Test

Lait infantile: lots “retirés”, selon la ministre, Nestlé promet la “transparence”

Tous les lots de laits infantiles concernés par une possible contamination d’origine bactérienne ont “été retirés” du marché, a indiqué vendredi la ministre de la Santé Stéphanie Rist après des rappels ordonnés notamment par Nestlé, qui promet de contribuer aux investigations “en toute transparence”.Deux enquêtes pénales ont été ouvertes à Bordeaux et Angers après les morts récentes de deux nourrissons ayant consommé un lait infantile rappelé par Nestlé pour cause de “possible contamination” par une substance toxique liée à la bactérie Bacillus Cereus, sans “lien de causalité” établi pour l’heure, selon les autorités.S’adressant aux parents qui donnent du lait en poudre à leurs bébés, la ministre a conseillé vendredi de “vérifier” si leurs boîtes de lait ont été rappelées sur le site “rappel conso”. “Si jamais c’est le cas, il faut la mettre de côté et acheter une autre boîte de lait”, a-t-elle déclaré sur BFM TV.”Si jamais le lait a été consommé hier ou avant-hier, s’il n’y a pas de signe, il n’y a pas de problème. Si jamais il y a des nausées, vomissements, des diarrhées, (…) ce qui est très fréquent en ce moment, parce qu’il y a des gastro-entérites, on ne s’inquiète pas outre mesure, mais si les symptômes existent et que le lait a été consommé d’une boîte qui devait être retirée, dans ces cas-là, (il faut) aller consulter le médecin”, a-t-elle poursuivi. Les laits potentiellement contaminés ont été “retirés” du marché, a-t-elle par ailleurs assuré. – Nestlé exprime ses “condoléances” -Nestlé avait engagé le 5 janvier un vaste rappel de laits infantiles des marques Guigoz et Nidal en raison de la présence potentielle de “céréulide” dans ces produits pourtant très contrôlés. Ce composant toxique, produit dans certaines conditions par une famille de bactéries, les Bacillus cereus, peut causer d’importants vomissements dans les heures suivant sa consommation.Le géant suisse de l’agroalimentaire a réagi vendredi à l’annonce de l’ouverture de deux enquêtes pénales en France, disant exprimer ses “plus sincères condoléances aux familles qui sont en deuil” à la suite du décès de deux nourrissons.”Comme déclaré par les autorités, rien n’indique à ce stade de lien entre ces tragiques événements et la consommation de nos produits”, a déclaré Nestlé France dans un communiqué transmis à l’AFP.”Nous (…) restons pleinement à la disposition des autorités et collaborons en toute transparence afin de contribuer à toute clarification nécessaire, comme nous le faisons depuis le premier jour”, a ajouté la société.Le fabricant de l’huile riche en acide arachidonique (ARA) à l’origine de la présence potentielle de céréulide est le producteur chinois Cabio Biotech, a-t-on appris de sources proches du dossier.Cette entreprise, fondée en 2004 et dont le siège se trouve à Wuhan, est le principal producteur chinois de ce type d’huiles et fournit de nombreux producteurs de lait infantile locaux ou internationaux (Nestlé, Danone, notamment).Après Nestlé, le Français Lactalis a aussi annoncé mercredi le lancement d’un vaste rappel de lait infantile dans plusieurs pays dont la France.”Ce sont les industriels qui sont en responsabilité de faire les autocontrôles”, a précisé Stéphanie Rist. “A l’heure où on se parle, il n’y a pas d’alerte scientifique importante”, a-t-elle ajouté sans plus de détails.

Budget: Lecornu surmonte deux motions de censure et engage un nouveau 49.3

Sébastien Lecornu a surmonté sans surprise vendredi les motions de censure déposées par la gauche hors PS et le RN, en réponse à sa décision d’utiliser le 49.3 pour faire passer le budget. Accusé d’avoir trahi sa parole, le Premier ministre a défendu une solution de “dernier secours”.La partie recettes adoptée, il a dans la foulée engagé un nouveau 49.3, sur les dépenses et l’ensemble du texte. La France insoumise et le RN ont déposé de nouvelles motions de censure, qui devraient être examinées et rejetées de la même manière mardi.La motion commune des groupes Insoumis, écologiste, GDR (communistes et ultra-marins) a obtenu 269 voix, 19 de moins que les 288 nécessaires pour faire tomber le gouvernement, la droite et le PS refusant de s’y associer.”Il y a une majorité fragile”, a reconnu sur BFMTV Laurent Panifous, le ministre des relations avec le Parlement. “Elle est à peu près la même depuis deux, trois mois (…) Soyons prudents, il faut faire preuve de beaucoup d’humilité”.La motion du RN et de son allié le groupe ciottiste UDR a aussi échoué, recueillant 142 voix.Le Premier ministre avait annoncé lundi avec “regret” et “amertume” sa décision de recourir au 49.3 pour faire adopter le budget de l’Etat pour 2026, rompant avec la promesse faite début octobre d’y renoncer, à la demande des socialistes.”Quand le débat ne permet plus de conclure, quelqu’un doit assumer”, a-t-il affirmé vendredi, alors qu’aucune majorité n’a pu se dégager sur le texte après plus de trois mois de discussions.”L’engagement de la responsabilité du gouvernement ne doit être, selon moi, ni une facilité ni un raccourci. Il est un instrument de dernier recours, pour ne pas dire de dernier secours”, a-t-il estimé à propos de cet outil constitutionnel qui permet l’adoption d’un texte sans vote mais expose à un risque de censure.”Pour la première fois depuis longtemps, le Parlement ne peut pas dire qu’il a été privé de son pouvoir”. Et désormais le 49.3 “ne pourra plus être utilisé comme avant”, sauf “en absolu et dernier ressort” pour “protéger” et “préserver les institutions”, a-t-il espéré.- Fractures -Le débat, tenu dans un hémicycle clairsemé, a mis en lumière les fractures de la gauche, le PS se trouvant isolé face aux trois autres groupes.”Le PS vole 65 voix d’opposition du NFP (l’alliance de gauche Nouveau Front populaire aux législatives 2024; ndlr). Il faudra s’en souvenir aux municipales”, a fustigé sur X le chef des Insoumis Jean-Luc Mélenchon, critiquant les “milliards de coupe” de la “nouvelle majorité Attal, Faure, Wauquiez”.En introduction des débats, le président Insoumis de la commission des Finances Eric Coquerel avait dénoncé un “coup de force” contre le Parlement. “Dans quelle démocratie un homme seul peut décider que gouverne un camp minoritaire ?”, s’est-il interrogé, alors que LFI demande depuis 18 mois la démission du président Emmanuel Macron.La cheffe de file des députés RN, Marine Le Pen, a elle fustigé la “trahison du pacte solennel” conclu par le Premier ministre avec le Parlement, et un “passage en force”, selon elle “marque de fabrique” du macronisme. “Tout aurait dû vous conduire à démissionner”, a-t-elle estimé, pointant du doigt l'”impuissance” du gouvernement.Le PS avait confirmé dès mardi qu’il ne voterait pas la motion de censure déposée par les trois autres groupes de gauche. Le député PS Laurent Baumel a défendu ce choix vendredi, saluant les “inflexions substantielles” obtenues par son groupe, et se félicitant que l’abandon au moins temporaire du 49.3 ait permis de donner une “portée effective” aux discussions menées dans l’hémicycle.”Nous avons effacé le spectre de l’année blanche en réindexant l’ensemble des prestations et des barèmes sur le coût de la vie”, s’est-il félicité, mentionnant aussi la hausse de la prime d’activité pour trois millions de salariés modestes concédée par le Premier ministre, ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants.Une décision fustigée par l’orateur du groupe Ecologiste et social, Benjamin Lucas-Lundy: “Je dis à mes amis et à mes camarades socialistes que quelques non-reculs ne font pas une avancée”, leur a-t-il lancé.Du côté de la coalition présidentielle, les choix budgétaires de M. Lecornu laissent aussi un goût amer, alors que le déficit devrait s’élever à 5% du PIB. “Nos désaccords avec ce texte sont réels et assumés”, a souligné l’ancienne ministre Horizons Agnès Firmin-Le Bodo. Mais en attendant la présidentielle, “nous devons sortir (le pays) du blocage permanent”, a souligné le député LR Nicolas Ray.Après le rejet probable des nouvelles motions de censure mardi prochain, le texte devrait être transmis au Sénat, puis revenir à l’Assemblée pour un troisième et dernier 49.3.

Grâce à Donald Trump, un nouveau souffle pour Davos?

Le président américain Donald Trump a volé la vedette au Forum économique mondial à Davos, mais il a peut-être aussi relancé ce rendez-vous annuel des élites mondiales.La réunion, qui rassemble tous les hivers dans les Alpes suisses grands patrons, dirigeants politiques et experts reconnus dans leur domaine, est régulièrement accusée d’être déconnectée des réalités, avec des conversations débouchant sur peu d’avancées concrètes.Mais tous les yeux étaient tournés vers Davos cette semaine quand Donald Trump a déboulé dans le village au milieu d’une tempête géopolitique autour du Groenland.Des files d’attente de centaines de personnes se sont créées pour écouter son discours, qui a provoqué cris de surprise et rires nerveux quand le président s’est moqué de ses alliés ou a exclu d’utiliser la force pour s’emparer du Groenland.”Les gens ont fait la queue pour écouter le président Trump comme ils n’ont fait la queue pour aucun autre intervenant. Personne n’a reçu un tel intérêt”, a relevé le président letton Edgars Rinkevics auprès de l’AFP.”Je pense que dans une certaine mesure, Davos est redevenu ce qu’il était censé être. (Un endroit) pour entendre des perspectives différentes, débattre, discuter, ne pas être d’accord, se mettre d’accord, construire des ponts plutôt que les détruire”, a-t-il détaillé.Davos a été cette année le théâtre d’intenses efforts diplomatiques, culminant avec l’annonce par Donald Trump du “cadre d’un futur accord” sur le Groenland après une rencontre avec le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte.Le lendemain, le président américain a rencontré son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky dans le cadre d’efforts pour mettre fin à la guerre en Ukraine, et a lancé son “Conseil de paix”.Un discours a même reçu une rare ovation debout: celui du Premier ministre canadien Mark Carney, qui a décrit une “rupture” de l’ordre mondial dans un discours qui a irrité Donald Trump.- La mondialisation a “échoué” -Davos est surtout réputé pour les discussions et les transactions qui s’y organisent en marge du programme officiel. Avec de grands moments dans le passé, par exemple le dégel des tensions entre la Grèce et la Turquie en 1988 ou des discussions entre Frederik de Klerk, le président de l’Afrique du Sud de l’apartheid, et le dissident d’alors Nelson Mandela.Mais cela faisait des années qu’il n’avait pas été l’épicentre d’un tel événement géopolitique.L’administration Trump est venue en force dans la station suisse pour y pousser son agenda visant à mettre “l’Amérique d’abord” – à l’antithèse des valeurs de multilatéralisme et de mondialisation défendues par le Forum économique mondial (WEF).La mondialisation “est une politique qui a échoué. Et c’est ce que le WEF représente”, a lancé le secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick lors d’une table ronde.Le WEF est également à un tournant avec le départ de son fondateur Klaus Schwab, visé par des accusations diverses de lanceurs d’alerte pour lesquelles il a ensuite été blanchi par une enquête interne.Le patron du géant américain de la finance BlackRock, Larry Fink, qui a pris le relais comme co-président par intérim, l’a reconnu dans son discours d’ouverture. “Il est évident que le monde nous fait beaucoup moins confiance pour aider à construire l’avenir. Si le Forum économique mondial veut être utile, il doit regagner cette confiance”, a-t-il souligné.Le milliardaire a aussi évoqué l’idée de tenir des réunions du WEF dans “des endroits où le monde moderne se construit vraiment”, citant Detroit, Dublin, Jakarta ou Buenos Aires. – “Les personnes qui comptent sont là” -Davos reste l’endroit où les riches et puissants entretiennent leur réseau, et surtout font des affaires.Marc Benioff, le patron du groupe technologique américain Salesforce, était dans son élément en serrant les mains d’autres grands patrons dans les couloirs du centre de congrès. Il a notamment été invité à un dîner avec Donald Trump, au côtés d’autres dirigeants comme Tim Cook d’Apple, ou Jensen Huang de Nvidia. La géopolitique “n’a pas d’impact pour la grande majorité des participants,” a-t-il dit à l’AFP. “Les gens qui comptent sont là, et les conversations qui sont importantes ont lieu ici”, a-t-il assuré. Davos “n’a jamais été aussi important”.

La présidente de la BCE Christine Lagarde remercie “ceux qui dénigrent” l’Europe

Merci à “ceux qui dénigrent” l’Europe! La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a salué vendredi les critiques adressées au Vieux continent durant la Forum économique de Davos, y voyant une chance de remise en question.”L’Europe a pas mal été dénigrée ces derniers jours mais au fond, c’est plutôt une bonne chose et nous devrions remercier ceux qui la dénigrent”, a lancé Mme Lagarde lors d’une discussion en clôture du forum dans les Alpes suisses. “Parce que cela nous a fait pleinement prendre conscience que (…) nous devons nous concentrer davantage sur l’innovation, l’amélioration de la productivité et tout le reste”, a-t-elle détaillé. Dans un discours très scruté à Davos, le président américain Donald Trump avait notamment pointé du doigts les faiblesses de l’Europe, critiquant violemment ses alliés. Son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky a regretté de son côté à Davos que l’Europe se montre “fragmentée” plutôt que de s’afficher comme “une vraie puissance mondiale”. “Nous avons entendu beaucoup de bruit cette semaine” mais “nous devons distinguer les signaux du bruit”, a poursuivi Christine Lagarde, insistant sur l’importance de dire “la vérité”. “La confiance et la vérité vont ensemble. Bâtir la confiance prend du temps, mais la saper beaucoup moins”, a-t-elle développé, et “la confiance a été sapée un peu, peut-être beaucoup”. La banquière centrale a dit avoir “une immense confiance et affection pour le peuple américain. Et je sais qu’en fin de compte, les valeurs les plus profondes l’emporteront”. Christine Lagarde a également appelé à “être attentif à la manière dont les richesses sont réparties et au creusement des inégalités”. “Si nous ne prenons pas cela au sérieux, nous allons droit vers de vraies difficultés. (…) Il faut aussi garder à l’esprit que, dans certains pays, les conditions sont mauvaises et empirent”, a-t-elle ajouté. De son côté, la directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, a rappelé que même si la prévision de croissance mondiale venait d’être relevée à 3,3% en 2026 malgré les tensions persistantes, c’est “insuffisant”. “Ne cédons pas à la complaisance. La croissance n’est pas assez solide. Et parce qu’elle ne l’est pas, la dette qui pèse sur nous, qui atteint 100% du PIB, va devenir un fardeau particulièrement lourd”, a-t-elle mis en garde. 

La Bourse de Paris joue la prudence face aux perspectives d’accord sur le Groenland

La Bourse de Paris reste atone vendredi, la prudence restant de mise devant les déclarations du versatile président américain Donald Trump, malgré l’annonce d’un protocole d’accord sur le Groenland.Vers 10H30 heure de Paris, l’indice vedette CAC 40 se stabilisait autour de l’équilibre, cédant 6,07 points, soit 0,07%, à 8.142,82 points. La veille, le CAC 40 avait gagné 0,99% à 8.148,89 points.M. Trump a fait “basculer le sentiment” sur les marchés en annonçant subitement mercredi soir “le cadre d’un futur accord” avec le chef de l’Otan Mark Rutte et levé ses menaces douanières autant que militaires, explique Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.Mais malgré les perspectives d’accord, “l’appétit pour le risque peine à revenir”, relève-t-elle.Il y a “encore beaucoup de travail à faire” pour parvenir à un arrangement sur ce territoire autonome danois, a cependant confié à l’AFP M. Rutte.Selon une source proche des pourparlers en cours, les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, tandis que la sécurité de l’Arctique va être renforcée et que les pays européens de l’Otan y contribueront.”Au début de la deuxième année de l’administration Trump, il devient de plus en plus clair – même pour ceux qui avaient encore des doutes – que les accords et compromis américains offrent peu de garanties de stabilité”, souligne Mme Ozkardeskaya.”Cette compréhension plus large du risque”, à savoir l’habitude du président américain de revenir sur ses déclarations, “a probablement jeté une ombre” sur le soulagement qu’ont connu les marchés jeudi.Sanofi hésiteSanofi a ouvert en nette baisse avant de revenir en terrain positif pour finalement s’inscrire en légère perte de 0,24% à 79,57 euros vers 10H30 heure de Paris.Le géant pharmaceutique a annoncé vendredi de nouveaux résultats confirmant “le potentiel” de l’amlitelimab, son traitement expérimental contre la dermatite atopique, une forme répandue d’eczéma, à l’issue de deux nouvelles études cliniques de phase 3.

Rappel de lait infantile: tous les lots concernés “ont été retirés”, assure Mme Rist

Tous les lots de laits infantiles ayant fait l’objet d’un rappel pour une possible contamination par une bactérie Bacillus Cereus ont “été retirés”, a indiqué vendredi la ministre de la Santé Stéphanie Rist sur BFM-TV.Deux enquêtes ont été ouvertes en France après les morts récentes de deux nourrissons ayant consommé un lait infantile rappelé par Nestlé pour cause de “possible contamination” par une substance d’origine bactérienne, sans “lien de causalité” établi pour l’heure, selon les autorités.S’adressant aux parents qui donnent du lait en poudre à leurs bébés, la ministre a conseillé vendredi de “vérifier” si leurs boîtes de lait ont été rappelées sur le site “rappel conso”. “Si jamais c’est le cas, il faut la mettre de côté et acheter une autre boîte de lait”, a-t-elle dit.”Si jamais le lait a été consommé hier ou avant-hier, s’il n’y a pas de signe, il n’y a pas de problème. Si jamais il y a des nausées, vomissements, des diarrhées, (…) ce qui est très fréquent en ce moment, parce qu’il y a des gastro-entérites, on ne s’inquiète pas outre mesure, mais si les symptômes existent et que le lait a été consommé d’une boîte qui devait être retirée, dans ces cas-là, (il faut) aller consulter le médecin”, a-t-elle poursuivi. Les laits potentiellement contaminés ont été “retirés” du marché, a-t-elle par ailleurs assuré. Nestlé, géant suisse de l’agroalimentaire, avait engagé le 5 janvier un vaste rappel de laits infantiles des marques Guigoz et Nidal en raison de la présence potentielle de “céréulide” dans ces produits pourtant très contrôlés.Ce composant toxique, produit dans certaines conditions par une famille de bactéries, les Bacillus cereus, peut causer d’importants vomissements dans les heures suivant sa consommation.Après Nestlé, le français Lactalis a aussi annoncé mercredi le lancement d’un vaste rappel de lait infantile dans plusieurs pays dont la France.”Ce sont les industriels qui sont en responsabilité de faire les autocontrôles”, a précisé la ministre. “A l’heure où on se parle, il n’y a pas d’alerte scientifique importante”, a-t-elle ajouté sans plus de détails.

Japon: dissolution du Parlement, l’inflation au cœur des débats

La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a dissous vendredi la chambre basse du Parlement, tablant sur sa popularité pour emporter les législatives anticipées le 8 février, qui se tiendront dans un climat de mécontentement populaire lié à la forte inflation.La dissolution a officiellement eu lieu dans la matinée: le président de l’institution a lu une lettre dans l’hémicycle, tandis que les députés scandaient le traditionnel cri de ralliement “Banzai!”.Voulue par Mme Takaichi, devenue en octobre la première femme cheffe du gouvernement de l’archipel, elle ouvre la voie aux élections législatives anticipées.La dirigeante ultra-nationaliste mise sur ses bons sondages d’opinion pour doper les scores de son Parti libéral-démocrate (PLD, droite nationaliste), alors que la coalition gouvernementale n’est majoritaire que de justesse au Parlement.Ce scrutin est placé sous le signe de l’économie dans un pays longtemps hanté par la déflation mais confronté depuis 2022 à la flambée du coût de la vie et à la faiblesse chronique du yen qui renchérit les produits importés.Juste avant cette dissolution, des chiffres officiels ont fait état d’un ralentissement de l’inflation (hors produits frais) à 2,4% sur un an en décembre, après 3% en novembre.Une tendance qui s’explique essentiellement par les subventions énergétiques, tandis que les prix alimentaires continuent de bondir, le riz s’envolant encore de 34% sur un an.La céréale est même devenue un symbole: son prix avait plus que doublé mi-2025. Le mécontentement populaire pour l’inflation a largement contribué à faire tomber Shigeru Ishiba, le prédécesseur de Sanae Takaichi.Soucieuse de rassurer, cette dernière a dévoilé en novembre un plan de relance équivalant à 117 milliards d’euros pour soulager ménages et entreprises, avec subventions et allocations.La Banque du Japon (BoJ), qui resserre sa politique depuis début 2024 pour juguler l’inflation, a relevé en décembre son taux directeur au plus haut niveau depuis 30 ans. Elle a choisi lundi le statu quo monétaire mais continue de scruter la flambée des prix.Et le sujet sera au cœur de la campagne des législatives: Sanae Takaichi a promis d’exempter les produits alimentaires de la taxe sur la consommation de 8% pendant deux ans. Les partis d’opposition réclament aussi cet allègement, avec d’autres mesures comme le réexamen des cotisations d’assurance sociale.”Ce qui préoccupe le public, ce sont les mesures pour faire face à l’inflation”, confirme à l’AFP Hidehiro Yamamoto, professeur de sciences politiques à l’université Tsukuba. “Il n’est pas certain non plus que le fort soutien populaire à l’administration Takaichi se traduise réellement par un appui au PLD” tempère-t-il, citant de récents scandales liés aux fonds politiques.Pour Shoichi Shirai, un employé de 62 ans interrogé par l’AFP à Tokyo, la décision de Mme Takaichi “donne l’impression d’une dissolution vraiment égoïste”, privilégiant selon lui les élections au détriment des discussions budgétaires. “Elle n’arrêtait pas de dire qu’elle allait se mettre au travail, mais dissoudre le Parlement en ce moment revient à ignorer complètement la volonté du peuple”, estime-t-il.- Dette sous pression -Certes, le gouvernement vient d’approuver un nouveau budget record pour l’exercice 2026 commençant en avril, promettant d’obtenir promptement l’aval du Parlement afin de soutenir les ménages.Mais Jun Azumi, secrétaire général de la principale formation d’opposition, le Parti démocrate constitutionnel (PDC), juge que la dissolution risque de retarder l’adoption du budget en “sacrifiant” les besoins des ménages.Plus généralement, Mme Takaichi entend, avec ce scrutin, conforter son mandat pour poursuivre sa politique budgétaire accommodante.Au risque de gonfler l’endettement déjà pharaonique du pays, qui devrait dépasser 230% du PIB sur l’exercice 2025.La perspective d’allègements fiscaux a affolé cette semaine le marché obligataire, déjà échaudé par le colossal plan de relance de 2025 et inquiet de dérapages budgétaires financés par la dette. Les rendements des obligations souveraines nippones se sont envolés, signe de défiance des investisseurs.- Enjeu des jeunes -Face au PLD, puissante formation qui dirige le Japon presque sans discontinuer depuis 1955, et à son partenaire de coalition, le Parti de l’innovation, des forces de l’opposition s’organisent pour cette courte campagne électorale.Le Parti démocrate constitutionnel (PDC, centre gauche) et le petit parti bouddhiste Komeito (centre droit) s’unissent au sein d’une “Alliance centriste pour la réforme”.”Nous relevons le défi sous la bannière du centrisme. Si cela portait ses fruits, je pense qu’il serait possible pour nous d’arriver au pouvoir en tant que gouvernement centriste”, a déclaré M. Yoshihiko Noda, coprésident du nouveau parti.Les analystes estiment que l’élection pourrait être serrée, mais les chances que l’opposition l’emporte restent minces.”L’enjeu déterminant sera le comportement électoral des jeunes et des personnes d’âge moyen”, estime Mizuho Research dans une note. Le gouvernement Takaichi recueillait quelque 90% de soutien chez les moins de 30 ans dans un sondage publié fin décembre.

TikTok annonce créer une co-entreprise aux Etats-Unis pour y éviter son interdiction

TikTok a annoncé jeudi avoir créé une co-entreprise majoritairement détenue par des investisseurs américains pour gérer ses activités aux Etats-Unis, mettant fin à une longue saga judiciaire qui menaçait de conduire à son interdiction dans le pays.Cette nouvelle structure servira plus de 200 millions d’utilisateurs, tout en mettant en œuvre des garanties strictes en matière de protection des données, de sécurité des algorithmes et de modération des contenus, a assuré la plateforme dans un communiqué.Sa création répond à une loi adoptée sous le mandat de l’ancien président démocrate Joe Biden, obligeant ByteDance, le propriétaire chinois de TikTok, à céder le contrôle de ses activités aux États-Unis sous peine d’y être interdit.Le président américain Donald Trump a salué cet épilogue et le rôle joué selon lui par son homologue chinois Xi Jinping.”Je suis tellement heureux d’avoir aidé à sauver TikTok!”, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social, affirmant que le réseau “appartient désormais à un groupe de grands patriotes et investisseurs américains”.- Date butoir -“Je voudrais aussi remercier le président chinois Xi d’avoir travaillé avec nous et, en fin de compte, approuvé l’accord. Il aurait pu faire le contraire, mais il ne l’a pas fait, et nous lui en sommes reconnaissants”, a-t-il ajouté.Donald Trump avait repoussé à plusieurs reprises la date butoir pour cette mise en conformité de TikTok, qui avait été fixée pour la dernière fois à vendredi. Le réseau social avait annoncé en décembre avoir signé un accord permettant de créer la co-entreprise américaine exigée par la loi.Cette dernière sera détenue par une majorité d’investisseurs américains. Les sociétés Silver Lake et Oracle déteindront notamment 15% des parts chacune, ainsi que le fonds MGX, basé à Abou Dhabi.Le montant de la transaction n’a pas été révélé. L’an passé, le vice-président américain JD Vance avait évalué la valorisation de TikTok USA à 14 milliards de dollars, un montant jugé très sous-évalué par les experts.Parmi les investisseurs figurent plusieurs riches soutiens du président américain Donald Trump, qui avait défini les contours de la nouvelle structure dans un décret publié en septembre, à l’instar de Larry Ellison, d’Oracle.Ce géant technologique sera notamment chargé de stocker les données des utilisateurs américains dans son cloud sécurisé, selon TikTok.La société d’investissement Silver Lake Partners ou le groupe informatique Dell font également partie des investisseurs. – ByteDance garde 19,9% -ByteDance conserve pour sa part une participation de 19,9% dans la coentreprise, restant ainsi en dessous du seuil de 20% fixé par la loi.Selon TikTok, la structure fonctionnera comme “une entité indépendante” dirigée par un conseil d’administration de sept membres majoritairement américains, incluant le directeur général de la plateforme, Shou Chew, et des dirigeants de grands fonds d’investissement.En revanche, TikTok conservera le contrôle aux Etats-Unis de ses services chargés de ses activités commerciales (publicité, vente en ligne, communication, etc) et de “l’interopérabilité mondiale” du réseau social.Selon l’analyste Jasmine Enberg, “de grandes questions sur la manière dont tout cela va se dérouler” persistent.”En coulisses, TikTok travaille probablement d’arrache-pied pour rassurer les annonceurs sur le fait que l’activité restera normale”, a-t-elle confié à l’AFP. “Même si l’obligation pour les utilisateurs de télécharger une nouvelle application semble peu probable, les partenaires de la marque voudront s’assurer que leurs stratégies sur TikTok ne seront pas perturbées”, a-t-elle dit.La loi adoptée au printemps 2024 par le Congrès américain visait à empêcher que les autorités chinoises puissent mettre la main sur des données personnelles d’utilisateurs de TikTok aux États-Unis, ou ne soient en mesure d’influencer l’opinion américaine via le puissant algorithme du réseau social de courtes vidéos.TikTok a admis que des employés basés en Chine avaient eu accès à des données d’utilisateurs américains, mais a toujours démenti les avoir communiquées au gouvernement chinois.

Le Venezuela va ouvrir l’exploitation pétrolière au privé sur fond de réchauffement des relations avec Washington

Le Venezuela va complètement ouvrir l’exploitation pétrolière au secteur privé, selon un projet de loi adopté en première lecture jeudi à l’Assemblée nationale, sur fond de réchauffement avec les Etats-Unis qui ont nommé jeudi une nouvelle chargée d’affaires pour le Venezuela. Cette importante réforme, qui doit être approuvée en seconde lecture, intervient trois semaines après la spectaculaire capture du président Nicolas Maduro par les Etats-Unis, et la désignation de Delcy Rodriguez comme présidente par intérim.L’approbation définitive est attendue dans les prochains jours, le pouvoir ayant la majorité absolue à l’Assemblée après le boycott des législatives par l’opposition en 2025.Cette réforme apparaît comme un nouveau pas vers une normalisation des relations entre Caracas et Washington rompues en 2019. Mme Rodriguez a offert des gages de coopération au président Donald Trump qui ne fait pas mystère de son intérêt pour le pétrole du Venezuela, pays qui dispose des plus grandes réserves d’or noir de la planète.M. Trump a d’ailleurs confié jeudi avoir “parlé aujourd’hui avec Maria (Maria Corina Machado l’opposante et Nobel de la Paix) que j’aime beaucoup. Mais Delcy (Rodriguez) fait preuve d’un leadership très fort jusqu’à présent”.Mme Rodriguez est cependant toujours sous le coup de sanctions de Washington, notamment le gel de ses avoirs.- Pétrole au privé -L’exploitation pétrolière était jusqu’ici l’apanage de l’Etat ou d’entreprises mixtes dans lesquelles l’Etat détenait la majorité. Le projet de loi prévoit que “des entreprises privées domiciliées” au Venezuela pourront exploiter le pétrole après avoir signé des contrats. “Le pétrole sous terre ne sert à rien. À quoi nous sert-il de dire que nous avons les plus grandes réserves du monde si” nous ne pouvons pas “augmenter la production ? Nous devons le faire (réformer), et nous devons le faire maintenant”, a lancé le président de l’Assemblée Jorge Rodriguez, par ailleurs frère de Delcy. “Chaque jour qui passe est un jour perdu, et un jour de réserves qu’on ne pourra pas utiliser”, a-t-il ajouté. La production avoisine 1,2 million barils/jour (bj), selon les autorités. Des années de mauvaise gestion et de corruption l’ont faite passer d’un pic de plus de 3 millions bj au début des années 2000 à un plus bas historique de 350.000 bj en 2020.La réforme de la loi sur le pétrole était un souhait des compagnies américaines, désireuses de voir protégés leurs éventuels investissements tant dans l’exploitation que l’exploration, selon des analystes.Orlando Camacho, député président de la Commission de l’Energie, a lui souligné que “ce projet de réforme constitue une étape vers la modernisation du secteur énergétique. La véritable souveraineté ne réside pas seulement dans le contrôle des ressources, mais dans leur transformation en biens pour le peuple vénézuélien”.- “Dialogue” -Les Etats-Unis ont eux nommé jeudi chargée d’affaires Laura F. Dogu, ancienne ambassadrice au Nicaragua, pays dirigé par le leader d’inspiration socialiste Daniel Ortega, proche allié du pouvoir vénézuélien.Le chargé d’affaires est celui qui dirige une mission diplomatique en absence d’ambassadeur, notamment quand les relations sont rompues. Mme Dogu, qui s’installera dans l’immédiat à Bogota, remplace John McNamara, qui occupait ce poste depuis le 1er février 2025. M. McNamara ainsi que d’autres diplomates se sont rendus à Caracas le 9 janvier en vue “d’une reprise progressive des opérations”, selon une source diplomatique.”Nous sommes dans un processus de dialogue, de travail avec les Etats-Unis, sans aucune crainte”, a déclaré mercredi Mme Rodriguez, qui semble affermir son pouvoir. Elle a réorganisé mercredi soir l’appareil militaire avec douze nominations d’officiers à la tête de régions militaires. Le Guardian assure jeudi que les Etats-Unis négociaient secrètement avec Mme Rodriguez depuis des mois. Citant une source américaine, le journal indique qu’en décembre elle avait convenu que Maduro devait partir. Un article taxé de “faux” par les autorités vénézuéliennes.- Libération -Mme Rodriguez, dont l’intérim selon la Constitution peut durer six mois avant de nouvelles élections, avait aussi promis la libération de prisonniers politiques. Ces libérations s’opèrent au compte-gouttes avec moins de 200 remises en liberté sur quelque 800 prisonniers politiques, selon l’ONG Foro Penal.Un des plus célèbres, Rafael Tudares Bracho, est sorti de prison dans la nuit de mercredi à jeudi. Il s’agit du gendre d’Edmundo Gonzalez Urrutia, le candidat d’opposition qui revendique la victoire à la présidentielle de 2024 face à Maduro.Arrêté en janvier 2025, M. Tudares avait été condamné à 30 ans de prison pour terrorisme. Selon ses proches, il ne faisait pas de politique et a été victime des “représailles” du pouvoir contre M. Gonzalez Urrutia, exilé en Espagne. De nombreuses figures, comme les opposants Juan Pablo Guanipa et Freddy Superlano ou l’activiste Javier Tarazona, restent écroués.

Collision ferroviaire en Espagne: le bilan monte à 45 morts

Deux nouveaux corps, les deux derniers, ont été retrouvés jeudi dans l’un des deux trains impliqués dans la collision de dimanche soir en Andalousie (sud), portant le bilan définitif de cette catastrophe à 45 morts.Les médecins légistes “ont pratiqué l’autopsie de 45 personnes, toutes décédées dans l’accident”, a indiqué le soir l’organisme en charge du décompte dans un communiqué, confirmant l’identification des deux derniers corps récupérés.Le chef du service d’enquête de la Garde civile, Fernando Domínguez, avait prévenu dans l’après-midi qu’il serait mis “fin au dispositif de recherche” dès l’identification des deux derniers corps.Au total, 45 signalements pour disparition ont été émis par des proches de passagers auprès de la police.Ces deux derniers corps ont été retrouvés dans une des voitures du train de la Renfe (la compagnie ferroviaire publique), percuté de plein fouet par trois voitures d’un train de l’opérateur Iryo – une société détenue majoritairement par le groupe italien Trenitalia – qui avaient déraillé et s’étaient déportées sur sa voie.Depuis plusieurs jours, des engins de chantier s’activaient à Adamuz pour dégager et découper la ferraille afin de retrouver les corps encastrés dans les rames de train qui circulaient à plus de 200 km/heure au moment de la collision.Selon le dernier bilan détaillé transmis mercredi par l’Institut médico-légal (qui ne prenait donc pas en compte les derniers corps retrouvés), 28 dépouilles se trouvaient dans le train de la Renfe, six sur les voies, six autres dans le train Iryo et trois “entre les deux trains”.Quant aux signalements pour disparition, il y avait 22 femmes et 23 hommes. Il s’agissait pour la plupart d’Espagnols, sauf trois d’entre eux qui étaient allemand, marocain et russe.- Une enquête “complexe” -La tâche la plus urgente des autorités est maintenant de déterminer les causes de cette tragédie, qui restent à cette heure mystérieuses.D’après les médias espagnols, l’enquête – qui exclut l’hypothèse d’un acte de sabotage, selon le gouvernement – s’intéresse à une rupture du rail de plus de 30 centimètres de long à l’endroit de l’accident.Mercredi, des journaux ont également évoqué la piste d’un “bogie” (chariot placé dans la partie inférieure du châssis d’un train) retrouvé dans un cours d’eau proche du lieu de la collision.Le ministre des Transports, Óscar Puente, avait expliqué mercredi soir qu’il s’agissait d’une “enquête complexe qui demande du temps, une analyse approfondie et un examen exhaustif de tous les acteurs impliqués”, à savoir “l’infrastructure, le matériel roulant, les systèmes de sécurité et les conditions d’exploitation”.Il avait surtout défendu avec force le réseau ferroviaire et les transports publics du pays, dont l’image a terriblement souffert de cette semaine noire, également marquée mardi soir par un autre accident qui a fait un mort et 37 blessés à Gelida, en Catalogne (nord-est), lorsqu’un train de banlieue a percuté un mur de soutènement tombé sur les voies en raison de fortes pluies. Depuis, tout le réseau de trains de banlieue de la Catalogne est à l’arrêt, handicapant ses 400.000 voyageurs quotidiens.- “Point d’inflexion” -Jeudi, c’est un train de banlieue qui a été heurté par un camion-grue d’éclairage public près de Carthagène (sud est), faisant quelques blessés légers et confirmant cette loi des séries.Confronté à deux accidents ferroviaires mortels en 48 heures, le gouvernement de gauche de Pedro Sánchez, et surtout son ministre des Transports, sont sous pression à la fois de l’opposition de droite et du syndicat des conducteurs de train, le Semaf.Décrivant les accidents d’Adamuz et Gelida comme “un point d’inflexion”, ce syndicat a convoqué mercredi une grève de trois jours les 9, 10 et 11 février “pour que se soient réalisées toutes les réformes garantissant la sécurité des opérations ferroviaires”.Il dénonce notamment que “les nombreux rapports” remis par les conducteurs sur “le mauvais état des voies” dans certains endroits précis du réseau soient restés “sans “réponse ni intervention pendant des mois, voire des années”.