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Wall Street avance, portée par l’inflation américaine et Nvidia

La Bourse de New York évolue globalement en hausse mardi, accueillant avec optimisme des données d’inflation américaine conformes aux attentes ainsi que l’annonce de la reprise des ventes en Chine d’un modèle de puces dédié à l’intelligence artificielle (IA) de Nvidia.Vers 14H00 GMT, l’indice Nasdaq prenait 0,56% et l’indice élargi S&P 500 gagnait 0,15%. Seul le Dow Jones, dont le mode de pondération diffère, reculait (-0,33%).”Aujourd’hui, le marché est animé par de nombreuses actualités qui tournent autour de facteurs fondamentaux tels que les bénéfices, l’inflation et la croissance”, résume dans une note Patrick O’Hare, de Briefing.com.”La plus importante est sans doute la nouvelle selon laquelle Nvidia pourra à nouveau vendre sa puce H20 en Chine”, juge l’analyste.”Le gouvernement américain a assuré à Nvidia que les licences seraient accordées” pour ce modèle de puces et “Nvidia espère commencer les livraisons bientôt”, a déclaré la société dans un communiqué.”Cette annonce est énorme (et) pourrait ajouter 1.000 milliards de dollars à la capitalisation boursière de l’entreprise simplement parce que la Chine est un marché gigantesque”, estime auprès de l’AFP Christopher Low, de FHN Financial.Début juillet, Nvidia a été la première entreprise à franchir le seuil historique de 4.000 milliards de dollars de valorisation.Mardi, la place américaine se montre aussi encouragée par les chiffres de l’inflation  côté consommateurs (CPI), qui se sont révélés en hausse (+2,7% sur un an) mais dans la lignée des anticipations des analystes.Ces données “ont été meilleures que ce que l’on craignait”, estime Patrick O’Hare. Mais “il y a des preuves de l’augmentation des prix liée aux droits de douane”, nuance Christopher Low.”Le principal enseignement que l’on peut tirer de ce rapport est qu’il maintiendra la Réserve fédérale (Fed) dans son mode d’attente”, juge M. O’Hare.La grande majorité des investisseurs estiment que la banque centrale américaine va maintenir ses taux à leur niveau actuel à l’issue de sa prochaine réunion le 30 juillet, selon l’outil CME, FedWatch.Mercredi est attendue l’inflation côté producteurs, là aussi pour le mois de juin.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans était sans grand changement par rapport à la veille en clôture, à 4,44%.Ailleurs à la cote, les investisseurs se sont tournés vers les publications financières trimestrielles de plusieurs banques, qui marquent l’entrée dans la saison des résultats.JPMorgan Chase (-0,23% à 288,04 dollars) et Wells Fargo (-4,33% à 79,79 dollars) ont tous deux annoncé des résultats meilleurs qu’attendu mais cela n’a pas suffit à convaincre Wall Street.L’économie américaine “reste résiliente” mais des “risques importants persistent”, a prévenu Jamie Dimon, patron de JPMorgan Chase, considéré comme l’un des plus puissants dirigeants au monde.Blackrock, le plus gros gestionnaire d’actifs au monde, reculait aussi de plus de 6%, à 1.039,95 dollars, malgré un chiffre d’affaires et des bénéfices en hausse au deuxième trimestre.Le géant chinois des moteurs de recherche Baidu (+7,00% à 91,89 dollars) était recherché après avoir annoncé que ses véhicules autonomes seraient proposés sur la plateforme du géant des VTC (véhicules de tourisme avec chauffeur) Uber (-1,80% à 92,20 dollars) dans la plupart des régions du monde, à l’exception des Etats-Unis et de la Chine.

Budget: Bayrou présente l’addition, les boucliers se lèvent déjà

Le Premier ministre, François Bayrou, dévoile mardi les grandes orientations du budget 2026, un casse-tête financier et politique visant 40 milliards d’euros d’économies, en plus d’augmenter le budget des armées, et qui soulève déjà une levée de boucliers des oppositions.Résoudre l’équation paraît relever de l’exploit mathématique, tant les marges de manœuvre financières sont réduites.Objectif: ramener le déficit à 4,6% du PIB l’an prochain, contre 5,8% en 2024. Le tout dans un contexte international inflammable, entre tensions commerciales et militaires, ce qui a conduit Emmanuel Macron à demander dimanche un effort additionnel de 3,5 milliards d’euros pour la défense. Le chef de l’Etat a fait néanmoins pression sur le Parlement pour qu’il vote le budget “en heure”, expliquant qu’une censure à l’automne comme l’an dernier “décalerait” les crédits notamment pour les armées.A cet égard, le gouvernement serait sur la piste d’une suppression de deux jours fériés pour financer l’effort de défense, selon deux sources ministérielle et parlementaire. Le Premier ministre a promis auprès de l’AFP de ne laisser aucune “poussière” de dépenses “sous le tapis”. Mais, politiquement, son socle de soutiens, qu’il réunira mardi soir à 19H00 à Matignon, paraît plus friable que jamais.  Chacun sur l’échiquier a posé, avant même cette présentation, ses lignes rouges.Au Rassemblement national, qui se place en arbitre de la censure après avoir renversé le gouvernement Barnier en décembre, le député et membre de la direction du parti, Jean-Philippe Tanguy, a promis de renverser le gouvernement en cas de hausse d’impôts, voire de gel budgétaire (“année blanche”), une autre manière selon lui “de piquer de l’argent aux gens”.Le rendement de cette année blanche, qui consiste à reconduire à l’identique certaines dépenses sans tenir compte de l’inflation, varie selon le périmètre retenu. Elle pourrait s’étendre au barème de l’impôt sur le revenu, voire mettre à contribution les retraités.- “Sur un fil” -Du côté de La France insoumise, l’année blanche serait “une année rouge pour les Français” et “les mêmes causes produiront les mêmes effets”, a estimé le coordinateur du mouvement Manuel Bompard, qui avait voté aussi la censure en décembre.Pour le député socialiste Philippe Brun, “ce qui serait inacceptable”, c’est que “les plus riches (…) soient totalement exemptés d’efforts”.La gauche rêve d’obtenir une taxe inspirée par l’économiste français Gabriel Zucman sur les “ultra-riches”, en prélevant 2% par an de leur patrimoine, pour un rendement annuel de 20 milliards d’euros. Mais le camp macroniste n’en veut pas.La patronne de la CGT, Sophie Binet, a invité le gouvernement à aller “chercher l’argent là où il est, à savoir dans la poche des actionnaires, des rentiers, des plus riches”.Autant dire que François Bayrou, qui s’exprimera à 16H00 pendant 45 minutes lors d’une conférence de presse, avant certains de ses ministres (Eric Lombard, Catherine Vautrin, Amélie de Montchalin, François Rebsamen et Astrid Panosyan-Bouvet), infographies à l’appui, marche sur un fil. Plusieurs chefs de groupes parlementaires ont été invités.Le ministre de l’Economie Eric Lombard assurera le service après-vente au 20H00 de France 2.Le Premier ministre décline sur tous les registres le “piège mortel” qui guette le pays, face au mur de la dette qui a atteint 114% du PIB en mars, un combat dont il a fait son ADN politique et dont la dramatisation vise à ce que la note, qui s’annonce salée, soit mieux acceptée.Il promet “un plan cohérent, suffisamment précis, même s’il restera à finaliser avec le Parlement, pour que tout le monde mesure la part que chacun doit prendre à cet effort”. – Deux volets -Avec “deux volets”: l’un tourné vers “un retour à un équilibre supportable des finances publiques”. Et l’autre de “soutien à la production”. M. Bayrou, qui a présenté vendredi ses intentions à Emmanuel Macron et devait le revoir ce mardi en fin de matinée, a promis “des efforts ici ou là” en matière de fiscalité mais pas de hausse d’impôts généralisée. La contribution pour les hauts revenus instaurée l’an dernier devrait être remodelée et reconduite, selon une source ministérielle.L’Etat dans son ensemble devra se serrer la ceinture, ainsi que les collectivités.Des coups de rabot sont aussi évoqués dans les niches fiscales, les aides publiques aux entreprises ou encore chez les opérateurs de l’Etat.Suscitant déjà la controverse, un nouveau durcissement des règles de l’assurance chômage se profile, alors que M. Macron compte financer l’effort militaire par “plus de production et plus d’activité”.D’autres gisements d’économies ont été identifiés sur la facture des transports médicalisés, des affections de longue durée (ALD) ou des arrêts maladie.

Volkswagen reprend l’export de son minibus électrique vers les États-Unis

Le constructeur automobile Volkswagen a repris l’expédition de son minibus électrique ID. Buzz vers les États-Unis, après une suspension provisoire liée à un rappel technique, a appris l’AFP mardi.”Un cargo transportant des ID. Buzz électriques a quitté samedi le port d’Emden (mer du Nord) pour les États-Unis. Les véhicules y seront mis aux normes avant d’être livrés aux concessionnaires”, a précisé à l’AFP Tobias Riepe, porte-parole de la branche utilitaires du constructeur.Produit à Hanovre (nord de l’Allemagne), le modèle était bloqué à l’export en raison d’un rappel ordonné par les autorités américaines. En cause: des sièges arrière jugés trop larges, ce qui demande une intervention du constructeur pour y remédier. Depuis son lancement fin 2024, Volkswagen a écoulé environ 3.800 exemplaires de l’ID. Buzz outre-Atlantique., inspiré du mythique Combi des années 1960-70.Outre le rappel technique, le quotidien Handelsblatt a récemment évoquer une autre difficulté : l’alourdissement récent des droits de douane américains.Depuis avril, l’administration Trump impose une surtaxe d’environ 25% sur les véhicules européens, en plus des 2,5% habituels, ce qui renchérit fortement les coûts d’exportation pour Volkswagen.Malgré tout, le constructeur n’a pas relevé le prix de vente du véhicule pour compenser ces taxes supplémentaires, a appris l’AFP.L’ID. Buzz fait partie de la gamme “ID”, au cœur de la stratégie électrique de Volkswagen et de ses importants investissements dans la mobilité zéro émission.

Trump donne 50 jours à la Russie pour mettre fin à la guerre en Ukraine

Donald Trump a donné lundi à la Russie un ultimatum de 50 jours pour mettre fin à la guerre en Ukraine sous peine de sanctions sévères, et a annoncé un réarmement massif de Kiev à travers l’Otan.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué cette annonce, se disant “reconnaissant” envers son homologue américain “pour sa volonté de soutenir la protection des vies” ukrainiennes.Donald Trump s’est dit “déçu” par le président russe Vladimir Poutine, à l’origine de l’invasion de l’Ukraine en février 2022. “Je pensais que nous aurions un accord il y a deux mois, mais ça ne semble pas se concrétiser”, a-t-il dit à la Maison Blanche, au côté du secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte.”Par conséquent, nous allons mettre en place des droits de douane secondaires”, c’est-à-dire contre les alliés de Moscou.”Si nous n’avons pas un accord d’ici 50 jours, c’est très simple, (les droits de douane) seront à 100% et c’est comme ça”, a-t-il ajouté.L’an dernier, les principaux partenaires commerciaux de la Russie étaient la Chine, pour quelque 34% du total des échanges, ainsi que, dans une moindre mesure, l’Inde, la Turquie et le Bélarus, selon les Douanes russes.A Bruxelles, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a jugé que le délai de 50 jours représentait une durée “très longue” quand des “civils innocents meurent tous les jours”.”C’est une très grosse affaire que nous avons conclue. Des équipements militaires d’une valeur de plusieurs milliards de dollars vont être achetés aux Etats-Unis, aller à l’Otan, etc. et seront rapidement distribués sur le champ de bataille”, a dit Donald Trump, soulignant que cela ne coûtera pas un centime aux Etats-Unis.Mark Rutte a précisé que l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Finlande, le Canada, la Norvège, la Suède et le Danemark feront partie des acheteurs, et que “la rapidité” des livraisons sera “essentielle” pour pousser Vladimir Poutine à négocier la paix.Le chancelier allemand Friedrich Merz a souligné que son pays jouera “un rôle crucial” dans cet effort commun pour l’Ukraine.Des systèmes de défense antiaériens Patriot seront aussi fournis à l’Ukraine “dans les prochains jours”, a dit Donald Trump.- “Oh, vraiment?” -Le président américain avait multiplié ces derniers temps les signaux contradictoires sur l’Ukraine, le Pentagone décidant même d’une pause dans la livraison d’armes à Kiev.Mais lundi, Donald Trump a clairement manifesté son impatience, répétant qu’il était “mécontent” de Poutine.”Nous pensions avoir un accord à quatre reprises environ”, mais, à chaque fois, le président russe a continué à bombarder l’Ukraine, a-t-il dit, en racontant un échange avec la Première dame Melania Trump.”Je rentre chez moi et je dis à la Première dame: +J’ai parlé à Vladimir aujourd’hui, nous avons eu une merveilleuse conversation+. Et elle me répond: +Oh vraiment? Une autre ville vient d’être frappée+”.Vladimir Poutine refuse de mettre fin au conflit déclenché par l’invasion russe de l’Ukraine il y a plus de trois ans.Après son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a tenté de se rapprocher du dirigeant russe et de négocier une fin de la guerre.Mais le processus diplomatique est dans l’impasse après des sessions de pourparlers peu infructueuses entre Moscou et Kiev. – “Mieux vaut tard que jamais” -Dans l’est de l’Ukraine, où les combats font rage, le soldat Adistron, 29 ans, s’est dit “très heureux” que son pays reçoive bientôt davantage de systèmes Patriot, efficaces selon lui pour protéger les civils, mais aussi les troupes.”Sans eux, nous sommes démunis”, a-t-il dit à l’AFP. “Donc, M. Trump, donnez-nous-en davantage.”Les frappes aériennes russes en Ukraine se sont intensifiées récemment. Moscou bat chaque semaine des records en nombre d’engins tirés, fournis par une industrie de défense qui tourne à plein régime.Le ministère russe de la Défense a encore revendiqué lundi la prise de deux petits villages ukrainiens: Maïak, dans la région orientale de Donetsk et Malynivka, dans celle de Zaporijjia (sud).Des attaques ont tué lundi au moins trois civils dans les régions de Kharkiv et Soumy, frontalières de la Russie dans le nord-est de l’Ukraine, selon les autorités locales.

Fournitures scolaires: des prix encore trop élevés, selon l’UFC-Que Choisir

Après une légère baisse en 2024, les prix des fournitures scolaires enregistrent cette année une hausse de 2%, selon une estimation communiquée mardi par l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir, qui pointe une flambée attendue début septembre.”Globalement, les prix des fournitures scolaires se maintiennent à un niveau élevé”, explique à l’AFP Noé Baudoin, chargé des études à l’UFC-Que Choisir, dans le sillage de “la forte hausse intervenue en 2023.”Sur 118 produits analysés par l’association entre début juillet 2024 et début juillet 2025, 41 ont vu leurs prix augmenter de 2% ou plus, 23 ont enregistré une baisse d’au moins 2%, et 54 sont restés stables.Selon l’association, la hausse de 10% en 2023 du prix des fournitures, due à l’envolée des tarifs des matières premières – notamment de la pâte à papier et du pétrole – n’a jamais été complètement effacée alors que le coût de ces matières est “revenu au plus bas”.”Quand les matières premières flambent, les prix sont directement impactés. En revanche, on ne l’observe pas vraiment sur les prix en rayons quand elles baissent”, regrette Noé Baudoin.Autre enseignement de l’étude: le moment des achats a un impact significatif sur le budget. Les prix ont tendance à légèrement baisser au cours de l’été mais connaissent un pic au moment de la rentrée, début septembre.”Le gros conseil, c’est vraiment de ne pas faire ses achats à la rentrée, même si c’est tentant d’attendre les consignes des professeurs”, relève Noé Baudoin.

Les acteurs de l’énergie solaire créent une fédération pour contrer “les attaques”

Une nouvelle association de professionnels du photovoltaïque, la Fédération nationale de l’énergie solaire (Fnes), vient d’être lancée avec l’objectif de structurer le secteur et mieux répondre aux “attaques” contre cette énergie renouvelable, en plein débat sur le futur énergétique de la France, a-t-on appris mardi.Cette association dont les statuts ont été symboliquement déposés le 21 juin, jour du solstice d’été, et qui a été officiellement lancée lundi, vise à fédérer la filière dans “toute sa diversité”: installateurs, équipementiers, distributeurs, financeurs, bureaux d’études, organismes de formation, etc. L’association entend répondre à un “besoin stratégique : affirmer une vision claire et partagée de la filière solaire” tout en luttant avec “pédagogie” contre “le solar bashing” et les “idées reçues” ou les “oppositions idéologiques” sur le solaire, selon son manifeste transmis à l’AFP.La filière s’estime victime “d’attaques assez injustes, qui peuvent être utilisées pour de la récupération politique, qui parfois sont idéologiques (…) et qui sont très court-termistes”, explique à l’AFP Floriane de Brabandère, la présidente de la Fnes.L’association se veut complémentaire de l’action des syndicats représentatifs des renouvelables, tels que le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et Enerplan, pour le solaire. “Le but n’est pas de les remplacer”, ni de “rajouter une voix en plus (…) face à l’administration”, souligne la présidente, mais de “mettre tout le monde autour de la table pour avoir des débats en interne dans la filière” sur des thématiques telles que l’emploi, la formation. Depuis plusieurs mois, les critiques de la droite et de l’extrême droite se sont multipliées contre les énergies renouvelables dont le photovoltaïque, accusées de faire flamber les coûts de raccordement et le poids pour les finances publiques, et de faire de l’ombre au nucléaire, majoritaire en France. La droite et l’extrême droite ont tenté d’instaurer un moratoire sur les nouvelles installations renouvelables, mesure finalement rejetée le 24 juin par une large majorité à l’Assemblée nationale lors de l’examen de la proposition de loi “Gremillet” sur la programmation énergétique de la France qui doit revenir devant les députés fin septembre.Sans attendre cette échéance, le décret de la programmation pluriannuelle de l’énergie, qui détaille les objectifs par énergie, avec de possibles ajustements à la baisse sur le solaire, est lui attendu “avant la fin de l’été”, a assuré le 8 juillet le ministre de l’Energie Marc Ferracci.

Les Bourses européennes ouvrent en légère hausse

Les marchés boursiers européens ont ouvert en légère hausse mardi, dans l’attente des chiffres d’inflation en juin aux Etats-Unis et sur fond de négociations commerciales entre Washington et ses partenaires.Vers 7H05 GMT, dans les premiers échanges, Paris prenait 0,18%, Londres 0,10% et Francfort 0,26%. Milan gagnait 0,29%.

Chine: la croissance dépasse les 5% en juin, portée par les exportations

La croissance de l’économie chinoise a dépassé 5% au deuxième trimestre, selon des données officielles publiées mardi, notamment grâce à des exportations vigoureuses malgré une consommation intérieure toujours mitigée.La Chine est confrontée à plusieurs défis pour atteindre l’objectif officiel de croissance “d’environ 5%” pour 2025, compliqué par le bras de fer commercial engagé par le président américain Donald Trump.La deuxième économie mondiale fait aussi face à un moral des consommateurs en berne, sur fond de longue crise de l’immobilier et de prix stagnants.Malgré ces difficultés, le PIB chinois a officiellement grimpé de 5,2% au deuxième trimestre de l’année, soit un ralentissement de 0,2 point par rapport au trimestre précédent (+5,4%).Ce rythme est conforme aux prévisions d’économistes interrogés par l’AFP la semaine dernière – bien que certains appellent à prendre ces statistiques officielles avec des pincettes.Les marchés ont réagi de façon contrastée à ces annonces: après un bon départ, Hong Kong a réduit ses gains et Shanghai est passée dans le rouge.Ailleurs en Asie, Tokyo, Sydney, Singapour et Taipei ont terminé en hausse, tandis que Séoul, Wellington et Manille ont reculé.”L’économie nationale a résisté à la pression et a progressé de manière régulière malgré les défis”, s’est félicité mardi Sheng Laiyun, directeur adjoint du Bureau national des statistiques, vantant “des politiques macroéconomiques plus proactives et efficaces”.L’Etat-parti chinois a multiplié depuis l’an dernier les mesures de stimulation à la consommation, à l’image d’un vaste programme de subventions pour le remplacement de biens de consommation.Indicateur clé du moral des consommateurs, les ventes au détail en Chine ont grimpé de 4,8% en juin, un rythme toutefois inférieur aux prévisions d’économistes sondés par l’agence Bloomberg (+5,3%).La production industrielle a de son côté bondi de 6,8% en juin, dépassant les anticipations (+5,6%).Mais les économistes anticipent un ralentissement dans les mois à venir, que les exportations pourraient ne plus être en mesure de compenser. “La croissance est plus faible que ne le suggèrent les chiffres officiels”, affirme Zichun Huang de Capital Economics.”Avec des droits de douane appelés à rester élevés, une marge de manoeuvre budgétaire de plus en plus limitée et des vents contraires structurels persistants, la croissance devrait encore ralentir au second semestre”, ajoute l’économiste.- “Problèmes structurels” -Les exportations chinoises ont atteint des records l’an dernier et en début d’année, en partie stimulées par la crainte d’une aggravation du conflit commercial avec Washington.En juin, les exportations ont grimpé de 5,8% sur un an, selon les données des douanes chinoises.Mais cet effet d’anticipation pourrait s’atténuer dans les mois suivants, alertent les analystes. “Le prix à payer pour des exportations solides, c’est davantage de déflation”, souligne dans une note Louise Loo, économiste chez Oxford Economics.Or, la déflation est redoutée par les économistes car elle tend à freiner la consommation.Après quatre mois de déflation, les prix à la consommation ont légèrement augmenté en juin, selon des chiffres officiels publiés la semaine dernière, mais les prix à la sortie des usines ont chuté à leur rythme le plus rapide depuis près de deux ans.”Les efforts récents pour stimuler les dépenses (…) ont temporairement soutenu les ventes au détail”, note Sarah Tan, économiste chez Moody’s Analytics. Mais “ce soutien s’est révélé difficile à maintenir, (…) les autorités doivent s’attaquer aux problèmes structurels plus profonds qui freinent la consommation”.Sur le front international, des différends profonds persistent aussi entre Pékin et Washington, malgré un accord-cadre conclu lors de négociations à Londres le mois dernier.Les alliés de Kiev exhortent notamment la Chine — allié commercial clé de la Russie — à user de son influence pour stopper le président russe Vladimir Poutine dans son invasion de l’Ukraine.Le président américain a encore durci le ton lundi, avertissant les partenaires commerciaux de la Russie qu’il imposerait des droits de douane “très sévères” pouvant atteindre 100% si Moscou ne mettait pas fin à la guerre d’ici 50 jours.

Nissan cesse la production dans une usine japonaise pour réduire ses capacités

Le constructeur automobile japonais Nissan, en difficultés financières, arrêtera début 2028 sa production dans son usine d’Oppama (sud de Tokyo), dans le cadre d’une restructuration massive visant à réduire drastiquement ses capacités mondiales, a-t-il annoncé mardi.”L’entreprise prévoit de transférer et d’intégrer la production de véhicules de l’usine d’Oppama”, à l’extérieur de Yokohama, vers une autre usine située près de Fukuoka (sud-ouest du Japon), a précisé Nissan.La production à Oppama, un site employant environ 2.400 personnes et spécialisé dans la fabrication de véhicules hybrides, s’interrompra “à la fin de l’exercice fiscal 2027″, c’est-à-dire en mars 2028.Nissan a essuyé en 2024-2025 une perte nette annuelle colossale équivalant à 4,1 milliards d’euros, notamment en raison des coûts liés au plan de redressement engagé par l’entreprise.Fortement endetté, non rentable et miné par l’essoufflement des ventes sur ses marchés-clés, le constructeur avait annoncé en novembre vouloir réduire de 20% ses capacités de production totales.Nissan a précisé depuis qu’il entend réduire le nombre de ses usines de production de véhicules de 17 à 10 d’ici la fin de l’exercice 2027, pour ramener à 2,5 millions de véhicules par an ses capacités de production (hors de Chine).Le groupe nippon a par ailleurs annoncé viser 20.000 suppressions de postes dans le monde à la même date.”Aujourd’hui, Nissan a pris une décision difficile, mais nécessaire. Ce n’était pas facile (…) mais je suis convaincu qu’il s’agit d’une étape essentielle pour surmonter nos défis actuels”, a commenté mardi le PDG de Nissan, Ivan Espinosa, nommé pour orchestrer le plan de redressement.Le transfert de cette production est “la solution la plus efficace, compte tenu des capacités, de la rentabilité et du potentiel d’investissement”, a fait valoir Nissan, assurant que d’autres activités – recherche et développement, crash-tests – se poursuivront à Oppama.Les salariés actuellement en poste à l’usine d’Oppama y travailleront jusqu’à la fin de l’exercice 2027, leur avenir devant faire l’objet de discussions avec les organisations syndicales.Ouverte en 1961, l’usine d’Oppama a produit jusqu’à présent quelque 17,8 millions de véhicules au total.

Aux Etats-Unis, data center cherche électricité désespérément

“La centrale serait là”, pointe sur une carte Al Tomson, le maire de Davis, dans l’est des Etats-Unis. Cet ancien militaire se bat contre l’implantation, à la sortie de son village, de turbines à gaz destinées à alimenter en électricité un vaste centre de données.Ce projet, que l’Etat de Virginie-Occidentale essaye de “faire avaler de force” aux 600 habitants du village selon l’édile, n’est qu’un exemple de plus dans la course de vitesse que mène l’industrie de la tech pour alimenter en énergie ses serveurs, rendus plus gourmands que jamais par le boom de l’intelligence artificielle.Pour brancher à la hâte leurs milliers de data centers, les géants américains de l’informatique à distance (cloud) s’impliquent directement dans la production d’énergie. Et s’ils se tournent vers les énergies renouvelables et tentent de relancer le nucléaire, ils appellent aussi à la rescousse les énergies fossiles comme le gaz, peu cher.En Pennsylvanie, une ancienne centrale à charbon va désormais tourner au gaz pour alimenter un centre de données.En Géorgie, xAI, l’entreprise d’Elon Musk derrière le chatbot Grok, a directement branché à ses serveurs 35 turbines à méthane, le tout sans permis selon l’ONG Southern Environmental Law Center.L’avantage: un accès rapide et fiable à une grande quantité d’électricité. Car la part des centres de données dans la demande électrique aux Etats-Unis devrait passer de 4 à 5% actuellement à entre 6,7% et 12% d’ici 2028, selon une estimation gouvernementale.- Impuissance – Le réseau électrique américain “fait face à une croissance de la demande que nous n’avons pas vue depuis plus d’une génération”, alerte Todd Snitchler, patron de l’EPSA, qui représente un grand nombre de producteurs d’électricité.Pour y répondre, ils agissent sur tous les fronts. Un peu partout, la fin de vie des vieilles centrales est repoussée, des turbines additionnelles sont ajoutées en attendant que de nouvelles installations sortent de terre.Mais la soif liée à l’IA est telle que de plus en plus de géants de la tech en viennent à construire leurs propres centrales, en dehors du réseau. Quitte à le faire contre le souhait des habitants.A Davis, le maire et des centaines de ses administrés luttent depuis avril contre le projet de centrale de Fundamental Data. Pour Al Tomson, cette entreprise n’est qu’une “société écran” qui travaille “pour le compte d’une grande entreprise de la tech non identifiée.” Fundamental Data n’a pas répondu aux multiples sollicitations de l’AFP.Dans le bureau du maire est imprimée une carte sur laquelle on peut lire que les turbines à gaz, avec leurs rejets toxiques, seraient situées à “1,1 km d’habitants” du village touristique entouré de nature à trois heures de Washington. Mais Al Tomson se dit démuni. L’Etat de Virginie-Occidentale a récemment adopté une loi qui, pour attirer les milliards de dollars d’investissement dans les data centers, interdit aux élus locaux de prendre des mesures s’y opposant.  – Compétition mondiale – La frustration des habitants de Davis a débordé lors d’une réunion publique particulièrement tendue, fin juin. Pendant cinq heures, quelque 300 personnes ont interpellé des régulateurs chargés d’approuver un premier permis concernant la qualité de l’air, bien parti pour être accordé selon eux.A la sortie, des bénévoles distribuaient des panneaux “Non au complexe de data center” à installer dans son jardin – certains sont déjà placardés sur les vitrines des commerces. Mais ces opposants font face à un problème qui les dépasse.”Ne pas réussir à alimenter les centres de données nécessaires pour l’emporter dans la course à l’IA (…) permettrait à des nations concurrentes de décider des règles du monde numérique et de contrôler son infrastructure”, alerte un récent rapport du ministère américain de l’Energie.Certains, à Davis et en Virginie-Occidentale, sont favorables à ces projets, y voyant l’occasion de réindustrialiser une région sinistrée – la centrale proposée s’installerait sur le site même d’une ancienne mine de charbon.Car depuis que les emplois miniers sont partis, “nous avons besoin de quelque chose ici pour garder nos jeunes,” estime Charles Davis, chemise à carreaux et bottes de cuir, qui habite Thomas, un village proche.Jojo Pregley, elle, ne veut pas en entendre parler. “Beaucoup de monde a eu le cancer ici”, dit-elle, assise sur un banc devant sa maison, en compagnie de son mari Pat, 40 ans au fond de la mine. “On ne veut pas plus de pollution, de data center ou de quoi que ce soit d’autre.”