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La Bourse de Paris en baisse après les frappes israéliennes en Iran

La Bourse de Paris évoluait en baisse vendredi, refroidie par le regain de tensions géopolitiques au Moyen Orient après qu’Israël a attaqué des infrastructures nucléaires et militaires iraniennes, Téhéran ripostant en lançant des drones.”L’or s’approche de ses plus hauts historiques, les actions fléchissent, le dollar repart à la hausse: les événements des dernières heures provoquent un net mouvement de retrait des actifs jugés risqués”, comme les actions, commente Jochen Stanzl, analyste chez CMC Markets.L’indice vedette de la Bourse de Paris reculait de 0,92% (-71,31 points) à 7.693,16 points vers 09H45. Sur le marché des changes, le billet vert prenait de la hauteur face à l’euro, gagnant 0,36% à 1.1542 euro pour un dollar. L’once d’or (31,1 grammes) bondissait de 0,96% à 3.418 dollars.Après s’être envolé de plus de 12% dans la nuit, vers 09H55 GMT, le cours du baril de WTI nord-américain bondissait de 5,36% à 71,69 dollars. Le baril de Brent de la mer du Nord grimpait quant à lui à 73,08 dollars (+5,36% aussi).”Ce ne sont pas seulement les perspectives des exportations iraniennes qui sont préoccupantes, mais aussi le risque de perturbation du transport maritime dans le détroit d’Ormuz, dans le golfe Persique, une voie essentielle pour environ 20% des flux mondiaux de pétrole”, souligne Derren Nathan, responsable de la recherche sur les actions de Hargreaves Lansdown.Par ailleurs, sur l’indice vedette parisien, seul TotalEnergies, valeur phare du secteur pétrolier, avançait franchement, de 2,05% à 55,84 euros. L’énergéticien Engie gagnait 0,40% à 19,72 euros et Thalès, pour la défense, gagnait 0,60% à 251,10 euros.”L’attention se porte désormais sur la forme que pourraient prendre les représailles de l’Iran”, commente Jim Reid, économiste de Deutsche Bank.Les frappes nocturnes israéliennes, menées par 200 avions contre une centaine de cibles iraniennes, ont touché notamment Téhéran (nord) et l’usine d’enrichissement d’uranium de Natanz (centre). Trois sites militaires dans le Nord-Ouest ont également été la cible des frappes, d’après la télévision iranienne.Au moins deux dirigeants des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique du régime, ont été tués dont son chef, le général Hossein Salami, et le général Gholam Ali Rachid, selon les médias locaux. Le chef d’état-major iranien, le général Mohammed Bagheri, a également été tué, selon la télévision d’Etat.La diplomatie iranienne a affirmé avoir le “droit légitime” de répondre à l’attaque, tandis que le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a promis à Israël un sort “amer et douloureux”. Air France-KLM suspend ses vols entre Paris et Tel-AvivA Paris, à l’instar d’autres entreprises du secteur aérien freinées par la géopolitiques, Air France-KLM était en forte baisse. Son action lâchait 3,58% à 8,34 euros. Le groupe a par ailleurs annoncé la suspension de ses vols entre Paris et Tel-Aviv.

Les marchés mondiaux chahutés par le regain de tensions géopolitiques au Moyen Orient

Les cours du pétrole s’envolent, l’or est en forte hausse et les actions reculent nettement vendredi face au regain de tensions géopolitiques au Moyen Orient après plusieurs frappes aériennes contre l’Iran, visant son programme nucléaire et ses installations militaires.L’Iran figurant parmi les dix plus grands producteurs de pétrole au monde, les cours de l’or noir réagissaient fortement, l’anticipation d’une offre de pétrole en baisse faisant grimper les prix.Après s’être envolé de plus de 12% dans la nuit, vers 07H15 GMT, le cours du baril de WTI nord-américain bondissait de 5,60% à 71,85 dollars. Le baril de Brent de la mer du Nord grimpait quant à lui de 5,41% à 73,11 dollars.”Ce ne sont pas seulement les perspectives des exportations iraniennes qui sont préoccupantes, mais aussi le risque de perturbation du transport maritime dans le détroit d’Ormuz, dans le golfe Persique, une voie essentielle pour environ 20% des flux mondiaux de pétrole et une proportion encore plus importante du transport de gaz naturel liquéfié” (GNL), souligne Derren Nathan, responsable de la recherche sur les actions de Hargreaves Lansdown.”Environ un cinquième du GNL mondial transite par ce détroit”, précise Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.Face aux vives tensions géopolitiques entre l’Iran et Israël, les valeurs dites “refuge” sont préférées par rapport aux actions, considérées comme des actifs risqués.L’or grimpait ainsi de 0,69% à 3.409 dollars l’once (31,1 grammes) tandis que les Bourses asiatiques et européennes s’enfonçaient en terrain négatif. Sur le Vieux continent, Paris lâchait 1,13%, Francfort 1,32%, Milan 1,50% et Londres 0,57%. Dans les derniers échanges en Asie, Hong Kong abandonnait 0,97%, Shenzhen 1,10% et Shanghai 0,75%. Tokyo a terminé en repli de 0,89%, Séoul de 0,87% et Taipei de 0,96%.Sur le marché des changes, vers 07H15 GMT, le billet vert avançait de 0,27% face à la monnaie unique, à 1,1553 euro pour un dollar. La devise israélienne chutait de 1,99% face au dollar, à 3,6284 shekels pour un dollar.”L’attention se porte désormais sur la forme que pourraient prendre les représailles de l’Iran”, commente Jim Reid, économiste de Deutsche Bank.”Si l’Iran se retient” de riposter, “on pourrait avoir un soupir de soulagement des marchés”, mais une forte réplique de Téhéran contre Israël “pourrait redéfinir les scénarios macroéconomiques pour le reste de l’année” et un emballement de la confrontation aurait “des implications mondiales”, a réagi Stephen Innes, de SPI Asset Management.La diplomatie iranienne a affirmé avoir le “droit légitime” de répondre à l’attaque, tandis que le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a promis à Israël un sort “amer et douloureux”. Quant aux Etats-Unis, ils seront “responsables des conséquences”, a assuré Téhéran, bien que la première puissance économique et militaire mondiale, alliée indéfectibles de l’Etat hébreu, affirme ne pas être impliquée.Israël a expliqué aux Etats-Unis que frapper l’Iran était “nécessaire pour sa défense”, a déclaré le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, prévenant Téhéran de ne pas riposter contre “les intérêts américains”.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit que l’opération militaire israélienne durerait “autant de jours que nécessaire”.L’Iran a fermé son espace aérien mais la défense anti-aérienne fonctionne “à 100% de sa capacité”, a souligné la télévision iranienne.  “Quoi qu’il en soit, beaucoup d’investisseurs préféreront probablement réduire leur exposition au risque avant un week-end qui s’annonce potentiellement très volatile sur le plan géopolitique”, estime Ipek Ozkardeskaya.La défense sur le devant de la scèneDans un contexte de tensions géopolitiques accrues, les valeurs de la défense étaient recherchées. A Paris, Thales prenait 0,88% et Dassault Aviation de 1,25%. A Londres, BAE Systems gagnait 2,57%. A Francfort, Rheinmetall avançait de 1,29% et Hensoldt de 2,55%, Saab de 2,07% à Stockholm et Leonardo de 1,88% à Milan.Les valeurs pétrolières en hausseA la cote européenne, les valeurs pétrolières sont portées par la forte hausse des prix de l’or noir. A Paris, TotalEnergies s’octroyait 1,90%, à Londres, BP gagnait 1,69% et Shell 1,99% et à Madrid, Repsol gagnait 1,18%.

Les secours passent le site du crash du Boeing d’Air India au peigne fin

Sauveteurs et chiens renifleurs continuent à fouiller vendredi le site du crash du Boeing 787 d’Air India, qui s’est écrasé la veille dans un quartier résidentiel d’Ahmedabad, au nord-ouest de l’Inde, tuant au moins 265 personnes. Un des passagers du vol 171, qui transportait 242 personnes, a miraculeusement survécu à l’accident, survenu juste après son décollage à destination de Londres.L’empennage de l’appareil était toujours visible vendredi au deuxième étage d’une résidence dans laquelle vivaient des médecins et étudiants en médecine travaillant dans un hôpital à proximité.Selon le dernier bilan fourni par un responsable de la police locale, Kanan Desai, les sauveteurs ont déjà extirpé 265 corps des débris de l’avion et des bâtiments sur lesquels il s’est écrasé.Au moins 24 personnes ont été tuées au sol quand l’appareil s’est écrasé sur la résidence des médecins, selon son décompte.Le bilan pourrait s’alourdir à mesure que d’autres corps seront retrouvés.”Le nombre officiel de victimes ne sera déclaré qu’une fois les tests ADN terminés”, a déclaré jeudi soir le ministre de l’Intérieur, Amit Shah. Le Premier ministre indien Narendra Modi, originaire de l’Etat du Gujarat dont Ahmedabad est la principale ville, s’est rendu sur le site du crash et auprès des blessés vendredi matin, selon des images des télévisions locales.”La tragédie d’Ahmedabad nous a tous abasourdis et attristés. Cela nous brise le cœur au-delà des mots”, avait-il déclaré jeudi à l’annonce de la catastrophe.- ADN des familles recueilli -Selon l’aviation civile indienne, le vol 171 d’Air India avait embarqué 230 passagers – 169 Indiens, 53 Britanniques, 7 Portugais et un Canadien – et douze membres d’équipage.L’unique survivant est un Britannique d’origine indienne, a déclaré Air India.Les médias indiens ont affirmé que Vishwash Kumar Ramesh occupait le siège 11A, à l’avant de l’appareil. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux l’ont montré en t-shirt ensanglanté, boitant jusqu’à une ambulance. “Je n’ai aucune idée de la façon dont je suis sorti de cet avion”, a-t-il déclaré à son frère Nayan Kumar Ramesh, 27 ans, cité par l’agence de presse britannique Press AssociationToute la nuit, des proches des victimes se sont pressés à la faculté de médecine d’Ahmedabad pour donner des échantillons de leur ADN à fin d’identification des corps. Ashfaque Nanabawa, 40 ans, a raconté à l’AFP que son cousin Akeel Nanabawa, se trouvait à bord avec sa femme et sa fille de trois ans.Il lui avait parlé quelques minutes alors qu’il était assis dans l’avion, avant le décollage. “Il nous a dit: +Je suis dans l’avion, (…) tout va bien”. C’était son dernier appel”.Une femme a expliqué que son gendre a perdu la vie dans l’accident.- “Ma fille ne sait pas” -“Ma fille ne sait pas qu’il n’est plus là”, a-t-elle dit à l’AFP en essuyant ses larmes. “Je ne peux pas lui annoncer la nouvelle, quelqu’un peut-il le faire à ma place, s’il vous plaît?”, a-t-elle imploré. L’avion s’est écrasé jeudi moins d’une minute après son décollage à 13h39 locales (8h09 GMT), selon l’aviation civile indienne. Il a presqu’aussitôt émis un appel de détresse avant de s’écraser lourdement au-delà de l’aéroport.Selon une source proche du dossier, ce crash est le premier d’un B-787 Dreamliner, un long-courrier entré en service en 2011.Les bureaux d’enquête britannique et américain ont annoncé qu’ils dépêchaient chacun des équipes pour soutenir leurs homologues indiens du Bureau d’enquêtes des accidents aéronautiques (AAIB). Le groupe Tata, propriétaire d’Air India, a indiqué prévoir une aide financière de 110.000 euros pour les familles de chaque personne décédée, s’engageant par ailleurs à couvrir les frais médicaux des blessés.En 1996, un vol 763 de la Saudi Arabian Airlines était entré en collision en plein vol près de New Delhi avec le vol 1907 de Kazakhstan Airlines.  Les 349 personnes à bord des deux avions avaient été tuées, faisant de cet événement la collision aérienne la plus meurtrière de l’histoire.Depuis 2000, dans le monde, six catastrophes aériennes ont fait plus de 200 morts.L’accident de jeudi intervient dans un pays où le trafic aérien a explosé ces dernières années. 

Le G7 en quête d’une difficile “unité”

Les dirigeants du G7 se réunissent de dimanche à mardi au Canada, pour la première fois depuis le retour sismique de Donald Trump, et sur fond de craintes d’une escalade hors de contrôle après les frappes israéliennes contre l’Iran.Le président américain n’a pas réussi à dissuader son allié israélien de frapper pour laisser une chance aux négociations menées à sa demande avec Téhéran sur le programme nucléaire iranien.Israël a annoncé vendredi avoir mené une première série de “frappes préventives” contre des cibles militaires et nucléaires de l’Iran, soupçonné de vouloir se doter de l’arme atomique, affirmant que son opération durerait “autant de jours que nécessaire”.Cette attaque intervient au moment où les négociations débutées mi-avril entre les Etats-Unis et la République islamique sur le nucléaire iranien sont dans l’impasse. Les craintes d’une frappe imminente d’Israël contre des sites iraniens grandissaient depuis quelques jours.Il s’agit du premier grand sommet auquel participe le président depuis son retour à la Maison Blanche, d’où il a atomisé le consensus entre riches démocraties membres du G7 autour du libre-échange commercial et de l’Ukraine.La dernière participation du républicain de 78 ans à un sommet du G7 au Canada avait été explosive.Juste avant cette réunion organisée au Québec en juin 2018, pendant son premier mandat, il avait réclamé que la Russie, exclue après l’annexion de la Crimée, soit réintégrée au groupe. Puis il avait retiré avec fracas sa signature du communiqué final des dirigeants, irrité par des remarques du Premier ministre canadien d’alors Justin Trudeau.Seule certitude: cela n’arrivera pas à Kananaskis, dans les Rocheuses canadiennes (sud-ouest). – Pas de communiqué final -Les dirigeants de l’Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni s’abstiendront en effet de publier le traditionnel communiqué, une longue déclaration de bonnes intentions dont la moindre virgule est soupesée.Le Canada, selon une source gouvernementale, veut plutôt des engagements “courts et concrets” sur divers sujets.Selon des sources gouvernementales allemandes, il s’agira entre autres de l’intelligence artificielle et de la protection du climat, au moment où le Canada affronte à nouveau une saison de feux très intense, particulièrement dans la province de l’Alberta qui accueille le sommet.”Le plus important est que nous parvenions, en tant que G7, à envoyer un signal d’unité”, martèle-t-on à Berlin. “Ce qu’on en attend d’abord, c’est de pouvoir réaffirmer l’unité du G7”, fait savoir la présidence française.Le pays hôte, prenant acte du fait que les Etats-Unis “ne sont plus un partenaire fiable”, selon une source gouvernementale canadienne, a élargi la rencontre aux dirigeants de pays émergents tels que l’Inde et le Mexique.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est également invité.Le président américain, contrairement à ses rapports extrêmement difficiles avec le médiatique Justin Trudeau, entretient jusqu’ici une bonne relation avec le nouveau Premier ministre canadien Mark Carney, à la personnalité plus réservée – ce qui ne l’empêche pas de condamner les droits de douane décidés par le président américain et ses allusions répétées à une annexion du Canada.Donald Trump a déjà rencontré individuellement l’Allemand Friedrich Merz, le Français Emmanuel Macron, l’Italienne Giorgia Meloni ou encore le Britannique Keir Starmer. Les entrevues ont été cordiales.- Aversion pour le multilatéralisme -Mais l’ancien promoteur immobilier, adepte du rapport de forces bilatéral, a une franche aversion pour la discussion multilatérale.”Il considère que ces formats sont une contrainte pour l’Amérique”, explique Rachel Rizzo, experte du centre de réflexions Atlantic Council.Le commerce sera au coeur des débats, auxquels se joindra la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.Le président américain réserve aux pays européens des attaques très vives sur le commerce et sur l’immigration.Le 9 juillet, de lourds droits de douane dits “réciproques” doivent s’abattre sur les partenaires commerciaux des Etats-Unis. Mais le gouvernement américain s’est déjà dit ouvert à l’idée de prolonger le délai.Canada, Mexique et Chine relèvent d’une offensive séparée. En plus de tenter de désamorcer la bombe douanière, les dirigeants européens veulent convaincre Donald Trump d’annoncer de nouvelles sanctions contre Moscou, visant plus précisément les ventes de pétrole russe.Ils n’auront pas la tâche facile. Jeudi, le président américain s’est dit “déçu” autant par la Russie que par l’Ukraine, à cause de l’échec des négociations sur un arrêt des hostilités, déclenchées en février 2022 par l’invasion russe.Le ton du G7 en la matière augurera de celui du sommet de l’Otan, prévu fin juin aux Pays-Bas, et qui, à n’en point douter, tournera également autour de Donald Trump.burs-aue/vla/aem/vgu

Accident d’Air India: des enquêteurs américains annoncent se rendre sur place

L’Agence américaine de sécurité des transports (NTSB) a annoncé jeudi qu’elle allait diriger une équipe d’enquêteurs américains qui vont se rendre en Inde pour “prêter assistance” à leurs homologues indiens après le crash d’un Boeing 787 Dreamliner de la compagnie Air India.”En vertu des protocoles de l’Annexe 13 de l’Organisation internationale de l’aviation civile, toutes les informations sur l’enquête seront transmises au gouvernement indien”, a précisé la NTSB, sur son compte X.De son côté, le régulateur américain de l’aviation (FAA) avait fait savoir plus tôt être en contact avec la NTSB au sujet du crash de ce Boeing 787-8 Dreamliner avec 242 personnes à bord. L’appareil avait été livré à Air India début 2014.”Lorsqu’un incident se produit à l’étranger, ce gouvernement mène les investigations. Dans l’éventualité où une assistance est requise, la NTSB est le représentant officiel des Etats-Unis et la FAA fournit un soutien technique”, avait expliqué la Federal Aviation Administration, dans son communiqué.Elle disait alors être “prête à lancer immédiatement une équipe en coordination avec la NTSB”.”Nous sommes très attristés par le tragique crash d’Air India aujourd’hui à Ahmedabad. Nos pensées vont aux familles et aux proches de tous ceux qui sont concernés”, a posté sur X Chris Rocheleau, administrateur par intérim de la FAA.Au moins 265 personnes ont été tuées, dont plus d’une vingtaine se trouvaient au sol, ont indiqué les autorités indiennes.- Soutiens -“La FAA travaille activement avec la NTSB et se tient prête à apporter son soutien à nos partenaires internationaux pendant cette période difficile”, a-t-il ajouté.L’avion s’est écrasé sur une zone résidentielle jeudi peu après son décollage de l’aéroport d’Ahmedabad (nord-ouest de l’Inde), à destination de l’aéroport londonien de Gatwick.Il a presque aussitôt émis un appel de détresse avant de s’écraser “hors du périmètre de l’aéroport”, a expliqué la direction générale de l’aviation civile indienne.Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent l’avion perdant rapidement de l’altitude, semblant manquer de puissance, juste après le décollage, avant de tomber sur des immeubles et d’exploser en une boule de feu orange.Le constructeur américain Boeing s’est dit prêt à aider Air India.”Nous sommes en contact avec Air India concernant le vol 171 et nous nous tenons prêts à les soutenir. Nos pensées vont aux passagers, à l’équipage, aux premiers intervenants et à toutes les personnes concernées”, a indiqué le groupe dans un message transmis à l’AFP.”Nos plus sincères condoléances aux proches des passagers et de l’équipage à bord du vol 171 d’Air India, ainsi qu’à quiconque touché à Ahmedabad”, a réagi plus tard Kelly Ortberg, patron de Boeing, dans un communiqué distinct.Il a précisé avoir discuté avec Natarajan Chandrasekaran, président d’Air India, “pour lui offrir notre soutien total”.Une équipe de l’avionneur est également “prête pour assister l’enquête” dirigée par les autorités indiennes, a-t-il assuré, laissant le soin à ces dernières de communiquer sur leurs investigations.De son côté, GE Aerospace – fournisseur des deux moteurs de l’appareil – a “activé (son) équipe de gestion d’urgence”. “Nous sommes prêts à assister notre client et l’enquête”, a indiqué un porte-parole, adressant les “sincères condoléances” du groupe aux proches des victimes.

Wall Street termine dans le vert, mais l’incertitude règne

La Bourse de New York a terminé en hausse jeudi, aidée par certains grands noms de la tech américaine et par un indicateur d’inflation meilleur qu’attendu, mais quelque peu bridée par le flou autour de la politique commerciale américaine.Le Dow Jones et l’indice Nasdaq ont chacun gagné 0,24%, tandis que l’indice élargi S&P 500 s’est octroyé 0,38%.Il subsiste une “incertitude quant à l’évolution des relations commerciales et l’augmentation des droits de douane”, résument les analystes de Briefing.com.Donald Trump a annoncé mercredi soir son intention d’envoyer d’ici deux semaines des lettres à certains pays, pour leur annoncer les conditions de Washington pour qu’un accord soit conclu.Ces commentaires “ont provoqué quelques ventes” sur le marché, observe Jack Albin, de Cresset.Côté indicateurs, l’indice des prix à la production (PPI) a progressé de 0,1% en mai, après un recul de 0,2% le mois précédent (contre une précédente estimation à -0,5%), d’après les données publiées par le ministère du Travail.Les analystes s’attendaient à une progression un peu plus forte, de 0,2% sur la période, selon le consensus publié par MarketWatch.L’indice “montre que les pressions sur les prix dues aux droits de douane sont moins fortes que celles qui ressortent des enquêtes auprès des entreprises”, note Bill Adams, de Comerica Bank.Selon Ryan Sweet, chez Oxford Economics, les prochains mois ne devraient pas être aussi “modérés”, notamment parce que les entreprises vont épuiser les stocks constitués avant l’entrée en vigueur des droits de douane.”Il y a des signes d’une réelle faiblesse de l’économie américaine”, soulève pour sa part Adam Button, de ForexLive.”Les demandes d’allocations chômage (publiées jeudi, ndlr) sont à leur plus haut niveau depuis octobre”, observe l’analyste.Sur le marché obligataire, la publicaiton de l’indice PPI a contribué à la détente des taux, selon M. Albin. Vers 20H15 GMT, le rendement des emprunts d’État américains à 10 ans s’établissait à 4,35%, contre 4,41% mercredi en clôture.Au tableau des valeurs, le groupe Oracle, spécialiste du “cloud” et de l’intelligence artificielle (IA), s’est envolé de 13,31% à 199,85 dollars, après avoir présenté un chiffre d’affaires en hausse de 11% au quatrième trimestre de son exercice décalé, au-dessus du consensus des analystes.Le titre de l’avionneur américain Boeing a été franchement sanctionné (-4,77% à 203,80 dollars) après qu’un 787 de la compagnie Air India à destination de Londres s’est écrasé jeudi dans le nord-ouest de l’Inde.Le crash a fait au moins 265 morts dont une vingtaine au sol.Le fabricant de semiconducteurs américain Micron Technology a glané 0,13% à 116,18 dollars après avoir annoncé jeudi l’accroissement de ses investissements aux Etats-Unis, pour les porter à 200 milliards de dollars au total afin d’augmenter ses capacités de production et de recherche dans le pays.Cela représente 30 milliards de dollars de plus que l’enveloppe prévue auparavant.

Armement terrestre : intensification du partenariat franco-belge

Le ministre français des Armées Sébastien Lecornu et son homologue belge Théo Francken ont annoncé jeudi un partenariat renforcé entre les deux pays en matière de fabrication d’armement terrestre, lors d’une visite du site KNDS de Roanne.”On va basculer dans autre chose pour aller beaucoup plus loin avec un accord stratégique, militaire, de gouvernement à gouvernement”, a déclaré M. Lecornu lors d’un point presse commun après avoir visité les ateliers roannais du site de KNDS, où sont assemblés des véhicules blindés du programme Scorpion ainsi que les canons automoteurs Caesar.La France et la Belgique ont noué en 2018 un partenariat baptisé CaMo (capacité motorisée) visant à doter les deux armées de Terre de matériels terrestres et doctrines semblables.”On va entremêler davantage nos destins en matière d’industrie terrestre, plutôt que de se faire concurrence”, a ajouté le ministre.Il a souligné “la nécessité d’accroitre l’interopérabilité des équipements utilisés par nos deux armées qui chacune ont donné à l’Ukraine des matériels dont on s’est aperçu qu’ils ne fonctionnaient plus entre eux, car chaque pays a développé ses propres systèmes dans les années 90 et 2000″.”Il y a une guerre en Ukraine et on doit collaborer plus ensemble. Il y a une crise de mariage avec les Américains, une crise de mariage approfondie pour l’instant. Alors on doit vraiment chercher une solution européenne”, a pour sa part déclaré Théo Francken.”Je pense que les Américains vont se retirer pas à pas de l’Europe et ils disent +bon, c’est votre problème+, et comme c’est notre problème on doit collaborer encore plus. C’est quelque chose qu’on a fait depuis des années et on doit intensifier ça encore”, a plaidé le ministre belge.

Trump ouvre un nouveau front avec la Californie, au nom des voitures thermiques

Le président américain Donald Trump a signé jeudi une résolution pour mettre fin à la politique ambitieuse en faveur des voitures électriques de la Californie, que l’Etat démocrate défendra devant la justice.”Nous sauvons officiellement l’industrie automobile américaine de la destruction”, a déclaré le chef de l’Etat lors d’un évènement organisé à la Maison Blanche.La résolution avait été votée par le Congrès en mai pour empêcher la Californie d’interdire la vente de voitures thermiques neufs en 2035, au profit de véhicules bas carbone.L’Etat de l’Ouest américain a rapidement saisi la justice pour défendre un dispositif dérogatoire via lequel il fixe des normes environnementales plus strictes que la législation fédérale.La politique du président américain “compromet nos vies, notre économie et notre environnement”, a reproché le procureur général de Californie, Rob Bonta.”C’est irresponsable, illégal”, a-t-il poursuivi. Etat le plus peuplé et le plus riche des Etats-Unis, la Californie à majorité démocrate a été érigée en épouvantail par Donald Trump.Celui-ci a récemment ordonné le déploiement des soldats à Los Angeles, contre l’avis des autorités locales, après des manifestations contre sa politique migratoire musclée.Le gouverneur de la Californie Gavin Newsom, vu comme un potentiel candidat pour la présidentielle de 2028, dénonce une dérive autoritaire.- “Gauchistes” -Dans un long discours ponctué de digressions, Donald Trump a affirmé que “sous la précédente administration, l’Etat fédéral a laissé à des gauchistes californiens le pouvoir dictatorial de contrôler l’avenir de toute l’industrie automobile”.Il estime que la réglementation californienne impose aux constructeurs de tout le pays une transformation à marche forcée, ceux-ci ne pouvant se passer du plus grand marché du pays.Selon lui, “l’affreux plan” californien “aurait mis fin au moteur thermique, que la plupart des gens préfèrent jusqu’ici”. “Si vous voulez de l’électrique, vous pouvez acheter des voitures électriques” mais “on doit vous laisser le choix”, a-t-il ajouté.- L’Ouest pionnier -Le parlement de Californie avait légiféré en 2022 pour imposer que tous les véhicules neufs vendus dans l’Etat soient à “zéro émission” polluante à partir de 2035.Une ambition partagée par une dizaine d’autres Etats démocrates, mais contestée par le président Donald Trump et son Parti républicain qui dénoncent ce qu’ils estiment être un diktat pour l’ensemble des Etats-Unis.La Californie compte le plus grand nombre de voitures électriques du pays et bénéficie depuis plus d’un demi-siècle de dérogations qui lui permettent de fixer des normes environnementales plus strictes que la législation fédérale.L’Etat de l’Ouest américain a ainsi poussé de longue date les constructeurs automobiles à fabriquer des voitures respectant ses normes d’émission et vendues partout aux Etats-Unis. La signature de la résolution par le président faisait peu de doute: le milliardaire républicain, climatosceptique notoire, a fait campagne en 2024 sur sa volonté de forer du pétrole à tout-va. Il a aussi abandonné l’objectif fixé par son prédécesseur démocrate Joe Biden de vendre 50% de voitures électriques aux Etats-Unis d’ici 2030.Le président américain a par ailleurs affirmé jeudi à la Maison Blanche qu’il pourrait relever “dans un futur proche” la surtaxe qu’il a mise en place sur les voitures importées aux Etats-Unis, actuellement de 25%.

Retraites: le COR retire les mots et le tableau qui fâchent

La version définitive du rapport 2025 du Conseil d’orientation des retraites a été expurgée de certaines phrases et du tableau contestés par les syndicats pour manque d’objectivité, a constaté jeudi l’AFP.Le COR a supprimé une phrase évoquant un “appauvrissement du pays” si le choix était fait à l’avenir d’augmenter les cotisations ou de modérer les pensions pour équilibrer financièrement le système des retraites. Il a aussi supprimé la phrase évoquant un “enrichissement du pays” si le choix s’orientait vers un nouveau recul de l’âge légal de départ.Un tableau qui résumait les effets à terme sur le PIB des différents leviers pour équilibrer le système, présent dans la version provisoire du rapport transmise en fin de semaine aux partenaires sociaux, a également été supprimé, a constaté l’AFP.Les syndicats, parties prenantes aux travaux de cette instance, avaient critiqué les formulations choisies par le Conseil dans la première version, estimant qu’elles montraient sous un jour plus favorable le recul de l’âge par rapport aux autres pistes.La CGT les avait jugées “orientées”, et Marylise Léon, la secrétaire générale de la CFDT, avait estimé qu’il s’agissait d’une “peau de banane” jetée dans les discussions en cours du “conclave” sur les retraites.Selon Gilbert Cette, président du COR, le rapport expurgé a été “adopté” par le Conseil, avec “l’expression d’une réserve par la CGT”.Le travail du COR consiste à produire un rapport qui “ne satisfait personne” parmi ses membres, mais qui “ne déplait totalement à personne non plus”, a-t-il indiqué devant des journalistes.Pierre-Yves Chanu, représentant de la CGT, a confirmé à l’AFP que le président du COR “ne pouvait pas se prévaloir du soutien” de son syndicat. “Le message du rapport est clairement qu’il faut reculer l’âge de la retraite”, a-t-il regretté. “Les règles de consensus qui prévalaient au sein du COR sont sérieusement écornées.”L’UNSA, autre syndicat qui avait critiqué la première version, s’est montré plus indulgent. “Une fois de plus, le COR confirme que les dépenses de retraites sont stables et sous contrôle”, et que “ce sont les recettes qui sont appelées à diminuer: le problème n’est pas la dépense, mais bien le financement”, a estimé Dominique Corona, son représentant dans l’instance.Ce bilan annuel divise par deux l’estimation du déficit du système des retraites pour 2030, par rapport à 2024, la ramenan à 0,2% du PIB. Concernant 2070, il relève en revanche la prévision de déficit, à 1,4% du PIB.Le rapport prévoit que l’âge moyen de départ à la retraite, de 62,9 ans en 2023 va augmenter sous l’effet des réformes successives pour se stabiliser à plus ou moins 64,6 ans à partir de la décennie des années 2030.Le COR compte 41 membres, partenaires sociaux, parlementaires, associations familiales et de retraités, administrations et “personnalités qualifiées” (statisticiens, économistes, etc.)Il est chargé de donner un avis objectif sur l’évolution prévisible du système des retraites, et est considéré comme un outil de référence par tous les acteurs s’intéressant aux retraites.