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Le Premier ministre reçoit les syndicats d’un monde agricole où persiste la colère

Nouvelles “mesures” et retour au “bon sens”: le Premier ministre Sébastien Lecornu reçoit lundi et mardi les syndicats d’agriculteurs pour tenter d’écarter la menace d’un troisième hiver de colère paysanne, alors que la mobilisation reprend après une relative trêve pendant les fêtes.Les rencontres démarreront avec les Jeunes agriculteurs (JA) à 15H, puis la Coordination rurale (CR) à 18H, avant des entretiens mardi à 17H30 avec la puissante FNSEA suivie de la Confédération paysanne.Chacun espère un répit face aux crises qui secouent le monde agricole: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui frappe les bovins; faible cours du blé et prix élevé des engrais qui plombent les céréaliers; menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur.Dans le Sud-Ouest frondeur, en première ligne de la crise sanitaire, la vaccination des bovins s’accélère – avec 74,7% du cheptel concerné vacciné au 4 janvier – mais les troupeaux sont considérés comme immunisés seulement 21 jours minimum après l’injection. Trois nouveaux foyers de DNC ont été détectés ces derniers jours en Ariège.Plusieurs points de blocage ont été dénombrés par la gendarmerie lundi, notamment sur les autoroutes A75 (Le Buisson, Lozère), A64 (Carbonne, Haute-Garonne), A51 (Roissard, Isère) et sur l’A7 au niveau de l’échangeur de Chanas dans le même département.L’entrée de l’autoroute est bloquée par une quarantaine d’agriculteurs et une vingtaine de tracteurs, selon la préfecture de l’Isère. D’autres voies d’accès à Lyon sont également perturbées.Le gouvernement a promis vendredi d’annoncer “de nombreuses mesures” en faveur des agriculteurs “tout au long du mois de janvier”, selon l’entourage de M. Lecornu. La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé lundi matin sur X que le fonds hydraulique agricole passerait à 60 millions d’euros en 2026. En 2025, 20 millions d’euros étaient destinés à 97 projets.Dimanche, le Premier ministre s’est adressé aux agriculteurs dans une “lettre ouverte”. Rappelant certaines mesures déjà prises,  il promet d’entrer dans une phase “plus offensive”, notamment vis-à-vis de l’Union européenne.  M. Lecornu appelle notamment l’UE à “amplifier rapidement” ses contrôles aux frontières pour tous les produits agricoles qui “ne respecteraient pas les normes sanitaires et phytosanitaires” de l’Union imposées aux producteurs. “Dans cette attente, nous assumons d’agir dès maintenant”, souligne le Premier ministre. Sébastien Lecornu et Annie Genevard ont ainsi confirmé dimanche qu’ils suspendraient par arrêté l’importation de fruits et légumes d’Amérique du Sud contenant des résidus de fongicides et herbicides interdits en Europe – les mancozèbe, glufosinate, thiophanate-méthyl et carbendazime. Attendu mardi au Journal officiel, l’arrêté devra toutefois obtenir un feu vert de Bruxelles. – Promesses “insuffisantes” -“Je ne vous demande pas de croire à des mots: je vous demande de regarder les actes”, exhorte notamment M. Lecornu dans sa lettre. Mais l’opération déminage s’annonce délicate, et pour l’heure, les syndicats jugent tous “insuffisantes” les promesses faites. Dans un communiqué, la FNSEA dénonce une “absence de vision (…) mortifère” et estime qu’aucune des annonces contenues dans la lettre de M. Lecornu “ne permettent d’apporter les réponses concrètes aux problématiques de revenus des agriculteurs”. Le syndicat réclame “une loi d’exception agricole” permettant de s’exempter de certains “verrous réglementaires”, notamment pour “relancer la production” et “mettre fin aux contrôles absurdes”.Après une accalmie relative pendant les fêtes de Noël, les syndicats ont annoncé une reprise massive de la mobilisation.Unanimes dans leur opposition à l’accord de libre-échange UE-Mercosur, qui devrait être signé le 12 janvier, ils divergent cependant dans leur appréciation de la gestion de la dermatose.La Coordination rurale (2e syndicat, adepte des opérations coups de poing et anti-écologiste) et la Confédération paysanne (3e syndicat, classé à gauche) sont en pointe de la contestation: ils réclament la vaccination généralisée du cheptel (près de 16 millions de bovins) et l’arrêt de l’abattage intégral dès le premier cas.La FNSEA de son côté soutient la stratégie gouvernementale d’abattage et de vaccination.Côté CR, la volonté d’en découdre reste palpable. “Si ça se passe mal, il faudra monter à Paris, en tracteurs, en voitures…”, a déclaré à l’AFP José Pérez, président de la CR47, fer de lance des manifestations les plus spectaculaires dans le Sud-Ouest.bur-mca-dfa-meh/ved/cbr

La Bourse de Paris prudente à l’entame d’une semaine riche en publications économiques

La Bourse de Paris évolue en légère hausse lundi, se montrant prudente au début d’une semaine dense en publications économiques en Europe et aux Etats-Unis, dans un marché peu perturbé par l’enlèvement du président du Venezuela Nicolas Maduro samedi lors d’une opération militaire américaine.L’indice vedette CAC 40 prenait 15,68 points vers 10h05, soit 0,16%, à 9.966,82 points. Vendredi, pour sa première séance de l’année le CAC 40 avait gagné 45,71 points, soit 0,56%, à 8.195,21 points.”La semaine qui s’ouvre marque le véritable démarrage de l’année boursière, avec un net retour des volumes”, estime John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank.L’agenda des marchés est aussi dense cette semaine.En Europe, la semaine sera dominée par les premières estimations d’inflation. L’Allemagne et la France les publieront mardi, avant qu’Eurostat en fausse autant pour les chiffres de l’ensemble de la zone euro mercredi. “Ces données ne devraient pas avoir d’impact immédiat majeur sur la politique de la Banque centrale européenne (BCE), les marchés anticipant un statu quo des taux pour le reste de l’année”, commentent les économistes de Deutsche Bank.Aux Etats-Unis, des données sur le marché du travail sont attendues en fin de semaine, les premières depuis plusieurs mois qui ne seront pas concernées par les perturbations de publication liées à la plus longue paralysie budgétaire de l’histoire des Etats-Unis, qui a duré plus de 40 jours.Ces chiffres permettront aux analystes d’affiner leurs anticipations concernant la trajectoire des taux directeurs de la Réserve fédérale (Fed) en 2026.Outre les actions, les investisseurs ont aussi le regard tourné vers le marché du pétrole, après la capture du président vénézuélien par les Etats-Unis.”Le Venezuela ne représente toutefois que 1% de l’offre mondiale de pétrole brut, il n’est donc pas surprenant que l’impact soit faible” sur le marché de l’or noir, commente Neil Wilson, analyste de Saxo Markets.Vers 10H05, le baril de WTI américain cédait 1,40% à 56,52 dollars et celui de Brent de la mer du Nord 1,28% à 59,97 dollars.A la cote parisienne, l’entreprise Maurel et Prom, spécialisée dans l’extraction de pétrole et de gaz naturel et présente au Venezuela, bondissait de 7,14% à 6,08 euros. Sanofi en repliSanofi reculait légèrement de 0,70% à 81,74 euros, après que le groupe français a annoncé que l’agence américaine des médicaments (FDA) a accordé le statut d’examen prioritaire à l’extension de l’administration du Tzield, médicament pour le diabète de type 1 de stade 2, aux enfants âgés d’un an et plus.

Le gouvernement veut un budget en janvier avant de passer au régalien

Le gouvernement veut “un budget en janvier” et appelle députés et sénateurs à “s’accorder sur la question de fond” avant de parler procédure, afin de consacrer le premier trimestre 2026 à un “paquet régalien” armée-justice-police, a déclaré lundi sa porte-parole Maud Bregeon. “Il faut un budget en janvier, il y aura un budget en janvier” car “il est temps de passer à autre chose”, a indiqué la ministre à RMC-BFMTV. “La première étape, c’est de s’accorder sur la question de fond avant de parler des outils de procédure qui permettent de faire passer ce budget”, a-t-elle précisé alors que les ministres des Finances et des Comptes publics Roland Lescure et Amélie de Montchalin doivent recevoir cette semaine les groupes parlementaires, hors LFI et RN, pour trouver un terrain d’entente, tout en restant en dessous de 5% de déficit public. Parmi les points de blocage qui ont empêché sénateurs et députés de trouver un compromis fin décembre, elle a cité l'”effort demandé aux collectivités territoriales” ou encore la surtaxe d’impôt sur les sociétés pour les 300 plus grandes entreprises. Une fois un budget adopté, le gouvernement souhaite se projeter sur le régalien, a-t-elle ajouté. Il s’agira de la “priorité des premiers mois de l’année” et comprendra l’augmentation du budget des armées, le projet de loi justice, le “renforcement des moyens” de la police municipale mais aussi “le déploiement de lois qu’on a déjà votées”, comme la loi contre le narcotrafic. Parallèlement, Mme Bregeon a rappelé que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, recevait lundi les syndicats du monde agricole en leur promettant de nouvelles “mesures” et un retour au “bon sens” pour apaiser la colère que la période des fêtes n’a pas érodée. 

Grèce: enquête ouverte sur le problème technique qui a touché l’espace aérien dimanche

Le problème technique qui a touché les fréquences de l’espace aérien grec dimanche provoquant retards et annulations de vols dans tous les aéroports grecs va faire l’objet d’une enquête du parquet d’Athènes a assuré lundi la chaîne de télévision publique Ert.Selon Ert, l’enquête préliminaire doit permettre de déterminer d’où provenaient les interférences sur presque toutes les fréquences de l’espace aérien grec.Le ministre des Infrastructures et des Transports, Christos Dimas, a déclaré lundi sur Ert qu'”il n’y a pas de danger quant à la sécurité des vols” en partance ou à destination des aéroports grecs. L’aviation civile avait indiqué dans un communiqué que ce “problème technique sans précédent” était survenu dimanche vers 07H00 GMT. Le trafic avait pu reprendre dimanche à la mi-journée mais avec d’importants retards. Panagiotis Psarros, président de l’Union grecque des contrôleurs, avait également indiqué dimanche sur Ert que ce problème était “très sérieux” et avait déploré “l’équipement obsolète” dans les aéroports. Il a rappelé qu’un incident similaire avait eu lieu l’année dernière, perturbant le trafic à l’aéroport d’Athènes.Pays très prisé en particulier pour ces îles et ses sites archéologiques, la Grèce ne cesse de battre les records annuels en matière de recettes touristiques et de nombre de visiteurs étrangers ces dernières années, depuis la pandémie de Covid-19.De janvier à la fin septembre, le pays a accueilli 31,6 millions de visiteurs, soit une hausse de 4% par rapport à la même période de 2024, selon les données de la Banque de Grèce publiées fin novembre.

Trump assure que les Etats-Unis dirigent le Venezuela, avant une comparution de Maduro

Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis étaient “aux commandes” du Venezuela après la capture du président Nicolas Maduro, qui doit être présenté lundi à un tribunal à New York pour se voir signifier des accusations de trafic de drogue.Sommée de se conformer aux volontés de Washington, Delcy Rodriguez, nommée dirigeante par intérim à l’issue de la spectaculaire opération d’exfiltration menée samedi matin, a affiché sa volonté de coopérer avec Washington dans le cadre de relations “équilibrées et respectueuses (…) fondées sur l’égalité souveraine et la non-ingérence”.”Nous invitons le gouvernement américain à travailler conjointement à un agenda de coopération, axé sur un développement partagé dans le cadre du droit international afin de renforcer une coexistence communautaire durable”, a-t-elle ajouté après avoir avoir réuni son premier conseil des ministres.Celle qui était la vice-présidente de Nicolas Maduro montre ainsi un premier signe d’ouverture envers Donald Trump qui ne cache pas ses intentions de diriger la transition et ses ambitions pour les immenses ressources pétrolières”On a affaire à des gens qui viennent d’être investis. Ne me demandez pas qui est aux commandes, car je vous donnerai une réponse qui sera très controversée”, a tranché le président américain dimanche soir à bord de son avion Air Force One. Avant de préciser, face à l’insistance des journaliste : “Cela signifie que nous sommes aux commandes.”Donald Trump aussi a mis en garde Delcy Rodriguez: “si elle ne fait pas ce qu’il faut”, elle subira un sort pire que celui réservé au président déchu.- Légalité en question -Après des mois de frappes sur des embarcations accusées de trafiquer de la drogue, les Etats-Unis ont exfiltré samedi Nicolas Maduro, 63 ans, et son épouse Cilia Flores, 69 ans, qui doivent répondre d’accusations de “narcoterrorisme”. De nombreux pays contestent la légalité de l’intervention américaine, présentée par les Etats-Unis comme une “opération de police”, et le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir lundi à la demande du Venezuela.En détention à Brooklyn depuis samedi soir, le président déchu doit répondre de quatre chefs d’accusation de trafic de drogue ainsi que de détention d’armes automatiques. Sa comparution initiale est prévue à partir de midi (17H00 GMT).Nicolas Maduro et son épouse sont visés par un nouvel acte d’accusation publié samedi, ainsi que quatre autres personnes, dont le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Diosdado Cabello, considéré comme l’un des hommes les plus puissants du pays, et le fils de Nicolas Maduro. Ils sont notamment accusés de s’être alliés avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), que Washington considère comme “terroriste”, ainsi qu’à des cartels criminels pour “acheminer des tonnes de cocaïne vers les Etats-Unis”.- Manifestation à moto -Minutieusement préparée, l’exfiltration de l’héritier de Hugo Chavez, qui a dirigé le Venezuela d’une main de fer pendant plus de dix ans, a provoqué la mort d’une “grande partie” de l’équipe chargée d’assurer sa sécurité, a reconnu le ministre vénézuélien de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez.Lors de l’opération, 32 membres des services de sécurité cubains ont été tués, a précisé le gouvernement de ce pays allié de Caracas, qui a décrété deux jours de deuil national.L’AFP s’est rendue dans sept centres médicaux de Caracas sans pouvoir y entrer ni accéder aux données, tandis que circulaient des rapports officieux faisant état de dizaines de décès. Une organisation regroupant des médecins au Venezuela a fait état auprès de l’AFP d’environ 70 morts et 90 blessés.Dans les rues peu fréquentées de Caracas, on ne voyait plus dimanche les patrouilles de policiers masqués et lourdement armés aperçues la veille. Des habitants patientaient devant les magasins d’alimentation, selon des journalistes de l’AFP.Environ 2.000 partisans de Nicolas Maduro, certains armées à moto, se sont tout de même rassemblés à Caracas en brandissant le drapeau national.- “Transition démocratique” -Si les Etats-Unis assurent ne plus vouloir s’impliquer dans les affaires politiques d’autres pays comme en Irak ou en Afghanistan dans les années 2000, Donald Trump n’a pas caché son intérêt pour les vastes ressources pétrolières du Venezuela, premières réserves de brut prouvées au monde.Le président américain a affirmé qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à exploiter l’or noir du Venezuela, qui vend son pétrole de mauvaise qualité sur le marché noir à destination notamment de la Chine.La capture de M. Maduro est “une étape importante, mais pas suffisante”, a écrit dimanche sur Instagram l’opposant en exil Edmundo Gonzalez Urrutia. Il a appelé à respecter les résultats de l’élection présidentielle de 2024, qu’il dit avoir remportée, et à la libération de tous les prisonniers politiques pour assurer une “transition démocratique”.Marco Rubio a jugé sur NBC qu’il était trop tôt pour organiser de nouvelles élections : “Nous attachons de l’importance aux élections et à la démocratie (…). Mais ce qui nous importe avant tout, c’est la sécurité, le bien-être et la prospérité des Etats-Unis.”

Budget: le gouvernement recevra les groupes parlementaires en vue de trouver un compromis

La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, recevra les groupes parlementaires dans les prochains jours, avec le ministre de l’Economie Roland Lescure, pour trouver un compromis et adopter un budget, hors toutefois Rassemblement national et France insoumise, qu’elle accuse de blocage.”À la demande du Premier ministre, je recevrai avec Roland Lescure l’ensemble des groupes parlementaires avant la reprise des travaux en commission, en dehors du Rassemblement national et de la France Insoumise, qui se sont employés à bloquer le budget par tous les moyens possibles au détriment des Français”, a déclaré la ministre dimanche dans un message posté sur le réseau X.”L’objectif est clair: que les parlementaires puissent trouver, au plus tôt, les conditions d’un compromis. L’impasse n’est pas une fatalité. Donner un budget à la France en janvier est une responsabilité majeure”, fait-elle valoir.Le projet de loi de finances pour 2026, dont l’examen au Parlement n’a pu être achevé avant le 31 décembre, doit revenir à l’Assemblée nationale à partir du 8 janvier en commission des Finances.Une loi spéciale permet de financer provisoirement l’État. Elle reconduit les impôts et enveloppes allouées dans les conditions de 2025.”La loi spéciale est un outil de continuité minimale (…) dont nous avons besoin en premier lieu pour que les services publics fonctionnent sans interruption dès les premiers jours de janvier”, a également déclaré Amélie de Montchalin dimanche dans une interview au JDD, mais elle “permet de tenir, pas d’agir”.”Elle ne nous permet pas d’investir et de porter des nouvelles politiques”, a-t-elle souligné, indiquant que “le temps passé sous loi spéciale, (…) ce sont les jours les plus chers”, citant “des investissements qui ne se font pas, des chefs d’entreprise qui retardent leurs décisions, des ménages qui consomment moins… “.Selon la ministre, par rapport à décembre, cependant, “le cadre de discussion s’est resserré. Beaucoup de sujets qui cristallisaient les débats ne peuvent plus être discutés car le 1er janvier est passé”, comme “les réductions de niches fiscales à l’impôt sur le revenu” ou “la réforme de l’abattement de 10% pour les retraités”.

Trump réaffirme son souhait d’un Groenland américain, après l’objection du Danemark

Donald Trump a réaffirmé dimanche soir son souhait de voir le Groenland passer sous la coupe américaine, après que la Première ministre danoise a exhorté les Etats-Unis à “cesser leurs menaces” d’annexer le territoire ce week-end. L’intervention militaire américaine au Venezuela, qui a mis en exergue l’intérêt de Donald Trump pour les vastes ressources pétrolières du pays, a ravivé les craintes pour le Groenland, convoité par le président américain pour ses importantes ressources minières et son emplacement stratégique.”Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper”, a réaffirmé le président américain aux journalistes à bord d’Air Force One dimanche soir. “Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… parlons du Groenland dans 20 jours”, a-t-il ajouté. Plus tôt déjà, Donald Trump a poussé la cheffe du gouvernement danois Mette Frederiksen à sortir de sa réserve.Interrogé lors d’un entretien téléphonique par The Atlantic sur les implications de l’opération militaire au Venezuela pour le Groenland, Trump a déclaré que c’était à ses partenaires de les évaluer, selon le magazine.”Ils vont devoir se faire leur propre opinion. Je ne sais vraiment pas”, a déclaré M. Trump, ajoutant : “Mais nous avons absolument besoin du Groenland. Nous en avons besoin pour notre défense.”La Première ministre danoise s’est élevée contre la convoitise du président américain: “Je demande instamment aux Etats-Unis de mettre fin à leurs menaces contre un allié historique et contre un territoire et un peuple qui ont clairement fait savoir qu’ils n’étaient pas à vendre”, a écrit Mme Frederiksen dans un communiqué dimanche soir.”Je dois le dire très clairement aux Etats-Unis: il est tout à fait absurde de dire que les États-Unis devraient prendre le contrôle du Groenland”, a-t-elle ajouté.Samedi, une publication sur X de l’épouse du directeur de cabinet adjoint de la Maison Blanche, Stephen Miller, avait ravivé les craintes danoises. Katie Miller a publié sur son compte X une carte du Groenland colorée aux couleurs du drapeau américain, assortie d’une courte légende en capitales: “SOON” (“bientôt”).Katie Miller a été un temps conseillère et porte-parole de la Commission pour l’efficacité gouvernementale (Doge), alors dirigée par Elon Musk, avant d’être employée par le milliardaire dans le secteur privé.- “Garantie de sécurité” -La Première ministre danoise a rappelé que le Royaume du Danemark, qui inclut les îles Féroé et le Groenland, “fait partie de l’OTAN et bénéficie ainsi de la garantie de sécurité de l’alliance”.Le Danemark est un allié historique et traditionnel des Etats-Unis, se fournissant largement auprès de Washington pour son armement.Le Premier ministre du territoire autonome danois avait jugé auparavant “irrespectueux” la publication de Mme Miller.”Les relations entre les pays et les peuples sont fondées sur le respect et le droit international, et non sur des symboles qui ignorent notre statut et nos droits”, a dit Jens-Frederik Nielsen sur Facebook.Pour autant, “il n’y a aucune raison de paniquer ou de s’inquiéter”, selon lui.L’ambassadeur du Danemark aux Etats-Unis, Jesper Møller Sørensen, avait lui répondu au message de Mme Miller en disant “attendre le respect total de l’intégrité territoriale du Royaume du Danemark”.L’annonce fin décembre par Donald Trump de la nomination d’un envoyé spécial pour ce vaste territoire autonome danois avait déjà provoqué un accès de fièvre entre les deux pays.Le Groenland, immense île arctique peuplée de 57.000 habitants, répète ne pas être à vendre et vouloir décider seul de son avenir.En janvier 2025, 85% des Groenlandais s’étaient dits opposés à une future appartenance aux Etats-Unis, selon un sondage publié dans le quotidien groenlandais Sermitsiaq. Seuls 6% y étaient favorables.Fin mars 2025, le vice-président américain, JD Vance, avait provoqué un tollé en prévoyant de se rendre sur le territoire sans y avoir été invité. Il y avait finalement renoncé pour se contenter de visiter la seule base militaire américaine du territoire.Fin août, la télévision danoise avait révélé qu’au moins trois Américains liés à Donald Trump avaient réalisé des opérations d’influence dans ce territoire polaire.

Contestation en Iran: Donald Trump fait pression sur les autorités après de nouveaux affrontements

Des affrontements ont opposé ce week-end manifestants et forces de l’ordre en Iran, que Donald Trump a menacé dimanche de “frapper” en cas de nouveaux morts civils, après une semaine d’un mouvement de protestation initié par des revendications économiques.Le mouvement, initialement lié au coût de la vie, a débuté le 28 décembre à Téhéran, où des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l’hyperinflation et le marasme économique, et s’est depuis élargi à des revendications politiques.La contestation a touché à des degrés divers une quarantaine de villes, essentiellement petites et moyennes, principalement dans l’ouest du pays.Au moins 12 personnes, dont des membres des forces de sécurité, ont été tuées, selon un bilan basé sur des annonces officielles.”Nous regardons cela de très près. S’ils commencent à tuer des gens comme ils l’ont fait dans le passé, je pense qu’ils seront frappés très durement par les Etats-Unis”, a prévenu dimanche le président américain Donald Trump, à bord de son avion Air Force One.Depuis le début, le pouvoir joue l’apaisement, reconnaissant des “revendications légitimes” liées aux difficultés économiques, tout en avertissant qu’il fera preuve de fermeté face aux “émeutiers”.Dimanche, le gouvernement a annoncé une aide mensuelle de 10 millions de rials, soit environ six euros, par personne et pendant quatre mois, qui vise à “réduire la pression économique sur la population”.Le salaire moyen en Iran, un pays qui compte 86 millions d’habitants, est d’environ 170 euros par mois, et le salaire minimum d’environ 85 euros par mois. Samedi soir, de nouveaux rassemblements se sont tenus dans la capitale iranienne qui compte environ 10 millions d’habitants. L’agence de presse Fars les a qualifiés de “limités”, et étant “généralement composés de groupes de 50 à 200 jeunes”.  Selon l’agence de presse, des slogans politiques tels que “+Mort au dictateur+” ont été entendus mais aucun débordement notable n’a eu lieu, hormis “quelques jets de pierres et l’incendie de quelques poubelles”. Dimanche, la majorité des commerces de Téhéran étaient ouverts, même si les rues semblaient moins remplies que d’habitude. Les forces de sécurité et anti-émeutes étaient déployées aux principaux carrefours, a constaté l’AFP.Des images prises dans la journée dans le centre-ville et authentifiées par l’AFP montrent des forces de l’ordre utiliser du gaz lacrymogène pour disperser un groupe de manifestants.- “Attaques organisées” -La situation est plus tendue dans l’ouest du pays, à plusieurs centaines de kilomètres de Téhéran, où des médias iraniens ont rapporté ces derniers jours des violences et dégradations.L’agence Fars a fait état samedi d'”attaques organisées”, notamment à Malekshahi, un comté d’environ 20.000 habitants où vit une importante population kurde.D’après l’agence, des affrontements y ont coûté la vie à un membre des forces de sécurité et deux “émeutiers” qui avaient “tenté de pénétrer dans un commissariat”.Selon le mouvement de défense des droits de l’Homme Hengaw, basé en Norvège, les Gardiens de la Révolution (l’armée idéologique de l’Iran), ont ouvert le feu sur des manifestants à Malekshahi, tuant quatre membres de la minorité kurde. L’ONG a dit vérifier des rapports faisant état de deux morts supplémentaires, en plus de nombreux blessés. Elle a aussi accusé les autorités d’être allées récupérer les corps des manifestants tués à l’hôpital.L’organisation Iran Human Rights, elle aussi basée en Norvège, a également fait état de quatre morts, et trente blessés dans cette ville. En publiant des images, authentifiées par l’AFP, de ce qui paraissait être des corps ensanglantés au sol. L’ONG américaine Human Rights Activists News Agency (HRANA) affirme qu’au total, 582 personnes ont été arrêtés depuis le début du mouvement.Samedi, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a déclaré que les revendications économiques des manifestants étaient “justes” mais que les “émeutiers” devaient être “remis à leur place”.Le mouvement est en tout cas pour l’instant de moindre ampleur que celui qui avait secoué l’Iran fin 2022 après la mort en détention de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée par la police des mœurs pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin. En 2019, des manifestations avaient aussi éclaté après l’annonce d’une envolée du prix de l’essence. La contestation avait alors touché une centaine de villes, notamment Téhéran, et fait des dizaines de morts.

Après la capture de Maduro, Trump assure que les Etats-Unis dirigent le Venezuela

Donald Trump a affirmé dimanche que les Etats-Unis étaient désormais “aux commandes” au Venezuela, menaçant sa dirigeante par intérim Delcy Rodriguez d’un sort pire que celui réservé à Nicolas Maduro, le président déchu capturé et exfiltré qui s’apprête à être présenté à un juge.”On a affaire à des gens qui viennent d’être investis. Ne me demandez pas qui est aux commandes, car je vous donnerai une réponse qui sera très controversée”, a déclaré le président américain à bord d’Air Force One, avant de préciser face à l’insistance des journaliste: “Cela signifie que nous sommes aux commandes”.Après des mois de frappes sur des embarcations accusées de trafiquer de la drogue, les Etats-Unis ont mené samedi une spectaculaire opération d’enlèvement de Nicolas Maduro, 63 ans, et de son épouse Cilia Flores, 69 ans, accusés de “narcoterrorisme”. Il sera présenté lundi à un juge à New York.Commentant cette opération minutieusement préparée, Donald Trump avait déjà déclaré samedi que les Etats-Unis allaient désormais “diriger” le pays de 30 millions d’habitants, ajoutant qu’il serait prêt à y dépêcher des troupes au sol et y lancer une “seconde vague” d’attaques.Il avait aussi affirmé que Delcy Rodriguez, qui était la vice-présidente de Nicolas Maduro, était prête à coopérer. Mais cette dernière avait répliqué peu après que le Venezuela était prêt à se “défendre”.”Si elle ne fait pas ce qu’il faut, elle va payer un prix très cher, probablement plus élevé que Maduro”, a averti M. Trump, interrogé par The Atlantic. “Le pays est totalement en faillite”.Delcy Rodriguez, à qui la Cour suprême a confié le pouvoir par intérim, a réuni dimanche soir son premier conseil des ministres. Etaient présents plusieurs hommes forts de l’entourage de M. Maduro dont le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, qui avait auparavant assuré la dirigeante du soutien de l’armée.Selon lui, une “grande partie” de l’équipe chargée d’assurer la sécurité de Nicolas Maduro a été tuée “de sang froid”, aux côtés de militaires et de civils. Il n’a pas précisé combien de personnes avaient été tuées.”Beaucoup de Cubains ont été tués” lors de l’opération, a indiqué M. Trump.- Manifestation à moto -L’AFP s’est rendue dans sept centres médicaux de Caracas sans pouvoir y entrer ni accéder aux données, tandis que circulaient des rapports officieux faisant état de dizaines de décès. Une organisation regroupant des médecins au Venezuela a fait état auprès de l’AFP d’environ 70 morts et 90 blessés. Une source militaire anonyme a indiqué à l’AFP qu’il y avait au moins quinze tués.Dans les rues peu fréquentées de Caracas, on ne voyait plus dimanche les patrouilles de policiers masqués et lourdement armés aperçues la veille. Des habitants patientaient devant les magasins d’alimentation, selon des journalistes de l’AFP.Environ 2.000 partisans de Nicolas Maduro, dont des personnes armées à moto, se sont tout de même rassemblés à Caracas en brandissant le drapeau national.Le ministre vénézuélien de la Défense a exhorté la population “à ne pas céder aux tentations de la guerre psychologique, à la menace, à la peur qu’on veut nous imposer”, accusant les Etats-Unis d’avoir commis un “enlèvement lâche”.Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira lundi à la demande de Caracas alors que les critiques ont fusé dans plusieurs capitales contre “une violation du droit international”.- “Transition démocratique” -Donald Trump n’a pas fait mystère de son intérêt pour les vastes ressources pétrolières du Venezuela, premières réserves de brut prouvées au monde.Le président américain a affirmé qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à exploiter l’or noir du Venezuela, qui vend son pétrole de mauvaise qualité sur le marché noir à destination notamment de la Chine.Après la diffusion par Donald Trump de la première photo de Nicolas Maduro les menottes aux poignets et les yeux bandés, la Maison Blanche a publié samedi une vidéo de l’héritier d’Hugo Chavez, les mains entravées et en sandales, escorté dans les locaux de la Drug Enforcement Administration (DEA), l’agence fédérale antidrogue. La capture de M. Maduro est “une étape importante, mais pas suffisante”, a écrit dimanche sur Instagram l’opposant en exil Edmundo Gonzalez Urrutia. Il a appelé à respecter les résultats de l’élection présidentielle de 2024, qu’il dit avoir remportée, et à la libération de tous les prisonniers politiques pour assurer une “transition démocratique”.Marco Rubio a jugé sur NBC qu’il était trop tôt pour organiser de nouvelles élections:  “Nous attachons de l’importance aux élections et à la démocratie (…) Mais ce qui nous importe avant tout, c’est la sécurité, le bien-être et la prospérité des Etats-Unis”.Si des manifestants pro-Maduro ont dénoncé l’interventionnisme américain, des milliers de Vénézuéliens exilés, sur les huit millions qui ont fui leur pays, ont célébré la chute de l’ancien homme fort.”Enfin nous allons avoir un pays libre. Enfin nous allons pouvoir rentrer chez nous”, a dit à l’AFP Yurimar Rojas, vendeur ambulant à Santiago du Chili.

Après la capture de Maduro, Trump menace la nouvelle dirigeante vénézuélienne d’un sort similaire

Donald Trump a menacé dimanche la dirigeante par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, d’un sort pire que celui réservé à Nicolas Maduro, le président déchu capturé et exfiltré la veille par les forces américaines pour être traduit en justice à New York, où il a passé la nuit en prison.”Si elle ne fait pas ce qu’il faut, elle va payer un prix très cher, probablement plus élevé que Maduro”, a déclaré le président américain au journal The Atlantic au sujet de la vice-présidente vénézuélienne, à qui la Cour suprême de son pays a confié le pouvoir par intérim. “Le pays est totalement en faillite”, a-t-il jugé.Après des mois de frappes sur des embarcations accusées de trafiquer de la drogue, les Etats-Unis ont mené samedi une spectaculaire opération d’enlèvement de Nicolas Maduro, 63 ans, et de son épouse Cilia Flores, 69 ans, accusés de “narcoterrorisme”.Commentant cette opération minutieusement préparée, Donald Trump avait déclaré samedi que les Etats-Unis allaient désormais “diriger” le pays de 30 millions d’habitants, ajoutant qu’il serait prêt à y dépêcher des troupes au sol et y lancer une “seconde vague” d’attaques.Mais son chef de la diplomatie Marco Rubio s’est employé dimanche à tempérer ces propos, soulignant que Washington comptait sur Mme Rodriguez et d’autres dirigeants en place pour satisfaire aux exigeances américaines.”S’ils ne prennent pas de bonnes décisions, les Etats-Unis conserveront de nombreux leviers d’influence pour garantir la protection de nos intérêts, notamment l’embargo pétrolier. Nous allons donc juger, à l’avenir, nous allons juger tout ce qu’ils font”, a-t-il averti.Au Venezuela, l’armée reconnaît Delcy Rodriguez comme présidente par intérim, a déclaré le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, qui a appelé ses compatriotes à reprendre une vie normale.- L’or noir vénézuélien -Le ministre vénézuélien a également exhorté la population “à ne pas céder aux tentations de la guerre psychologique, à la menace, à la peur qu’on veut nous imposer”, accusant les Etats-Unis d’avoir commis un “enlèvement lâche”.Dans les rues peu fréquentées de Caracas, on ne voyait plus les patrouilles de policiers masqués et lourdement armés aperçues la veille. Des habitants patientaient devant les magasins d’alimentation, dont certains faisaient entrer les clients un par un pour éviter les pillages, selon des journalistes de l’AFP.Si les Etats-Unis ne veulent plus s’impliquer, d’après Marco Rubio, dans les affaires politiques de pays tiers, comme en Irak ou en Afghanistan, Donald Trump n’a pas fait mystère de son intérêt pour les vastes ressources pétrolières du Venezuela, premières réserves de brut prouvées au monde.Le président américain a affirmé samedi qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à exploiter l’or noir du Venezuela, qui vend son pétrole de mauvaise qualité sur le marché noir à destination notamment de la Chine.Le Venezuela “n’a pas la capacité de relancer cette industrie”, a déclaré Marco Rubio sur CBS. “Nous sommes presque certains que les entreprises occidentales manifesteront un vif intérêt. Les entreprises non russes et non chinoises seront très intéressées”.Après la diffusion par Donald Trump de la première photo de Nicolas Maduro les menottes aux poignets et les yeux bandés à bord d’un navire de guerre américain, la Maison Blanche a publié samedi une vidéo du président déchu, les mains entravées et en sandales, escorté dans les locaux de la Drug Enforcement Administration (DEA), l’agence fédérale antidrogue. L’héritier de Hugo Chavez, qui a dirigé le Venezuela d’une main de fer pendant plus de dix ans après des élections générales entachées d’irrégularités, comparaîtra lundi devant la justice américaine.- “Respect de la volonté du peuple” -De son côté, le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira lundi à la demande de Caracas alors que les critiques ont fusé dans plusieurs capitales contre “une violation du droit international”.L’UE a exigé dimanche le “respect de la volonté du peuple vénézuélien”, “seul moyen (…) de rétablir la démocratie et résoudre la crise actuelle”.Mais Marco Rubio a jugé dimanche qu’il était trop tôt pour évoquer l’organisation d’élections au Venezuela.”C’est prématuré à ce stade”, a-t-il dit sur NBC. “Nous attachons de l’importance aux élections et à la démocratie (…) Mais ce qui nous importe avant tout, c’est la sécurité, le bien-être et la prospérité des Etats-Unis”.Si des manifestants pro-Maduro ont dénoncé l’interventionnisme américain, des milliers de Vénézuéliens exilés, sur les huit millions qui ont fui leur pays miné par la pauvreté, ont célébré dans plusieurs villes du monde la chute de l’ancien homme fort.”Enfin nous allons avoir un pays libre. Enfin nous allons pouvoir rentrer chez nous”, a dit à l’AFP Yurimar Rojas, vendeur ambulant à Santiago du Chili.