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Les dirigeants du monde attendus à Nice pour un sommet de “mobilisation” sur l’océan

Entre parade maritime et menu de saison, les dirigeants de la planète sont attendus dimanche à Nice pour une conférence de l’Onu sur les océans qu’Emmanuel Macron entend transformer en sommet de “mobilisation”.”Nous avons le devoir de nous mobiliser parce que la science est claire et que les faits sont là”, a déclaré dimanche le président français, en visite à Monaco, à la clôture d’un forum sur l’économie et la finance bleues.”La planète ne peut plus supporter des promesses non tenues”, a prévenu le président brésilien Luiz Ignacio Lula da Silva dans la principauté. “Soit nous agissons, soit la planète est en danger”.En début d’après-midi, M. Macron doit prendre un bateau pour rejoindre Nice, où une parade maritime est organisée dans le cadre des célébrations de la Journée mondiale de l’océan.Au total, une soixantaine de chefs d’Etat et de gouvernement doivent converger vers la baie des Anges, à la veille de la troisième conférence de l’Onu sur les océans (Unoc3). Jusqu’à 5.000 policiers, gendarmes et militaires ont été mobilisés pour la sécurité.Dans l’après-midi, M. Macron visitera le palais des expositions de Nice transformé en énorme ventre de baleine. Puis des chercheurs lui présenteront les recommandations du congrès scientifique qui a précédé le sommet de Nice, ainsi que le nouveau baromètre Starfish mesurant l’état d’un océan surexploité et en surchauffe. Au côté du président costaricain Rodrigo Chavez Roblez, co-hôte de l’Unoc3, il recevra aussi les conclusions du forum financier monégasque, qui visait à donner un nouvel élan à une exploitation durable de l’océan.- Chalutage de fond -“Il y a la possibilité d’avoir une pêche durable. Il y a la possibilité d’avoir un transport maritime durable. Il y a la possibilité d’avoir un tourisme durable”, a martelé M. Macron à Monaco.La journée se terminera par un dîner avec les chefs d’Etat et de gouvernement à l’hôtel Le Negresco, mettant à l’honneur légumes de saisons et poissons de la Méditerranée.Comme aux négociations climatiques, les Etats-Unis, premier domaine maritime au monde, n’ont pas prévu d’envoyer de délégation. Fin avril, Donald Trump a décidé unilatéralement d’ouvrir l’extraction minière dans des eaux internationales du Pacifique, contournant l’Autorité internationale des fonds marins dont les Etats-Unis ne font pas partie.Mis sous pression par les ONG, le président français a annoncé samedi une limitation du chalutage de fond dans certaines aires marines protégées (AMP) pour mieux sauvegarder les écosystèmes.Les ONG ont reçu cette annonce avec scepticisme, certaines saluant “un bon premier pas” tandis que d’autres critiquaient le “peu d’ambition” et le flou des mesures annoncées.La conférence débutera officiellement lundi pour faire le point sur les efforts entrepris par les Nations pour développer durablement les océans.  “L’action ne progresse pas à la vitesse ou à l’échelle requise”, reconnaissent les Etats dans le projet de déclaration finale, négociée depuis des mois.- “Il y a de l’argent” -Jusqu’au 13 juin, exploitation minière des fonds marins, traité international sur la pollution plastique et régulation de la surpêche et de la pêche illégale seront à la table des discussions.La France a dû revoir ses ambitions à la baisse pour cette première conférence onusienne dans l’Hexagone depuis la COP21 en 2015. Les 60 ratifications, attendues à Nice, pour permettre l’entrée en vigueur rapide du traité de 2023 pour protéger la haute mer ne devraient pas être obtenues avant la fin de l’année.La France espère aussi élargir la coalition de 33 pays en faveur d’un moratoire sur l’exploitation minière des fonds marins.Les échanges entre délégations devraient également porter sur les négociations pour un traité contre la pollution plastique, qui reprendront en août à Genève, et sur la ratification d’accords concernant la lutte contre la pêche illégale et la surpêche.Si le sommet de Nice “n’est pas à proprement parler une conférence de mobilisation de fonds”, selon l’Elysée, le Costa Rica, pays coorganisateur de la conférence, a dit espérer 100 milliards de dollars de nouveaux financements pour le développement durable de l’océan.La protection des océans, qui couvrent 70,8% du globe, est le moins bien financé des 17 objectifs de développement durable de l’Onu.”Nous avons créé cette sorte de mythe selon lequel les gouvernements n’ont pas d’argent pour la conservation des océans”, a critiqué Brian O’Donnell, directeur de Campaign for Nature, ONG qui milite pour la protection des océans. “Il y a de l’argent. Il n’y a pas de volonté politique”.

Retraites: le ministre de l’Economie peu favorable à une capitalisation obligatoire

Le ministre de l’Economie, Eric Lombard a estimé dimanche que ce n’était pas “le bon moment” d’introduire une part “obligatoire” de capitalisation dans le système des retraites, comme l’a proposé l’ancien Premier ministre Edouard Philippe. “En faire un élément obligatoire, je ne pas sûr que ce soit le bon moment. On a des priorités plus plus brûlantes sur la question des retraites”, a déclaré Eric Lombard lors d’un entretien sur France Inter/France Info/Le Monde. “Le problème de la capitalisation, c’est que dans l’organisation actuelle, c’est inégalitaire: c’est ceux qui ont de l’argent donc ceux qui ont des revenus plus élevés qui peuvent le placer”, a-t-il souligné. “Et si on devait faire une capitalisation obligatoire, qui le financerait? Les entreprises, on voit bien que les marges sont serrées et il y a pas de quoi prélever. Donc cela demanderait une réflexion plus large sur l’organisation”, a-t-il ajouté, privilégiant aujourd’hui une “incitation à investir”. Candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle, Edouard Philippe a évoqué mercredi 15% de part de capitalisation à introduire dans le système des retraites car “notre société vieillit” tout en faisant face à “la dénatalité”. Par ailleurs, Eric Lombard a réitéré la volonté du gouvernement de maîtriser la dépense publique dans le cadre du prochain budget pour 2026, qui nécessitera environ 40 milliards d’euros d’efforts par rapport à l’évolution des dépenses si aucune mesure n’était prise. “Nous n’augmenterons pas les impôts dans leur ensemble”, a-t-il affirmé. “On est dans la stabilisation d’ensemble (de la dépense, NDLR), donc cela veut dire qu’on va pas faire de l’austérité de façon générale”, a-t-il expliqué. Concernant la piste d’une “année blanche”, soit un gel budgétaire, son éventuel périmètre d’application nécessiterait “des décisions politiques au cas par cas”, a estimé le ministre. “On est obligé de tout distinguer suivant les secteurs”, a-t-il développé. “Si on doit avoir des fonds pour la défense, il faut que d’autres ministères contribuent. De la même façon, dans le domaine social, il y a des prestations probablement (qu’)on peut stabiliser” alors que d’autres bénéficient aux “personnes les plus modestes, même si l’inflation est très basse cette année”. “Il faut qu’on engage la baisse du nombre de fonctionnaires”, a-t-il aussi indiqué, mais “les nombres ne sont pas encore fixés”. Dans un entretien au Journal du dimanche publié samedi soir, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a aussi affirmé que le gouvernement voulait “revoir cette tendance” de hausse du nombre de fonctionnaires ces dernières années,

Argent, grands fonds et parcs marins: les enjeux du sommet de Nice

Les dirigeants de la planète se retrouvent à Nice à partir de dimanche pour discuter de “l’urgence” mondiale qui menace les océans. Que faut-il attendre de significatif de cette conférence onusienne?Les ONG et les petits Etats insulaires espèrent que ce sommet, qui s’ouvre lundi sur la Côte d’Azur, ira au-delà des simples discours sur une série d’enjeux à l’actualité brûlante. – Aires marines (peu) protégées -La création de nouvelles aires marines protégées (AMP) devrait être annoncée à Nice par plusieurs gouvernements, ce qui pourrait permettre d’atteindre 10% de protection au niveau mondial (contre 8,36% aujourd’hui), selon le cabinet de la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher.La communauté internationale s’est fixée un objectif de 30% de protection en 2030 (objectif “30X30”). Mais au rythme actuel, cet objectif ne sera pas atteint avant 2107, selon .Au-delà de la quantité, la protection doit également être de meilleure qualité, estiment les ONG, car de nombreux pays n’imposent pratiquement aucune règle au sein de leurs parcs marins, autorisant par exemple le chalutage de fond, une pratique de pêche jugée destructrice.Au niveau mondial, seulement 2,7% de l’océan bénéficie des plus hauts niveaux de protection, un chiffre qui tombe à 0,1% pour les eaux de France métropolitaine.- Haute Mer -Un des points-clés pour atteindre l’objectif 30X30 est la ratification du traité sur la Haute Mer, signé par 110 Etats en 2023, qui doit permettre de mieux protéger la vie marine dans les eaux internationales (au-delà de 200 milles marins – 370 km – des côtes).A ce jour, 32 pays et l’Union européenne l’ont ratifié et d’autres pourraient le faire la semaine prochaine, alors que la France espérait réunir 60 ratifications à Nice pour permettre une entrée en vigueur du traité dès 2026. Paris entend désormais atteindre ce chiffre avant la fin de l’année 2025.- Exploitation des abysses -La France devrait profiter du sommet pour tenter de convaincre plus de pays de rejoindre la coalition en faveur d’un moratoire sur l’exploitation des grands fonds marins, qui rassemble actuellement 33 pays seulement. Un élargissement de cette alliance enverrait un signal au président américain Donald Trump, qui a décidé unilatéralement d’autoriser cette pratique dans les eaux internationales du Pacifique.Toute annonce sera également surveillée de près à l’approche de la prochaine réunion, en juillet, de l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM), qui travaille depuis des années sur l’élaboration d’un code minier. Ce texte doit établir les règles d’extraction commerciale de minéraux convoités pour la transition énergétique tout en préservant les fonds marins, classés “biens commun de l’humanité”. – Des actions, pas des mots -A la clôture du sommet, les nations adopteront la déclaration de Nice, un texte de huit pages négocié depuis des mois, qui appelle à une “action urgente” pour l’océan, mais qui n’est pas juridiquement contraignant. “Belles paroles”, “coquille vide”, a critiqué Greenpeace, tandis que l’ambassadeur français pour les océans Olivier Poivre d’Arvor a vanté une déclaration “beaucoup plus ambitieuse” que lors de la dernière conférence sur les océans de Lisbonne (2022).”La déclaration finale n’est pas vraiment le seul résultat. Il est beaucoup plus important, en fait, que les gouvernements s’engagent et qu’ils viennent ici pour dire ce qu’ils pensent individuellement”, tempère Peter Haugan, directeur politique de l’Institut de recherche marine en Norvège. – L’argent compte -La protection de l’océan est le “moins bien financé” des 17 objectifs de développement durable de l’Organisation des nations unies (Onu), selon le projet de déclaration de Nice.Pour combler ce retard, les Etats devront mettre de l’argent sur la table, estime Selon Pauli Merriman, du WWF. “Ce qui nous manque encore, c’est l’ambition, le financement et la mise en œuvre nécessaires pour combler le fossé… Il ne suffit pas que les gouvernements se présentent à Nice avec de bonnes intentions”, a-t-elle déclaré aux journalistes. Quelque 175 milliards de dollars (153 milliards d’euros) par an sont nécessaires pour atteindre l’objectif de développement durable de l’océan d’ici 2030, selon un rapport du Forum économique mondial de 2022, qui précisait que seulement un peu moins de 10 milliards de dollars au total avaient été investis entre 2015 et 2019.

A Grasse, la Centifolia, l’or rose des parfums de luxe

“La plante que nous produisons ici est une matière première haute couture”: à Grasse, au Domaine de la Rose de Lancôme, la récolte de la Centifolia, rose privilégiée des parfums de luxe, se termine.Lancôme, marque de luxe de L’Oréal, qui fête ses 90 ans et dépasse les 4 milliards d’euros de ventes annuelles, n’est pas la seule à récolter ces fleurs à Grasse – dont le savoir-faire en matière de parfums a été classé au patrimoine immatériel de l’Unesco. Dior, Chanel, Louis Vuitton, sont aussi de la partie.Avec sa bâtisse rose à la porte ronde et aux grandes baies vitrées, le Domaine de la Rose, ouvert au public une fois par mois, n’est pas qu’une belle vitrine pour Lancôme. La marque y cultive aussi des fleurs telles la rose Centifolia, le jasmin, la verveine ou encore l’iris qui serviront ses parfums.Dans cette propriété de 7 hectares, achetée par Lancôme en 2020, les “quelques tonnes” de roses Centifolia récoltées seront utilisées dans 14 parfums en édition limitée, vendus au-delà de 200 euros le flacon.Ici, la Centifolia pousse entourée de murets en pierres sèches sur un terrain riche en calcaire et argile, traversé par plusieurs sources d’eau. La récolte, traditionnellement au mois de mai, commence seulement quand la rose a décidé de s’ouvrir. “Si vous ne cueillez pas le jour même… c’est perdu”, souligne Antoine Leclef, responsable des cultures, qui surveille les 40.000 rosiers agricoles du domaine. Entre la récolte et la transformation en absolu (extrait servant à fabriquer les parfums) par l’entreprise Firmenich, “il n’y a pas plus d’une heure et demie”. Il faut 800 kilos de roses pour réaliser un kilo d’absolu. Un orage, le passage d’un sanglier… et la récolte s’effondre. “C’est la règle du luxe, quand il n’y en a plus, il n’y en a plus”, selon la directrice du domaine Lucie Careri, et dans ce cas “il y aura moins de bouteilles” de parfum.- Broderie -“C’est une expertise, comme la broderie à la main, qui peut se perdre”, explique à l’AFP Sabrya Meflah, présidente de Fine Fragrance de International Flavors and Fragrances (IFF), un des plus gros fabricants mondiaux de parfums pour de grandes marques, qui a créé son “Atelier du parfumeur”, une “Villa Médicis” de la profession.”On ne peut pas rivaliser avec des pays comme la Bulgarie ou la Roumanie qui ont des centaines d’hectares de roses, mais la rose que nous avons ici est exceptionnelle. Les volumes étant ce qu’ils sont, il n’y a que des grandes maisons de luxe qui ont une chance de pouvoir se servir”, explique à l’AFP Diane Saurat, experte en parfums du Domaine de la Rose.Grasse attire depuis longtemps les parfums de luxe. Chanel y a un partenariat exclusif avec la famille Mul pour son célèbre Chanel N°5 et est la seule à posséder, depuis 1987, une usine d’extraction en plein champs, évitant les intermédiaires.Dior (LVMH) a également passé des accords d’exclusivité avec plusieurs producteurs grassois. La marque, comme Louis Vuitton et Lancôme, est membre de l’association “Les fleurs d’exception du pays de Grasse” qui promeut l’agriculture biologique locale.”A Grasse, historiquement, le rapport (entre) agriculteur et industriel était plutôt dominant-dominé”, selon Laetitia Lycke, directrice de l’association. Aujourd’hui, des contrats passés entre les grandes entreprises et des jeunes agriculteurs permettent à ces derniers de se lancer. Elle reconnaît aussi d’autres avancées ces dernières années comme celle “d’avoir mis autour de la table dix industriels qui habituellement sont dans la compétition, pour s’accorder sur un cahier des charges pour l’indication géographique” Absolue de Grasse.”On attend aussi que ces grandes maisons nous permettent de réintroduire des plantes oubliées”, ajoute Laeticia Lycke, “cela offrirait des nouveaux débouchés à nos agriculteurs”. “On n’arrivera jamais aux 5.000 producteurs des années 50, parce qu’il n’y a plus la même superficie de terres même si 70 hectares ont été sanctuarisés par le maire” mais “on a encore une belle marge de progression”, ajoute-t-elle. 

Chalutage: les annonces de Macron reçues avec scepticisme par les ONG

“Manque d’ambition”, “imposture”: l’annonce par Emmanuel Macron d’une limitation du chalutage de fond dans les aires marines protégées (AMP) françaises suscite un fort scepticisme parmi les ONG environnementales, même si certaines saluent “un bon premier pas”.”Le président a mis en scène l’annonce… du statu quo !”, a vilipendé l’association Bloom dans un communiqué diffusé dimanche, estimant qu’Emmanuel Macron avait “confirmé que l’imposture de la politique de protection maritime de la France se poursuivrait, à savoir qu’il n’existerait jamais de cadre contraignant pour protéger véritablement les aires marines dites protégées.”Dans un entretien à la presse régionale donné à la veille du sommet de Nice sur les océans, M. Macron a annoncé une limitation du chalutage de fond dans certaines zones des AMP françaises. Il a admis que cette technique de pêche, qui râcle le fond de la mer, “vient perturber la biodiversité et des écosystèmes qu’il faut apprendre à protéger”.”Il y a un tout petit peu de progrès sur la formulation: le chalutage de fond a pris la place qu’il mérite” dans la communication gouvernementale, a souligné auprès de l’AFP François Chartier de Greenpeace.Cependant, “on a l’impression qu’il annonce qu’il ne va rien annoncer”, a-t-il ajouté, déplorant le “peu d’ambition” des déclarations du président.Greenpeace plaide pour une interdiction du chalutage de fond dans 30% des eaux françaises classées en aires marines protégées.  L’ONG Oceana a salué “un bon premier pas”, selon les mots de son porte-parole Nicolas Fournier, car “jusqu’à présent, c’était tabou de parler de ces questions-là.”Le chalutage de fond a été pratiqué pendant 17.000 heures dans les aires marines protégées françaises en 2024, selon un rapport publié en mai par Oceana, qui appelle à bannir la pratique.M. Fournier remarque que M. Macron a cité dans son interview l’AMP de Port-Cros (Var), “où il n’y a déjà pas de chalutage”. “Si on décide de l’interdire, l’impact sera minimal pour la biodiversité”, a-t-il pointé auprès de l’AFP.”Interdire le chalutage de fond dans une aire marine protégée ne la rend pas en +protection stricte+ car il faudrait pour cela y interdire toutes les activités extractives y compris la pêche”, ajoute-t-il.A ce jour, 33% des eaux françaises sont couvertes par au moins une AMP, mais la plupart d’entre elles autorisent toutes les pratiques de pêche. M. Macron a annoncé un renforcement de la protection de ces AMP pour atteindre l’objectif européen de placer sous protection forte 10% de son domaine maritime “dès le 1er janvier 2026”, avec quatre ans d’avance sur le délai fixé.Par cette communication, le président français s’attribue les annonces du président de la Polynésie français qui doit annoncer à Nice “la création d’une vaste aire marine protégée de 5,5 millions de kilomètres carrés, dont 1,1 million de kilomètres carrés sous protection stricte”, accuse l’ONG Bloom.Les zones sous protection haute ou intégrale, le niveau le plus strict de protection, plafonnent actuellement à du domaine maritime français, et sont presque exclusivement situées outre-mer.

Les Italiens appelés à voter sur la naturalisation et le droit du travail

Les Italiens sont invités à se prononcer dimanche et lundi par référendum sur une mesure visant à faciliter l’obtention de la nationalité, ainsi que sur l’abolition de lois libéralisant le marché du travail, deux changements auxquels s’oppose le gouvernement qui a appelé à s’abstenir afin d’invalider le résultat du vote.Un résident non-européen sans lien de mariage ni de sang avec l’Italie doit actuellement vivre dans le pays pendant dix ans avant de pouvoir demander la naturalisation, un processus qui peut ensuite prendre des années. La proposition, soumise à référendum, propose de réduire ce délai à cinq ans, ce qui alignerait l’Italie sur l’Allemagne et la France.Les partisans du “oui” affirment que jusqu’à 2,5 millions de personnes pourraient bénéficier de cette réforme, soutenue par le Parti démocrate (PD, centre-gauche), principale force d’opposition. L’initiative de ce référendum, venue de partis d’opposition et d’ONG, avait recueilli plus de 500.000 signatures en septembre dernier, comme l’exige la loi.La Première ministre Giorgia Meloni, cheffe du parti Fratelli d’Italia (FDI, extrême droite), arrivée au pouvoir en 2022 sur un programme anti-migrants, a déclaré être “absolument contre” cette mesure. Les partis de sa coalition ont appelé leur électorat à déserter les urnes, car pour que le résultat du vote soit valide, il faut une participation de plus de 50%.Pour Giorgia Meloni, la loi actuelle sur la nationalité est “excellente” et “très ouverte”. “Nous sommes l’une des nations européennes avec le plus grand nombre de naturalisations”, a-t-elle souligné jeudi. Selon Eurostat, Rome a accordé en 2023 la nationalité italienne à 213.500 personnes, soit un cinquième des naturalisations dans l’Union européenne.En mars, le gouvernement avait limité l’accès à la naturalisation par lien de sang, ne rendant éligibles que les étrangers ayant des grands-parents ou des parents italiens, alors qu’auparavant, l’ascendance pouvait remonter jusqu’aux arrière-arrière-grands-parents. Même si le “oui” l’emporte, la règle qui prévoit que les enfants nés en Italie de parents étrangers ne peuvent pas demander la nationalité avant d’avoir 18 ans restera, elle, inchangée.Très populaire dans le pays, le rappeur Ghali, né à Milan de parents tunisiens, a exhorté ses fans à aller voter.”Certains sont nés ici, ont vécu ici pendant des années, (…) se sentent Italiens à tous les égards, mais ne sont pas reconnus comme citoyens”, a-t-il dénoncé sur Instagram, appelant à voter “oui” au référendum car “nous demandons que cinq ans de vie soient suffisants (…) pour faire partie de ce pays”.- Protection des salariés -Les Italiens sont également appelés à se prononcer dimanche et lundi, toujours par référendum, sur une proposition d’abolition de quatre lois de libéralisation du marché du travail, une consultation voulue par le syndicat CGIL (gauche), principale confédération syndicale du pays, qui a également récolté les 500.000 signatures nécessaires pour la tenue du scrutin. Le syndicat espère ainsi rétablir des mesures de protection contre les contrats précaires, les licenciements et les accidents du travail qui avaient été supprimées par le passé. “Nous voulons renverser une culture qui a fait prévaloir les intérêts des entreprises sur ceux des travailleurs”, a expliqué à l’AFP Maurizio Landini, secrétaire général de la CGIL.Le Parti démocrate soutient ce changement bien qu’il ait adopté quand il était au pouvoir certaines des mesures proposées à la suppression, dont certaines mises en place par l’ancien chef du gouvernement Matteo Renzi.Actuellement à 23% dans les sondages, loin derrière Mme Meloni qui reste stable autour des 30%, le PD tente, avec ce nouveau positionnement, de récupérer une partie du vote ouvrier.

Le chalutage de fond, une technique de pêche controversée

Des fonds marins raclés pour pouvoir pêcher plus de poissons: le chalutage de fond, dont l’impact environnemental est décrié par les ONG, sera un sujet phare de la conférence des Nations unies sur l’Océan qui s’ouvre lundi à Nice.Qu’est-ce que c’est?La pêche au chalut consiste à ramasser poissons et crustacés avec un filet, tiré par un ou deux bateaux.Parmi les différents types de pêche au chalut, le chalutage de fond, dénommé “chalutage profond” au-delà de 400 mètres, selon Greenpeace. Un bateau traîne un “chalut”, gigantesque filet lesté par une barre métallique, qui racle le fond des océans pour remonter soles, turbots, langoustines ou encore encornets.Quelle part dans la pêche mondiale ?Le chalutage de fond représente environ un quart de la pêche sauvage mondiale, selon l’observatoire “Global Fishing Watch”.Pour l’Union européenne, cette méthode apporte un tiers de la production, soit 7,3 millions de tonnes chaque année. “En France, le chalutage et la drague (structures rigides tirées sur le fond marin par un bateau, NDLR) représentent environ la moitié de la pêche hexagonale en volume et en valeur des débarquements”, relève Olivier Guyader, économiste maritime à l’Ifremer, dans une interview publiée début avril sur le site de cet institut français de recherche sur l’océan. Pourquoi est-ce critiqué ?Fonds marins abîmés, stocks de poissons épuisés, espèces non-ciblées capturées… les griefs sont nombreux.”Cette technique est largement utilisée en raison de son efficacité pour capturer de grandes quantités de poissons en une seule opération mais elle est très énergivore”, souligne Olivier Guyader. Et son impact est destructeur pour les fonds marins: “un seul passage de chalut peut modifier profondément et durablement des habitats fragiles”, et “les captures accidentelles de juvéniles (jeunes poissons, NDLR) peuvent perturber la reproduction des espèces”, détaille Lénaïck Menot, chercheur en écologie des fonds marins à l’Ifremer, dans ce même entretien.En outre, elle entraîne “une énorme déperdition puisqu’en moyenne environ la moitié du contenu du filet est rejetée à la mer” et ne sera pas commercialisée, déplore l’ONG Bloom sur son site internet.Où est-ce interdit ?En Nouvelle-Zélande, un tiers de la zone économique exclusive est interdite au chalutage de fond, ainsi que près d’un quart de la mer territoriale (zone située à moins de 12 milles nautiques de la côte). Le Venezuela interdit le chalutage dans ses eaux, même si des pêcheurs dénoncent des actes de pêche clandestine. L’Equateur l’interdit aussi (sauf pour les crevettes), tout comme des départements de la côte Atlantique de la Colombie.Des restrictions ou interdictions existent dans certaines zones protégées, par exemple aux Etats-Unis, en Australie, au Canada, ou au Brésil. Il s’agit souvent de protéger les fonds marins mais aussi la pêche artisanale.Au Royaume-Uni, la commission environnementale de la Chambre des communes a appelé jeudi le gouvernement à bannir le chalutage de fond dans certaines zones protégées. Et en Europe?L’Union européenne interdit depuis 2016 le chalutage en-dessous de 800 mètres, et la Grèce va devenir le premier pays en Europe à l’interdire dans les parcs marins nationaux d’ici à 2026, puis dans l’ensemble des aires marines protégées d’ici à 2030.Jeudi, l’UE a présenté sa stratégie pour mieux protéger les océans. Alors que des ONG réclament l’interdiction immédiate du chalutage de fond dans les aires marines protégées, les 27 s’en tiennent à une simple recommandation, appelant à mettre fin à cette pratique à l’horizon 2030 dans les aires protégées.Le gouvernement français soutient lui “une approche au cas par cas”: “les interdictions dépendront de la biodiversité à protéger”, a indiqué la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, vendredi lors d’une conférence de presse à Nice.”On peut manger de la sole, de la coquille Saint-Jacques, de la langoustine à des prix abordables car il y a ces activités-là”, a souligné Emmanuel Macron samedi dans une interview à la presse régionale. Néanmoins, “il y a des endroits où il faut limiter leur activité (des chalutiers, NDLR), qui en raclant le fond, vient perturber la biodiversité et des écosystèmes qu’il faut apprendre à protéger”, a poursuivi le chef de l’Etat français.

Au Chili, la pêche durable peine à sauver le merlu

A Caleta Portales, petit port de pêche sur la côte centrale du Chili, les bateaux rentrent souvent les cales vides: le merlu, pilier de l’activité locale, se fait rare, mettant en évidence les limites des politiques de gestion durable des ressources marines.”Avant, c’était plein de poisson”, soupire Rodrigo Gallardo, pêcheur de 46 ans. Avant de prendre la mer, il fait un signe de croix. Le vent est fort et la mer agitée.A sept milles nautiques (13 km) des côtes, au large de la ville de Valparaiso, il déploie sa palangre, une longue ligne garnie de 2.000 sardines faisant office d’appâts. Lorsqu’il la remonte, un seul merlu s’agite au bout.Le pêcheur accuse des années de réglementation favorisant la pêche industrielle adepte du chalutage de fond, une pratique accusée par les ONG d’épuiser les océans et de freiner la reconstitution de l’espèce.Le merlu du Pacifique Sud (Merluccius gayi) est l’un des piliers de la pêche artisanale au Chili. Quelque 4.000 petits pêcheurs en dépendent directement.Mais sa population a décliné de 70% en vingt ans, selon l’Institut de développement de la pêche Ifop.Le Chili, 10e puissance mondiale de la pêche avec ses 6.000 km de côtes, a pourtant renforcé dès 2013 sa législation, en durcissant notamment son système de quotas.Les limites de capture ont été réduites, parfois drastiquement, passant dans le cas du merlu de 121.000 tonnes en 2001 à 35.000 aujourd’hui. Mais la situation continue de se dégrader pour l’espèce: la biomasse a reculé de 17% entre 2023 et 2024, selon l’Ifop, et de nouvelles réductions de quotas pourraient être annoncées.Face à cette perspective, l’inquiétude monte également du côté des industriels.Marcel Moenne, directeur de PacificBlu, prévient qu’une réduction supplémentaire des quotas ne serait “pas économiquement viable”. Elle mettrait en péril les 3.200 emplois de son entreprise, qui exploite plus de la moitié des volumes alloués à la pêche industrielle.Mercredi, le Parlement a relevé de 40% à 45% la part des quotas allouée à la pêche artisanale, réduisant parallèlement celle de la pêche industrielle, de 60% à 55%.Largement consommée au Chili en raison de son prix abordable, l’espèce est officiellement considérée comme “surpêchée” depuis 2012. Dès 2006, une période de reproduction protégée a été instaurée chaque mois de septembre.- Plusieurs facteurs -Malgré l’ensemble des dispositifs en place, le merlu échappe au modèle chilien de pêche durable, là où d’autres espèces, comme la sardine australe, le chinchard ou la seiche, ont vu se reconstituer leur biomasse (poids total des poissons d’une espèce dans une zone donnée).Les experts invoquent une combinaison de facteurs pour expliquer son déclin persistant: changement climatique, pêche illégale, quotas relevés trop rapidement ou cannibalisme au sein de l’espèce.”Il n’y a pas un seul facteur en cause. C’est une combinaison d’éléments biologiques, humains et environnementaux”, note Patricio Galvez, expert de l’espèce à l’Ifop. “Les gros individus peuvent se nourrir des juvéniles, ce qui complique encore la reconstitution du stock”, ajoute-t-il.Rodrigo Catalan, directeur de conservation pour le Chili au WWF, pointe la pêche illégale et la surpêche, qui “ont rendu ce poisson de plus en plus rare”.En 2023, les autorités ont saisi 58 tonnes de merlu pêché illégalement. Sa vente fraîche, très répandue sur les marchés et foires, “donne un avantage à la pêche illégale” de l’espèce et rend difficiles les contrôles, souligne le service national des pêches. Sur le plan environnemental, “le Chili subit déjà les effets visibles du changement climatique. Chez le merlu, des changements ont été observés dans la distribution (migration vers le sud) et la reproduction”, note Alicia Gallardo, chercheuse à l’Université du Chili. Le Chili continue pourtant d’avancer sur la voie de la durabilité: plus de 40% de ses eaux sont désormais couvertes par des aires marines protégées, des zones où la pêche est censée être réglementée.Le pays a aussi signé le traité des Nations unies pour la protection de la haute mer, un accord international au centre de la Conférence des Nations unies sur les océans qui se tiendra en France, à Nice, de lundi à vendredi.Le Chili espère notamment y obtenir le soutien nécessaire pour faire de Valparaiso, sa principale ville portuaire, le futur siège de ce traité, un signal fort des ambitions du pays en matière de protection des océans et de la biodiversité.

Repousser encore l’âge de la retraite? L’option qui ulcère les syndicats

Repousser de nouveau l’âge de départ à la retraite pour rééquilibrer les comptes: suggérée dans un rapport encore non adopté, cette option suscitait samedi une levée de boucliers des syndicats qui bataillent toujours pour revenir sur les 64 ans imposés par la dernière et très contestée réforme de 2023. S’il ne doit être formellement adopté que jeudi prochain par les membres du Conseil d’orientation des retraites (COR), le rapport annuel de cet organisme rattaché à Matignon ne passe déjà pas inaperçu – accusé d’être “orienté” selon la CGT voire de tenter de “biaiser les travaux” du “conclave” sur les retraites prévus jusqu’au 17 juin. Dans ce rapport, consulté vendredi par l’AFP, le COR, présidé par l’économiste Gilbert Cette, revoit à la baisse le déficit escompté pour 2030 (6,6 milliards d’euros) mais à la hausse celui à long terme (2070). Il évalue surtout quatre pistes pour rééquilibrer le système.Le document qualifie les trois premières mesures  – modération de la progression des pensions nettes de prélèvements, hausse des contributions retraites des salariés, hausse des contributions retraites des employeurs – de “récessives” et semble encourager la quatrième option: un “recul de l’âge de départ à la retraite qui permet un accroissement des taux d’emploi”. “Pour équilibrer structurellement le système de retraite chaque année jusqu’en 2070 via le seul levier de l’âge de départ à la retraite, il serait nécessaire de porter cet âge à 64,3 ans en 2030, 65,9 ans en 2045 et 66,5 ans en 2070”, écrit-il. Et donc aller au-delà des 64 ans instaurés par la réforme de 2023, adoptée au forceps par le gouvernement d’Elisabeth Borne malgré une contestation massive dans les rues. – “Mission commandée” -Pour la CGT, Gilbert Cette, est “sorti de son rôle”. “Il y a un scandale dans le fait de ne flécher qu’une seule préconisation. Jusqu’à présent, le COR émettait des hypothèses et aux politiques de trancher. Là, c’est totalement orienté”, a fustigé auprès de l’AFP son représentant Denis Gravouil, chargé de la protection sociale et des retraites.”Gilbert Cette est en mission commandée par Emmanuel Macron”, critique le syndicaliste, notant que ce “pré-rapport” a fuité au lendemain du vote symbolique par les députés d’une résolution pour l’abrogation de la réforme de 2023.”Le COR n’existe qu’à travers les avis de son conseil, il se réunit jeudi. Donc il n’y a aucune orientation sur les retraites qui existe pour l’heure au niveau du COR… sauf à vouloir électriser ou biaiser les travaux du conclave en cours. Ce qui est inadmissible”, a grincé Yvan Ricordeau, secrétaire général adjoint de la CFDT.”C’est du Gilbert Cette, avec sa grille de lecture néolibérale et son obsession du déficit public”, a réagi Michel Beaugas, secrétaire confédéral de FO, dans Le Monde. – “Hypothèse unilatérale” -Gilbert Cette, soutien de M. Macron lors de la présidentielle de 2017, a été nommé en octobre 2023, prenant la suite de Pierre-Louis Bras. Ce dernier avait été vivement critiqué par l’exécutif en déclarant que “les dépenses de retraites ne dérapent pas”. Son remplacement avait été dénoncé par les syndicats.Un récent rapport de la Cour des comptes a démontré que reculer l’âge légal “était efficace financièrement à très court terme, sur les deux-trois premières années, mais que l’effet était assez faible sur du moyen-long terme”, a de son côté rappelé vendredi sur FranceInfo, Cyril Chabanier, pour la CFTC, évoquant “d’autres leviers” à “actionner”.”Pour la première fois, on a un rapport qui ne retient qu’une hypothèse unilatérale, qui est celle de Gilbert Cette. Les autres hypothèses ne sont pas présentées”, a renchéri Eric Coquerel, président LFI de la commission des Finances à l’Assemblée, sur la même radio.Le rapport sort alors que les négociations entre les cinq partenaires sociaux restant pour rediscuter la réforme de 2023, le “conclave” voulu par le Premier ministre, entrent dans le dur.L’un des principaux points de crispation tient précisément à la question de l’âge, sur lequel les syndicats veulent un retour. FO et la CGT avaient claqué la porte au début du processus, tout comme l’U2P côté patronal. Deux réunions plénières sont prévues mercredi et jeudi avant une réunion finale le 17 juin.

Normandie: l’Etat s’engage financièrement pour sauver une usine de papier recyclé

L’Etat s’est engagé financièrement dans le projet de reprise de la papeterie normande Chapelle Darblay par le groupe Fibre Excellence, qui aurait capoté avec ses quelque 200 emplois sans soutien de l’exécutif, a-t-on appris samedi auprès du ministère de l’Economie.”L’Etat a confirmé auprès de Fibre excellence son engagement à soutenir financièrement le projet d’usine de papeterie à Chapelle Darblay”, en Seine-Maritime, a déclaré à l’AFP le ministère. Il souligne que ce soutien financier, annoncé à hauteur de 52 millions d’euros, “sera conditionné à la levée de fonds privés que doit désormais engager Fibre Excellence”.Les maires socialistes de Rouen et de Grand-Couronne, où l’usine est située, ainsi que la CGT, ont multiplié les interventions auprès du gouvernement pour faire aboutir ce projet de réindustrialisation et la création de 185 emplois directs.Ils estimaient nécessaire un prêt de l’Etat de 27 millions d’euros pour boucler le projet, porté par Fibre Excellence, premier producteur français de pâte à papier marchande qui a acquis le site en 2022 avec Veolia. Veolia, numéro un mondial de l’eau et des déchets, s’est engagé de son côté à “assurer le volet approvisionnement en papiers et cartons recyclés du projet”.”Nous sommes extrêmement fiers et soulagés. Ça s’est joué à très peu puisque Fibre Excellence devait sortir du projet mardi si l’Etat n’entrait pas au capital”, a réagi samedi Julien Sénécal, syndicaliste de la CGT et ancien secrétaire du CSE de Chapelle Darblay.”Il manque désormais un financement privé à hauteur de 160 millions d’euros mais c’est nettement plus facile à obtenir auprès des banques lorsque l’État est au capital. C’est un événement décisif et la fin d’un combat de plus de six ans”, s’est-il réjoui.Selon M. Sénécal, la remise en activité du site est prévue “à l’horizon 2028″.”L’Etat s’engage, avec les élus locaux, pour le projet d’usine à Chapelle Darblay. Ce projet d’usine est soutenu de longue date par le territoire et les salariés. Les soutiens publics de l’Etat et de la métropole de Rouen doivent désormais permettre à Fibre Excellence de lancer le projet”, a déclaré Marc Ferracci, cité par Bercy.”Le travail porte ses fruits!”, s’est félicité sur X le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, remerciant M. Ferracci.cor-dlm-ngu-ban/eb