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Le taux du Livret A baisse à 1,7% le 1er août

Le taux du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) va baisser de 2,4% à 1,7% vendredi, comme annoncé le 16 juillet, une décision prise en raison du niveau d’inflation relativement faible au premier semestre.Cette baisse est inédite par son ampleur depuis 2009. C’est la deuxième cette année, puisque le taux du Livret A, qui se situait encore à 3% début 2025, avait déjà été ramené à 2,4% le 1er février. Le taux du Livret A est calculé tous les six mois, mi-janvier et mi-juillet, à partir du taux moyen d’inflation (hors tabac) et d’un taux moyen d’intérêt interbancaire dépendant de la politique monétaire européenne, sur le semestre écoulé. Or ces deux éléments sont en baisse depuis le début de l’année.Les Français cumulent plus de 600 milliards d’euros d’épargne sur leurs Livrets A et LDDS, plafonnés respectivement à 22.950 euros et 12.000 euros. Ces livrets leur permettent de conserver une épargne garantie, disponible et défiscalisée.Le taux du Livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux ménages modestes, passera quant à lui vendredi de 3,5% à 2,7%, faisant l’objet d’un “coup de pouce”, car sa formule théorique le faisait ressortir à 2,2%.Presque 12 millions de LEP sont ouverts, loin des 19 millions de personnes éligibles.L’argent placé sur les Livrets A et LDDS est réparti entre les banques (40,5%) et la Caisse des dépôts et consignations (59,5%). Les banques le transforment principalement en crédits à destination des PME et des TPE.La Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), bras financier de l’Etat, dédie une partie à des prêts de long terme au logement social et à destination de la politique de la ville. L’autre moitié est investie dans des titres de dette (principalement d’Etat) et dans des actions de sociétés cotées.Ce nouveau taux, moins favorable pour le grand public, offre ainsi un bol d’air aux acteurs du logement social qui empruntent au taux du Livret A, et aux banques, qui auront moins d’intérêts à verser aux épargnants en fin d’année.

ArcelorMittal: les taxes douanières américaines érodent la rentabilité au premier semestre

ArcelorMittal, qui a vu sa rentabilité érodée au premier semestre par les taxes douanières de Donald Trump sur les importations d’acier depuis le Canada ou le Mexique, espère la mise en place effective de mesures de soutien à l’acier en Europe d’ici la fin de l’année.De janvier à fin juin, le bénéfice net du deuxième fabricant d’acier mondial a bondi de 39%, à 2,6 milliards de dollars, a-t-il annoncé jeudi dans un communiqué.Mais son bénéfice avant intérêt, impôt, dépréciation et amortissement (Ebitda) a reculé de 10%, à 3,4 milliards de dollars, notamment après l’application de droits de douane de 50% sur l’acier importé aux Etats-Unis depuis le Canada et le Mexique à partir du 4 juin, a expliqué le groupe.Le chiffre d’affaires a aussi pâti du recul de 7,5% des prix moyens de l’acier dans le monde: les ventes se sont amoindries de 5,5%, à 30,72 milliards de dollars au premier semestre.Jeudi à la Bourse de Paris, après ces annonces, le titre ArcelorMittal a terminé la séance en recul de 2,58%, à 27,52 euros. Le directeur général du groupe, Aditya Mittal, s’est félicité de la reprise à 100% du site de Calvert aux Etats-Unis, qui devient un site d’acier bas carbone, y compris pour l’automobile, grâce à la construction d’un nouveau four à arc électrique pour recycler les ferrailles, d’une capacité de 1,5 million de tonnes par an.Le 18 juin, la finalisation de la reprise de la participation de 50% de Nippon Steel dans ce site de l’Alabama a généré un gain exceptionnel de 1,7 milliard de dollars pour le sidérurgiste, après une réévaluation des actifs concernés, qui a nourri l’envolée du bénéfice net du groupe.- Année “cruciale” en Europe -En Europe, les tendances à l’accroissement des dépenses publiques sur la défense et les infrastructures “sont un encouragement pour l’industrie de l’acier”, a jugé M. Mittal.Néanmoins, alors que le plan d’action annoncé en mars par la Commission européenne a lancé des “signaux clairs” pour défendre la production européenne d’acier, “nous attendons toujours la concrétisation des mesures de sauvegarde (ou quotas sur les importations d’acier en Europe, NDLR) du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF, ou CBAM en anglais, NDLR) et sur les prix de l’énergie”, a-t-il souligné.”L’année est cruciale pour la sidérurgie européenne et j’espère sincèrement que l’Europe tiendra ses engagements pour défendre et prioriser son industrie domestique de l’acier”, a-t-il ajouté.Tout en faisant miroiter la capacité du groupe à “bénéficier des marchés à forte croissance comme l’Inde ou le Brésil”, le sidérurgiste a renforcé dans son communiqué sa pression sur Bruxelles en estimant “impératif” que la mise en place de nouveaux quotas d’importation intervienne “au second semestre”, ainsi que l’annonce de propositions pour “combler les failles” du MACF.A condition que ces mesures soient mises en place, le groupe prévoit d’investir 1,2 milliard d’euros pour un four à arc électrique sur son site français de Dunkerque (Nord), a-t-il rappelé.Lorsque l’électricité est elle-même bas carbone, ces fours électriques sont le premier mode de décarbonation de la sidérurgie, émettant beaucoup moins de CO2 dans l’atmosphère que l’acier primaire issu de hauts-fourneaux fonctionnant au charbon fossile.Au total, ArcelorMittal en exploite 29 dans le monde, pour une capacité de production de 21,5 millions de tonnes d’acier recyclé par an, qui augmentera à 23,4 millions de tonnes en 2026 après la mise en service des deux sites espagnols de Gijon et Sestao.En Europe, au premier semestre, le chiffre d’affaires du groupe a reculé, mais il a progressé de 6% sur un an au deuxième trimestre grâce à une hausse de 11% des prix de vente qui a compensé une baisse de 3% des volumes vendus.

La Bourse de Paris termine dans le rouge, minée par les résultats d’entreprises

La Bourse de Paris a terminé dans le rouge jeudi, l’attention des investisseurs se portant essentiellement sur une nouvelle salve de résultats d’entreprises, dont certains étaient en deçà des attentes du marché.L’indice vedette de la Bourse de Paris, le CAC 40, a clôturé en nette baisse (-1,14%), perdant 89,99 points, pour s’établir à 7.771,97 points. La veille, l’indice parisien avait pris 0,06%.La séance s’est focalisée sur les nombreux résultats d’entreprises, dont certains ont affiché des chiffres “en deçà de ce que l’on attendait”, a commenté Peter Vanden Houte, économiste chez ING Belgique.”Encore plus aux Etats-Unis qu’en Europe, les valorisations ont beaucoup augmenté cette année”, a noté cet analyste, selon qui “la moindre déception provoque des corrections assez sévères”. En France, certaines entreprises “ont un peu déçu”, ce qui explique la baisse du CAC 40.La publication des chiffres de l’inflation en France, qui s’est stabilisée à 1% en juillet sur un an, selon l’Insee, a quant à elle peu affecté les marchés, selon M. Vanden Houte.En Allemagne, la hausse des prix est également restée stable en juillet, à 2% sur un an, tout comme en Italie, où elle s’est établie à 1,7% sur un an.Wendel plongeA la clôture, la société d’investissement Wendel a terminé en chute de 10,83%, à 82,35 euros, après avoir publié mercredi un bénéfice net au premier semestre à peine positif, de 4,3 millions d’euros, faute de cessions comptabilisées dans ses résultats. Ce montant est 90 fois inférieur à celui publié il y a un an pour la même période.Accor chuteL’action du groupe hôtelier Accor a reculé de 9,60%, à 44,66 euros, sous forte pression après la publication d’un bénéfice net en baisse et inférieur aux attentes du marché, pénalisé notamment par les taux de change.Sanofi décrocheLe géant pharmaceutique Sanofi a fini dans le rouge à la clôture, en baisse de 7,81% à 78,84 euros, malgré la progression de son chiffre d’affaires de 8,3% au premier semestre et des perspectives de croissance restées inchangées pour le second semestre.Société Générale en grande formeLa banque Société Générale (+6,88% à 55,96 euros) a publié de bons résultats pour son deuxième trimestre, avec un bénéfice net qui s’est envolé de 30,6%, à 1,4 milliard d’euros, ce qui l’a poussé à relever ses objectifs financiers pour 2025.”Les banques ont publié de bons résultats dernièrement”, a souligné M. Vanden Houte.

Grand test pour Trump à quelques heures de l’entrée en vigueur des droits de douane

L’ambition de Donald Trump d’imposer un nouvel ordre mondial en matière commerciale est confrontée à un test crucial jeudi avec l’entrée en vigueur à minuit de ses droits de douane, plusieurs économies majeures n’ayant toujours pas conclu d’accord avec les Etats-Unis.Coïncidence du calendrier, une cour d’appel doit se pencher jeudi sur la légalité de ces droits de douane, que le président américain utilise comme moyen de pression pour obtenir des accords commerciaux favorables à son pays.Ces droits de douane rendent “les Etats-Unis GRANDS et RICHES à nouveau”, s’est réjoui dans la nuit le républicain sur sa plateforme Truth Social. Sans eux, les Etats-Unis “n’ont aucune chance de pouvoir survivre ou connaître le succès”, a-t-il affirmé.Jusqu’ici, Washington a annoncé des accords avec le Royaume-Uni, l’Union européenne, les Philippines, l’Indonésie, le Vietnam, le Japon et la Corée du Sud.Alliée clé de Washington, la Corée du Sud a obtenu cet accord in extremis dans la nuit. Ses produits entrant aux Etats-Unis seront taxés au même niveau que le Japon ou l’Union européenne (UE), à 15%, soit nettement moins que les 25% annoncés depuis début avril.Le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, a assuré jeudi que des accords avaient été trouvés avec le Cambodge et la Thaïlande, sans donner de précision. Taïwan a affirmé dans la nuit avoir atteint “un certain consensus” avec les Etats-Unis, là encore sans détails.Les accords conclus sont le plus souvent des cadres de négociations aux détails assez vagues, devant ultérieurement déboucher sur des accords plus techniques.- Trump ferme avec certains -Donald Trump a aussi annoncé jeudi avoir prolongé de 90 jours les droits de douane actuellement imposés au Mexique, alors qu’il menaçait de les porter à 30%.Cela revient à maintenir à 25% les droits de douane sur les produits entrants aux Etats-Unis en dehors de l’accord de libre-échange nord-américain (ACEUM), et les droits de douane spécifiques sur l’automobile, l’acier et l’aluminium.L’administration Trump se montre particulièrement ferme avec certains pays. Donald Trump a ainsi signé mercredi un décret imposant 50% de surtaxes douanières aux produits brésiliens, à l’exception de certains produits.Cette surtaxe fait office de représailles contre les poursuites visant l’ex-président Jair Bolsonaro, son allié d’extrême droite, accusé d’avoir tenté un coup d’Etat après sa défaite lors de l’élection de 2022.L’Inde écopera elle de droits de douane de 25%, auxquels s’ajoutera une “pénalité” car le pays achète du pétrole russe.Le Canada est aussi dans le viseur du républicain, qui a affirmé jeudi sur Truth Social que l’intention affichée par Ottawa de reconnaître l’Etat de Palestine rendait “très difficile pour nous de conclure un accord commercial avec eux”.Surtout, l’incertitude persiste sur un éventuel accord avec la Chine, deuxième économie mondiale. Après deux jours de négociations à Stockholm, les deux pays ont évoqué mardi des discussions “constructives”.- Trump a-t-il outrepassé ses pouvoirs? -Mais ils doivent encore décider s’ils renouvellent une trêve de 90 jours sur les taxes douanières négociée en mai, qui avait permis de ramener les droits de douane sur les produits américains et chinois, respectivement à 10 et 30%, contre 125% et 145% auparavant.Le président Trump a vanté les mérites des accords déjà conclus, destinés à gonfler les recettes tirées des taxes douanières, lesquelles sont déjà passées de 79 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année 2024 à 87 milliards de dollars au cours des six premiers mois de 2025.L’impact des droits de douane continue cependant d’inquiéter les économistes, qui les voient peser non seulement sur l’inflation, en hausse en juin à 2,6% selon l’indice PCE publié jeudi, mais également sur la croissance américaine.De quoi inciter la Réserve fédérale (Fed) à la prudence, au grand dam de Donald Trump. Mercredi, la banque centrale américaine a maintenu ses taux inchangés et son patron, Jerome Powell, a semblé repousser encore la possibilité d’une future baisse.L’appel examiné jeudi par la Cour d’appel de Washington doit permettre de déterminer si Donald Trump a outrepassé ses pouvoirs constitutionnels en imposant ces surtaxes.En première instance, fin mai, un tribunal spécialisé avait suspendu ces surtaxes, estimant que cela avait bien été le cas. Mais elles avaient finalement été maintenues à la demande du gouvernement par une cour d’appel, le temps que le dossier soit examiné sur le fond.La décision n’est pas attendue dans l’immédiat et la Maison Blanche a d’ores et déjà affirmé qu’elle saisirait la Cour suprême si elle lui était défavorable.

Wall Street avance, portée par les bons résultats de la tech

La Bourse de New York évolue en hausse jeudi, profitant de l’envolée des deux géants technologiques Meta et Microsoft après leurs résultats supérieurs aux attentes, les investisseurs saluant aussi de nouveaux accords commerciaux.Vers 14H10 GMT, le Dow Jones gagnait 0,19%, l’indice Nasdaq, à forte coloration technologique, prenait 1,33% et l’indice élargi S&P 500 avançait de 0,82%.”Microsoft et Meta brillent et rayonnent autour d’eux (…) suscitant un fort enthousiasme du marché lié à l’intelligence artificielle (IA)”, souligne Patrick O’Hare, de Briefing.com.Le géant de Redmond (État de Washington) Microsoft a publié mercredi après clôture des résultats bien supérieurs aux attentes pour le quatrième trimestre de son exercice comptable décalé et très bien accueillis par Wall Street: son titre prenait 4,88% à 58,39 dollars, lui permettant d’être la deuxième entreprise à franchir le seuil des 4.000 milliards de valorisation boursière, après Nvidia.Autre grand nom de la tech, Meta (Facebook, Instagram) a aussi ravi le marché (+12,63% à 783,00 dollars) avec des revenus et bénéfices trimestriels en forte croissance, grâce notamment à la hausse des prix publicitaires.”La situation est très similaire pour les deux entreprises”, avec “d’énormes investissements dans l’IA, un domaine crucial”, rendus possibles par des revenus massifs, résume auprès de l’AFP Christopher Low, de FHN Financial.Selon l’analyste, Wall Street avance aussi car “une série d’accords commerciaux” ont été revendiqués par Washington “au cours des dernières 24 heures”, un point non négligeable aux yeux des investisseurs, à la veille de l’entrée en vigueur de droits de douane plus élevés.La Corée du Sud, alliée clé des États-Unis en matière de sécurité, s’est notamment glissée in extremis dans le train en marche, obtenant un accord sur un droit de douane de 15%, soit nettement moins que les 25% que Donald Trump avait précédemment menacé d’imposer.Pour Chistopher Low, désormais l’inquiétude demeure en priorité concernant le Canada.Donald Trump a affirmé jeudi qu’un accord commercial avec le Canada était “très difficile” après l’annonce de son Premier ministre Mark Carney de son intention de reconnaître un État palestinien.Sur la place américaine, les investisseurs continuent aussi d’évaluer les propos tenus mercredi par le président de la Réserve fédérale (Fed) Jerome Powell, estimant que l’institution pouvait encore se permettre d’attendre d’en savoir plus sur la trajectoire de l’économie américaine avant de bouger ses taux, restés inchangés mercredi pour la cinquième réunion d’affilée.Côté indicateurs, l’inflation a poursuivi son rebond en juin aux États-Unis, s’inscrivant à 2,6% sur un an, sous l’effet des droits de douane déjà entrés en vigueur.Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont été pratiquement stables à 218.000, en deçà des attentes des analystes qui tablaient sur 224.000 demandes.Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’État américains à 10 ans se détendait, à 4,35% contre 4,37% à la clôture la veille. Au tableau des valeurs, l’entreprise de biotechnologies américaine Moderna, qui a commercialisé l’un des premiers vaccins contre le Covid-19, lâchait 2,64% à 31,30 dollars après avoir annoncer le licenciement d’environ 10% de ses salariés dans le monde, sur fond de recul des ventes de son sérum.Le réseau de pharmacies CVS Health (+6,85% à 66,57 dollars) bondissait, porté par des résultats meilleurs qu’attendu au deuxième trimestre et un relèvement de ses prévisions pour l’année. CVS s’attend désormais à générer un bénéfice net par action, donnée de référence pour les marchés, compris entre 6,30 et 6,40 dollars.La start-up américaine spécialisée dans l’informatique à distance (“cloud computing”) CoreWeave profitait des bons résultats de Microsoft, l’un de ses plus gros clients.La plateforme américaine de design collaboratif Figma, a levé quelque 1,2 milliard de dollars à l’occasion de son entrée en Bourse, pour une valorisation qui atteint 19,3 milliards de dollars.Le groupe, qui va connaître son premier jour de cotation à la Bourse de New York jeudi, a annoncé dans la nuit avoir vendu près de 37 millions d’actions ordinaires, à un prix unitaire de 33 dollars.

Toujours moins de bébés en France à mi-2025

Toujours moins de bébés en France: le nombre de naissances a encore reculé au premier semestre, dans la lignée du déclin historique de la natalité enregistré ces dernières années, une tendance que le gouvernement voudrait contrer.Entre janvier et juin, 317.340 bébés ont vu le jour en France, contre 326.401 au premier semestre 2024, a indiqué jeudi l’Institut national de la statistique (Insee). Soit une baisse de 2,2% du nombre quotidien de naissances moyen entre les deux périodes.  Les six mois écoulés “confirment la tendance qu’on observe depuis un moment”, commente auprès de l’AFP Didier Breton, professeur de démographie à l’Université de Strasbourg. “Il n’y a pas de raison qu’un retournement de situation se produise donc le nombre de naissances annuel s’annonce plus faible qu’en 2024”.L’année civile 2025 devrait donc marquer un nouveau plus bas depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, pour la quatrième année consécutive.Depuis 2011, le nombre de naissances a diminué chaque année, à l’exception de 2021, qui a connu un léger rebond après les confinements liés au Covid-19. En 2024, 660.800 nouveau-nés ont vu le jour, selon l’estimation révisée de l’Insee. Le déclin de la natalité agite la classe politique, qui s’inquiète notamment du financement futur du système de protection sociale, et a conduit le président Emmanuel Macron à appeler au “réarmement démographique” du pays.- Baisse du désir d’enfant -Le gouvernement dit vouloir soutenir la natalité en créant prochainement un nouveau “congé de naissance” qui pourrait être pris par les deux parents, avec un soutien financier plus important que l’actuel congé parental.Pour Didier Breton, également chercheur associé à l’Institut national des études démographiques (Ined), cette mesure peut “permettre à des projets d’enfants déjà présents de se réaliser”. Elle contribuerait à “éviter que la fécondité tombe à un niveau très bas”, autour de 1,2 enfant par femme.Dans un avis récent, le Comité national d’éthique a souligné qu’il était “impératif” pour la société d’accompagner les couples qui rencontraient des difficultés pour concrétiser leur projet d’enfant, qu’elles soient d’ordre socio-économiques ou biologiques (problèmes d’infertilité). Il a également rappelé qu’il fallait respecter la décision personnelle de chacun d’avoir ou non des enfants, un sujet qui ne devrait pas faire l’objet de “pressions sociales ou politiques”. Difficultés à accéder à un emploi, éco-anxiété ou encore changement d’aspirations: la baisse de la natalité est liée à divers facteurs. Début juillet, une étude de l’Ined avait révélé que le désir d’enfant a nettement reculé en 20 ans, ce qui présage d’une poursuite de la baisse de la fécondité. “On arrive dans une nouvelle ère, où la fécondité pourrait se stabiliser ou bien encore diminuer, mais il est improbable qu’elle remonte à court terme”, soit dans les cinq à dix prochaines années, estime auprès de l’AFP Laurent Toulemon, co-auteur de l’étude. – Solde naturel négatif -En 2025, l’indicateur conjoncturel de fécondité devrait être inférieur à 1,6 enfant par femme, anticipent les démographes interrogés par l’AFP, alors que le renouvellement des générations n’est assuré qu’à partir de 2,1 enfants par femme, en l’absence de migrations. En 2023, cet indicateur était de 1,66 enfant par femme en France. Il reste l’un des plus élevés de l’Union européenne, derrière la Bulgarie qui occupe désormais la première place. Parallèlement à cette baisse des naissances, le nombre de décès lui augmente, en lien à l’arrivée des générations nombreuses du baby-boom à des âges de forte mortalité.Conséquence de la combinaison des deux phénomènes, la France vient de connaître pour la première fois depuis la fin de la Seconde guerre mondiale un solde naturel de population – soit la différence entre le nombre de naissances et de décès – négatif sur 12 mois glissants.De juin 2024 à mai 2025, il y ainsi eu 822 décès de plus que de naissances, selon l’analyse par l’AFP des données actualisées au 31 juillet.Sur une année civile, qui est l’indicateur traditionnellement retenu, “ce solde deviendra négatif, possiblement dès cette année et il sera de plus en plus négatif dans les années à venir”, prévoit Laurent Toulemon.

Le gouvernement espagnol “ouvert” à une éventuelle prolongation des centrales nucléaires

Le gouvernement de gauche espagnol est “ouvert”, sous conditions, à une éventuelle révision du calendrier de sortie du nucléaire, réclamé par les deux principaux groupes électriques du pays, a-t-on appris jeudi auprès du ministère espagnol de la Transition écologique.Dans une lettre adressée aux PDG d’Iberdrola et Endesa, dont le quotidien El Pais a obtenu copie, la ministre de la Transition écologique Sara Aagesen s’est dite disposée à rouvrir le débat sur la date de fermeture prévue pour plusieurs centrales du pays, actée en 2019.”Le gouvernement est ouvert à l’examen d’une modification du calendrier, à condition que les exigences en matière de sécurité soient respectées et que cela ne représente pas un coût supplémentaire pour les consommateurs”, a confirmé à l’AFP une source du ministère, interrogée sur ce courrier.Iberdrola et Endesa avaient proposé mi-juin, dans un courrier adressé à la ministre, une révision du calendrier de fermeture des centrales nucléaire – notamment celle d’Almaraz, dans la région d’Estrémadure (ouest), qui doit être mise hors service en 2028.La sortie complète du nucléaire en Espagne est pour sa part programmée en 2035, conformément à une décision prise en 2019 dans le Plan national pour l’énergie et le climat (PNIEC) avec l’aval des entreprises concernées: Endesa, Iberdrola, Naturgy et EDP.Mais depuis des mois les partisans du nucléaire font pression pour revoir ce calendrier, évoquant un risque pour l’approvisionnement électrique du pays. Leurs critiques ont redoublé après la panne électrique géante qui a touché la péninsule ibérique le 28 avril.Dans un message sur le réseau social Bluesky, la ministre du Travail Yolanda Diaz, figure du parti de gauche radicale Sumar, qui gouverne en coalition avec les socialistes au sein du gouvernement de Pedro Sánchez, a toutefois réitéré son opposition à toute révision du calendrier de fermeture.”Prolonger la durée de vie des centrales nucléaires va à l’encontre du projet de transition écologique du gouvernement et du déploiement des renouvelables. Cela fait des années que l’Espagne a clôturé ce débat, et les délais de fermeture sont très clairs. Nous ne le permettrons pas”, a-t-elle prévenu.Au plus fort de l’engouement pour l’atome, dans les années 1980, l’Espagne disposait de huit centrales, qui fournissaient 38% de son électricité. Aujourd’hui, elle n’en a plus que cinq, comptant sept réacteurs et représentant 20% de son mix électrique

Taxes douanières: les recettes pour les Etats-Unis au premier semestre dépassent le total de 2024

Les Etats-Unis ont tiré davantage de recettes des taxes douanières au cours des six premiers mois de 2025 que sur l’ensemble de l’année 2024, selon des données du Trésor américain compilées par l’AFP.Au total, les recettes dépassent 87 milliards de dollars contre près de 79 milliards en 2024, selon les données mensuelles à fin juin, actualisées mercredi, qui montrent une hausse spectaculaire depuis avril 2025, quand Donald Trump a lancé sa vaste guerre commerciale.Un précédent pic a été enregistré en 2022, avec 98 milliards de dollars, selon des calculs de l’AFP.En juin, les revenus nets liés aux douanes ont atteint 26,6 milliards de dollars, soit presque quatre fois plus qu’en janvier et dépassent la somme des trois premiers mois de l’année, avec 22,8 milliards de dollars.Ces recettes pourraient encore progresser avec la hausse programmée de certains droits de douane, que Donald Trump a de nouveau défendu jeudi, affirmant que sa politique commerciale permettait de rendre les États-Unis “GRANDS et RICHES à nouveau”.Son gouvernement utilise les droits de douane comme moyen de pression économique mais aussi politique à l’encontre de plusieurs partenaires commerciaux, notamment le Canada, le Brésil et l’Inde.Au 1er août, un certain nombre de surtaxes doivent être appliquées sur la plupart des partenaires commerciaux des Etats-Unis, dont certaines, sectorielles, très lourdes, à l’image des 50% prévues sur le cuivre.”Tout sera fait vendredi”, a assuré le secrétaire au Commerce, Howard Lutnick. “Le 1er août est le jour où nous mettons en place ces taux et ils ne seront plus sujet à discussion après”.Pour environ 80 pays, dont les 27 de l’Union européenne (UE), les droits de douane appliqués à leurs produits devraient donc augmenter dès vendredi, pour se situer entre 11% et 50%, selon l’origine des produits.

Trump défend ses droits de douane à la veille de la date butoir

Donald Trump a de nouveau jeudi défendu sa politique de multiplications de droits de douane sur les importations aux Etats-Unis, à la veille de la date butoir du 1er août imposée par le président américain pour trouver des accords commerciaux. L’imposition de droits de douane rend “les Etats-Unis GRANDS et RICHES à nouveau”, a écrit le républicain sur sa plateforme Truth Social.Son gouvernement utilise les droits de douane comme moyen de pression économique mais aussi politique à l’encontre de plusieurs partenaires commerciaux, notamment le Canada, le Brésil et l’Inde.La Corée du Sud, alliée clé de Washington en matière de sécurité, s’est glissée in extremis dans le train en marche, obtenant un accord sur un droit de douane de 15% pour ses exportations vers les États-Unis, soit nettement moins que les 25% que Trump avait précédemment menacé d’imposer.Ce taux équivaut aux taxes fixées dans les accords commerciaux conclus par les États-Unis avec le Japon et l’Union européenne.La présidence sud-coréenne a déclaré que les droits de douane sur les automobiles, l’un des principaux produits d’exportation de Séoul, resteraient également à 15%.Taïwan, menacé d’une taxe de 32% et de possibles nouveaux droits de douane sur les semi-conducteurs, pilier de l’économie de l’île, a indiqué jeudi avoir atteint “un certain consensus” avec les États-Unis, sans fournir de détails sur le taux convenu.Au 1er août, un certain nombre de surtaxes doivent être appliquées sur la plupart des partenaires commerciaux des Etats-Unis, dont certaines, sectorielles, très lourdes, à l’image des 50% prévues sur le cuivre.Et cette fois, après deux pauses, pas de nouveau report.”Tout sera fait vendredi”, a assuré le secrétaire au Commerce, Howard Lutnick. “Le 1er août est le jour où nous mettons en place ces taux et ils ne seront plus sujet à discussion après”.Pour environ 80 pays, dont les 27 de l’Union européenne (UE), les droits de douane appliqués à leurs produits devraient donc augmenter dès vendredi, pour se situer entre 11% et 50%, selon l’origine des produits.- Impact sur l’économie -L’UE, le Japon, le Royaume-Uni, le Vietnam, l’Indonésie et les Philippines se sont déjà entendus avec la Maison Blanche, avec à la clé des surtaxes moins élevées que celles annoncées initialement.Mais la plupart de ces accords concernent en réalité des cadres de négociations, pas des textes formels signés, la Maison Blanche se montrant volontairement floue pour mettre en avant ses succès.Les produits européens devraient être taxés à hauteur de 15%, contre 20% prévu début avril par l’administration américaine, après avoir même été menacés un temps de 30%.Le Brésil devrait être le plus touché, avec 50% de surtaxe en représailles aux poursuites engagées contre son ex-président Jair Bolsonaro, accusé d’une tentative de coup d’Etat après sa défaite à l’élection présidentielle de 2022, une “chasse aux sorcières”, selon son allié Donald Trump.Le locataire de la Maison Blanche a signé un décret en ce sens mercredi, effectif à compter du 6 août.Les produits indiens feront eux l’objet de 25% de droits de douane à leur arrivée aux Etats-Unis à compter du 1er août, mais une “pénalité” sera ajoutée pour l’achat de pétrole russe par l’Inde, selon le président américain.Aucun accord n’a pour l’instant été trouvé avec le voisin canadien, dont l’économie est très dépendente de celle des Etats-Unis. Et le fait qu’Ottawa ait annoncé mercredi son intention de reconnaître l’Etat de Palestine rend “très difficile” tout accord commercial futur, a dit Donald Trump.Les négociations, suspendues en juin suite à l’instauration par Ottawa d’une taxe sur les services numériques, se déroulaient déjà dans un climat diplomatique tendu, alimenté notamment par ses propos provocateurs sur le Canada en tant que potentiel “51e État américain”.L’impact des droits de douane continue d’inquiéter les économistes, qui les voient peser non seulement sur l’inflation, qui pourrait remonter vers les 3%, mais également sur la croissance américaine, attendue inférieure à 1% au second semestre.De quoi inciter la Réserve fédérale (Fed) à la prudence, au grand dam de Donald Trump. Mercredi, la banque centrale américaine a maintenu ses taux inchangés et son patron, Jerome Powell, a semblé repousser encore la possibilité d’une future baisse.bur-els-smr-ube/ktr

Zone euro: le chômage stable en juin, à 6,2% (Eurostat)

Le taux de chômage a été stable au mois de juin dans la zone euro, à 6,2% de la population active, au même niveau qu’en avril et en mai, a annoncé Eurostat jeudi.Ce taux de 6,2% est le plus bas niveau atteint dans les pays de la zone euro depuis que l’office européen des statistiques a commencé à compiler cette série en avril 1998.Par rapport à juin 2024, le taux de personnes sans emploi a baissé de 0,2 point dans les 20 pays partageant la monnaie unique.Pour l’ensemble de l’Union européenne, le taux de chômage est également resté stable en juin par rapport à mai, à 5,9%, son point bas historique.Eurostat estime que 12,967 millions de personnes étaient au chômage dans l’UE en juin, dont 10,7 millions dans la zone euro.Le taux de chômage est resté stable en France à 7%, selon les données harmonisées d’Eurostat. C’est moins bien que celui de ses deux grands voisins, l’Allemagne (3,7%) et l’Italie (6,3%).Au sein de l’UE, les taux les plus faibles ont été observés à Malte (2,5%), en République tchèque (3%) et en Pologne (3,5%). Les plus élevés ont été relevés en Espagne (10,4%), en Finlande (9,3%) et en Suède (8,7%).Le taux de chômage des jeunes (moins de 25 ans) était de 14,7% dans l’UE, stable par rapport au mois de mai, et de 14,1% dans la zone euro.