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Guadeloupe: 16.000 véhicules en circulation toujours équipés d’airbags Takata

La Guadeloupe compte encore 16.000 véhicules dotés d’airbags Takata défectueux, a alerté mercredi la préfecture, un nombre élevé dans un territoire marqué par plusieurs accidents mortels liés à ces équipements touchant particulièrement les Outre-mer.”Au début de la crise, 42.000 véhicules étaient équipés d’airbags Takata. On a été en mesure d’en identifier un grand nombre”, a déclaré au cours d’une conférence de presse le préfet Thierry Devimeux, déplorant que “les propriétaires n’effectuent pas les démarches” pour les 16.000 véhicules identifiés dont le changement d’airbag n’a toujours pas eu lieu. “Les services de l’État ne sont pas en capacité de savoir quels sont les véhicules qui roulent encore ou non, qui ont été achetés ou non”, a-t-il regretté.Il a rappelé qu'”à partir du 1er janvier, les véhicules équipés d’un airbag Takata qui passeront le contrôle technique seront immobilisés” et que police et gendarmerie vérifieront désormais les véhicules lors des contrôles routiers.La semaine dernière, le ministère des Transports avait annoncé qu’à compter du 1er janvier, tous les véhicules présentés au contrôle technique seront vérifiés afin de déterminer s’ils sont équipés d’un airbag Takata classé +stop drive+, impliquant une interdiction immédiate de circuler tant que l’équipement n’a pas été remplacé.L’entreprise japonaise Takata, aujourd’hui en faillite, est au cœur d’un scandale mondial depuis plus de dix ans. Ses airbags provoquent des explosions mortelles ou engendrant de graves blessures à cause d’un propulseur explosif, le nitrate d’ammonium, qui se dégrade avec le temps, particulièrement dans les climats chauds et humides.À ce jour, 46 accidents sont attribués à des éclatements d’airbags Takata défectueux sur le territoire français, dont 42 dans les collectivités et départements d’outre-mer, qui ont causé 20 morts (dont 18 en outre-mer) et 25 blessés (dont 24 en outre-mer).La Guadeloupe est le territoire d’outre-mer le plus touché par les accidents causés par les airbages Takata avec une dizaine de décès recensés. Fin novembre, un automobiliste est également décédé en raison d’un airbag défaillant à La Réunion où au 30 novembre, 20.416 véhicules potentiellement dangereux étaient toujours en circulation, selon la préfecture.

Eaux en bouteille: Nestlé Waters assigné en justice pour concurrence déloyale

Dans le sillage du scandale des eaux minérales naturelles, l’entreprise Bonneval Emergence a assigné en octobre son concurrent Nestlé Waters devant le tribunal de Nanterre pour concurrence déloyale, selon l’assignation qu’a pu consulter l’AFP mercredi après des révélations du Monde.La société, qui commercialise notamment l’eau minérale naturelle Bonneval, réclame un peu plus de 1,3 milliard d’euros (1,6 milliard avec les intérêts) au géant agroalimentaire qui produit en France les eaux Perrier, Vittel, Contrex ou encore Hépar, au titre du préjudice économique subi. Contacté par l’AFP, Nestlé Waters a déclaré avoir “pris acte de cette assignation déposée sur des motifs que nous estimons totalement infondés” et annonce qu’il défendra “vigoureusement (sa) position”.Bonneval demande également la fin de la commercialisation des eaux minérales produites sur les marchés français et le rappel des produits estampillés “eau minérale naturelle”, avec une astreinte d’un million d’euros par jour de retard.Nestlé Waters est au cœur d’un scandale depuis qu’il a admis, début 2024 sous le coup de plusieurs enquêtes de presse, avoir utilisé par le passé des traitements interdits (charbon, UV) pour ses eaux. En utilisant ces traitements, Nestlé Waters “a commis des actes de concurrence déloyale à l’encontre de Bonneval”, accuse son concurrent, estimant qu’il aurait pu “capte(r) les parts de marché illégalement occupées par cette dernière” en augmentant sa capacité de production.”Il s’agit de réparer un préjudice causé et de restaurer une concurrence loyale pour l’avenir”, a indiqué à l’AFP David Merle, directeur général et cofondateur de l’entreprise.Depuis l’éclatement du scandale, Nestlé Waters a remplacé les traitements interdits par une microfiltration à 0,2 micron dont la légalité a été contestée, l’eau minérale naturelle ne pouvant faire l’objet de désinfection ou traitement de nature à modifier ses caractéristiques, sauf exception pour retirer du fer ou du manganèse considérés comme nocifs.Depuis, les autorités sanitaires ont estimé que la microfiltration modifiait le microbisme de l’eau, poussant le groupe, sous injonction préfectorale, à la remplacer par une microfiltration à 0,45 micron.Si Nestlé Waters affirme que ce degré de microfiltration a été validé par les autorités, il a dû déposer de nouvelles demandes d’autorisation préfectorale pour exploiter ses forages et commercialiser sous l’appellation “eau minérale naturelle”.En novembre, la justice avait autorisé la poursuite de la commercialisation des eaux Perrier sous l’appellation “eau minérale naturelle” après le recours introduit en référé par l’association de consommateurs UFC-Que Choisir.Au pénal, deux informations judiciaires avaient été ouvertes en février à Paris après deux plaintes de l’association Foodwatch visant Nestlé Waters et le groupe Sources Alma (Cristalline, St-Yorre, Vichy Célestins) concernant le traitement de leurs eaux minérales.

Dermatose: Savoie, Jura puis Sud-Ouest, les différentes vagues de l’épizootie

La dermatose nodulaire contagieuse est apparue pour la première fois en France en juin, en Savoie, et n’est arrivée dans le Sud-Ouest qu’en octobre: chronologie de l’épizootie, alors que les enquêtes pour retracer son parcours sont encore en cours.Entre fin juin et mercredi à la mi-journée, 113 foyers ont été recensés, selon le ministère de l’Agriculture, dont une large majorité dans les Alpes. Les autorités soupçonnent des mouvements d’animaux, parfois illicites, d’être à l’origine de la diffusion.- Epicentre estival en Savoie -Le premier cas français de cette maladie, non-transmissible aux humains mais grave pour les bovins, a été détecté le 29 juin en Savoie.Présente en Afrique subsaharienne, en Asie et, depuis 2023, en Afrique du Nord, elle avait été repérée en Italie le 22 juin, également pour la première fois, en Sardaigne puis en Lombardie. Une enquête épidémiologique a montré que les souches françaises et italiennes étaient similaires.En Europe, elle avait surgi pour la première fois, de 2015 à 2018, dans les Balkans.Très contagieuse, la maladie se transmet par piqûres de mouches et de taons. Le parcours du Tour de France, proche des zones infectées, avait été modifié pour que les insectes ne puissent pas se glisser dans les nombreux véhicules.Entre fin juin et mi-août, 76 foyers ont été recensés dans une quarantaine d’élevages de Savoie et de Haute-Savoie. Le gouvernement a lancé le 18 juillet une campagne de vaccination dans une zone comprenant aussi l’Ain et l’Isère. Plus de 220.000 bovins ont été vaccinés pendant l’été et plus de 1.700 euthanasiés, tout foyer infecté étant intégralement abattu.  La Coordination rurale et la Confédération paysanne ont tenté de bloquer plusieurs abattages.Les restrictions de mouvement ont été progressivement levées dans les Alpes à partir de début octobre.- Arrivée en Espagne,extension au Jura -Fin août, un premier foyer a été détecté dans l’Ain, non loin des Alpes. Dans les semaines suivantes, après l’apparition d’un deuxième cas dans l’Ain, les autorités ont dénoncé des mouvements illégaux d’animaux, potentiellement venus des Alpes, et le non respect par certains éleveurs de la vaccination obligatoire.Un cas isolé a été détecté dans le Rhône mi-septembre.La détection pour la première fois en Espagne, grand acheteur de bovins français, d’un cas le 4 octobre a ébranlé la filière française, qui a craint d’avoir exporté des veaux contaminés. Les enquêtes épidémiologiques sont toujours en cours pour établir un lien entre les souches.L’Espagne a recensé un peu moins de vingt foyers – immédiatement abattus -, non loin de la frontière avec les Pyrénées-Orientales, qui ont rapidement mis en place une zone de surveillance et interdit les mouvements d’animaux.La détection mi-octobre de cas dans le Jura puis dans le Doubs a entraîné une suspension nationale des exportations durant quinze jours. Au total 8 foyers ont été recensés dans ces zones depuis. L’abattage début décembre d’un troupeau vacciné dans le Doubs a ravivé la colère des syndicats opposés à cette politique.- Percée dans le Sud-Ouest -Le 15 octobre, trois foyers ont été recensés dans les Pyrénées-Orientales. Début novembre, le département en comptait 10. Mercredi, ce nombre s’élevait à 22, selon le ministère.Mais d’autres départements (Aude, Ariège, Haute-Garonne et Hautes-Pyrénées) ont chacun détecté un cas ces dernières semaines, probablement en raison “de mouvements d’animaux, dont certains illicites”, assure le ministère.Le Sud-Ouest a donc recensé 25 foyers en un peu plus de deux mois, contre 76 sur une durée similaire en Savoie. Mais cette région est le bastion de la Coordination rurale ainsi qu’une place forte pour la Confédération paysanne, dont l’opposition aux abattages des troupeaux a relancé les manifestations et blocages depuis une semaine.”On a l’impression, à entendre certains, que l’épidémie flambe et qu’elle n’est pas contrôlée. En réalité elle l’est”, a affirmé la ministre de l’Agriculture Annie Genevard mercredi matin sur RTL.Plus de 3.000 bovins ont été abattus au total. Un million ont été vaccinés lors de la première vague et 750.000 doivent l’être dans les prochaines semaines dans le Sud-Ouest sur un cheptel français de 15,7 millions de tête.

Budget: les positions se tendent à deux jours d’un conclave aussi crucial qu’incertain

“La tâche est immense” pour trouver un compromis sur le budget de l’État, a reconnu mercredi Sébastien Lecornu à deux jours d’un conclave députés-sénateurs très incertain, entre un Parti socialiste à satisfaire et une droite sénatoriale extrêmement remontée, qui réclame le 49.3.Pour avoir un budget avant le 31 décembre, “il va falloir plus de clarté” et il “va falloir aussi que les gens se parlent davantage”, a affirmé devant le Sénat le Premier ministre.Assumant son choix de laisser la main au Parlement dans les débats budgétaires, le locataire de Matignon a constaté la “désynchronisation” entre députés et sénateurs, dont les positions paraissent chaque jour plus orthogonales : “Je suis frappé de voir à quel point nous en sommes, à 48 heures” de la commission mixte paritaire (CMP), qui réunira sept députés et sept sénateurs à partir de vendredi matin au Palais Bourbon.Ce conclave à huis clos fait figure de dernière chance pour tenter de trouver un terrain d’entente sur le projet de loi de finances pour 2026, bien plus complexe à faire aboutir que le budget de la Sécurité sociale, définitivement adopté mardi par un vote des députés.Si un texte commun est approuvé en CMP, il sera ensuite soumis aux deux chambres du Parlement mardi pour une adoption définitive. Faute d’accord en revanche, les débats devraient probablement reprendre en janvier, après le vote d’une loi spéciale pour assurer la continuité de l’Etat.- “Se plier en six” -Mais entre un Sénat dominé par une droite attachée aux économies dans les dépenses de l’Etat et une Assemblée nationale où la gauche demande de nouvelles recettes fiscales, l’équation semble insoluble, a fortiori sans l’outil du 49.3, auquel M. Lecornu a renoncé.En Conseil des ministres dans la matinée, il a demandé à son gouvernement “de se plier en six pour faciliter les convergences” entre députés et sénateurs.Les deux rapporteurs généraux du Budget, Philippe Juvin pour l’Assemblée et Jean-François Husson pour le Sénat (Les Républicains tous les deux), ont déjà multiplié les échanges. Une réunion se tiendra ce soir à Matignon autour du Premier ministre avec la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin et les deux rapporteurs, selon des sources parlementaires.L’hypothèse de réunir une “CMP à blanc” pour négocier en amont du conclave officiel, une option proposée par le Premier ministre, n’a toujours pas pu se concrétiser.Et les postures se sont considérablement tendues mercredi.D’une part du côté du groupe socialiste de l’Assemblée, où l’on a mis en avant une condition pour une éventuelle abstention sur le budget : obtenir au moins 10 milliards d’euros de recettes supplémentaires par rapport au budget initial du gouvernement, de manière à retirer certaines coupes dans les services publics ou l’écologie.Mais aussi, et surtout, du côté de la chambre haute, où le puissant groupe LR a multiplié les interpellations en direction de l’exécutif lors d’une séance de Questions au gouvernement assez houleuse, une rareté au Palais du Luxembourg, plus policé que l’Assemblée.- “Faire un choix” -“Gouverner, c’est choisir. Il faut faire un choix entre les tenants de la taxe et de la surtaxe ou les tenants, comme nous le sommes ici, des économies”, a lancé Mathieu Darnaud, chef de la droite sénatoriale, à l’attention de M. Lecornu. Un peu plus tôt, Bruno Retailleau avait lancé les hostilités en refusant catégoriquement la demande des socialistes: “A ces conditions-là, qui sont des conditions néfastes pour le pays, ce n’est pas acceptable”, a dit sur TF1 le patron des Républicains, ténor de la droite au Sénat. Ses troupes ne se cachent même plus pour demander ouvertement le retour du 49.3 pour entériner un hypothétique accord en CMP, où l’ancien “socle commun” est majoritaire. “Nous ne renierons pas l’essentiel et nous demandons que les conclusions de la CMP soient votées à l’Assemblée nationale, quitte à utiliser le 49.3″, a martelé l’ex-ministre LR Sophie Primas, rejoignant de nombreuses voix dont celle du président du Sénat Gérard Larcher ou encore de l’ex-Première ministre Elisabeth Borne.”Il faut qu’il bouge (sur le 49.3) avant la CMP, sinon c’est mort, ça ne marchera pas”, explicite une sénatrice LR.Une source socialiste au Sénat reconnaît volontiers que “le 49.3 est la seule manière d’avoir un budget au 31 décembre”… Renvoyant néanmoins cette responsabilité au chef du gouvernement.parl-are-ama/sde/frd

La Bourse de Paris en légère baisse avant la BCE et l’inflation américaine

La Bourse de Paris a terminé en léger recul mercredi, se montrant attentiste à la veille de la dernière réunion de la BCE de l’année et de la publication des chiffres sur l’inflation américaine pour le mois de novembre.L’indice CAC 40 a perdu 20,11 points, soit 0,25%, à 8.086,05 points.L’indice vedette parisien avait cédé 0,21% mardi.Les investisseurs sont “entre deux eaux, au lendemain d’un rapport américain sur l’emploi qui n’a pas fait réagir et avant la publication des données de l’inflation”, relève Charlotte de Montpellier, économiste de la banque ING.Les marchés attendent la publication jeudi de l’inflation aux Etats-Unis pour le mois de novembre. “Une inflation plus faible donnerait à la Fed davantage de marges de manœuvre” pour baisser ses taux l’an prochain, selon Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.La veille, un rapport américain sur l’emploi, pour la même période, a été perçu comme mitigé et n’a pas permis aux intervenants de préciser leurs anticipations sur la politique monétaire de la banque centrale américaine.Autre rendez-vous de la semaine: la réunion de la Banque centrale européenne (BCE), dont une membre du directoire, Isabelle Schnabel, a indiqué récemment partager “les attentes du marché selon lesquelles le prochain mouvement sera une hausse” des taux d’intérêt.”Les investisseurs seront très attentifs au discours de Christine Lagarde, afin d’évaluer à quel point ce qu’a exprimé Isabelle Schnabel est répandue au sein du conseil des gouverneurs”, selon Mme de Montpellier.Le marché n’attend dans tous les cas “pour l’instant aucune nouvelle baisse de taux l’an prochain”, relève Romain Aumond, macroéconomiste et stratégiste quantitatif chez Natixis IM.Dans ce contexte, le rendement de l’emprunt français à échéance dix ans a atteint 3,57%, contre 3,55% la veille en clôture. Son équivalent allemand, référence en Europe, a terminé à 2,86%, contre 2,84%.TotalEnergies profite de la hausse des prix du pétroleLe titre du groupe pétrolier TotalEnergies a pris 1,16% à 55,13 euros, en raison de la hausse des prix du pétrole.Les cours ont grimpé, après que le président américain Donald Trump a annoncé mardi un “blocus total” contre les pétroliers sous sanctions se rendant ou partant du Venezuela, renforçant la pression économique sur Caracas, en pleine crise entre les deux pays.Société Générale plébiscitée par Bank of AmericaLe groupe bancaire a avancé de 3,95% à 66,90 euros, après avoir bénéficié du relèvement de son objectif de cours par la Bank of America. Cette dernière a également placé Société Générale dans sa liste des valeurs à suivre pour 2026.

Warner Bros Discovery rejette la contre-offre de Paramount, garde sa préférence à Netflix

Le groupe de télévision et cinéma Warner Bros Discovery (WBD) a annoncé mercredi avoir rejeté la contre-offre soumise par son concurrent Paramount Skydance et rappelé sa préférence pour le projet de rachat par Netflix.Paramount Skydance a immédiatement confirmé son offre, intégralement en numéraire et qui valorise WBD à 108 milliards de dollars.  Cette proposition “n’est pas dans l’intérêt de WBD”, a fait savoir le conseil d’administration dans un communiqué, recommandant à ses actionnaires de privilégier l’offre de Netflix.Cette fin de non-recevoir était attendue, les administrateurs ayant préalablement affiché leur préférence pour Netflix et annoncé, début décembre, un accord avec la plateforme de streaming vidéo.Cette dernière ne propose, elle, d’acquérir que le studio de cinéma Warner Bros et l’ensemble HBO (chaînes et plateforme de streaming HBO Max), pour 82,7 milliards de dollars dette comprise (72 milliards hors dette).L’opération se ferait après la scission, par WBD, entre ce sous-ensemble et un portefeuille de chaînes, dont CNN et Discovery, qui seraient logées dans une nouvelle société cotée ad hoc baptisée Discovery Global. Paramount Skydance veut, lui, mettre la main sur l’ensemble.Selon le président du conseil de Warner Bros Discovery, Samuel Di Pazzia, les administrateurs voient dans le schéma de Paramount Skydance (PSKY) “des risques et des coûts significatifs”.Il affirme que son acquéreur potentiel n’a pas apporté de réponses satisfaisantes aux inquiétudes exprimées par le conseil.Au premier rang de ces préoccupations, “PSKY a systématiquement trompé les actionnaires de WBD en assurant que l’opération bénéficiait d’une +garantie illimitée+ de la famille Ellison. Ce n’est pas le cas”, fait valoir le conseil.Cette assertion a été immédiatement contestée par PSKY, dans un communiqué.Pour boucler le financement de son offre, Paramount Skydance a dit apporter la garantie de la famille Ellison, en particulier celle du père du patron du groupe David Ellison, Larry Ellison, fondateur du groupe informatique Oracle dont la fortune est estimée par le magazine Forbes à près de 240 milliards de dollars.- Dette colossale -Le rachat de WBD par PSKY passerait par une levée de dette colossale, Paramount Skydance ne pesant que 15 milliards de capitalisation boursière contre près de 72 milliards pour sa cible.Outre l’apport du clan Ellison (11,8 milliards), Paramount Skydance indiquait pouvoir notamment compter sur les fonds souverains saoudien PIF (10 milliards), qatarien QSI (7) et émirati PJSC (7 également).Initialement annoncé comme partenaire pour 200 millions de dollars, la société d’investissement Affinity Partners du gendre de Donald Trump, Jared Kushner, s’est finalement retirée du consortium en début de semaine. “Le conseil de Warner Bros Discovery a confirmé que l’accord avec Netflix était supérieur (à l’offre de Paramount Skydance) et que cette acquisition serait dans le meilleur intérêt des actionnaires”, a réagi, dans un communiqué, le co-directeur général de Netflix, Ted Sarandos.Beaucoup, y compris au sein du gouvernement Trump, craignent de voir une absorption de WBD par Netflix affaiblir la concurrence sur ce marché, une perspective qui pourrait jouer sur la décision des régulateurs.Netflix est, en effet, la plus grosse plateforme de streaming au monde, tandis que HBO Max pointe en troisième position (hors Amazon Prime au modèle hybride).Le dossier Paramount Skydance semblait, par ailleurs, pouvoir bénéficier des relations privilégiées entre les Ellison et Donald Trump, même si le président a publiquement pris ses distances mardi.Le chef de l’Etat a ainsi accusé CBS, chaîne filiale de Paramount Skydance, de le traiter “encore plus mal” depuis l’arrivée de David Ellison à la tête du groupe.”Si ça ce sont des amis”, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social, “je me demande ce que feraient mes ennemis.”L’offre hostile de Paramount Skydance court jusqu’au 8 janvier et David Ellison s’est dit “encouragé” par les retours de certains actionnaires.Après la confirmation de l’offre de PSKY, le titre s’est affaissé à Wall Street et abandonnait 5,15% vers 15H50 GMT. Parallèlement, l’action Netflix prenait 2,46%.Paramount Skydance reste “confiant” quant à l’approbation de son projet par les autorités de la concurrence, “parce qu’il renforcerait la concurrence (…) plutôt que de consolider un monopole dominant dans le streaming”.

Les Bourses européennes terminent indécises, entre inflation américaine et BCE

Les marchés boursiers européens ont terminé sans direction commune mercredi, indécis à la veille de la dernière réunion de la BCE de l’année et de la publication des chiffres sur l’inflation américaine en novembre.Paris a perdu 0,25% et Francfort 0,45%. Milan a pris 0,25%. Londres a gagné 0,92%, portée par ses groupes pétroliers qui ont profité de la hausse du prix du baril, après l’annonce de blocus du Venezuela par Donald Trump.

Dermatose: dans le Sud-Ouest, “mobilisation générale” pour “accélérer” la vaccination

La campagne de vaccination des bovins contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) va prendre une “accélération majeure” dans le Sud-Ouest grâce à la “mobilisation générale” des vétérinaires, ont promis mercredi les autorités, sans convaincre les agriculteurs protestataires.Le gouvernement a annoncé pour ces prochaines semaines un objectif de 750.000 bovins à vacciner dans dix départements du quart Sud-Ouest du pays.”Si nous voulons arriver au début du mois de février avec un début d’immunité collective, il nous faut agir rapidement”, a déclaré Jean-Marie Girier, préfet des Pyrénées-Atlantiques, dans une ferme du village béarnais de Riupeyrous où cette campagne de vaccination élargie a démarré mercredi après-midi.”C’est une course contre-la-montre. Une mobilisation générale des vétérinaires”, a estimé le représentant de l’État, promettant “des renforts de vétérinaires retraités, d’étudiants et des vétérinaires des armées” pour permettre “l’accélération majeure” annoncée par le gouvernement.Dans ce département, les 205.000 doses nécessaires à la vaccination de l’ensemble du cheptel bovin seront reçues “d’ici vendredi”, ont assuré les services de l’État.Mais ces promesses logistiques peinent à convaincre les agriculteurs qui protestent contre la stratégie – maintenue – d’abattage systématique des troupeaux dès la détection d’un cas de DNC.”Si la France avait les doses nécessaires, en l’occurrence une dizaine de millions de doses pour vacciner l’ensemble du troupeau national, on n’en serait pas à devoir abattre des troupeaux entiers”, a estimé sur la radio Ici Poitou Stéphane Pelletier, vice-président de la Coordination Rurale (CR) dans la Vienne.Pour Olivier de Ginestet, membre de la CR des Landes présent mercredi matin sur un rond-point occupé depuis plusieurs jours par des agriculteurs à Mont-de-Marsan, “la vaccination, c’est le seul parapluie qui protège, ça permet de vivre avec le virus”.”L’abattage systématique des bêtes, c’est une illusion totale, ça ne marche pas. On l’a bien vu pour le canard, on a abattu des canards et le virus (de la grippe aviaire, NDLR) est toujours là”, estime cet éleveur de volailles.Selon le ministère de l’Agriculture, un stock de 500.000 vaccins est en cours d’acheminement vers le Sud-Ouest et une commande de 400.000 doses, effectuée la semaine dernière auprès des Pays-Bas, sera livrée prochainement.

Tentative d’escroquerie visant TotalEnergies: jusqu’à trois ans de prison ferme requis

Jusqu’à trois de prison ferme et des amendes allant jusqu’à 500.000 euros: ce sont les peines requises jeudi par le parquet de Nanterre contre sept prévenus jugés pour tentative d’escroquerie en bande organisée et corruption d’arbitres internationaux au préjudice de TotalEnergies.Depuis le 1er décembre, sept mis en cause, dont des avocats, un magistrat honoraire et un administrateur judiciaire, comparaissent devant le tribunal correctionnel pour leur implication supposée dans la mise en place d’un tribunal arbitral frauduleux visant à obtenir plus de 22 milliards de dollars (environ 19 mds d’euros) auprès du géant énergétique.Tous les prévenus contestent les faits qui leur sont reprochés.L’affaire a pour point de départ un contrat de prospection et d’exploration pétrolière signé en 1992 entre une filiale de TotalEnergies, Elf Neftegaz (aujourd’hui liquidée), les régions russes de Saratov et de Volgograd ainsi que la société de droit russe Interneft.Soumis à des conditions suspensives, ce contrat, dont la caducité a été confirmée par plusieurs décisions de justice, n’est jamais entré en vigueur.C’est pourtant sur cette base inexécutée qu’a été constitué à l’été 2009 le tribunal arbitral contesté avec pour objectif, selon l’accusation et la partie civile, d’extorquer une somme colossale à la multinationale, accusée à tort de ne pas avoir honoré ses engagements.S’estimant victime d’une tentative d’escroquerie, TotalEnergies a porté plainte en mai 2011.- “Machination” -Dans son réquisitoire, la procureure Nathalie Foy a dénoncé “un plan d’attaque frontal”, “une machination judiciaire et arbitrale” visant à “prendre dans ses filets l’entreprise avec la plus grande capitalisation boursière” de France au moment des faits.Elle a réclamé une peine cinq ans de prison, dont trois ans ferme, à l’encontre de Jean-Pierre Mattei, ancien président du tribunal de commerce de Paris, qui avait été désigné comme représentant d’Elf Neftegaz pour l’arbitrage.Le parquet l’a décrit comme l’un des piliers de la tentative d’escroquerie, le qualifiant de “tête de pont avancée” des manoeuvres d’André Guelfi.L’ombre de ce sulfureux homme d’affaires, ex-dirigeant de la marque Le Coq Sportif décédé en 2016 à 97 ans, a plané tout au long du procès.Pour le parquet, cet ancien intermédiaire du groupe Elf (acquis plus tard par l’actuel TotalEnergies) dans les pays de l’ex-URSS dans les années 1990 a échafaudé l’idée du tribunal arbitral en vue de mener une vendetta contre le groupe.Condamné à de la prison ferme dans le cadre de l’affaire Elf, un gigantesque scandale de détournement de fonds, M. Guelfi aurait en effet développé une rancoeur tenace contre la direction de TotalEnergies, considérant qu’elle l’avait abandonné.”Il a résolu, après plusieurs échecs judiciaires, de poursuivre l’entreprise pour lui soutirer de l’argent par le biais d’un litige inventé en se camouflant derrière des sociétés-écrans et des hommes et des femmes de paille”, a asséné Nathalie Foy.Pour réussir “le plus gros et gigantesque hold-up de sa vie”, il aurait, selon le parquet, recruté des “mercenaires” ayant pour la plupart une fine connaissance des mécanismes judiciaires.Deux ans de prison ferme ont été requis contre Laï Kamara, représentant des parties russes à l’arbitrage, et trois ans avec sursis contre le président de la formation arbitrale décriée, Andreas Reiner.- “Coups tordus” -Contre les conseils des parties russes Olivier Pardo et Xavier Cazottes, Mme Foy a demandé respectivement trois ans et deux ans de prison ferme.”Ces réquisitions sont totalement déconnectées du procès qui a eu lieu”, ont réagi auprès de l’AFP Mes Richard Malka et Rémi Lorrain, avocats de M. Pardo.”Le ministère public fait comme si rien ne s’était dit durant les trois dernières semaines d’audience au cours desquelles, chaque jour, les mensonges de Total et les coups tordus de son service d’intelligence économique ont été découverts et documentés”, ont-ils ajouté, déplorant des “réquisitions déconcertantes”.La procureure a réclamé deux ans de prison avec sursis contre l’administrateur ad hoc d’Elf Neftegaz Charles-Henri Carboni, qui a désigné M. Mattei comme arbitre.Deux ans ferme ont enfin été requis contre l’avocat François Binet qui intervenait comme conseil pour le service d’intelligence économique de TotalEnergies et qui aurait joué un rôle “d’agent trouble ou d’agent double” selon le parquet. Des amendes allant jusqu’à 500.000 euros et des demandes d’interdiction d’exercer la profession d’avocat ou de pratiquer l’arbitrage ont aussi été formulées à l’encontre de plusieurs prévenus.Fin du procès vendredi.

Wall Street attend l’inflation américaine avec prudence

La Bourse de New York restait sur la retenue mercredi, attendant de connaître l’inflation du mois de novembre aux Etats-Unis au lendemain de la publication d’un rapport sur l’emploi qui n’a pas convaincu les marchés.Vers 14H55 GMT, le Dow Jones prenait 0,53%, l’indice Nasdaq reculait de 0,11% et l’indice élargi S&P 500 était pratiquement à l’équilibre (+0,02%).Jeudi, les chiffres des prix à la consommation (CPI) seront publiés avant l’ouverture de la place américaine.Plus l’inflation sera contenue, et plus la banque centrale américaine (Fed) disposera d’une marge de manoeuvre pour abaisser ses taux dans les prochains mois et soutenir l’activité économique, ce qui est positif pour les marchés d’actions.”Les chiffres du CPI de demain devraient être égaux ou inférieurs à ceux du dernier rapport, ce qui devrait continuer à rassurer les investisseurs, car la Fed sera alors disposée à réduire les taux d’intérêt” en 2026, estime auprès de l’AFP Sam Stovall, de CFRA.S’inquiétant de l’atonie du marché du travail aux Etats-Unis, l’institution monétaire a procédé à trois baisses de taux consécutives depuis l’été, pour un total de trois quarts de point de pourcentage.Mais le dernier rapport sur l’emploi, publié mardi, a donné des signaux contradictoires aux investisseurs.Selon le département du Travail, le taux de chômage est remonté à 4,6% en novembre, au plus haut depuis quatre ans. En revanche, 64.000 créations d’emplois ont été relevées le mois dernier, soit mieux que ce qu’attendaient les analystes.Le rapport, retardé par la paralysie budgétaire qui a frappé les Etats-Unis au début de l’automne, indique également que l’économie américaine a perdu 105.000 emplois en octobre.Plusieurs prises de paroles de responsables de la Fed sont attendues mercredi, et pourraient donner plus de clarté aux investisseurs sur la direction que prendra la Réserve fédérale lors de ses futures réunions.Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans restait sans grand mouvement, à 4,16% vers 14H50 GMT contre 4,15% à la clôture la veille.Côté entreprises, Warner Bros Discovery (WBD) reculait de 0,67% après avoir rejeté la contre-offre de son concurrent Paramount Skydance (-3,75%) et préféré l’offre de rachat de Netflix (+1,98%).La proposition de Paramount, qui valorisait Warner Bros à 108 milliards de dollars, “n’est pas dans l’intérêt de WBD”, a fait savoir la société de distribution et de production de films dans un communiqué, recommandant à ses actionnaires de privilégier l’offre de Netflix.Le groupe agroalimentaire General Mills (+2,15% à 48,03 dollars), propriétaire notamment des céréales Cheerios, profitait de performances financières supérieures aux attentes pour le deuxième trimestre de son exercice décalé, avec notamment un bénéfice net par action de 1,10 dollar contre 1,03 anticipé.La compagnie aérienne à bas prix Frontier (+4,50% à 5,38 dollars) avançait après des informations de presse assurant que l’entreprise pourrait fusionner avec son concurrent Spirit.