Test

Trump rend l’environnement économique encore plus “incertain” que le Covid, selon la BCE

Les offensives politiques de Donald Trump sont synonymes d’encore plus “d’incertitudes” qu’à l’époque de la pandémie de Covid-19 pour l’environnement économique mondial, estime le vice-président de la Banque centrale européenne (BCE) dans un entretien dimanche au Sunday Times.Dans ses projections de l’inflation, la BCE doit “prendre en compte l’incertitude de l’environnement actuel, qui est encore plus élevée qu’elle ne l’était pendant la pandémie”, dit Luis de Guindos.La perspective de droits de douane imposés par les États-Unis, et les répliques de leurs partenaires commerciaux, provoquent “beaucoup d’incertitudes” et rend “la situation actuelle très volatile”, ajoute le numéro deux de Christine Lagarde.”On dirait que chaque jour, une nouvelle taxe est imposée, ou qu’une taxe annoncée est retirée”, résume l’ex-ministre espagnol de l’Economie.Depuis son retour au pouvoir en janvier, le président américain a lancé toute une série d’offensives commerciales contre ses alliés comme ses concurrents, affirmant que les Etats-Unis étaient injustement traités dans les échanges internationaux.”Une guerre commerciale serait une situation perdante-perdante pour tout le monde” car elle pénaliserait la croissance via l’augmentation des prix, souligne Luis de Guindos.Outre les droits de douane, “la dérégulation” financière voulue par l’administration Trump est une autre “source d’incertitude”, tout comme la réduction des impôts sur les bénéfices des entreprises, qui “pourrait affecter les flux de capitaux à travers l’Atlantique”, estime-t-il.Face à la remise en cause de l’engagement militaire, le plan de réarmement de la Commission européenne, qui vise une augmentation des dépenses des Etats membres à hauteur de 1,5% du PIB, est “certainement une décision dans la bonne direction”, mais l’absence de “détails” empêche pour l’heure “une évaluation précise de son impact sur l’économie”, souligne Luis de Guindos.Malgré le contexte d'”incertitudes”, “le processus de désinflation est sur la bonne voie”, assure-t-il, confiant dans la perspective que l’inflation “convergera de manière durable” vers l’objectif de 2% “d’ici la fin de cette année ou le début de l’année prochaine”.L’institut définit la stabilité des prix à ce niveau, qui renforce la confiance des ménages et entreprises pour consommer et investir.

Le géant chinois Baidu lance deux modèles d’IA gratuits pour concurrencer DeepSeek

Le géant chinois de l’internet Baidu a mis en ligne dimanche deux nouveaux modèles d’intelligence artificielle générative gratuits, intégrés à son robot conversationnel Ernie Bot, alors que le secteur fait l’objet d’une concurrence féroce.Cette annonce intervient deux mois après que la start-up chinoise DeepSeek a bouleversé le monde de la tech avec son puissant robot conversationnel développé à bas coûts et fonctionnant avec moins de ressources.Dimanche, Baidu a annoncé dans un message sur le réseau social WeChat avoir lancé son dernier modèle d’IA, X1,  qui, selon l’entreprise, offre des performances similaires à celles de DeepSeek mais à un coût inférieur, ainsi qu’un nouveau modèle de base, Ernie 4.5.Ernie 4.5 “surpasse” le modèle GPT-4.5 de l’américain OpenAI dans “plusieurs tests de référence”, tandis qu’Ernie X1 présente “des capacités accrues en matière de compréhension, de planification, de réflexion et d’évolution”, a affirmé Baidu.Les deux outils gratuits, qui ont été sortis avec deux semaines d’avance sur le calendrier initial, sont disponibles par l’intermédiaire du robot conversationnel de Baidu, Ernie Bot.Jusque-là, les utilisateurs devaient payer un abonnement mensuel pour accéder aux derniers modèles d’IA de l’entreprise. Baidu a aussi fait part de sa volonté, suivant l’exemple de DeepSeek, de passer les modèles d’IA de son robot conversationnel en open source à partir du 30 juin.Baidu a été l’une des premières entreprises chinoises à déployer une plateforme d’IA générative en 2023, mais les robots conversationnels de sociétés rivales comme ByteDance, propriétaire de TikTok, ou Moonshot AI, ont rapidement saturé le marché.DeepSeek a, elle, rebattu les cartes en lançant en janvier un modèle qui se veut aussi performant que les américains comme ChatGPT, pour un coût de développement bien moindre.Des entreprises chinoises et des agences gouvernementales se sont ainsi empressées d’intégrer à leurs propres outils le logiciel de DeepSeek, rendu accessible au public.Baidu a par exemple intégré le modèle de raisonnement R1 de DeepSeek à son moteur de recherche traditionnel.En février, Tencent, propriétaire de WeChat, a aussi mis en ligne un nouveau modèle d’IA qui, selon lui, répond aux requêtes plus rapidement que DeepSeek, tout en utilisant la technologie de son rival pour sa plateforme de messagerie.Le même mois, Alibaba a annoncé investir 52 milliards de dollars sur les trois prochaines années pour développer l’IA. L’entreprise a également rendu disponible ce mois-ci une nouvelle version de son assistant recourant à l’intelligence artificielle.

Réserve stratégique de bitcoins: à quoi ressemblera le “Fort Knox numérique” de Trump ?

Aussi spectaculaire qu’attendue, l’annonce d’une réserve stratégique en bitcoins aux États-Unis témoigne du soutien concret de Donald Trump aux cryptomonnaies. Explications sur ce que l’administration américaine qualifie elle-même de “Fort Knox numérique”, qui pourrait insuffler un vent de légitimité à ce secteur décrié.- Que prévoit le décret de Donald Trump ? -Le président américain a signé le 6 mars un décret instituant une “réserve stratégique” alimentée par 200.000 bitcoins saisis dans des affaires civiles et pénales aux Etats-Unis -environ 17 milliards de dollars- conservés pour une durée illimitée.Le conseiller de la Maison Blanche aux cryptomonnaies, David Sacks compare ce stock à celui des lingots d’or entreposés sur la base militaire de Fort Knox aux Etats-Unis.De telles réserves d’or permettent traditionnellement aux Etats de se couvrir en cas de coup dur, de stabiliser leur devise ou servent de garantie pour des prêts et des transactions. Le bitcoin permettra de diversifier les réserves américaines.En dehors de l’or, des réserves stratégiques sont aussi mises en place pour garantir qu’un pays dispose de ressources essentielles face à une crise ou une pénurie -par exemple du gaz ou du pétrole, mais aussi du riz en Asie. – Pourquoi la crypto-sphère est-elle déçue ? -Le secteur regrette qu’aucune politique d’achats publics ne soit prévue dans l’immédiat. Le texte se réserve cependant la possibilité d’acquérir des bitcoins supplémentaires si cela n’impose pas “de coûts supplémentaires aux contribuables américains”.Les Etats-Unis sont par ailleurs “légalement tenus de restituer les bitcoins des utilisateurs identifiés comme victimes du piratage” de la plateforme d’échange Bitfinex en 2016, ce qui pourrait amputer de près de  moitié la réserve américaine, indique à l’AFP, Dessislava Aubert, analyste pour la société Kaiko.De plus, le décret prévoit d’inclure d’autres “actifs numériques” mais ne précise pas lesquels, ce qui déçoit le secteur.Donald Trump avait pourtant identifié début mars quatre autres cryptomonnaies en plus du bitcoin: l’ether, la deuxième plus importante, mais aussi trois plus petites (XRP, Solana et Cardano).- Quelles craintes entourent le projet ? -Les détracteurs du projet soulignent que les cryptomonnaies sont des actifs spéculatifs et risqués, sans valeur intrinsèque, contrairement à l’or.David Sacks considère cependant qu’en stockant ses actifs sur la durée, le gouvernement américain se préserve de ces fluctuations à court terme.Facilement transférable et divisible, le bitcoin est “un actif rare (ses émissions sont limitées à 21 millions d’unités, ndlr) beaucoup plus adapté au monde d’aujourd’hui”, qui permet de s’affranchir du dollar, estime pour sa part Stéphane Ifrah, directeur de l’investissement chez Coinhouse, interrogé par l’AFP.Pour l’ingénieure Molly White, éminente critique des cryptomonnaies, qui répondait à l’AFP, cette réserve n’a d’autre intérêt que “de susciter l’intérêt pour l’industrie de la crypto”, pour qui sa création s’avère “très rentable”.Se pose d’ailleurs la question des conflits d’intérêt pour le président américain, fervent défenseur des cryptomonnaies durant sa campagne, en partie financée par cette industrie.Le Wall Street Journal rapporte que la famille Trump discute d’une possible prise de participation dans la plateforme Binance -information démentie par le fondateur.Donald Trump a lui-même lancé juste avant son investiture sa propre devise numérique, qui aurait rapporté 350 millions de dollars selon le Financial Times.- Et ailleurs ? -Nombre d’Etats procèdent régulièrement à des ventes d’actifs numériques saisis dans des affaires judiciaires, déstabilisant parfois les cours, comme à l’été 2024 lorsque le gouvernement allemand s’est délesté de 50.000 bitcoins.Certains achètent et revendent déjà proactivement des cryptomonnaies, comme le Salvador, qui avait fait du bitcoin l’une de ses monnaies officielles, avant de revenir en arrière en début d’année face à l’échec de son adoption par ses habitants.Le Bhoutan détient pour sa part près de 900 millions de dollars en bitcoins, une somme modeste si ce n’est qu’elle équivaut à près de 30% du PIB de ce petit royaume.D’autres pays comme le Brésil envisagent de créer une réserve nationale en cryptomonnaies, quand à l’inverse, la banque centrale suisse vient de rejeter l’idée d’inclure le bitcoin comme actif de réserve.

Raids américains contre les Houthis au Yémen, au moins 31 morts

Au moins 31 personnes, selon un bilan annoncé dimanche, ont été tuées au Yémen par une série de frappes américaines contre les rebelles houthis après leurs menaces contre le commerce maritime, auxquelles le président américain Donald Trump a promis de répondre par “une force létale écrasante”. Dans un message sur son réseau Truth Social, le président américain a également demandé à l’Iran “d’arrêter immédiatement” son soutien aux Houthis, qui contrôlent de larges pans du Yémen en guerre, dont la capitale Sanaa.Selon le ministère de la Santé des Houthis, ces frappes ont visé la capitale Sanaa, les gouvernorats de Saada (nord) et d’Al-Bayda (centre) et la ville de Radaa (centre). Elles ont fait au moins 31 morts et 101 blessés, “pour la plupart des enfants et des femmes”, a indiqué sur le réseau social X le porte-parole du ministère Anis Al-Asbahi. La télévision des rebelles, Al-Massirah, avait annoncé samedi soir qu’une “attaque américano-britannique” avait visé le district de Shououb dans le nord de Sanaa, ainsi que Saada, fief des rebelles dans le nord du Yémen. Londres n’a pas annoncé de frappes dans l’immédiat.Un photographe de l’AFP dans la capitale yéménite a entendu trois explosions et vu des panaches de fumée s’élever d’un quartier résidentiel. Les forces de sécurité ont immédiatement bouclé la zone.Les Etats-Unis ont mené “une action militaire décisive et puissante” contre les Houthis au Yémen, a déclaré Donald Trump.”Nous utiliserons une force létale écrasante jusqu’à ce que nous ayons atteint notre objectif”, a-t-il prévenu.Il s’agit des premières frappes américaines contre les Houthis depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche le 20 janvier.- “Prêts à répondre” -Les Houthis ont averti que “cette agression ne restera pas sans réponse”.”Nos forces armées sont prêtes à répondre à l’escalade par l’escalade”, a dit le bureau politique des rebelles dans un communiqué diffusé sur Al-Massirah. Les frappes interviennent après l’annonce par les Houthis le 11 mars de leur intention de reprendre les attaques qu’ils menaient depuis plus d’un an au large du Yémen contre des navires de commerce qu’ils estiment liés à Israël.Ces rebelles, qui soutiennent le mouvement islamiste palestinien Hamas à Gaza, ont souligné que cette décision avait été prise après le refus d’Israël de permettre l’acheminement de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza dévastée par 15 mois de guerre.”Vos attaques doivent cesser à partir d’aujourd’hui”, a lancé Donald Trump au sujet des “terroristes houthis”, auxquels il a promis “l’enfer”.Le président américain a aussi adressé un message à l’Iran: “ne menacez pas le peuple américain, leur président (…) ou les routes maritimes mondiales. Et si vous le faites, attention, parce que l’Amérique vous en tiendra totalement responsable et nous ne vous ferons pas de cadeau!”.”Le gouvernement américain n’a aucune autorité et aucun droit de dicter la politique étrangère de l’Iran”, a répondu sur X le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, appelant à “cesse(r) de tuer le peuple yéménite”.Les Houthis font partie de ce que l’Iran appelle l'”axe de la résistance” face à Israël, qui regroupe aussi notamment le mouvement islamiste palestinien Hamas et le Hezbollah libanais.Saluant le “soutien” apporté par les Houthis au peuple palestinien dans la bande de Gaza, le Hamas a condamné samedi, dans un communiqué, “l’agression aérienne américano-britannique”, la qualifiant de “violation flagrante du droit international”.- “Organisation terroriste” -A partir de novembre 2023, les Houthis ont mené des attaques au large du Yémen contre des navires qu’ils estimaient liés à Israël, mais aussi aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.Ils disent agir en solidarité avec les Palestiniens à Gaza, où une guerre a opposé pendant 15 mois le Hamas à Israël, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre 2023.Le 19 janvier, les Houthis avaient cessé leurs attaques après l’entrée en vigueur d’une trêve fragile à Gaza.Les attaques contre les navires ont perturbé le trafic en mer Rouge et dans le golfe d’Aden, une zone maritime essentielle pour le commerce mondial, poussant les Etats-Unis à mettre en place une coalition navale multinationale et à frapper des cibles rebelles au Yémen, parfois avec l’aide du Royaume-Uni.Selon le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, les Houthis ont “attaqué des navires de guerre américains 174 fois et des navires commerciaux 145 fois depuis 2023”.Début mars, les Etats-Unis ont classé les Houthis “organisation terroriste étrangère”, après la signature d’un décret en ce sens par Donald Trump.

Raids américains contre les Houthis au Yémen, 21 morts selon les rebelles

Au moins 21 personnes ont été tuées au Yémen par une série de frappes américaines samedi contre les rebelles houthis après leurs menaces contre le commerce maritime, auxquelles le président américain Donald Trump a promis de répondre par “une force létale écrasante”. Dans un message sur son réseau Truth Social, le président américain a également demandé à l’Iran “d’arrêter immédiatement” son soutien aux Houthis, qui contrôlent de larges pans du Yémen en guerre, dont la capitale Sanaa.Une “attaque américano-britannique” a visé un quartier résidentiel dans le district de Shououb dans le nord de Sanaa, a indiqué en soirée la télévision des rebelles, Al-Massirah.Elle a fait état d’une attaque similaire à Saada, fief des rebelles dans le nord du Yémen. Londres n’a pas annoncé de frappes dans l’immédiat.Un photographe de l’AFP dans la capitale yéménite a entendu trois explosions et vu des panaches de fumée s’élever d’un quartier résidentiel. Les forces de sécurité ont immédiatement bouclé la zone.Les Etats-Unis ont mené “une action militaire décisive et puissante” contre les Houthis au Yémen, a déclaré Donald Trump.”Nous utiliserons une force létale écrasante jusqu’à ce que nous ayons atteint notre objectif”, a-t-il prévenu.Il s’agit des premières frappes américaines contre les Houthis depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche le 20 janvier.Sur leur site Ansarollah, les insurgés ont communiqué un bilan de 21 morts: neuf dans la capitale Sanaa, et 12 dans d’autres régions du Yémen.- “Prêts à répondre” -Les Houthis ont averti que “cette agression ne restera pas sans réponse”.”Nos forces armées sont prêtes à répondre à l’escalade par l’escalade”, a dit le bureau politique des rebelles dans un communiqué diffusé sur Al-Massirah. Les frappes interviennent après l’annonce par les Houthis le 11 mars de leur intention de reprendre les attaques qu’ils menaient depuis plus d’un an au large du Yémen contre des navires de commerce qu’ils estiment liés à Israël.Ces rebelles, qui soutiennent le mouvement islamiste palestinien Hamas à Gaza, ont souligné que cette décision avait été prise après le refus d’Israël de permettre l’acheminement de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza dévastée par 15 mois de guerre.”Vos attaques doivent cesser à partir d’aujourd’hui”, a lancé Donald Trump au sujet des “terroristes houthis”, auxquels il a promis “l’enfer”.Le président américain a aussi adressé un message à l’Iran: “ne menacez pas le peuple américain, leur président (…) ou les routes maritimes mondiales. Et si vous le faites, attention, parce que l’Amérique vous en tiendra totalement responsable et nous ne vous ferons pas de cadeau!”.”Le gouvernement américain n’a aucune autorité et aucun droit de dicter la politique étrangère de l’Iran”, a répondu sur X le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, appelant à “cesse(r) de tuer le peuple yéménite”.Les Houthis font partie de ce que l’Iran appelle l'”axe de la résistance” face à Israël, qui regroupe aussi notamment le mouvement islamiste palestinien Hamas et le Hezbollah libanais.Saluant le “soutien” apporté par les Houthis au peuple palestinien dans la bande de Gaza, le Hamas a condamné samedi, dans un communiqué, “l’agression aérienne américano-britannique”, la qualifiant de “violation flagrante du droit international”.- “Organisation terroriste” -A partir de novembre 2023, les Houthis ont mené des attaques au large du Yémen contre des navires qu’ils estimaient liés à Israël, mais aussi aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.Ils disent agir en solidarité avec les Palestiniens à Gaza, où une guerre a opposé pendant 15 mois le Hamas à Israël, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre 2023.Le 19 janvier, les Houthis avaient cessé leurs attaques après l’entrée en vigueur d’une trêve fragile à Gaza.Les attaques contre les navires ont perturbé le trafic en mer Rouge et dans le golfe d’Aden, une zone maritime essentielle pour le commerce mondial, poussant les Etats-Unis à mettre en place une coalition navale multinationale et à frapper des cibles rebelles au Yémen, parfois avec l’aide du Royaume-Uni.Selon le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, les Houthis ont “attaqué des navires de guerre américains 174 fois et des navires commerciaux 145 fois depuis 2023”.Début mars, les Etats-Unis ont classé les Houthis “organisation terroriste étrangère”, après la signature d’un décret en ce sens par Donald Trump.

Des millions de Cubains passent une deuxième nuit sans courant

Des millions de Cubains se préparaient samedi soir à passer une deuxième nuit sans électricité, au lendemain d’une nouvelle panne générale qui touche l’île, la quatrième en moins de six mois. Pendant toute la journée, les autorités ont bataillé pour relancer le système électrique national, en panne depuis plus de 24h, mais ont reconnu que les progrès étaient lents. “Le rétablissement (de l’électricité) n’est pas aussi rapide que l’espéraient les spécialistes, mais ils continuent à travailler pour y parvenir dans les plus brefs délais”, a fait savoir le média d’Etat Granma.La grande majorité des 9,7 millions de Cubains s’apprêtaient à passer une deuxième nuit sans courant, nombre d’entre eux se montrant résignés alors qu’ils subissent leur quatrième panne générale d’électricité depuis octobre. “Cela fait maintenant 24 heures que nous sommes privés d’électricité et rien n’indique qu’elle sera bientôt rétablie. Certains habitants de la province ont eu au moins quelques heures d’électricité, mais nous n’en avons pas eu une seconde”, se désole Daymi Echenique, 26 ans, une habitante de Consolacion del Sur, jointe par téléphone dans la province de Pinar del Rio (ouest). Rubén Borroto, 69 ans, vit dans le quartier populaire du Cerro, à La Havane, au septième étage d’un immeuble. Il se retrouve sans ascenseur et sans eau, les pompes à eau étant paralysées par la coupure.”Je me sens mal, je me sens coincé, très contrarié, et le pire, c’est qu’on ne sait pas quand l’électricité va revenir. Lors de la précédente panne, ils n’ont pas mis autant de temps à la rétablir”, a-t-il déclaré à l’AFP. L’île a déjà subi trois pannes généralisées pendant le dernier trimestre 2024. Deux ont duré plusieurs jours et la dernière environ 24 heures. Dans certaines rues de La Havane, où l’activité a été ralentie toute la journée, des habitants cuisinaient au feu de bois, a constaté l’AFP. Les autorités ont indiqué samedi matin que des circuits parallèles avaient été mis en place dans diverses provinces permettant de fournir de l’électricité aux secteurs prioritaires et à certains quartiers proches. “Plusieurs provinces ont des circuits parallèles et les unités de génération commencent à être synchronisées” avec le système électrique national, a déclaré le président cubain Miguel Diaz-Canel sur X. Mais dans plusieurs provinces, comme à La Havane ou à Santiago de Cuba, ces circuits n’ont pas tenu, ont reconnu les autorités. “Le courant a été rétabli vers 15 heures, mais deux heures plus tard, il a de nouveau été coupé”, a expliqué à l’AFP Carlos, 72 ans, un habitant de Santiago de Cuba, la deuxième ville du pays avec ses 500.000 habitants. – “De mal en pis” -La panne s’est produite en début de soirée vendredi sur une sous-station située dans la banlieue de La Havane, provoquant la déconnexion du système à l’échelle du pays. Il s’agit de la première coupure de courant généralisée de l’année, bien que la population soit confrontée depuis de longs mois à des pannes quasi quotidiennes de quatre ou cinq heures dans la capitale. Dans les provinces, ces délestages peuvent durer plus de 20 heures.”Que Dieu nous aide, ce pays va de mal en pis!” se désolait Xiomara Castellanos, 82 ans, dans le quartier du Vedado à La Havane. L’octogénaire s’inquiète pour le peu de nourriture qu’elle a dans son réfrigérateur et qu’elle va devoir manger avant que les denrées ne pourrissent si l’électricité ne revient pas rapidement. Cuba est en proie depuis cinq ans à une profonde crise économique et le système électrique vétuste souffre d’avaries fréquentes et de pénuries de combustible. Les huit centrales électriques du pays, dont aucune n’avait été relancée samedi soir, ont presque toutes été inaugurées dans les années 1980 et 1990. Elles tombent régulièrement en panne ou doivent être arrêtées pour de longues semaines de maintenance.Des centrales flottantes louées à une entreprise turque et les générateurs, qui complètent le système énergétique national, sont alimentées par des combustibles que Cuba, sous embargo américain depuis 1962, importe très difficilement.Face à l’urgence, le gouvernement met les bouchées doubles pour installer au moins 55 parcs solaires de technologie chinoise en 2025. Selon les autorités, ces parcs produiront 1.200 mégawatts, soit 12% du total national.

Cuba: la grande majorité de la population toujours sans courant

La grande majorité des Cubains étaient toujours sans courant samedi, au lendemain d’une nouvelle panne électrique générale. Il s’agit du quatrième blackout en moins de six mois sur l’île de 9,7 millions d’habitants, frappée par une profonde crise économique et dont le système électrique vétuste souffre d’avaries fréquentes et de pénuries de combustible. Les autorités ont indiqué samedi matin que des circuits parallèles avaient été mis en place dans diverses provinces permettant de fournir de l’électricité aux secteurs prioritaires et à certains quartiers. “Plusieurs provinces ont des circuits parallèles et les unités de génération commencent à être synchronisées” avec le système électrique national, a déclaré le président cubain Miguel Diaz-Canel sur X. La panne s’est produite en début de soirée vendredi dans une sous-station électrique située dans la banlieue de La Havane, ce qui a provoqué la déconnexion du système national, selon le ministère de l’Energie et des Mines. Il s’agit de la première coupure de courant généralisée de l’année 2025, bien que la population soit confrontée à des pannes quasi quotidiennes de quatre ou cinq heures dans une grande partie de la capitale. Dans les provinces, ces délestages peuvent durer plus de 20 heures.En février, les autorités avaient suspendu pendant deux jours toute activité sur l’île pour économiser de l’énergie et éviter une panne générale. L’île a déjà subi trois pannes généralisées pendant le dernier trimestre 2024. Deux ont duré plusieurs jours, dont une a eu lieu pendant un ouragan.”Que Dieu nous aide, ce pays va de mal en pis!” se désolait samedi matin Xiomara Castellanos, 82 ans, qui habite dans le quartier du Vedado à La Havane. L’octogénaire s’inquiète pour le peu de nourriture qu’elle a dans son frigo et qu’elle va devoir manger avant qu’elle ne pourrisse si l’électricité ne revient pas rapidement. Les huit centrales électriques du pays, presque toutes inaugurées dans les années 1980 et 1990, tombent régulièrement en panne.Des centrales flottantes louées à une entreprise turque et les générateurs, qui complètent le système énergétique national, sont alimentés par des combustibles que Cuba, sous embargo américain depuis 1962, importe très difficilement et qui font souvent défaut.Face à l’urgence, le gouvernement cubain met les bouchées doubles pour installer au moins 55 parcs solaires de technologie chinoise en 2025. Selon les autorités, ces parcs produiront 1.200 mégawatts, soit 12% du total national.

Attaque jihadiste au Mozambique en 2021: information judiciaire ouverte contre TotalEnergies pour homicide involontaire

Nouveau développement dans le dossier de l’attaque jihadiste de Palma, au Mozambique, en 2021: une information judiciaire a été ouverte vendredi pour homicide involontaire contre le géant français des hydrocarbures TotalEnergies, déjà visé par plusieurs procédures, dont certaines ont été classées.Révélée par Franceinfo, cette enquête sous l’égide d’un ou plusieurs juges d’instruction, qui vise également des faits de non-assistance à personne en danger, fait suite à une plainte déposée à l’automne 2023 par des survivants ou familles de victimes de cette sanglante attaque.Ils accusent la compagnie de négligences dans le cadre de son mégaprojet gazier Mozambique LNG. Le 24 mars 2021, une attaque jihadiste qui avait duré plusieurs jours avait fait un nombre indéterminé à ce jour de victimes parmi la population locale et les sous-traitants.Les plaignants, trois survivants et quatre proches, de nationalités sud-africaine et britannique, accusent le groupe (ex-Total) de ne pas avoir assuré la sécurité de ses sous-traitants.”C’est une avancée très positive” pour les victimes, a réagi pour l’AFP Nicholas Alexander, l’un des plaignants. “Nous avions très peur que (TotalEnergies) soit trop influente, trop puissante, et que peut-être la demande de saisie d’un juge d’instruction” échoue pour cette raison, a-t-il ajouté, espérant que l’enquête “fasse la lumière” sur les faits dont le groupe disposait à l’époque. “L’ouverture de cette information judiciaire est une étape décisive pour les victimes du massacre de Palma au Mozambique”, ont réagi pour l’AFP Mes Vincent Brengarth et Henri Thulliez, qui défendent les plaignants. Ces derniers “ont hâte d’être entendus dans une affaire emblématique de la prévalence de considérations économiques sur des vies humaines”, ont ajouté les avocats. “TotalEnergies apportera sa coopération à cette enquête”, a assuré l’entreprise dans un communiqué samedi.L’entreprise “rejette fermement les accusations et rappelle l’aide d’urgence que les équipes de Mozambique LNG ont apportée et les moyens qu’elles ont mobilisés afin de permettre l’évacuation de plus de 2.500 personnes (civils, personnel, contractants et sous-traitants) du site d’Afungi”, où est situé le chantier du projet de gaz liquéfié.Pour cette attaque, Maputo n’a fourni qu’un bilan d’une trentaine de victimes, mais selon un journaliste indépendant, Alexander Perry, le bilan s’élève à 1.402 civils décédés ou disparus, dont 55 sous-traitants. Plusieurs d’entre eux s’étaient réfugiés dans un hôtel à la sortie de la ville, qui fut assiégée par les jihadistes.Après les faits, TotalEnergies avait stoppé son projet gazier et décrété la force majeure, qui permet à un signataire de contrat de se libérer de ses obligations en cas d’événement imprévisible et insurmontable.- Prêt approuvé -Jeudi, l’agence américaine de crédit à l’exportation a approuvé un prêt de 4,7 milliards de dollars à TotalEnergies pour Mozambique LNG.Le démarrage de la production est désormais envisagé en 2029 ou 2030 au lieu de 2028.Plusieurs ONG, parmi lesquelles Reclaim Finance et les Amis de la Terre, ont appelé vendredi “les autres financeurs (…), dont les banques françaises Crédit Agricole et Société Générale, à refuser de suivre cet exemple toxique et irresponsable et à s’opposer au redémarrage du projet, une bombe climatique associée à de nombreuses allégations de violations des droits humains”.Quatrième major mondiale pétro-gazière, TotalEnergies consacre deux tiers de ses investissements aux énergies fossiles tout en se diversifiant dans l’électricité décarbonée à partir d’éolien et de solaire, des efforts jugés insuffisants par les défenseurs du climat.Le géant des hydrocarbures est visé par plusieurs procédures judiciaires lancées par des ONG sur des sujets climatiques, environnementaux et sociaux, dont certaines ont été rejetées. Le 20 février, la justice a classé sans suite une plainte visant l’entreprise, que trois ONG et huit personnes accusaient d’homicides involontaires et d’atteintes à la biodiversité en raison de l’activité du groupe dans les énergies fossiles responsables du réchauffement climatique.En octobre 2023, une autre plainte portée par deux ONG reprochant à TotalEnergies d’avoir continué à exploiter un gisement en Russie après le début de la guerre en Ukraine avait été déclarée irrecevable pour des raisons de procédure.Les activités du groupe en Ouganda et en Tanzanie font l’objet, à Nanterre, d’une plainte avec constitution de partie civile par quatre ONG qui les qualifient de “climaticide”.Au Yémen, le groupe est accusé de polluer les terres et les eaux d’une région désertique de l’Hadramaout. Une cinquantaine de Yéménites ont assigné l’entreprise en référé devant le tribunal judiciaire de Nanterre pour ces faits en janvier 2024.Le parquet enquête aussi depuis 2021 sur d’éventuelles “pratiques commerciales trompeuses” en lien avec la stratégie climatique de neutralité carbone du groupe.

Au salon mondial du tourisme à Paris, les croisières en vogue

Au salon mondial du tourisme de Paris, les stands des croisières ne désemplissent pas, signe d’un intérêt grandissant des Français à la fois pour les petits bateaux en mode expédition polaire ou les mastodontes en Méditerranée.”Je vous ai déjà vues l’année dernière!”, lance une commerciale à deux clientes sur le stand Grands Espaces qui propose des croisières d’expédition dans les régions polaires lors de ce salon qui s’est ouvert jeudi et ferme ses portes dimanche.Marie-Dominique du Fontenioux, 73 ans et Laurence Bolloré Bourdin, 71 ans sont déjà parties avec cette compagnie l’année dernière à Spitzberg, en mer du Groenland. “Pour la nature et les animaux, il y a des oiseaux à foison”, se souvient Marie-Dominique du Fontenioux.Les croisières plutôt qu’une destination fixe car “on est attachées à la mer”, assure son amie Laurence Bolloré Bourdin. Les deux bretonnes se sont offert aussi en novembre dernier trois semaines sur un bateau Costa, direction les Antilles depuis Marseille. Un voyage bien différent des bateaux d’expédition polaire qui ne comptent que quelques dizaines de voyageurs.”Je voulais du soleil pas cher”, lance Marie-Dominique qui en est à sa troisième croisière alors que son amie en compte “une dizaine”.Selon Cruise Lines International Association (CLIA), la principale voix de la communauté mondiale du secteur des croisières qui doit publier dans les semaines à venir les chiffres pour 2024, le nombre de Français ayant voyagé en croisière sur les trois premiers trimestres de 2024 est en hausse de 1% à 388.000.C’est toutefois encore loin derrière les Allemands (1,9 million) et les Britanniques et Irlandais (1,8 million).”La croisière est encore un marché relativement récent en France, avec une croissance significative observée depuis un peu plus de 15 ans”, explique à l’AFP Leonardo Massa, vice-président Europe du sud de la division croisière du groupe MSC.- “Effet wahou”-Sur le stand de CroisiEurope, autre opérateur, l’animatrice confirme à l’AFP “un engouement constant” pour les croisières sur les 50 bateaux du groupe qui naviguent en Europe, sur le Mékong et en Afrique.L’entreprise basée à Strasbourg transporte essentiellement des jeunes retraités mais aussi des familles pour les destinations telles que l’Espagne, le Portugal, l’Italie. “Ce qui plaît au Français dans les croisières, c’est la qualité du service, le côté +tout compris+”, explique à l’AFP Didier Arino, qui dirige le cabinet Protourisme.Sur les grands bateaux aux milliers de cabines, souvent cibles de critiques pour leur impact environnemental, il y a “l’abondance d’activités, de nourriture, de spectacles, de boutiques”, ajoute-t-il estimant que les Français aiment “l’effet +wahou+, le gigantisme”.Qu’il s’agisse des croisières sur les énormes bateaux ou plus intimistes de découverte et d’aventure, les vacanciers veulent “sortir du quotidien et s’offrir des souvenirs”, estime M. Arino.Anne Gayot, 64 ans, se renseigne quant à elle pour sa première croisière qu’elle souhaite faire en Norvège. “Je fuis le tourisme de masse”, explique-t-elle à l’AFP, donc pas question de choisir un gros bateau et une destination soleil. Habituée des randonnées, elle voyage seule cette fois et a choisi la croisière vers une destination “pas encore trop connue”.Quant au climat, Didier Arino estime “que cela peut refroidir une partie de la clientèle qui se sent coupable surtout dans des villes comme Marseille”.Des ONG avaient d’ailleurs bloqué en septembre dernier l’arrivée de bateaux dans la ville pour dénoncer la pollution causée par ces navires.Ces dernières années, Venise ou Amsterdam ont interdit leur centre-ville aux géants des mers.”C’est pour cela que les armateurs développent des bateaux moins polluants”, selon M. Arino. Et “il y a aussi un travail à faire sur l’électrification des ports” qui leur permet de couper le moteur à quai, poursuit-il.Mais “c’est comme pour l’avion, les gens disent que c’est polluant mais le prennent quand même”, résume-t-il.  

Moody’s entérine les “progrès” de la Grèce, relève Mitsotakis

Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a salué samedi la hausse de la note de crédit de la Grèce par Moody’s comme le résultat des “progrès significatifs” du pays.”Le relèvement de la note de la Grèce par Moody’s à Baa3 marque la dernière étape dans la restauration de notre note d’investissement par toutes les grandes agences de notation, mettant en évidence les progrès significatifs de la Grèce. Nous restons pleinement engagés dans les réformes qui attirent les investissements, créent des emplois et stimulent une croissance durable”, a-t-il déclaré sur X. L’agence de notation Moody’s a remonté vendredi la note de la Grèce de Ba1 à Baa3, avec une perspective stable, la sortant ainsi de la catégorie spéculative et tournant la page de la sévère crise financière des années 2008-2018 qui avait failli emporter la zone euro.Les deux autres grandes agences de notation, S&P et Fitch, avaient déjà sorti l’an dernier la Grèce de la catégorie spéculative, pour la première fois depuis 2010.”Ce relèvement reflète notre opinion selon laquelle le profil de crédit souverain de la Grèce peut désormais mieux résister à d’éventuels chocs futurs”, a noté Moody’s dans un communiqué. Elle salue les mesures prises par le gouvernement et la stabilité politique du pays, qui devraient lui permettre de “continuer à dégager des excédents primaires substantiels” et donc de “réduire progressivement le fardeau de sa dette”. La Grèce a connu une croissance élevée ces dernières années (5,6% en 2022, 2% en 2023 et 2,3% en 2024) et s’attend à une croissance de son PIB de 2,5% cette année, selon les projections de la Banque de Grèce. Elle a aussi vu son ratio de dette publique diminuer de façon graduelle.Mais de nombreux Grecs souffrent toujours de la flambée des prix des produits alimentaires alors que les salaires continuent d’être bas. Durant la décennie de crise financière (2008-2018), dite crise de “la dette”, les taux d’emprunt de la Grèce ont monté en flèche conduisant à une série de dégradations de la note du pays et privant le pays de l’accès au marché obligataire.Au bord du défaut de paiement qui risquait alors de mettre en danger l’euro, Athènes avait bénéficié de prêts par ses créanciers internationaux (UE-FMI-BCE) d’un montant total de 289 milliards d’euros, en échange de plans d’austérité drastiques.