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Colère agricole: la mobilisation diminue mais le Sud-Ouest persévère

La mobilisation des agriculteurs, opposés notamment à la politique gouvernementale d’abattage massif des bovins en cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a reflué dimanche avec moins d’une dizaine de barrages maintenus et quelques centaines de manifestants selon les autorités, essentiellement dans le Sud-Ouest.La circulation sur l’A63 près de Bordeaux, sur l’A64 entre Toulouse et Bayonne, sur l’A65 reliant Bordeaux à Pau ou encore sur l’A75 en Lozère était toujours coupée dimanche à 17h30 selon Bison Futé, après plusieurs jours de manifestations agricoles dans toute la France.Selon le ministère de l’Intérieur, 23 actions mobilisant 720 personnes ont été comptabilisées dimanche, contre 50 actions et 1.619 manifestants samedi, 93 actions vendredi, 110 jeudi et 80 mercredi.À Cestas, au sud de Bordeaux, la Coordination rurale de Gironde (CR33) a annoncé dimanche soir le maintien du barrage établi depuis une semaine sur l’A63, même si une bretelle a été rouverte samedi pour permettre aux vacanciers d’enjamber le barrage dans le sens Nord-Sud.”On en est toujours au statu quo” avec une soixantaine de manifestants sur le barrage, a déclaré à l’AFP Jean-Paul Ayres, porte-parole de la CR33, malgré les appels du gouvernement à une “trêve de Noël”.”(Dimanche) soir, le barrage est maintenu. Maintenant, maintenu jusqu’à Noël ou après Noël, on ne sait pas”, ajoute ce viticulteur et producteur de pruneaux, qui dit attendre lundi des “réponses” des autorités sur la dermatose comme sur la crise viticole.À Carbonne (Haute-Garonne), le barrage de l’A64 a atteint son dixième jour. “On est nombreux, c’est plus facile en se relayant”, a déclaré à l’AFP Benjamin Roquebert, éleveur à Capens, qui apprécie le relatif confort du campement établi par les organisateurs, forts d’une précédente expérience au même endroit en 2024.- “On peut tenir longtemps” -“Quand on n’est pas bien installé, c’est plus difficile de résister. Mais hier (samedi) soir on a regardé le match du Stade toulousain, on a le grand écran, on est à l’abri, il y a des cuisiniers hors pair, on peut tenir longtemps”, a poursuivi l’agriculteur de 37 ans.La Coordination rurale et la Confédération paysanne, opposées à la stratégie mêlant abattages massifs et vaccination contre la dermatose, n’ont pas appelé à la levée des blocages. Les sections départementales sont libres de continuer le mouvement, selon la CR.Dans La Tribune Dimanche, quatre anciens ministres de l’Agriculture, Michel Barnier, Marc Fesneau, Stéphane Travert et Julien Denormandie, ont pour leur part affirmé leur soutien à l’abattage total dès la détection d’un cas, avertissant contre la “division” ou des mesures guidées par “l’émotion”.Le Premier ministre Sébastien Lecornu a assuré samedi soir qu’environ 50% du cheptel ariégeois était désormais vacciné contre la dermatose, 70% dans l’Aude et 100% dans les Pyrénées-Orientales. Ces trois départements figurant parmi ceux ayant recensé des cas, ils sont prioritaires pour la vaccination.Dans les Pyrénées-Atlantiques, situées dans le “cordon vaccinal” après un cas détecté dans le département voisin des Hautes-Pyrénées, la préfecture a fait état dimanche d’environ 28.000 bovins vaccinés contre la DNC, soit presque 15%.Selon les chiffres du Premier ministre, à peine une vache sur cinq a été vaccinée sur les dix départements concernés dans le Sud-Ouest. 

Macron donne le coup d’envoi du futur porte-avions lors du Noël avec les troupes

Emmanuel Macron a donné dimanche le coup d’envoi de la construction du futur porte-avions français, qui va remplacer le Charles de Gaulle et doit entrer en service en 2038, lors du Noël avec les troupes françaises aux Emirats arabes unis.”A l’heure des prédateurs, nous devons être forts pour être craints”, a déclaré le président français sur une base militaire près d’Abou Dhabi, devant des dizaines de soldats français.Dans ce contexte, il a acté la mise en oeuvre de la réalisation du futur porte-avions, un projet lancé en 2018, qui doit être “l’illustration de la puissance de notre nation”.L’annonce du lancement officiel de la construction était très attendue, malgré l’impasse budgétaire dans laquelle se trouve le gouvernement, alors que le mur d’investissements nécessaires et l’évolution des menaces mettent le projet sous pression.Ce lancement officiel va permettre de passer tous les contrats indispensables à la réalisation du projet, relève-t-on à l’Elysée. “Je serai le garant de cet engagement” envers les 800 entreprises concernées, a ainsi souligné Emmanuel Macron, en précisant qu’il se rendrait sur le chantier en février.Lui aussi à propulsion nucléaire, le nouveau porte-avions sera beaucoup plus massif que l’actuel. Il fera près de 80.000 tonnes pour environ 310 mètres de long, contre 42.000 tonnes pour 261 mètres pour le Charles De Gaulle. Avec un équipage de 2.000 marins, il pourra embarquer 30 avions de combat.A l’issue de son discours, le chef de l’Etat devait partager un repas de fête, agrémenté de volaille aux morilles et bûche de Noël, avec les soldats déployés aux Emirats arabes unis (quelque 900 au total).- Rafale -Avant cela, il s’est entretenu avec le président émirati, cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane.Emmanuel Macron l’a invité, dans un message sur X publié à l’issue de la rencontre, à renforcer leur “partenariat stratégique”, notamment pour “la stabilité au Moyen-Orient”.Les deux pays entretiennent des relations très étroites en matière de défense, puisque les Emirats disposent de fleurons de l’industrie française comme le char Leclerc ou l’avion de combat Rafale.Ces échanges interviennent sur fond de fortes tensions autour du programme Scaf, le futur avion de combat européen estimé à 100 milliards d’euros, fragilisé par un bras de fer industriel entre Dassault Aviation, fabricant de Rafale, qui revendique une plus grande autonomie et assure pouvoir le développer tout seul, et Airbus qui représente l’Allemagne et l’Espagne dans ce projet. L’idée circule désormais d’associer les Emirats arabes unis, client majeur de Dassault depuis la commande de 80 Rafale en 2021, au développement d’un futur avion de combat français, sans les Allemands. Outre les tensions au Moyen-Orient, illustrées dans ce déplacement, d’autres crises restent au premier plan.Le Kremlin a ainsi fait savoir dans la nuit que Vladimir Poutine, à l’assaut en Ukraine depuis bientôt quatre ans, était prêt à parler à Emmanuel Macron, répondant à des déclarations en ce sens du président français.-Narcotrafic -L’Elysée a jugé cela “bienvenu” et indiqué que ses équipes aviseraient “dans les prochains jours sur la meilleure manière de procéder”. Tout en notant prudemment que tout se ferait “en toute transparence” avec Kiev et les Européens et afin d’aboutir à la paix.Paris veut aussi désormais s’assurer de l’appui des Emirats dans la “guerre” déclarée par le gouvernement français au narcotrafic.D’importants narcotrafiquants y vivent un quotidien luxueux sans être inquiétés, notamment à Dubaï, selon la justice française.La délégation française comprend d’ailleurs le ministre de la Justice Gérald Darmanin, qui avait déjà réclamé en novembre aux Emirats arabes unis l’extradition d’une quinzaine de narcotrafiquants, ainsi que le procureur de Marseille Nicolas Bessone et le directeur national de la police judiciaire Christian Sainte.Emmanuel Macron a dit cette semaine rechercher la coopération des pays où se trouvent certaines “têtes de réseau”, afin de “pouvoir saisir leurs biens” et obtenir leur arrestation.Le sujet est omniprésent en France depuis l’assassinat en novembre de Mehdi Kessaci, le frère d’un militant engagé contre le narcotrafic, abattu en plein jour à Marseille.Les soldats français aux Emirats sont engagés dans la lutte contre le narcotrafic en traquant les bateaux transportant de la drogue dans l’océan indien.Ils participent aussi aux opérations Aspides, qui protègent les bateaux contre les frappes des rebelles houthis en mer Rouge, et à la coalition contre le groupe Etat islamique.

Macron donne le coup d’envoi de la construction du futur porte-avions, remplaçant du Charles de Gaulle

Emmanuel Macron a donné dimanche le coup d’envoi de la construction du futur porte-avions français destiné à remplacer le Charles De Gaulle et qui doit entrer en service en 2038.”Conformément aux deux dernières lois de programmation militaire, et après un examen complet et minutieux, j’ai décidé de doter la France d’un nouveau porte-avions”, a annoncé le chef de l’État français lors du Noël avec les troupes à Abou Dhabi.”La décision de lancer en réalisation ce très grand programme a été prise cette semaine”, a-t-il précisé, actant donc sa mise en œuvre.L’annonce du lancement officiel de la construction était très attendue malgré l’impasse budgétaire dans laquelle se trouve le gouvernement, alors que le mur d’investissements nécessaires et l’évolution des menaces mettent le projet sous pression.Ce lancement va permettre de passer tous les contrats nécessaires à la réalisation du projet, relève-t-on à l’Élysée. “Je serai le garant de cet engagement” envers les 800 fournisseurs chargés du projet, a ainsi souligné Emmanuel Macron, en précisant qu’il se rendrait sur le chantier de construction en février.”Ce nouveau porte-avions sera l’illustration de la puissance de notre nation, puissance de l’industrie, de la technique, puissance au service de la liberté sur les mers et dans les remous du temps”, a-t-il martelé.Lui aussi à propulsion nucléaire, le nouveau porte-avions sera beaucoup plus massif que l’actuel. Il fera près de 80.000 tonnes pour environ 310 mètres de long, contre 42.000 tonnes pour 261 mètres pour le Charles De Gaulle. Avec un équipage de 2.000 marins, il pourra embarquer 30 avions de combat.Le risque d’un “choc dans trois, quatre ans” face à la Russie évoqué par les armées fait craindre que les budgets ne filent vers des priorités plus pressantes.De récents propos du chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon, jugeant qu’on “ne peut pas se contenter de reproduire un outil qui a été conçu à la moitié du siècle dernier”, semblent mettre aussi en question le concept du porte-avions.Le général a notamment souligné le “besoin de permanence à la mer” du bâtiment et sa capacité d’emport de “drones de tous types”. Un seul bâtiment, en l’occurrence le Charles De Gaulle, est disponible 65% du temps, selon la Marine. Un décalage de la construction et donc de l’entrée en service de son successeur laisserait la Marine sans porte-avions.Une étude menée à l’occasion du prochain arrêt technique majeur du Charles De Gaulle permettra de dire en 2029 si le bâtiment peut être prolongé de quelques années au-delà de 2038, en fonction de l’état de ses chaufferies nucléaires et de sa structure.

Les manifestations agricoles refluent, hormis dans le Sud-Ouest

La mobilisation des agriculteurs, opposés notamment à la politique gouvernementale d’abattage massif des bovins en cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a reflué après une semaine de manifestations, avec moins d’une dizaine de barrages maintenus dimanche selon la gendarmerie, essentiellement dans le Sud-Ouest.Huit axes routiers ou autoroutiers restaient bloqués dimanche matin, dont l’A63 près de Bordeaux, l’A64 entre Toulouse et Bayonne, l’A65 entre Pau et Bordeaux ou l’A75 en Lozère, selon les gendarmes.La veille, 50 actions mobilisant 1.619 personnes avaient été comptabilisées par le ministère de l’Intérieur dans toute la France, contre 93 actions vendredi, 110 jeudi et 80 mercredi.À Cestas, au sud de Bordeaux, la Coordination rurale de Gironde (CR33) a rouvert samedi une bretelle de l’A63 pour permettre aux vacanciers d’enjamber le barrage, établi depuis dimanche dernier et maintenu dans le sens Sud-Nord.”On reste, peut-être jusqu’à lundi ou mardi, on ne sait pas”, a déclaré dimanche à l’AFP Ludovic Ducloux, coprésident de la CR33, malgré les appels du gouvernement à une “trêve de Noël”.”On va tenir. Après, parmi ceux qui lèvent le camp, il y en a qui viennent nous rejoindre”, assure le viticulteur, promettant “d’autres blocages”.À Carbonne (Haute-Garonne), le barrage de l’A64 a entamé son dixième jour. “Le moral est toujours là”, a déclaré à l’AFP Benjamin Roquebert, éleveur à Capens, qui a passé la nuit sur place.”Il n’a pas fait trop froid, on a des petits chauffages, c’est largement supportable”, a souligné l’agriculteur de 37 ans, disant pouvoir “tenir longtemps”.La Coordination rurale et la Confédération paysanne, opposées à la stratégie mêlant abattages massifs et vaccination contre la dermatose, n’ont pas appelé à la levée des blocages. Les sections départementales sont libres de continuer le mouvement, selon la CR.Dans La Tribune Dimanche, quatre anciens ministres de l’Agriculture, Michel Barnier, Marc Fesneau, Stéphane Travert et Julien Denormandie, ont pour leur part affirmé leur soutien à l’abattage total dès la détection d’un cas, avertissant contre la “division” ou des mesures guidées par “l’émotion”.Le Premier ministre Sébastien Lecornu a assuré samedi soir qu’environ 50% du cheptel ariégeois était désormais vacciné contre la dermatose, 70% dans l’Aude et 100% dans les Pyrénées-Orientales.Ces trois départements ayant recensé des cas, ils sont donc prioritaires pour la vaccination. Selon les chiffres du Premier ministre, à peine une vache sur cinq a été vaccinée sur les dix départements concernés dans le Sud-Ouest. 

Le Jiangxi, très secret eldorado chinois des terres rares

Le sol rougeâtre du sud de la Chine renferme une des clés de la puissance du pays: les terres rares, convoitées par le monde entier et exploitées à grande échelle dans des conditions secret-défense.Les collines de la province du Jiangxi abritent la majorité des mines chinoises de ces éléments métalliques, devenus indispensables tant pour les smartphones que pour les avions de chasse, les voitures électriques ou les éoliennes.A Ganzhou, épicentre de cette activité, des ouvriers achèvent le nouveau siège social d’un des deux géants étatiques assurant l’exploitation de ce trésor, China Rare Earth Group.Comme le nom de la société, l’artère où se situe le bâtiment affiche la couleur. Son nom? “Avenue des Terres rares”.Mais un épais voile de secret enveloppe ce secteur aussi stratégique que florissant, comme ont pu le constater des journalistes de l’AFP, qui au cours d’un reportage dans la région ont été constamment suivis et épiés par des hommes non identifiés. L’accès aux mines et aux usines est strictement restreint et les entreprises sollicitées n’ont accepté aucune demande d’interview.Le secteur est en plein essor: le nombre sites d’extraction des terres rares en Chine est passé de 117 en 2010 à 3.085 aujourd’hui, selon l’Institut d’études géologiques américain (USGS).Et les habitants qui acceptent de parler à l’AFP confirment que l’activité est intense.”C’est l’effervescence 24 heures sur 24, sept jours sur sept”, affirme sous couvert de l’anonymat un résident de la ville de Banshi, où un vaste parc industriel doit accueillir de nouvelles installations de traitement.- Arme redoutable -Dès 1992, le dirigeant Deng Xiaoping avait souligné l’intérêt stratégique de la ressource: “Le Moyen-Orient a le pétrole, la Chine a les terres rares”, avait-il souligné, lançant le développement accéléré du secteur.Depuis, la Chine a tiré parti de ses réserves – les plus importantes du monde – pour dominer le traitement et l’innovation dans ce domaine.L’arme s’est montrée redoutablement efficace pour riposter aux droits de douanes infligés au printemps par le président américain Donald Trump.En imposant des restrictions aux exportations de terres rares et des technologies afférentes, la Chine a fait trembler la planète et obtenu une révision des surtaxes américaines.Les Etats-Unis recherchent désormais à toute force des approvisionnements alternatifs.Et l’Union européenne, durement touchée par les restrictions chinoises, a annoncé mobiliser 3 milliards d’euros pour financer des projets d’extraction, de raffinage et de recyclage de terres rares et de matières premières critiques.Les terres rares possèdent notamment un pouvoir d’aimantation appliqué dans une multitude de domaines.En Chine, l’industrie est concentrée principalement dans deux zones.L’une est le district minier de Bayan Obo, en Mongolie intérieure (nord de la Chine). Il abonde en terres rares dites “légères”, utilisés en particulier pour les aimants des objets du quotidien. L’autre zone, autour de Ganzhou, est spécialisée dans les terres rares dites “lourdes”, plus difficiles à extraire mais plus précieuses en raison de leur utilisation dans les aimants résistants à la chaleur, les moteurs d’avions de chasse, les systèmes de guidage de missiles et les lasers.- “Dommages irréparables” -Les collines escarpées qui entourent la cité regorgent notamment de dysprosium, d’yttrium et de terbium, éléments chimiques particulièrement recherchés.Il faut des millions d’années aux terres rares lourdes pour se former par érosion de la roche magmatique. Les fortes précipitations et la géologie du Jiangxi en ont fait un lieu propice à leur formation.Les méthodes d’extraction ont évolué au fil des décennies et les autorités régulent depuis une quinzaine d’années les plus dévastatrices.L’une d’elles consistait à “abattre les arbres, défricher la végétation et décaper la couche arable, au prix de dommages irréparables”, avaient déploré les autorités en 2015.Aujourd’hui, l’exploitation illégale a considérablement diminué et des panneaux plantés dans les zones rurales proposent une récompense à quiconque dénoncera de tels agissements.Mais alentour sur les collines, la terre rouge à nu et sur laquelle la végétation peine à repousser porte témoignage des anciennes pratiques minières.

L’année 2025 en dix événements marquants dans le monde

Retour au pouvoir de Donald Trump, fragile cessez-le-feu à Gaza ou enlisement de la guerre en Ukraine, voici dix événements qui ont marqué l’année 2025.- Donald Trump, le tonitruant retour –  Offensive protectionniste, expulsions massives d’immigrés en situation irrégulière, démantèlement de pans entiers de l’Etat fédéral … Depuis son retour en janvier à la Maison Blanche pour un second mandat, le Républicain Donald Trump a pris une salve de mesures conformes à sa doctrine “l’Amérique d’abord”, à grand renfort de décrets, même si un certain nombre de ses décisions ont été bloquées par la justice.Agissant, selon ses opposants, au mépris des droits fondamentaux et des autres lieux de pouvoir, il a ciblé ses adversaires, envoyé des gardes nationaux dans plusieurs grandes villes démocrates, s’est employé à intimider les médias, a bataillé contre les programmes de diversité ou d’inclusion. Il a aussi déployé une intense activité diplomatique, avec plus ou moins de succès.Les sondages montrent cependant un mécontentement croissant des Américains sur les questions économiques, notamment le coût de la vie. De cuisants revers lors de scrutins locaux mettent son parti dans une posture délicate pour les élections de mi-mandat à l’automne 2026.- Trêve précaire à Gaza –  Les pressions américaines ont débouché sur un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, deux ans après le début de la guerre dévastatrice dans la bande de Gaza, déclenchée par l’attaque inédite du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre 2023.Cette trêve a permis un retrait partiel des troupes israéliennes de la bande de Gaza, l’échange des derniers otages retenus vivants à Gaza contre des prisonniers palestiniens détenus par Israël, et une entrée accrue d’aide humanitaire à Gaza, même si elle est toujours très en-deçà des besoins selon l’ONU et plusieurs ONG.Israël attend le retour d’un dernier corps d’otage avant d’entamer les tractations sur la deuxième phase de la trêve, étape qui aux termes d’un plan américain validé par l’ONU doit conduire à la démilitarisation de Gaza. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit espérer passer “très bientôt” à cette deuxième étape mais des violences continuent de secouer le territoire, les deux parties s’accusant mutuellement de violer la trêve.Les tensions régionales perdurent avec la poursuite des frappes israéliennes dans les bastions du mouvement chiite Hezbollah au Liban. L’Iran avait également été frappé par des raids israéliens et américains sur ses installations nucléaires lors d’une guerre de douze jours avec Israël en juin, déclenchée par une attaque israélienne. En septembre, ce sont des responsables du Hamas qu’Israël avait ciblé dans une attaque sans précédent au Qatar.- Efforts laborieux de paix en Ukraine – Le retour au pouvoir de Donald Trump a marqué les premiers efforts sérieux visant à mettre fin à l’invasion russe de l’Ukraine lancée en février 2022.Les sympathies et blâmes du président américain ont oscillé entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky. En février, Donald Trump a vilipendé le président ukrainien devant les caméras dans le bureau ovale, lui reprochant de manquer de gratitude envers les Etats-Unis.Des pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens à Istanbul puis une rencontre au sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine en Alaska n’ont débouché sur aucune avancée concrète vers la paix, et Washington a annoncé en octobre des sanctions contre le secteur pétrolier russe.Des négociations internationales se sont cependant tenues fin novembre sur la base d’un projet de plan américain, dont la version initiale avait été considérée par Kiev et ses alliés européens comme largement favorable à Moscou.Après un nouveau cycle de pourparlers avec les émissaires de Trump en décembre, l’Ukraine a déclaré que des “progrès” avaient été accomplis, même si la question des territoires ukrainiens contrôlés par la Russie demeure un point de blocage.Sur le front, l’armée russe a poursuivi sa lente avancée dans l’est, après avoir totalement repoussé en mars les forces ukrainiennes de la région russe frontalière de Koursk. Moscou a multiplié les frappes sur les infrastructures énergétiques et le réseau ferroviaire ukrainiens, tandis que Kiev ciblait des installations pétrolières en Russie.- Guerre commerciale mondiale – Arguant d’échanges commerciaux défavorables à son pays, Donald Trump a mis en place, en plusieurs vagues, des surtaxes sur les produits importés aux Etats-Unis, variant selon les pays ou zones d’origine. Il a aussi imposé des droits de douane spécifiques sur des secteurs jugés stratégiques (acier, aluminium ou cuivre).Tandis que les pays visés envisageaient ou mettaient en oeuvre des représailles commerciales, d’âpres négociations ont été engagées, débouchant sur de nombreux accords, comme avec l’Union européenne ou, fin octobre, avec la Chine, marquant le début d’une trêve dans un conflit qui a ébranlé l’économie mondiale.Les négociations bilatérales ont en revanche été suspendues avec le Canada après une publicité antiprotectionniste jugée offensante par le président américain.Sous pression pour faire baisser le coût de la vie pour les Américains, Donald Trump s’est résolu mi-novembre à annuler des droits de douane sur certains produits alimentaires, comme le café ou le boeuf importés.- Un nouveau pape, Léon XIV – Robert Francis Prevost est devenu le 8 mai, à 69 ans, le premier pape américain, après le décès de son prédécesseur François dont il était un conseiller très écouté. La fumée blanche annonçant l’élection du 267e chef de l’Eglise catholique s’est élevée au-dessus de la chapelle Sixtine au terme d’un court conclave des cardinaux, ayant duré moins de 24 heures.Souriant et discret, ce natif de Chicago, classé parmi les cardinaux modérés, a pris le nom de Léon XIV. Le nouveau souverain pontife, qui fut pendant près de 20 ans missionnaire au Pérou dont il a pris la nationalité, s’est inscrit dans la lignée de son prédécesseur argentin avec une teinte résolument sociale, en faveur des pauvres, des migrants et de l’écologie. Il a parallèlement donné des gages aux milieux conservateurs, ré-autorisant la tenue d’une messe traditionaliste au Vatican après trois ans de restrictions. Il a exclu à court terme l’ordination de femmes diacres ou la reconnaissance du mariage homosexuel.- Soulèvements de la génération Z – En Asie, Afrique ou Amérique latine, les jeunes de la génération Z (moins de 30 ans) ont multiplié les mobilisations contre les conditions de vie, le blocage des réseaux sociaux ou la corruption des élites.Ils ont défilé au Pérou contre l’insécurité croissante et la classe politique, ou au Maroc où les autorités se sont engagées à des efforts dans des domaines sociaux, mais ont engagé des poursuites contre plus de 2.000 personnes. Dans d’autres pays, les protestations, violemment réprimées, se sont muées en une contestation plus large du pouvoir en place: après des émeutes au Népal, le Premier ministre maoïste K.P. Sharma Oli n’a eu d’autre choix que de démissionner. A Madagascar, le mouvement a conduit au renversement par l’armée du président Andry Rajoelina, qui a fui à l’étranger. En Tanzanie, les jeunes ont largement participé aux manifestations post-électorales, matées dans le sang.Le drapeau pirate du manga One Piece (une tête de mort coiffée d’un chapeau de paille), souvent arboré par les manifestants, est devenu sous l’impulsion des réseaux sociaux un symbole de la lutte contre l’oppression sur plusieurs continents.- Investissements colossaux dans l’IA – Les géants technologiques et startups spécialisées ont dépensé des sommes toujours plus colossales pour financer la croissance effrénée de l’intelligence artificielle (IA). Selon le cabinet américain Gartner, les dépenses mondiales dans l’IA devraient atteindre environ 1.500 milliards de dollars en 2025 (+50% en un an) et dépasser les 2.000 milliards l’an prochain.Les valorisations boursières faramineuses du secteur – celle du géant américain des puces Nvidia a un temps grimpé à un niveau inédit de plus de 5.000 milliards de dollars – font cependant craindre aux marchés une possible bulle spéculative.Les inquiétudes suscitées par l’IA ont par ailleurs été alimentées par de nouveaux exemples de désinformation, des accusations de violation de droits d’auteur ou des licenciements massifs, chez Amazon notamment.Les parents d’un adolescent californien qui s’est suicidé ont même accusé l’assistant IA d’OpenAI, ChatGPT, d’avoir encouragé son geste avec des conseils précis. La startup a depuis renforcé les contrôles parentaux, tandis que la Californie a promulgué une législation régulant les agents conversationnels, ou “chatbots”.- Spectaculaire cambriolage au Louvre – Le 19 octobre, des malfaiteurs vêtus de gilets d’ouvriers s’introduisent en plein jour, au moyen d’un monte-charge servant d’ordinaire à des déménagements, dans le prestigieux musée parisien du Louvre après avoir brisé une vitre. Ils découpent à la disqueuse des vitrines et y dérobent des joyaux de la Couronne estimés à 88 millions d’euros, le tout en huit minutes.En prenant la fuite en scooter, ils laissent tomber la couronne de l’impératrice Eugénie (épouse de Napoléon III) qui sera retrouvée endommagée.Ce casse spectaculaire est commenté dans le monde entier et met en lumière les failles sécuritaires du plus célèbre musée de la planète.Quatre hommes soupçonnés d’avoir composé le commando ont été inculpés et écroués, mais le butin n’a pas été retrouvé à ce jour.- Frappes américaines dans les Caraïbes et le Pacifique – Washington a déployé depuis août un important dispositif militaire au large du Venezuela, officiellement pour lutter contre le trafic de drogue à destination des Etats-Unis.Une série de frappes ont été menées ces dernières semaines dans les Caraïbes et le Pacifique contre des embarcations soupçonnées de transporter de la drogue, faisant une centaine de morts, des opérations à la légalité mise en doute par les experts. Caracas y voit un prétexte visant à renverser le président Nicolas Maduro et à s’emparer des réserves pétrolières du pays. Après avoir saisi le 10 décembre un pétrolier transportant du brut vénézuélien, Washington a annoncé un “blocus total” contre les “pétroliers sous sanctions” allant au Venezuela ou le quittant.Washington accuse Nicolas Maduro d’être à la tête d’un cartel et offre une récompense de 50 millions de dollars pour sa capture.- Evénements climatiques records – Inondations meurtrières, puissantes tempêtes… Les phénomènes météorologiques extrêmes se sont succédés, leur fréquence et leur intensité étant accentuées par le dérèglement climatique généré par l’activité humaine, selon les scientifiques.L’ouragan Melissa, l’un des plus puissants à avoir jamais balayé les Caraïbes, a dévasté des régions entières de la Jamaïque et inondé Haïti et Cuba.En Asie du Sud-Est, les Philippines ont été frappés en moins de deux mois par les typhons Ragasa, Kalmaegi et Fung-wong. Le Vietnam a été meurtri par des tempêtes, inondations et glissements de terrain, tandis que deux tempêtes tropicales ont fait des centaines de morts en fin d’année au Sri Lanka et en Indonésie.Alors que les températures grimpaient, les feux de forêt se sont intensifiés en Europe, avec un nombre record d’hectares brûlé pendant l’été. Le pourtour méditerranéen français a connu son pire incendie depuis 50 ans.Aux Etats-Unis, des feux déclenchés par la foudre ont entraîné mi-juillet la fermeture de la rive nord du célèbre Grand Canyon (Arizona) pour le reste de la saison touristique.burs-jc-paj/maj-ang/jco

Les Etats-Unis saisissent un second pétrolier au large du Venezuela qui dénonce un “vol”

Les Etats-Unis ont saisi samedi un second pétrolier au large du Venezuela au nom de ce que Washington présente comme la lutte contre le trafic de drogue, Caracas dénonçant un “vol” et un acte de “piraterie navale”.En début de semaine, Donald Trump a annoncé un “blocus total” contre des pétroliers sous sanctions se rendant ou partant du Venezuela. Le président américain a même déclaré vendredi qu’il n’excluait pas une guerre avec ce pays pétrolier d’Amérique du Sud présidé par le socialiste Nicolas Maduro, bête noire des Etats-Unis.Selon Caracas, l’administration Trump utilise des accusation fallacieuses de trafic de drogue pour chercher à renverser le dirigeant vénézuélien et prendre le contrôle des importantes ressources pétrolières du pays.La ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a annoncé samedi sur X l’interception avant l’aube le 20 décembre par les garde-côtes américains et avec le soutien du Pentagone d'”un pétrolier qui avait accosté pour la dernière fois au Venezuela”.Un message accompagné d’une vidéo de près de huit minutes avec des prises de vue aériennes montrant un hélicoptère au-dessus du pont d’un pétrolier en mer et un soldat y débarquant.- Pas de sanctions sur le pétrolier -“Les Etats-Unis continueront de traquer le flux illégal de pétrole sous sanctions qui sert à financer le narcoterrorisme dans la région”, a martelé Mme Noem.Son ministère a donné le nom du bateau, le Centuries, qu’il a accusé de “transporter du pétrole sous sanctions américaines”. Selon le site TankerTrackers, le navire bat pavillon panaméen et a chargé 1,8 million de barils de brut dans un port vénézuélien pour le compte d’une société chinoise.Le Centuries n’apparaît toutefois pas sur la liste des personnes morales ou physiques sous sanctions du Trésor américain examinée par l’AFP.”Le pétrolier contient du pétrole de la PDSVA (la compagnie pétrolière publique vénézuélienne) sous sanctions”, a justifié sur X une porte-parole de la Maison Blanche, Anna Kelly.D’après elle, le navire navigue sous “un faux pavillon et fait partie de la flotte fantôme vénézuélienne pour du trafic de pétrole volé et financer le régime narcoterroriste de Maduro”.- Embargo américain -“Le Venezuela dénonce et rejette catégoriquement le vol et l’enlèvement d’un nouveau navire privé transportant du pétrole vénézuélien, ainsi que la disparition forcée de son équipage, actes commis par des militaires des Etats-Unis”, a tonné Caracas dans un communiqué.L’armée américaine a saisi le 10 décembre un premier pétrolier au large du Venezuela, ce que M. Maduro avait qualifié de “piraterie navale”.”Ces actes ne resteront pas impunis”, a averti Caracas samedi, promettant une “dénonciation devant le Conseil de sécurité des Nations Unies”.Soumis à un embargo américain depuis 2019, le pétrole vénézuélien est écoulé à des prix inférieurs aux prix du marché, à destination notamment de la Chine.Caracas dément toute implication dans le trafic de drogue et assure que Washington cherche à renverser le président Maduro pour s’emparer des réserves pétrolières du pays.Pour justifier le blocus, Donald Trump affirme que le Venezuela se sert de l’or noir pour financer “le narcoterrorisme, la traite d’êtres humains, les meurtres et les enlèvements”.Il a également assuré cette semaine que le Venezuela avait volé du pétrole et des terres appartenant aux Etats-Unis, sans étayer cette accusation qui semble liée à la nationalisation de l’industrie pétrolière vénézuélienne dans les années 1970 et à l’obligation imposée aux “majors” étrangères présentes dans le pays de travailler au sein d’entreprises mixtes contrôlées par PDVSA.Les Etats-Unis ont déployé depuis cet été un important dispositif militaire dans les Caraïbes, et bombardé des embarcations en provenance du Venezuela au nom de la lutte contre le trafic de drogues, des opérations à la légalité mise en doute par des experts, ONG et responsables des Nations unies.Ces opérations ont tué au moins 104 personnes dans les Caraïbes et le Pacifique, sans que Washington ne fournisse la moindre preuve que les navires visés étaient effectivement impliqués dans un quelconque trafic.Et le président américain agite depuis des semaines la menace d’une intervention terrestre.En marge du sommet du Mercosur samedi à Foz do Iguaçu, au Brésil, le président Lula a mis en garde contre une “catastrophe humanitaire” en cas de conflit armé au Venezuela, alors que son homologue argentin Javier Milei a au contraire salué “la pression” des Etats-Unis.burs/nr/phs

Le Venezuela accuse les Etats-Unis du “vol” d’un second pétrolier

Le Venezuela a dénoncé samedi le “vol” par les Etats-Unis d’un second pétrolier au large de ses côtes, quelques jours après la mise en place par Washington d’un blocus naval visant à accentuer la pression économique sur le pays présidé par Nicolas Maduro.En début de semaine, le président américain Donald Trump a annoncé la mise en place d’un “blocus total” contre des pétroliers sous sanctions se rendant ou partant du Venezuela. Il a même déclaré vendredi qu’il n’excluait pas une guerre avec ce pays pétrolier d’Amérique du Sud, bête noire des Etats-Unis depuis des décennies.L’administration Trump est soupçonnée de chercher à faire partir le président socialiste Maduro, qu’elle accuse d’être à la tête d’un réseau de trafiquants de drogues.”Lors d’une opération menée avant l’aube ce matin du 20 décembre, les garde-côtes américains, avec le soutien du ministère de la Guerre (le Pentagone, NDLR), ont intercepté un pétrolier qui avait accosté pour la dernière fois au Venezuela”, a annoncé sur X la ministre américaine de la Sécurité intérieure, Kristi Noem.Son message est accompagné d’une vidéo de près de huit minutes avec des prises de vue aériennes montrant un hélicoptère au-dessus du pont d’un pétrolier en mer et un soldat y débarquant.- “Narcoterrorisme” -“Les Etats-Unis continueront de traquer le flux illégal de pétrole sous sanctions qui sert à financer le narcoterrorisme dans la région”, a martelé Mme Noem, une fidèle de Donald Trump.Selon le New York Times, le navire saisi samedi bat pavillon panaméen et transporte du pétrole vénézuélien appartenant à une compagnie chinoise.”Le Venezuela dénonce et rejette catégoriquement le vol et l’enlèvement d’un nouveau navire privé transportant du pétrole vénézuélien, ainsi que la disparition forcée de son équipage, actes commis par des militaires des Etats-Unis”, a tonné le gouvernement dans un communiqué samedi.Les forces américaines avaient déjà saisi le 10 décembre un pétrolier au large du Venezuela, une opération qualifiée de “piraterie navale” par Nicolas Maduro.Caracas a assuré que “ces actes ne resteraient pas impunis”, et a promis d'”exercer toutes les actions (adéquates), y compris la dénonciation devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, d’autres organismes multilatéraux et les gouvernements du monde”.- Embargo américain -Soumis à un embargo américain depuis 2019, le pétrole vénézuélien est écoulé sur le marché noir à des prix inférieurs et à destination notamment de la Chine.Caracas dément toute implication dans le trafic de drogue et assure que Washington cherche à renverser le président Maduro pour s’emparer des réserves pétrolières du pays.Pour justifier le blocus, Donald Trump affirme que le Venezuela se sert de l’or noir pour financer “le narcoterrorisme, la traite d’êtres humains, les meurtres et les enlèvements”.Il a également assuré cette semaine que le Venezuela avait volé du pétrole et des terres appartenant aux Etats-Unis, sans étayer cette accusation qui semble liée à la nationalisation de l’industrie pétrolière vénézuélienne dans les années 1970 et à l’obligation imposée aux “majors” étrangères présentes dans le pays de travailler au sein d’entreprises mixtes contrôlées par PDVSA.Les Etats-Unis ont déployé depuis cet été un important dispositif militaire dans les Caraïbes, et bombardé des embarcations en provenance du Venezuela au nom de la lutte contre le trafic de drogues, des opérations à la légalité mise en doute par des experts, ONG et responsables des Nations unies.Ces opérations ont tué au moins 104 personnes dans les Caraïbes et le Pacifique, sans que Washington ne fournisse la moindre preuve que les navires visés étaient effectivement impliqués dans un quelconque trafic.Et le président américain agite depuis des semaines la menace d’une intervention terrestre.Les tensions entre les deux pays se sont imposées samedi au programme du sommet du Mercosur à Foz do Iguaçu, au Brésil.Le président brésilien Lula a mis en garde contre une “catastrophe humanitaire” en cas de conflit armé au Venezuela, alors que son homologue argentin Javier Milei a salué “la pression” de Washington sur Caracas.burs-ph-pgf/nr/gmo

Lula et Milei aux antipodes face au risque de conflit au Venezuela

Le président brésilien Lula a mis en garde contre une “catastrophe humanitaire” en cas de conflit armé au Venezuela, samedi lors du sommet du Mercosur à Foz do Iguaçu au Brésil, où son homologue argentin Javier Milei a salué “la pression” des Etats-Unis sur Caracas.Les deux dirigeants sud-américains, aux antipodes sur l’échiquier politique, ont tenu ces propos diamétralement opposés après que le président américain Donald Trump n’a pas écarté la possibilité d’une guerre contre le Venezuela lors d’un entretien à la chaîne NBC diffusé vendredi.Samedi, le bloc sud-américain était censé sceller l’accord de libre-échange avec l’Union Européenne (UE), mais les réticences de la France et de l’Italie ont reporté la signature au dernier moment.Et Lula a tenu à évoquer face à ses homologues sud-américains le sujet brûlant de l’escalade des tensions entre les Etats-Unis et le Venezuela.Washington a déployé un important dispositif militaire dans les Caraïbes depuis cet été, et mené une série de frappes visant des embarcations de trafiquants de drogue présumés dans les Caraïbes et le Pacifique.Au moins 104 personnes ont été tuées dans ces frappes depuis le début de ces opérations, sans que le gouvernement américain n’ait jamais fourni la moindre preuve que les navires visés étaient effectivement impliqués dans un quelconque trafic.En parallèle, le président américain agite depuis des semaines la menace d’une intervention terrestre.Samedi, les Etats-Unis ont saisi un nouveau pétrolier au large du Venezuela, ont rapporté samedi plusieurs médias américains.Les forces américaines avaient déjà saisi la semaine passée un pétrolier au large des côtes du pays, une opération qui avait été dénoncée comme de la “piraterie navale” par le président vénézuélien Nicolas Maduro.”Quatre décennies après la guerre des Malouines, le continent sud-américain est à nouveau hanté par la présence militaire d’une puissance” étrangère, a affirmé Lula à Foz do Iguaçu.”Une intervention armée au Venezuela serait une catastrophe humanitaire pour l’hémisphère (sud) et un précédent dangereux pour le monde”, a-t-il insisté.M. Milei a au contraire salué “la pression des États-Unis et de Donald Trump pour libérer le peuple vénézuélien”.”La dictature atroce et inhumaine du narco-terroriste Nicolas Maduro projette une ombre sombre sur notre région. Ce danger et cette honte ne peuvent pas continuer d’exister sur le continent, sinon ils finiront par nous entraîner tous avec eux”, a lancé le dirigeant ultralibéral. – Accord UE-Mercosur signé en janvier? -Les présidents du Brésil et de l’Argentine sont en revanche alignés au sujet de l’accord entre l’UE et le Mercosur.”Sans volonté politique et sans courage de la part des dirigeants, ce ne sera pas possible de conclure une négociation qui traîne depuis 26 ans”, a déclaré Lula.”Hier, j’ai reçu une lettre des présidents de la Commission européenne et du Conseil européen, dans laquelle tous deux expriment l’espoir de voir l’accord approuvé en janvier”, a-t-il ajouté.L’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay espéraient initialement parapher le traité ce samedi, tout comme la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et la plupart des pays de l’UE.Mais cette signature a finalement été reportée, face à la colère des agriculteurs européens, notamment en France et en Italie.Au sujet de la réticence de la Première ministre italienne Giorgia Meloni, qui a jugé une signature samedi “prématurée”, Lula a affirmé qu’elle lui avait assuré au téléphone qu’elle serait “prête” à l’accepter début janvier.”Si elle est prête à signer et qu’il ne manque plus que la France, Ursula von der Leyen et António Costa (président du Conseil européen, ndlr) m’ont assuré que la France ne pourra pas, à elle seule, bloquer l’accord”, a-t-il ajouté.L’accord UE-Mercosur permettrait aux européens d’exporter davantage de véhicules, machines, vins et spiritueux en Amérique du Sud. Dans le sens inverse, il faciliterait l’entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui alarme les filières concernées.Samedi, des barrages sont toujours en place sur des axes routiers et autoroutiers du sud-ouest de la France, au premier jour des vacances scolaires dans le pays. 

Accord UE-Mercosur: Lula en appelle au “courage” des dirigeants européens

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a appelé samedi les dirigeants de l’Union Européenne (UE) à faire preuve de “courage”, après le report de la signature de l’accord de libre-échange avec le Mercosur.”Sans volonté politique et sans courage de la part des dirigeants, ce ne sera pas possible de conclure une négociation qui traîne depuis 26 ans”, a déclaré Lula en ouverture du sommet du bloc sud-américain, à Foz do Iguaçu, dans le sud du Brésil.”Hier, j’ai reçu une lettre des présidents de la Commission européenne et du Conseil européen, dans laquelle tous deux expriment l’espoir de voir l’accord approuvé en janvier”, a-t-il ajouté.L’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay espéraient initialement parapher le traité ce samedi, tout comme la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et la plupart des pays de l’UE.Mais cette signature a finalement été reportée, face à la colère des agriculteurs européens, notamment en France et en Italie.Vendredi, des dizaines d’agriculteurs ont manifesté devant la villa du président français Emmanuel Macron au Touquet, dans le nord de la France, déversant des tonnes de fumier, de pneus et de branchages à l’entrée de la résidence.Et samedi, des barrages sont toujours en place sur des axes routiers et autoroutiers du sud-ouest de la France, au premier jour des vacances scolaires dans le pays. M. Macron a jugé qu’il était “trop tôt” pour dire s’il acceptera la signature le mois prochain.”Nous connaissions tous la position historique de la France, ce n’était pas une nouveauté”, a déclaré Lula samedi.Au sujet de la réticence de la Première ministre italienne Giorgia Meloni, qui a jugé “prématurée” une signature de l’accord samedi, le président brésilien a affirmé qu’elle lui avait assuré lors d’une conversation téléphonique qu’elle serait “prête” à l’accepter début janvier.”Si elle est prête à signer et qu’il ne manque plus que la France, Ursula von der Leyen et António Costa (président du Conseil européen, ndlr) m’ont assuré que la France ne pourra pas, à elle seule, bloquer l’accord”, a lancé Lula.- “Défense du multilatéralisme” -L’accord UE-Mercosur permettrait aux européens d’exporter davantage de véhicules, machines, vins et spiritueux en Amérique du Sud. Dans le sens inverse, il faciliterait l’entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui alarme les filières concernées.Une source au sein de la Commission européenne et deux diplomates ont indiqué que la nouvelle échéance visée est désormais le 12 janvier au Paraguay, qui va succéder au Brésil à la présidence tournante du Mercosur.Mais le ministre paraguayen des Affaires étrangères, Rubén Ramírez, avait affirmé vendredi n’avoir reçu “aucune communication officielle” au sujet de cette date.Il avait également mis en garde l’UE, affirmant que la patience du Mercosur avait des limites.”Nous sommes prêts à aller de l’avant, sachant que l’Europe a ses délais à respecter pour régler les questions institutionnelles internes, mais en même temps, ces délais ne sont pas infinis”, avait-il lancé.Lula avait mis un point d’honneur à ce que le traité soit signé dans son pays, avant de transmettre la présidence du Mercosur au Paraguay.”Nous avions entre nos mains l’occasion de transmettre au monde un message important en défense du multilatéralisme et de renforcer notre position stratégique dans un contexte mondial de plus en plus compétitif. Mais, malheureusement, l’Europe ne s’est pas encore décidée”, a-t-il déploré.