Test

Les Bourses européennes terminent en hausse

Les Bourses européennes terminent en hausse mardi, à l’issue d’une séance sans catalyseur et aux faibles volumes d’échanges, comme de coutume lors de la période des fêtes de fin d’année.La Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,69% et Londres de 0,75%.

Eurostar annonce la reprise du trafic sous la Manche, suspendu après un problème technique

La compagnie ferroviaire Eurostar a annoncé mardi la reprise progressive du trafic entre Londres et le continent après plusieurs heures de suspension due à un problème technique, qui ont perturbé les plans de nombreux passagers au beau milieu des fêtes de fin d’année.”Suite à la réouverture partielle du tunnel sous la Manche, nous allons commencer à reprendre nos services. Le problème d’alimentation électrique par caténaire persiste, et nous conseillons vivement à tous nos passagers de reporter leur voyage”, a indiqué l’entreprise sur son site. Une porte-parole a précisé à l’AFP que le trafic reprendrait à 16H00 GMT, tout en prévenant que des retards et temps de trajets plus longs étaient à prévoir ce soir.”Veuillez ne pas vous rendre en gare si l’annulation de votre train est confirmée” a ajouté l’entreprise, prévenant aussi “que les trains qui circulent sont susceptibles de subir d’importants retards et des annulations de dernière minute”.L’exploitant du tunnel sous la Manche Getlink a de son côté indiqué que le service Le Shuttle, c’est-à-dire ses trains qui transportent des véhicules entre la France et le Royaume-Uni, lui aussi suspendu, “a repris très progressivement sur une voie un peu avant 15H00” (14H00 GMT). “Il est assuré de manière alternée dans les deux sens avec des retards conséquents”.Getlink assure que des navettes supplémentaires seront ajoutées et que ses équipes “poursuivent en parallèle les travaux de réparation de l’alimentation électrique”.- Vacances “gâchées” -A la gare de Saint-Pancras, terminal londonien des Eurostar, les passagers ont à la mi-journée accueilli l’annonce de la suspension du trafic avec dépit mais dans le calme, a constaté une journaliste de l’AFP. Certains voyageurs ont quitté la gare, résignés, avec leurs valises, d’autres pianotaient sur leur téléphone pour trouver un nouveau billet ou réserver un hôtel.”D’abord, nous avons reçu un message nous informant d’un retard. Ensuite, on nous a conseillé de reporter notre réservation. Nous ne trouvons pas de billets pour demain”, se désole Jodie, 37 ans, qui voyage avec son mari et sa fille de quatre ans.La famille, qui devait passer le réveillon à Paris, cherche d’autres solutions. Mais l’incident “a complètement gâché nos vacances”, affirme-t-elle.Jessica, chargée de coordination commerciale de 21 ans, est “déçue” mais prend les choses avec philosophie. “Nous devions fêter le Nouvel An à Paris. Nous allons voir si nous pouvons trouver un autre billet. Sinon, nous resterons à Londres”.Un peu plus tôt, Eurostar avait pointé “un problème d’alimentation électrique du tunnel sous la Manche, suivi de l’arrêt d’une navette shuttle”.Getlink avait toutefois précisé qu’il n’y avait “aucun train bloqué” dans le tunnel.Eurostar propose aux clients affectés d’échanger gratuitement leur billet, ou d’annuler leur réservation contre un remboursement ou un bon d’échange.A Paris Gare du Nord, d’où partent les Eurostar en direction de Londres, l’annulation de tous les trains en direction de la capitale britannique avait fait grossir la foule massée en bas du hall passagers prévu pour les trains allant au Royaume-Uni.Le tunnel “est fermé”, expliquait alors dans la langue de Shakespeare un agent de la sûreté ferroviaire aux passagers anglais venus se renseigner, avant d’indiquer: “vous avez le bureau Eurostar juste là”.- “Effet domino” -“Nous devions prendre un vol demain matin à 9 heures de Londres à Sydney. Maintenant, nous essayons de tout reprogrammer. C’est un vrai bazar, un effet domino”, a expliqué à l’AFP une fonctionnaire australienne, qui refuse que son nom soit cité.Prisé des passagers qui voyagent entre Londres et le continent, Eurostar a transporté un nombre record de 19,5 millions de clients l’an dernier, soit 850.000 de plus qu’en 2023.Plusieurs sociétés ont annoncé leur intention ces derniers mois d’ouvrir des lignes concurrentes à l’entreprise, qui est aujourd’hui seule à effectuer du transport de passagers sur la ligne sous la Manche.Le groupe britannique Virgin a obtenu en octobre l’accès au très convoité dépôt londonien de Temple Mills, indispensable pour lancer ces liaisons.Le groupe italien Trenitalia France a aussi confirmé cette semaine son ambition de lancer des trains sous la Manche à partir de fin 2029.im-ctx-hrc-ode/alm/eb

Wall Street ouvre sans entrain, attend des nouvelles de la Fed

La Bourse de New York évolue en légère baisse mardi, dans l’attente du compte rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale (Fed), sur fond de volumes faibles à l’approche du Nouvel An.Vers 14H45 GMT, le Dow Jones reculait de 0,17%, l’indice Nasdaq perdait 0,15% et l’indice élargi S&P 500 ne lâchait que 0,10%.”Il est tout à fait normal que le marché marque une pause et se consolide” après une année record, résume auprès de l’AFP Adam Sarhan, de 50 Park Investments.”L’actualité des entreprises reste peu dense, mais le marché aura (…) à évaluer aujourd’hui des données concernant la politique monétaire” américaine, remarquent les analystes de Briefing.com.Le compte rendu (“minutes”) de la dernière réunion de la banque centrale américaine doit être publié à 19H00 GMT (20H00, heure de Paris).Ce document pourrait donner de nouvelles indications sur la trajectoire monétaire privilégiée par l’institution monétaire dans les prochains mois, après trois réductions de taux consécutives.Les investisseurs garderont un oeil sur les signes de dissidence parmi les gouverneurs de l’institution. Trois des douze votants étaient contre la dernière décision de la Fed début décembre: deux ne voulaient pas de baisse du tout et un voulait une détente plus forte, d’un demi-point.”Si le marché estime que la Fed va continuer à baisser ses taux de manière agressive, alors tant mieux” pour les investisseurs, note Adam Sarhan.Mais si “le discours change, cela pourrait déstabiliser” la place américaine, ajoute l’analyste.Un assouplissement monétaire est de nature à aider la croissance, et donc à augmenter les perspectives de bénéfices des entreprises.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans se tendait légèrement à 4,13% contre 4,11% à la clôture lundi.La place américaine restera fermée jeudi à l’occasion du Nouvel An.Au tableau des valeurs, Meta (Facebok, Instagram, WhatsApp) était recherché (+1,20% à 666,59 dollars) après avoir annoncé lundi l’acquisition de Manus, populaire agent d’intelligence artificielle (IA) développé par la startup chinoise Butterfly Effect, aujourd’hui basée à Singapour.Cette opération, pour un montant non précisé, est une nouvelle illustration de la stratégie du groupe de Mark Zuckerberg résolument tournée vers l’IA, et pourrait l’aider à générer des revenus sur ce segment grâce au modèle par abonnement privilégié par Manus.L’avionneur Boeing gagnait du terrain (+1,83% à 221,22 dollars) suite à l’annonce d’un contrat d’une valeur estimée à 8,6 milliards de dollars auprès du ministère américain de la Défense pour la construction d’avions de combat F-15 destinés à l’armée de l’air israélienne.L’accord porte sur la production et la livraison de 25 nouveaux avions F-15IA, avec une option pour 25 appareils supplémentaires. Les opérations seront menées à Saint-Louis, dans l’État du Missouri, et devraient s’achever d’ici la fin de l’année 2035, selon le communiqué du ministère.Le géant des puces Nvidia poursuivait son repli entamé la veille (-0,38% à 187,51 dollars), miné par des prises de bénéfices après une hausse de près de 40% sur l’année.

Eurostar suspend tous ses trains entre Londres, Paris, Amsterdam et Bruxelles

La compagnie ferroviaire Eurostar a annoncé mardi la suspension de “tous les trains entre Londres, Paris, Amsterdam et Bruxelles” jusqu’à nouvel ordre, après un double incident technique intervenu dans le tunnel sous la Manche.”Il y a eu un problème d’alimentation électrique du tunnel sous la Manche suivi de l’arrêt d’une navette shuttle sous le tunnel”, a expliqué une porte-parole d’Eurostar, “ce qui fait que tous les trajets en provenance ou à destination de Londres sont suspendus jusqu’à nouvel ordre en attente d’un déblocage”.La compagnie avait prévenu un peu plus tôt que la circulation de ses trains via le tunnel sous la Manche entre Londres et le continent était très perturbée et conseillait à ses clients de reporter leur voyage.”Merci d’éviter de vous rendre à la gare, sauf si vous avez déjà un billet pour voyager aujourd’hui”, indique la compagnie sur son site internet.Eurostar propose mardi aux clients affectés d’échanger gratuitement leur billet, ou d’annuler leur réservation contre un remboursement ou un bon d’échange.Un nombre record de 19,5 millions de clients avaient voyagé avec Eurostar l’an dernier, soit 850.000 de plus qu’en 2023.Plusieurs entreprises ont annoncé leur intention ces derniers mois d’ouvrir des lignes concurrentes à l’Eurostar, aujourd’hui seul à effectuer du transport de passagers sur la ligne sous la Manche reliant Londres au continent.Le groupe britannique Virgin a obtenu en octobre l’accès au très convoité dépôt londonien de Temple Mills, jusqu’ici réservé à l’Eurostar et indispensable pour lancer des liaisons concurrentes entre Londres et le continent.

Feu vert à la poursuite du chantier de l’A69

La cour administrative d’appel de Toulouse a sans surprise autorisé mardi la poursuite du chantier contesté de l’autoroute A69 entre Toulouse et Castres, en rétablissant son autorisation environnementale qui avait été annulée en première instance.Conformément aux recommandations du rapporteur public, les magistrats d’appel ont estimé que “le projet de liaison autoroutière doit être regardé comme répondant à une raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM)”.Selon la cour, c’est donc “à tort” que le tribunal administratif de Toulouse avait, le 27 février, annulé l’autorisation environnementale de ce projet, conduisant à stopper temporairement les travaux de ces 53 km de voie rapide.Le tribunal avait alors estimé que les lourdes atteintes à l’environnement n’étaient justifiées par aucune RIIPM puisque l’enclavement des villes de Castres et Mazamet, principal argument des promoteurs de l’autoroute, n’était pas démontré.Mais, à l’inverse, la cour juge qu’il n’est pas “nécessaire de justifier d’une situation critique ou de tension particulière quant à l’enclavement ou au décrochage démographique et économique du bassin de vie de Castres-Mazamet” pour autoriser le projet.L’autoroute “permettra de relier dans des meilleures conditions le bassin de vie de Castres Mazamet, qui compte plus de 130.000 habitants, à la métropole de Toulouse”, explique la cour, dans un communiqué sur sa décision.- “Décision majeure” -Elle estime en outre qu’il n’existe “pas de solution alternative satisfaisante à la création d’un nouveau tronçon autoroutier” et que “le maintien des espèces protégées” n’est pas menacé “car des mesures compensatoires efficaces sont prévues”.Avant même que la cour ne communique sur cette décision, le ministère des Transports a salué “une décision majeure” qui “permet d’envisager la livraison, très attendue par le territoire, de cette infrastructure structurante, à l’horizon d’octobre 2026”.Atosca, futur concessionnaire de l’autoroute qui supervise actuellement les travaux, “accueille favorablement la décision de la cour administrative d’appel de Toulouse, qui valide la raison impérative d’intérêt public majeur et l’autorisation environnementale de l’autoroute A69 dans toutes ses composantes, permettant de poursuivre sans ambiguïté le chantier”.”Cette décision tranche le débat sur le fond et confirme la nécessité d’une infrastructure attendue depuis plusieurs décennies par le sud du Tarn”, indique Atosca, dans un communiqué.Du côté des opposants, en revanche, la décision de la cour d’appel est jugée “incompréhensible” et “décevante”.”Nous engageons un pourvoi en cassation immédiatement: la décision à venir du Conseil d’Etat sera rendue avant la mise en service fantasmée par le ministre Tabarot”, a affirmé leur principal collectif, La Voie est libre (LVEL).- “Chantier de la honte” -Les anti-A69 soulignent que l’arrêt était de toute façon “prévisible”, du fait que plusieurs magistrats de la cour, parties prenantes de cette décision, avaient déjà participé à celle autorisant une reprise anticipée des travaux, en mai.”Lorsque des magistrats ayant déjà jugé en procédure accélérée avaient refusé de se récuser pour statuer sur le fond, on est en droit de se questionner sur leur impartialité!”, fustige LVEL.Parallèlement à son pourvoi, le collectif entend poursuivre sa contestation devant les tribunaux, notamment par la voie pénale.Le 12 janvier, une juge du tribunal de Toulouse, saisie en urgence, doit ainsi statuer sur des dépassements non-autorisés du chantier, en “violation manifeste de l’ordre public environnemental”, selon le parquet de Toulouse.Face à cette expansion illégale de l’emprise des travaux, les préfets de Haute-Garonne et du Tarn ont d’ores et déjà pris des arrêtés pour faire interdire la poursuite des travaux qui s’y déroulent.”D’autres actions juridiques sont à venir, avec un volet pénal bien chargé, qui n’a pas dévoilé toutes ses surprises et qui pourrait bien suspendre à nouveau ce chantier de la honte”, espèrent les militants de LVEL.Sur le terrain, “les équipes vont désormais se concentrer sur les travaux qui reprendront à l’issue des congés de fin d’année”, annonce Atosca, dans son communiqué.Le concessionnaire entend lancer “courant janvier” une dernière étape décisive de ce chantier: la pose des quelque 500.000 tonnes de revêtement de la future autoroute qui doit être produite par deux centrales d’enrobé à chaud, installées depuis l’automne à proximité immédiate du chantier, dans le Tarn, et qui étaient jusqu’à présent en phase de test.

La défiscalisation des pourboires prolongée jusqu’au vote du budget 2026

Le gouvernement a prolongé lundi la défiscalisation des pourboires, et ce jusqu’au vote du budget de l’Etat pour 2026, via la publication d’une instruction au Bulletin officiel des finances publiques. L’exonération de charges fiscales sur les pourboires versés par carte bancaire aux salariés dont la rémunération n’excède pas 1,6 Smic devait prendre fin au 1er janvier 2026 en l’absence de budget de l’Etat alors que cette mesure est en vigueur depuis 2022.Fin octobre, les députés avaient adopté lors des débats budgétaires un amendement de Laurent Wauquiez, chef de file des députés Les Républicains, visant à prolonger cette mesure jusqu’en 2028. Mais députés et sénateurs n’étaient ensuite pas parvenus à trouver un compromis pour voter le projet de loi de finances (PLF) de l’Etat avant la fin de l’année, conduisant le gouvernement à promulguer une loi spéciale, un outil qui ne permet pas d’appliquer de nouvelles mesures.”À titre exceptionnel et dérogatoire, pour la période courant du 1er janvier 2026 à la date de promulgation de la loi de finances pour 2026, sont exclues du prélèvement à la source les sommes remises volontairement par les clients pour le service aux salariés dont la rémunération mensuelle n’excède pas 1,6 Smic, soit directement à ces salariés, soit à l’employeur et reversées par ce dernier au personnel en contact avec la clientèle”, détaille le texte de l’administration fiscale, daté de lundi.Le maintien de l’exonération de charges sociales a, lui, été voté dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, adopté définitivement le 16 décembre.Le secteur de la restauration s’était opposé à la taxation de ces petites sommes considérées comme un élément incitatif pour les salariés alors que le secteur peine à recruter.Le même texte du Bofip prolonge aussi provisoirement l’exonération pour la prise en charge d’une partie des frais de transport par l’employeur au-delà de l’obligation légale.

La Bourse de Paris à l’équilibre avant la fin de l’année

La Bourse de Paris évolue proche de l’équilibre mardi dans une séance aux volumes faibles et sans catalyseur, à l’approche de la fin de l’année 2025.Vers 09H50 heure de Paris, l’indice vedette CAC 40 perdait quelque 0,06% soit une perte de 4,66 points pour s’établir à 8.107,36 points. Lundi, le CAC 40 avait terminé en timide hausse de 0,10% à 8.112,02 points.En pleine période de fêtes de fin d’année, les volumes d’échanges restent faibles car de nombreux investisseurs ont délaissé le marché.”Les faibles indications de marché en provenance des États-Unis sont pour l’essentiel déjà intégrées dans les cours et il n’y a pas eu non plus de nouvelles impulsions de marché venant d’Asie, de sorte que la séance (…) devrait se dérouler de manière relativement calme et sans événements notables”, commente Andreas Lipkow, analyste indépendant.L’attention des investisseurs devrait se focaliser sur la situation en Ukraine.Moscou a accusé lundi Kiev d’avoir lancé dans la nuit une attaque de drones sur la résidence du président russe Vladimir Poutine, prévenant que sa position dans les négociations en cours pour mettre fin au conflit en Ukraine serait de ce fait “réexaminée”.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a aussitôt qualifié cette accusation de “mensonge” destiné à préparer de nouvelles attaques contre Kiev et à “saper” les efforts diplomatiques entre l’Ukraine et les Etats-Unis, au lendemain d’une rencontre en Floride avec Donald Trump.Également à l’agenda du jour, le marché attend le compte-rendu (“minutes”) de la dernière réunion de la banque centrale américaine (Fed), qui pourrait donner de nouvelles indications sur la trajectoire monétaire privilégiée par la Réserve fédérale dans les prochains mois, après trois réductions de taux consécutives.Le CAC 40 s’inscrit pour l’instant en hausse de près de 10% depuis le début de l’année, une meilleure performance qu’en 2024, année durant laquelle il avait reculé de 2,15%.L’indice vedette parisien reste cependant largement en retard en comparaison de ses voisins européens. Le Dax de la Bourse de Francfort et le FTSE 100 à Londres affichent pour le moment une progression de plus de 20%, tandis que Milan (+30%) et Madrid (+49%) enregistrent des gains jusqu’à cinq fois supérieurs à la place parisienne.

Les Bourses européennes ouvrent à plat

Les Bourses européennes ont ouvert à plat mardi, dans un marché peu fréquenté dans la dernière ligne droite avant la fin de l’année.Dans les premiers échanges de l’avant-dernière séance de 2025, la Bourse de Paris perdait 0,10%, Francfort restait stable (+0,01%) quand Londres s’octroyait 0,10% et Milan 0,28%.

Décision clé attendue sur l’avenir de l’A69

Décision cruciale dans le dossier de l’A69: la justice administrative doit dire mardi si le chantier de l’autoroute contestée entre Toulouse et Castres, entamé en 2023, peut se poursuivre ou s’il doit être à nouveau arrêté, comme le demandent les militants écologistes.Les opposants à cette autoroute, devenue un emblème des luttes environnementales contre des projets jugés dépassés à l’heure du changement climatique, craignent que l’arrêt rendu par la cour administrative d’appel de Toulouse ne leur soit défavorable.Le rapporteur public, dont l’avis est en général suivi par les juridictions administratives, a effectivement recommandé la poursuite des travaux.Compte tenu de la “taille critique” du bassin de population et d’emploi des villes de Castres et de Mazamet, dans le sud du Tarn, il est “difficile de lui dénier la nécessité d’une liaison autoroutière” avec la métropole toulousaine, a estimé le rapporteur Frédéric Diard, lors de l’audience le 11 décembre.Le magistrat a donc demandé l’annulation du jugement du tribunal administratif de Toulouse qui, le 27 février, avait stoppé le chantier, mis en pause de fin février à fin mai.L’hiver dernier, le tribunal avait invalidé l’autorisation environnementale de l’A69, estimant que ce projet d’autoroute ne présentait pas de Raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM), impératif juridique justifiant les atteintes à l’environnement causées par ce type d’infrastructure.A la demande de l’État et du constructeur et futur concessionnaire Atosca, la cour administrative d’appel a néanmoins autorisé le 28 mai la reprise du chantier, en attendant de se prononcer sur le fond.”Le droit et les avis techniques plaident pour la confirmation de la décision de première instance”, a soutenu à l’audience, Me Julie Rover, avocate des associations d’opposants, pour qui “l’anomalie juridique” serait un arrêt de la cour conforme à la position du rapporteur public.- Dépassements du chantier -Dès l’issue des débats, le 11 décembre, les anti-A69 ne cachaient pas leur pessimisme vis-à-vis de la décision attendue ce mardi, mettant notamment en cause l’impartialité de la cour, présidée dans ce dossier par le même magistrat, Denis Chabert, ayant déjà autorisé la reprise des travaux en mai dernier.Ils espèrent néanmoins que les dépassements non autorisés du périmètre du chantier de l’autoroute, constatés en novembre, et reconnus par le constructeur lui-même pourront peut-être faire pencher la balance en leur faveur.”Si elle ne confirme pas l’annulation de l’autorisation du chantier, la cour doit au moins rouvrir le dossier pour analyser l’impact environnemental de ces emprises supplémentaires”, a ainsi déclaré à l’AFP un porte-parole de La Voie est libre (LVEL), collectif d’opposants au projet.Pour ces militants écologistes, “le sujet de ces emprises illégales a un impact sur la compensation du projet”, à savoir l’obligation pour le constructeur de “compenser” les impacts négatifs sur l’environnement du projet. De ce fait, “il a un impact sur la décision qui va être rendue” mardi, souligne ce porte-parole de LVEL, même si, lors de l’audience, M. Chabert avait bien pris soin de préciser que cette question n’était justement pas au coeur des débats.Dans une autre procédure entamée par ces opposants à l’A69, la justice pénale doit se prononcer le 12 janvier sur le sort de ces emprises non autorisées, le parquet ayant pointé “la gravité des atteintes à l’environnement relevées” et requis la suspension des travaux dans ces zones.”L’importance des dépassements d’emprise, ainsi que le caractère incomplet des documents adressés” par le futur concessionnaire Atosca qui supervise les travaux, ont d’ailleurs conduit le 19 décembre les préfets du Tarn et de la Haute-Garonne à “geler la situation du chantier pour les zones situées hors emprise de l’autorisation environnementale initiale”.Hormis “ces surfaces complémentaires utilisées de façon temporaire pour la logistique du chantier (…), les travaux se poursuivront sur la surface de référence de l’autoroute conformément à l’autorisation environnementale” portant sur 340 hectares, avait réagi le constructeur.Selon le calendrier convenu avec l’Etat, Atosca prévoit une inauguration de cette autoroute à l’automne 2026.

Wall Street termine en baisse, sujette aux prises de bénéfices

La Bourse de New York a terminé en baisse lundi, plombée par des prises de bénéfices sur certains grands noms du secteur technologique, dans un marché peu fréquenté avant le Nouvel An.Le Dow Jones a perdu 0,51%, l’indice Nasdaq a lâché 0,50% et l’indice élargi S&P 500 a reculé de 0,35%.Le marché est “plutôt calme”, commente auprès de l’AFP Sam Stovall, de CFRA. “Ces deux dernières semaines, beaucoup d’investisseurs sont partis pour les fêtes de fin d’année, le volume est donc très faible.” La semaine passée a été écourtée par Noël et la place américaine restera fermée jeudi à l’occasion du Nouvel An.La dynamique baissière du jour est ainsi principalement due à un mouvement technique: “les acteurs du marché sont en train de vendre leurs participations afin de réaliser des gains”, résume Sam Stovall.Parmi les cibles prisées, le mastodonte des semi-conducteurs Nvidia a reculé de 1,21% à 188,22 dollars après avoir grimpé de 5% la semaine passée. Autres valeurs liées à l’enthousiasme pour l’intelligence artificielle (IA), Oracle a perdu 1,30%, Broadcom a lâché 0,78% et Qualcomm a reculé de 0,79%.Le spécialiste des véhicules électriques Tesla “est un autre poids lourd à la traîne”, remarquent les analystes de Briefing.com, avec une baisse de 3,27% à 459,64 dollars.”Les investisseurs sont probablement en train de faire le ménage dans leur portefeuille (d’actions, ndlr), afin de l’aligner sur leurs objectifs pour 2026″, note Sam Stovall.Côté macroéconomie, l’attente porte principalement sur le compte-rendu (“minutes”) de la dernière réunion de la banque centrale américaine (Fed) mardi.Ce document pourrait donner de nouvelles indications sur la trajectoire monétaire privilégiée par la Réserve fédérale dans les prochains mois, après trois réductions de taux consécutives.Les investisseurs “attendent de voir si la posture accommodante” du président de l’institution, Jerome Powell, lors de la dernière réunion “se reflète dans ce rapport”, explique Sam Stovall.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans se détendait à 4,11% vers 21H15 GMT contre 4,13% à la clôture vendredi.Au tableau des valeurs, le secteur de l’énergie a été porté par la hausse des prix du pétrole, le marché estimant que les négociations sur une résolution de la guerre en Ukraine restent pour le moment sans effet.Exxon Mobil s’est octroyé 1,21%, ConocoPhillips a gagné 1,18%, Chevron a pris 0,66% et EOG Resources a avancé de 1,12%.L’équipementier sportif Lululemon Athletica a terminé dans le vert (+1,71% à 212,54 dollars) après des informations de presse selon lesquelles le fondateur de la marque, Chip Wilson, tente de faire pression pour que des changements soient apportés au conseil d’administration avant la nomination d’un nouveau patron.Le fonds d’investissement Digital Bridge, spécialisé dans les centres de données et autres infrastructures numériques, s’est envolé (+9,70% à 15,27 dollars) après l’annonce de son rachat par le géant des investissements technologiques SoftBank Group. L’opération, qui valorisera Digital Bridge à environ 4 milliards de dollars, “renforcera la capacité du groupe SoftBank à concevoir, développer et financer l’infrastructure fondamentale indispensable aux services et applications d’IA de nouvelle génération”, a indiqué le géant japonais dans un communiqué.