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Climat, pétrole: TotalEnergies se prépare à une assemblée générale vendredi encore sous le feu des critiques

TotalEnergies et son PDG Patrick Pouyanné se préparent, vendredi, à une nouvelle assemblée générale de ses actionnaires sous la pression des militants de la cause climatique qui dénoncent “la marche en arrière décomplexée de l’industrie fossile” sur ses engagements environnementaux.Pour la 2e année consécutive, le groupe français tient sa grand-messe des actionnaires à domicile dans sa tour du quartier d’affaires de La Défense, plus facile à sécuriser, et non dans un lieu de la capitale.TotalEnergies, 4e entreprise pétro-gazière au monde, avait expliqué l’an dernier vouloir éviter d'”immobiliser un quartier de Paris”, comme en 2023, une édition émaillée par des échauffourées entre les forces de l’ordre et militants du climat. Résultat: en 2024, les manifestants n’avaient pas réussi à perturber l’AG, mais la tension s’était concentrée du côté d’une autre assemblée générale, celle du gestionnaire d’actifs français Amundi, un des premiers actionnaires de TotalEnergies, où près de 200 personnes avaient été arrêtées. Après deux éditions “marquées par de grands blocages sévèrement réprimés”, les militants annoncent donc une mobilisation à distance de cette assemblée générale à la tonalité très classique, sans enjeu de taille pour le groupe qui doit tout de même jongler cette année avec la baisse de ses profits et la dégringolade des cours du pétrole. Au matin, les militants de l’organisation XR, habituée des actions coup de poing, prévoient de “cibler un partenaire de la multinationale” dans un lieu de Paris avant que “des centaines” de militants de diverses organisations ne convergent “vers un lieu symbolique de la capitale” pour une “Contre-Assemblée Générale de l’Energie”.La pression ne retombe pas. Dans la rue ou devant les tribunaux, le groupe reste sous le feu des critiques, les défenseurs du climat lui reprochant d’aggraver le réchauffement climatique et de nuire à la biodiversité et aux droits humains, du fait de ses activités dans le gaz et le pétrole. Le 5 juin, il affronte à Paris pour la première fois un procès pour “publicités mensongères” intenté par plusieurs ONG dont Greenpeace qui lui reprochent d’induire le consommateur en erreur sur la sincérité de sa stratégie climatique.- Pas de vote sur le climat -Le groupe répète que le pétrole et le gaz sont encore nécessaires pour répondre à la demande d’énergie mondiale et financer les investissements dans les renouvelables. Mais au milieu des revirements sur la transition énergétique récemment annoncés par les majors européennes Shell et BP, le groupe s’emploie à se démarquer en montrant qu’elle est “devenue la société la plus engagée dans la transition énergétique parmi les majors” et qu’elle “maintient le cap”.Le groupe prévoit d’ajuster ses investissements dans les énergies bas carbone, qui représenteront sur la période 2026-2030 environ un quart du total, essentiellement de l’électricité éolienne et solaire, selon son dernier rapport climat, contre environ un tiers auparavant. De quoi alimenter les débats dans les travées feutrées de l’AG? La stratégie est “claire” souligne-t-on dans le groupe, raison pour laquelle TotalEnergies ne soumettra pas au vote sa stratégie climat. Mais les ONG y ont vu une illustration “de la marche en arrière décomplexée de l’industrie fossile sur ses engagements humains et environnementaux”, selon XR. La tendance n’est pas propre à TotalEnergies pour cette nouvelle saison d'”AG” qui s’annonce avec un nombre de résolutions sur les questions de changement climatique en recul, selon des spécialistes interrogés par l’AFP.Dans un souci de “dialogue actionnarial”, TotalEnergies a “décidé d’inscrire cette année à l’ordre du jour (…) un point formel pour débat”, sans vote des actionnaires.L’an dernier, plus d’un actionnaire sur cinq avait voté contre le bilan et la stratégie climatique du groupe, une proportion en hausse.

Les taxis obtiennent une réunion samedi au ministère des Transport en présence de François Bayrou

Les taxis ont obtenu une réunion samedi au ministère des Transports en présence du Premier ministre, après une quatrième journée de mobilisation jeudi au cours de laquelle ils ont manifesté contre une nouvelle convention régissant le transport de patients mais aussi contre la concurrence des VTC.François Bayrou “ouvrira” cette réunion avec les représentants des taxis, a annoncé son entourage jeudi soir.Il s’agira “d’échanger” avec la profession mobilisée depuis lundi, a-t-on précisé de même source. La réunion est organisée par le ministère des Transports.”Je pense qu’ils ont constaté la détermination des taxis”, a déclaré Rachid Boudjema, le président de l’Union Nationale des Taxis Ensemble, sur France Info.Jeudi, 1.700 taxis se sont mobilisés dans l’Hexagone dont 960 à Paris, selon la préfecture.A Pau (Pyrénées-Atlantiques), la ville de François Bayrou devenue l’un des centres de la mobilisation, des centaines de taxis selon leurs représentants, 100 selon la police, se sont mobilisés.- “Geler” pour le PS -L’intersyndicale des taxis a entamé lundi une mobilisation massive pour protester contre un projet de nouvelle tarification de l’Assurance maladie sur les transports de malades par des chauffeurs de taxi conventionnés. Approuvée le 16 mai par le gouvernement dans un arrêté, elle doit entrer en vigueur le 1er octobre.L’objectif est de contrôler la croissance des dépenses de transport sanitaire, qui ont atteint 6,74 milliards d’euros en 2024, dont 3,07 milliards pour les taxis conventionnés (avec un bond de 45% depuis 2019).Mais ces trajets vers les hôpitaux ou cabinets médicaux représentent la majorité du chiffre d’affaires de nombreux chauffeurs, surtout dans les petites villes.Dans une interview au Parisien, Thomas Fatôme, le directeur général de l’Assurance maladie, a assuré que “la très grande majorité des taxis seront gagnants avec ce nouveau modèle, car il s’appuie sur une logique de transporter davantage de patients”.”On veut construire un modèle +vertueux+ avec les taxis : économiquement pertinent pour eux et soutenable pour l’Assurance Maladie”, a-t-il ajouté en estimant “essentiel, avant sa mise en œuvre, d’expliquer en détail cette nouvelle convention et de rassurer sur les points qui auraient été mal compris”.A Pau, des taxis ont rencontré Olivier Faure, patron des députés PS, dans la ville pour dédicacer son dernier livre.”Je souhaite qu’on puisse geler cette convention, qui n’est pas d’ailleurs entrée en vigueur. Ca suppose que d’ici là, il y ait une vraie discussion”, a-t-il déclaré sur BFMTV à l’issue de la rencontre.Dans les Bouches-du-Rhône, plus de 300 taxis étaient mobilisés selon la préfecture de police.Ils bloquaient à nouveau une des principales artères du centre-ville de Marseille, rejoints par des taxis des Alpes-Maritimes, du Var ou encore plus loin des Hautes-Alpes.A Paris, 650 taxis venus de toute la France ont bloqué le boulevard Raspail, près du ministère des Transports, selon la police. Un barrage filtrant a aussi été mis en place à l’entrée de l’aéroport Charles-de-Gaulle, avant qu’une cinquantaine de taxis ne partent en opération escargot. D’autres ont ralenti la circulation aux abords du parc Disneyland Paris.- “Plus le choix” -Des chauffeurs marseillais se disaient jeudi prêts à poursuivre le mouvement autant de temps qu’il faudra malgré les pertes de chiffre d’affaires, qu’ils estiment entre 1.000 et 2.600 euros sur l’échelle d’une semaine.”Maintenant, on n’a plus le choix. On est tous ensemble. Moi, je serai là jusqu’au bout”, a lancé à l’AFP Thibault Lafontaine, vice-président de l’Union des taxis du 83 (Var).”On a des exemples assez poignants de gens qu’on transporte qui vous expliquent qu’ils ont un hôpital à 20 km, mais qu’il ne peut pas les soigner”, a-t-il expliqué. “Donc les gens font 150 km. Et donc c’est pour ça que ça a augmenté. Si ça a augmenté, c’est parce que la population vieillit, la population est plus malade et on a détruit le système de santé”.Les taxis marseillais ont prévu de distribuer des tracts vendredi devant des hôpitaux. A Paris, ils se sont donné comme objectif de bloquer les gares et de ralentir plusieurs boulevards.Le climat s’est tendu à plusieurs reprises avec les forces de l’ordre mais aussi avec les conducteurs de voitures de transport avec chauffeur (VTC).De nombreux taxis manifestent en effet contre la concurrence des VTC, coordonnés par des plateformes comme Uber. Le ministère des Transports a proposé mercredi un contrôle renforcé des VTC. Le syndicat de VTC Union-Indépendants a appelé de son côté à “l’apaisement”.

Le G7 Finances se conclut sur un message d’unité malgré l’impasse des droits de douane

Les ministres des Finances du G7 ont affiché jeudi au Canada leur unité et estimé que le pic des turbulences était passé même si des “progrès” restent à faire dans un monde secoué par la guerre commerciale initiée par l’un de leurs membres, les Etats-Unis de Donald Trump.Vu les tensions en cours, les membres du G7 Finances se sont réjouis d’être parvenus à s’entendre sur un communiqué final, à l’issue de trois jours de réunion dans l’ouest du Canada, à Banff au coeur des Rocheuses.Toutefois aucune percée n’a été faite sur les droits de douane, qui ont constitué la toile de fond de toutes les rencontres bilatérales entre les ministres.En imposant des tarifs douaniers d’au moins 10% sur la plupart des produits entrant aux Etats-Unis, le président américain a dévié le cours de la mondialisation et menacé le monde d’un ralentissement économique général.Dans leur déclaration finale, les ministres “reconnaissent que l’incertitude liée aux politiques économiques a diminué depuis son pic”, correspondant au choc de l’annonce par Donald Trump de droits de douane massifs, début avril.”Nous travaillerons ensemble pour réaliser de nouveaux progrès”, ajoutent-ils dans le document, notant qu’une incertitude élevée affecte l’économie et la stabilité financière.”On est plus unis que jamais”, a assuré le ministre canadien des Finances, François-Philippe Champagne, qui présidait la rencontre, lors de la conférence de presse finale. Le représentant américain, le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, qui était au coeur de toutes les attentions, s’est lui aussi félicité d’une rencontre “très productive” et d’une “très bonne ambiance de travail collectif”.- Répétition générale -Selon l’hôte canadien, cette réunion des sept économies avancées – Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni – constitue une “base solide” à quelques semaines du sommet des leaders.Cette rencontre des ministres des Finances et banquiers centraux du G7 était en effet vu comme une répétition générale du sommet qui réunira les dirigeants, également dans les Rocheuses canadiennes du 15 au 17 juin.A cette occasion, pour la première fois depuis son retour au pouvoir, Donald Trump foulera le sol canadien, lui qui ne cesse de répéter qu’il rêve d’annexer son voisin du nord. “C’était un très beau G7, très réussi. On a vraiment bien avancé”, s’est félicité Eric Lombard, le ministre français des Finances, en repartant.”L’ambiance des réunions était positive et constructive”, a également affirmé à l’AFP le commissaire européen à l’Economie, Valdis Dombrovskis.Le seul fait d’aboutir à un communiqué commun constitue un “signal très positif”, a réagi auprès de l’AFP Joshua Meltzer, chercheur au centre de réflexion Brookings Institution. “Les membres du G7 s’inquiétaient de voir les Etats-Unis jouer les trouble-fête”, a-t-il poursuivi, en s’attendant à ce que “l’incertitude et l’anxiété repartent à la hausse” lors de la venue de Donald Trump en juin, tant le président est connu pour son imprévisibilité.- “Maximiser la pression” sur Moscou -Dans leur déclaration commune, les ministres des Finances ont par ailleurs affirmé jeudi vouloir “maximiser la pression” sur la Russie, notamment en intensifiant les sanctions, si Moscou n’accepte pas un cessez-le-feu en Ukraine.Autre avancée mise en avant: aucun pays qui “a financé ou fourni la machine de guerre russe” ne pourra prendre part à “la reconstruction de l’Ukraine”. Un engagement pris par le G7 en accord avec Kiev.La présidence canadienne avait invité pour cette réunion le ministre ukrainien des Finances, venu pour demander d’accentuer les sanctions contre la Russie.Les participants se sont montrés soulagés du renouvellement du soutien à l’Ukraine qui montre que le G7 peut parler d’une même voix sur ce sujet malgré le spectaculaire rapprochement de l’exécutif américain avec Moscou, au détriment de Kiev.Toutefois le ministre allemand des Finances, Lars Klingbeil, a noté “des signaux contradictoires” de la part des Américains.Dans une interview à la télévision allemande, il a affirmé qu'”il ne faut se voiler la face” car “il y a toujours des déclarations des États-Unis qui font planer un doute sur l’ampleur du soutien apporté à l’Ukraine”.

Wall Street termine près de l’équilibre, surmonte ses craintes sur le budget américain

La Bourse de New York a terminé à un niveau proche de l’équilibre jeudi, les investisseurs tentant de se débarrasser de leurs inquiétudes liées au budget américain, tandis que les taux obligataires se sont progressivement détendus en cours de séance.Le Dow Jones (-0,00%) et l’indice S&P 500 (+0,04%) ont terminé à l’équilibre. L’indice Nasdaq a grappillé 0,28%.”Les investisseurs s’intéressent de nouveau à la situation au jour le jour plutôt qu’aux dynamiques structurelles”, résume auprès de l’AFP Jack Ablin, de Cresset Capital.En début de séance, l’attention des investisseurs s’était portée sur la hausse des rendements sur le marché obligataire, inquiet de l’impact sur le déficit américain du projet de loi budgétaire de Donald Trump.”Mais le marché a ensuite repris son souffle au cours de la journée”, commente auprès de l’AFP Victoria Fernandez, de Crossmark Global Investments.Après avoir flirté avec son record de 2007 en début de séance, le taux de rendement des emprunts d’Etat américains à 30 ans s’est détendu, pour finalement s’établir à 5,05% vers 20H15 GMT.A 10 ans, il s’établissait à 4,54%, contre 4,60% la veille. Il est monté pendant la journée à 4,62%.La Chambre américaine des représentants a adopté jeudi le mégaprojet de loi budgétaire voulu par Donald Trump, qui espère concrétiser certaines promesses phare de campagne comme la prolongation de gigantesques crédits d’impôt de son premier mandat.Selon différents analystes indépendants, prolonger les crédits d’impôt pourrait accroître le déficit de l’Etat fédéral de 2.000 milliards à 4.000 milliards de dollars sur la prochaine décennie.”Cependant, il s’agit d’un de ces éléments pour lesquels nous ne savons pas encore ce qui va se passer”, note Mme Fernandez.Le texte a été validé par la Chambre américaine des représentants, “le Sénat doit désormais l’examiner”, ajoute l’analyste. Les élus républicains ont déjà annoncé leur intention d’apporter d’importantes modifications.La navette parlementaire devrait donc se prolonger, sans certitude sur la date à laquelle ce projet de loi emblématique pour le président américain sera parachevé.Côté indicateurs, les demandes hebdomadaires d’allocation chômage sont ressorties en légère baisse par rapport à la période précédente (-2.000) et en deçà aux attentes des analystes.Les ventes de logements anciens aux Etats-Unis ont reculé plus qu’attendu en avril par rapport au mois précédent, reflétant des inquiétudes autour des prêts immobiliers encore élevés.Au tableau des valeurs, la chaîne de magasins de vêtements Urban Outfitters s’est envolée (+22,84% à 73,21 dollars), poussée par des résultats trimestriels meilleurs qu’attendu par les analystes.La plateforme de soins paramédicaux Hinge Health a fait une entrée remarquée à Wall Street. Le groupe a progressé de 17,37% à 37,56 dollars pour son premier jour de cotation.L’équipementier sportif américain Nike a gagné 2,23% à 61,32 dollars après que la chaîne de télévision américaine CNBC a assuré que ses produits retrouveraient le chemin d’Amazon, où ils avaient largement disparu depuis 2019.La semaine prochaine, les investisseurs auront les yeux rivés sur les résultats trimestriels de quelques grands noms de la “tech” américaine, à l’image du géant des semiconducteurs Nvidia (mercredi).”Il est probable que la situation autour des droits de douane revienne au premier plan”, estime Mme  Fernandez. 

Les taxis à l’arrêt pour un quatrième jour de mobilisation

Des milliers de taxis ont manifesté jeudi pour le quatrième jour consécutif contre une nouvelle convention régissant le transport de patients mais aussi contre la concurrence des VTC.1.700 taxis se sont mobilisés dans l’Hexagone dont 960 à Paris, a-t-on indiqué de source policière.A Pau (Pyrénées-Atlantiques), devenu l’un des centres de la mobilisation parce qu’elle est la ville du Premier ministre François Bayrou, des centaines de taxis selon leurs représentants, 100 selon la police, se sont encore mobilisés jeudi.L’intersyndicale des taxis a demandé la nomination d’un médiateur, jeudi après-midi dans un communiqué.- “Geler” pour le PS -Elle avait entamé lundi une mobilisation massive pour protester contre un projet de nouvelle tarification de l’Assurance maladie sur les transports de malades par des chauffeurs de taxi conventionnés. Approuvée le 16 mai par le gouvernement dans un arrêté, elle doit entrer en vigueur le 1er octobre.L’objectif est de contrôler la croissance des dépenses de transport sanitaire, qui ont atteint 6,74 milliards d’euros en 2024, dont 3,07 milliards pour les taxis conventionnés (avec un bond de 45% depuis 2019).Mais ces trajets vers les hôpitaux ou cabinets médicaux représentent la majorité du chiffre d’affaires de nombreux chauffeurs, surtout dans les petites villes.Des représentants des taxis ont été reçus par les cabinets de leurs différents ministères de tutelle, mais ils demandent à être reçus par M. Bayrou.A Pau, des taxis ont rencontré Olivier Faure, patron des députés PS, présent jeudi dans la ville pour dédicacer son dernier livre.”On a affaire à des gens civilisés, qui ne vont pas manger le ministre ni sauter sur les tables mais qui demandent simplement à être entendus, et à ce qu’une discussion puisse reprendre”, a commenté Olivier Faure sur BFMTV à l’issue de la rencontre.”Je souhaite qu’on puisse geler cette convention, qui n’est pas d’ailleurs entrée en vigueur. Ca suppose que d’ici là, il y ait une vraie discussion”, a poursuivi Olivier Faure.Dans les Bouches-du-Rhône, plus de 300 taxis étaient mobilisés jeudi selon la préfecture de police.Ils bloquaient à nouveau une des principales artères du centre-ville de Marseille, rejoints par des taxis des Alpes-Maritimes, du Var ou encore plus loin des Hautes-Alpes; comme ce taxi qui avait glissé sous son pare-brise un tract disant : “taxi et transport sanitaire en danger de mort”.A Paris, 650 taxis venus de toute la France ont bloqué le boulevard Raspail, près du ministère des Transports, selon la police. Un barrage filtrant a aussi été mis en place à l’entrée de l’aéroport Charles-de-Gaulle, avant qu’une cinquantaine de taxis ne partent en opération escargot. D’autres ont ralenti la circulation aux abords du parc Disneyland Paris.- “Plus le choix” -Des chauffeurs marseillais se disent jeudi prêts à poursuivre le mouvement autant de temps qu’il faudra malgré les pertes de chiffre d’affaires, qu’ils estiment pour eux entre 1.000 et 2.600 euros sur l’échelle d’une semaine.”Maintenant, on n’a plus le choix. On est tous ensemble. Moi, je serai là jusqu’au bout”, a lancé à l’AFP Thibault Lafontaine, militaire à la retraite et vice-président de l’Union des taxis du 83 (Var).”On a des exemples assez poignants de gens qu’on transporte qui vous expliquent qu’ils ont un hôpital à 20 km, mais qu’il ne peut pas les soigner”, a expliqué Thibault Lafontaine. “Donc les gens font 150 km. Et donc c’est pour ça que ça a augmenté. Si ça a augmenté, c’est parce que la population vieillit, la population est plus malade et on a détruit le système de santé”.Les taxis marseillais ont prévu de distribuer des tracts vendredi devant des hôpitaux.Le climat s’est tendu à plusieurs reprises avec les forces de l’ordre mais aussi avec les conducteurs de voitures de transport avec chauffeur (VTC).De nombreux taxis manifestent en effet contre la concurrence des véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC), coordonnés par des plateformes comme Uber. Le ministère des Transports a proposé mercredi un contrôle renforcé des VTC. Le syndicat de VTC Union-Indépendants a appelé de son côté dans un communiqué à “l’apaisement”, après avoir constaté des “blocages, menaces, et parfois même dégradations de véhicules”.

Anthropic sort Claude 4, son nouveau modèle d’IA doué en programmation informatique

La start-up d’intelligence artificielle (IA) Anthropic a lancé jeudi sa nouvelle famille de modèles d’IA générative, Claude 4, censés démontrer sa capacité à rivaliser avec les assistants IA stars du secteur, de manière plus responsable que ses concurrents.”Claude Opus 4 est le meilleur modèle de codage au monde”, a assuré d’emblée Dario Amodei, patron et cofondateur d’Anthropic, à l’ouverture de la première conférence de l’entreprise pour les développeurs.”Opus 4″, le modèle le plus puissant de la start-up, et “Sonnet 4” sont tous les deux des modèles hybrides: ils peuvent fournir des réponses instantanées ou exécuter des tâches plus longues en arrière plan, comme la programmation informatique ou l’analyse de données techniques pour rédiger un rapport intelligible.L’année 2023 a été marquée par la course aux interfaces concurrentes de ChatGPT. Ces assistants IA ont, depuis, gagné en “raison” –ils prennent plus de temps à répondre et affichent les étapes de leur réflexion– et en autonomie.La Silicon Valley est désormais concentrée sur les “agents IA”, qui accomplissent des tâches au nom de l’utilisateur.Anthropic avait été pionnier dans ce domaine avec la sortie de “Computer use” à l’automne 2024, qui permet à Claude d’utiliser les ordinateurs comme un humain: il navigue sur internet, sélectionne des boutons sur un site, saisit du texte et manie différents logiciels.”Les agents peuvent véritablement transformer l’imagination humaine en réalité tangible à une échelle sans précédent, et c’est particulièrement important pour les développeurs comme vous”, a déclaré Mike Krieger, directeur produit d’Anthropic, et cofondateur d’Instagram.Il a évoqué les débuts de l’application de partage de photos, avant qu’elle soit rachetée par Facebook, quand sa petite équipe devait choisir entre concevoir un nouvelle fonctionnalité ou améliorer l’application mobile, par exemple.”Avec les agents IA, les start-up peuvent désormais mener des expériences en parallèle, s’améliorer grâce aux retours d’utilisateurs et construire des produits plus rapidement que jamais”, a souligné M. Krieger.”Pour les entrepreneurs, les agents IA peuvent aussi faire office de directeur financier ou chef produit, tant qu’ils ne sont pas prêts à recruter des personnes à ce niveau”, a-t-il ajouté, précisant qu’il passe lui-même “beaucoup plus de temps avec Claude” qu’avec son épouse.Fondée par d’anciens ingénieurs d’OpenAI, Anthropic promeut de manière ostensible un développement responsable de l’intelligence artificielle.La start-up de San Francisco semble pour l’instant concentrer ses efforts sur des modèles performants en programmation informatique pour les entreprises.Contrairement à ChatGPT, Gemini (Google) ou Meta AI, Claude ne génère pas d’images et est très limité en termes de fonctions multimodales (compréhension et génération de différents médias, comme le son ou la vidéo).

La guerre douanière freinera les efforts en matière de climat, avertit la DG de la COP30

La guerre douanière risque de nuire au commerce des technologies comme les panneaux solaires et les véhicules électriques, et freinera la lutte contre le dérèglement climatique, avertit Ana Toni, la directrice générale de la prochaine conférence de l’ONU sur le climat, dans un entretien à l’AFP.La COP30 se tiendra en novembre dans la ville amazonienne de Belem au Brésil, pays dont Mme Toni est secrétaire nationale pour le changement climatique. Elle a répondu à l’AFP lors d’une réunion préparatoire des pays d’Amérique latine à Panama. QUESTION: La guerre douanière déclenchée par le président américain Donald Trump nuira-t-elle à la lutte contre le réchauffement climatique?REPONSE: Le commerce est un instrument économique très important et nous devons l’utiliser pour aider les pays à atténuer ou à s’adapter le plus rapidement possible [aux effets du changement climatique, NDLR]. Beaucoup de nos bus électriques [en Amérique latine] viennent de Chine ou d’autres continents, c’est une bonne technologie à faible émission de carbone qu’il nous fallait encourager et soutenir. Q : Que signifie pour le monde le fait que Trump veuille retirer les États-Unis de l’accord de Paris sur le climat conclu en 2015 ? R : Le peuple américain n’est pas plus en sécurité parce que son président a décidé de quitter l’accord de Paris. Les Latino-Américains ne sont pas plus en sécurité parce que le président Trump a fait ce qu’il a fait. Nous avons vu ce qui s’est passé à Los Angeles — cet incendie qui a détruit tant de maisons, nous pouvons voir maintenant ce qu’ils traversent. Je pense qu’ils (l’administration américaine) le regretteront, mais travaillons avec les institutions américaines et les citoyens des États-Unis qui souhaitent poursuivre l’action sur le changement climatique. Le changement climatique est une guerre (…) chaque jour, des gens meurent à cause de la chaleur, de la sécheresse, des inondations. Les molécules de carbone n’ont pas de passeport. Elles ne comprennent pas nos différences géopolitiques. Nous ne pouvons pas dire que ce carbone vient du Panama, du Brésil ou de Chine. Si nous ne faisons pas cela ensemble, dans un cadre multilatéral (…) nous ne pourrons pas lutter contre le changement climatique. Q : Comment l’Amérique latine peut-elle mieux s’adapter aux conséquences du réchauffement climatique et que fait-elle pour limiter les émissions de carbone ? R : L’Amérique latine n’attend pas que les pays occidentaux, ou les pays développés, viennent l’aider. Nos dirigeants savent que nous sommes une région très vulnérable (…) De nombreux pays souffrent déjà. Seuls cinq pays d’Amérique latine ont, à ce jour, communiqué leurs nouveaux objectifs pour 2035 — les fameuses CDN (“contributions déterminées au niveau national”, soit les feuilles de route climatiques prévues par l’accord de Paris). Nous espérons donc que tous les pays d’Amérique latine viendront à la COP30 avec leurs contributions nationales, pour affirmer que l’Amérique latine est consciente de ses problèmes, mais fait aussi partie de la solution. C’est dans cette région que nous avons une abondance de ressources naturelles, de forêts, d’énergies renouvelables, donc nous faisons partie de la solution, mais nous devons lancer cette nouvelle économie pour en faire bénéficier les populations et la planète. Q : De quoi la région a-t-elle besoin pour y parvenir ? R : L’Amérique latine est déjà en tête dans de nombreux domaines. Par exemple, au Brésil, nous luttons contre la déforestation (de l’Amazonie) avec d’autres pays. Mais il est vrai que nous avons besoin de soutien, notamment financier, pour voir si nous pouvons avancer plus vite en matière de transition énergétique. La question du financement sera un sujet très important pour nous à la COP30. 

Le G7 Finances cherche le consensus à l’approche de la fin des négociations

Les argentiers du G7 se lancent dans les derniers pourparlers jeudi au Canada pour trouver un langage commun et présenter un front uni malgré les dissensions fortes au sein du groupe sur des sujets aussi importants que les droits de douane ou l’Ukraine.La présidence canadienne, qui avait invité le ministre ukrainien des Finances pour envoyer un “message fort au monde”, a fixé comme priorités de ce G7 Finances de “restaurer la stabilité et la croissance” et de renouveler un soutien sans faille à Kiev.Selon plusieurs sources diplomatiques interrogées par l’AFP, les pays sont en train de travailler sur un communiqué final qui sera publié dans la journée. La veille, une autre source prenant part aux négociations avait affirmé que des membres étaient prêts à y renoncer si cela générait une nouvelle source de crispation avec les Américains.”L’ambiance des réunions était positive et constructive”, a déclaré à l’AFP le commissaire européen à l’Economie, Valdis Dombrovskis, estimant que les discussions “progressaient bien”.Selon lui, les fonctionnaires ont avancé sur de nombreux sujets, notamment concernant les déséquilibres de l’économie mondiale mais aussi en ce qui concerne la réponse à l’agression russe en Ukraine.”L’ambiance était chaleureuse. On a parlé entre amis et alliés”, a déclaré à l’AFP le ministre des Finances français Eric Lombard. “Nous ne sommes pas d’accord sur tout mais on a parlé de tout”.Il se félicite notamment d’une “avancée nette” sur le soutien à l’Ukraine et la question d’augmenter la pression sur Moscou.- “Main tendue” -Pour leur dernier jour de discussions à Banff au coeur des Rocheuses canadiennes, les ministres des Finances des sept économies avancées – Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni – plancheront sur la criminalité financière et l’intelligence artificielle.Des sujets peu conflictuels au regard des nombreux points d’achoppement apparus entre les différentes nations du G7 depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.En imposant des droits de douane d’au moins 10% sur la plupart des produits entrant aux Etats-Unis, le président américain remet en question le multilatéralisme et menace le monde d’un ralentissement économique général.Même si elle n’était pas directement abordée en session plénière, la question des taxes douanières constitue la toile de fond de toutes les discussions. Et c’est le sujet mis en avant par tous les ministres lors de leur rencontre avec Scott Bessent, le secrétaire américain au Trésor.”Nous devons résoudre les différends commerciaux actuels le plus rapidement possible, dans l’intérêt de tous”, a déclaré jeudi le ministre allemand des Finances, Lars Klingbeil, à la presse.”Notre main est tendue”, a-t-il ajouté, notant que les droits de douane américains menacent l’emploi et la croissance des deux côtés de l’Atlantique. “Nous devons trouver des solutions communes.”- “Sanctions plus fortes” -Autre priorité de ce G7 pour le Canada et les Européens, et point de tensions avec les Américains ces dernières semaines: l’Ukraine, dont la reconstruction était au programme des sessions communes.Invité spécial à Banff, le ministre ukrainien des Finances, Sergii Marchenko, a plaidé pour que des “sanctions plus fortes” soient prises à l’encontre de la Russie, afin de pousser Moscou à faire taire les armes.Il y a un an, une réunion du G7 Finances avait permis d’avancer vers un accord pour utiliser les intérêts générés par les avoirs souverains russes qui ont été gelés en représailles de l’invasion par la Russie de l’Ukraine en février 2022. La tonalité finale de cette réunion de Banff sera aussi scrutée de près car elle est vue comme une répétition à moins d’un mois du sommet qui réunira les dirigeants des pays, également dans les Rocheuses canadiennes du 15 au 17 juin.A cette occasion, pour la première fois depuis son retour au pouvoir, le Canada recevra Donald Trump qui ne cesse de répéter qu’il rêve d’annexer son voisin du nord.

La Bourse de Paris conclut en baisse une séance tournée vers le budget des Etats-Unis

La Bourse de Paris a terminé en baisse de 0,58% jeudi, à l’issue d’une séance marquée par les indices d’activité en zone euro et les inquiétudes du marché quant à la trajectoire du déficit public américain.L’indice vedette CAC 40 a perdu 46,05 points pour s’établir à 7.864,44 points à la clôture. La veille, il avait perdu 0,40%.”La séance a débuté avec des PMI en zone euro plutôt mixte”, a commenté Marine Mazet, stratégiste taux chez Nomura.Baromètre de l’activité économique du secteur privé, l’indice PMI Flash pour la zone euro en mai s’est contracté pour la première fois depuis cinq mois, plombée par la faiblesse du secteur des services.”Cette composante service a surpris à la baisse”, mais c’est un soulagement pour les investisseurs puisque c’est “l’inflation sur les services qui a fait peur à la Banque centrale (BCE) pendant très longtemps”, explique Marine Mazet.”C’est sur cette composante de l’indice que l’on peut voir les prémices d’un ralentissement économique”, qui alimente les espoirs d’un desserrement des taux d’intérêt de la BCE, a poursuivi la stratégiste.Ainsi, sur le marché obligataire européen, le rendement des obligations allemandes à 10 ans restait stable, à 2,64% jeudi, au même niveau que la veille à la clôture, malgré un environnement de marché tendu en raison des inquiétudes sur le déficit des Etats-Unis. Son équivalent français était à 3,32%, contre 3,31% mercredi.”Le projet de loi budgétaire aux Etats-Unis remet la lumière sur le risque fiscal” et les sujets de déficit public des Etats, a expliqué Marine Mazet.Dans le détail, la Chambre américaine des représentants a adopté jeudi le mégaprojet de loi budgétaire voulu par Donald Trump, qui espère concrétiser certaines promesses phares de campagne comme la prolongation de gigantesques crédits d’impôt de son premier mandat.Selon différents analystes indépendants, le texte pourrait accroître le déficit de l’Etat fédéral de 2.000 milliards à 4.000 milliards de dollars sur la prochaine décennie.Le taux d’intérêt de l’emprunt américain à échéance trente ans s’est hissé en séance jusqu’à 5,15%, atteignant des niveaux comparables à ceux connus au début de la crise financière de 2007. Vers 16H45 GMT, il s’établissait à 5,06%, contre 5,09% la veille en clôture.Elior recherchéLe groupe de restauration collective Elior a terminé en hausse de 3,84% à 2,81 euros l’action, affichant la meilleure progression de la séance sur l’indice élargi SBF 120. Le titre était recherché après que le groupe a annoncé avoir dégagé un bénéfice net de 43 millions d’euros entre octobre et mars, contre un million d’euros un an plus tôt.Elior a toutefois révisé à la baisse son objectif de croissance organique du chiffre d’affaires.

Travailleurs sans-papiers: très attendue, la nouvelle liste des métiers en tension enfin publiée

Agriculture, aide à domicile, hôtellerie ou restauration: la liste actualisée des métiers en tension, permettant de régulariser des travailleurs étrangers, a été publiée jeudi au Journal officiel, après plusieurs reports.Transmise par le gouvernement aux partenaires sociaux le 21 février, cette mise à jour, prévue chaque année selon la loi immigration de janvier 2024, devait être publiée fin février avant d’être repoussée plusieurs fois. La dernière version date de 2021.Établie région par région, cette liste énumère les quelque 80 métiers en manque de main d’oeuvre, grâce auxquels les travailleurs étrangers peuvent prétendre à un titre de séjour en justifiant de douze mois de bulletins de salaire au cours de vingt-quatre derniers mois et trois ans de résidence en France. Cette disposition, censée incarner le volet social de la loi portée par l’ancien ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, est applicable jusqu’à fin 2026. Elle doit permettre à des patrons ayant des difficultés à recruter de garder leurs employés et d’écarter le risque d’une condamnation – l’emploi d’une personne en situation irrégulière est passible de 30.000 euros d’amende et cinq ans d’emprisonnement.Parmi les “métiers et zones géographiques caractérisés par des difficultés de recrutement” figurent notamment en bonne place les “agriculteurs salariés”, “aides à domicile et aides ménagères”, “aides de cuisine”, “cuisiniers”, “employés de maison et personnels de ménage”, “maraîchers/horticulteurs salariés”, ainsi que les employés de l’hôtellerie et du secteur du bâtiment.- “Des choses étonnantes” -“Enfin ! Ca faisait des mois et même des années qu’on l’attendait. Je pense à tous ces employeurs et ces salariés sous alias qui attendaient cette liste pour déposer leur dossier de demande de régularisation. C’est un soulagement pour eux”, a réagi Franck Trouet, délégué général du Groupement des hôtelleries et restaurations (GHR) auprès de l’AFP. “On reconnaît que l’hôtellerie restauration, premier recruteur de France est un secteur en tension. C’est une avancée, même s’il y a des choses étonnantes: à Paris seul le métier de cuisinier figure dans la liste, mais pas celui d’aide cuisinier, plongeur ou de serveur”, s’étonne M. Trouet.Selon France Travail, le besoin de main d’oeuvre dans ce secteur en 2025 est estimé à 336.000 emplois (CDI et CDD de plus de six mois) avec des “difficultés” de recrutement pour la moitié d’entre eux.Déplorant d’avoir découvert la liste définitive jeudi matin “comme tout le monde”, la secrétaire nationale de la CFDT en charge des politiques migratoires Lydie Nicol a dénoncé auprès de l’AFP “une concertation qui n’en a eu que le nom”.”Cette liste tombe au moment où il faudrait déjà discuter de sa mise à jour annuelle (…) ce qui prouve que le gouvernement joue la montre afin de ne pas mettre en oeuvre la seule mesure de la loi immigration permettant d’améliorer la régularisation par le travail”, a estimé la représentante syndicale.L’U2P (union des entreprises de proximité) regrette que “les requêtes de nombreuses professions de l’alimentation (boucheries, boulangeries, charcuteries, poissonneries…) qui font pourtant face à d’importantes difficultés de recrutement, voire à de véritables pénuries de personnel (…) n’aient pas été retenues dans la liste finale”. “Cette absence de prise en compte va porter un préjudice important aux entreprises concernées”, prévient l’organisation professionnelle qui appelle le gouvernement à “réviser” sa copie.”Cette liste est issue des tensions entre le ministre du Travail et celui de l’Intérieur et ne prend pas en compte toute la réalité des besoins de main d’oeuvre et de formation”, a pointé de son côté Gérard Ré, secrétaire confédéral de la CGT. Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, chantre d’une baisse de l’immigration, a répété que les employeurs devaient recruter des étrangers en situation régulière au chômage. Cette liste “articule les exigences du marché du travail, les réalités humaines et les priorités économiques du pays”, a indiqué dans un communiqué la ministre chargée du Travail Astrid Panosyan-Bouvet.