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La Bulgarie s’apprête à adopter l’euro

La Bulgarie s’apprête à passer à l’euro dans la nuit de mercredi à jeudi, et à devenir ainsi le 21e pays à adopter la monnaie unique européenne, une intégration dont certains redoutent qu’elle n’alimente l’inflation et n’accentue l’instabilité politique.A minuit (22H00 GMT mercredi), le petit Etat des Balkans de 6,4 millions d’habitants dira adieu à 2025 mais aussi à sa monnaie, le lev, en circulation depuis la fin du XIXe siècle.Mais mercredi matin déjà, la majorité des étals sur “le marché des femmes”, le plus grand et le plus ancien de la capitale Sofia, affichent les prix en leva et en euros.”Toute l’Europe s’est débrouillée avec l’euro, nous aussi on s’en sortira”, commente Vlad, un retraité de 66 ans venu acheter des cierges magiques et des fruits pour le repas du Nouvel An. “L’important, c’est que la Bulgarie reste dans l’Europe et s’éloigne de Moscou”, ajoute-t-il.Devant un stand de légumes en conserve, une longue file d’attente s’est formée. Lucy, la vendeuse, affirme à l’AFP accepter déjà les paiements en euros, et estime que la population va vite s’habituer à la nouvelle monnaie.En revanche, “les gens ont peur que les prix augmentent. Aujourd’hui, c’est 4 leva et ça va devenir 4 euros, tandis que les salaires resteront les mêmes”, dit à l’AFP une femme d’une quarantaine d’années qui refuse de donner son nom.Nombre de Bulgares redoutent en effet que l’introduction de l’euro ne conduise à une spirale inflationniste, alors que par exemple les prix des denrées alimentaires ont déjà augmenté de 5% sur un an en novembre, selon l’Institut national de statistique.- “Avantages concrets” -Les dirigeants bulgares ont tenté de rassurer, et promis que cette entrée dans la zone euro permettra de dynamiser l’économie du pays, l’un des plus pauvres de l’Union européenne, qu’il a rejoint en 2007, et de l’ancrer davantage à l’Ouest pour le protéger de l’influence russe.La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a elle assuré mercredi que “l’euro apportera des avantages concrets aux citoyens et aux entreprises bulgares”. “Il facilitera les voyages et la vie à l’étranger, renforcera la transparence et la compétitivité des marchés, et facilitera les échanges”, a-t-elle ajouté dans un communiqué.Cependant, la Bulgarie fait face à des défis importants, après les manifestations anticorruption qui ont récemment renversé le gouvernement de coalition conservateur en place depuis moins d’un an, et avec la perspective de nouvelles élections législatives, les huitièmes en cinq ans.Dans ce contexte, et alors que selon le dernier Eurobaromètre de la Commission européenne, 49% des Bulgares sont opposés à la monnaie unique, tout problème lié à l’introduction de l’euro sera exploité par les responsables politiques anti-UE, estime Boryana Dimitrova, de l’institut de sondage Alpha Research.”Il y aura des défis, mais nous comptons sur la tolérance et la compréhension des citoyens comme des entreprises”, a appelé mardi Premier ministre démissionnaire Rossen Jeliazkov, soutenant que “l’introduction de l’euro aura un effet positif à long terme sur l’économie bulgare et sur l’environnement dans lequel le pays se développe”.Mardi, sous un beau soleil d’hiver, des files d’attente se sont formées devant la Banque nationale de Bulgarie et les bureaux de change de la capitale Sofia, pour se procurer des euros, a constaté un journaliste de l’AFP.Des habitants se sont plaints de la difficulté à mettre la main sur les nouvelles pièces et billets alors que les banques ont conseillé à la population de se munir de liquide, mettant en garde contre d’éventuelles perturbations des paiements par carte et des retraits aux distributeurs dans la nuit du Nouvel An.Les paiements en lev continueront cependant d’être acceptés tout le mois de janvier, un défi pour les commerçants qui devront rendre la monnaie en euros.Elena Shemtova, 37 ans, propriétaire d’une petite galerie et d’une boutique de bijoux dans le centre-ville, se voulait toutefois optimiste. “Nous ressentirons les difficultés au début, il y aura des problèmes pour rendre la monnaie, mais d’ici un mois nous nous y serons habitués”.Avant la Bulgarie, la Croatie, en janvier 2023, était le dernier pays à avoir adopté la monnaie unique, introduite initialement le 1er janvier 2002 dans douze pays de l’UE. Cela portera à plus de 357 millions le nombre d’Européens utilisant l’euro, selon les chiffres de la Commission européenne.

Eurostar a subi d’importants retards à cause d’un problème distinct de celui du Tunnel

Eurostar, dont le trafic avait déjà été fortement perturbé mardi par un incident dans le Tunnel sous la Manche, a précisé mercredi que plusieurs trains au départ de Londres ont subi d’importants retards dans la soirée en raison d’un autre problème, distinct.”Une caténaire est tombée sur un train Eurostar reliant Londres à Paris, à proximité de l’entrée du tunnel sous la Manche”, a indiqué la compagnie ferroviaire dans un communiqué.Une porte-parole d’Eurostar a précisé à l’AFP que l’incident s’est produit “vers 22h CET (heure de Paris, NDLR), à proximité de l’entrée du tunnel sous la Manche”, côté anglais.”Deux autres services (trains, NDLR) ont également subi d’importants retards, mais ont pu poursuivre leur trajet vers Bruxelles”, ajoute la compagnie.Plusieurs passagers ont raconté dans les médias français et britanniques, et sur X, leur nuit à bord.Arrivée à la Gare du Nord à Paris à 10H35 mercredi, une passagère a raconté son périple à l’AFP: “Nous devions partir a 19H00 hier soir de Londres pour arriver a 22h30, et nous nous sentions chanceux de partir avec seulement 45 minutes de retard. Mais au final nous arrivons à Paris avec 12 heures de retard”, a détaillé Christelle Renouf, habitante de Caen (Calvados), avec son mari et ses deux fils.”Après l’embarquement, le train s’est d’abord arrêté une première fois une heure car il manquait du personnel, puis il s’est arrêté de nouveau juste avant le tunnel, car il y a eu un caténaire qui est tombé sur la voiture 4″, a-t-elle raconté.”On nous a distribué des biscuits et de l’eau vers 3H00 du matin quand tout le monde dormait ou essayait de dormir”, a-t-elle encore expliqué, racontant leur nuit “dans le train, pas d’électricité, pas d’eau, pas de wifi”.Eurostar précise dans son communiqué qu'”en raison de la position du train à proximité de la caténaire endommagée, des impératifs de sécurité et du manque d’alimentation électrique dans la zone, l’opération visant à déplacer le train et les clients s’est révélée très complexe”.”Les clients à bord sont restés en sécurité et ont reçu des rafraîchissements ainsi que des informations régulières”, assure Eurostar, ajoutant que les clients “bénéficieront d’une indemnisation renforcée”.

Négociations salariales chez EDF: la direction décide une augmentation de 1,65%

La direction d’EDF a annoncé mercredi une “enveloppe globale d’augmentation” de 2,75% pour 2026, soit selon deux syndicats une augmentation individuelle de 1,65%, inférieure au projet d’accord boudé par toutes les organisations, sauf la CFE CGC, à l’issue des négociations salariales annuelles.”À l’issue des négociations salariales d’entreprise, le projet d’accord n’a pas réuni les conditions légales de validité, en dépit de la signature d’une organisation syndicale représentative”, a déclaré la direction d’EDF dans un message à l’AFP.Elle a “donc décidé unilatéralement des mesures salariales pour 2026. Au total, les mesures salariales individuelles et collectives conduisent à une enveloppe globale d’augmentation des salaires de 2,75% pour l’année 2026”, selon cette même source.La CFE Energies a détaillé cette proposition, avec notamment 1,65% d’augmentation individuelle, alors que le projet qu’elle a été la seule à signer proposait 1,7% d’augmentation. Les autres postes, selon elle, sont une augmentation du salaire national de base de 0,5% et un effet des échelons d’ancienneté de 0,6%.La CFDT a confirmé à l’AFP que la direction “a pris une décision unilatérale de l’employeur en retrait de 0,05% par rapport au projet d’accord, soit 1,65%”.La CFE CGC, la CGT, la CFDT et FO étaient appelées à se positionner en début de semaine sur deux accords proposés par la direction concernant des augmentations individuelles en 2026, l’un pour les salariés relevant du statut des industries électriques et gazières et l’autre pour les non statutaires.La CFE Energies craignait que la non signature des trois autres organisations ne se traduise par des augmentations “inférieures à celles proposées dans les accords soumis à signature”.La CFDT disait “compter sur l’esprit de responsabilité de la direction, qui après avoir refusé la proposition à 1,80%, ne peut prétexter l’absence de signature pour prendre le risque social de +punir+ les salariés un peu plus encore”.L’énergéticien public est engagé dans une chasse aux économies qui, conjuguée à un management jugé autoritaire du nouveau PDG Bernard Fontana, a tendu le climat social. Il vise aussi à dégager des marges de manoeuvre financières via “d’éventuelles cessions” d’actifs, en parallèle de son plan d’économies de 5 milliards d’euros sur cinq ans.EDF espère réduire une dette abyssale de 54,3 milliards d’euros à fin 2024, alors que la Cour des comptes s’est récemment inquiétée de ses perspectives financières. 

La Bourse de Paris s’achemine vers une année 2025 positive

La Bourse de Paris évoluait en repli mercredi, évitant toute prise de risque pour la dernière séance de l’année, qui sera écourtée pour le réveillon du Nouvel An.L’indice vedette CAC 40 reculait de 0,50% vers 09H50, soit de 40,64 points, à 8.127,51 points. La veille, le CAC 40 a avancé de 0,69%, soit de 56,13 points pour s’établir à 8.168,15 points à la clôture. La séance sera abrégée, avec une clôture prévue à 14H00 (heure de Paris). À l’image des autres grandes places mondiales, la Bourse de Paris restera fermée le 1er janvier pour le jour férié du Nouvel An. La première séance de 2025 se tiendra donc vendredi 2 janvier à partir de 09H00.Plusieurs places européennes sont par ailleurs fermées mercredi pour les fêtes de fin d’année, notamment Francfort, Milan et Zurich. Sur l’ensemble de l’exercice 2025, leurs performances ont été positives pour la troisième année consécutive: la Bourse de Francfort affiche une hausse de 23,01%, Milan s’envole de 31,47%, tandis que Zurich progresse de 14,37%.A ce stade, depuis le 1er janvier, l’indice parisien affiche une progression d’un peu plus de 10%, le CAC 40 ayant été freiné par l’instabilité politique en France et les incertitudes budgétaires.Depuis la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024, le CAC 40 souffre d’un climat d’instabilité politique prolongé, alimentant la défiance des investisseurs.Le retard du CAC 40 s’explique aussi par sa composition sectorielle. “L’indice est fortement pondéré en valeurs du luxe, industrielles et énergétiques, et 2025 n’a pas été une année favorable” pour ces secteurs, explique Daniela Hathorn analyste marchés pour Capital.com, interrogée par l’AFP. Dans une année surtout marquée par le boom des valeurs technologiques, dopées par la fièvre autour de l’intelligence artificielle, le CAC 40 a souffert de son manque d’exposition à ce secteur.En cette fin d’année, les volumes d’échanges devraient rester faibles et les investisseurs laissés avec “peu d’informations nouvelles sur lesquelles s’appuyer” en attendant janvier, commente Stephen Innes, gérant de Spi AM.Maurel & Prom sort du capital du nigérien Seplat EnergyLe groupe pétrolier français Maurel & Prom (+5,97% à 5,42 euros) a annoncé mardi la cession de l’intégralité de sa participation dans la compagnie pétrolière nigériane Seplat Energy, soit 120,4 millions d’actions, représentant 20,07% du capital.”La cession est réalisée sur la base d’un prix de 305 pence par action, correspondant à un prix de cession total de 496 millions de dollars”, précise le groupe dans un communiqué. 

Tunnel sous la Manche: Eurostar prévoit d'”assurer tous ses services” mercredi

Le trafic dans le Tunnel sous la Manche entre Londres et le continent se rétablissait progressivement mercredi matin, à quelques heures du réveillon de Nouvel An, mais des passagers sont restés bloqués toute la nuit dans un Eurostar.La compagnie ferroviaire Eurostar a annoncé tôt mercredi la reprise du trafic après un problème technique ayant interrompu le service une grande partie de la journée de mardi. Elle avertit cependant que des perturbations restent possibles.”Nous prévoyons d’assurer tous nos services aujourd’hui, mais en raison des répercussions, il pourrait encore y avoir des retards et des annulations de dernière minute,” indique le site d’Eurostar.Hormis l’annulation du train qui devait partir à 06H01 de Londres pour rejoindre Paris, tous les trains dans les deux sens étaient affichés à l’heure mercredi.Même chose pour Bruxelles: seul le train de 06H16 au départ de Londres était affiché comme annulé.Le service Le Shuttle, des trains qui transportent des véhicules entre la France et le Royaume-Uni, faisait également état mercredi matin de perturbations, le site internet indiquant pour certains départs un “retard approximatif de 6h par rapport à votre heure de réservation”.Eurostar avait évoqué mardi un “problème d’alimentation électrique par caténaire”, et l’exploitant du tunnel, Getlink, avait indiqué que la circulation était “assurée de manière alternée dans les deux sens”.- Nuit dans un Eurostar -Des passagers sont toutefois restés coincés toute la nuit dans un Eurostar, rapporte BFMTV, sans électricité, sans chauffage et sans toilettes. “Tout ce qui est électrique ne fonctionne pas. C’est toujours les mêmes informations, il y a un problème grave”, a rapporté Hervé, un passager de ce train.”On est agacé parce qu’il y a de la fatigue, parce qu’on n’a pas de boisson chaude”, a-t-il ajouté.Contacté par l’AFP pour confirmer cette information, Eurostar n’a pas donné suite. La compagnie évoque sur son site, en plus du problème électrique dans le tunnel mardi, “d’autres problèmes liés à l’infrastructure ferroviaire pendant la nuit”.La BBC cite elle aussi un passager du train Londres-Paris de 19H01, qui, à trois heures du matin, était toujours coincé à l’entrée du Tunnel.Il leur a été dit qu’il y avait “50% de chances d’aller à Paris, 50% de chances de retourner à Londres”, a-t-il raconté: “je suppose que mes projets pour la nouvelle année sont désormais entre les mains des opérateurs du tunnel”.Mardi, les plans de nombreux voyageurs avaient été fortement perturbés en cette période de fin d’année, avec des trains annulés et des retards parfois importants.Dans l’après-midi, Eurostar avait annoncé une reprise progressive tout en prévenant que “le problème d’alimentation électrique par caténaire persistait”, et conseillait vivement aux passagers de reporter leur voyage.Eurostar propose aux clients affectés d’échanger gratuitement leur billet, ou d’annuler leur réservation contre un remboursement ou un bon d’échange.Prisé par ceux qui circulent entre Londres et le continent, Eurostar a transporté un nombre record de 19,5 millions de clients l’an dernier, soit 850.000 de plus qu’en 2023.Plusieurs sociétés ont annoncé ces derniers mois leur intention d’ouvrir des lignes concurrentes à l’entreprise, qui est aujourd’hui seule à effectuer du transport de passagers sur la ligne sous la Manche.Le groupe britannique Virgin a obtenu en octobre l’accès au très convoité dépôt londonien de Temple Mills, indispensable pour lancer ces liaisons.Le groupe italien Trenitalia France a aussi confirmé cette semaine son ambition de lancer des trains sous la Manche à partir de fin 2029.

TSMC lance la production de masse de semi-conducteurs ultra-performants 2nm

Le géant taïwanais des semi-conducteurs TSMC a annoncé avoir lancé la production de puces ultra-performantes 2nm, qui ouvrent la voie à des performances accrues pour l’intelligence artificielle (IA).”La technologie 2nm (N2) de TSMC a commencé sa production en série au quatrième trimestre 2025, comme prévu”, a fait savoir le groupe dans un communiqué non daté publié sur son site internet, consulté mercredi par l’AFP.Ceci alors que les dépenses relatives à l’IA s’envolent au niveau mondial: elles devraient atteindre quelque 1.500 milliards de dollars en 2025, selon le cabinet américain Gartner, et plus de 2.000 milliards en 2026, soit près de 2% du PIB mondial.Ces puces 2nm constituent “la technologie la plus avancée de l’industrie des semi-conducteurs en termes de densité et d’efficacité énergétique”, selon TSMC.Ces composants doivent être produits à “Fab 22”, une installation de l’entreprise située à Kaohsiung, ville portuaire du sud de Taïwan.Les puces produites par TSMC sont utilisées dans une large gamme de produits, allant des missiles aux smartphones. Taiwan Semiconductor Manufacturing Company est par ailleurs le principal fabricant mondial de semi-conducteurs. Il compte comme clients Nvidia ou encore Apple qui dépensent des milliards de dollars pour acquérir puces, serveurs et centre de données.- “Rôle indispensable” de Taïwan -Et c’est à Taïwan que sont fabriqués plus de la moitié des semi-conducteurs de la planète, et près de la totalité des plus avancés, nécessaires au fonctionnement de l’IA.La domination de Taïwan dans le domaine des puces est telle qu’elle est considérée comme un “bouclier de silicium” pour la sécurité de l’île. Celui-ci la protégerait d’un blocus ou d’une invasion par la Chine communiste – qui considère l’île comme une partie de son territoire – et inciterait les Etats-Unis à la défendre.Mais la menace d’une attaque par Pékin inquiète, en raison des retombées qu’elle pourrait avoir sur les chaînes d’approvisionnement mondiales. Cette semaine, avions de chasse et navires de guerre chinois ont encerclé Taïwan lors d’exercices militaires simulant un blocus de l’île. Le président taïwanais Lai Ching-te a dénoncé “une provocation flagrante contre la sécurité régionale et l’ordre international”.Face à la menace, de grands pays clients, notamment en Europe et aux Etats-Unis, encouragent ces dernières années un développement de la production de puces hors de l’île.TSMC a ainsi investi dans des sites de production aux Etats-Unis, au Japon et en Allemagne.Mais au cours d’un entretien avec l’AFP au début du mois, François Chih-chung Wu, l’un des ministres adjoints des Affaires étrangères de Taïwan, a déclaré que le gouvernement prévoyait de maintenir la production sur l’île des puces “les plus avancées”, et que Taïwan conserve “un rôle indispensable dans le domaine des puces”.

Wall Street termine orientée à la baisse

La Bourse de New York a clôturé en petite baisse mardi, la publication du compte rendu de la dernière réunion de la banque centrale américaine (Fed) n’ayant pas suffi à dynamiser les échanges.Le Dow Jones a perdu 0,20%, l’indice Nasdaq 0,24% et l’indice élargi S&P 500 a reculé de 0,14%.La séance a été “très calme” et n’a offert “rien de nouveau (…) ce qui n’est pas étonnant au milieu d’une semaine écourtée par un jour férié”, commente auprès de l’AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.Les investisseurs attendaient bien les “minutes” de la Fed, censées résumer les positions des différents responsables de l’institution monétaire à l’occasion de la décision d’abaisser les taux en décembre dernier.Mais “le compte rendu n’est pas vraiment surprenant”, selon M. Hogan, qui note que la divergence des avis des membres de la Fed a été “largement médiatisée” ces dernières semaines.Selon ce document, publié mardi en milieu de journée, la plupart des responsables défendent “des ajustements à la baisse” si l’inflation ralentit suffisamment dans les premiers mois de 2026.Mais à l’inverse “certains participants” ont déclaré vouloir privilégier une approche plus prudente, jugeant qu’il serait “approprié de maintenir la cible inchangée pour quelque temps” après la baisse décidée lors de cette réunion, la troisième consécutive.Autant d’approches déjà envisagées par le marché, ce qui explique l’absence de réaction des investisseurs.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans se tendait légèrement à 4,12% vers 21H30 GMT contre 4,11% à la clôture lundi. L’échéance à deux ans, plus sensible aux évolutions des politiques monétaires, restait stable à 3,45%.La place américaine restera fermée jeudi à l’occasion du Nouvel An et Jose Torres, d’Interactive Brokers, s’attend à une nouvelle séance sans grand mouvement mercredi, “de nombreux traders attendant janvier pour réévaluer leurs positions”.Au tableau des valeurs, Meta (Facebok, Instagram, WhatsApp) a été recherché (+1,10% à 665,95 dollars) après avoir annoncé lundi l’acquisition de Manus, populaire agent d’intelligence artificielle (IA) développé par la startup chinoise Butterfly Effect, aujourd’hui basée à Singapour.Cette opération, pour un montant non précisé, est une nouvelle illustration de la stratégie du groupe de Mark Zuckerberg résolument tournée vers l’IA, et pourrait l’aider à générer des revenus sur ce segment grâce au modèle par abonnement privilégié par Manus.Le fabricant de puces Intel (+1,69% à 37,30 dollars) a de nouveau terminé en hausse, porté par la prise de participation à son capital du géant des semiconducteurs Nvidia (-0,36% à 187,54 dollars), à hauteur de 5 milliards de dollars. L’opération avait été annoncée en septembre, mais vient tout juste d’être formalisée, selon des documents déposés lundi auprès du gendarme boursier américain (SEC).

Les responsables de la Fed restent divisés sur la marche à suivre pour 2026

Les responsables de la Réserve fédérale (Fed) américaine ont continué à montrer leur division quant aux décisions à venir en 2026 sur les taux d’intérêt, la plupart défendant “des ajustements à la baisse”, quand quelques-uns préfèrent attendre.Publié mardi, le compte rendu (“minutes”) de la dernière réunion de la Fed a montré qu’une majorité des responsables estiment que “d’autres ajustements à la baisse pourraient être nécessaires si l’inflation ralenti” suffisamment dans les premiers mois de 2026.Mais à l’inverse “certains participants” ont déclaré vouloir privilégier une approche plus prudente, jugeant qu’il serait “approprié de maintenir la cible inchangée pour quelque temps” après la baisse décidée lors de cette réunion.Durant la réunion de son Comité de politique monétaire (FOMC) des 9 et 10 décembre, la Fed a décidé d’abaisser de 0,25 point ses taux d’intérêt, les ramenant dans une fourchette désormais comprise entre 3,50% et 3,75%.Une décision qui avait cependant suscité des divisions: deux des membres ont voté en faveur d’un statu quo et un troisième s’est au contraire prononcé en faveur d’une baisse plus marquée.Les trois responsables ont dans la foulée justifié leur choix, les uns soulignant la persistance de l’inflation, quand leur collègue s’inquiétait d’un possible retournement du marché de l’emploi aux Etats-Unis, qui montre déjà des signes de ralentissement.Or la Fed dispose de deux mandats, d’égale importance: se rapprocher du plein emploi tout en maintenant la hausse des prix à un niveau proche de 2% sur le long terme.L’ensemble des participants ont cependant reconnu que la trajectoire des taux ne serait pas déterminée et que les prochaines décisions devront se baser sur l’évolution des données macroéconomiques dans les prochaines semaines.”Dans leurs discussions sur la gestion des risques, les participants ont généralement jugé que le risque d’accélération de l’inflation restait élevé, tout comme ceux de voir le marché de l’emploi se détériorer”, est-il noté dans le compte-rendu.Dans ces conditions, “une gestion équilibrée des risques est nécessaire”, tout comme le fait de s’assurer que “les anticipations d’inflation à long terme s’ancrent correctement”.La prochaine réunion de la Fed est prévue les 27 et 28 janvier et les acteurs du marché s’attendent à ce que les taux soient maintenus à leur niveau actuel, selon les anticipations des marchés compilés par l’outil de veille de CME, FedWatch.

Tunnel sous la Manche: retour à la normale “dans la nuit” après un problème technique

Le trafic ferroviaire entre Londres et le continent a repris graduellement et devrait revenir à la normale “dans la nuit” de mardi à mercredi après plusieurs heures de suspension due à un problème technique qui a perturbé les plans de nombreux passagers au beau milieu des fêtes de fin d’année.”La reprise graduelle du trafic se poursuit. La circulation est assurée de manière alternée dans les deux sens”, a détaillé mardi soir l’exploitant du tunnel sous la Manche, Getlink, en affirmant que “les travaux vont se poursuivre ce soir et vont permettre un retour à la normale dans la nuit”. Plus tôt, mardi, la compagnie ferroviaire Eurostar avait annoncé la reprise graduelle de ses services, mais prévenu que “le problème d’alimentation électrique par caténaire persiste, et nous conseillons vivement à tous nos passagers de reporter leur voyage”.Une porte-parole avait précisé à l’AFP que le trafic reprendrait à 16H00 GMT, tout en mettant en garde sur des retards et temps de trajets plus longs à prévoir ce soir.”Veuillez ne pas vous rendre en gare si l’annulation de votre train est confirmée” avait ajouté l’entreprise, prévenant aussi “que les trains qui circulent sont susceptibles de subir d’importants retards et des annulations de dernière minute”.Getlink avait de son côté indiqué que le service Le Shuttle, c’est-à-dire ses trains qui transportent des véhicules entre la France et le Royaume-Uni, lui aussi suspendu, avait “repris très progressivement sur une voie un peu avant 15H00” (14H00 GMT). “Il est assuré de manière alternée dans les deux sens avec des retards conséquents”.Getlink a promis que des navettes supplémentaires seraient ajoutées.- Vacances “gâchées” -A la gare de Saint-Pancras, terminal londonien des Eurostar, les passagers ont à la mi-journée accueilli l’annonce de la suspension du trafic avec dépit mais dans le calme, a constaté une journaliste de l’AFP. Certains voyageurs ont quitté la gare, résignés, avec leurs valises, d’autres pianotaient sur leur téléphone pour trouver un nouveau billet ou réserver un hôtel.”D’abord, nous avons reçu un message nous informant d’un retard. Ensuite, on nous a conseillé de reporter notre réservation. Nous ne trouvons pas de billets pour demain”, se désole Jodie, 37 ans, qui voyage avec son mari et sa fille de quatre ans.La famille, qui devait passer le réveillon à Paris, cherche d’autres solutions. Mais l’incident “a complètement gâché nos vacances”, affirme-t-elle.Jessica, chargée de coordination commerciale de 21 ans, est “déçue” mais prend les choses avec philosophie. “Nous devions fêter le Nouvel An à Paris. Nous allons voir si nous pouvons trouver un autre billet. Sinon, nous resterons à Londres”.Un peu plus tôt, Eurostar avait pointé “un problème d’alimentation électrique du tunnel sous la Manche, suivi de l’arrêt d’une navette shuttle”.Getlink avait toutefois précisé qu’il n’y avait “aucun train bloqué” dans le tunnel.Eurostar propose aux clients affectés d’échanger gratuitement leur billet, ou d’annuler leur réservation contre un remboursement ou un bon d’échange.A Paris Gare du Nord, d’où partent les Eurostar en direction de Londres, l’annulation de tous les trains en direction de la capitale britannique avait fait grossir la foule massée en bas du hall passagers prévu pour les trains allant au Royaume-Uni.- “Effet domino” -“Nous devions prendre un vol demain matin à 9 heures de Londres à Sydney. Maintenant, nous essayons de tout reprogrammer. C’est un vrai bazar, un effet domino”, a expliqué à l’AFP une fonctionnaire australienne, qui refuse que son nom soit cité.Prisé des passagers qui voyagent entre Londres et le continent, Eurostar a transporté un nombre record de 19,5 millions de clients l’an dernier, soit 850.000 de plus qu’en 2023.Plusieurs sociétés ont annoncé leur intention ces derniers mois d’ouvrir des lignes concurrentes à l’entreprise, qui est aujourd’hui seule à effectuer du transport de passagers sur la ligne sous la Manche.Le groupe britannique Virgin a obtenu en octobre l’accès au très convoité dépôt londonien de Temple Mills, indispensable pour lancer ces liaisons.Le groupe italien Trenitalia France a aussi confirmé cette semaine son ambition de lancer des trains sous la Manche à partir de fin 2029.im-ctx-hrc-ode-tq/jul/eb

La Bourse de Paris termine en hausse dans une séance sans catalyseur

La Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,69% mardi, à l’issue d’une séance sans catalyseur en attendant la publication du compte-rendu de la dernière réunion de la banque centrale américaine (Fed).L’indice vedette CAC 40 a avancé de 56,13 points pour s’établir à 8.168,15 points à la clôture. La veille, le CAC 40 avait terminé en timide hausse de 0,10% à 8.112,02 points.Le CAC 40 s’inscrit pour l’instant en hausse de plus de 10% depuis le début de l’année, une meilleure performance qu’en 2024, année durant laquelle il avait reculé de 2,15%.L’indice vedette parisien reste cependant largement en retard en comparaison de ses voisins européens. Le Dax de la Bourse de Francfort et le FTSE 100 à Londres affichent tous deux une progression de plus de 20%, tandis que Milan (+30%) et Madrid (+50%) enregistrent des gains jusqu’à cinq fois supérieurs à la place parisienne.Le CAC 40 a signé sa dernière séance pleine de l’année, celle du 31 décembre étant écourtée, avec une clôture à 14H00, heure de Paris.A l’agenda du jour, les investisseurs attendent le compte-rendu (“minutes”) de la dernière réunion de la banque centrale américaine (Fed), qui pourrait donner de nouvelles indications sur la trajectoire monétaire privilégiée par la Réserve fédérale dans les prochains mois, après trois réductions de taux consécutives en 2025.”La question centrale sera de voir dans quelle mesure les membres de la Fed pourraient passer d’une à deux baisses de taux en 2026″, explique Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.”L’une des plus grandes menaces potentielles pour les indices boursiers en 2026 serait peut-être la fin des baisses de taux — voire des hausses — dans les grandes économies”, poursuit-elle, un facteur défavorable aux actions, souligne-t-elle.Au tableau des valeurs, aucune actualité d’entreprise n’a animé la cote parisienne mardi. Société Générale signe la plus forte progression de la séance, en hausse de 2,12% à 69,40 euros.