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BMS et Sanofi vont payer 700 millions de dollars à Hawaï pour éteindre les poursuites concernant le Plavix

Le groupe pharmaceutique américain Bristol Myers Squibb (BMS) et trois filiales du laboratoire français Sanofi aux Etats-Unis vont verser 700 millions de dollars à Hawaï pour solder un litige judiciaire autour de son anticoagulant Plavix, a annoncé vendredi l’Etat américain.Hawaï poursuivait les entreprises depuis plus d’une dizaine d’années, en leur reprochant d’avoir omis de communiquer sur les limites d’efficacité de ce médicament. Selon l’accusation, des études indiquaient que l’efficacité du Plavix était moindre pour environ 30% des patients, en particulier pour les personnes d’origine asiatique et des îles du Pacifique, qui représentent une part importante de la population d’Hawaï.L’accord trouvé prévoit que les 700 millions de dollars seront pris en charge à parts égales par BMS et Sanofi, selon un communiqué du gouverneur et de la procureure générale de Hawaï.Le gouverneur, Josh Green, a qualifié l’accord de “victoire majeure” pour son Etat.”Peu importe qu’il s’agisse d’une petite entreprise ou d’une compagnie pétrolière multimilliardaire, nous appliquerons sans relâche les lois hawaïennes sur la protection des consommateurs”, a complété la procureure générale de l’Etat, Anne Lopez, dans le communiqué.L’accord éteint toute voie de recours, après un long feuilleton judiciaire rythmé par un premier procès, dont le jugement avait été partiellement cassé en appel, puis un second procès en première instance. Au terme de celui-ci, un juge avait condamné en mai 2024 BMS et les filiales de Sanofi à verser 916 millions de dollars à Hawaï. Le magistrat avait alors estimé que les laboratoires avaient volontairement “ralenti et amoindri les recherches sur le Plavix durant plus d’une décennie”.Les deux groupes pharmaceutiques avaient annoncé leur intention de faire appel.Le Plavix, connu sous le nom générique clopidogrel, est un fluidifiant du sang destiné à réduire le risque de formation de caillots dans les vaisseaux sanguins en empêchant les plaquettes de s’agglutiner.

Pékin et Washington à l’aube de discussions, Trump adoucit le ton

Pékin et Washington, qui se livrent une bataille commerciale sans pitié depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, discuteront samedi en Suisse pour apaiser les tensions.Le président américain a déjà fait un pas pour calmer les esprits vendredi, suggérant de baisser à 80% les droits de douane punitifs qu’il a lui-même imposés sur les produits chinois.Après des semaines de tensions allant crescendo entre les deux pays, le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent et le représentant au Commerce Jamieson Greer doivent rencontrer le vice-Premier ministre chinois He Lifeng ce week-end à Genève.”Le président aimerait régler le problème avec la Chine. Comme il l’a dit, il aimerait apaiser la situation”, a lancé vendredi soir le secrétaire au Commerce Howard Lutnick, sur Fox News.”80% de droits de douane sur la Chine semble le bon niveau!”, avait écrit plus tôt dans la journée le président américain sur son réseau Truth Social.Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a fait des droits de douane un outil politique à part entière. Il a imposé une surtaxe de 145% sur les marchandises venant de Chine, en plus des droits de douane préexistants. Pékin a riposté avec 125% de droits de douane sur les produits américains.Résultat: les échanges bilatéraux sont pratiquement à l’arrêt.Les discussions prévues à Genève sont donc “un pas positif et constructif vers la désescalade”, a estimé la directrice générale de l’OMC Ngozi Okonjo-Iweala.- “Concessions” -Pour le ministre suisse de l’Economie Guy Parmelin, c’est déjà “un succès” que “les deux parties se parlent”.La situation est telle qu'”aucune partie ne peut se permettre que cela se prolonge”, a déclaré à Shanghai Xu Bin, professeur d’économie à l’école de commerce international Chine Europe (CEIBS).”Les deux pays ont toutefois montré que, sans concession de l’autre bord, ils n’étaient pas prêts à faire le premier pas”, a ajouté l’économiste.Donald Trump “ne va pas unilatéralement laisser les droits de douane sur la Chine. On doit aussi voir des concessions de leur part”, a averti sa porte-parole Karoline Leavitt.Sur le plan “pratique”, cela coince aussi, selon Bill Reinsch, expert du Center for Strategic and International Studies.Donald Trump veut rencontrer son homologue Xi Jinping, “trouver un accord avec lui, et qu’ensuite leurs subordonnés règlent les détails”, décrit-il à l’AFP, alors que les Chinois “veulent que tous les sujets soient réglés avant une réunion” des deux présidents.Le professeur Xu Bin ne s’attend pas à ce que les droits de douane reviennent à un “niveau raisonnable”: “Même si cela descend, ce sera probablement de moitié, et, là encore, ce sera trop haut pour avoir des échanges commerciaux normaux.”- La quête des “deals” -La Suisse a profité de son rôle d’hôte pour s’entretenir vendredi avec les responsables américains, alors que Washington a menacé d’imposer une surtaxe de 31% sur ses produits.La présidente suisse a rapporté à l’issue que les deux parties étaient “d’accord” pour accélérer les discussions.Depuis son investiture en janvier, le président républicain a lancé une offensive protectionniste tous azimuts: nouveaux droits de douane sectoriels (+25% sur l’acier, l’aluminium, l’automobile), droits de douane universels (+10% sur la plupart des produits entrant aux Etats-Unis, quelle que soit leur provenance), d’autres en gestation. Des taxes encore plus lourdes étaient prévues pour punir les partenaires qui exportent plus vers les Etats-Unis que l’inverse.Donald Trump les a suspendues – sauf pour la Chine, donc – jusque début juillet pour donner selon lui une chance aux négociations.Jeudi, le président a annoncé un premier accord avec Londres, qui n’était pas visée par les surtaxes punitives.Le document, présenté comme “historique” des deux côtés, fait cinq pages. Il y est spécifié qu’il n’est “pas légalement contraignant”.Il doit permettre au Royaume-Uni d’échapper au gros des surtaxes américaines sur ses voitures et d’ouvrir davantage le marché britannique aux produits agricoles américains.

Wall Street termine la séance sans conviction, nerveuse avant la rencontre entre Washington et Pékin

La Bourse de New York a clôturé sans grande conviction vendredi, fébrile à l’approche de la rencontre entre les Etats-Unis et la Chine ce week-end concernant l’épineuse question des droits de douane.Le Dow Jones a lâché 0,29%, l’indice Nasdaq a terminé à l’équilibre (+0,00%) et l’indice élargi S&P 500 a clôturé proche de l’équilibre (-0,07%).”Le marché a connu une journée plutôt calme et sans histoire”, ont résumé dans une note les analystes de Briefing.com.En cause: “les investisseurs attendent avec impatience un événement durant le week-end qui est susceptible de faire bouger le marché”, expliquent-ils.La place américaine aura en effet les yeux rivés sur la rencontre entre le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent, et le vice-Premier ministre chinois He Lifeng à Genève, samedi et dimanche, avec en toile de fond le dossier des droits de douane.Washington a imposé en plusieurs vagues une surtaxe d’un montant total de 145% sur les marchandises en provenance de Chine, qui s’additionne aux droits de douane préexistants. Pékin a riposté en imposant 125% de droits de douane sur les produits américains.Donald Trump a semblé faire un pas vers Pékin vendredi en suggérant de baisser à 80% ces surtaxes douanières punitives.Les investisseurs “espèrent un bon dénouement, mais ils ne veulent pas prendre de risques à l’approche du week-end”, note auprès de l’AFP Jack Albin, de Cresset.”Pour le moment, il ne faut pas s’attendre à une résolution rapide des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine”, écrit pour sa part Jose Torres, d’Interactive Brokers.L’analyste explique s’attendre à “des hauts et des bas, alors que Washington et Pékin tenteront de trouver un terrain d’entente tout en cherchant à garantir leurs propres intérêts économiques.”La journée était par ailleurs pauvre en données économiques. Les investisseurs attendent désormais l’indice des prix à la consommation (CPI) pour le mois d’avril aux Etats-Unis mardi, puis les prix à la production (PPI), jeudi. Sur le marché obligataire, le taux d’intérêt des emprunts d’Etat américains à dix ans est resté stable par rapport à la veille, à 4,38%.Au tableau des valeurs, Boeing a été recherché (+1,58%) après que groupe IAG, propriétaire de British Airways et Iberia, a annoncé vendredi dans un communiqué la commande de 32 Boeing 787 et 21 Airbus A330 pour un montant total d’un peu plus de 20 milliards de dollars.Le spécialiste des véhicules électriques Tesla a pris de la vitesse (+4,72%), les investisseurs espérant que de possibles accords sur les droits de douane profitent au groupe.La start-up américaine spécialisée dans l’informatique à distance (+cloud computing+) CoreWeave, introduite en Bourse à la fin du mois de mars, a lourdement chuté (-6,60%) après des informations de presse selon lesquelles le groupe voudrait lever une dette d’environ 1,5 milliard de dollars afin, notamment, de refinancer des emprunts existants.La plateforme de réservation de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) Lyft a été propulsée (+28,08%) après avoir annoncé l’augmentation de son programme de rachats d’actions, qui atteindra désormais 750 millions de dollars.La plateforme de réservation de voyages Expedia a plongé (-7,30%), sanctionnée pour son chiffre d’affaires inférieur aux attentes au premier trimestre ainsi que des prévisions mal accueillies par les investisseurs.

Venezuela: défilé de pétroliers avant la fin de l’exploitation par les multinationales

Au moins sept pétroliers faisaient la queue pour remplir leurs cuves dans le terminal du lac de Maracaibo (nord-ouest du Venezuela), quinze jours avant la fin effective des “licences” qui donnent le droit aux multinationales d’exploiter le pétrole vénézuélien malgré l’embargo et les sanctions américaines, ont constaté vendredi des journalistes de l’AFP.Les bateaux attendaient pour accoster les quais du géant pétrolier public vénézuélien Petroleos de Venezuela (PDVSA), à Maracaibo, berceau de la production pétrolière vénézuélienne. Le président américain Donald Trump, qui veut asphyxier économiquement le Venezuela pour évincer le président Nicolas Maduro du pouvoir, a révoqué le 26 février la licence du groupe pétrolier américain Chevron, plus gros producteur étranger avec 200.000 barils/jour sur le million de barils de brut produits au Venezuela. Quelques semaines plus tard, M. Trump a révoqué celles des autres multinationales dont le Français Maurel & Prom, l’Espagnol Repsol et l’Italien ENI.Tous doivent cesser leurs opérations avant le 27 mai. Le Venezuela prévoit de maintenir la production dans les champs pétroliers qu’il exploitait jusqu’à présent avec Chevron, a assuré M. Maduro début mai. Le 11 avril, le Venezuela avait annoncé que Chevron avait retourné des cargaisons de brut vénézuélien en raison de “l’impossibilité et des restrictions qui lui ont été imposées” de “payer celles-ci au Venezuela”.Fin mars, M. Trump a menacé les pays qui achètent du pétrole ou du gaz vénézuélien d’une taxe additionnelle de 25% sur leurs transactions commerciales avec les États-Unis. Washington ne reconnaît pas la réélection contestée de Nicolas Maduro en juillet 2024, à l’issue d’un scrutin que l’opposition, criant à la fraude, affirme avoir remporté.Le Venezuela est le troisième fournisseur de pétrole des États-Unis, derrière le Canada et le Mexique, selon l’Agence d’information sur l’énergie (EIA), un organe américain.

Pékin et Washington sur le point de se parler, Trump suggère d’abaisser ses droits de douane

Le président américain Donald Trump a semblé faire un pas vers Pékin vendredi en suggérant de baisser à 80% les droits de douane punitifs qu’il a lui même imposés sur les produits chinois, à la veille de négociations très attendues en Suisse.”80% de droits de douane sur la Chine semble le bon niveau! Cela dépend de Scott B.”, a écrit sur son réseau Truth Social le président américain, faisant référence à celui qui mènera les négociations pour Washington, son ministre des Finances Scott Bessent. Donald Trump “ne va pas unilatéralement laisser les droits de douane sur la Chine. On doit aussi voir des concessions de leur part”, a précisé plus tard sa porte-parole Karoline Leavitt.Après des semaines d’escalade entre les deux pays, le secrétaire au Trésor (le titre officiel de Scott Bessent) et le représentant au Commerce Jamieson Greer doivent rencontrer le vice-Premier ministre chinois He Lifeng ce week-end à Genève.Le lieu précis de la rencontre reste inconnu.”Hier (jeudi), le Saint-Esprit était à Rome. Il faut espérer qu’il descende maintenant à Genève pour le week-end”, a lancé vendredi la présidente suisse, Karin Keller-Sutter, en référence à l’élection du pape Léon XIV. Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a imposé au total une surtaxe de 145% sur les marchandises en provenance de Chine, qui s’additionne aux droits de douane préexistants. Pékin a riposté en imposant 125% de droits de douane sur les produits américains.Résultat: les échanges bilatéraux sont pratiquement à l’arrêt.Pour le ministre suisse de l’Economie Guy Parmelin, c’est déjà “un succès” que “les deux parties se parlent”. “On peut imaginer une suspension, par exemple, des droits de douane réciproques pendant la durée des discussions. (…) Une telle décision hypothétique serait positive pour le monde entier”, a-t-il déclaré vendredi à la presse.Les discussions prévues à Genève sont “un pas positif et constructif vers la désescalade”, a estimé de son côté la directrice générale de l’OMC Ngozi Okonjo-Iweala.- Toujours “trop haut” -Les droits de douane sont tels qu'”aucune partie ne peut se permettre que cela se prolonge”, a déclaré à Shanghai Xu Bin, professeur d’économie à l’école de commerce international Chine Europe (CEIBS).”Les deux pays ont toutefois montré que, sans concession de l’autre bord, ils n’étaient pas prêts à faire le premier pas”, a ajouté l’économiste.Sur le plan “pratique”, cela coince aussi, selon Bill Reinsch, expert du Center for Strategic and International Studies.Donald Trump veut rencontrer son homologue Xi Jinping, “trouver un accord avec lui, et qu’ensuite leurs subordonnés règlent les détails”, décrit-il à l’AFP alors que les Chinois “veulent que tous les sujets soient réglés avant une réunion” des deux présidents.Le professeur Xu Bin ne s’attend pas à ce que les droits de douane reviennent à un “niveau raisonnable”: “Même si cela descend, ce sera probablement de moitié, et, là encore, ce sera trop haut pour avoir des échanges commerciaux normaux.”- La quête des “deals” -La Suisse a profité de son rôle d’hôte pour s’entretenir vendredi avec les responsables américains, alors que Washington a menacé d’imposer une surtaxe de 31% sur ses produits.La présidente suisse a rapporté à l’issue que les deux parties étaient “d’accord” pour accélérer les discussions.Depuis son investiture en janvier, le président républicain a lancé une offensive protectionniste tous azimuts: nouveaux droits de douane sectoriels (+25% sur l’acier, l’aluminium, l’automobile), droits de douane universels (+10% sur la plupart des produits entrant aux Etats-Unis, quelle que soit leur provenance), d’autres en gestation. Des taxes encore plus lourdes étaient prévues pour punir les partenaires qui exportent plus vers les Etats-Unis que l’inverse.Donald Trump les a suspendues – sauf pour la Chine, donc – jusque début juillet pour donner selon lui une chance aux négociations.Jeudi, le président a annoncé un premier accord avec Londres, qui n’était pas visée par les surtaxes punitives.Le document, présenté comme “historique” des deux côtés, fait cinq pages. Il y est spécifié qu’il n’est “pas légalement contraignant”.Il doit permettre au Royaume-Uni d’échapper au gros des surtaxes américaines sur ses voitures et d’ouvrir davantage le marché britannique aux produits agricoles américains.De nouvelles négociations doivent désormais s’ouvrir entre Londres et Washington pour formaliser leurs engagements respectifs, mais les droits de douane américains sur les produits britanniques restent pour le moment en place, a précisé un porte-parole du gouvernement britannique.

La Bourse de Paris finit en hausse, optimiste en vue de négociations commerciales

La Bourse de Paris a évolué et fini dans le vert vendredi, se montrant optimiste après plusieurs annonces venues des Etats-Unis qui nourrissent l’espoir d’accords commerciaux.L’indice vedette de la Bourse de Paris, le CAC 40, a terminé en hausse de 0,64%, gagnant 49,31 points pour s’établir à 7.743,75 points. La veille, il avait avancé de 0,89%, à 7.694,44 points.La place parisienne a suivi la tendance des marchés européens, portés dans un premier temps par l’annonce jeudi d’un cadre d’accord commercial entre Londres et Washington. Jugé “historique” par Donald Trump, cet accord permettra de soulager certains secteurs comme l’industrie automobile ou la sidérurgie britanniques, même si les droits de douane de 10% imposés en avril par le président américain sont maintenus. Il s’agit d’une première inflexion dans la politique douanière offensive du président américain, qui a redonné aux marchés de l’appétit pour le risque. A Paris comme ailleurs en Europe, les investisseurs ont également choisi de “voir le verre à moitié plein” après une déclaration, vendredi, de Donald Trump laissant entrevoir une piste d’adoucissement sur les droits de douane appliqués à la Chine, note Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique pour Lombard Odier IM. Dans un message publié sur son réseau Truth Social, le président américain a suggéré d’abaisser à 80% les droits de douane punitifs qu’il a lui même imposés sur les produits chinois et qui atteignent actuellement jusqu’à 145%, à la veille de négociations très attendues en Suisse entre les deux puissances rivales. Même si les négociations peuvent être longues, cela suscite “beaucoup d’espoir chez les investisseurs”, affirme Nathalie Benatia, macroéconomiste chez BNP Paribas AM.  “Les marchés accueillent cette nouvelle, pas avec des confettis et champagne, mais ils se disent +c’est déjà ça+”.Moins bonne note pour StellantisStellantis, maison mère des marques Peugeot, Fiat et Jeep, a fini en hausse de 0,53% bien que l’agence de notation Moody’s a abaissé vendredi sa note, estimant que les tensions commerciales et le ralentissement économique pourraient compliquer le rebond de l’entreprise.La note de la dette à long terme du constructeur est passée de Baa1 à Baa2, a indiqué Moody’s dans un communiqué, mettant en avant un “environnement de marché difficile”.

SNCF: des trains à l’heure malgré la grève

La plupart des trains étaient à l’heure vendredi dans les gares françaises malgré une grève des contrôleurs très suivie en ce week-end de pont du 8 mai, selon les tableaux d’affichage des gares consultés en ligne.Environ 60% des chefs de bord se sont déclarés grévistes sur le TGV vendredi. A la Gare de Lyon, à Paris, tous les trains au départ étaient confirmés et à l’heure vers 17H30.Le syndicat SUD-Rail et un collectif de contrôleurs baptisé Collectif national ASCT (CNA) ont appelé à la grève les 9, 10 et 11 mai pour réclamer une augmentation de leur prime de travail et une meilleure anticipation des plannings, trop souvent modifiés à la dernière minute d’après eux.Selon la direction du groupe public, le taux de grévistes devrait être un peu supérieur samedi à ceux de vendredi et dimanche.Sur l’ensemble du week-end, la direction prévoit un trafic normal à 96% sur les TGV.”On sera quasiment en service normal ce weekend”, a déclaré à l’AFP Alain Krakovitch, le directeur de TGV-Intercités. La SNCF a assuré “que tous les voyageurs pourront voyager le jour prévu vers leur destination”. La plupart des trains peuvent rouler grâce au déploiement de volontaires, cadres dans l’entreprise, qui ont reçu des formations spéciales d’une journée pour remplacer les contrôleurs grévistes dans les trains.”On ne savait pas qu’il y avait une grève”, observait vendredi matin à la gare de Lyon dans un Hall 2 paisible Stanislas Capasso, 65 ans. Le touriste italien a d’ailleurs été étonné mardi de recevoir la confirmation du départ de son train pour Grenoble.”Je n’avais pas d’impératif, alors j’étais à moitié inquiète”, témoigne Christine Augé, 69 ans, qui rentre à Narbonne après quelques jours chez sa fille. Il n’y aura pas de prolongation avec les petits-enfants: son train a été confirmé.SNCF Voyageurs a également promis d’offrir à toutes les personnes dont le train a été annulé un bon de réduction de 50% sur leur prochain voyage. – Grève le 4 juin -Les trains régionaux, qui peuvent circuler sans chef de bord, rouleront eux normalement vendredi et samedi ainsi que les trains Intercités. Des perturbations ponctuelles ont pu intervenir: à Lille, un train Lille-Tourcoing a été supprimé pour cause de grève, selon le site de la gare.Le réseau francilien de la SNCF (transilien), qui comprend plusieurs lignes ou portions de RER, doit aussi connaître un trafic normal, a indiqué la SNCF.La CGT-Cheminots, première organisation syndicale à la SNCF, a d’ores et déjà prévu une poursuite de la mobilisation en juin.L’organisation a lancé mercredi un appel à la grève le 4 juin pour les conducteurs, en marge d’une table ronde consacrée à la prime dont ils bénéficient, le 5 juin pour toutes les catégories de cheminots, avec des revendications portant sur les salaires ou l’amélioration des conditions de travail, et le 11 juin pour les contrôleurs.Au début de cette semaine, une grève des conducteurs à l’appel de la CGT-Cheminots a provoqué des perturbations sur les lignes régionales dans plusieurs régions comme les Hauts-de-France ou l’Ile-de-France.D’après SNCF Voyageurs, “environ neuf TER sur dix auront circulé en France (pendant cette grève), et environ huit Transilien (trains de banlieue parisienne) sur dix, avec des disparités selon les régions ou les lignes”. Mercredi, SUD-Rail revendiquait 40% de conducteurs grévistes dans tout le pays et jusqu’à un train régional sur deux annulé en Ile-de-France.

Trump suggère d’abaisser à 80% la surtaxe américaine sur les produits chinois

Le président américain Donald Trump a semblé faire un pas vers Pékin vendredi en suggérant de baisser à 80% les droits de douane punitifs qu’il a lui même imposés sur les produits chinois, à la veille de négociations très attendues en Suisse.”80% de droits de douane sur la Chine semble le bon niveau! Cela dépend de Scott B.”, a écrit sur son réseau Truth Social le président américain, faisant référence à celui qui mènera les négociations pour Washington, le ministre américain des Finances Scott Bessent. Après des semaines d’escalade entre les deux pays, le secrétaire au Trésor (son titre officiel) et le représentant au Commerce Jamieson Greer doivent rencontrer le vice-Premier ministre chinois He Lifeng ce week-end à Genève.Le lieu précis reste inconnu.Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, il a imposé en plusieurs vagues une surtaxe d’un montant total de 145% sur les marchandises en provenance de Chine, qui s’additionne aux droits de douane préexistants. Pékin a riposté en imposant 125% de droits de douane sur les produits américains.Résultat: les échanges bilatéraux sont pratiquement à l’arrêt.Les discussions prévues à Genève sont “un pas positif et constructif vers la désescalade”, a estimé vendredi la directrice générale de l’OMC Ngozi Okonjo-Iweala.- Toujours “trop haut” -Les analystes restent toutefois circonspects.”Ceux d’entre nous qui se souviennent de la première guerre commerciale Chine-Etats-Unis en 2018-19 [sous le premier mandat Trump] se rappellent de ses péripéties, il y avait des rencontres, des retours en arrière. Il a fallu beaucoup de temps pour parvenir à une première phase d’accord”, retrace auprès de l’AFP Josh Lipsky, directeur du département de géoéconomie du groupe de réflexion américain Atlantic Council.”Je pense que cela sert avant tout à montrer que les deux parties se parlent et c’est important en tant que tel”, a déclaré à des journalistes depuis Shanghai Xu Bin, professeur d’économie à l’école de commerce international Chine Europe (CEIBS).Selon lui, “Trump et la Chine savent très bien que si ces droits de douane hyper élevés (…) restent en place cela va détruire les deux économies. La question n’est pas de savoir qui souffre le plus”.”Aucune partie ne peut se permettre que cela se prolonge. Les deux ont toutefois montré que sans concession de l’autre côté, ils n’étaient pas prêts à faire le premier pas”, a ajouté l’économiste.Xu Bin ne s’attend pas à ce que les droits de douane reviennent à un “niveau raisonnable”: “Je pense que même si cela descend, ce sera probablement de moitié, et là encore ce sera trop haut pour avoir des échanges commerciaux normaux.”- Rafale de négociations -La Suisse a profité de son rôle d’hôte pour s’entretenir vendredi avec les responsables américains, alors que Washington a menacé d’imposer une surtaxe de 31% sur ses produits.A l’issue, la présidente de la Confédération Karin Keller-Sutter a rapporté que les deux parties étaient “d’accord” pour accélérer les discussions.Depuis son investiture en janvier, le président républicain, protectionniste convaincu, a lancé une guerre commerciale tous azimuts: nouveaux droits de douane sectoriels (+25% sur l’acier, l’aluminium, l’automobile), droits de douane universels (+10% sur la plupart des produits entrant aux Etats-Unis, quelle que soit leur provenance), d’autres en gestation. Des taxes encore plus lourdes étaient prévues pour les partenaires avec lesquels les Etats-Unis ont un déficit commercial. Donald Trump les a toutefois suspendues jusque début juillet, sauf pour la Chine avec lequel il a entamé un bras de fer, en semblant s’attendre à ce que Pékin plie avant lui.Jeudi, Donald Trump a vanté son premier “deal” – avec Londres – présenté comme “historique” des deux côtés.Le document rendu public fait cinq pages. Il y est spécifié qu’il n’est “pas légalement contraignant”.Il doit permettre au Royaume-Uni d’échapper au gros des surtaxes américaines sur ses voitures et d’ouvrir davantage le marché britannique aux produits agricoles américains.De nouvelles négociations doivent désormais s’ouvrir entre les deux pays pour formaliser leurs engagements respectifs, mais les droits de douane américains sur les produits britanniques restent pour le moment en place, a précisé un porte-parole du gouvernement britannique.

Wall Street en hausse, veut croire aux accords commerciaux promis par Trump

La Bourse de New York évolue en hausse vendredi, portée par les espoirs des investisseurs quant à la signature d’accords commerciaux entre Washington et ses partenaires qui permettraient d’alléger la facture douanière de Trump.Vers 13H55 GMT, le Dow Jones prenait 0,17%, l’indice Nasdaq gagnait 0,54% et l’indice élargi S&P 500 avançait de 0,33%.”Nous avons le cadre d’un accord (avec le Royaume-Uni, ndlr) et nous commençons à négocier avec la Chine, qui est le plus grand des exportateurs soumis à des droits de douane, donc je pense que ces deux éléments insufflent des attitudes positives sur le marché”, estime auprès de l’AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.Un compromis qualifié d'”historique” par le président américain jeudi, prévoit que les droits de douane sur les automobiles britanniques, portés à 27,5% par les surtaxes douanières de Donald Trump, reviennent à 10%, tandis que ceux sur l’acier et l’aluminium tombent à zéro, selon un communiqué du gouvernement britannique.Donald Trump a assuré que grâce à ces négociations, le Royaume-Uni allait s’ouvrir davantage aux produits américains.Il s’agit du premier “deal” pour Donald Trump depuis qu’il a imposé au monde entier des nouveaux droits de douane, avant de faire en grande partie marche arrière.Désormais, tous les regards sont tournés vers la réunion entre hauts responsables américains et chinois, qui se tiendra à Genève au cours du week-end, une première depuis l’imposition par Washington de droits de douane massifs sur les produits chinois et la riposte de Pékin.Après des semaines d’escalade entre les deux pays, les acteurs du marché sont ballottés entre “espoir et angoisse” à l’approche de cette rencontre, estime Patrick O’Hare de Briefing.com.Donald Trump a suggéré vendredi de baisser à 80% les droits de douane punitifs qu’il a lui même imposés sur la Chine, appelant Pékin à “ouvrir son marché aux États-Unis”, car “ce serait tellement bien pour eux!!! Les marchés fermés ne fonctionnent plus.” Wall Street “attend de meilleurs nouvelles” depuis début avril, et l’annonce par Washington de l’imposition de droits de douane prohibitifs sur la majorité des produits importés, “en voici les deux premiers éléments concrets”, souligne Art Hogan.”Beaucoup d’accords commerciaux sont dans les tuyaux, tous bons (EXCELLENTS)!” a assuré Donald Trump vendredi, sur son réseau Truth Social.Sur le marché obligataire, le taux d’intérêt des emprunts d’Etat américains à dix ans se détendait légèrement à 4,36%, contre 4,38% à la clôture jeudi.Au tableau des valeurs, la plateforme de réservation de voyages Expedia (-6,44%) était sanctionnée pour son chiffre d’affaires inférieur aux attentes au premier trimestre ainsi que des prévisions mal accueillies par les investisseurs. Le bénéfice net de l’entreprise a toutefois dépassé les anticipations des analystes sur les trois premiers mois de l’année.La plateforme de réservation de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) Lyft s’envolait (+18,27%) après avoir annoncé l’augmentation de son programme de rachats d’action, qui atteindra désormais 750 millions de dollars.Le réseau social Pinterest décollait (+10,54%) après avoir annoncé des prévisions pour le deuxième trimestre dépassant les attentes des analystes. Au premier trimestre, le chiffre d’affaires de l’entreprise a atteint 855 millions de dollars et le bénéfice net par action, donnée de référence pour les marchés, était de 23 cents, en deçà de ce qui était attendu.

Népal: coup d’envoi de la saison des ascensions de l’Everest

Huit alpinistes népalais ont gravi vendredi le mont Everest, le sommet le plus haut du monde, donnant ainsi le coup d’envoi de la saison pour des centaines de grimpeurs du monde entier.Chaque année, la première ascension du pic himalayen est réservée à une cordée de grimpeurs appartenant à une des compagnies organisatrices des expéditions, chargée d’équiper les voies en cordes et en matériel.”La voie est ouverte. L’équipe a atteint le sommet ce soir”, a annoncé à l’AFP le responsable de l’équipe, Pemba Sherpa, de 8K Expedition.Le Népal a accordé 456 permis d’ascension pour cette saison de printemps (avril-juin).”La nouvelle a été accueillie avec beaucoup d’enthousiasme”, s’est réjoui auprès de l’AFP depuis le camp de base de l’Everest l’alpiniste Purnima Shrestha.”La route a été ouverte un peu plus tôt que prévu, nous espérons que cela permettra de mieux réguler le calendrier (des tentatives) et d’alléger un peu le trafic”, a-t-il poursuivi.La plupart des grimpeurs qui se lancent sur les pentes de l’Everest sont accompagnés de guides népalais, ce qui porte à environ 900 le nombre d’alpinistes qui se pressent en quelques semaines sur la voie principale vers son sommet.Parmi eux, le Népalais Kami Rita Sherpa espère atteindre cette saison le sommet pour la 31e fois.L’an dernier, plus de 800 alpinistes ont réussi l’ascension, dont 74 par le versant tibétain, un nombre croissant qui suscite les critiques des puristes contre la surpopulation et la marchandisation du sommet.