter une politique monétaire plus souple, était visée par une procédure du ministère de la Justice, pouvant aboutir à des poursuites pénales à son encontre.En rendant publique cette procédure, M. Powell a déclenché une foule de marques de soutien, tempérant la réaction des marchés.Pour Jim Reid, économiste à la Deutsche Bank, les marchés boursiers résistent surtout en raison de “l’opposition de plusieurs sénateurs républicains à l’initiative de Trump, ce qui soulève des doutes quant au succès de toute tentative visant à affaiblir l’indépendance de la Fed.””Les enjeux sont trop élevés pour fermer les yeux: si la Réserve fédérale perd son indépendance, la stabilité de nos marchés et de l’économie dans son ensemble en souffrira”, a écrit la sénatrice de l’Alaska Lisa Murkowski sur X. Comme son collègue Tom Tillis, elle prévient qu’elle n’adoubera aucun candidat de Donald Trump à un poste au sommet de la Fed tant que cette affaire perdurera.”Les tentatives de Donald Trump pour forcer la Fed à adopter une posture plus accommodante sont jusqu’à présent restées sans effet”, rappelle également Derren Nathan, responsable de la recherche actions de Hargreaves Lansdown.Par ailleurs, “les acteurs du marché attendent (…) avec impatience le début officiel de la saison des résultats avec les données de JP Morgan et Delta Airlines” aux Etats-Unis, note Andreas Lipkow, analyste indépendant.Les investisseurs devraient aussi prêter attention plus tard dans la journée à la publication de l’indice des prix à la consommation (CPI) pour le mois de décembre aux Etats-Unis.Airbus le vent en poupeL’avionneur européen a déclaré lundi avoir livré 793 avions commerciaux en 2025, en hausse de 4% sur un an, mais reste nettement en deçà de son niveau de 2019, année de référence avant la crise du Covid-19, tandis que l’écart se resserre avec son principal concurrent, l’américain Boeing.Vers 09H30 heure de Paris, l’action Airbus prenait 0,62% à 217,50 euros.

Les tracteurs de retour à Paris pour exprimer la “révolte” agricole

Environ 350 tracteurs sont entrés mardi matin dans Paris pour une nouvelle journée de mobilisation, cette fois-ci aux couleurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs, afin d’exiger des “actes concrets et immédiats” du gouvernement qui peine à faire face à la colère agricole.Depuis début décembre, les manifestations d’agriculteurs se multiplient et les annonces du gouvernement vendredi après des défilés de tracteurs de la Coordination rurale puis de la Confédération paysanne dans la capitale n’ont pas suffi à calmer la colère.”On est au bout du bout, ça fait trois ans qu’on ne dégage pas de revenu sur nos exploitations. Les politiques sont incapables de nous donner un cap”, a déclaré mardi devant l’Assemblée nationale Guillaume Moret, 56 ans, venu en tracteur depuis le Val d’Oise et responsable FNSEA en Ile-de-France.Ravivée par la gestion de la dermatose bovine dans le Sud-Ouest, la contestation est nourrie par la signature prévue samedi de l’accord de libre-échange UE-Mercosur et plus largement par un ras-le-bol général d’une profession confrontée directement aux aléas climatiques et économiques.Venu des départements de grande couronne parisienne mais aussi des Hauts-de-France, les tracteurs de la FNSEA se sont installés non loin de l’Assemblée nationale, où le Premier ministre Sébastien Lecornu a décidé de leur permettre de passer la journée, selon une source proche du dossier.”La révolte paysanne reprend”, peut-on lire sur une banderole déployée devant l’Assemblée nationale, où des prises de parole sont en cours en milieu de matinée avant une distribution de galette des rois. En 2024, la FNSEA avait déjà lancé ses tracteurs sur Paris pour demander des revenus, un allègement des normes et des simplifications pour les agriculteurs.- “Retrouver un peu de souffle” -La préfecture de police, qui a autorisé lundi soir le rassemblement, a recensé 350 tracteurs, tandis que la FNSEA en attend jusqu’à 500 mardi, a déclaré à l’AFP Damien Greffin, vice-président de la FNSEA qui, alliée aux Jeunes Agriculteurs, domine le syndicalisme agricole.La semaine dernière, les contestataires de la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole, avaient eux aussi fait entrer leurs tracteurs venus de toute la France dans Paris, bravant des interdictions de convois de tracteurs et de manifestations non déclarées à proximité des lieux de pouvoir parisiens. Le gouvernement avait assumé de n’avoir pas dispersé le rassemblement devant l’Assemblée.Mardi, un premier convoi d’une quinzaine de tracteurs FNSEA/JA venus des Yvelines est entré dans Paris peu avant 06H00. Vite rejoints par des dizaines d’autres, ils ont descendu les Champs-Elysées en klaxonnant.”On ne partira pas sans des mesures qui nous permettent de retrouver un peu de souffle”, a déclaré Guillaume Moret. Certains, équipés de remorques, ont prévu matelas et duvets.La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a assuré sur TF1 que les annonces déjà faites aux agriculteurs ne valaient “pas solde de tout compte”, citant notamment l’eau et l’adaptation au changement climatique, et que “le dialogue” continuait.La FNSEA demande “une loi spéciale” pour aborder “la prédation du loup, les moyens de production et le sujet de l’eau”, explique son vice-président Damien Greffin.Le gouvernement a annoncé vendredi un paquet de “300 millions d’euros”, largement dépendant du vote du budget, ainsi qu’une augmentation du nombre de loups qu’il est possible de tuer et des mesures pour “débloquer” des projets destinés à irriguer les cultures.La FNSEA veut également “un moratoire sur l’ensemble des sujets eau” et la “suspension de la dernière version de la directive nitrates”, qui établit notamment les plans d’épandages d’engrais, poursuit M. Greffin.- Barrages filtrants -À quelques jours de la signature de l’accord UE-Mercosur, samedi au Paraguay, les agriculteurs ont aussi multiplié leurs opérations de protestation ailleurs en France, sur des routes ou dans des port pour des contrôles sauvages de marchandises.Au Havre, ils ont découvert “des produits qui n’ont pas les mêmes normes de production” que les nôtres, avait déploré auprès de l’AFP Justin Lemaître, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs en Seine-Maritime.Pour ses détracteurs, le traité commercial va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés – bœuf, sucre, volailles – moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.A l’autre bout de la France, le barrage agricole sur l’A64 près de Toulouse était lui en cours de démantèlement par les forces de l’ordre mardi. “Nous sommes encerclés par les gendarmes”, a déclaré par téléphone à l’AFP Jérôme Bayle, porte-voix des “Ultras de l’A64” qui tiennent ce barrage depuis le 12 décembre.

Les Bourses européennes ouvrent à plat face aux menaces contre la Fed

Les Bourses européennes ont ouvert à plat mardi sur fond d’inquiétudes quant à l’indépendance de la banque centrale américaine (Fed), après les menaces judiciaires visant l’institution monétaire et son président.Dans les premiers échanges, la Bourse de Paris cédait 0,26% quand Francfort (-0,03%), Londres (+0,02%) et Milan (-0,01%) restaient à l’équilibre.

A l’Assemblée, le retour périlleux du budget… en attendant le 49.3 ?

Faute d’accord trouvé en fin d’année, le projet de budget de l’Etat revient mardi dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, sans majorité en vue et avec, en toile de fond, un recours au 49.3 qui paraît de plus en plus difficile à éviter.Un moment décisif pour le Premier ministre Sébastien Lecornu, de nouveau sous la menace d’être censuré, et qui joue sa crédibilité.”Rien n’est exclu”, a répété mardi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur TF1 à propos du recours au 49.3 ou même aux ordonnances, ces textes édictés par le gouvernement sans l’aval du Parlement. “Mais personne ne pourra faire l’économie du compromis, quelle que soit la procédure législative que vous utilisez, vous devez vous mettre d’accord sur le fond du budget”, a-t-elle insisté.La loi spéciale, votée dans l’urgence fin décembre, a assuré la continuité des actions de l’Etat et des administrations, mais ne permet que de pallier temporairement l’absence de véritable texte budgétaire. Dans une séquence budgétaire à rallonge, le gouvernement veut aller vite, il assure même qu’il y aura un budget “fin janvier”. Son objectif: ramener le déficit sous la barre des 5% en 2026, contre 5,4% en 2025.En fin d’après-midi mardi, les députés entameront donc une nouvelle lecture du projet de loi de Finances, en présence du Premier ministre.Les députés, qui avaient rejeté à la quasi-unanimité le texte en première lecture, repartiront de la version du Sénat et commenceront par examiner en priorité les articles relatifs aux collectivités.Les économies à demander aux collectivités territoriales, largement réduites par le Sénat par rapport à la proposition initiale du gouvernement, “font partie des quelques points bloquants”, selon Mme Bregeon. Autre point bloquant, les mesures fiscales, au cœur des tensions entre la droite et les socialistes. Celles-ci seront de facto débattues plus tard, comme la surtaxe sur les bénéfices des entreprises que les socialistes veulent porter à huit milliards d’euros.”A J-1 de l’examen, nous sommes encore loin d’un compromis. La droite républicaine reste accrochée à ses positions”, soulignait lundi à l’AFP la négociatrice PS Estelle Mercier, à l’issue d’une réunion organisée par Bercy entre forces politiques, de LR aux socialistes, pour trouver des “convergences”.- Fébrilité -L’exécutif continue d’afficher sa volonté d’aboutir à un accord pour faire voter le budget, alors même qu’un tel scénario semble impossible, les écologistes et les communistes ayant martelé leur opposition. Ainsi le recours à l’article 49.3 de la Constitution semble quasi inéluctable pour doter la France d’un budget.Plusieurs responsables, à l’image de l’ancien président socialiste François Hollande ou de l’ex‑Premier ministre LR Michel Barnier, pressent le gouvernement d’abréger les débats en recourant rapidement à cet outil qui lui permet de faire adopter un texte sans vote mais l’expose à une motion de censure.Pour Sébastien Lecornu, c’est en effet prendre le risque d’être renversé. Mais aussi de se dédire puisqu’il s’était engagé à ne pas utiliser ce 49.3 en échange de la clémence des socialistes.”Les étapes qui viennent seront importantes sur sa popularité, sur l’image qu’il renvoie”, affirme à l’AFP une ministre.Signe de fébrilité ? L’exécutif a agité vendredi la menace d’une nouvelle dissolution en cas de censure du gouvernement, faisant savoir qu’il se préparait à des législatives anticipées en même temps que les municipales en mars.Sebastien Lecornu a peu à craindre de deux motions de censure du Rassemblement national et de La France insoumise, sur la question de l’accord de libre-échange Mercosur, depuis que les socialistes ont affiché leur intention de ne pas voter ces motions qui devraient être examinées mercredi.- Faire trainer -L’inquiétude est autre sur le budget. Le rejet du texte la semaine dernière en commission a encore renforcé les interrogations.Faut‑il laisser les débats se dérouler ou écourter sans tarder ? L’exécutif semble, pour l’heure, privilégier la première option.Selon une ministre, le gouvernement choisira son moment pour actionner le 49.3 en fonction du “climat” ambiant, alors que la colère agricole persiste et que de nouveaux tracteurs sont attendus mardi matin à Paris.Sébastien Lecornu “veut traîner le plus longtemps possible”, confie à l’AFP l’un de ses proches. Recourir au 49.3 serait un “échec” pour lui, et “s’il l’utilise, c’est qu’il est allé jusqu’au bout ”.Un jeu délicat s’est instauré entre Sébastien Lecornu et le premier secrétaire du PS Olivier Faure qui a de nouveau refusé dimanche d’appeler explicitement à son utilisation.Pour les socialistes, la question centrale demeure la version du texte que l’exécutif mettra sur la table, pour appuyer ou non sur le bouton censure.

Les tracteurs de retour à Paris pour exprimer la colère agricole

Environ 350 tracteurs sont entrés dans Paris pour une nouvelle journée de mobilisation agricole, cette fois-ci aux couleurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs, afin d’exiger des “actes concrets et immédiats” du gouvernement qui peine à faire face à la colère agricole.Peu après 8H00, quelque 250 tracteurs tracteurs étaient arrivés au Quai d’Orsay, non loin de l’Assemblée nationale, sur les 350 recensés par les forces de l’ordre comme participant à la mobilisation, selon un point de la préfecture de police.Ces tracteurs arrivent du Nord, de l’Eure-et-Loir, du Loiret et des départements de la grande couronne parisienne et sont escortés par la police, jusqu’au quai d’Orsay où se trouve leur point de rassemblement.A 7H30, une file ininterrompue de tracteurs s’étirait depuis l’Assemblée nationale, devant laquelle a été déployée une banderole “La révolte paysanne reprend”, a constaté une journaliste de l’AFP.Un premier convoi d’une quinzaine de tracteurs arborant des drapeaux de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs et issus des Yvelines était entré dans Paris peu avant 06H00. Vite rejoints par des dizaines d’autres véhicules, ils ont remonté l’avenue Foch et les Champs-Elysées en klaxonnant abondamment, escortés par des camions de CRS.”Pas de pays sans paysan”, “pas de paysan => pas d’alimentation”, indiquait un panneau accroché à l’un des tracteurs. Certains agriculteurs, équipés de remorques, ont même prévu matelas et duvets pour prolonger la journée de mobilisation.”Si on veut garder la souveraineté alimentaire, qu’on nous laisse exercer notre métier”, dit à l’AFP Fabrice Moulin, 52 ans, qui cultive des céréales dans l’Eure, à proximité des Yvelines. “On n’est pas pour l’anarchie mais trop de règles tue les règles. Aujourd’hui, on ne vit plus de notre activité”, ajoute-t-il, évoquant le chapelet de mauvaises nouvelles pour l’agriculture : crise sanitaire liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), l’accroissement du coût des engrais, l’accord UE-Mercosur en passe d’être signé. Pour Baptiste Zado, qui exploite une ferme en polyculture et élevage avec son père dans les Yvelines, en région parisienne, “on a besoin qu’on nous sécurise le marché français. L’élevage français doit passer avant l’élevage brésilien”. “On ne peut plus se serrer la ceinture”, affirme ce membre des Jeunes Agriculteurs.L’action a lieu à l’initiative de la FRSEA Grand bassin parisien, une entité englobant l’Ile-de-France et des départements de régions voisines, qui réclame des actes pour défendre la souveraineté alimentaire. Des actions coup de poing ont déjà eu lieu de la part de la Coordination rurale et de la Confédération paysanne.A l’autre bout de la France, le barrage agricole sur l’A64 près de Toulouse était lui en cours de démantèlement par les forces de l’ordre mardi, un mois après avoir été érigé, a-t-on appris de sources concordantes. “Nous sommes encerclés par les gendarmes”, a déclaré par téléphone à l’AFP Jérôme Bayle, porte-voix des “Ultras de l’A64” qui tiennent ce barrage depuis le 12 décembre. Les journalistes sont maintenus à l’écart.- “Colère légitime” -À quelques jours de la signature de l’accord UE-Mercosur, samedi au Paraguay, les agriculteurs ont multiplié leurs opérations de protestation, comme au Havre, premier port français de commerce, où des filtrages ont été mis en place, sans bloquer l’activité, toutefois: depuis ce weekend, des agriculteurs “contrôlent” les camions frigorifiques et vérifient la provenance des produits.Ils ont découvert “des produits qui n’ont pas les mêmes normes de production” que les nôtres, avait déploré auprès de l’AFP Justin Lemaître, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs en Seine-Maritime, réclamant “que l’importation respecte nos standards de production”.Pour les détracteurs du traité commercial avec les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), cet accord va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.Les ports de Bayonne, La Rochelle, ont également été le théâtre de blocages de la part de divers syndicats agricoles, lesquels ont mobilisé devant les préfectures ou sur les routes à Metz, Pau, Périgueux, Poitiers, Dax et Limoges.Cette nouvelle mobilisation, débutée en décembre dans le Doubs puis en Ariège en opposition à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) bovine, s’était musclée la semaine dernière avec l’entrée de tracteurs dans Paris.”La colère des agriculteurs est profonde et leurs revendications sont légitimes, et nous les entendons au plus haut niveau du gouvernement”, a répondu lundi matin sur BFMTV la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, après avoir annoncé vendredi des mesures en faveur des céréaliers, des viticulteurs ou encore des éleveurs, sans calmer la mobilisation.bur-ngu-sb-meh-sm/ak/apz/

Aux Etats-Unis, une fronde se lève pour préserver la Fed face à Trump

Des personnalités américaines de tous bords ont défendu lundi avec force l’indépendance de la banque centrale des Etats-Unis, selon elles menacées par une tentative de déstabilisation inédite du gouvernement Trump.En rendant publique dimanche soir une procédure lancée à son encontre par le ministère américain de la Justice, le président de la Réserve fédérale (Fed) Jerome Powell a déclenché une foule de marques de soutien.Ses prédécesseurs à la Fed ont dénoncé une instrumentalisation de la justice “sans précédent” visant à “saper l’indépendance” de l’institution monétaire. Une telle démarche “n’a pas sa place aux Etats-Unis”, ont affirmé dans un communiqué Alan Greenspan, Ben Bernanke et Janet Yellen, associés à d’autres personnalités économiques de premier plan.”L’histoire nous montre que quand des tentatives indues de peser sur la politique monétaire parviennent à leurs fins, cela conduit souvent à des résultats très regrettables, notamment une instabilité économique et une inflation élevée”, a déclaré de son côté un haut responsable actuel de la banque centrale, le président de la Fed de New York John Williams, lors d’un événement organisé dans sa ville.  Quant au gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, il a qualifié Jerome Powell de “modèle d’intégrité”.- Des républicains se rebiffent -Des parlementaires républicains ont aussi manifesté leur désapprobation, alors que le parti présidentiel a jusqu’ici peu résisté aux initiatives de la Maison Blanche.”Les enjeux sont trop élevés pour fermer les yeux: si la Réserve fédérale perd son indépendance, la stabilité de nos marchés et de l’économie dans son ensemble en souffrira”, a écrit sur X la sénatrice de l’Alaska Lisa Murkowski.Comme son collègue Thom Tillis, elle a prévenu qu’elle n’adouberait aucun candidat de Donald Trump à un poste au sommet de la Fed tant que cette affaire perdurera.Le chef d’Etat peut annoncer à tout moment le nom de la personne qu’il veut voir prendre la suite de Jerome Powell, dont le mandat de président prend fin en mai.Donald Trump a lui-même présenté son conseiller économique Kevin Hassett comme favori mais il ménage un certain suspens.Il veut une “colombe” décomplexée à la tête de la Fed, soit, dans le jargon de banque centrale, une personne fermement décidée à réduire les taux d’intérêt, peu regardante sur le niveau de l’inflation. – “Prétexte” -C’est par une déclaration solennelle filmée que le très pondéré Jerome Powell a annoncé dimanche soir que le ministère de la Justice avait lancé une enquête pouvant conduire à des poursuites pénales à son encontre.Il a affirmé sans détour que la procédure était fondée sur un “prétexte”, l’important coût des travaux de rénovation du siège de la Fed à Washington, qui cache selon lui la raison véritable: l’institution n’a pas fourni à Donald Trump les baisses de taux d’intérêt qu’il attendait.Ce nouveau rebondissement a surpris les investisseurs, qui apprécient généralement les baisses de taux directeurs mais sont aussi attachés à l’indépendance de la Fed, garde-fou contre l’inflation.Après une ouverture dans le rouge, la Bourse de New York a toutefois renversé la vapeur et terminé en hausse.”Les marchés se disent que cette enquête aura peu, voire pas d’impact sur l’indépendance de la Fed” au bout du compte, selon Bernard Yaros, d’Oxford Economics. Outre Jerome Powell, Donald Trump a tenté de révoquer une autre responsable de la Fed, Lisa Cook. L’affaire arrive ce mois-ci devant la Cour suprême.