Test

Scandale de corruption 1MDB en Malaisie: l’ex-Premier ministre Najib Razak condamné à 15 ans de prison

Déjà emprisonné, l’ex-Premier ministre malaisien Najib Razak a été reconnu coupable vendredi d’abus de pouvoir et de blanchiment d’argent et condamné à 15 ans de prison dans le tentaculaire scandale de corruption du fonds souverain malaisien 1MDB.Fils de l’un des pères fondateurs de la Malaisie, l’ancien dirigeant de 72 ans, élevé pour le pouvoir dès le plus jeune âge, a été reconnu coupable des quatre chefs d’accusation d’abus de pouvoir en lien avec des pots-de-vin d’environ 2,28 milliards de ringgits (554 millions de dollars, 471 millions d’euros) provenant du fonds souverain malaisien 1Malaysia Development Berhad (1MDB), ainsi que des 21 chefs d’accusation de blanchiment d’argent.Najib Razak a également été condamné vendredi à une amende de 11,4 milliards de ringgits (2,8 milliards de dollars, soit 2,4 milliards d’euros) pour son rôle dans le détournement de milliards de dollars du fonds 1MDB, aujourd’hui dissous.Au pouvoir de 2009 à 2018, il purgeait déjà une peine de six ans de prison, après avoir été condamné dans une autre affaire liée à ce scandale.Au terme d’une audience marathon de huit heures vendredi à Putrajaya, la capitale administrative de la Malaisie, le juge Collin Lawrence Sequerah a indiqué que l’exécution de la dernière peine ne débuterait qu’après celle de la précédente.M. Najib, vêtu d’un costume bleu marine et d’une chemise blanche, a gardé le regard baissé, affalé sur son siège, tandis que le magistrat lisait le jugement.- Yacht et toiles de maîtres -Le détournement de centaines de millions de dollars du fonds 1MDB, censé œuvrer au développement économique de la Malaisie, pour des dépenses privées comme des résidences de luxe, un yacht géant et des toiles de Monet et Van Gogh, avait déclenché des enquêtes aux États-Unis, en Suisse et à Singapour.Le président de la cour, Collin Lawrence Sequerah, a écarté plusieurs des arguments de la défense, notamment que l’argent versé sur les comptes de l’ex-Premier ministre provenait de dons du Moyen-Orient ou qu’il avait été dupé par un proche associé, l’homme d’affaires interlope Low Taek Jho, plus connu sous le nom de Jho Low.L’ex-dirigeant a présenté des excuses pour le scandale 1MDB qui s’est déroulé pendant son mandat, mais maintient qu’il ignorait tout des transferts illégaux provenant du fonds, créé par M. Najib en 2009 peu après son arrivée au pouvoir.Selon le parquet, Najib Razak a pourtant profité de ses positions de Premier ministre, ministre des Finances et président du conseil consultatif du fonds pour transférer d’importantes sommes de la société vers ses comptes personnels il y a plus de 10 ans. L’avocat de M. Najib, Muhammad Shafee Abdullah, a déclaré qu’il ferait appel du jugement car le juge Sequerah avait “commis une erreur”.L’accusation a présenté des relevés bancaires, les déclarations de plus de 50 témoins et d’autres documents à charge, expliquant que Jho Low, financier aux nombreuses relations sans rôle officiel, avait aidé à créer le fonds et prenait les décisions financières stratégiques.Plus de 4,5 milliards de dollars ont été détournés de 1MDB entre 2009 et 2015 par des responsables et des associés du fonds, dont M. Low, actuellement en fuite. Longtemps très proche de Najib Razak, il est considéré comme le cerveau du pillage du fonds d’investissement.Le président de la cour a souligné vendredi que “les preuves (…) témoignent d’une relation dans laquelle Jho Low agissait comme un prête-nom ou un agent de l’accusé en ce qui concerne la gestion des affaires de 1MDB”.Les avocats de Najib Razak ont assuré que leur client ignorait que la direction de 1MDB travaillait main dans la main avec Jho Low pour détourner d’importantes sommes d’argent du fonds.L’ancien dirigeant avait déjà subi un revers judiciaire lundi, se voyant refuser sa demande de commutation de sa peine existante en assignation à résidence.Le scandale a joué un rôle majeur dans la défaite aux élections de 2018 de Najib Razak et de l’Organisation nationale unifiée des Malais (Umno), le plus ancien parti de Malaisie, qui était au pouvoir depuis l’indépendance de cette ex-colonie britannique en 1957.

Wall Street manque de vigueur après Noël

La Bourse de New York évolue d’un pas prudent vendredi, à l’entame d’une séance au cours de laquelle une faible participation est attendue en raison des fêtes de fin d’année.Vers 14H55 GMT, le Dow Jones était stable (-0,01%), l’indice Nasdaq grappillait 0,07% et l’indice élargi S&P 500 prenait 0,10%. Jeudi, la place américaine était restée close pour observer le jour férié de Noël.”Le marché boursier ne suscite pas beaucoup d’intérêt aujourd’hui”, note Patrick O’Hare, de Briefing.com.”Les salles de marché ne sont occupées que par un personnel réduit, les acteurs qui passent habituellement leurs ordres sur le marché boursier le font ailleurs, et les administrations fédérales restent closes”, ajoute l’analyste.”C’est une journée complète (d’échanges, ndlr) aux Etats-Unis alors qu’une grande partie du monde est en congé” dans le cadre des célébrations du jour férié du “Boxing Day”, commente auprès de l’AFP Steve Sosnick, d’Interactive Brokers.Les places européennes sont restées fermées vendredi et seulement une partie des Bourses asiatiques ont ouvert.Pour Wall Street, Steve Sosnick anticipe “un schéma similaire à celui que nous avons observé ces derniers jours, avec un début de journée plat” qui pourrait se transformer en séance de progression pour les indices américains.Aucun investisseur “ne voudra vendre à découvert” si le marché est stable ou en hausse, dans la configuration actuelle où le volume d’échanges est faible, estime l’analyste.D’autant qu’à “l’approche de la fin de l’année, de nombreux fonds et gestionnaires de fonds aimeraient certainement voir leurs principales positions clôturer à un niveau aussi élevé que possible, ils ont donc tout intérêt à ce que le marché progresse”, ajoute-t-il.Mardi, le Dow Jones et le S&P 500 ont d’ailleurs clôturé à un nouveau record.Sur le plan macroéconomique, la journée promet d’être calme car aucun indicateur d’importance n’est attendu.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans était stable vers 14H45 GMT à 4,12% contre 4,13% à la clôture mardi.Côté entreprises, le géant américain des puces électroniques Nvidia (+1,70% à 191,80 dollars) était recherché après avoir annoncé mardi qu’il allait débaucher l’équipe dirigeante de son concurrent Groq, spécialisé dans les processeurs dédiés à l’intelligence artificielle (IA) générative, avec qui il a conclu un accord de licence.Groq ne doit pas être confondu avec Grok, l’interface d’IA de xAI, entreprise contrôlée par Elon Musk.Les compagnies aériennes étaient orientées à la baisse alors qu’une tempête hivernale attendue dans le nord-est des Etats-Unis risque de perturber leur activité. United Airlines lâchait 0,35%, Frontier cédait 1,86% et American Airlines perdait 1,63%.Le groupe de vêtements et d’équipements sportifs Nike (+1,00% à 60,60 dollars) continuait de profiter du renforcement à son capital du patron d’Apple Tim Cook, qui s’est offert en décembre pour près de 3 millions d’actions Nike, selon un document financier déposé mardi auprès du gendarme boursier américain (SEC).

Les prix de l’essence au plus bas depuis plus de trois ans, selon des données ministérielles

Les prix des carburants à la pompe étaient la semaine dernière à leur plus bas niveau depuis plus de trois ans en France, selon des données compilées par le gouvernement consultées vendredi par l’AFP, dans la foulée de cours du pétrole en berne.Le litre de super SP95-E10, essence la plus vendue, se vendait à 1,5992 euro, selon une moyenne établie par le ministère de la Transition écologique au 19 décembre dernier, soit son plus bas niveau depuis octobre 2022. Même tendance pour le SP95 et le SP98.Le litre de gazole, qui représente 65% des volumes de ventes de carburants, se vendait à 1,5299 euro en moyenne, soit son plus bas niveau depuis plus de quatre ans, exception faite d’une baisse marquée en avril dernier.La baisse des cours de l’or noir, qui se négociait ces derniers jours autour de 60 dollars le baril, est “la cause principale” de cette baisse des prix à la pompe, souligne Francis Pousse, président des stations-service et énergies nouvelles au sein du syndicat professionnel Mobilians (entreprises des services de l’automobile) qui représente 5.800 stations-service traditionnelles (hors grande distribution).L’accroissement cette année de la production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) ainsi que de celle d’autres pays, combiné à des inquiétudes sur la demande, pèsent sur les cours.Autre facteur favorable à un allègement de la facture, “un euro qui s’est réaffermi” par rapport au dollar, souligne M. Pousse.Enfin, à l’approche des départs en vacances de Noël, “un certain nombre de distributeurs ont fait des opérations manifestement agressives sur les prix”, a indiqué à l’AFP Olivier Gantois, directeur de l’Union française des industries pétrolières (Ufip).Néanmoins, les stations-service françaises pourraient connaître un petit renchérissement des prix à la pompe en début d’année: les pétroliers français ont averti fin novembre que les carburants augmenteraient de 4 à 6 centimes le litre à compter du 1er janvier prochain, conséquence de l’évolution du dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE).Ce dispositif créé en 2005, qui repose sur le principe du pollueur-payeur, oblige les fournisseurs d’énergie à financer des actions de réduction de la consommation d’énergie et d’amélioration de l’efficacité énergétique, une obligation revue à la hausse par le gouvernement à compter du 1er janvier.La répercussion de cette hausse sur les prix à la pompe devrait s’étaler sur les quinze premiers jours de janvier, selon M. Pousse.

Michelin restitue “volontairement” 4,3 millions d’euros à l’Etat

Michelin a versé à l’Etat 4,3 millions d’euros sous forme de “don”, selon un arrêté paru vendredi au Journal officiel, qui correspond à une somme reçue par le fabricant de pneus au titre d’un crédit d’impôt pour une usine qu’il a ensuite fermée.”Est accepté le don d’une somme d’argent d’un montant de 4.300.000 d’euros, effectué par virement bancaire en date du 11 décembre 2025, consenti au ministère de l’Economie”, indique le JO.Cette somme “correspond à des crédits d’impôt perçus par Michelin au titre du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), un dispositif en vigueur en France de 2013 à 2021”, a précisé le fabricant à l’AFP.  Il explique avoir “fléché l’équivalent de ce montant vers le site de La Roche-sur-Yon afin de financer sa modernisation, notamment la rénovation d’ateliers et l’acquisition de huit machines industrielles”.Mais l’usine vendéenne a fermé ses portes en décembre 2020 et Michelin a décidé, “par souci de responsabilité, de restituer à l’Etat le gain correspondant à ces crédits d’impôt, compte tenu de la fermeture ultérieure du site”.Il précise que ce remboursement “est strictement volontaire”. “Le cadre légal du CICE ne prévoit aucun mécanisme de remboursement, y compris en cas de fermeture de site ou de réaffectation d’équipement”, ajoute-t-il.A Bercy, on indique que cette procédure “a fait l’objet d’une expertise approfondie et a été validé(e) comme juridiquement et budgétairement conforme”. “Cette restitution s’inscrit dans une démarche volontaire et responsable de Michelin suite à la commission d’enquête (sénatoriale) sur les aides publiques” dont les conclusions ont été rendues en juillet dernier.Dans une question au ministre de l’Economie Roland Lescure, en novembre, le sénateur communiste Fabien Gay, co-auteur d’un rapport critique sur les aides publiques aux entreprises, rappelait que Michelin s’était engagé, lors des auditions, à rembourser ces 4,3 millions d’euros “dans une perspective éthique”.”Ce n’est pas tous les jours qu’une entreprise souhaite faire un chèque à l’Etat. Donc je vous assure, ce chèque (…) il sera déposé”, avait alors répondu M. Lescure. “On est en train de travailler avec Michelin pour qu’il arrive à bon port”.   

Nématode du pin: jusqu’à 4.000 euros de dédommagement de l’Etat par arbre contaminé et abattu

Le ministère de l’Agriculture a détaillé, vendredi au Journal officiel, les mesures de soutien financier qui seront apportées par l’Etat aux sylviculteurs pour éradiquer le nématode du pin, prévoyant notamment une indemnisation pouvant aller jusqu’à 4.000 euros par arbre contaminé et abattu.Cette enveloppe financière à destination des propriétaires forestiers avait été annoncée le 23 décembre par la ministre de l’Agriculture, après que le ver ravageur, dont le nom scientifique est Bursaphelenchus xylophilus, a été détecté cet automne pour la première fois en France.Selon l’arrêté publié vendredi au JO mais en date du 22 décembre, “les propriétaires ou détenteurs de végétaux, produits végétaux ou autres objets qui ont fait l’objet d’une mesure de lutte ordonnée par l’autorité administrative (…) dans le cadre de la lutte contre Bursaphelenchus xylophilus en vue de son éradication, peuvent prétendre à une prise en charge par l’Etat”. Cette prise en charge est “limitée aux coûts directs induits par les mesures de lutte mises en œuvre, dans le cadre de la première découverte de cet organisme de quarantaine prioritaire sur le territoire français”, précise l’article 1 de l’arrêté.Parmi ces coûts directs figurent notamment l’abattage, le broyage, le transport et le traitement des arbres contaminés et identifiés, ainsi que les surcoûts d’exploitation résultant des contraintes sanitaires imposées pour les arbres de diamètre supérieur ou égal à 12,5 cm.Dans le détail, le barème d’indemnisation prévoit par exemple 400 euros par arbre “contaminé ou identifié sans analyse officielle négative” pour les propriétaires forestiers en zone infestée de 20 arbres et plus d’espèces sensibles au nématode du pin.Cette somme monte à 3.000 euros par arbre contaminé pour les détenteurs ou propriétaires de moins de 20 arbres, et jusqu’à 4.000 euros pour les arbres de parcs et jardins de grandes dimensions.L’annonce du déblocage de fonds pour aider les sylviculteurs face à cette crise du nématode du pin avait été saluée dès mardi par les professionnels du secteur qui début décembre avaient réclamé au gouvernement des “procédures d’urgence” et des financements pour lancer le plan “d’éradication”.La profession a évalué à “plusieurs dizaines de millions d’euros” les pertes liées à cette crise.Le nématode du pin est classé “organisme de quarantaine prioritaire” par la législation européenne, indique l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa). Il est considéré par les autorités comme “une menace sanitaire majeure” pour les forêts de résineux, selon la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt de Nouvelle-Aquitaine (Draaf).

Colère agricole: levée du barrage sur l’A63 près de Bordeaux

La Coordination rurale a annoncé vendredi la levée de son barrage sur l’autoroute A63 à Cestas, au sud de Bordeaux, devenu depuis la mi-décembre l’un des lieux emblématiques de la mobilisation agricole contre la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).”Après 12 jours de lutte, nous levons le camp de Cestas,” déclare dans un communiqué la section girondine du deuxième syndicat agricole, qui déplore le “silence” et le “mépris” opposés par l’exécutif.”À ce stade, parler à un mur serait plus utile”, ironise la CR33 qui, après avoir célébré Noël sur place, appelle “tout le monde agricole à repartir encore plus fort” en janvier.Les agriculteurs rangeaient vendredi matin les barnums et nettoyaient la portion d’autoroute qu’ils ont occupée sur cet axe reliant Bordeaux au Bassin d’Arcachon, au Pays basque et à l’Espagne, a constaté un journaliste de l’AFP. Depuis leur arrivée le 14 décembre au soir, les agriculteurs y ont notamment reçu le soutien du restaurateur Philippe Etchebest ou de taxis.  Dans les Pyrénées-Atlantiques, la Coordination rurale rencontrait vendredi matin le préfet, a indiqué un porte-parole, sans confirmer dans l’immédiat la possible levée dans la journée des barrages installés sur l’A64 à Briscous, près de Bayonne, et à un péage de Pau, évoquée par des médias locauxÀ l’autre bout de l’A64, la levée du barrage à Carbonne, au sud de Toulouse, d’où était déjà parti un premier épisode de colère agricole en janvier 2024, n’est en revanche pas d’actualité. Les agriculteurs prévoient ailleurs dans la région de nouvelles actions, notamment sur l’A75 avec l’idée d’unir les deux barrages en Aveyron et en Lozère afin de “rallonger le blocage de l’autoroute”, a expliqué à l’AFP Eloi Nespoulous, président de la CR en Occitanie.”On déverse, ils auront pour trois jours à nettoyer. Cette portion d’autoroute sera bloquée aussi sur 40 km à peu près. En tout ça fera plus de 100 km de bloqués si on relie tous les points”, précise-t-il.”L’Aveyron se tient mobilisé à cause de la dermatose parce que c’est un pays de vaches, on en a 420.000, c’est pour ça qu’on arrive à avoir des manifestations fortes”, déclare-t-il encore.La fin de l’abattage systématique des troupeaux lorsqu’un cas de dermatose est détecté est la principale revendication des agriculteurs encore mobilisés sur les barrages qui bloquent également la circulation sur quelques routes départementales ou nationales du Sud-Ouest.ap-jed-mk-gf/sp

Scandale de corruption 1MDB en Malaisie: l’ex-Premier ministre Najib Razak coupable d’abus de pouvoir et de blanchiment

Déjà emprisonné, l’ex-Premier ministre malaisien Najib Razak a été reconnu coupable vendredi d’abus de pouvoir et de blanchiment d’argent dans le tentaculaire scandale de corruption du fonds souverain malaisien 1MDB, une décision qui risque de le maintenir pendant des années derrière les barreaux.Fils de l’un des pères fondateurs de la Malaisie, l’ancien dirigeant de 72 ans était jugé pour quatre chefs d’accusation d’abus de pouvoir en lien avec des pots-de-vin présumés d’environ 2,28 milliards de ringgits (554 millions de dollars, 471 millions d’euros) provenant du fonds souverain malaisien 1Malaysia Development Berhad (1MDB), ainsi que pour 21 chefs d’accusation de blanchiment d’argent.Le détournement de centaines de millions de dollars de ce fonds censé œuvrer au développement économique de la Malaisie, pour des dépenses privées comme l’achat d’un yacht géant et des toiles de Monet et Van Gogh, avait déclenché des enquêtes aux États-Unis, en Suisse et à Singapour.L’audience de vendredi s’est ouverte vers 09H00 (01H00 GMT) devant la Haute Cour de Kuala Lumpur, réunie à Putrajaya, la capitale administrative de la Malaisie.Le président de la cour, Collin Lawrence Sequerah, a écarté les arguments de la défense selon lesquels de l’argent versé sur le compte de l’ex-Premier ministre provenait de dons du Moyen-Orient.”Je considère que l’accusation a prouvé au-delà de tout doute raisonnable la culpabilité de l’accusé pour le premier chef d’accusation”, a déclaré Collin Lawrence Sequerah.”Je déclare donc l’accusé coupable”, a poursuivi le magistrat, qui a interrompu la lecture du long jugement pour la prière du vendredi après-midi.A la reprise de l’audience, le juge l’a également déclaré “coupable des 21 chefs d’accusation (de blanchiment d’argent) et le condamne en conséquence”.On ignore si le prononcé de la peine suivra immédiatement la lecture du jugement.Dans ce procès, chaque chef d’accusation d’abus de pouvoir est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison et d’une amende pouvant atteindre cinq fois le montant du pot-de-vin.- Plus de 50 témoins -Najib Razak, au pouvoir de 2009 à 2018, purge déjà une peine de six ans de prison, après avoir été condamné dans une autre affaire liée à ce scandale. L’ex-dirigeant a présenté des excuses pour le scandale 1MDB qui s’est déroulé pendant son mandat, mais maintient qu’il ignorait tout des transferts illégaux provenant du fonds, aujourd’hui dissous.Selon le parquet, Najib Razak a pourtant profité de ses positions de Premier ministre, ministre des Finances et président du conseil consultatif du fonds pour transférer d’importantes sommes de la société vers son compte personnel il y a plus de 10 ans. L’accusation a présenté des relevés bancaires, les déclarations de plus de 50 témoins et d’autres documents à charge, tout en réfutant les arguments de la défense qui imputaient à l’homme d’affaires Jho Low (de son vrai nom Low Taek Jho) l’essentiel de la responsabilité de l’affaire. Longtemps très proche de Najib Razak, il est considéré comme le cerveau du pillage du fonds d’investissement, mais il est actuellement en fuite.Le président de la cour a souligné vendredi que “les preuves (…) témoignent d’une relation dans laquelle Jho Low agissait comme un prête-nom ou un agent de l’accusé en ce qui concerne la gestion des affaires de 1MDB”.Les avocats de M. Razak ont assuré que leur client ignorait que la direction de 1MDB travaillait main dans la main avec Jho Low pour détourner d’importantes sommes d’argent du fonds.L’avocat Muhammad Shafee Abdullah a affirmé à la presse la semaine dernière que Najib Razak n’avait “jamais bénéficié d’un procès équitable” et a réitéré ses accusations contre Jho Low.L’ancien dirigeant a néanmoins subi un revers lundi, se voyant refuser sa demande de commutation de sa peine existante en assignation à résidence.Le scandale a joué un rôle majeur dans la défaite aux élections de 2018 de Najib Razak et de l’Organisation nationale unifiée des Malais (Umno), le plus ancien parti de Malaisie, qui était au pouvoir depuis l’indépendance de cette ex-colonie britannique en 1957.

Grèce: la fermeture des centrales au lignite provoque chômage et exode

Dans le nord de la Grèce, le maire de la ville de Ptolemaïda, ancien pôle de production d’électricité à base de lignite, ne cache pas son inquiétude. Cette cité de Macédoine occidentale et sa région alentour risquent selon lui de “se transformer en Detroit”, du nom de la métropole américaine frappée par l’effondrement de l’industrie automobile.”Huit jeunes sur dix qui quittent la région pour étudier n’y reviennent jamais”, déplore Panagiotis Plakentas, l’édile de cette ville de de plus de 31.000 habitants.”Le chômage augmente et les emplois supprimés ne sont pas remplacés”, explique-t-il à l’AFP.Dans la région, seules deux centrales au lignite sont encore en activité. L’une fermera en mai et l’autre sera convertie au gaz naturel d’ici la fin 2026.Onze d’entre elles ont déjà cessé leur activité dans cette région qui fut des décennies durant le centre de production d’électricité à base de lignite en Grèce.- Très polluant -La Grèce est engagée dans une vaste transition vers les énergies renouvelables. Pour ce faire, elle a prévu de se défaire d’ici à 2028 de la production d’électricité par la combustion de lignite, une forme appauvrie de charbon très polluant.A Agios Dimitrios, un petit village proche de Ptolemaïda, trois hommes en tenue de travail savourent leur café face aux cheminées de la centrale thermique. Ils savent qu’avec sa fermeture programmée en mai, ils vont perdre leur emploi.”Cette ‘monoculture’ du lignite a été à la fois une bénédiction et une malédiction pour la région”, martèle l’un d’eux sans livrer son identité. “D’un côté, elle a donné du travail pendant des décennies à la plupart des habitants”, poursuit-il. “Mais la dépendance de l’économie locale à ce secteur a été si grande qu’elle nous fait sentir qu’il n’y a pas de lendemain pour nous”.A la place, la compagnie d’électricité publique, Public Power Corporation (PPC), a prévu un programme d’investissement de plus de cinq milliards d’euros sur les 3 à 5 prochaines années avec la création de vastes parcs photovoltaïques, des centres de données à haute capacité et des unités de stockage d’énergie.Le président de la communauté locale, Ilias Tentsoglidis, fustige une “dé-lignitisation violente” et affirme que les projets alternatifs de PPC ne se concrétisent pas.Des terres de la région avaient été expropriées par la PPC il y a des années pour l’extraction du lignite. Aujourd’hui les habitants préféreraient les récupérer pour les cultiver.”Nos villages se vident et, dans la plaine la plus fertile de la région, on sème du verre et du béton” en référence aux panneaux photovoltaïques, critique M. Tentsoglidis.La Macédoine occidentale affiche le taux de chômage le plus élevé de Grèce, à 16,5%, le double de la moyenne nationale (8,1%), selon l’office des statistiques ELSTAT.Elle est aussi la région qui a enregistré le plus fort déclin démographique au cours de la dernière décennie, avec une baisse de 10,1% de sa population.Selon les estimations des syndicats, plus de 10.000 emplois ont déjà été perdus en Macédoine occidentale, et ce chiffre devrait atteindre 20.000 lorsque le plan de transition verte sera entièrement mis en œuvre.L’exploitation du lignite, très polluant, a également eu des répercutions sur la santé des habitants de la région.Une étude publiée en décembre dans la revue internationale scientifique Atmosphere a établi un lien entre la diminution des maladies cardiovasculaires et l’amélioration de la qualité de l’air enregistrée grâce à la réduction de l’activité liée au lignite dans cette région.- Poison -Un tribunal a récemment condamné la PPC à verser environ 1,5 million d’euros de dommages et intérêts pour avoir contaminé la nappe phréatique en raison d’une mauvaise gestion des cendres issues de l’activité autour de la grande ville voisine, Kozani.”Nous buvions du poison” sans le savoir, raconte, amer, M. Tentsoglidis. Et “nous nous sommes réveillés un matin et on nous a dit que l’eau n’était plus potable. Non seulement il ne fallait plus la boire, mais il ne fallait plus la toucher non plus”.L’avenir? Alexis Kokkinidis, un mécanicien de 45 ans, ressent “de l’incertitude et de la peur”.”La seule chose qui me retient ici, c’est l’attachement émotionnel”, confie ce père de deux enfants, dont le contrat prendra fin en mai.”Je suis né et j’ai grandi ici mais on ne peut pas vivre de sentiments”.

Scandale de corruption en Malaisie: l’ex-Premier ministre Najib Razak attend son verdict

Déjà emprisonné, l’ex-Premier ministre malaisien Najib Razak doit connaître vendredi le verdict d’un nouveau procès lié au tentaculaire scandale de corruption 1MDB en Malaisie, qui risque de le maintenir pour des années derrière les barreaux.Fils de l’un des pères fondateurs de la Malaisie, l’ancien dirigeant de 72 ans est jugé pour quatre chefs d’accusation d’abus de pouvoir en lien avec des pots-de-vin présumés d’environ 2,28 milliards de ringgits (554 millions de dollars) provenant du fonds souverain malaisien 1Malaysia Development Berhad (1MDB), ainsi que pour 21 chefs d’accusation de blanchiment d’argent.Le détournement de centaines de millions de dollars de ce fonds censé oeuvrer au développement économique de la Malaisie, pour des dépenses privées comme l’achat d’un yacht géant ou des toiles de Monet ou Van Gogh, avait déclenché des enquêtes aux Etats-Unis, en Suisse et à Singapour. L’audience de vendredi s’est ouverte vers 9H00 (01H00 GMT) devant la Haute Cour de Kuala Lumpur, réunie à Putrajaya, la capitale administrative de la Malaisie.Le président de la cour, Collin Lawrence Sequerah, a commencé à lire un long verdict, avant de faire une pause pour la prière du vendredi trois heures plus tard. L’audience doit reprendre à 15H00 (07H00 GMT).Najib Razak, au pouvoir de 2009 à 2018, purge déjà une peine de six ans de prison après avoir été condamné dans une autre affaire liée à ce scandale. Dans son nouveau procès, chaque chef d’accusation d’abus de pouvoir est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison et d’une amende pouvant atteindre cinq fois le montant du pot-de-vin.S’il est acquitté, il retournera à la prison de Kajang, près de Kuala Lumpur, pour purger le reste de sa peine initiale.- “Contrôle absolu” -L’ex-dirigeant malaisien a présenté des excuses pour le scandale 1MDB qui s’est déroulé pendant son mandat, mais maintient qu’il ignorait tout des transferts illégaux provenant du fonds aujourd’hui dissous.Selon le parquet, Najib Razak a pourtant profité de ses positions de Premier ministre, ministre des Finances et président du conseil consultatif du fonds pour transférer d’importantes sommes de la société vers son compte personnel il y a plus de dix ans. L’accusation a présenté des relevés bancaires, les déclarations de plus de 50 témoins et d’autres documents à charge, tout en réfutant les arguments de la défense qui imputaient à l’homme d’affaires Jho Low (de son vrai nom Low Taek Jho), l’essentiel de la responsabilité de l’affaire. Longtemps très proche de Najib Razak, il est considéré comme le cerveau du pillage du fonds d’investissement, mais il est actuellement en fuite.Najib Razak “se présente comme la victime de subordonnés rebelles, alors qu’en réalité il était l’unique décideur et le plus puissant”, a estimé le procureur adjoint Ahmad Akram Gharib. Le juge Sequerah a écarté les arguments de la défense selon lesquels de l’argent versé sur le compte de l’ex-Premier ministre provenait de dons du Moyen-Orient.”Les preuves indiquent clairement qu’il ne s’agissait pas d’une coïncidence, mais témoignent d’une relation dans laquelle Jho Low agissait comme un prête-nom ou un agent de l’accusé en ce qui concerne la gestion des affaires de 1MDB” a-t-il souligné.Les avocats de M. Razak ont assuré que leur client ignorait que la direction de 1MDB travaillait main dans la main avec Jho Low pour détourner d’importantes sommes d’argent du fonds.L’avocat Muhammad Shafee Abdullah a affirmé à la presse la semaine dernière que Najib Razak n’avait “jamais bénéficié d’un procès équitable” et a réitéré ses accusations contre Jho Low.L’ancien dirigeant a néanmoins subi un revers lundi, se voyant refuser sa demande de commutation de sa peine existante en assignation à résidence.Une nouvelle condamnation porterait un coup supplémentaire à son influence persistante au sein du plus ancien parti politique de Malaisie, l’Organisation nationale unifiée des Malais (Umno).Le scandale a joué un rôle majeur dans la défaite aux élections de 2018 de Najib Razak et de l’Umno, qui était au pouvoir depuis l’indépendance de cette ex-colonie britannique en 1957.

Scandale de corruption en Malaisie: l’ex-Premier ministre Razak attend son verdict

Déjà emprisonné, l’ex-Premier ministre malaisien Najib Razak doit connaître vendredi le verdict d’un nouveau procès lié au tentaculaire scandale de corruption 1MDB en Malaisie, qui risque de le maintenir pour des années derrière les barreaux.Fils de l’un des pères fondateurs de la Malaisie, l’ancien dirigeant de 72 ans est jugé pour quatre chefs d’accusation d’abus de pouvoir en lien avec des pots-de-vin présumés d’environ 2,28 milliards de ringgits (554 millions de dollars) provenant du fonds souverain malaisien 1Malaysia Development Berhad (1MDB), ainsi que pour 21 chefs d’accusation de blanchiment d’argent.Le détournement de centaines de millions de dollars de ce fonds censé œuvrer au développement économique de la Malaisie, pour des dépenses privées comme l’achat d’un yacht géant ou des toiles de Monet ou Van Gogh, avait déclenché des enquêtes aux Etats-Unis, en Suisse et à Singapour. Le juge Collin Lawrence Sequerah rendra sa décision à partir de 09H00 (01H00 GMT) devant la Haute Cour de Kuala Lumpur réunie à Putrajaya, la capitale administrative de la Malaisie.Najib Razak, au pouvoir de 2009 à 2018, purge déjà une peine de six ans de prison après avoir été condamné dans une autre affaire liée à ce scandale. Dans son nouveau procès, chaque chef d’accusation d’abus de pouvoir est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison et d’une amende pouvant atteindre cinq fois le montant du pot-de-vin.S’il est acquitté, il retournera à la prison de Kajang, près de Kuala Lumpur, pour purger le reste de sa peine initiale.- “Contrôle absolu” -L’ex-dirigeant malaisien a présenté des excuses pour le scandale 1MDB qui s’est déroulé pendant son mandat, mais maintient qu’il ignorait tout des transferts illégaux provenant du fonds aujourd’hui dissous.Selon le parquet, Najib Razak a pourtant profité de ses positions de Premier ministre, ministre des Finances et président du conseil consultatif du fonds pour transférer d’importantes sommes de la société vers son compte personnel il y a plus de dix ans. L’accusation a présenté des relevés bancaires, les déclarations de plus de 50 témoins et d’autres documents à charge, tout en réfutant les arguments de la défense qui imputaient au fugitif Low Taek Jho l’essentiel de la responsabilité de l’affaire. Cet homme d’affaires, longtemps très proche de Najib Razak, est considéré comme le cerveau du pillage du fonds d’investissement, mais il est actuellement en fuite.Najib Razak “se présente comme la victime de subordonnés rebelles, alors qu’en réalité il était l’unique décideur et le plus puissant”, a estimé le procureur adjoint Ahmad Akram Gharib au tribunal. “L’accusé exerçait un contrôle absolu sur les finances, l’exécutif et la politique”, a-t-il dit lors de ses plaidoiries.Les avocats de Najib Razak affirment que l’argent qui a été versé sur le compte de l’ex-Premier ministre provenait de dons du Moyen-Orient.Ils ont assuré que leur client ignorait que la direction de 1MDB travaillait main dans la main avec Low Taek Jho pour détourner d’importantes sommes d’argent du fonds.L’avocat Muhammad Shafee Abdullah a affirmé à la presse la semaine dernière que Najib Razak n’avait “jamais bénéficié d’un procès équitable” et a réitéré ses accusations contre Low Taek Jho.L’ancien dirigeant a néanmoins subi un revers lundi, se voyant refuser sa demande de commutation de sa peine existante en assignation à résidence.Une nouvelle condamnation porterait un coup supplémentaire à son influence persistante au sein du plus ancien parti politique de Malaisie, l’Organisation nationale unifiée des Malais (Umno).Le scandale a joué un rôle majeur dans la défaite aux élections de 2018 de Najib Razak et de l’Umno, qui était au pouvoir depuis l’indépendance de cette ex-colonie britannique en 1957.