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La Bourse de Paris termine en légère baisse

La Bourse de Paris a terminé en légère baisse de 0,21% mardi, après la publication attendue des chiffres de la croissance américaine, dans un marché au volume d’échanges faible.L’indice vedette CAC 40 a cédé 17,22 points et s’est établi à 8.103,85 points à la clôture. La veille, l’indice parisien avait perdu 0,37%, à 8.121,07 points.Les échanges ont à peine dépassé les deux milliards d’euros sur la séance, en raison de l’absence de nombreux investisseurs pour les fêtes de fin d’année.A l’agenda économique de la séance, les investisseurs ont pris connaissance du produit intérieur brut (PIB) américain au troisième trimestre, sans que cette publication ne change la trajectoire du CAC 40.L’économie américaine a nettement accéléré entre juillet et septembre, avec une croissance de 4,3% en rythme annualisé, selon un rapport publié avec retard en raison de la longue paralysie budgétaire.Ce chiffre a surpris les investisseurs, les analystes anticipant plutôt un ralentissement autour de 3,2%, après une croissance de 3,8% au trimestre précédent, d’après les consensus compilés par MarketWatch et Trading Economics.Côté politique française, l’Assemblée nationale a adopté mardi à l’unanimité le projet de loi spéciale visant à permettre de continuer de financer provisoirement l’Etat, avant la reprise des débats budgétaires en janvier.Le texte va être transmis dès ce mardi au Sénat en vue d’une adoption définitive. Il a été déposé par le gouvernement après l’échec de la commission mixte paritaire députés-sénateurs sur le projet de budget 2026. Une loi spéciale avait déjà été adoptée en décembre 2024, après la censure du gouvernement de Michel Barnier.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt français a baissé à 3,56%, contre 3,61% à la clôture la veille.Approbation d’un médicament de Sanofi au JaponLe laboratoire français Sanofi (+0,78% à 81,33 euros) a annoncé mardi dans un communiqué l’approbation au Japon de son médicament Dupixent pour traiter “l’asthme bronchique chez les enfants âgés de 6 à 11 ans atteints d’une maladie sévère ou réfractaire”.

Colère agricole: sur les derniers barrages, entraide et festivités pour durer

Des fêtes en soirée, Noël qui se prépare sur la chaussée et des citoyens aux fourneaux: l’esprit de camaraderie et “le soutien de la population” entretiennent la mobilisation sur les derniers barrages d’agriculteurs, onze jours après le début du mouvement dans le Sud-Ouest.A Carbonne, au sud de Toulouse, le barrage sur l’A64 a des allures de marché de Noël, avec ses nombreux sapins et ses guirlandes lumineuses accrochées aux barnums.En guise de décorations, les sapins arborent des cartouches vides de lacrymo, ramassées selon les éleveurs aux Bordes-sur-Arize, au pied de la ferme ariégeoise où l’abattage de plus de 200 vaches après la découverte d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a mis le feu aux poudres mi-décembre.”Ici, les gens peuvent exprimer leur mal-être”, confie Jérôme Bayle, figure de la mobilisation agricole de janvier-février 2024 qui avait, elle aussi, débuté à Carbonne.C’est le cas d’un agriculteur de 55 ans, qui vient chaque jour. “Lui, il s’est mis à pleurer, en disant +Sans le barrage, la mobilisation, j’aurais fait une connerie avant Noël et j’aurais pas vu Noël+”, relate M. Bayle.- Prêtres, DJ et moto-cross -Les éleveurs réclament toujours l’arrêt de l’abattage systématique des troupeaux lorsqu’un cas de dermatose est signalé et le rejet de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur. Ils jurent qu’ils passeront Noël sur l’A64 s’ils n’ont pas gain de cause.Trois prêtres ont même proposé d’y célébrer une messe mercredi soir, selon un responsable agricole de Haute-Garonne.En Gironde, la Coordination rurale (CR33) annonce organiser un “réveillon de Noël façon auberge espagnole” sur l’A63 au sud de Bordeaux, avec une messe également prévue. Le week-end dernier, c’est un DJ qui a posé ses platines sur ce barrage de Cestas, où une fête a été organisée.”Les sympathisants passent, donc ça remonte le moral des troupes”, affirme Ludovic Ducloux, coprésident de la CR33.”Le côté festif, ça permet de durer plus longtemps. Mais pas tous les soirs non plus. Il faut pas qu’il y n’ait pas de débordements et que ça reste bon enfant”, résume à l’AFP Jean-Paul Ayres, porte-parole de la CR33, alors qu’un terrain de moto-cross a été improvisé sur le terre-plein central de l’autoroute.- “Vraiment jusqu’au bout” -A l’image de leurs confrères de Carbonne, Cestas ou encore Baraqueville (Aveyron), certains agriculteurs qui bloquent l’A64 à Briscous (Pyrénées-Atlantiques) sont prêts à sacrifier le réveillon pour obtenir satisfaction, convaincus pour beaucoup que rien ou presque n’a changé depuis leur mobilisation de l’hiver 2024.Si le syndicat basque ELB, affilié à la Confédération paysanne, a annoncé mardi dans un communiqué “suspendre l’occupation de l’autoroute” afin de “maintenir nos forces intactes”, la Coordination rurale, elle, compte maintenir la pression.”La CR reste mais ELB part”, constate Camille Fosse, ouvrière agricole et sympathisante CR, selon qui les effectifs et le nombre de tracteurs présents ont diminué de moitié mardi matin.”Si on commence à lâcher maintenant pour les fêtes de fin d’année, ils vont croire qu’on est faibles. Là, on y va vraiment jusqu’au bout”, avertit Maxime Terrien, chauffeur dans les travaux publics de 25 ans, qui accompagne les agriculteurs en colère depuis le premier jour.Comme lui, plusieurs dizaines de citoyens se relaient sur le barrage pour permettre aux agriculteurs de souffler et de s’occuper de leurs fermes.”Il y a des gens qui ne sont pas du monde agricole. Ils s’occupent de faire les repas”, expose Xan Michelema, petit-fils d’agriculteurs de 20 ans, qui dort sur le barrage depuis onze jours.”Il y a beaucoup de soutien, notamment sur les réseaux sociaux”, souligne Camille Fosse.L’ouvrière agricole de 21 ans travaille pour cinq fermes à Saint-Palais (Pyrénées-Atlantiques), à quarante kilomètres du barrage. “Mes patrons m’ont dit +Tu ne viens pas travailler aujourd’hui, mais tu vas nous représenter sur le barrage+”.gag-tb-jed-vgr-ap/gf/frd/

Adoptée à l’Assemblée, la “loi spéciale” en route pour le Sénat

L’Assemblée nationale a adopté mardi le projet de “loi spéciale” permettant de continuer de financer provisoirement l’État, un texte qui doit encore recevoir l’aval du Sénat, avant la reprise en janvier des débats pour l’adoption du budget 2026.Adopté à l’unanimité par la chambre basse, il va être transmis au Sénat en vue d’une adoption définitive, dès ce mardi, en cas de vote conforme. Il a été déposé par le gouvernement après l’échec de la commission mixte paritaire députés-sénateurs sur le projet de budget 2026.Après deux mois et demi de débats budgétaires qui se soldent par un échec partiel pour Sébastien Lecornu, le Premier ministre s’exprimera “en fin de journée”, a indiqué Matignon.Le dialogue privilégié engagé par le locataire de Matignon avec le Parti socialiste a certes permis l’adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026, au prix de concessions sur son financement et sur les retraites.Mais les profondes divergences entre l’Assemblée et le Sénat, hostile à tout prélèvement supplémentaire, ont empêché l’approbation du second texte budgétaire, celui sur le financement de l’État. “Un léger décalage horaire entre l’Assemblée et le Sénat (…) qu’il va nous falloir tout de même corriger dans les temps qui viennent”, a déclaré M. Lecornu, interrogé à la chambre basse par le président du groupe PS Boris Vallaud.Les parlementaires se retrouveront en début d’année pour de nouvelles joutes sur ce texte, alors que la France est confrontée à un endettement croissant et que les discussions n’ont pas permis de dessiner une trajectoire de réduction des déficits.”Nous devrons au plus vite, en janvier, donner un budget à la nation” qui “devra tenir l’objectif de 5% (de PIB) de déficit et financer nos priorités”, a déclaré Emmanuel Macron lundi lors du Conseil des ministres.Le gouvernement voudrait une nouvelle lecture du budget en commission à l’Assemblée dès le 5 ou 6 janvier, mais selon le président de la Commission des Finances Eric Coquerel (LFI), ce sera plutôt le 7 ou le 8 avant le débat dans l’hémicycle à partir du 12.- Le 49.3 dans toutes les têtes -La loi spéciale, qui reconduit temporairement le budget de 2025, permet de lever l’impôt et de payer les fonctionnaires. Mais elle ne comprend pas de dépenses nouvelles, y compris sur la défense, érigée en priorité face à la menace russe.Déjà l’an dernier, l’exécutif y avait recouru après la chute du gouvernement de Michel Barnier. Les deux textes budgétaires 2025 avaient finalement été approuvés en février.Cette loi spéciale est “instrumentalisée” par l’exécutif pour faire “pression” sur l’Assemblée afin d'”adopter au plus vite, cette fois-ci, un budget”, a jugé M. Coquerel.Anticipant la reprise des débats en janvier, Sébastien Lecornu a reçu dimanche et lundi les forces politiques, à l’exception de La France insoumise et du Rassemblement national, pour tenter d’avancer vers un compromis. “Nous avons du Sénat un texte qui est à 5,3% de déficit public. L’objectif partagé à gauche et à droite est de 5%, ça veut dire neuf milliards d’écart” sur lequel il faut se mettre d’accord, entre augmentation de la fiscalité et baisse des dépenses, a résumé le ministre des Relations avec le Parlement Laurent Panifous.Le gouvernement va remettre sur la table la surtaxe sur les grandes entreprises, supprimée par le Sénat, mais il a enterré la réforme de la TVA des auto-entrepreneurs, rejetée par les deux chambres.Si le Parlement ne parvenait pas à voter un budget en janvier, alors la pression serait de plus en plus forte sur le gouvernement pour recourir au 49.3, qui permet de faire adopter un texte sans vote, sauf motion de censure. Écarté par le Premier ministre à la demande des socialistes, il est évoqué avec insistance par des responsables de droite et du bloc central qui lui demandent de revenir sur son engagement.Il faudrait alors pour le gouvernement nouer avec le PS un accord de non-censure. De fait, une motion de censure (289 voix) ne peut être adoptée sans les voix des socialistes. Pour l’exécutif, cet objectif semble plus atteignable qu’une approbation du budget, qui nécessiterait non seulement une abstention des socialistes mais aussi celle d’une partie des écologistes et des communistes. “Je suis très opposée à l’utilisation du 49.3”, a répété la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet à l’issue du vote des députés. “Il faut que nous travaillions pour trouver le chemin du compromis”.Pour l’heure Sébastien Lecornu s’y refuse aussi, jugeant le projet de budget “encore votable sans intervention du gouvernement”. bur-hr-far-bpa/sde/jpa

Explosion dans une usine près de Lyon: pronostic vital engagé pour l’un des quatre blessés

Le pronostic vital restait engagé mardi pour l’une des quatre personnes blessées la veille dans l’explosion dans l’usine chimique Elkem Silicones à Saint-Fons, près de Lyon, a-t-on appris auprès de l’entreprise.Les blessés sont trois hommes et une femme – un ingénieur chimiste, deux techniciens spécialisés et une personne du département santé environnement de l’usine – qui travaillaient dans l’atelier pilote du site, classé Seveso seuil haut, au moment de l’explosion, a précisé à l’AFP Guillaume Artois, chargé de la communication.”Le pronostic vital est engagé pour une personne”, a-t-il ajouté, sans autre précision.Le parquet de Lyon a confirmé un bilan de quatre blessés, dont trois “grièvement brûlés”, et indiqué avoir ouvert une enquête pour “blessures involontaires par personne morale suivies d’incapacité supérieure à trois mois”.La Division de la criminalité organisée spécialisée (DCOS, ex PJ), et la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS), ont été saisies pour déterminer les causes et circonstances de l’explosion, selon le parquet.La déflagration a pu être causée par l’émanation d’hydrogène “dans un atelier expérimental”, avait déclaré lundi à la presse Jean-Pierre Lerat, le directeur du l’usine. Selon le porte-parole Guillaume Artois, cet atelier était une “unité bien particulière, le laboratoire pilote, qui n’est pas connecté au reste du site”. Il avait été installé en 2021 et répondait aux exigences des “dernières normes de sécurité”, a-t-il assuré à l’AFP.Une équipe y testait une méthode de dévolatilisation d’huiles de silicone hydrogénées, une “manipulation relativement courante dans un atelier pilote”, a-t-il poursuivi.  “Il y avait une réaction qui se passait mal et l’équipe est intervenue. Pendant l’intervention, il y a eu une émission, probablement d’hydrogène gazeux, qui a pu déclencher l’explosion”, a ajouté le porte-parole.Pour éteindre l’incendie qui a suivi, une centaine de pompiers ont été mobilisés lundi. L’autoroute A7, les voies ferrées et fluviales sur le Rhône à proximité de l’usine avaient été coupées quelques heures, et environ un millier de personnes autour de la zone avaient été confinées le même temps.En 2016, déjà sur le même site Elkem de Saint-Fons, une personne avait été tuée dans l’incendie de fûts de silicone dans un entrepôt de 2.500 m2.

Grandes manœuvres dans le monde du rhum, l’or brun du Venezuela

Le Venezuela, connu pour son or noir, le pétrole, dispose aussi d’un or brun: son rhum, lancé à la conquête du monde pour sortir d’un marché national exigu et en pleine mutation.Récompensé par d’innombrables médailles lors de concours internationaux, apprécié dans les dégustations, en apéritif comme en digestif, le liquide ambré a pourtant eu du mal à percer sur ses terres.  “Nul n’est prophète en son pays”, dit Diego Urdaneta, critique spécialiste des spiritueux, soulignant que le whisky est la boisson reine dans le pays.Mais le rhum prend aujourd’hui une plus grande place sur un marché national en pleine effervescence avec l’apparition de “nouvelles marques”, de “nouveaux produits” et une “segmentation” tant haut de gamme (vieillissement en fûts différents) que bas de gamme (aromatisation), note l’expert.M. Urdaneta souligne qu’au “Venezuela, il y a des choses qui améliorent un rhum” comme la température, l’humidité, le terroir et les normes de fabrication. La production de ce que beaucoup considèrent comme le meilleur rhum du monde se déroule toutefois dans un contexte difficile. Le Venezuela traverse une crise économique chronique et vit une situation politique tendue, aggravée par la pression militaire du président américain Donald Trump contre son homologue Nicolas Maduro. Les fabricants doivent en outre faire face à des barrières bureaucratiques pour mettre leur rhum sur le marché international.- Marques de référence -Reste que l’attrait du rhum vénézuélien se renforce. Le géant américain Brown-Forman, propriétaire notamment de Jack Daniel’s, a acquis en 2023 le célèbre rhum Diplomatico pour 725 millions de dollars. L’Italien Montenegro a acheté Pampero, rhum historique du pays, en 2024 tandis que La Martiniquaise-Bardinet, propriétaire de Negrita, a mis la main en 2025 sur Cacique et sa célèbre étiquette avec un chef indien. Les montants de deux dernières transactions n’ont pas été divulgués mais sont estimés à plusieurs centaines de millions de dollars.Dans les trois cas, les acheteurs cherchent à se positionner sur le marché du “rhum premium” avec des marques de référence, souligne François Boccalandro, un des fondateurs du Rhum Roble, créé en 2012. “L’importance des transactions prouve la reconnaissance (du rhum vénézuélien) à l’étranger”, souligne-t-il.Ironie de l’histoire: l’acte fondateur du rhum vénézuélien, vieilli en fûts, est née d’une affaire aux motivations douteuses en 1954.”En raison de ses faibles ventes et de ses stocks élevés, le président de l’une des entreprises du marché a profité de sa relation étroite” avec le (dictateur) Marcos Perez Jiménez, pour faire changer la loi, écrit dans ses “Mémoires” (2025) Alberto J. Vollmer, ancien président du rhum Santa Teresa.”La tâche de documenter l’ancienneté” des rhums devenait l’apanage de l’Etat: “aucun distillat sans deux ans de vieillissement certifiés par l’organisme officiel ne pouvait s’appeler +rhum+”. La marque en question avait pris le soin de faire répertorier ses rhums par l’Etat en amont.”Cela a été un coup très dur pour toutes les distilleries” qui ont dû attendre deux ans pour vendre à nouveau du “rhum”. “Mais cette tricherie s’est transformée en une bénédiction, car elle a obligé l’ensemble de l’industrie à rehausser ses niveaux de qualité”, souligne Alberto C. Vollmer, son fils et actuel dirigeant de Santa Teresa.En 2003, des producteurs ont créé la dénomination d’origine contrôlée (DOC) avec des règles strictes sur les degrés d’alcool, la canne à sucre, le vieillissement. “Le rhum du Venezuela est probablement le meilleur rhum quand on le compare aux rhums des Caraïbes (…) L’enjeu était de le repositionner comme une catégorie véritablement robuste, avec des notes extraordinaires”, explique M. Vollmer.La production vénézuélienne s’élève à environ un million de “caisses” (la mesure standard, une caisse équivalant à 9 litres), selon des estimations de plusieurs acteurs du secteur. D’autres la situent autour de 500.000.  Les stratégies diffèrent. Certaines marques se sont lancées uniquement pour l’export ou opèrent sans faire partie de la DOC, tout en présentant des produits de qualité. D’autres moins.- “Dollars dans un fût” -“C’est un univers très disputé, beaucoup de nouveaux acteurs ont émergé”, explique Guillermo Cardenas, le président du Rhum Carupano, selon qui le marché “a clairement grandi”.”Faire du rhum (…) c’est comme prendre des dollars, les mettre dans un fût et attendre assis 2, 3, 10, 15 ans, le temps nécessaire”. Contrairement à “d’autres spiritueux qu’on distille, qu’on affine et qui vont directement sur le marché”.”Le rhum implique des coûts importants, mais c’est un marché qui a suscité l’intérêt de beaucoup”, ajoute-t-il. La plupart des marques interrogées exportent entre 20% et 35% de leur production. “Nous sommes en compétition avec le monde entier”, tant avec d’autres rhums qu’avec d’autres alcools (whisky, cognac, eau de vie, vodka…) souligne M. Cardenas, persuadé que le pays, qui dispose des plus grandes réserves d’or noir du monde, est aussi assis sur une source inépuisable d’or brun. 

Wall Street ouvre en ordre dispersé, surprise par le PIB américain

La Bourse de New York évolue sans direction claire mardi, digérant une croissance au troisième trimestre bien plus élevée qu’anticipé, qui pourrait pousser la Réserve fédérale américaine (Fed) à faire une pause dans son cycle de baisse des taux.Vers 14H45 GMT, le Dow Jones perdait 0,10%, l’indice Nasdaq prenait 0,17% et l’indice élargi S&P 500 progressait de 0,12%.Le marché a accueilli mardi des “chiffres du PIB nettement meilleurs que prévu”, commente auprès de l’AFP Sam Stovall, analyste du cabinet CFRA.Les Etats-Unis ont connu une croissance de 4,3% en rythme annualisé au troisième trimestre 2025, une accélération bien plus élevée qu’anticipé par les analystes, selon la publication mardi d’un rapport retardé par la longue paralysie budgétaire qui a touché le pays du 1er octobre au 13 novembre.Par rapport au deuxième trimestre, cela représente une hausse de 1,1%, tirée en particulier par une “accélération de la consommation”, souligne l’agence statistique du ministère de l’Economie.Bien qu’une bonne nouvelle en l’état, “avec un PIB aussi fort, la Fed (Réserve fédérale, banque centrale des Etats-Unis) a une nouvelle raison de préférer le statu quo lors de sa prochaine réunion”, explique Sam Stovall.Or les marchés financiers espéraient encore une baisse des taux d’intérêt de la Fed le 28 janvier, pour doper davantage la croissance et les bénéfices.Les anticipations concernant un maintient des taux à leur niveau actuel (entre 3,50% et 3,75%) se sont renforcées mardi, selon l’outil de veille CME Fedwatch.Toujours côté indicateurs, les commandes de biens durables se sont repliées plus fortement qu’attendu en octobre (-2,2% contre -1,5% anticipé).La production industrielle des Etats-Unis en novembre a, elle, progressé de 0,2% sur un mois, alors que les consensus des analystes tablaient sur une stagnation.Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans se tendait à 4,19%, contre 4,16% à la clôture lundi.Hormis les publications macroéconomiques, “l’actualité est plutôt calme ce matin, ce qui n’est pas surprenant compte tenu du calendrier des jours fériés à venir”, soulignent les analystes de Briefing.com.La cloche de clôture doit retentir mercredi à 18H00 GMT, soit trois heures plus tôt que d’habitude, et Wall Street sera fermée jeudi, jour de Noël.Au tableau des valeurs, le laboratoire pharmaceutique danois Novo Nordisk était très recherché (+8,98% à 52,42 dollars) après que les autorités sanitaires américaines ont approuvé lundi une première version en comprimé de son traitement anti-obésité phare Wegovy, offrant aux Américains une première alternative aux injections pour perdre du poids.Ce feu vert devrait permettre de faciliter l’accès à ces traitements amaigrissants déjà très populaires et considérés par de nombreux experts comme révolutionnaires.Son concurrent, Eli Lilly, prenait 0,83% à 1.085,39 dollars.La société de logiciels ServiceNow lâchait 2,03% à 153,50 dollars après avoir annoncé mardi le rachat de la start-up de cybersécurité Armis dans le cadre d’une transaction évaluée à 7,75 milliards de dollars.Le producteur d’électricité Dominion – qui développe l’un des plus gros projets d’éoliennes en mer aux Etats-Unis – continuait d’évoluer dans le rouge (-0,26% à 57,07 dollars), après la décision lundi du gouvernement américain de suspendre tous les grands projets d’éolien offshore en cours de construction dans le pays pour des raisons de “sécurité nationale”.

Les Français continuent de vider leur livret A fin 2025

Les épargnants possédaient 438,9 milliards d’euros sur leur livret A en novembre, soit 800 millions d’euros de moins qu’en octobre, selon les chiffres publiés mardi par la Caisse des Dépôts (CDC).Mouvement similaire pour les LDDS (livrets de développement durable et solidaire), des livrets quasi-identiques au livret A si ce n’est leur plafond de dépôts : avec 161,8 milliards d’euros d’encours, ils contenaient 300 millions d’euros de moins qu’en octobre.Comme en octobre, les Français ont légèrement vidé leurs livrets, mais pas nécessairement pour consommer. Avec un taux d’épargne record, à 18,7% du revenu disponible, selon les derniers chiffres de la Banque de France, les ménages continuent d’épargner, mais dans d’autres produits financiers que les livrets réglementés.”Le grand gagnant de 2025, c’est l’assurance-vie”, selon la Caisse des dépôts. L’encours de l’assurance-vie avait atteint 2.100 milliards d’euros à fin octobre 2025, en hausse de 6,5% sur un an.Dans le même temps, les taux d’intérêt des livrets réglementés ont baissé au cours de l’année écoulée, du fait d’une moindre inflation qui fait partie de la formule de calcul.En janvier, les livrets A et les LDDS proposaient un taux d’intérêt de 3%, taux abaissé en février à 2,4% puis à 1,7% à partir d’août.Ce taux pourrait encore baisser à 1,5% voire 1,4% en février 2026, toujours à cause du ralentissement de l’inflation.Bercy aura toutefois le dernier mot et aura la possibilité d’accorder un coup de pouce au taux finalement appliqué, comme il l’a déjà fait par le passé.Les épargnants ont légèrement augmenté leurs dépôts sur leur livret d’épargne populaire (LEP), un autre livret réglementé réservé aux ménages qui ne dépassent pas un certain montant de revenus, avec un meilleur taux d’intérêt (2,7%).L’encours s’est porté en novembre à 80,9 milliards d’euros, 200 millions d’euros de plus qu’en octobre.

La Poste : la cyberattaque “toujours en cours” malgré un retour progressif de l’accès aux services

La Poste a indiqué mardi midi que la cyberattaque qui a touché lundi les services en ligne de suivi du courrier et de banque en ligne “est toujours en cours” mais la distribution du courrier et des colis “se déroule normalement à ce stade”.”L’accès à nos services en ligne s’est amélioré, mais la situation demeure instable”, expose l’opérateur postal dans un point de situation publié à 12h30. Le communiqué fait état de “difficultés” persistantes concernant notamment “l’accessibilité des centres d’appel”. En revanche, les facteurs ont pu “partir en tournée ce matin” pour livrer les colis et les courriers attendus pour Noël. “La distribution se déroule normalement à ce stade”, précise La Poste, qui évoque un contexte “très difficile”.La cyberattaque intervient en effet au début de la semaine des fêtes de fin d’année, période la plus dense pour La Poste. Sur les deux derniers mois de l’année, le groupe trie et distribue 180 millions de colis.Plus tôt dans la matinée, le ministre de l’Economie Roland Lescure a affirmé sur BFMTV/RMC que “la priorité des priorités, c’est de faire en sorte que les colis arrivent à temps pour Noël”.Dans un bureau de poste du 2e arrondissement de Paris, l’AFP a constaté que le service n’était que marginalement perturbé. La réception des colis était assurée et le courrier distribué. Seul le suivi des colis restait inopérant.Au comptoir, Monique Petit, 69 ans, un paquet sous le bras à destination de Nantes, s’estime “peu inquiète” concernant l’acheminement de son colis. “Tout a l’air de fonctionner normalement. C’est un cadeau de Noël pour ma fille, j’espère qu’elle l’aura dans les prochains jours”, explique-t-elle. “On m’a indiqué que le suivi de colis ne fonctionne pas, mais je passerai un coup de téléphone pour savoir s’il est arrivé”, ajoute-t-elle.A midi, La Poste assurait que l’activité de banque en ligne avait repris, malgré des “ralentissements” sur le site. L’application La Banque Postale affichait pourtant un “service momentanément indisponible”, a constaté l’AFP.La Poste parle d’un incident de type “déni de service”. Ce dernier consiste à surcharger des sites web et des applications par des requêtes ciblées de telle sorte qu’ils ne soient plus accessibles. Le groupe a assuré lundi qu’aucune donnée sensible n’a été volée.

Surpêche de maquereaux: l’UE dénonce un accord entre Royaume-Uni et Norvège

L’Union européenne a dénoncé mardi un accord de pêche conclu entre le Royaume-Uni, la Norvège, les Iles Féroé et l’Islande, susceptible de causer des “dommages irréversibles à la population de maquereaux” en Atlantique Nord, selon Bruxelles.”Cette décision a été prise sans consultation préalable avec l’Union européenne”, a critiqué la Commission, dans un communiqué transmis à l’AFP.Annoncé le 16 décembre, cet accord entre les autorités britanniques, norvégiennes, féroïennes et islandaises fixe “un total admissible de captures (TAC) de plus de 299.000 tonnes” de maquereaux en 2026, “soit 72 % de plus que les recommandations scientifiques”, a déploré Bruxelles. “Cela intervient alors que le stock est déjà en dessous des limites biologiques et risque de s’effondrer, aggravant ainsi le problème de la surpêche. Une exploitation aussi excessive menace de causer des dommages irréversibles à la population de maquereaux”, a mis en garde la Commission européenne.”L’UE cherchera à obtenir des éclaircissements supplémentaires auprès des parties concernées et se tient prête à poursuivre de bonne foi des consultations intensives impliquant tous les États côtiers”, a-t-elle ajouté.En France, les représentants des pêcheurs avaient un peu plus tôt dénoncé la décision “unilatérale” et “inadmissible” du Royaume-Uni, de la Norvège, des Féroé et de l’Islande, des “États qui ne respectent pas les avis scientifiques”, mais qui pourront pourtant exporter leurs produits vers l’UE.”Cet accord a été conclu sans l’Union européenne ni le Groenland, alors même que le maquereau est un stock partagé, par nature, entre l’ensemble des États côtiers concernés”, a souligné le Comité national des pêches français, qui réclame des sanctions commerciales avec une limitation, voire une interdiction, des importations en provenance de ces pays.Fuyant le réchauffement climatique, le maquereau de l’Atlantique a migré vers le Nord pour se retrouver pris au piège de la surpêche, dans un contexte de désaccords géopolitiques.Le 13 décembre, les pays de l’Union européenne s’étaient mis d’accord dans la douleur sur leurs quotas de pêche en 2026, avec une baisse drastique des captures de maquereaux de moins 70% pour les six premiers mois de l’année, par rapport à l’année précédente.La France avait au passage réclamé des sanctions commerciales contre Royaume-Uni, Norvège, Iles Féroé et Islande, en les accusant de trop puiser dans la ressource, sans tenir compte des avis scientifiques.

Italie: amende de 255 millions à Ryanair pour abus de position dominante

L’autorité italienne de la concurrence a annoncé mardi avoir infligé une amende de plus de 255 millions d’euros à Ryanair pour abus de position dominante pour avoir entravé l’accès des agences de voyage à ses services.Ryanair a dénoncé dans un communiqué une “décision absurde et infondée” et a annoncé vouloir faire appel.La compagnie aérienne irlandaise “a mis en œuvre une stratégie abusive” visant à complexifier l’association de vols Ryanair à d’autres services par les agences de voyage, entre avril 2023 et jusqu’à au moins avril 2025, a déclaré dans un communiqué l’Autorité italienne de la concurrence (AGCM).Cette stratégie “visait à bloquer, entraver ou rendre plus difficile, voire plus onéreux (économiquement ou techniquement), l’achat de vols Ryanair sur le site ryanair.com par les agences de voyages”, que ce soit “en combinaison avec des vols d’autres compagnies ou d’autres services de voyage et d’assurance”, a expliqué l’Antitrust.”Ces pratiques ont compromis la capacité des agences à acheter des vols Ryanair et à les combiner avec des vols d’autres compagnies et/ou des services de voyage supplémentaires, réduisant ainsi la concurrence directe et indirecte entre les agences”, selon le gendarme italien de la concurrence.”Ryanair se bat depuis des années pour la transparence des prix, et nos accords approuvés avec les agences de voyages en ligne (…) sont manifestement et clairement favorables aux consommateurs”, s’est défendu dans le communiqué son PDG Michael O’Leary.En 2019, Ryanair s’était déjà vu infliger une amende de trois millions d’euros en Italie pour sa politique de bagage cabine payant, finalement annulée par un tribunal administratif.