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La “loi spéciale” au Parlement, rendez-vous début janvier pour reparler budget

Le Parlement pose une rustine sur ses désaccords budgétaires. L’Assemblée et le Sénat devraient voter tour à tour mardi la “loi spéciale” présentée par le gouvernement pour continuer de financer provisoirement l’État avant la reprise des débats en janvier.Les votes des deux assemblées ponctuent deux mois et demi de débats budgétaires qui se soldent par un échec partiel pour Sébastien Lecornu.Le Premier ministre s’exprimera “en fin de journée”, afin de rendre compte “de l’action du gouvernement et notamment des travaux pour l’adoption d’un budget pour l’État”, a indiqué Matignon.Le dialogue privilégié engagé par M. Lecornu avec le Parti socialiste a certes permis l’adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026, au prix de concessions sur son financement et sur les retraites.Mais les profondes divergences entre l’Assemblée nationale et le Sénat, tenu par des partis de droite et du centre hostiles à tout prélèvement supplémentaire, ont empêché l’approbation du second texte budgétaire, celui sur le financement de l’État.Les parlementaires se retrouveront donc en début d’année pour de nouvelles joutes sur ce texte, alors que la France est confrontée à un endettement croissant et que les discussions n’ont pas permis de dessiner une trajectoire de réduction des déficits.”Nous devrons au plus vite, en janvier, donner un budget à la nation” qui “devra tenir l’objectif de 5% (de PIB) de déficit et financer nos priorités”, a déclaré Emmanuel Macron lundi soir lors du Conseil des ministres.Le gouvernement voudrait une nouvelle lecture du budget en commission à l’Assemblée dès le 5 ou 6 janvier, mais selon le président de la Commission des Finances Eric Coquerel (LFI), ce sera plutôt le 7 ou le 8 avant l’hémicycle à partir du 12.- le 49.3 dans toutes les têtes -La loi spéciale reconduit temporairement le budget de 2025, permet de lever l’impôt et de payer les fonctionnaires. Mais elle ne comprend pas de dépenses nouvelles, y compris sur la défense, érigée en priorité face à la menace russe.Adopté à l’unanimité par la Commission des finances de l’Assemblée, le texte devrait être voté mardi en toute fin d’après-midi au Palais Bourbon, puis dans la soirée par le Sénat.Déjà l’an dernier, l’exécutif avait dû y avoir recours après la chute du gouvernement de Michel Barnier. Les deux textes budgétaires 2025 avaient finalement été approuvés au mois de février.Cette loi spéciale est “instrumentalisée” par l’exécutif pour faire “pression” sur l’Assemblée afin d'”adopter au plus vite, cette fois-ci, un budget”, a jugé M. Coquerel mardi lors d’une conférence de presse.Anticipant la reprise des débats en janvier, Sébastien Lecornu a reçu dimanche et lundi les forces politiques, à l’exception de La France insoumise et du Rassemblement national, pour tenter d’avancer vers un compromis. “Nous avons du Sénat un texte qui est à 5,3% de déficit public. L’objectif partagé à gauche et à droite est de 5%, ça veut dire neuf milliards d’écart” sur lequel il faut se mettre d’accord, entre augmentation de la fiscalité et baisse des dépenses, a résumé le ministre des Relations avec le Parlement Laurent Panifous.Si le Parlement ne parvenait pas à voter un budget en janvier, alors la pression serait de plus en plus forte sur le gouvernement pour recourir au 49.3, cet outil constitutionnel permettant de faire adopter un texte sans vote, sauf motion de censure. Écarté par le Premier ministre à la demande des socialistes, il est évoqué avec insistance par des responsables de droite et du bloc central qui lui demandent de revenir sur son engagement.Il faudrait alors pour le gouvernement trouver avec les socialistes des conditions de non-censure. De fait, une motion de censure (289 voix) ne peut être adoptée sans les voix des socialistes. Pour le gouvernement, cet objectif semble plus atteignable qu’une approbation du budget, qui nécessiterait non seulement une abstention des socialistes mais aussi celle d’une partie des écologistes et des communistes pour l’emporter face au vote contre de LFI et du RN. Mais pour l’heure, Sébastien Lecornu s’y refuse, jugeant le projet de budget “encore votable sans intervention du gouvernement”.”La priorité, c’est de se mettre d’accord sur un texte”, car de toute façon, “si vous passez un 49.3 sans accord sur un texte, vous n’aurez ni budget, ni gouvernement parce que le gouvernement tombera”, a fait remarquer le ministre de l’Economie Roland Lescure sur BFMTV/RMC. bur-hr-far-bpa/sde/sla

Le fabricant français de pompes à chaleur Groupe Atlantic en passe d’être vendu à un groupe nippo-américain

Un fleuron tricolore de la transition énergétique bientôt sous pavillon étranger ? Groupe Atlantic, numéro un français de la pompe à chaleur, est en passe d’être acheté par le groupe nippo-américain Paloma Rheem, une opération suivie de “très près” par Bercy selon les mots du ministère de l’Economie à l’AFP.La société vendéenne a annoncé lundi la signature d’un accord qui prévoit une prise de participation majoritaire à son capital par la société Paloma Rheem Holdings, basée à Tokyo, elle-même issue du rapprochement des japonais Paloma et Fujitsu General, et de l’américain Rheem.Paloma Rheem Holdings est spécialisé “dans la fabrication et la commercialisation d’équipements de climatisation, de production d’eau chaude, de chauffage et d’équipements de cuisine”, a précisé Groupe Atlantic dans un communiqué.Les pompes à chaleur sont un secteur clé de la transition énergétique et évoluent actuellement dans un contexte de concurrence accrue.Le ministère français de l’Economie et des Finances, également chargé de l’Industrie, a dit lundi soir à l’AFP suivre “de très près” le dossier.L’opération “devra être soumise à une autorisation préalable du ministère dans le cadre du contrôle des investissements étrangers en France”, sous réserve des vérifications effectuées sur les conditions d’éligibilité de ce dossier à cette procédure, a expliqué le ministère à l’AFP.”Si on a un investisseur étranger qui vient pour développer Atlantic, préserver l’empreinte industrielle, en faire ce qu’il est déjà, mais en mieux, un des leaders mondiaux de la transition énergétique, j’allais dire +welcome+, bienvenue. Si c’est pour désosser, couper, casser et j’allais dire prendre l’argent et se tirer, c’est non”, a mis en garde mardi sur BFMTV le ministre de l’Economie et des Finances, Roland Lescure, qui a redit être “vigilant”.La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, avait tancé le gouvernement, le 9 décembre dernier, lui reprochant d’avoir laissé le champ libre, ces derniers mois, à des dossiers de reprise fragiles, qui ont ensuite mal tourné.La première étape de cette procédure dite des “investissements étrangers en France” (IEF) permettra d’abord de vérifier que le dossier est éligible au contrôle, au titre de l’activité de fourniture d’énergie, un secteur stratégique de l’économie.Les pompes à chaleur sont au cœur de la stratégie d’électrification de la France portée par le gouvernement, qui doit donner lieu à des annonces prochainement. Objectif: accélérer la consommation d’électricité dans les secteurs qui sont encore très dépendants de coûteuses importations d’énergies fossiles, dans les transports, l’industrie, le logement et donc le chauffage.- Chiffre d’affaires de 3 milliards -Interrogé par l’AFP, un porte-parole de Groupe Atlantic a précisé que Bercy avait été prévenu de cette opération il y a quelques jours. Sur la procédure en elle-même que lance Bercy, la société n’a fait aucun commentaire.Paloma Rheem, qui employait 19.000 personnes à fin 2024, et Groupe Atlantic, qui compte 12.000 collaborateurs, se connaissent bien. La société française distribue depuis plus de 30 ans des produits Fujitsu General en France et au Benelux.Une partie des actionnaires familiaux historiques de Groupe Atlantic resteront au capital de l’entreprise, a précisé cette dernière, basée à La Roche-sur-Yon, en Vendée.”Cette opération nous donne les moyens de renforcer durablement notre compétitivité”, et ce “dans un contexte de concurrence internationale accrue”, notamment chinoise, a déclaré le président du directoire de Groupe Atlantic, Damien Carroz, cité dans le communiqué. Le montant de l’opération n’est pas public, mais le quotidien économique Les Echos avance une transaction supérieure à 3 milliards d’euros. Elle devrait être finalisée mi-2026.Groupe Atlantic compte 31 sites industriels à travers le monde. Il est notamment propriétaire des marques Atlantic, Thermor ou Sauter et réalise près de 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Il fabrique non seulement des pompes à chaleur, mais aussi des chaudières, chauffe-eau ou radiateurs.Dans ce même secteur, le groupe américain Carrier Global avait annoncé en 2023 le rachat de la division “solutions climatiques” du groupe familial allemand Viessmann.bp-nal-fmp-ngu/uh/as

Mobilisation agricole: quelques blocages et rassemblements persistent

La mobilisation des agriculteurs, opposés à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) touchant les bovins, faiblit à l’approche de Noël mais se maintient, majoritairement dans le Sud-Ouest, avec toujours quelques blocages et rassemblements prévus mardi.A 06H00, la circulation était toujours entravée sur l’A63 au sud-ouest de Bordeaux, sur l’A64 qui longe les Pyrénées, au Pays basque et à Carbonne (Haute-Garonne), sur l’A75 en Lozère et dans l’Aveyron, et sur l’A51 en Isère, selon la gendarmerie.En Corrèze, la Confédération paysanne a lancé un appel à un rassemblement à 13H00 à Egletons, pour maintenir la pression sur la Chambre d’Agriculture du département qui organise une réunion sur la DNC avec les agriculteurs.”Espérons, après tous les efforts faits par les uns et les autres, que ce ne sera pas une leçon de morale qui nous sera assénée une fois de plus, étant donné le mépris qui est exprimé depuis des mois”, peut-on lire sur un message transmis par le syndicat.Depuis le début de l’épidémie en Savoie cet été, l’État tente de contenir la propagation du virus en se basant sur “trois piliers”: l’abattage systématique d’un troupeau dès la détection d’un cas, la vaccination et la restriction de mouvements.Une gestion fortement contestée par une partie des agriculteurs, notamment de la CR (deuxième syndicat de la profession) et de la Confédération paysanne (troisième), qui rejettent cette stratégie d’abattage des troupeaux entiers au moindre cas détecté.A Cestas, près de Bordeaux, les agriculteurs de la CR prévoyaient de déverser des déchets avec leurs tracteurs devant une plateforme logistique de Lidl.Mardi également, le leader de la contestation au sud de Toulouse, Jérôme Bayle, doit être reçu en fin d’après-midi par le préfet. S’il demande de retirer le barrage sur l’A64, “on ira manifester à Toulouse et le mouvement s’élargira”, a-t-il promis.La mobilisation des agriculteurs a connu un léger regain lundi (35 actions mobilisant 1.200 personnes) par rapport à dimanche (23 actions), mais elle est nettement en baisse comparée à la semaine dernière (110 actions jeudi, 93 vendredi).Lundi soir dans le Pas-de-Calais, la CR a ainsi bloqué un rond-point à proximité de Montreuil-sur-Mer avec “150 tracteurs-bennes et 300 personnes”, selon Olivier Sénéchal, coprésident de la CR62. 

La Bourse de Paris à l’équilibre avant Noël

La Bourse de Paris ne bouge pas mardi, dans l’attente d’indicateurs macroéconomiques aux Etats-Unis, sur fond de volumes faibles avant la fête de Noël.Vers 09H30 (heure de Paris), le CAC 40 restait à l’équilibre (+0,01%) à 8.121,97 points, en hausse de 0,90 point. La veille, l’indice vedette parisien avait perdu 0,37% à 8.121,07 points.La séance est calme, avant la fête de Noël qui tronque la semaine, avec une fermeture entre mercredi après-midi et vendredi inclus.Les investisseurs “seront focalisés sur la publication de données aux Etats-Unis pour trouver une direction”, relève Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.Au programme: “la publication des commandes de biens durables” en octobre, “la production industrielle” en novembre et “la deuxième estimation de la croissance américaine pour le 3ème trimestre”, relève John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank.Les indicateurs d’activité de la première économie mondiale sont scrutés par les acteurs du marché, afin d’anticiper la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed).Plus la croissance ralentit, plus l’institution disposera de marges de manoeuvre pour baisser ses taux, ce qui est bon pour les marchés d’actions de la planète. Mais si l’activité ralentit trop, cela peut inquiéter les marchés sur la santé de l’économie américaine.Autre point d’attention: les tensions commerciales entre la Chine et l’Europe.Un nouveau front s’est ouvert dans les relations commerciales lundi: Pékin va imposer des taxes sur certains produits laitiers européens, une mesure vivement dénoncée par l’UE et les producteurs européens qui la jugent totalement injustifiée.Ces droits de douane “provisoires” s’échelonneront de 21,9% à 42,7%, et entrent en vigueur ce mardi.Côté obligataire, le taux d’intérêt de l’emprunt français à échéance dix ans atteignait 3,57%, contre 3,61% la veille en clôture. Son équivalent allemand, référence en Europe, était à 2,87%, contre 2,89%.Approbation d’un médicament de Sanofi au JaponLe laboratoire français Sanofi (+0,20% à 81,74 euros) a annoncé mardi dans un communiqué l’approbation au Japon du Dupixent, pour traiter “l’asthme bronchique chez les enfants âgés de 6 à 11 ans atteints d’une maladie sévère ou réfractaire”.

La Poste : la cyberattaque “a baissé en intensité” mais “se poursuit”

Le ministre de l’Economie Roland Lescure a affirmé mardi sur BFMTV/RMC que la cyberattaque qui a touché lundi La Poste et ses services en ligne de suivi du courrier et de banque a “baissé en intensité” mais “se poursuit”.”Elle a baissé en intensité mais ça reste une cyberattaque qui se poursuit”, a répondu Roland Lescure à une question sur l’attaque informatique qui a touché les services en ligne de La Poste lundi. La Poste a confirmé à l’AFP que l'”attaque est toujours en cours”.”Aucune donnée personnelle n’a été aspirée”, a par ailleurs déclaré Roland Lescure.”Si vous avez demandé un colis pour Noël, vous n’avez pas aujourd’hui les moyens d’aller voir sur le site où il en est mais le colis, lui, est en train d’arriver”, a-t-il assuré, expliquant que “la priorité des priorités, c’est de faire en sorte que les colis arrivent à temps pour Noël”.Les postiers “mettent les bouchées doubles pour y arriver et ils me disent que oui, ils vont y arriver”.La cyberattaque intervient au début de la semaine des fêtes de Noël, période la plus dense pour La Poste. Sur les deux derniers mois de l’année, La Poste trie et distribue 180 millions de colis.C’est un “incident de type +déni de service+” selon les termes de La Poste, qui consiste à surcharger des sites web et des applications par des requêtes ciblées de telle sorte qu’ils ne soient plus accessibles.Les paiements en ligne de La Banque Postale ne restaient possibles qu’avec une authentification par SMS, a expliqué lundi La Poste, précisant que la distribution du courrier et des colis était aussi affectée.Lundi matin, le groupe BPCE (Banque Populaire, Caisse d’épargne) a lui été victime “d’un dysfonctionnement interne” et “temporaire” sur les applications et les sites internet. 

Dans un entrepôt robotisé d’Amazon, l’algorithme dicte la cadence des fêtes

Dans son entrepôt de Brétigny-sur-Orge en région parisienne, le géant Amazon tourne à plein régime avant Noël. Non sans pression, les salariés se relaient pour acheminer des centaines de milliers de colis, au rythme des robots et sous le patronage de l’algorithme roi.Votre prochaine commande Amazon n’est pas encore validée, mais l’article est sans doute déjà en chemin, dans le dédale automatisé de l’entrepôt de Brétigny ou d’un autre centre logistique de la plateforme américaine. Grâce à l’intelligence artificielle (IA), Amazon analyse les tendances pour prédire quels articles seront commandés puis optimise les flux pour stocker et enfin livrer le client au plus vite.Selon les produits, il sera encore possible de commander mercredi pour avoir le cadeau sous le sapin. Pour le promettre, Amazon compte sur cette fourmilière au sud-est de Paris, où plusieurs centaines de milliers d’articles transitent chaque jour. Dans ce premier site robotisé d’Amazon en France, construit en 2019, jusqu’à un million de colis sont gérés en 24 heures, avec “en cette période de pic d’activité, 33% d’articles en plus”, explique à l’AFP le directeur des lieux, Jean-Stéphane Phinera-Horth.Sous la lumière artificielle et le vrombissement des machines, c’est bouchons aux oreilles qu’il explique faire appel à 1.700 saisonniers en CDD pour prêter main forte aux 4.500 salariés. Jour et nuit, sept jours sur sept, ils répondent à la demande frénétique de consommation entre le Black Friday et Noël.- 4.000 robots autonomes -Des articles entrent par cartons ou sur des palettes, ils ressortent individualisés, emballés, étiquetés, prêts à être distribués. Dans l’intervalle, ils sont trimballés, selon des règles d’optimisation décidées par l’algorithme, sur dix kilomètres de tapis roulants coupant l’espace en large et en travers, sur trois niveaux de 70.000 m2 chacun.Les 2e et 3e étages composent le “cœur technologique” du réacteur, sourit M. Phinera-Horth. “C’est là que vous avez toute la zone de stockage. Vous avez 40.000 armoires qui sont transportées par 4.000 unités autonomes d’un point A à un point B.”Il faut s’imaginer un immense hangar où les rayonnages ne sont pas fixés au sol, comme dans un supermarché, mais attendent d’être portés par des sortes d’aspirateurs-robots. Ces machines courtes sur pattes suivent des QR codes au sol, le long d'”autoroutes” et d'”allées”, passent sous les armoires, collées les unes aux autres, avant d’en cueillir une pour l’acheminer. Un ballet millimétré.Sur cet échiquier géant, les humains ne rentrent pas, sauf pour réparer des robots ou ramasser des articles tombés. Ils attendent que l’armoire vienne à eux. Un ordinateur leur dit alors quels produits ils doivent déposer, ou à l’inverse récupérer, et ce dans quel compartiment de l’armoire. Là des éponges partagent un espace avec du dentifrice, ici des jouets avec des biscuits.- “Chantage” et “pression” -Alexandre, 24 ans, est salarié ici depuis trois ans. Il fait partie d’une rotation entre les différents postes de la chaîne. Ce jour-là, il doit prendre des produits et les ranger dans les armoires jaunes qui viennent à lui. Debout, de 13H20 à 20H50, avec une pause de 16H30 à 17H.”C’est fatigant, au niveau du dos surtout, ce sont des mouvements répétitifs”, concède-t-il, sans vouloir s’étendre sur les conditions de travail.D’autres salariés croisés, habillés de doudoune et bonnet Force ouvrière, sont plus causants. S’ils reconnaissent des avancées technologiques au service des salariés et une bonne gestion du pic d’activité, Teoman Sarica et Nathan Ouayekolo, délégués syndicaux, regrettent une “pression” et un “chantage” des managers.De nombreux salariés signent des “avenants” à leur contrat initial afin de travailler la nuit ou le week-end, des postes mieux payés. Or ces délégués syndicaux affirment que si un salarié n’est pas assez productif, la direction utilise le renouvellement des avenants comme levier. Un retour vers des horaires de jour en semaine peut parfois être brusque. Des méthodes qu’ils qualifient de “pression psychologique”.Ces méthodes, niées par la direction, seront l’un des sujets de discussion, avec les salaires et la sécurité, lors des négociations annuelles qui commenceront en février. D’ici là, les colis de millions de Français seront passés entre les mains de ces employés.

La “loi spéciale” au Parlement, rendez-vous en janvier pour reparler budget

Le Parlement pose une rustine sur ses désaccords budgétaires. L’Assemblée nationale et le Sénat devraient voter tour à tour mardi la “loi spéciale” présentée par le gouvernement pour continuer de financer provisoirement l’État et les administrations.Les votes des deux assemblées ponctuent deux mois et demi de débats budgétaires qui se soldent par un échec partiel pour le Premier ministre Sébastien Lecornu.Le dialogue privilégié engagé par le Premier ministre avec le Parti socialiste a permis l’adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026, au prix de concessions sur les retraites et le financement de la Sécurité sociale.Mais les profondes divergences entre l’Assemblée nationale et le Sénat, tenu par des partis de droite et du centre hostiles à tout prélèvement supplémentaire, ont empêché l’approbation du second texte budgétaire, celui sur le financement de l’État.Les parlementaires se retrouveront donc en début d’année pour de nouvelles joutes sur ce texte, alors que la France est confrontée à un endettement croissant et que les discussions budgétaires n’ont pas permis de dessiner une trajectoire de réduction des déficits. “Nous devrons au plus vite, en janvier, donner un budget à la nation” qui “devra tenir l’objectif de 5% de déficit et financer nos priorités”, a déclaré Emmanuel Macron lundi soir lors du Conseil des ministres, selon la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.”L’Élysée commence à s’impatienter”, glissait lundi un cadre du camp gouvernemental.Rentré d’Abou Dhabi où il était allé célébrer Noël avec les troupes françaises, Emmanuel Macron a présidé lundi soir un Conseil des ministres de crise pour la présentation de la loi spéciale.- Pas de dépense nouvelle -Le texte reconduit temporairement le budget de 2025, il permet de lever l’impôt et de payer les fonctionnaires. Mais il ne comprend pas de dépenses nouvelles, y compris sur la défense, érigée en priorité face à la menace russe.Ce projet de loi spéciale devrait être voté mardi en toute fin d’après-midi par l’Assemblée nationale, puis dans la soirée par le Sénat. A l’unanimité ou presque. Avant d’être promulgué dans les jours suivants par le chef de l’État.Déjà l’an dernier, l’exécutif avait dû y avoir recours après la chute du gouvernement de Michel Barnier, renversé par une motion de censure sur le budget de la Sécurité sociale. Les deux textes budgétaires 2025 avaient finalement été approuvés au mois de février, quelques semaines après l’arrivée de François Bayrou à Matignon.Anticipant la reprise des débats en janvier, Sébastien Lecornu a reçu dimanche et lundi les forces politiques, à l’exception de la France insoumise et du Rassemblement national. Un ballet devenu habituel de responsables politiques exprimant leurs exigences et lignes rouges rue de Varenne, à l’issue de ces entretiens.Le premier secrétaire du PS Olivier Faure a appelé à un budget qui ne fasse pas “peser les efforts sur les plus modestes” et préserve les investissements en matière d’écologie.Quant à la cheffe des députés écologistes Cyrielle Châtelain, elle s’est inquiétée d’une copie budgétaire trop calquée sur les positions du Sénat. En cas de 49.3, les Ecologistes choisiront “la censure”, a-t-elle prévenu.Car on reparle de plus en plus de cet outil constitutionnel permettant de faire adopter un texte sans vote, sauf motion de censure.Écarté par le Premier ministre à la demande des socialistes, qui le jugent brutal, il est évoqué avec insistance par des responsables de droite et du bloc central qui lui demandent de revenir sur son engagement.Il faudrait alors pour le gouvernement trouver avec les socialistes des conditions de non-censure. Pour espérer enfin tourner la page du débat budgétaire.Mais pour l’heure, Sébastien Lecornu s’y refuse, jugeant le projet de budget “encore votable sans intervention du gouvernement”, selon Mme Bregeon.

La loi spéciale en Conseil des ministres, Macron veut un budget “au plus vite en janvier”

Le gouvernement a présenté lundi soir en Conseil des ministres un projet de loi spéciale budgétaire, probablement adoptée dès mardi par le Parlement, prélude à de nouvelles discussions à l’issue incertaine qui devront aboutir “au plus vite en janvier” selon Emmanuel Macron.Dernier recours après l’échec vendredi de la commission mixte paritaire députés-sénateurs pour permettre de financer temporairement l’État et les administrations, le projet de loi spéciale a été adopté en Conseil des ministres, qui s’est réuni lundi soir à l’Élysée après le retour du chef de l’État de son déplacement à Abou Dhabi.Mais “ce n’est pas satisfaisant” et “nous devrons au plus vite, en janvier, donner un budget à la nation” qui “devra tenir l’objectif de 5% de déficit et financer nos priorités”, a déclaré Emmanuel Macron, selon des propos rapportés par la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.La loi spéciale, qui sera examinée mardi au Parlement, “acte donc la volonté du gouvernement de donner leur chance à d’ultimes négociations”, a expliqué le président.L’exécutif écarte toujours l’hypothèse d’un retour au 49.3 pour l’adoption de ce budget, “encore votable sans intervention du gouvernement”, a déclaré lors de ce Conseil le Premier ministre, Sébastien Lecornu, selon Mme Bregeon.Comme l’année dernière, après la chute du gouvernement Barnier, il ne devrait y avoir “aucune voix contre”, a pronostiqué le président de la commission des Finances de l’Assemblée, Eric Coquerel (LFI).Mais ce texte, qui autorise à percevoir les impôts existants, sans nouvelles mesures fiscales, et s’accompagne d’un décret limitant les dépenses aux services votés l’année précédente et jugés indispensables, n’est qu’une mesure temporaire. Les discussions pour doter la France d’un budget de plein exercice devront reprendre en janvier.Le maintien de la loi spéciale “au-delà de janvier risquerait de fragiliser grandement l’économie française”, a assuré le ministre de l’Économie Roland Lescure devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale lundi, avant une nouvelle audition prévue mardi au Sénat. Cela pourrait entrainer des conséquences sur le déficit public.Avec une loi spéciale appliquée toute l’année, le déficit pourrait se situer entre 5,4% du PIB (le niveau de déficit public sur lequel le gouvernement table pour 2025) et 6% du PIB, soit le niveau du déficit “si on laissait tout dériver”, sans loi de finances, a précisé la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.- “Le plus tôt possible” -“L’Élysée commence à s’impatienter”, explicite un cadre du camp gouvernemental. “Ils veulent que ça s’arrête le plus tôt possible”, glisse un autre.Mais après avoir réussi à faire adopter le budget de la Sécurité sociale, au terme d’une négociation avec les socialistes, Sébastien Lecornu affronte une difficulté encore plus grande sur le budget de l’État, les discussions ayant achoppé entre une droite sénatoriale attachée aux économies et aux baisses d’impôts et une Assemblée où la gauche réclame plus de recettes et moins de coupes budgétaires.Le Premier ministre a relancé un cycle de concertations des groupes politiques. Il a notamment reçu lundi les représentants socialistes, puis ceux du bloc central, avant de s’entretenir successivement avec les communistes, les écologistes et les représentants des Républicains (LR).”On voit qu’il est dans un objectif de partir de la version du Sénat et de voir comment la rendre un peu plus compatible avec ses soutiens à l’Assemblée nationale”, a regretté la présidente des députés écologistes Cyrielle Chatelain, qui souhaiterait voir le processus budgétaire relancé à partir d’une “copie blanche”.Malgré les déclarations de Sébastien Lecornu, des voix s’élèvent, notamment au centre et à droite, pour réclamer que le Premier ministre revienne sur son abandon du 49.3, une exigence des socialistes. Le chef du gouvernement, selon un de ses interlocuteurs, “ne dit plus non” au 49.3, qui permet l’adoption d’un texte sans vote. Mais “il craint la censure”‘, estime un cadre du bloc central.Les socialistes pourraient-ils accepter un revirement sur ce point ? “Quel que soit le mode d’emploi pour l’adoption du budget, la question qui est posée, c’est quel est le contenu du projet de loi de finances ?”, a éludé lundi le premier secrétaire du PS, Olivier Faure.Samedi, le patron de LR Bruno Retailleau a aussi enjoint au Premier ministre de dégainer cette arme constitutionnelle pour octroyer un budget “responsable au pays”, avec “moins d’impôt et de dépenses”.Mais pour Amélie de Montchalin, il y aura dans le budget “des hausses d’impôts qu’il faudra cibler, choisir, décider ensemble. Et puis il y aura des économies qu’il faudra cibler, choisir et décider ensemble”.

Le gouvernement Trump suspend tous les grands projets d’éolien en mer aux Etats-Unis

L’administration Trump a annoncé lundi suspendre tous les grands projets d’éolien en mer en cours de construction aux Etats-Unis, évoquant des raisons de “sécurité nationale”, une mesure condamnée par une entreprise concernée et des défenseurs de l’environnement.La mesure, à effet immédiat, est la dernière en date à viser cette source d’énergie renouvelable que le président américain abhorre. Les accusant de tuer les oiseaux, les baleines et de “bousiller le paysage”, Donald Trump a multiplié depuis son retour au pouvoir en janvier les actions pour mettre un coup d’arrêt à cette industrie.Une juge fédérale a néanmoins annulé début décembre un important décret visant à bloquer les projets éoliens, le jugeant illégal.La suspension annoncée lundi par le gouvernement “n’a aucun sens et constitue une escalade des attaques incessantes et infondées du gouvernement contre les énergies propres”, a dénoncé lundi Pasha Feinberg, de l’organisation environnementale NRDC dans un communiqué.Et cela, “tout en soutenant des centrales à charbon vieillissantes et coûteuses qui fonctionnent à plein et polluent notre air”, a pointé l’Environmental Defense Fund, une autre ONG américaine, en référence aux efforts de l’administration Trump pour doper l’exploitation des énergies fossiles, dont le charbon, extrêmement polluant.- “Harcèlement” -Bien que le secteur de l’éolien aux Etats-Unis ne soit pas aussi développé qu’en Europe, il comptait en 2023 pour environ 10% de la production totale d’électricité du pays. C’est plus du double que pour le solaire, et loin d’être négligeable.Les grands projets de construction d’éoliennes en mer concernés par la suspension sont au nombre de cinq et sont tous situés dans l’Atlantique, au large de la côte est des Etats-Unis.Le ministre Doug Burgum, connu pour sa proximité avec l’industrie pétrolière et gazière, a qualifié son annonce d’une mesure “de bon sens” et assuré qu'”un seul gazoduc fournit autant d’énergie que ces cinq projets réunis”.Cette décision a été prise après que le ministère américain de la Défense a identifié des “risques pour la sécurité nationale” causés par ces projets, a détaillé son ministère de l’Intérieur, responsable des ressources naturelles, dans un communiqué.Le texte précise qu’un précédent rapport datant de 2024 avait pointé la survenue d'”interférences radars” liées aux “mouvements des pales” des éoliennes et à leurs “mâts hautement réfléchissants”. On ne sait si les nouveaux risques évoqués sont liés à ces interférences.L’enjeu de sécurité nationale avancé par l’administration a néanmoins été remis en cause par le sénateur démocrate Sheldon Whitehouse, l’un des élus américains les plus engagés sur les questions environnementales. “Cela ressemble davantage au genre de harcèlement vindicatif auquel nous sommes habitués de la part de l’administration Trump qu’à quoi que ce soit de légitime”, a-t-il accusé sur X.- Milliers d’emplois en péril -Le projet d’éoliennes situé au large des côtes de son Etat du Rhode Island, insiste-t-il, a “été minutieusement examiné et entièrement approuvé” par les autorités fédérales, “et cet examen incluait toutes les questions potentielles liées à la sécurité nationale”. Selon l’entreprise américaine Dominion, qui développe l’un des plus gros projets éoliens en mer aux Etats-Unis, cette suspension, qui vise selon les autorités à “évaluer la possibilité d’atténuer les risques” en question, devrait durer 90 jours.Cet arrêt “menacera la fiabilité du réseau électrique pour certains des équipements militaires, civils et d’intelligence artificielle les plus importants du pays” et “mettra en péril des milliers d’emplois”, s’est désolé le producteur d’électricité dans un communiqué.Dominion Energy a perdu 3,72% à 57,22 dollars à la Bourse de New York.A la Bourse de Copenhague, le danois Ørsted, spécialisé dans le développement d’énergie éolienne offshore, a chuté de plus de 12%. L’entreprise danoise de fabrication d’éoliennes Vestas a perdu 2,65%. 

Colère agricole: pas de “trêve” à l’approche de Noël, nouveau cas de dermatose

La mobilisation des agriculteurs, en baisse ces derniers jours, a connu un léger rebond lundi, des barrages et manifestations persistant notamment dans le Sud-Ouest, où un abattage lié à un nouveau cas de dermatose, apparu en dépit des mesures sanitaires, est venu rappeler la menace sur le cheptel français.L’abattage de quatre vaches a été ordonné à Saint-Marsal, dans les Pyrénées-Orientales, après la détection vendredi d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), malgré la campagne de vaccination des bovins qui bat son plein dans le Sud-Ouest.La vache contaminée appartenait à un élevage déjà touché par la dermatose, mais dans un groupe distinct de bovins, a précisé la préfecture, qui a confirmé l’abattage.Cette vache avait été vaccinée, a indiqué “en toute transparence” le ministère de l’Agriculture à des journalistes, expliquant qu’une vache peut en effet contracter la DNC lors des trois semaines au cours desquelles le vaccin gagne en puissance, et présenter des symptômes encore plus tard.Depuis l’apparition de la DNC sur le territoire français, en Savoie l’été dernier, l’Etat tente de contenir la propagation du virus en appliquant trois règles: abattage systématique dès la détection d’un cas, vaccination et restriction de mouvements.- “Pas lâcher” -La mobilisation des agriculteurs, qui contestent cette stratégie d’abattage des troupeaux entiers au moindre cas détecté, a connu un léger regain lundi, avec 35 actions mobilisant 1.200 personnes, selon le ministère de l’Intérieur. C’est plus que ce week-end (23 actions dimanche, 50 samedi), mais nettement mois qu’en fin de semaine dernière (110 actions jeudi, 93 vendredi).Dans la nuit de dimanche à lundi, un nouveau barrage a été levé, à Tarascon-sur-Ariège sur l’axe stratégique de la RN20 entre la France et l’Andorre, après dix jours de mobilisation, tandis que dans les Pyrénées-Atlantiques, seule la fin de l’abattage total pourra faire quitter aux agriculteurs leur campement installé sur l’A64 à hauteur d’Urt, à 15 kilomètres de Bayonne, également depuis dix jours.”On ne va pas lâcher parce qu’il y a les fêtes de fin d’année. S’il faut partir une ou deux heures à la maison pour voir la famille, on le fera. Mais on reviendra toujours”, a assuré Xan Michelema, 20 ans.A l’autre extrémité de l’A64, à Carbonne, près de Toulouse, une petite foule d’agriculteurs s’est encore pressée sur le barrage décoré de sapins aux branches desquelles pendaient des cartouches vides de gaz lacrymogène, tirées selon les agriculteurs autour de la ferme ariégeoise d’où la colère agricole est partie.”Le soutien est indéfectible, il grossit tous les jours. Les gens veulent venir faire la messe de Noël” sous le pont de la sortie 27 de l’autoroute, a déclaré à l’AFP Bertrand Loup, éleveur et vice-président de la chambre d’agriculture de Haute-Garonne.La circulation a toutefois encore été entravée lundi, notamment sur l’A63 près de Bordeaux, sur l’A64 entre Toulouse et Bayonne, ou encore sur l’A75 Clermont-Béziers en Lozère et dans l’Aveyron, selon des représentants syndicaux joints par l’AFP.A Cestas (Gironde), une trentaine d’agriculteurs poursuivent le blocage sous l’échangeur de l’A63. “Depuis deux ans, on se bat pour avoir des réponses pour que l’agriculture française soit prospère et pour que nous, agriculteurs, puissions vivre dignement de notre métier. Tout le monde s’en fout dans ce pays”, a estimé José Pérez, figure des mouvements de 2024 dans le Lot-et-Garonne voisin.Malgré les appels du gouvernement à une “trêve” à l’approche des fêtes, de nouvelles actions ont encore fleuri lundi.A Reims, une trentaine d’agriculteurs et une vingtaine de tracteurs étaient mobilisés lundi matin sur un barrage filtrant, distribuant du lait aux automobilistes.- Cellule scientifique -Lundi, une cellule de dialogue entre scientifiques et représentants agricoles d’Occitanie a tenu à Toulouse une deuxième réunion d’échanges autour d’une évolution du protocole de gestion de la crise de la DNC.”Ça va à deux à l’heure”, a fustigé Bertrand Loup, indiquant que cette cellule ne pourrait permettre de modifier le protocole qu’au plus tôt en janvier. “Des cas (de DNC, NDLR), il peut y en avoir tous les jours et on se donne du temps dans l’urgence, c’est hallucinant”, a-t-il critiqué.Les bovins situés dans une zone couvrant dix départements du Sud-Ouest (Ariège, Aude, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Hérault, Landes, Pyrénées-Atlantiques, Pyrénées-Orientales et Tarn) doivent être vaccinés d’ici à mi-janvier.Mardi, le leader de la contestation au sud de Toulouse, Jérôme Bayle, doit être reçu en fin d’après-midi par le préfet. S’il demande de retirer le barrage sur l’A64, “on ira manifester à Toulouse et le mouvement s’élargira”, a-t-il promis.bdu-tb-jed-ldf-mdz/vgr/er