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Apple améliore l’interopérabilité entre l’iPhone et les accessoires Android

Apple prépare l’ajout en Europe de fonctions d’interopérabilité entre l’iPhone et des appareils fabriqués par ses concurrents, des ouvertures résultant de l’application du règlement européen sur les marchés numériques (DMA) et qui ont été saluées lundi par Bruxelles.Le groupe américain a intégré deux nouvelles fonctions dans une mise à jour d’ios 26, le système d’exploitation de l’iPhone, mise à la disposition des développeurs la semaine dernière en version “beta”,  avant une diffusion auprès du grand public.Ces nouveautés en préparation devraient simplifier la vie des possesseurs d’iPhone qui souhaitent pouvoir utiliser leur téléphone avec des accessoires de marques concurrentes, notamment ceux fonctionnant sous Android, le système d’exploitation de Google.Ils pourront relier beaucoup plus facilement leur iPhone à des écouteurs sans-fil ou montres connectées de marques tierces, grâce à une procédure d’appairage simplifiée.En outre, ils pourront envoyer les notifications de leur téléphone vers une montre connectée d’une marque tierce, alors qu’actuellement, ils ne peuvent le faire que vers une Apple Watch.”Grâce à la mise en application du DMA, de nouvelles opportunités vont s’ouvrir aux utilisateurs européens”, s’est réjouit un porte-parole de la Commission européenne.Ces deux nouvelles fonctions découlent d’une décision rendue en mars par la Commission sur l’interopérabilité entre iOS et les appareils connectés, et elles devraient être disponibles dans l’UE en 2026, a précisé le porte-parole.”C’est une nouvelle étape vers un écosystème numérique plus interconnecté, au bénéfice de tous les citoyens de l’UE”, a ajouté la Commission.La Commission européenne avait ordonné en mars à Apple de prendre des mesures pour améliorer l’interopérabilité de ses iPhone avec les appareil connectés de marques concurrentes, en vertu du DMA (Digital markets act), le règlement européen qui vise à réprimer les abus de marché des géants de la tech.D’autres améliorations en matière d’interopérabilité devraient être intégrées aux iPhone en 2026, en vertu de cette décision.Apple, qui conteste depuis le début le DMA, entré pleinement en vigueur en 2024, avait appelé en septembre l’UE à l’abroger, estimant que ce règlement avait conduit à dégrader les services rendus aux utilisateurs de ses produits, et qu’il les exposait à des risques dont ils étaient auparavant protégés.Apple a construit son succès sur un écosystème fermé, dont il contrôle tous les paramètres, au nom d’impératifs de sécurité et du confort accru de ses utilisateurs, une philosophie en opposition frontale avec les règles du DMA.

Crise USA-Venezuela: le pétrole, au cœur du bras de fer entre Trump et Maduro

La multiplication des interventions des Etats-Unis contre des navires chargés de pétrole vénézuélien menace d’asphyxier l’économie vénézuélienne, tout en alimentant la ritournelle du pouvoir: Donald Trump cherche à renverser Nicolas Maduro pour contrôler les richesses du pays. Les Etats-Unis ont déployé une gigantesque flotte militaire dans les Caraïbes pour une opération antidrogue mais qui comprend aujourd’hui des saisies manu-militari de pétrole. Le président Trump a déclaré que les jours de Maduro étaient “comptés” et a même dit récemment qu’il n’excluait pas une guerre. Maduro “sait exactement ce que je veux.  Il le sait mieux que quiconque”, a affirmé le président sur la chaîne NBC. Mais que veut-il vraiment ?- Ancien fournisseur -Des années 1920 jusqu’à la nationalisation en 1976, les Etats-Unis ont exploité le pétrole du Venezuela. De nombreuses raffineries américaines ont été conçues pour traiter le brut tiré du sous-sol vénézuélien. Chevron est aujourd’hui la seule entreprise autorisée à acheminer du pétrole vénézuélien vers les Etats-Unis, dans le cadre de l’embargo imposé par Trump lui-même en 2019. Il s’agit d’un peu plus de 200.000 barils par jour, a expliqué une source du secteur à l’AFP, qui sont transportés sur des navires non sanctionnés, à l’abri des opérations militaires. Le premier navire intercepté le 10 septembre, le M/T Skipper, a été conduit aux Etats-Unis et sa cargaison confisquée. Il transportait 1,9 million de barils, selon Maduro, qui a qualifié l’opération de “piraterie”. Le sort du deuxième bateau n’est pas claire et dimanche, un troisième bateau a fait l’objet d’une “poursuite” des gardes-côtes américaines. M. Trump a ordonné de bloquer les navires “sanctionnés” (par le Trésor américain dans le cadre de la politique de sanctions et d’embargo) mais des analystes avertissent que la mesure est vague et peut affecter tout navire transportant du brut vénézuélien, à l’exception de celui de Chevron. Le deuxième navire saisi ne figurait pas sur la liste noire des Etats-Unis, selon des spécialistes. Le navire poursuivi dimanche a été identifié par des médias américains comme le pétrolier Bella 1, sous sanctions américaines depuis 2024 pour ses liens avec l’Iran et le Hezbollah. La politique n’est pas rigoureuse: certains navires sont passés sans encombre, mais le risque pourrait faire grimper les prix du fret ou éloigner des compagnies maritimes, a indiqué Juan Szabo, consultant et ex-vice-président de la société géante publique Petroleos de Venezuela PDVSA. Sur une production de quelque 1 million de barils par jour, le Venezuela exporte environ 500.000 barils sur le marché noir, principalement vers l’Asie. PDVSA assure que les exportations se poursuivent normalement. “S’il y a un véritable blocus, la production s’arrêtera très rapidement comme lors de la grande grève de 2002”, a expliqué une source du secteur en référence au mouvement de protestation contre le président d’alors, Hugo Chavez.- Géopolitique -Le Conseil de sécurité des Nations unies a prévu une réunion sur le sujet pour mardi. La pression des Etats-Unis sur Maduro a commencé en septembre avec des frappes aériennes sur des bateaux de narco-trafiquants présumés, Washington accusant Maduro de participer au trafic de drogue et de faire partie d’un cartel.Plus de 100 personnes ont été tuées dans les frappes américaines. Carlos Mendoza Potella, professeur d’économie pétrolière, estime que la “Doctrine Trump” veut que les Etats-Unis “se réservent l’Amérique”. “Ce n’est pas seulement du pétrole, c’est le partage du monde” avec la Chine et la Russie, a-t-il ajouté.   – Crise économique en vue? -Le blocus met encore plus la pression sur une économie vénézuélienne déjà très malmenée, qui bouclera l’année en hyperinflation. Les Vénézuéliens ne cessent de parler du déploiement militaire de Trump, mais à voix basse, craignant de finir en prison. Certains espèrent une intervention qui mettra fin à 26 ans de chavisme, d’autres redoutent que l’isolement du pays ne le ramène aux heures sombres de la crise de 2017-2018.M. Szabo estime que les exportations chuteront de 45% au cours des quatre prochains mois. “Le revenu net mensuel du Venezuela en mars et avril pourrait atteindre 150.000, 170.000 milliards, ce qui est très, très faible”. “Les recettes en devises seront le tiers de ce qu’elles étaient”, ajoute-t-il. “Il y aura des effets sur l’importation de biens non pétroliers, la vitesse d’accélération de la dévaluation du bolivar et (…) et un énorme renchérissement” de la vie. afc-mbj-jt-pgf/vgu

Electricité: le gouvernement anticipe une “stabilité” des factures pour la plupart des ménages en 2026 et 2027

Le gouvernement anticipe une “stabilité” des factures d’électricité pour la plupart des ménages pour les années 2026 et 2027 malgré la fin du système de régulation très avantageux qui s’éteint au 31 décembre 2025.A partir du 1er janvier, même avec la fin de ce dispositif tarifaire régulé dit Arenh, “les prix des factures devraient être stables au moins en 2026 et en 2027”, pour la plupart des ménages français, “au vu des prix bas de l’énergie décarbonée française sur les marchés de gros”, a indiqué Bercy à l’AFP. Concrètement, pour ces deux années-là, “le passage au nouveau mécanisme n’aura pas d’impact” sur les tarifs réglementés de vente de l’électricité (TRVE), qui concernent quelque 19,75 millions d’abonnés, soit 56% des clients résidentiels, ajoute Bercy. Depuis 2011, un système appelé Arenh obligeait l’opérateur historique EDF à céder un quart environ de sa production nucléaire annuelle à des industriels très énergivores et à ses concurrents fournisseurs alternatifs à un prix très avantageux de 42 euros du MWh, pour répondre aux exigences européennes en matière de concurrence. Ce dispositif s’éteint au 31 décembre 2025 et sera remplacé par un nouveau système, une sorte de “garde-fou” tarifaire, selon les mots de Bercy, qui a été pensé comme un “compromis entre protection des consommateurs” et les besoins d'”investissement dans le système énergétique de l’avenir et notamment dans le programme nucléaire pour EDF”.Sur le principe, ce mécanisme laisse la faculté à EDF de vendre plus librement sa production nucléaire de gré à gré, en fonction des prix de marchés. Mais au-delà de certains seuils, ses revenus, s’ils sont élevés, seront taxés pour être redistribués à tous les consommateurs, particuliers comme entreprises: c’est le versement nucléaire universel (VNU), un dispositif instauré dans le projet de loi de finances 2025, et qui suscite des critiques pour son manque de lisibilité. Ainsi ce système “VNU” viendra “diminuer la facture des consommateurs si les prix devaient dépasser” deux seuils progressifs prévus à 78 euros du MWh puis 110 euros du MWh, “en prélevant EDF” sur ses recettes qui excèdent ces plafonds, explique Bercy. Or au vu des prix actuels de l’électricité française sur les marchés de gros – environ 50 euros du MWh – les consommateurs ne devraient donc pas bénéficier de cette redistribution à partir de 2026, comme l’avait déjà anticipé la Commission de régulation de l’énergie, le régulateur du secteur, en septembre dernier. 

L’UE juge “injustifiées” les taxes de Pékin sur certains produits laitiers européens

L’UE a condamné lundi les taxes douanières annoncées par la Chine sur certains produits laitiers européens, dans le cadre d’une enquête antisubventions de Pékin dont Bruxelles rejette les conclusions.”Notre analyse est que cette enquête est basée sur des allégations contestables et des preuves insuffisantes, et que les mesures sont par conséquent injustifiées et infondées”, a déclaré à la presse Olof Gill, porte-parole de la Commission européenne.Ces droits de douane “provisoires” s’échelonneront de 21,9% à 42,7% et entreront en vigueur mardi, selon le ministère du Commerce chinois.Ils concernent toute une série de produits, notamment les fromages frais et transformés, les fromages bleus ainsi que certains laits et crèmes, qui bénéficieraient selon Pékin de subventions faisant subir un préjudice substantiel aux concurrents chinois.Selon la Commission européenne, Pékin prévoit de conclure son enquête sur le secteur laitier européen le 21 février, date à laquelle cette mesure pourrait devenir définitive. Mais Bruxelles veut convaincre la Chine d’y renoncer. “Nous faisons tout ce qu’il faut pour défendre les agriculteurs et les exportateurs de l’UE, ainsi que la Politique agricole commune contre l’utilisation abusive par la Chine de mesures de protection commerciales”, a assuré le porte-parole, rappelant que la Commission avait déjà saisi l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à propos de ce dossier.”C’est un développement très négatif” dans les relations entre l’UE et la Chine, a-t-il ajouté.Les autorités chinoises avaient lancé cette enquête antisubventions en août 2024, officiellement à la suite d’une demande de l’Association laitière de Chine. Elle intervenait au lendemain de l’annonce par l’UE de sa décision d’imposer des droits de douane élevés sur les véhicules électriques fabriqués en Chine et avait été largement perçue comme une mesure de rétorsion contre Bruxelles.La semaine dernière, la Chine avait annoncé imposer pour cinq ans des droits antidumping allant de 4,9% à 19,8% sur le porc et ses sous-produits importés de l’UE.

Italie: amende de près de 100 millions d’euros à Apple pour abus de position dominante

Le gendarme italien de la concurrence (AGCM) a annoncé lundi avoir infligé une amende de plus de 98,6 millions d’euros à Apple pour “abus de position dominante”, l’entreprise américaine indiquant vouloir faire appel.Selon le gendarme italien, Apple a “violé” la loi concernant la concurrence sur le marché des développeurs d’applications, précise un communiqué.”Dans ce marché, Apple est en position de domination absolue à travers son App Store”, assure l’AGCM.Le gendarme italien ajoute en outre qu’Apple a imposé des conditions trop restrictives, sur le plan de la concurrence, concernant le respect de la vie privée des utilisateurs d’applications.Ces conditions d’Apple “sont imposées de manière unilatérale, elles portent atteinte aux intérêts des partenaires commerciaux d’Apple et ne sont pas proportionnelles à l’objectif de respect de la vie privée”, estime le gendarme italien.Apple a pour sa part indiqué dans un communiqué être “en profond désaccord avec la décision de l’autorité italienne de la concurrence” et a annoncé qu’elle ferait appel de cette décision.Les règles protégeant la vie privée “s’appliquent de manière égale à tous les développeurs, y compris Apple, et ont été adoptées par nos clients et saluées par les défenseurs de la vie privée et les autorités chargées de la protection des données à travers le monde”, assure le groupe.

La Bourse de Paris en repli, dans une séance sans catalyseur

La Bourse de Paris évoluait en repli lundi, à l’entame d’une semaine avec peu de publications économiques attendues et écourtée par la fête de Noël.L’indice vedette CAC 40 reculait de 0,31% vers 10H00, soit de 25,50 points, à 8.125,88 points. Vendredi, le CAC 40 a terminé à l’équilibre (+0,01%) et sur l’ensemble de la semaine, il a pris 1,03%.Avec les congés pour les fêtes de fin d’année, “le contexte invite à la prudence: des volumes clairsemés et une liquidité réduite pourraient amplifier les mouvements et rendre les séances plus erratiques qu’à l’accoutumée”, note John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank.La Bourse de Paris ne sera ouverte que lundi et mardi et connaîtra une demie séance seulement mercredi, avec une clôture à 14 heures.”En Europe, une phase de respiration ne serait d’ailleurs pas illogique, alors que certaines places, à commencer par l’Espagne, affichent des performances spectaculaires depuis le début de l’année, proches de 50%”, poursuit John Plassard.Depuis le 1er janvier, Paris affiche une progression de plus de 10% tandis que Londres et Francfort avancent de plus de 20%.A l’agenda cette semaine, “les États-Unis publieront mardi leur dernière estimation du PIB, attendue à 3,2% au troisième trimestre, accompagnée d’indications suggérant un possible raffermissement des pressions sur les prix”, note Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.Ipsen se rapproche du laboratoire chinois Simcere ZaimingLe groupe pharmaceutique français Ipsen (-0,25% à 120,00 euros) a annoncé lundi avoir signé un accord avec le laboratoire chinois Simcere Zaiming pour obtenir les droits mondiaux exclusifs d’un médicament expérimental ciblant les tumeurs cancéreuses pour un montant pouvant aller jusqu’à 1,06 milliard de dollars (environ 905 millions d’euros). La licence exclut la zone dite “Grande Chine” (Chine continentale, Honk Kong, Macao et Taïwan).Coty nomme un PDG par intérimCoty (-5,54% à 2,65 euros) a annoncé lundi la nomination de Markus Strobel au poste de président directeur général par intérim à compter du 1er janvier.Markus Strobel qui a effectué 33 ans de sa carrière chez Procter and Gamble, prend les rênes de l’entreprise Coty “à un moment charnière pour l’entreprise” précise le communiqué, “alors qu’un examen stratégique de l’activité Consumer Beauty est en cours, et avec le plein soutien du Conseil d’administration”. Il succède à la directrice générale Sue Nabi qui n’est pas évoquée dans le communiqué. 

Budget: Lecornu consulte une dernière fois, avant un conseil des ministres et une loi spéciale

Le Premier ministre Sébastien Lecornu poursuit lundi ses consultations des formations politiques, avant un conseil des ministres en fin de journée pour présenter en urgence une loi spéciale destinée à sortir de l’impasse budgétaire, après l’échec de l’examen parlementaire du budget de l’État.Dernier recours pour permettre de financer temporairement l’État et les administrations, un vote devrait intervenir d’ici mardi, à l’Assemblée et au Sénat, pour entériner cette loi spéciale qui vise à reconduire provisoirement le budget 2025, avant la reprise de nouvelles discussions budgétaires en janvier. Objectif annoncé par la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin: qu’une véritable loi de finance 2026 soit adoptée avant “la fin janvier”. “Les quinze premiers jours de janvier”, a même renchéri lundi le rapporteur du budget à l’Assemblée Philippe Juvin (LR) sur BFMTV/RMC.Après l’échec vendredi d’une commission de sénateurs et députés à trouver un accord, le Premier ministre était à la tâche dès dimanche, entamant une nouvelle série de consultations des partis politiques “pour trouver les conditions d’une solution”.Il a notamment discuté avec les chefs des groupes parlementaires Renaissance et Horizons et les présidents des groupes Modem et Liot.Les responsables du Parti socialiste, partenaires privilégiés de M. Lecornu lors de l’examen du budget de la Sécurité sociale, et à qui il a concédé notamment la suspension de la réforme des retraites, seront reçus lundi à 10H30. Le Premier ministre doit aussi s’entretenir avec le Parti communiste (15H00), les Ecologistes (16H00) et Les Républicains (17H30). “Nous leur disons deux choses simples. +Est-ce qu’on est bien d’accord que notre objectif collectif, c’est qu’entre maintenant et fin janvier, il y ait un budget pour la France, un vrai budget, pas un budget service minimum+”, a détaillé Amélie de Montchalin dimanche soir.”Et la deuxième chose qu’on dit, c’est que pour qu’il y ait un budget, il faut qu’il y ait un compromis”, a-t-elle ajouté.- recours au 49.3 -A l’issue de ces discussions, un Conseil des ministres destiné à présenter le projet de loi spéciale est prévu en fin de journée, au retour d’Emmanuel Macron d’Abou Dhabi. Dans la foulée, les commissions des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat auditionneront lundi soir et mardi le ministre de l’Économie Roland Lescure et Mme Montchalin. L’objectif est que ce texte puisse être voté mardi par les deux chambres.Comme l’année dernière, il ne devrait y avoir “aucune voix contre”, a pronostiqué sur RTL le président insoumis de la commission des Finances Eric Coquerel. Mais il faudra dès la rentrée reprendre les discussions pour tenter de trouver un budget 2026. Reste qu’après deux mois de discussions qui n’ont pas permis d’aboutir, le doute subsiste sur la capacité du Premier ministre à obtenir ce compromis, entre une droite sénatoriale attachée aux économies et aux baisses d’impôts et une Assemblée où la gauche réclame plus de recettes et moins de coupes budgétaires. Des voix s’élèvent de plus en plus fort pour réclamer que le Premier ministre ne prolonge pas la navette parlementaire indéfiniment et utilise l’article 49.3 de la Constitution, alors que M. Lecornu s’est engagé à ne pas y recourir, à la demande du Parti socialiste. “Je pense que le Parti socialiste sera d’accord pour un 49.3. Ce sont des gens responsables, il faut simplement les traiter”, a estimé lundi le rapporteur Philippe Juvin.Selon lui, le texte soumis au 49.3 devrait “partir de celui voté au Sénat” en y ajoutant des amendements “sur lesquels on se met rapidement d’accord”.Dans ce cas, le 49.3 ne serait “pas un passage en force” mais “un aveu d’échec du parlementarisme”, a estimé sur TF1 le chef des députés MoDem Marc Fesneau.Samedi, le patron de LR Bruno Retailleau a aussi enjoint au Premier ministre de dégainer cette arme constitutionnelle pour octroyer un budget “responsable au pays”, avec “moins d’impôt et de dépenses”.Mais pour Amélie de Montchalin, il y aura dans le budget “des hausses d’impôts qu’il faudra cibler, choisir, décider ensemble. Et puis il y aura des économies qu’il faudra cibler, choisir et décider ensemble”.

La Chine impose des droits antisubventions sur des produits laitiers de l’UE

La Chine a annoncé lundi qu’elle va appliquer des droits antisubventions “provisoires” sur “certains produits laitiers” importés de l’Union européenne (UE), un nouveau front dans les différends commerciaux qui opposent les deux économies.Ces droits s’échelonneront de 21,9% à 42,7% et entreront en vigueur mardi, a indiqué le ministère du Commerce.Ils concernent toute une série de produits, notamment les fromages frais et transformés, les fromages bleus ainsi que certains laits et crèmes.Les autorités chinoises avaient lancé cette enquête antisubventions en août 2024, officiellement à la suite d’une demande de l’Association laitière de Chine. Elle intervenait au lendemain de l’annonce par l’UE de sa décision d’imposer des droits de douane élevés sur les véhicules électriques fabriqués en Chine et avait été largement perçue comme une mesure de rétorsion contre Bruxelles.L’enquête chinoise doit s’achever en février 2026.”Les autorités d’enquête ont établi de manière préliminaire que les produits laitiers concernés importés de l’Union européenne bénéficiaient de subventions, que l’industrie chinoise des produits laitiers subissait un préjudice substantiel, et qu’il existait un lien de causalité entre ces subventions et le préjudice constaté”, a indiqué lundi le ministère chinois du Commerce.Les mesures prises en conséquence prendront “la forme de consignations de droits compensatoires provisoires”, a-t-il précisé.La semaine dernière, la Chine avait annoncé imposer pour cinq ans des droits antidumping allant de 4,9% à 19,8% sur le porc et ses sous-produits importés de l’UE.Entrés en vigueur le 17 décembre, ils s’échelonnent de 4,9% à 19,8%. Il s’agit d’une baisse par rapport aux droits provisoires de 15,6% à 62,4% qui avaient été imposés depuis septembre en attente de la conclusion de l’enquête dans ce dossier.

Le Cap frappé par une crise du logement, Airbnb aimante le ressentiment

Les rires des enfants résonnent contre des murs bordés de dizaines de matelas dans la grande pièce sombre d’un immeuble squatté au cœur battant et touristique du Cap, en Afrique du Sud.Une fillette se fait tresser les cheveux sur un tabouret. Autour d’elle, des sacs en plastique remplis d’affaires en tout genre, celles des personnes ayant investi ce bâtiment désaffecté faute d’avoir trouvé un logement abordable. “Ma paie n’est pas suffisante pour les loyers exorbitants du Cap”, explique à l’AFP l’une des résidentes, Fundisa Loza, 46 ans.Mère de deux filles de 12 et 18 ans, elle a emménagé ici avec elles pour se rapprocher de son travail de nuit dans un centre d’appels du quartier des affaires, à environ 20 minutes à pied.Dans cette zone, les annonces en ligne de locations commencent à environ 10.000 rands (500 euros) par mois pour un studio. Un montant hors de portée du salaire mensuel de 8.400 rands de Fundisa Loza.Quant aux annonces sur la plateforme Airbnb dans un quartier comme celui du musée du District Six, prisé des touristes et à 10 minutes de marche, elles avoisinent en moyenne 1.500 rands la nuit (75 euros). “C’est démesuré”, commente Fundisa Loza. Nichée au pied de montagnes enchanteresses se jetant dans l’océan Atlantique, la ville du Cap s’est imposée comme une destination touristique de premier plan. En témoigne sa première place aux classements 2025 des meilleures villes du monde du Telegraph et de Time Out.Des militants affirment que la course à l’hébergement touristique repousse les habitants hors des quartiers recherchés, notamment ceux proches du District Six, d’où les habitants non blancs avaient été expulsés du temps de l’apartheid.- Boom d’Airbnb -La famille Loza vit dans l’un des trois immeubles occupés de cette même rue. Abritant chacun jusqu’à 50 personnes, ils font tous l’objet d’avis d’éviction judiciaire.Fundisa Loza dit qu’elle est inscrite “depuis des années” sur une liste d’attente pour un logement subventionné par l’État, qui compte environ 400.000 noms selon un responsable municipal.”Pourquoi la ville devrait-elle être réservée à certaines personnes?”, lance-t-elle.Le Cap compte plus de logements en location de courte durée que des villes plus grandes comme Barcelone (Espagne) et Berlin (Allemagne), qui accueillent jusqu’à cinq fois plus de visiteurs par an, indique Jens Horber, de l’organisation de défense du droit au logement Ndifuna Ukwazi.Dans les quartiers du centre-ville et du littoral atlantique, les annonces Airbnb ont augmenté de 190% depuis 2022, selon lui.Elles visent touristes et “digital nomads”, qui peuvent rester jusqu’à trois mois s’ils sont entrés en Afrique du Sud avec un visa touristique.”Les logements en location de longue durée ont été convertis en hébergements touristiques (…) faisant monter les loyers”, estime Jens Horber.Selon le projet Inside Airbnb, Le Cap compte plus de 26.870 annonces sur la plateforme, l’un des chiffres les plus élevés au monde, dépassant des villes comme Washington DC (États-Unis), Sydney (Australie), Chicago (États-Unis) et Hong Kong (Chine).”Des entités similaires à des hôtels opèrent sans licences, sans restrictions ni limites dans des zones résidentielles”, dénonce la chercheuse en urbanisme de l’Université du Witwatersrand, Sarita Pillay Gonzalez, qui appelle à une meilleure régulation.Des villes comme Amsterdam (Pays-Bas), Barcelone et New York (États-Unis), par exemple, ont imposé des règles plus strictes à Airbnb, notamment des plafonds sur le nombre de jours loués par an.- Tension sur le logement -Chercheuse à l’Université canadienne de Waterloo, Cloé St-Hilaire estime que l’ensemble du Cap a perdu 1,5% de ses logements au profit d’Airbnb, la plupart étant concentrés dans quelques zones seulement de cette ville aux inégalités criantes.Ce chiffre monte à 26% dans certaines parties de Sea Point, sur le littoral prisé des touristes pendant les vacances d’été de décembre, ajoute-t-elle.Pour le responsable municipal Luthando Tyhalibongo, la “tension” sur le logement au Cap “n’est pas d’origine étrangère, ni due aux investisseurs, ni à Airbnb (…) Elle est liée à l’offre”. La population du Cap a dépassé 4,7 millions d’habitants en 2022, selon le recensement, soit une hausse de près de 28% par rapport à 2011.Le maire Geordin Hill-Lewis évoque une “migration nette d’environ 100.000 personnes provenant du reste de l’Afrique du Sud vers Le Cap rien qu’au cours des 36 derniers mois seulement”, dans une tribune ce mois-ci au média Ground Up.Le quartier historiquement ouvrier de Woodstock, à cinq kilomètres du touristique Waterfront, est une autre zone sous pression. Les jeunes générations qui y vivaient dans des maisons héritées de leurs parents les louent ou les vendent, d’après Shalner Ching, 45 ans, elle-même partie: “J’ai été contrainte de trouver un logement ailleurs.”

Colère agricole: la mobilisation diminue mais le Sud-Ouest et le Nord persévèrent

La mobilisation des agriculteurs, opposés notamment à la politique gouvernementale d’abattage massif des bovins en cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a reflué dimanche, malgré une action dans la soirée à la frontière franco-belge.Selon des chiffres fournis par le ministère de l’Intérieur en début de soirée, 23 actions mobilisant 720 personnes ont été comptabilisées dimanche, essentiellement dans le Sud-Ouest, contre 50 actions samedi, 93 vendredi, 110 jeudi et 80 mercredi.Dimanche à partir de 22H00, à l’appel notamment de la Confédération paysanne, plusieurs dizaines de personnes ont bloqué l’autoroute A2/E19 à la frontière franco-belge, dans le sens Mons-Valenciennes, à l’aide de ballots de paille posés en travers de la route, a constaté l’AFP.Plusieurs centaines de camions et de voitures se sont rapidement trouvés bloqués, devant passer par un barrage filtrant ouvert peu avant 23H00 sur une aire d’autoroute attenante. Les agriculteurs présents y expliquaient leurs revendications aux automobilistes, auxquels ils distribuaient café et soupe au butternut.Cette action, menée “en soutien aux éleveurs et éleveuses de France touchés par la DNC”, a également visé à dénoncer l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, a expliqué à l’AFP Benjamin Serra, maraîcher et organisateur du blocage.L’autoroute bloquée est “un gros point de passage de matières qui viennent des ports de Rotterdam, d’Anvers”, a-t-il rappelé.Pour l’essentiel, les autres mobilisations de dimanche se sont concentrées dans le Sud-Ouest.La circulation sur l’A63 près de Bordeaux, sur l’A64 entre Toulouse et Bayonne ou encore sur l’A75 en Lozère était toujours coupée dimanche à 23H00 selon Bison Futé, après plusieurs jours de manifestations agricoles dans toute la France.Dans la soirée, le blocage de la RN20 Toulouse-Andorre à Tarascon-sur-Ariège a été levé après dix jours de mobilisation, a indiqué la Confédération paysanne de l’Ariège, promettant de nouvelles “actions” malgré les appels du gouvernement à une “trêve de Noël”.À Cestas, au sud de Bordeaux, la Coordination rurale de Gironde (CR33) a annoncé dimanche soir le maintien du barrage établi depuis une semaine sur l’A63. Une bretelle a cependant été rouverte samedi pour permettre aux vacanciers d’enjamber le barrage dans le sens Nord-Sud.Le barrage sera-t-il “maintenu jusqu’à Noël ou après Noël, on ne sait pas”, a déclaré à l’AFP Jean-Paul Ayres, porte-parole de la CR33, qui dit attendre lundi des “réponses” des autorités sur la dermatose comme sur la crise viticole.À Carbonne (Haute-Garonne), le barrage de l’A64 a atteint son dixième jour. “On est nombreux, c’est plus facile en se relayant”, a déclaré à l’AFP Benjamin Roquebert, éleveur à Capens, qui dit pouvoir “tenir longtemps”.La Coordination rurale et la Confédération paysanne, opposées à la stratégie mêlant abattages massifs et vaccination contre la dermatose, n’ont pas appelé à la levée des blocages. Les sections départementales sont libres de continuer le mouvement, selon la CR.Dans La Tribune Dimanche, quatre anciens ministres de l’Agriculture, dont Michel Barnier, ont pour leur part affirmé soutenir l’abattage total dès la détection d’un cas, avertissant contre la “division” ou des mesures guidées par “l’émotion”.Le Premier ministre Sébastien Lecornu a assuré samedi soir qu’environ 50% du cheptel ariégeois était désormais vacciné contre la dermatose, 70% dans l’Aude et 100% dans les Pyrénées-Orientales, trois départements ayant recensés des cas et par conséquent prioritaires pour la vaccination.Selon les chiffres du Premier ministre, à peine une vache sur cinq a été vaccinée sur les dix départements concernés dans le Sud-Ouest.mk-bdu-jed-kau/pcl