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Hong Kong, dernier bastion des échafaudages en bambou, va passer aux structures métalliques

À Hong Kong, les échafaudages en bambou si caractéristiques de cette métropole chinoise, devraient progressivement disparaître et être remplacés par des structures métalliques pour améliorer la sécurité des ouvriers.Au nom de la protection des ouvriers “araignées” qui évoluent sur ces échafaudages en bambou pour construire ou rénover des bâtiments, les autorités locales ont annoncé lundi la fin progressive de cette technique millénaire.Hong Kong est l’une des dernières villes au monde à utiliser le bambou dans les échafaudages, un matériau avec de nombreux avantages car peu cher, aisément  disponible dans le sud de la Chine, facile à transporter, à monter et à démonter dans des espaces restreints.Terence Lam, membre du bureau du Développement a annoncé que la ville allait “inciter à utiliser plus souvent des échafaudages métalliques dans les travaux de construction publique”, afin d’améliorer la sécurité des ouvriers. Les échafaudages en bambou présentent “des faiblesses intrinsèques techniques (…)  qui peuvent parfois se révéler dangereuses en terme de sécurité pour les ouvriers”, a-t-il souligné.Selon des chiffres officiels, 23 personnes ont été tuées dans des accidents du travail impliquant des échafaudages en bambou sur des chantiers de construction depuis 2018.Les échafaudages métalliques sont désormais devenus la norme en Chine continentale et dans d’autres pays de la région et seront dorénavant utilisés pour au moins la moitié des nouveaux contrats de construction du gouvernement de Hong Kong, précise un rapport des autorités locales.Des nombreux accidents ont été recensés impliquant des échafaudages en bambou, regrette une association militant pour les droits de travailleurs victimes d’accident de travail dans le secteur industriel. Des ouvriers sont tombés, des structures se sont effondrées ou ont pris feu, précise l’association.”Même si les structures métalliques coûtent deux ou trois fois le prix de celles en bambou… sur le long terme améliorer la sécurité sera profitable”, ajoute l’association.

Wall Street recherche un catalyseur positif avant la décision de la Fed

La Bourse de New York évolue en nette baisse mardi, lestée par les incertitudes économiques et politiques aux Etats-Unis, au premier jour de la réunion de la banque centrale américaine (Fed), qui devrait aboutir à un statu quo sur les taux.Vers 14H20 GMT, le Dow Jones reculait de 0,46%, l’indice Nasdaq de 1,76% et l’indice élargi S&P 500 de 1,02%.Après un rebond technique “d’une grande ampleur” vendredi et lundi, la place américaine cherche désormais “un nouveau catalyseur positif pour aller de l’avant”, souligne auprès de l’AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.Les investisseurs ont accueilli avant l’ouverture plusieurs indicateurs ressortis supérieurs aux attentes, dont les mises en chantier de logements, qui ont grimpé en février à 1,501 million en rythme annuel contre 1,366 million en janvier et les demandes de permis de construire, qui sont en baisse par rapport au mois dernier.La production industrielle a quant à elle progressé davantage qu’attendu par les analystes en février aux Etats-Unis, portée par un surcroît important d’activité dans le secteur automobile, selon l’enquête mensuelle de la Réserve fédérale (Fed) publiée mardi.Mais sur le marché, “les acheteurs semblent dans l’ensemble un peu hésitants”, a relevé dans une note Patrick O’Hare, de Briefing.com, citant entre autres “l’incertitude entourant l’appel Trump-Poutine et certains doutes compréhensibles sur la durabilité de l’effort récent”.Donald Trump veut convaincre mardi Vladimir Poutine d’accepter son projet de trêve en Ukraine, à l’occasion d’un entretien téléphonique prévu dans l’après-midi, une idée sur laquelle Moscou a exprimé bien des réserves, tout en se gardant à ce stade de la rejeter.Ce qu’attendent en priorité les acteurs du marché, c’est plus de clarté sur les droits de douane réciproques qui doivent entrer en vigueur aux Etats-Unis le 2 avril, selon Art Hogan.Ils ne seront pas appliqués aux Etats qui abandonneraient les taxes qu’ils appliquent aux produits américains et qui abaissent leurs barrières non tarifaires, a assuré mardi le ministre de l’Economie Scott Bessent.Par ailleurs, les responsables de la Réserve fédérale américaine (Fed) ont entamé mardi matin leur deuxième réunion de politique monétaire sous la présidence de Donald Trump.Les observateurs prévoient, quasi unanimement, que les discussions, qui se tiennent jusqu’à mercredi, débouchent sur un maintien des taux d’intérêt à leur niveau actuel, dans une fourchette comprise entre 4,25% et 4,50%.En conséquence, le résultat de la réunion de la Fed pourrait être tout “sauf un grand moteur de marché”, estime Art Hogan.Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’Etat américains à dix ans était pratiquement stable à 4,30%, contre 4,31% la veille en clôture.Au tableau des valeurs, Alphabet, la maison-mère de Google, lâchait 3,75% après l’annonce par l’entreprise d’un “accord définitif” pour le rachat de la start-up américaine Wiz, spécialisée dans la cybersécurité, pour 32 milliards de dollars.C’est de très loin la plus importante acquisition jamais réalisée par Google et sa maison mère Alphabet, qui se renforcent dans la sécurité informatique, considérée comme un marché de croissance.L’action du pionnier des véhicules électriques Tesla chutait de 5,67% après que son rival, le chinois BYD, a dévoilé la veille sa “Super e-Platform” capable de recharger une voiture électrique en très peu de temps. Selon l’entreprise, cela permettrait aux véhicules de récupérer jusqu’à 470 kilomètres d’autonomie après avoir été branchées pendant seulement cinq minutes.Le géant chinois des moteurs de recherche Baidu prenait lui 1,08% après la sortie de deux nouveaux modèles d’intelligence artificielle (IA) accessibles gratuitement.La compagnie aérienne à bas prix Frontier reculait de 4,31% après avoir annoncé que les passagers de ses vols jusque mi-août auront désormais droit à un bagage en cabine gratuit, les clients volant à partir de fin mai verront aussi leur première valise en soute concernée par cette gratuité. Il s’agit d’une annonce en réaction à la fin de la politique de bagages en soute sans supplément de sa concurrente Southwest Airlines.

En première classe, le même avion mais pas le même voyage

Parcours en aéroport enchanté, menus de chefs étoilés et en vol, le luxe des mètres carrés: ce n’est pas le même voyage pour les passagers de première classe, segment confidentiel mais stratégique où des compagnies aériennes jouent leur prestige.  Dans ces espaces exclusifs à l’avant des appareils, territoires de stars de cinéma, de footballeurs vedettes et autres voyageurs sans problèmes de fin de mois, les transporteurs du Golfe ont mis la barre très haut.Emirates, qui exploite la plus importante flotte d’Airbus A380, se distingue en équipant ses appareils de suites privées fermées, d’un bar réservé aux voyageurs de “first”… et de salles de bain permettant de prendre une douche en vol. Etihad n’est pas en reste et propose un mini-appartement de près de 12 m2, à des années-lumière de l’espace compté des sièges de classe économique. Baptisé “The Residence”, il promet “une chambre privée avec salle de douche attenante et salle de séjour séparée”.Autant de produits phares dont la réputation est dopée par des vidéos d’influenceurs voyageurs, totalisant des dizaines de millions de vues.Face à de telles stars des réseaux sociaux et des journalistes, Air France a présenté mardi à Paris sa nouvelle cabine “La Première”, dont la génération actuelle date de 2014.Destinées à être installées à bord de long-courriers Boeing 777, ces “suites” bénéficieront de cinq hublots, d’un fauteuil et d’une méridienne se transformant en lit. Elles représentent le “couronnement d’une stratégie” de la compagnie française, a affirmé le directeur général du groupe Air France-KLM, Benjamin Smith.Air France, qui investit déjà un milliard d’euros par an pour renouveler sa flotte, va aussi consacrer un milliard d’euros sur cinq ans à sa montée en gamme, selon lui.Toutes les compagnies aériennes ne proposent pas de telles classes luxueuses, et certaines y ont renoncé pour se concentrer sur les places “business”. Celles qui les ont conservées privilégient les lignes où elles peuvent capter une clientèle prête à absorber des tarifs de billets à cinq chiffres en euros ou dollars: Paris-New-York, Londres-Miami, Sydney-Dubaï… Dans un avion avec plusieurs centaines de passagers, “on va parler de quatre sièges, éventuellement huit”, explique à l’AFP Paul Chiambaretto, professeur de stratégie et marketing à la Montpellier Business School.- “Ruissellement” -En outre, “d’un point de vue financier, ce ne sont pas les classes de voyages sur lesquelles les compagnies aériennes gagnent beaucoup d’argent”, souligne-t-il, les sièges “affaires” ou “premium” se révélant bien plus rentables que les “premières” qui occupent autant d’espace que six ou neuf voyageurs en classe éco.Les coûts liés à un passager de “first” grimpent vite, le billet incluant souvent au sol une voiture avec chauffeur vers l’aéroport, des salons voire un terminal exclusifs, sans files d’attente, équipés d’espaces de bien-être proposés par de grandes marques de cosmétiques.A bord, le service doit répondre aux attentes élevées des clients de palaces, tandis que les repas à la carte sont préparés par des chefs cuisiniers de réputation mondiale et arrosés de champagnes millésimés et autres vins rares. La connectivité et les écrans géants haute définition restent un “must”, comme la décoration raffinée, des prestations supérieures à celles de certains jets privés, en outre plus chers et à l’autonomie limitée.Pourquoi les compagnies persistent-elles à participer à une “surenchère et une course perpétuelle à celui qui va avoir la première classe la plus luxueuse”, s’interroge M. Chiambaretto ? Pour lui, “elles le font afin de montrer ce qu’elles sont capables de faire”, notamment aux passagers “business” plus nombreux et fidèles, qui peuvent se dire que si les compagnies “font cela en première classe, c’est qu’elles doivent faire quelque chose d’aussi exceptionnel en classe affaires”.”S’il n’y a pas de bonne première, il n’y a pas de bonne classe business”, abonde Eric Briones, expert en marketing du luxe. Pour une compagnie aérienne classique, hors “low-cost”, “la rentabilité dépend presque uniquement de la capacité à avoir une première d’exception”, un exemple réussi de “ruissellement”, assure-t-il à l’AFP.Mais “La Première est rentable” pour Air France, promet Fabien Pelous, son directeur de l’expérience client, en soulignant que cette classe “produit un effet de halo sur l’ensemble des produits et des services” de la compagnie. 

Bourses: Wall Street dans le rouge avant la Fed, l’Europe portée par l’Allemagne

Les marchés américains évoluent en recul dans les premiers échanges, dans l’attente de la réunion de la Fed, alors que l’Europe est optimiste avant l’adoption d’un plan d’investissements massifs en Allemagne.A Wall Street, le Dow Jones reculait de 0,56% à 13H50 GMT, l’indice Nasdaq cédait 1,54% et l’indice élargi S&P 500 abandonnait 0,90%.Les indices américains sont plombés par des craintes sur l’impact de certaines mesures économiques de Donald Trump, notamment celles concernant les droits de douane.Ces menaces font fuir “les investisseurs qui retirent leurs avoirs de la Bourse américaine pour des contrées plus amicales”, estime Christopher Dembik, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM.Dans ce contexte, les marchés ont les yeux tournés vers la banque centrale américaine, la Fed, qui annoncera mercredi sa décision sur l’actualisation des taux directeurs américains.Des taux directeurs à un niveau élevé, comme c’est le cas actuellement, permettent de lutter contre l’inflation, mais cela se fait au détriment de la croissance économique.Les investisseurs s’attendent à ce que la Fed maintienne les taux inchangés, mais les “signes de tension sont évidents”, estime John Plassard.Tout commentaire sur ces questions de la part du président de la Fed, Jerome Powell, sera donc scruté avec attention par les marchés.Les marchés européens sont largement plus optimistes, et ont les yeux rivés sur l’Allemagne, dont les députés vont se prononcer mardi sur le plan d’investissements géants de Friedrich Merz.Vers 13H50 GMT, Paris gagnait 0,46%, Londres 0,38% et Milan 1,04%.Francfort progressait de 0,74% après avoir battu, à 23.476 points, son record en séance qui datait du début du mois.C’est un tournant majeur pour le pays qui veut dépenser sans compter pour se réarmer en réaction à la “guerre contre l’Europe” de Vladimir Poutine, a déclaré Friedrich Merz.Le probable futur chancelier s’apprête à enterrer le dogme de l’orthodoxie budgétaire dont il a toujours été un fervent défenseur.”Avec l’accord conclu vendredi entre la CDU/CSU, le SPD et les Verts, l’essentiel du risque” que le plan ne soit pas voté “a été écarté”, soulignent des analystes de Deutsche Bank. “Toutefois, il subsiste des sources mineures d’incertitude, allant de la possibilité de députés qui font dissidence à l’absence d’une majorité de deux-tiers à la chambre haute vendredi”.”Les marchés s’attendent à ce que les dépenses supplémentaires favorisent les entreprises européennes”, explique Kathleen Brooks, de XTB.Vers 13H50 GMT, le taux d’intérêt de l’emprunt à dix ans allemand se portait à 2,83%, contre 2,81% la veille à la clôture.Sur le marché des changes, l’euro gagnait 0,12% au même moment, à 1,0912 dollar pour un euro.L’automobile en forme, portée par BYDL’action du géant chinois des véhicules électriques BYD a bondi mardi matin à la Bourse de Hong Kong (+4,10% à la clôture), après que le groupe a dévoilé la veille son système de charge capable de recharger une voiture électrique en très peu de temps.D’autres acteurs de l’automobile profitaient de cette annonce.A Paris, Renault gagnait 1,49% vers 13H50 GMT et Stellantis 2,20%, quand la holding Porsche SE, actionnaire majoritaire de Volkswagen gagnait 1,25% à Francfort et Volvo 1,28% à Stockholm.Les équipementiers en profitaient également à Paris, Forvia prenant 3,34% et Valeo 2,67%. Nouveau record de l’orL’incertitude persistante sur la guerre douanière lancée par le président américain Donald Trump favorise également l’or, valeur refuge par excellence, dont la stabilité rassure les investisseurs.Vers 13H40 GMT, le cours du métal jaune s’établissait à 3.029 dollars l’once, après avoir atteint un nouveau record à 3.036 dollars.Le pétrole tiré par les tensions au YémenLes prix du pétrole progressent mardi, sous l’effet des frappes militaires israéliennes à Gaza et des tensions en mer Rouge, qui font craindre des perturbations de l’approvisionnement de brut et de nouvelles sanctions américaines contre le pétrole iranien.Vers 13H30 GMT, le prix du baril de WTI américain gagnait 0,77% à 68,04 dollars et celui de Brent de la mer du Nord 0,68% à 71,62 dollars.Le bitcoin étaient en baisse de 3,59%, à 81.693 dollars.

Google va racheter le spécialiste de cybersécurité Wiz pour 32 milliards de dollars

Google a conclu un “accord définitif” pour le rachat de la start-up américaine Wiz, spécialisée dans la cybersécurité, pour 32 milliards de dollars, selon un communiqué publié mardi.Cette prise de contrôle se fera entièrement en numéraire et devrait être finalisée en 2026.C’est de très loin la plus importante acquisition jamais réalisée par Google et sa maison mère Alphabet, qui se renforcent dans la sécurité informatique, considérée comme un marché de croissance.Jusqu’ici, la plus grosse opération du groupe de Mountain View (Californie) remontait à 2012, avec la reprise de Motorola Mobility, ancienne division équipement de Motorola, pour 12,5 milliards de dollars.Fondé il y a cinq ans seulement, Wiz avait déjà été approché par Google l’an passé, mais le conseil d’administration avait refusé l’offre, estimée par plusieurs médias américains à 23 milliards de dollars.Dans un message interne adressé aux employés de la société dont le siège est à New York, le directeur général et co-fondateur Assaf Rappaport, avait indiqué que le groupe préférait se préparer à une introduction en Bourse.Après ce revers, Google est revenu à la charge, remontant sensiblement son offre. Le géant californien n’a pas hésité à mettre sur la table le double de la valorisation qu’affichait Wiz lors d’une récente vente d’actions, fin 2024.”L’intelligence artificielle présente de nouveaux risques, mais aussi de nouvelles opportunités”, a déclaré le patron de Google, Sundar Pichai, lors d’une conférence téléphonique.L’intégration de Wiz à Google est à même d'”accélérer la capacité des entreprises à renforcer leur sécurité, tout en abaissant leurs coûts, et favoriser l’adoption de l’informatique à distance” (cloud computing), a-t-il ajouté.Wiz a atteint 500 millions de dollars de chiffre d’affaires récurrent (ARR) l’an dernier et prévoit de dépasser le milliard en 2025.L’utilisation croissante du cloud augmente les risque d’attaques informatiques, les entreprises recourant à des infrastructures situées sur des sites différents.La montée en puissance de l’IA nécessite des capacités de traitement et de stockage assurées par les centres de données (data centers), qui rend le cloud encore plus incontournable.Wiz s’est démarqué en concevant un modèle de sécurité informatique axé sur l’utilisation du cloud.

Londres coupe 5 milliards dans les aides au handicap, fronde chez les travaillistes

Desservi par une croissance molle, le gouvernement britannique de centre gauche a annoncé mardi des coupes de 5 milliards de livres par an dans les aides aux personnes handicapées ou malades, suscitant une fronde dans le camp travailliste.”Le système de sécurité sociale dont nous avons hérité des Conservateurs échoue à aider les personnes qu’il est censé soutenir et freine notre pays”, a déclaré la ministre du Travail Liz Kendall, envoyée au front pour détailler ces coupes drastiques devant les députés.La mesure la plus contestée vise à durcir les critères d’éligibilité à une aide pour personnes handicapées ou touchés par une maladie de longue durée, la Personal Independence Payment (PIP).Quelque 3,6 millions de personnes, parmi lesquelles certaines travaillent, bénéficient de cette aide sans conditions de ressources, destinée à couvrir les coûts liés à leur maladie –dont 38% en raison de troubles psychiatriques.Les mesures annoncées mardi “devraient permettre d’économiser plus de 5 milliards de livres” par an d’ici 2029/30, soit près de 6 milliards d’euros, a estimé Mme Kendall.L’exécutif défend sa réforme par la nécessité de redessiner un système de protection sociale qui “coûte trop cher” et enferme dans les allocations des personnes, notamment les jeunes, qui pourraient travailler, selon la ministres des Finances Rachel Reeves.- “Surdiagnostic” des troubles mentaux -“Il y a à la fois un argument moral et économique”, assure un porte-parole du Premier ministre Keir Starmer.Il a expliqué lundi que le nombre de bénéficiaires du PIP finira par être insoutenable et que, depuis le Covid, beaucoup d’entre eux déclarent “l’anxiété et la dépression comme principale affection”.”Nous devons nous assurer que le PIP va aux bonnes personnes”, a-t-il ajouté — des propos qui renvoient à ceux dimanche du ministre de la Santé Wes Streeting, selon lequel les médecins “surdiagnostiquent” les troubles mentaux.Le gouvernement britannique, confronté à une économie stagnante, n’a d’autres choix que de couper dans les dépenses s’il veut tenir sa promesse de rééquilibrer les comptes sans nouvelles hausses d’impôts –après la très impopulaire augmentation des cotisations patronales annoncée en octobre.Le pays a dépensé 296,3 milliards de livres (352 milliards d’euros) en aides sociales en 2023/24, soit 11% de son PIB, d’après les calculs de l’Office for Budget Responsibility, qui contrôle les dépenses du pays.Les droits de douane de Donald Trump et sa politique diplomatique illisible poussant les Occidentaux, Royaume-Uni compris, à accroître leur dépenses militaires, complique encore la position des travaillistes. “Le monde a changé”, a résumé la semaine dernière Rachel Reeves, attendue le 26 mars pour un très important discours sur les finances publiques.- “Pauvreté encore plus grande” -Les premières fuites dans la presse britannique de coupes dans les aides sociales ont fait bondir ces derniers jours les députés travaillistes les plus à gauche, qui ont tenté en coulisse de modérer les ardeurs gouvernementales.Liz Kendall a ainsi proposé la mise en place d’un “droit à essayer”, permettant aux allocataires de tenter de retourner sur le marché du travail sans perdre leurs aides.Elle a aussi annoncé un milliard de livres d’investissements supplémentaires pour aider les allocataires “à trouver un chemin vers le travail”.”Mon gouvernement essaie de faire deux choses très incompatibles: réparer notre système de protection sociale défaillant et faire des économies”, avait réagi lundi Clive Lewis, le député de Norwich, pour l’AFP.”C’est doublement impossible si nous voulons adhérer aux valeurs travaillistes pour lesquelles les gens ont élu ce gouvernement”, avait-il ajouté.Interrogée par l’AFP, la députée d’York, Rachael Maskell, avait mis en garde contre les “conséquences tragiques” de telles coupes, qui placeraient les personnes handicapées “dans une situation de pauvreté encore plus grande”.Les Britanniques restent plutôt divisés sur les aides sociales, selon un sondage YouGov lundi: 53% jugent pas assez stricts les critères d’obtention. Mais 45% pensent que les personnes handicapées perçoivent trop peu.

Allemagne : Merz pointe son “bazooka” budgétaire contre la menace russe

Le futur chancelier allemand Friedrich Merz a appelé mardi les députés à approuver son plan massif d’investissements pour contrer la “guerre contre l’Europe” menée par la Russie, justifiant que l’Allemagne dépense sans compter pour se réarmer et se moderniser.Ouvrant une session historique du Bundestag, la chambre basse du parlement, le chef des conservateurs a qualifié ce plan de dépenses de “premier grand pas vers une nouvelle communauté européenne de défense”.Cette communauté devrait inclure “des pays qui ne sont pas membres de l’Union européenne”, comme le Royaume-Uni et la Norvège, a-t-il déclaré, tout en plaidant pour que les commandes d’équipement de défense destinées à réarmer l’Allemagne soient “attribuées dans la mesure du possible à des fabricants européens”.Les députés se prononceront en début d’après-midi sur le tournant budgétaire que leur propose le futur dirigeant du pays, dont le camp conservateur a remporté les élections législatives du 23 février.”Les circonstances sont surtout déterminées par la guerre d’agression de Poutine contre l’Europe – il s’agit en effet d’une guerre contre l’Europe et pas seulement d’une guerre contre l’intégrité territoriale de l’Ukraine”, a-t-il lancé, énumérant les cyberattaques et sabotages d’infrastructures attribués à la Russie.Dans un changement de cap remarquable pour l’Allemagne qui s’est abritée depuis des décennies sous le parapluie de défense américain, Friedrich Merz plaide désormais pour accroître l’indépendance européenne en matière de défense alors que la politique de Washington est devenue imprévisible, sous la présidence de Donald Trump- “Un renouveau positif” -Le “bazooka” d’investissements, selon l’expression popularisée par les médias, du chef des conservateurs est la pierre angulaire du futur gouvernement qu’il a entrepris de former avec le Parti social-démocrate (SPD).Pour faire entrer la rigoureuse Allemagne dans cette nouvelle ère de la dépense, il lui faut amender la Loi fondamentale.Le texte prévoit un assouplissement des règles d’endettement inscrites dans la constitution pour les dépenses militaires et pour les régions.S’ajoute un fonds spécial de 500 milliards d’euros sur 12 ans pour moderniser les infrastructures et relancer la première économie européenne en récession depuis deux ans, dont, sous la pression des écologistes, 100 milliards affectés à la protection du climat.Les sommes en jeu sont colossales et auront des répercussions bien au-delà de l’Allemagne, représentant 1.000 à 1.500 milliards d’euros, selon les calculs, injectés dans l’économie au cours de la prochaine décennie.Il s’agit “de donner une nouvelle direction à l’histoire de notre pays, un renouveau positif pour l’Allemagne, un renouveau positif pour l’Europe”, a estimé le chef du SPD Lars Klingbeil devant les députés. “C’est peut-être le plus gros paquet de dépenses” de l’histoire de l’Allemagne.Fervent partisan d’un renforcement de la défense européenne, le chef de l’Etat français Emmanuel Macron sera à Berlin et rencontrera dans la soirée le chancelier sortant Olaf Scholz, ainsi que Friedrich Merz.Le plan allemand permettra aussi le déblocage d’un soutien militaire en suspens de 3 milliards d’euros pour l’Ukraine.- “Incertitude notable”Le chef des conservateurs de 69 ans veut faire voter les lois par le Bundestag sortant, car les partis des extrêmes, de droite et de gauche, détiendront une minorité de blocage dans le nouvel hémicycle qui se constituera le 25 mars.Si Friedrich Merz s’est déclaré “confiant” dans l’idée d’obtenir la majorité des deux tiers des voix nécessaires depuis le ralliement des Verts, il ne dispose que d’une avance de 31 voix. Et son spectaculaire virage budgétaire n’est pas sans créer des remous, y compris au sein de son camp politique.”Il existe une incertitude notable” d’un échec, a estimé lundi la politologue Ursula Münch de l’académie de formation politique de Tützing (sud). Ce serait “une débâcle pour la coalition en train de se former” et pour Friedrich Merz, a-t-elle jugé.S’il franchit l’obstacle, le conservateur devra encore passer vendredi le test du Bundesrat, la chambre haute qui représente les régions.Puis il devra boucler les négociations avec les sociaux-démocrates pour former la coalition qu’il veut mettre sur pied d’ici Pâques, le 21 avril.Ces discussion n’ont toutefois rien d’évident car les dépenses d’investissement massives vont s’accompagner d’économies à tous les niveaux et de réformes majeures mettant à l’épreuve la future grande coalition.

L’Allemagne augmente ses dépenses en réaction à la “guerre contre l’Europe” de Poutine, dit Merz

La “guerre contre l’Europe” menée par la Russie rend nécessaire le plan d’investissements géants, notamment militaires, soumis mardi au vote des députés allemands, a justifié Friedrich Merz, pour qui l’Allemagne pose ainsi les bases d’une “nouvelle communauté européenne de défense”.”Les circonstances sont avant tout déterminées par la guerre d’agression de (Vladimir) Poutine contre l’Europe. C’est en effet une guerre contre l’Europe, et pas seulement une guerre contre l’intégrité territoriale de l’Ukraine”, a déclaré le probable futur chancelier devant les députés du Bundestag.Les pays européens se retrouvent aujourd’hui entre une “Russie agressive” et “des États-Unis d’Amérique imprévisibles”, ils doivent “devenir plus forts” pour “assurer (leur) propre sécurité”, a développé Friedrich Merz.Les députés allemands se prononcent mardi sur un programme d’augmentation massive des dépenses budgétaires, tournant majeur pour la première économie européenne qui veut dépenser sans compter pour se réarmer et se moderniser.La guerre menée par la Russie “se déroule quotidiennement, avec des attaques contre nos réseaux de données, avec la destruction de lignes d’approvisionnement, avec des incendies criminels, avec des assassinats commandités au cœur de notre pays, avec l’espionnage de casernes, avec des campagnes de désinformation”, a dénoncé Friedrich Merz.L’objectif est de “diviser et de marginaliser l’Union européenne”, a-t-il accusé.Le texte soumis au parlement prévoit un assouplissement des règles d’endettement inscrites dans la constitution pour les dépenses militaires et pour les régions. S’y ajoute un fonds spécial de 500 milliards d’euros sur 12 ans pour moderniser les infrastructures et relancer la première économie européenne, en récession depuis deux ans.Dans un contexte international bouleversé, “l’Allemagne a un rôle de meneur” à jouer en Europe, a affirmé Friedrich Merz, estimant que son projet n’était “rien de moins que le premier grand pas vers une nouvelle communauté européenne de défense”.Cette communauté devrait inclure “des pays qui ne sont pas membres de l’Union européenne”, comme le Royaume-Uni et la Norvège, a-t-il encore affirmé.Il a plaidé pour que les commandes d’équipements de défense destinées à réarmer l’Allemagne soient “attribuées dans la mesure du possible à des fabricants européens”.Après des années de sous-investissement chronique, l’armée allemande a besoin d’une défense “basée sur la technologie, avec des systèmes automatisés, une surveillance européenne autonome par satellite, des drones armés et de nombreux systèmes de défense modernes”.

La Bourse de Paris en hausse veut croire au plan d’investissements allemand

La Bourse de Paris évolue en hausse mardi, portée par l’espoir que les députés allemands votent un plan d’investissements inédit qui pourrait avoir des effets positifs dans toute l’Europe.L’indice vedette CAC 40 prenait 0,52%, soit 42,18 points à 8.117 points vers 09H45. Lundi, il avait déjà terminé en hausse de 0,57%.Les députés allemands vont se prononcer sur le plan d’investissements géants de Friedrich Merz, un tournant majeur pour le pays qui veut dépenser sans compter pour se réarmer et se moderniser.Le probable futur chancelier s’apprête à enterrer le dogme de l’orthodoxie budgétaire dont il a toujours été un fervent défenseur.”Les investisseurs internationaux, qui ont renforcé leurs positions sur les actions allemandes ces derniers mois, espèrent un coup de fouet sur la politique budgétaire”, note Jochen Stanzl, de CMC Markets.Les actions européennes se sont redressées ces dernières semaines à l’annonce de ce plan, qui présage un relâchement de la pression budgétaire en Europe. “Avec l’accord conclu vendredi entre la CDU/CSU, le SPD et les Verts, l’essentiel du risque” que le plan ne soit pas voté “a été écarté”, ont noté des analystes de Deutsche Bank. “Toutefois, il subsiste des sources mineures d’incertitude, allant de la possibilité de députés qui font dissidence à l’absence d’une majorité de deux-tiers à la chambre haute vendredi”, ont-ils ajouté.Vers 09H50, le taux d’intérêt de l’emprunt obligataire à dix ans allemand étauit en légère hausse à 2,84%, contre 2,81% la veille à la clôture. Celui de l’équivalent français était à 3,50% contre 3,48% la veille.Lundi, la Bourse de New York a fini en hausse modérée, après une deuxième séance consécutive de rebond technique, l’indice élargi S&P 500 gagnant notamment 0,64%.Pour John Plassard, spécialiste de l’investissement pour Mirabaud, les investisseurs “observent avec une anxiété croissante l’escalade de la guerre tarifaire de Donald Trump et l’augmentation des licenciements dans l’administration fédérale.”La banque centrale américaine, la Fed, annoncera mercredi sa décision sur l’actualisation des taux directeurs américains.Des taux directeurs à un niveau élevé, comme c’est le cas actuellement, permettent de lutter contre l’inflation, mais cela se fait au détriment de la croissance économique.Les investisseurs s’attendent à ce que la Fed maintienne ses taux inchangés, mais les “signes de tension sont évidents”, estime John Plassard. “Les pressions inflationnistes obligeront-elles la Fed à maintenir les taux à un niveau élevé ? Ou bien un ralentissement de la croissance et une hausse du chômage la pousseront-ils à réduire ses taux ?”.”Les économistes prévoient deux baisses de taux pour le reste de l’année, les traders en voient trois,” a rapporté Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.Tout commentaire sur ces questions de la part du président de la Fed, Jerome Powell, sera donc scruté avec attention par les marchés.Bolloré dans le rougeL’action du groupe Bolloré, actif dans le transport, la logistique et la communication, chutait de 7,75% dans les premiers échanges après la publication lundi soir de résultats annuels décevants.Le résultat opérationnel ajusté (Ebitda) du groupe Bolloré s’est effondré, à un million d’euros seulement en 2024, contre 61 millions en 2023.Son chiffre d’affaires a également décrû, de 4% à périmètre constant.

Taxes Trump: un brasseur belge minimise le risque en accélérant ses expéditions

“Il faut jouer la sécurité.” Face à la menace de Donald Trump de taxer à 200% les alcools européens, un brasseur belge veut remplir vite un maximum de conteneurs vers les Etats-Unis, où il réalise près de 20% de ses ventes.A la brasserie Huyghe, qui produit une gamme d’une trentaine de bières dont la plus connue est la Delirium Tremens, le branle-bas de combat a été décrété dès jeudi soir, raconte le PDG Alain De Laet en recevant une équipe de l’AFP.Depuis lors, le rythme de mise en cartons des bouteilles et le ballet des transpalettes au milieu des montagnes de fûts ne faiblissent pas dans les entrepôts de Melle, près de Gand (nord-ouest), où cette entreprise familiale à son siège.Jeudi, le président américain a menacé d’imposer des droits de douane de 200% sur les vins et alcools de l’Union européenne, si elle ne retirait pas les taxes de 50% annoncées sur le bourbon américain… En riposte à une première entrée en vigueur de surtaxes sur l’acier et l’aluminium importés aux Etats-Unis.”200% je ne peux pas faire face! Ça veut dire voir le prix de notre bière tripler aux Etats-Unis, elle devient invendable”, fait valoir M. De Laet, en précisant que la “Delirium”, une blonde forte titrant 8,5 degrés d’alcool, est déjà une des bières les plus chères du rayon. Conséquence: il a décidé en accord avec la patronne de sa filiale américaine de lui envoyer au plus vite tout le stock actuellement disponible en Belgique. L’idée est de constituer outre-Atlantique jusqu’à six mois de réserve, contre trois actuellement. En partant du principe que la surtaxe, si elle est imposée, ne se prolongera pas au-delà de six mois.”Evidemment si elle est maintenue à long terme c’est la mort de toute exportation vers les Etats-Unis, c’est une belle part de gâteau qui disparaîtrait”, poursuit le patron flamand.- Variétés fruitées -Concrètement, l’accélération du tempo chez Huyghe consiste à remplir en l’espace d’une semaine une vingtaine de conteneurs qui rallieront Baltimore, sur la côte est américaine, au départ du port d’Anvers. Deux sont déjà partis vendredi.Sont privilégiées les différentes gammes de Delirium, dont la version sans alcool tout juste sortie sur le marché belge – “sait-on jamais avec Trump” -, ainsi que certaines variétés fruitées tout aussi appréciées des consommateurs américains.”Avoir notre propre filiale au Etats-Unis, avec 22 personnes qui s’occupent uniquement de la vente, c’est un gros avantage sur les autres (fabricants d’alcools), on peut expédier rapidement sans attendre l’aval d’un importateur”, explique M. De Laet.En Belgique, dont la culture de la bière est classée au patrimoine immatériel mondial de l’Unesco, les quelque 400 brasseries en activité vendent 70% de leur production à l’export.Au-dessus de la moyenne, la brasserie Huyghe assure réaliser 83% de son chiffre d’affaires hors des frontières, avec la France comme premier marché étranger en volumes.De manière générale la menace de Donald Trump inquiète le secteur, qui juge comme Alain De Laet que les bières européennes ne devraient pas être épargnées.”Cela ne va pas tuer le marché, mais en termes d’image et de réputation, c’est un peu pénible car la bière belge reste la référence mondiale”, a déclaré vendredi Krishan Maudgal, directeur de la fédération des Brasseurs belges.