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Les principaux contentieux entre les Etats-Unis et le Venezuela

Régularité des élections, embargo pétrolier, narcotrafic ou migrants, les Etats-Unis et le Venezuela de Nicolas Maduro, où Donald Trump a annoncé samedi avoir lancé une “attaque de grande envergure”, ont depuis 2013 de nombreux contentieux. Rappel des principaux:- Démocratie -Washington, comme une partie de la communauté internationale, ne reconnaît pas au socialiste Nicolas Maduro une légitimité à présider le pays. Après la violente répression de manifestations au lendemain de sa première élection, en 2013, les Etats-Unis ont sanctionné plusieurs hauts responsables du pays pour violation des droits humains. Ils ont qualifié d'”illégitime” sa réélection de 2018, puis celle de 2024 que l’opposition assure avoir remportée.Entre 2019 et 2023, Washington, suivi par une soixantaine de pays, a même reconnu l’opposant Juan Guaido comme “président par intérim”, déclenchant la rupture par Caracas des relations diplomatiques.- Accusations d’ingérence -Le Venezuela a plusieurs fois accusé les Etats-Unis d’ingérence. En 2019, après une tentative d’insurrection de militaires, Nicolas Maduro a ainsi affirmé que Washington avait ordonné “un coup d’Etat fasciste”.L’année suivante, le président vénézuélien a accusé son homologue américain Donald Trump d’avoir “dirigé directement” une tentative d'”incursion armée” par la mer, à laquelle avaient participé deux ex-soldats américains. Washington a nié toute implication.”Non aux coups d’Etat fomentés par la CIA”, a lancé Nicolas Maduro en octobre, après que Donald Trump a dit avoir autorisé des actions clandestines de l’agence de renseignement contre le Venezuela.- Embargo américain sur le pétrole – Dans l’objectif d’asphyxier économiquement le pays et d’évincer Nicolas Maduro du pouvoir, Washington a imposé en 2019 un embargo sur le pétrole vénézuélien, qui a frappé le pilier de la fragile économie vénézuélienne.Le pétrole représentait avant son entrée en vigueur 96% du revenu national et les trois quarts des revenus pétroliers provenaient de clients américains.Le pays écoule désormais sa production pétrolière sur le marché noir à des prix nettement plus bas, à destination notamment de la Chine. Ces dernières semaines, Washington a annoncé un “blocus total” contre les “pétroliers sous sanctions” allant au Venezuela ou le quittant – une “menace grotesque” aux yeux de Caracas – et a saisi plusieurs navires.Donald Trump a mis fin cette année aux licences d’exploitation qui permettaient à des multinationales d’opérer malgré les sanctions. L’Américain Chevron bénéficie depuis juillet d’une licence spéciale.De 3,5 millions de barils/jour en 2008, la production est tombée à moins d’un million de bj aujourd’hui selon l’Opep, en raison des sanctions américaines et de l’effondrement de l’appareil d’extraction miné par la corruption et la mauvaise gestion.Le Venezuela, qui a traversé une grave crise économique entre 2014 et 2021, reste dans une situation précaire pour laquelle Maduro blâme les sanctions imposées par Washington.- Accusations de narcotrafic – En mars 2020, Nicolas Maduro a été inculpé aux Etats-Unis pour “narco-terrorisme” et Washington a offert 15 millions de dollars pour toute information qui permettrait de l’arrêter.Cette prime a été relevée à 25 millions par Washington début 2025, après l’investiture du président vénézuélien pour un troisième mandat, puis à 50 millions en août, avant que les Etats-Unis déploient un important dispositif militaire en mer des Caraïbes et lancent des frappes contre des narcotrafiquants présumés.Washington accuse Nicolas Maduro de diriger le “Cartel des Soleils”, dont l’existence reste à démontrer selon de nombreux experts. Maduro nie et accuse Washington de vouloir s’emparer de son pétrole.- Migrants – Donald Trump, qui a fait de la lutte contre l’immigration une priorité de son second mandat, reproche à Caracas l’arrivée d’un grand nombre de migrants vénézuéliens. Il l’accuse d’avoir “poussé” vers les Etats-Unis “des centaines de milliers de personnes issues des prisons” ainsi que des “internés des hôpitaux psychiatriques”. Selon l’ONU, quelque huit millions de Vénézuéliens – environ un quart de la population – ont fui la crise économique et politique depuis 2014, la plupart vers des pays d’Amérique latine, d’autres vers les États-Unis.Donald Trump a retiré le statut de protection temporaire dont bénéficiaient des centaines de milliers de Vénézuéliens en raison de la crise dans leur pays, et en a expulsé cette année plusieurs milliers.Au printemps, les Etats-Unis avaient envoyé dans une prison au Salvador 252 Vénézuéliens accusés sans preuves ni procès d’appartenir à un gang. Ils y ont passé quatre mois avant d’être rapatriés à Caracas qui, comme des ONG, a dénoncé des “tortures” subies en détention.burs-paj/ang/rl

Wall Street globalement en hausse pour la première séance de 2026

La Bourse de New York a terminé orientée en hausse vendredi, à l’issue d’une première séance de l’année marquée par une prise de distance avec le secteur technologique, au profit de valeurs habituellement moins recherchées.Le Dow Jones a gagné 0,66%, l’indice élargi S&P 500 a avancé de 0,74% et l’indice Nasdaq – à forte coloration technologique – a terminé non loin de l’équilibre (-0,03%).Après une année record en 2025, “l’optimisme demeure” pour 2026, commente auprès de l’AFP Angelo Kourkafas, d’Edward Jones.Mais “l’on observe une rotation hors” de certains grands noms de la tech américaine, au profit “de plus petites capitalisations”, ajoute l’analyste.L’indice Russell 2000, qui réunit 2.000 entreprises de taille moyenne, a ainsi gagné 0,91%, terminant non loin de ses records historiques.En parallèle, le géant Amazon a lâché 1,87%, Microsoft a perdu 2,21%, Palantir a glissé de 5,56%, Meta (Facebook, Instagram) a reculé de 1,47% et Apple de 0,31%.”Les investisseurs se demandent si le secteur technologique a les moyens d’offrir une nouvelle année de rendements exceptionnels ou si l’enthousiasme suscité par l’IA (intelligence artificielle, ndlr) est exagéré”, explique Jose Torres, d’Interactive Brokers.Le Nasdaq a certes bondi de plus de 20% l’année dernière, mais des analystes ont récemment exprimé leurs inquiétudes quant aux valorisations élevées du secteur de l’IA, dopé à coups d’investissements faramineux.Côté macroéconomie, la journée a été pauvre en indicateurs susceptibles d’impacter les cours.”À partir de lundi, nous aurons beaucoup plus de chiffres à analyser” aux Etats-Unis, remarquent les analystes de Monex USA, avec notamment une volée de données sur l’emploi.”Les marchés suivront cela de près afin de déterminer ce que la Fed (banque centrale américaine, ndlr) mettra en œuvre cette année” en termes de politique monétaire, remarque Angelo Kourkafas.D’autant que, selon lui, les données des mois précédents sur le marché du travail ont pu être impactées par la paralyse budgétaire (“shutdown”) qui a touché les Etats-Unis à l’automne. “De nouvelles baisses des taux de la Fed sont généralement de bon augure” pour les petites et moyennes entreprises, note M. Kourkafas.Pour le moment, les acteurs du marché prévoient deux réductions des taux américains au cours de l’année 2026, selon l’outil de veille CME FedWatch.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans se tendait vers 21H20 GMT à 4,18%, contre 4,17% à la clôture mercredi.A la cote, après une ouverture dans le vert, le spécialiste des véhicules électriques Tesla (-2,59% à 438,07 dollars) a finalement reculé, pâtissant de l’annonce de ventes en baisse en 2025 (1,64 million d’unités vendues, contre 1,79 million en 2024).Le groupe dirigé par le milliardaire Elon Musk a perdu sa couronne de premier constructeur de véhicules électriques au profit de son rival chinois BYD.Le géant chinois des technologies Baidu (+15,03% à 150,30 dollars) s’est envolé après avoir annoncé son intention de coter séparément à la Bourse de Hong Kong sa filiale spécialisée dans les semi-conducteurs Kunlunxin, dans un contexte de course aux financements pour le développement de l’IA en Chine.Le conglomérat Berkshire Hathaway (-1,14% à 496,92 dollars) a reculé, alors que la nouvelle année marque le départ officiel de l’investisseur révéré des milieux financiers, Warren Buffett, de la tête du groupe.Greg Abel, ancien vice-président de l’entreprise et officiellement désigné successeur de M. Buffet dès 2021, a pris ses fonctions en tant que nouveau patron de Berkshire.

L’IA Grok, utilisée pour dénuder des mineurs en ligne, admet des “failles”

Grok, l’assistant IA du réseau social X, a reconnu vendredi l’existence de “failles” ayant permis à des utilisateurs d’obtenir de lui des images à caractère sexuel impliquant des mineurs ou des femmes, suscitant des protestations à travers le monde et l’élargissement d’une enquête judiciaire en France.”Nous avons identifié des failles dans nos garde-fous et nous les corrigeons de toute urgence – la pédopornographie est illégale et interdite”, a écrit vendredi le compte X de Grok, en réponse à l’interpellation d’un utilisateur après plusieurs jours de signalements sur la plateforme.Ces signalements portaient sur les agissements d’internautes qui avaient soumis à Grok des photos ou des vidéos de personnes réelles, dont des enfants et des adolescents, et obtenu que l’assistant IA les retouche pour les dénuder totalement ou partiellement.xAI, l’entreprise d’intelligence artificielle d’Elon Musk qui développe Grok, n’a pas réagi publiquement à cette nouvelle controverse autour de son assistant IA, déjà épinglé ces derniers mois pour des affirmation polémiques sur la guerre à Gaza, le conflit Inde-Pakistan ou pour des propos antisémites.Vendredi, les questions adressées par l’AFP à xAI ont reçu une réponse automatique affirmant que “les médias traditionnels mentent”, sans autre commentaire.Son robot Grok a toutefois répondu à l’internaute qu’une entreprise aux Etats-Unis “encourt des poursuites civiles ou pénales si elle facilite en connaissance de cause ou échoue à prévenir la génération” de contenus pédopornographiques.La création et la diffusion de contenus pédopornographiques sont réprimées aux Etats-Unis par l’article 2256 du code pénal fédéral américain et par l’Enforce Act, une loi américaine de 2025 sur les crimes numériques contre les mineurs.Outre les mineurs, les failles de Grok ont aussi concerné des femmes majeures qui ont vu leurs photos publiées sur les réseaux sociaux être retouchées par Grok pour les déshabiller, à la demande d’internautes. Le ministère indien de l’Électronique et de l’Informatique a adressé vendredi une mise en demeure à X, exigeant sous 72 heures un rapport détaillé sur les mesures prises pour supprimer les “contenus obscènes, nus, indécents et sexuellement implicites” générés par Grok sans le consentement des femmes victimes, selon le courrier publié dans la presse indienne.- enquête à Paris -En France, le parquet de Paris a étendu vendredi une enquête ouverte depuis l’été sur le réseau social X, afin d’examiner les nouvelles accusations contre Grok de génération et diffusion de contenus pédopornographiques.Peu avant, trois ministres et deux députés avaient annoncé saisir la justice contre ces générations et ces diffusions de fausses vidéos à caractère sexuelL’enquête initiale contre X avait été ouverte en juillet à la suite de signalements contre le réseau social et ses dirigeants, accusés d’avoir biaisé l’algorithme de la plateforme à des fins d’ingérence étrangère.”Le délit de montage à caractère sexuel d’une personne sans son consentement est puni de deux ans d’emprisonnement et de 60.000 euros”, a rappelé le parquet de Paris qui confirmait une information du site Politico.Vendredi, les députés macroniste Eric Bothorel et socialiste Arthur Delaporte ont saisi la justice, aboutissant à l’élargissement des investigations.Les ministres Roland Lescure, Anne Le Hénanff et Aurore Bergé ont également annoncé vendredi avoir signalé au procureur des “contenus manifestement illicites”, demandant “leur retrait immédiat.” “Ces derniers jours, l’intelligence artificielle Grok a permis la génération et la diffusion de contenus à caractère sexiste et sexuel, notamment sous forme de fausses vidéos (deepfakes), visant des personnes sans leur consentement”, ont-ils détaillé. Un signalement a également été effectué auprès de la plateforme Pharos par le gouvernement, ont-ils indiqué. L’Arcom, l’autorité de régulation de la communication audiovisuelle et du numérique, a aussi été saisie, “au titre de possibles manquements de X à ses obligations découlant du Digital Services Act”, le règlement européen sur les services numériques. 

Nouveau cas de dermatose en Ariège, des blocages persistent en Occitanie

Un nouveau cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été détecté en Ariège, où un troupeau de 113 vaches était en cours d’abattage vendredi, alors que la mobilisation contre la gestion gouvernementale de la crise épizootique persiste en Occitanie.”C’est un troupeau qui était vacciné depuis une quinzaine de jours” et dont l’abattage a débuté dans la matinée vendredi à Léran, a indiqué à l’AFP Philippe Lacube, président de la chambre d’agriculture de l’Ariège.Ce nouveau cas porte à 116 le nombre total de foyers détectés depuis l’apparition de la maladie en France en juin dernier.Ce troupeau “avait été vacciné le 18 décembre, et n’avait donc pas encore atteint l’immunité vaccinale”, qui requiert 21 jours après l’injection, a-t-on précisé au ministère de l’Agriculture.Une zone est considérée comme vaccinée, selon la réglementation européenne, lorsque 95% des élevages représentant 75% des bêtes de la zone ont été immunisés: un seuil atteint dans les départements de l’Ariège et des Pyrénées-Orientales.Dans les dix départements du Sud-Ouest engagés dans la campagne de vaccination, 506.741 bovins, soit 70,2% du cheptel concerné, ont reçu une injection, selon un bilan du ministère de l’Agriculture, actualisé au 2 janvier.- “Cri du coeur” -Depuis la mi-décembre, la contestation enfle dans les campagnes contre la stratégie d’abattage systématique du troupeau dès qu’un cas est détecté: le “seul moyen” pour éradiquer cette maladie extrêmement contagieuse, a régulièrement affirmé la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.Début décembre après la détection d’un premier foyer en Ariège, la mobilisation avait été très forte pour tenter d’empêcher l’abattage du troupeau.Cette fois, à Léran, les éleveurs ont accepté le protocole et “ne veulent pas de blocage chez eux”, a précisé Angel Alegre, co-porte-parole de la Confédération paysanne du département, qui a tenu un barrage filtrant à Mirepoix vendredi pour “informer l’État qu'(ils) ne se (laisseraient) pas faire, pas abattre”.Dans cette commune située à une vingtaine de kilomètres de l’exploitation touchée, des dizaines d’élus locaux se sont rassemblés à l’appel des maires ruraux de France pour défendre les agriculteurs et échanger avec le préfet de l’Ariège, Hervé Brabant.”C’est une souffrance totale, on a un genou à terre… Le gouvernement ne nous entend pas. On continue d’abattre des troupeaux vaccinés. Monsieur le préfet, c’est insupportable, c’est un cri du cœur mais aussi un cri du doute”, a déclaré M. Lacube, estimant qu’il fallait passer à “un abattage sélectif”, une fois les troupeaux immunisés par la vaccination.”La problématique de l’abattage total d’un cheptel vacciné interroge. Mais l’immunité n’étant pas acquise, la règle c’est qu’on continue d’abattre le troupeau”, a déclaré M. Brabant appelant à “l’apaisement” sous les invectives de certaines des 200 personnes présentes.- Annonces dès dimanche -“C’est assez simple pour l’État, de faire non pas machine arrière, mais machine avant” en faisant évoluer le protocole pour éviter l’abattage total des troupeaux, estime Angel Alegre, tout en indiquant ne pas attendre “grand-chose” sur le sujet lors des rencontres entre syndicats et gouvernement prévues lundi et mardi à Paris.Des mesures en faveur des agriculteurs seront prises “tout au long du mois de janvier”, avec de premières annonces de la ministre de l’Agriculture dès dimanche, a rapporté vendredi l’entourage de Sébastien Lecornu. Le Premier ministre prévient toutefois qu’il faudra un budget pour les mettre en œuvre.Depuis le début de l’épidémie de DNC en Savoie cet été, l’État tente de contenir la propagation du virus en se basant sur “trois piliers”: l’abattage systématique, la vaccination – autour des foyers et généralisée dans 10 départements du Sud-Ouest – et la restriction de mouvements au sein de zones réglementées.La Coordination rurale et la Confédération paysanne sont en pointe de la contestation, avec un appui local des sections FNSEA et des Jeunes agriculteurs – alors qu’au niveau national, ces deux derniers syndicats appuient la stratégie sanitaire actuelle. En Occitanie, des blocages routiers persistent vendredi sur l’A75 en Lozère et sur l’A64 en Haute-Garonne, selon la gendarmerie.L’intersyndicale de Haute-Garonne a appelé à un défilé à pied samedi dans Toulouse. Le cortège d’agriculteurs se rendra notamment sur la place du Capitole avec des croix symbolisant les vaches abattues dans le département.bur-sb-bdu-vgr/abb/vmt

La Bourse de Paris commence l’année en petite hausse

La Bourse de Paris a terminé sa première séance de l’année en petite hausse vendredi, profitant d’un fort enthousiasme des investisseurs pour les valeurs technologiques.Le CAC 40, l’indice vedette de la Bourse de Paris, a gagné 0,56%, soit 45,71 points, pour s’établir à 8.195,21 points.”La confiance (…) à l’égard des valeurs technologiques dont l’exposition au risque viendra surtout des éventuelles tensions à venir sur leurs conditions de financement et l’envolée du coût de leur dette” perdure pour l’instant, relève Véronique Riches-Flores, économiste de RichesFlores Research.”En dépit des risques en présence et des déséquilibres notamment induits par la frénésie à l’égard des nouvelles technologiques, les perspectives immédiates des marchés financiers se présentent sous un jour favorable pour les premiers mois de l’année”, note-t-elle.Le titre du groupe franco-italien STMicroelectronics, spécialisé dans les semi-conducteurs, a ainsi gagné 4,46% sur la séance, à 23,44 euros l’action.Le CAC 40 avait terminé mercredi en léger repli de 0,23%, pour sa dernière séance de 2025. Sur l’ensemble de l’année, l’indice a connu une solide performance, bondissant de 10,42%, après avoir reculé de 2,15% en 2024.Mais ses progrès sont bien inférieurs à ceux de ses équivalents ailleurs en Europe: l’indice Dax de la Bourse de Francfort a progressé de 23,01% sur l’ensemble de l’année et le FTSE 100 à Londres, de 21,51%, sa meilleure performance annuelle depuis 2009, tandis que Madrid (+49,27%) affiche un  taux de progression cinq fois supérieur à celui de la place parisienne.En dépit de ventes de voitures neuves en net recul en 2025 en France, avec une baisse de 5,02% sur un an, les constructeurs automobile français ont entamé l’année 2026 en hausse à la Bourse de Paris, Renault gagnant 2,65% à 36,36 euros et Stellantis prenant 3,27% à 9,71 euros.Le secteur de la défense a également commencé l’année dans le vert, les investisseurs estimant que la probabilité d’une paix durable en Ukraine était à nouveau plus faible qu’avant le Nouvel An.Des conseillers à la sécurité de pays européens alliés de Kiev doivent rencontrer samedi à Kiev des responsables ukrainiens, avec la participation par visioconférence d’une équipe américaine. Selon le président Volodymyr Zelensky, une quinzaine de pays ont confirmé leur participation, ainsi que des représentants de l’UE et de l’Otan.M. Zelensky s’était entretenu en décembre avec Donald Trump à Washington sur le plan américain visant à mettre fin à près de quatre ans de guerre, mais des questions sensibles telles que celle des territoires restent non résolues. A Paris, Thales a terminé en hausse de 2,26% à 235 euros, Safran a gagné 3,30% à 307,20 euros et Dassault Aviation s’est octroyé 2,41% à 280,40 euros.bur-fcz-emb/jul/LyS

Accident mortel dans une usine chimique près de Lyon: les salariés de retour lundi

Les salariés de l’usine chimique Elkem Silicones, près de Lyon, se retrouveront sur le site lundi, pour la première fois depuis l’explosion qui a coûté la vie à deux de leurs collègues. La journée de reprise après les congés de fin d’année, sera “focalisée sur les employés” avec des réunions d’informations, a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’entreprise, Guillaume Artois.La reprise de la production n’est prévue que le lendemain, a-t-il ajouté.Le 22 décembre, une explosion est survenue dans un atelier pilote du site, faisant quatre blessés: un ingénieur chimiste, deux techniciens spécialisés et une personne du département santé environnement. Deux d’entre eux, des hommes de 47 et 55 ans, sont décédés dans les jours qui ont suivi. L’origine de l’explosion dans ce site classé Seveso seuil haut, situé à Saint-Fons, au coeur de la “Vallée de la chimie”, au sud de Lyon, est pour l’heure encore indéterminée.Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour blessures involontaires par personne morale et homicide involontaire par personne morale dans le cadre du travail, confiée à la Division de la criminalité organisée spécialisée (DCOS) et à la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS).Les syndicats CGT et CFDT ont indiqué leur intention de se porter partie civile.Le directeur de l’usine, Jean-Pierre Lerat, avait avancé juste après l’accident que la déflagration avait pu être causée par une émanation d’hydrogène “dans un atelier expérimental”.”Il y avait une réaction qui se passait mal et l’équipe est intervenue. Pendant l’intervention, il y aurait eu une émission, probablement d’hydrogène gazeux, qui aurait pu déclencher l’explosion”, avait alors expliqué M. Artois.Le site a bénéficié d’investissements de plus de 25 millions d’euros entre 2019 et 2025 pour la sécurité, la prévention des risques industriels, selon une source proche de l’entreprise. L’atelier pilote, qui avait fait l’objet d’une inspection une semaine avant l’accident, a de son côté reçu un investissement de trois millions d’euros au cours des trois dernières années pour le remplacement de matériel et la réfection d’infrastructures, de même source.

Tesla perd sa couronne de premier constructeur électrique au profit du Chinois BYD

La tendance semblait inéluctable et s’est finalement confirmée lors de la publication des ventes des deux groupes: le chinois BYD est désormais le premier constructeur de véhicules électriques dans le monde, détrônant par la même occasion l’américain Tesla.Les deux groupes ont connu des trajectoires très différentes, avec une montée en puissance qui s’est poursuivie tout au long de l’année pour le Chinois, quand l’Américain voyait ses principaux marchés reculer, en partie du fait d’une implication de plus en plus marquée de son patron, le milliardaire Elon Musk, dans la vie politique américaine.Sur l’ensemble de 2025, le constat est sans appel: encore au coude à coude il y a un an, avec un léger avantage pour Tesla, la balance a fortement penché en faveur de BYD, dans un contexte de progression du marché de l’électrique au niveau mondial, même si le rythme est moins élevé qu’attendu.Conséquence, le groupe chinois a écoulé 2,26 millions de véhicules dans le monde, contre 1,76 million un an plus tôt, là où son concurrent américain a reflué à 1,64 million d’unités vendues, contre 1,79 million en 2024.Au dernier trimestre, l’entreprise d’Elon Musk a livré 418.227 nouveaux véhicules, contre plus de 495.000 unités un an plus tôt à la même période.Les analystes attendaient une baisse moins marquée, avec 449.000 nouveaux véhicules écoulés sur les trois derniers mois de l’année, selon le consensus publié par FactSet.Mais les marchés se sont finalement montrés rassurés par les chiffres, le titre Tesla progressant même à l’ouverture de Wall Street, en hausse de 2,84% à 09H45 (14H45 GMT).En cause, une forme de soulagement chez les investisseurs alors que “des rumeurs de ventes sous les 410.000 circulaient”, ont pointé dans une note les analystes de Wedbush.”L’entreprise navigue dans un environnement plus difficile, notamment depuis la fin du crédit d’impôt pour les véhicules électriques (aux Etats-Unis, NDLR) et alors que l’Europe reste un marché difficile” pour le groupe, ont-ils cependant reconnu. La fin de dispositif légal avait artificiellement soutenu les ventes au 3e trimestre.- Trajectoires divergentes -Plus largement, les analystes se montraient assez pessimistes quant aux marges de manoeuvre de Tesla, Deutsche Bank anticipant ainsi des ventes en baisse sur les principaux marchés du groupe, en Amérique du Nord (-33%), en Europe (-34%) et, dans une moindre mesure, en Chine (-10%).Le constructeur n’a cependant pas connu que des mauvaises nouvelles: il est ainsi devenu le premier fabricant en Norvège, où ses ventes ont bondi de près de 35%, à rebours de la tendance observée ailleurs en Europe.Plus globalement, les ventes du groupe d’Austin (Texas) ont également pâti d’une lenteur imprévue de la transition électrique, d’une concurrence croissante mais aussi de décisions du président Donald Trump, climatosceptique, depuis son retour à la Maison Blanche en janvier.Sans oublier la proximité d’Elon Musk, patron de Tesla, avec M. Trump, pendant la campagne et après son investiture, qui a terni l’image de la marque et provoqué manifestations, dégradations et appels au boycott. Les ventes ont plongé, et continuent de plonger, en particulier en Europe.Dans le même temps, son principal rival chinois s’est  maintenu sur sa trajectoire fulgurante même si la rentabilité sur ses terres a souffert de la prudence des consommateurs. Pour cette raison, il s’active à s’ancrer à l’international.BYD “est l’un des pionniers dans l’installation à l’étranger de capacités de production et d’approvisionnement pour véhicules électriques”, a expliqué à l’AFP Jing Yang, directrice pour l’Asie-Pacifique de Fitch Ratings.Et “cette diversification géographique va probablement l’aider à naviguer dans un environnement de plus en plus compliqué en matière de droits de douane”, a-t-elle ajouté.

Lutte contre les accidents de transport: des caméras frontales embarquées sur les tramways

Des caméras frontales embarquées vont pouvoir équiper les lignes de tramway et tram-trains en France à titre expérimental jusqu’au 28 juin 2028, indique un communiqué du ministère des Transports vendredi.Le dispositif, entré en vigueur le 27 décembre, est permis par un décret à la loi du 28 avril 2025 sur la sécurité des usagers et des agents dans les réseaux de transports publics.Il ouvre la possibilité aux opérateurs qui le souhaitent, à titre expérimental, pour plus de 88 lignes et environ 1.700 véhicules en circulation, d’équiper leurs matériels roulants de caméras frontales embarquées afin de lutter contre les incidents liés à la présence de véhicules ou de personnes sur les voies des tramways.En 2024, 1.427 collisions avec un tramway par des tiers ont été recensées, faisant 31 blessés graves et 10 tués.La captation des images par caméras frontales permettra de mieux analyser les risques et participera à la formation des conducteurs, indique le ministère, une mesure d’autant plus utile que l’insertion des tramways et tram-trains dans les circulations urbaines génère des risques supplémentaires en matière de sécurité routière, qui “nécessitent d’être analysés afin de pouvoir les éviter et de former les conducteurs”.A la suite d’un avis favorable de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) et du Conseil d’Etat, l’utilisation de ces caméras est “limitée à la prévention et à l’analyse des accidents ainsi qu’à la formation” des personnels, a précisé le ministère.L’angle de captation des images des caméras est réduit à 60 degrés par rapport à l’axe de circulation pour éviter de filmer des intérieurs d’immeubles.Un bilan sera réalisé au terme de l’expérimentation, qui sera remis au Parlement “au plus tard le 28 décembre 2027”.En France, le réseau de tramway est présent dans 30 agglomérations et a transporté 1,2 milliard de voyageurs en 2024.

Un nouveau cas de dermatose détecté dans un élevage bovin d’Ariège

Un nouveau cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été détecté en Ariège, où il s’agit du deuxième foyer de cette maladie, selon un bilan actualisé vendredi sur le site du ministère de l’Agriculture.”C’est un troupeau de l’est de l’Ariège, qui était vacciné depuis une quinzaine de jours, et qui va être abattu” vendredi à Léran, a indiqué à l’AFP Philippe Lacube, président de la chambre d’agriculture de l’Ariège. Ce troupeau de 113 vaches était vacciné, comme la totalité du cheptel de l’Ariège. Le ministère précise qu’un “animal vacciné est protégé à partir de 21 jours après l’injection d’une dose de vaccin” et que la maladie peut circuler à bas bruit dans un troupeau avant que des symptômes soient visibles.Ce nouveau cas fait passer à 116 le nombre national officiel de foyers détectés depuis l’apparition de la maladie.Les éleveurs de l’élevage concerné ont accepté le protocole et “ne veulent pas de blocage chez eux”, a précisé Angel Alegre, co-porte-parole de la Confédération paysanne du département, qui organise vendredi un rassemblement à une vingtaine de kilomètres de l’exploitation touchée pour “informer l’État qu'(ils) ne se (laisseront) pas faire, pas abattre”.”C’est assez simple pour l’État, de faire non pas machine arrière, mais machine avant” en faisant évoluer le protocole pour éviter l’abattage total des troupeaux, estime-t-il, tout en admettant ne pas attendre “grand-chose” sur le sujet, lors des rencontres entre syndicats et gouvernement prévues à partir de lundi.”Après vaccination, il faudrait qu’à un moment on passe à un abattage sélectif. Qu’on donne une chance aux vaches immunisées”, a de son côté souligné M. Lacube.Depuis le début de l’épidémie de DNC en Savoie cet été, l’État tente de contenir la propagation du virus en se basant sur “trois piliers”: l’abattage systématique d’un troupeau dès la détection d’un cas, la vaccination et la restriction de mouvements.Dans les dix départements du Sud-Ouest, “68,6% du cheptel”, soit 495.602 bovins, ont été vaccinés contre cette maladie, selon un bilan du ministère de l’Agriculture, actualisé au 1er janvier.Une zone n’est considérée comme vaccinée, selon la réglementation européenne, que lorsque 95% des élevages représentant 75% des bêtes de la zone ont été vaccinés: un seuil atteint dans les départements de l’Ariège et des Pyrénées orientales.