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Grèce: démission du chef de l’aviation civile après la panne dans l’espace aérien le 4 janvier

Le chef du service de l’aviation civile grecque (Ypa) George Saounatsos a démissionné mercredi après la panne majeure survenue le 4 janvier dans l’espace aérien grec ayant provoqué annulations et retards de vols dans tous les aéroports du pays, selon le ministère des Transports et des Infrastructures.”Georges Saounatsos a soumis sa démission au ministre des Transports et des Infrastructures, Christos Dimas”, a indiqué un bref communiqué ministériel.La décision est intervenue quelques heures après qu’un rapport officiel sur l’incident a imputé la panne à une “technologie obsolète” à l’aéroport international d’Athènes, le principal aéroport du pays et l’une destinations touristiques les plus prisées au monde. Selon l’YPA, la défaillance a commencé le 4 janvier à 06H59 GMT, lorsque plusieurs fréquences radio desservant l’espace aérien d’Athènes ont été frappées par un brouillage continu “de bruit”. L’aéroport international d’Athènes a accueilli l’an dernier près de 34 millions de passagers, soit une hausse de 6,7% par rapport à l’année précédente. Des centaines de vols ont dû être déroutés vers des pays voisins, annulés ou retardés. L’aviation civile YPA a alors qualifié le problème de “sans précédent”.Des responsables ont assuré que l’espace aérien d’Athènes avait été rapidement dégagé et que la sécurité des vols n’avait pas été compromise. Le système s’est rétabli progressivement après 10H30 GMT revenant à un fonctionnement normal à vers 15H00 GMT.Aucun signe de cyberattaque ou de sabotage intentionnel n’a été détecté, a indiqué la YPA. Une vaste rénovation des infrastructures, d’un coût de 300 millions d’euros est actuellement en cours comprenant des émetteurs numériques qui seront livrés cette année. 

Free et Free Mobile condamnés à de lourdes amendes après une fuite de données

Les opérateurs Free et Free Mobile ont écopé mercredi d’un total de 42 millions d’euros d’amendes pour “manquements” à leurs obligations de sécurité lors d’une fuite de données spectaculaire en 2024, une sanction selon eux d’une “sévérité inédite” en matière de cyberattaque.Dans une décision rendue le 8 janvier et publiée mercredi sur Légifrance, la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) a condamné Free à payer une amende de 15 millions d’euros et Free mobile à verser 27 millions. Ces sanctions sont prononcées plus d’un an après un vol de données massif, qui avait concerné 24 millions de contrats de clients de l’opérateur en octobre 2024.En parallèle de l’attaque informatique, un pirate avait proposé à la vente en ligne un fichier censé contenir les informations dérobées. Parmi les données, rapidement vendues, figuraient notamment des numéros de compte bancaire (Iban). Des procédures distinctes avaient été lancées contre les deux entités, Free et Free Mobile, qui ont chacune des obligations liées à leur propre système d’information, a expliqué la Cnil, destinataire de plus de 2.000 plaintes de personnes concernées par cette violation.Dans un communiqué, l’autorité de protection des données a souligné que les deux entreprises du groupe Iliad n’avaient “pas mis en œuvre certaines mesures élémentaires de sécurité qui auraient pu rendre l’attaque plus difficile”. Elle a aussi relevé plusieurs manquements au règlement européen de protections des données (RGPD). Elle a notamment évoqué une procédure d’authentification “pas suffisamment robuste” pour les salariés de Free travaillant à distance. C’est par ce biais que le pirate responsable de l’attaque s’était d’abord connecté au réseau informatique de l’entreprise, précise l’autorité.- “Sévérité inédite” -La Cnil a aussi reproché aux opérateurs des manquements dans leurs obligations en matière d’information des personnes concernées par le vol des données. Selon le Commission, les entreprises auraient dû davantage informer leurs clients des mesures de protection mises en place a posteriori, et mieux les prévenir des risques potentiels. Free Mobile est également visé pour avoir conservé pendant trop longtemps des données d’anciens clients. La Cnil a ainsi “constaté la présence de données relatives à plus de 15 millions de contrats résiliés depuis plus de cinq ans, dont trois millions depuis plus de dix ans”, ce qui est “manifestement excessif”, a-t-elle signalé.Free a rapidement dénoncé mercredi une décision d’une “sévérité inédite sans commune mesure au regard des précédents en matière de cyberattaques”. “Dans plusieurs cas comparables, malgré des impacts similaires, voire plus graves, sur les données personnelles, les sanctions prononcées semblent dérisoires au regard de celle-ci”, a insisté l’entreprise.”Nous allons donc déposer un recours devant le Conseil d’État afin de faire valoir nos droits et obtenir la révision de cette décision”, a ajouté l’opérateur, qui dit avoir renforcé son “architecture de sécurité” depuis l’incident.Un tel recours n’est toutefois pas suspensif. Les deux opérateurs devront donc s’acquitter des amendes avant une éventuelle nouvelle décision.Outre les amendes, la Cnil a également ordonné à Free et Free Mobile de prendre des mesures en matière de sécurité des données. Si elle constate que des évolutions avaient déjà débuté, elle a ordonné aux entreprises de finaliser la mise en œuvre de ces mesures dans un délai de trois mois. Elle a aussi enjoint à Free Mobile de finaliser le tri des données conservées et de purger ses bases de données des détails des contrats résiliés depuis plus de dix ans. Dans le volet pénal de cette affaire, un mineur de 16 ans avait été mis en examen début 2025.Outre Free, d’autres entreprises avait été ciblées en 2024 par des vols de données massifs. Après cette année noire, la Cnil avait annoncé en avril qu’elle allait hausser le ton et exiger davantage de garanties aux détenteurs de grandes bases de données.

Taxes sur l’aérien: le PDG de Ryanair s’en prend à la “stupide” Belgique

La compagnie aérienne Ryanair a annoncé mercredi réduire ses capacités en Belgique, notamment sur son hub très fréquenté de Charleroi, reprochant aux autorités belges une série de taxes “stupides” de nature à réduire le trafic.”Ce que ces politiciens stupides ne comprennent pas, c’est que le transport aérien et les passagers sont mobiles”, a lancé le PDG Michael O’Leary, dans son style singulier, lors d’une conférence de presse à Bruxelles.Il a reproché à la Belgique d’aller à l’encontre d’un mouvement général, dans les autres pays européens, de réduction de la fiscalité sur le transport aérien afin d’alimenter la croissance.Concrètement, la compagnie irlandaise à bas coût prévoit de réduire de 1,1 million de sièges d’ici à fin 2026 son offre à Charleroi. Il s’agit pour elle d’une plateforme majeure sur le continent européen, desservant un grand nombre de destinations notamment dans le bassin méditerranéen.Ryanair se présente comme la première compagnie aérienne sur le marché belge avec 11,6 millions de personnes transportées en 2025.Ce chiffre reculerait d’environ 10% si la ville de Charleroi maintient son projet d’imposer une nouvelle taxe communale de 3 euros par passager au départ de cet aéroport, selon la compagnie.Au niveau national, le gouvernement belge dirigé par Bart De Wever a relevé en 2025 la fiscalité sur le transport aérien, ce qui concerne aussi les voyages au départ de Bruxelles-Zaventem, premier aéroport du pays.L’objectif est d’encourager les alternatives à l’avion en relevant à 10 euros à l’horizon 2027 la taxe forfaitaire due par chaque passager embarquant sur un vol de moins de 500 km. La Belgique est par ailleurs engagée dans un gigantesque effort d’assainissement de ses finances publiques.”Ryanair appelle le Premier ministre De Wever à revenir sur ces hausses de taxes stupides qui vont saper la compétitivité de la Belgique, et coûter à ce pays des millions de passagers, des milliers de vols et des milliers d’emplois dans le tourisme”, a aussi fait valoir la compagnie.

La Bourse de Paris touche un nouveau record en séance

L’indice vedette de la Bourse de Paris, le CAC 40, a touché un nouveau sommet historique en séance mercredi, de concert avec de nombreuses autres places européennes, porté par un vent d’enthousiasme sur les marchés après la publication de l’inflation américaine.L’indice vedette CAC 40 prenait 0,43% soit un gain de 35,80 points, pour atteindre 8.383,00 points vers 10H15 heure de Paris.Dans les premiers échanges, l’indice a touché un nouveau record absolu à 8.996,72 points, dépassant son précédent sommet en séance datant de lundi. Mardi, le CAC 40 avait cédé 0,14% pour s’établir à 8.347,20 points.Les marchés mondiaux, notamment les Bourses européennes, évoluent à des niveaux “records, alors que la détente des données d’inflation américaines a apaisé les craintes liées à la hausse des prix, alimentant l’enthousiasme des investisseurs dans un contexte de boom toujours porté par l’intelligence artificielle”, commente Patrick Munnelly, stratégiste de marché chez Tickmill Group.Le rythme de l’inflation américaine s’est calmé en fin d’année 2025. Selon les données officielles publiées mardi, l’indice des prix à la consommation (CPI) a progressé en décembre de 2,7% sur un an, une hausse stable par rapport à novembre.”L’inflation sous-jacente s’est maintenue à 2,6%, son plus bas niveau depuis 2021, en dessous des 2,7% attendus”, relève Neil Wilson, de Saxo Markets. “Cela maintient la Fed sur la voie de baisses de taux plus tard cette année.””Les inquiétudes du marché quant au risque que Donald Trump ne surchauffe l’économie avant les élections de mi-mandat semblent prématurées, les risques inflationnistes étant probablement différés”, estime M. Munnelly.Les investisseurs attendent désormais la publication décalée de l’indice des prix à la production PPI en novembre.Engie solideLe groupe Engie (+0,98% à 23,63 euros vers 10H15 heure de Paris) a remporté en Inde un projet hybride combinant énergie solaire et stockage d’électricité par batteries, son premier dans le pays où l’énergéticien français affiche de grandes ambitions sur un marché en pleine expansion pour les énergies renouvelables, a-t-il annoncé mardi.

“Redynamiser” les campagnes, le pari des supérettes en libre-service Api

Un préfabriqué de 40 m2 ouvert tous les jours, 700 produits du quotidien et une caisse automatique pour payer: les supérettes en libre-service Api, qui ont séduit 138 villages dans l’ouest du pays depuis trois ans, veulent enrayer le déclin des commerces ruraux.”Ça m’a changé la vie, je ne fais quasiment plus de courses en grande surface”, se réjouit Annie David, habitante de Claix (Charente), où le premier de ces magasins connectés a été implanté fin 2022. Celle qui réside dans cette commune d’un peu plus de 1.000 habitants depuis 70 ans s’y rend “presque tous les jours”.”Si c’était à refaire, on signerait des deux mains”, se félicite le maire Dominique Pérez (sans étiquette), qui cherchait à “dynamiser la commune” depuis sa première élection en 2008.Candidat à un quatrième mandat en mars, l’édile l’admet sans détour: “C’est quelque chose que je peux mettre en valeur politiquement. On amène un nouveau service de proximité aux habitants”.Api a pour ambition de “redynamiser le monde rural”, abonde Marie-Laure Basset, directrice générale de la société qui revendique 200.000 clients dans quatre régions et 19 départements. En 2026, l’objectif est d’ouvrir “50 à 70 supérettes” supplémentaires pour porter leur nombre à 200 dans l’Hexagone.En 2021, 62% des communes en France ne disposaient d’aucun commerce, contre 25% dans les années 1980, selon l’Insee.- “Faire du fric” – Plusieurs fois par semaine, un “apicier” – contraction d’Api et épicier – vient réachalander et nettoyer les lieux. Dans les rayons, quelques produits locaux côtoient une majorité d’emballages Carrefour, partenaire de l’entreprise. Depuis deux ans, l’enseigne a le statut de “société à mission”, ce qui place ses “objectifs sociaux et environnementaux” au cœur de son activité, avec la volonté de “recréer du lien social”, affiche son site internet.”Ça n’est pas forcément comme la petite épicerie d’il y a 50 ans. Ce n’est pas du tout la même chaleur mais c’est quand même très bien”, estime Annie David en entrant dans le commerce grâce à un QR code.À Château-Larcher (Vienne), le maire Francis Gargouil (sans étiquette), lui, ne décolère pas. Sa commune fait partie des quatre où une supérette Api a été déplacée, faute de succès.”Ils ne sont là que pour faire du fric. Ils n’en ont rien à cirer du commerce en milieu rural. Au bout d’un an, s’ils voient que ça ne marche pas, ils repartent”, accuse-t-il.La direction répond qu’elle a dû ajuster ses critères d’implantation.- Nouveaux actionnaires -Derrière la “success story” de la start-up charentaise qui essaime dans les campagnes, l’enseigne aux 110 salariés n’a pas encore atteint l’équilibre financier. D’après ses comptes, elle a triplé son chiffre d’affaires en 2024 mais reste déficitaire de près de 9 millions d’euros.”Certaines supérettes sont rentables mais au global, on ne l’est pas”, confirme Marie-Laure Basset, passée par les groupes Danone et Fleury Michon. En visant les 200 magasins, et les économies d’échelle qui vont avec, Api espère l’être “fin 2026, début 2027″.”Des entreprises qui atteignent la rentabilité en moins de cinq ans, c’est déjà une belle performance. On est en ligne avec notre business plan”, ajoute la dirigeante.La société, fondée par des entrepreneurs locaux avec le soutien de la Région Nouvelle-Aquitaine, a depuis élargi son capital, enregistrant notamment l’arrivée de la Caisse des Dépôts et d’Arnaud Mulliez, l’un des enfants du fondateur du groupe Auchan, fait révélé par le journal aveyronnais L’Empaillé.La direction d’Api ne communique pas sur le sujet mais selon un document financier consulté par l’AFP, la holding Derfin de cet héritier de l’empire Mulliez apparaissait, à l’été 2025, comme le principal actionnaire, parmi d’autres comme Carrefour ou la banque Crédit Agricole. En 2024, Boxy, autre acteur de la supérette autonome, a fait faillite en région parisienne malgré les 25 millions d’euros levés par ses dirigeants. Pour l’un de ses cofondateurs, David Gabai, la rentabilité est très difficile à atteindre: “Si dans cinq ans, ils ne gagnent pas d’argent, ils fermeront”.

Records en série sur les Bourses mondiales et les métaux

Les marchés mondiaux profitent d’un vent d’enthousiasme mercredi au lendemain de la publication de données sur l’inflation aux Etats-Unis, les Bourses européennes, Tokyo, les métaux précieux et certains métaux de base touchant de nouveaux sommets historiques. Vers 09H00 GMT, les Bourses de Paris (+0,50%), Londres (+0,25%), Madrid (+0,74%) et Zurich (+0,63%) ont touché de nouveaux records historiques en séance. Francfort évoluait en petite hausse de 0,06%, non loin de son record absolu, touché la veille.Les marchés mondiaux évoluent à des niveaux “records, alors que la détente des données d’inflation américaines a apaisé les craintes liées à la hausse des prix, alimentant l’enthousiasme des investisseurs dans un contexte de boom toujours porté par l’intelligence artificielle”, commente Patrick Munnelly, stratégiste de marché chez Tickmill Group.Le rythme de l’inflation américain s’est calmé en fin d’année 2025. Selon les données officielles publiées mardi, l’indice des prix à la consommation (CPI) a progressé en décembre de 2,7% sur un an, un rythme stable par rapport à novembre.”Les inquiétudes du marché quant au risque que Donald Trump ne surchauffe l’économie avant les élections de mi-mandat semblent prématurées, les risques inflationnistes étant probablement différés”, estime M. Munnelly.Les investisseurs attendent désormais la publication décalée de l’indice des prix à la production PPI en novembre.A Tokyo également, l’indice vedette Nikkei (+1,48%) comme l’indice élargi Topix (+1,26%) ont touché mercredi des plus hauts historiques en séance comme en clôture.”Les actions japonaises se sont envolées, le yen évoluant près de son plus bas niveau depuis juillet 2024, sur fond de spéculations autour d’élections anticipées”, précise Patrick Munnelly.La Première ministre japonaise conservatrice Sanae Takaichi pourrait dissoudre la chambre basse du Parlement nippon d’ici fin janvier et convoquer des élections anticipées, d’après des informations de presse.Le gouvernement Takaichi récolte quelque 70% d’opinions favorables d’après la presse locale, ce qui pourrait lui permettre de renforcer sa base parlementaire en cas de scrutin et faciliter l’adoption de ses mesures de relance économique à coups de soutiens budgétaires.Nouveaux records de l’or et de l’argent”L’argent a bondi au-dessus des 90 dollars l’once pour la première fois de son histoire, tandis que l’or s’est rapproché de niveaux records, après des données d’inflation américaine plus faibles que prévu, qui ont (…) stimulé la demande pour les valeurs refuges dans un contexte de persistance de l’incertitude géopolitique”, relève Soojin Kim, analyste chez MUFG.Vers 09H00 GMT, l’once d’or prenait 1,06% à 4.634,93 dollars, peu après avoir touché un nouveau sommet historique à 4.639,62 dollars, et celle d’argent grimpait de 3,58% à 90.0665 dollars après avoir atteint un nouveau record à 91,5535 dollars. Les métaux de base flambent”Le zinc, le cuivre, l’étain et l’aluminium ont désormais rejoint le mouvement” de hausse des métaux précieux, constate Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB. “Cela indique que le marché considère la croissance mondiale comme solide, malgré les remous géopolitiques provoqués par l’administration Trump”.Le cuivre a même atteint mercredi un nouveau record historique à 13.407 dollars la tonne, tout comme l’étain à 52.495 dollars la tonne sur le LME, la Bourse des métaux de Londres.Les groupes miniers cotés au Royaume-Uni, notamment Antofagasta (+0,57% vers 09H00 GMT) et Fresnillo (+0,58%) profitent de cette flambée des prix, affichant une forte performance depuis le début de l’année.”Une forte envolée des métaux contribue à maintenir la demande pour le FTSE 100″, l’indice vedette de la Bourse de Londres “fortement exposé au secteur minier”, note Mme Brooks.Le pétrole surveille l’IranVers 09H00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord cédait 0,66%% à 65,04 dollars, et son équivalent américain, le WTI perdait 0,67% à 60,74 dollars, après une hausse des prix sur les derniers jours.Les marchés pétroliers “évaluent l’intensification des troubles en Iran ainsi qu’une réunion prochaine à la Maison Blanche destinée à discuter d’une éventuelle réponse américaine”, commente Soojin Kim, de MUFG. Le président Donald Trump a annoncé des sanctions douanières contre les partenaires commerciaux de l’Iran, au moment où selon l’ONG Iran Human Rights (IHR), le bilan de la répression des manifestations contre le pouvoir dépasse les 600 morts. 

Vol de données: la Cnil inflige des amendes de 27 millions d’euros à Free Mobile et 15 millions à Free

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a infligé 27 millions d’euros d’amende à Free Mobile et 15 millions à Free après un vol massif de données de clients en 2024, une décision parue mercredi au Journal officiel et d’une “sévérité inédite” selon l’opérateur.La Cnil a sanctionné ces deux entreprises, qui appartiennent au groupe Iliad, pour des “manquements” de sécurité concernant les données confidentielles de leurs abonnés dans le cadre d’un piratage ayant touché plus de 24 millions de contrats en octobre 2024, selon cette décision prise par la Cnil le 8 janvier.La Commission a également ordonné à Free et Free Mobile de “mettre en œuvre les mesures techniques et organisationnelles appropriées, dans un délai de trois mois, afin de garantir un niveau de sécurité adapté au risque”.”Cette décision est d’une sévérité inédite sans commune mesure au regard des précédents en matière de cyberattaques”, a réagi Free auprès de l’AFP. “Nous allons donc déposer un recours devant le Conseil d’État afin de faire valoir nos droits et obtenir la révision de cette décision”, a ajouté l’opérateur, qui indique avoir renforcé son “architecture de sécurité” depuis l’incident.Un mineur de 16 ans, soupçonné d’être l’auteur du vol, avait été mis en examen en janvier 2025.L’attaquant avait lui-même annoncé à Free Mobile s’être introduit dans son système d’information et avoir capté des donnés de clients à la fois de l’opérateur et du fournisseur d’accès, rappelle la Cnil dans sa décision. Des données d’identité, de contact, contractuelles et, pour certains clients, leur IBAN, ont été volées.Des procédures distinctes avaient été lancées contre les deux entités, qui ont chacune des obligations liées à leur propre système d’information, a expliqué la Cnil, destinataire de plus de 2.000 plaintes de personnes concernées par cette violation.Lors du contrôle, la Cnil a aussi “constaté la présence de données relatives à plus de 15 millions de contrats résiliés depuis plus de cinq ans, dont trois millions depuis plus de dix ans, ce qui est “manifestement excessif” et contraire aux règles de traitement des données à caractère personnel (RGPD).Free Mobile devra également purger ses bases de données des détails des contrats résiliés depuis plus de dix ans. 

Le grand magasin Saks, temple du luxe à New York, se place en faillite

Plombé par une lourde dette, le groupe américain Saks Global, propriétaire des grands magasins de luxe Saks Fifth Avenue, Neiman Marcus et Bergdorf Goodman, a annoncé mercredi s’être placé sous la protection de la loi sur les faillites.  L’entreprise qui ne payait plus certains de ses fournisseurs (de grandes marques) depuis plusieurs mois, a annoncé dans un communiqué se placer volontairement sous la protection de la loi sur les faillites (Chapitre 11) auprès d’un tribunal du Texas.Saks s’est engagé à “honorer tous les programmes destinés aux clients, à effectuer les paiements futurs aux fournisseurs et à maintenir le versement des salaires et des avantages sociaux aux employés”. Ses magasins restent ouverts.Le groupe a indiqué avoir sécurisé un financement d’environ 1,75 milliard de dollars auprès de ses créanciers.Sous réserve d’approbation judiciaire, ce plan de financement “fournira les liquidités nécessaires au financement des opérations et des initiatives de redressement de Saks Global”, assure le communiqué.- Nouvelle direction -Simultanément, l’entreprise a annoncé un changement de direction.Geoffroy van Raemdonck, ancien directeur général de Neiman Marcus, va devenir PDG de Saks Global. Il succède à Richard Baker, directeur général et président exécutif sortant, qui a démissionné mardi.M. Baker avait orchestré en 2024 l’acquisition par Saks du groupe Neiman Marcus, propriétaire de Bergdorf Goodman, pour 2,7 milliards de dollars.”Je suis impatient d’assumer le rôle de PDG et de poursuivre la transformation de l’entreprise afin que Saks Global continue de jouer un rôle central dans l’avenir du commerce de détail de luxe”, a dit M. Van Raemdonck, cité par le communiqué du groupe.L’annonce de la mise en faillite était attendue par les analystes.”Ils vont déposer le bilan. Il n’y a plus d’argent. Il faut une supervision par un tribunal”, avait déclaré mardi à l’AFP Tim Hynes, responsable de recherche crédit pour Debtwire, spécialiste de la situation financière des entreprises.Selon lui, Saks Global s’est beaucoup endetté pour racheter le groupe Neiman Marcus (NMG) en 2024 et sa dette atteint désormais quelque cinq milliards de dollars pour un chiffre d’affaires annuel inférieur à 6 milliards.- Espoirs douchés -Le groupe basé à New York, qui compte environ 70 magasins (hors réseaux de déstockage) en Amérique du Nord, n’est pas coté et ne publie pas de résultats.Pris à la gorge dans un contexte économique difficile aggravé par les récents droits de douane et comptant se refaire une santé avec les fêtes de fin d’année, il a opéré en août 2025 une restructuration partielle de sa dette et récupéré 600 millions de dollars d’argent frais.Mais ses espoirs ont été douchés.Le consommateur américain, qui dépense tout en restant très attentif aux prix, n’a pas été au rendez-vous dans les rayons de l’étendard du groupe, Saks Fifth Avenue, qui avait pourtant renoué avec la tradition en déployant des éclairages festifs sur toute sa façade, après un arrêt fin 2024 qui avait été décrié.Résultat: le groupe n’a pas honoré une échéance de 100 millions de dollars le 30 décembre. Un différé de trente jours maximum s’est enclenché.D’après l’agence de notation Standard and Poor’s et plusieurs experts, de nombreuses marques refusent toute nouvelle commande de vêtements, accessoires, bijoux, etc., tant que les arriérés n’auront pas été payés. D’autres refusent de livrer par crainte de ne pas être payées.A parcourir cette semaine les étages de Saks sur la célèbre Cinquième Avenue, artère commerçante de New York bordée de boutiques prestigieuses, l’AFP a constaté des portants semblant peu achalandés, certains proposant de chaudes tenues d’hiver associées à des vêtements printaniers. Comme si des collections disparates avaient été assemblées de bric et de broc pour éviter des rayons vides.

Stérin dans le viseur: les sénateurs PS vont enquêter sur les financements privés en politique

Les sénateurs socialistes ont annoncé mercredi le lancement d’une commission d’enquête sur l’influence et les mécanismes de financement des fondations privées en politique, assumant de viser notamment la galaxie du milliardaire conservateur Pierre-Edouard Stérin.”La question de la transparence des financements et des soutiens est un enjeu démocratique”, a détaillé lors d’une conférence de presse la sénatrice PS de Paris Colombe Brossel, à l’initiative de cette commission d’enquête parlementaire.Cette commission, aux pouvoirs d’enquête et d’audition élargis, devrait commencer ses travaux fin janvier ou début février. Elle aura ensuite six mois pour mener ses auditions avant la remise d’un rapport, qui pourrait aussi ouvrir la voie à des modifications législatives.L’objectif des sénateurs socialistes est d’ériger “une forme de rempart démocratique contre des attaques extrêmement organisées, coordonnées, structurées, financées dans des champs politiques loin d’être anecdotiques”, a avancé Colombe Brossel.Elle a visé sans détour l’homme d’affaires conservateur Pierre-Edouard Stérin, initiateur du projet “para-politique” baptisé Périclès, visant notamment à “faire se lever une élite” avec “toutes les forces de droite”.Mais le périmètre de la commission d’enquête est bien plus large car le PS entend “se laisser toutes les portes ouvertes” travailler “sur tous les autres modes de financement”, sans exclure par exemple la régulation des médias traditionnels et l’empire médiatique du milliardaire conservateur Vincent Bolloré.Au printemps, Pierre-Edouard Stérin avait refusé par deux fois de répondre à la convocation d’une commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’organisation des élections en France. Il a été entendu mi-novembre par la police judiciaire dans le cadre d’une enquête ouverte après ce double refus.Le Sénat a multiplié ces dernières années les commissions d’enquête au retentissement non-négligeable dans la sphère publique, de l’affaire Benalla au Fonds Marianne, en passant par l’influence croissante des cabinets de conseil dans les politiques publiques. Ou, plus récemment, sur le respect des obligations climatiques de TotalEnergies, le coût des aides publiques aux entreprises, celui des agences de l’Etat ou encore le scandale des eaux minérales en bouteille.

Les tracteurs de la FNSEA quittent Paris, les mobilisations continuent en France

Après avoir passé une bonne partie de la nuit devant l’Assemblée nationale, tous les tracteurs de l’alliance FNSEA-Jeunes agriculteurs se sont retirés de la capitale mercredi, mais les agriculteurs restent mobilisés en France, avec de nouvelles actions notamment à Toulouse.Malgré l’annonce de nouvelles mesures en faveur des agriculteurs mardi par le Premier ministre Sébastien Lecornu, les manifestants et leurs plus de 350 tracteurs venus à Paris mardi à l’aube réclamaient encore dans la soirée des engagements sur des sujets de trésorerie.”Une délégation a été reçue vers minuit par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard qui nous a donné des précisions et des engagements sur les prêts de trésorerie et de restructuration pour les agriculteurs les plus endettés”, a confié à l’AFP le vice-président de la FNSEA Luc Smessaert, avant de repartir dans l’Oise.Les premiers tracteurs ont commencé à quitter la capitale vers 04H00, a-t-il précisé. “À 06H20, l’ensemble des engins agricoles avaient quitté Paris”, selon la préfecture de police.- “Fièvre toujours là” -Mais ailleurs la colère continue à s’exprimer, notamment du côté de Toulouse.Mercredi matin, une dizaine de tracteurs de la Coordination rurale du Gers filtraient la circulation sur un rond-point menant à l’aéroport Toulouse-Blagnac. Un autre groupe a bloqué l’A64 en déversant des pneus et de la paille, à proximité du périphérique, interrompant la circulation sur cet axe très emprunté.Dans le Var, un convoi d’une vingtaine de tracteurs tenait un barrage filtrant sur l’A50, formant quelques kilomètres d’embouteillage.”La fièvre est toujours là, même si les annonces du Premier ministre étaient pour un certain nombre d’entre elles, attendues. Le sujet de fond, c’est le constat pour nombre d’agriculteurs qu’aujourd’hui, la situation économique dans leur exploitation ne leur permet pas d’envisager l’avenir”, a dit le président de la FNSEA Arnaud Rousseau mercredi matin sur RTL.Le gouvernement a annoncé mardi une “loi d’urgence agricole” portant sur “plusieurs priorités: eau, prédation (les attaques de loups, NDLR), moyens de production”. Ce projet de loi “sera inscrit à l’ordre du jour du Conseil des ministres au mois de mars et sera ensuite examiné par le Parlement avant l’été”, a assuré le Premier ministre.Des annonces dans un premier temps saluées comme des “avancées” par les organisateurs de la manifestation parisienne, avant que beaucoup, parmi la base, n’expriment leur volonté de rester pour poursuivre les négociations et maintenir le rapport de force. Mardi, Sébastien Lecornu a également affirmé qu’un “cap clair” sur la politique de l’eau serait “fixé d’ici le salon” de l’Agriculture qui se tiendra du 21 février au 1er mars, et demandé, avant la présentation du projet de loi, un “moratoire sur toutes les décisions relatives” à cette question et la suspension des “textes fixant les volumes d’eau prélevables (…) jusqu’à septembre”. Le chef du gouvernement a enfin évoqué des réunions pour étudier “les possibilités de dérogation” à la directive européenne sur les nitrates, qui encadre notamment les épandages d’engrais par les agriculteurs. Cela s’ajoute à un paquet de “300 millions d’euros” annoncé vendredi et qui contient des mesures prévues à la fois dans le budget, et donc soumises au vote des parlementaires, et d’autres déjà égrenées ces dernières semaines par le gouvernement pour répondre à la crise agricole.- “Différence de traitement” -Les annonces de mardi répondaient quasiment point par point à des demandes de la FNSEA et des JA, alliance qui domine le syndicalisme agricole. Depuis début décembre, les manifestations d’agriculteurs se multiplient et les annonces du gouvernement vendredi, après des défilés de tracteurs de la Coordination rurale puis de la Confédération paysanne dans la capitale, n’ont pas suffi à calmer la colère.La Coordination rurale a dénoncé mardi sur X “la différence de traitement du gouvernement face à nos mobilisations”, en référence aux interdictions auxquelles le deuxième syndicat a fait face en amenant ses tracteurs jeudi à Paris.La Confédération paysanne a elle dénoncé dans un communiqué les demandes de la FNSEA sur l’eau qui ne “répondent pas à la colère”.bur-mca-alh-mlv-cho/sb/gvy